[LUN – 21:30] fresh prince.

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MessageSujet: [LUN – 21:30] fresh prince.   Dim 5 Nov - 21:26

FRESH PRINCE
@eyal

L'événementiel et moi, ça n'est pas franchement une alliance inébranlable, une évidence, ou une connerie de ce genre. Disons plutôt que... je n'ai pas tendance à déborder d'idées pour organiser des petites soirées pour les gens et que, généralement, je préfère clairement aller au plus simple histoire d'être sûr de ne pas me planter et de ne pas en faire trop, étant donné que je me doute que je n'en ferais sûrement pas assez. Cela dit, j'ai du mal à me dire que les gens puissent m'imaginer faire quelque chose de dingue, plein de fioritures, de fastes, de choses qui en mettent plein la vue histoire d'impressionner la galerie. Si je n'irais pas jusqu'à dire que je suis parfaitement humble, je peux au moins affirmer le fait que ma manière de préparer les choses traduit plutôt bien ma façon d'être : simple. Sans chichis, sans détails superflus, avec un côté que j'imagine assez agréable pour les gens à qui je m'essaye de préparer une surprise. Achille, par exemple, la semaine dernière, avait particulièrement apprécié notre deuxième rencard organisé par mes soins, après que j'ai évoqué pendant le premier ma façon de faire les choses. Un ciné, des pulls, de quoi grignoter, une couverture, et la proximité de l'autre pour simplement profiter de l'instant : rien n'avait été plus nécessaire que tout ça, et c'est vrai que la soirée avait un petit côté presque idyllique, finalement. À parler pour commenter les scènes du film et quelques tranches de nos vies, à se découvrir un peu plus et, en même temps, à se rendre compte qu'on se connaissait de mieux en mieux. C'est ça, le genre de soirée que j'aime. Je sais que si quelqu'un avait l'idée de me préparer quelque chose, je préférerais largement un moment tout en simplicité et complicité, à pouvoir se poser et refaire doucement le monde avec nos « si » qui seraient emprunts, le temps de quelques heures, d'une certaine magie qui n'appartiendrait qu'à nous avant de s'enfuir de plus belle. C'est pour ça, tout ça, que quand j'ai eu l'idée de préparer ma propre surprise d'anniversaire pour Eyal, quand bien même ça n'était pas exactement le jour même, j'ai eu envie de suivre mon instinct et de faire quelque chose qui ne sorte pas franchement de l'ordinaire, mais qui, je trouve, nous correspond plutôt pas mal. Vers vingt-et-une heures, du coup, je me dirige vers la plage avec de quoi organiser tout ça avant l'arrivée de l'espagnol sur les lieux. J'avais donné rendez-vous à vingt-et-une heures trente histoire de m'assurer d'avoir le temps de tout mettre en place, quand bien même ça n'est pas non plus comme si je préparais un festival ou un truc du genre. Une fois sur la plage, je laisse tomber mon sac à dos avec mon « matos » et ma tablette à l'intérieur, et commence à mettre en place de quoi faire un feu de camp, qui nous servira tout à la fois de lumière, de chauffage et cuiseur pour ce soir. Le feu a un peu de mal à prendre au début et ça me fait doucement grimacer, quand je me rends compte que je ne suis pas doué pour l'allumer de cette façon, quand bien même je travaille d'ordinaire tous les jours en accord avec lui et ce qu'il veut bien m'offrir comme aide dans mon boulot. Je finis cependant par faire apparaître une braise et par la nourrir pour lui permettre de se développer et d'enflammer le bois que j'avais pris soin de préparer. Rapidement, les flammes se mettent à grandir et la fumée noire, indiquant un feu toujours en cours, a probablement tendance à trahir ma position. Plus qu'à espérer qu'aucun événement bizarre ne me tombe sur le coin du nez ce soir. D'un geste de la main, j'attrape mon sac à dos et sors ce que j'ai pris à manger : de quoi se griller des hot-dogs de poulet et des trucs du genre avec, en dessert, des marshmallows, histoire de respecter la tradition d'un feu de camp. Il ne manque alors que les bières, que je sors de mon sac, avec quelques autres boissons à disposition, et le mec à la guitare qui, malheureusement, se trouve aux abonnés absents pour ce soir. Tant pis. J'ai un peu pris – et perdu – mon temps à préparer tout ça et, alors que je me laisse tomber sur un des rondins de bois, j'entends Eyal arriver derrière moi et me tourne vers lui avec un petit sourire. « Hé mon vieux. Prêt à fêter un passage à une nouvelle année avec un pote ? » J'arque un sourcil, me redresse de mon bout de bois et claque mon poing contre le sien avec un petit sourire en coin. C'est le propre de toutes les soirées d'anniversaire après tout, non ? Charrier l'autre sur l'année en plus qu'il a au compteur, principalement quand ce dernier a dépassé la barre fatidique de la trentaine et qu'il se trouve être plus vieux que vous. « Alors, ça fait quoi, trente-deux balais ? J'en suis encore un peu loin, j'ai besoin de toi pour appréhender la chose. » Encore et toujours de la taquinerie alors que je me laisse retomber sur mon rondin, et que je désigne d'un signe de tête ce qu'il y a sous nos yeux. « C'est pas un restau quatre étoiles mais je trouvais ça sympa comme soirée, j'espère que ça te plaira. Joyeux anniversaire vieux. » je lui lance avec un petit sourire en coin, avant de sortir ma tablette de mon sac à dos et de lancer la playlist que j'entretiens depuis le début de mon aventure ici, et qui me permet de me vider un peu la tête et, par la même occasion, de délester mon sac de quelques sentiments qui pourraient être un peu trop lourds à porter. Et puis, dedans, j'y ai glissé tout à l'heure une petite surprise pour Eyal, et j'ai clairement hâte qu'il l'entende.

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MessageSujet: Re: [LUN – 21:30] fresh prince.   Mar 7 Nov - 5:42

S'il n'était pas rare de voir Eyal se promener en direction de la plage en début de soirée, il était moins fréquent qu'il adopte cette démarche enthousiaste et brave la fraîcheur extérieure avec un large sourire accroché aux lèvres, qui plus est alors que pour lui ce début de semaine n'était pas forcément le plus joyeux qu'il ait expérimenté jusqu'ici. L'espagnol ressentait en effet une vive mélancolie depuis qu'il avait vu Abbi craquer juste sous ses yeux le temps d'une soirée éprouvante pour elle comme pour lui, ainsi il avait probablement besoin de se changer un peu les idées maintenant que les choses s'étaient un peu adoucies, c'est pourquoi il avait accepté l’invitation de Bugi lorsque celui-ci lui avait donné rendez-vous à la plage sur les coups de vingt-et-une heures trente, songeant qu'une soirée entre potes était exactement ce dont il avait besoin ce soir. Ça permettrait aussi à Abbi d'organiser sa soirée comme elle en aurait envie, elle qui depuis quelques jours semblait vouloir lui laisser un peu plus d'espace, et ils savaient de toute façon qu'ils se retrouveraient dans leur chambre avant même d'avoir eu le temps de trop se manquer, pour terminer cette soirée tous les deux. Et puis, il y avait quelque chose de pas banal dans l'invitation lancée par l'écossais, et qui n'était pas sans lui rappeler les fois où ses colocataires avaient voulu le surprendre en lui organisant une petite fête surprise à l'occasion de son anniversaire. Ici, Bugi n'avait pas dit clairement quelle idée il avait en tête, mais Eyal commençait à le connaître assez pour se douter que ça n'était sans doute pas un hasard si ce rendez-vous un brin mystérieux tombait une poignée de jours après son trente-deuxième anniversaire, sachant que si quelqu'un ici était bien susceptible de le surprendre à ce niveau-là, c'était Bugi. Ils étaient là l'un pour l'autre depuis le début de l'aventure, à tel point qu'Eyal voyait vraiment en lui un ami à part entière, et l'adjectif que lui avait attribué l'écossais l'autre soir n'avait fait que lui confirmer que plus que des potes, Bugi et lui étaient réellement devenus comme des frères au fil des semaines. Sans doute que l'enfermement y était là encore pour beaucoup, tout comme pour chacune des relations qui naissaient ici, mais il n'avait pas besoin de se poser plus de questions pour savoir qu'il avait trouvé en Bugi ce qu'il avait longtemps recherché chez les autres. Un soutien indéfectible, un confident, un ami prêt à l'accepter même avec sa lourdeur légendaire et le léger décalage qu'il ressentait parfois avec les autres, et tout ça sans condition. Alors oui, une partie de lui savait avant même d'arriver à la plage ce qu'il risquait d'y trouver et que Bugi n'aurait pas manqué de le surprendre une fois encore, et c'était ce qui l'envahissait d'une telle impatience. Le brun leva le nez au ciel lorsqu'il lui sembla noter qu'une épaisse fumée semblait justement provenir du lieu du rendez-vous, et il se prit tout d'un coup à imaginer Bugi autour d'un feu géant, s'affairant à lui concocter la meilleure des fêtes sans l'aide de qui que ce soit. Oui, ça lui ressemblerait bien, ainsi il ne fut qu'à moitié surpris par ce que ses yeux trouvèrent au moment où il arriva sur les lieux et surprit, effectivement, un Bugi occupé à finaliser une mise en scène très soignée. Eyal ne s'en rendit peut être pas compte sur le moment, trop enthousiaste qu'il était, mais son cœur se serra à la simple idée qu'il n'ait pas hésité à se donner autant de mal pour lui. Tapant son poing contre le sien, il émit un rire. « Je te cache pas que j'aurais préféré qu'on fête autre chose que mon année en plus au compteur, mais bon on va faire avec. » Il prit un air faussement blasé à l'idée d'avoir gagné un an, avant de mouver la tête. « Je déconne, rassure-toi, je suis pas de ceux qui se tapent une déprime à ce genre d'occasions. Tu devrais pouvoir me faire boire un peu sans que ça tourne au mélodrame. » Et il avait beau rire, il insistait bien sur ce point-là, parce qu'il le connaissait maintenant assez pour savoir que Bugi n'avait probablement pas uniquement misé sur un feu bien fourni et de quoi se remplir l'estomac. Et en effet, il lui semblait d'ici apercevoir des bières telles qu'ils avaient pris l'habitude d'en partager. A la question formulée par Bugi, l'espagnol réprima un nouveau rire. « C'est vrai que t'es tellement jeune en comparaison que c'est mon rôle de te préparer au choc qui t'attend, alors je dirais... que le plus dur c'est d'accepter qu'on arrive à un âge auquel on commence généralement à être invité aux rassemblements d'anciens élèves, tu sais, ceux avec toutes ces banderoles qui disent « 15 ans déjà » et les anciens potes déjà mariés et bien installés. » Il avait beau exagérer, avoir des colocataires qui pour certains étaient un peu plus vieux que lui l'avait déjà rendu témoin de ce genre de situations, parce qu'il n'y avait pas que dans les séries américaines que votre vieille bande de potes vous ajoutait un beau jour sur facebook pour vous convier à ce genre de réunions hyper déprimantes qui vous filaient inévitablement des complexes face à la réussite que les autres avaient tant de facilité à mettre en avant, contrairement à vous. De quoi donner envie, n'est-ce pas. Eyal reprit en tout cas un air un peu plus sérieux, orné d'un large sourire, lorsque Bugi évoqua son initiative. « Déconne pas mec, c'est vraiment génial ce que t'as préparé. Vraiment, j'apprécie. C'est exactement le genre de soirées que j'aime passer dans ces cas-là. » A savoir, dans une ambiance détendue et avec quelqu'un qui comptait pour lui, parce que c'était autrement plus symbolique qu'une grosse fiesta avec une pléiade de gens venus pour dévaliser le buffet plus que pour le plaisir d'être à ses cotés. « Merci Bugi, t'es vraiment un pote. » Il ajouta, dans un plus fin sourire et dans une accolade chaleureuse qui visait sans doute à détourner l'attention de l'émotion qui l'assaillait et qu'il ne voudrait pas lui mettre si facilement sous le nez, au risque sinon que Bugi aille penser que c'était l'âge qui le rendait d'un coup aussi sentimental. L'espagnol tendit en tout cas l'oreille jusqu'à la playlist choisie par Bugi, dont les goûts n'auraient sûrement pas pu le décevoir. « Si t'es sage, j'en profiterai peut être pour t'apprendre une petite choré. Mais avant ça, on s'en ouvre une ? » Il glissa, dans un regard en coin, en désignant les bières posées non loin de là. « Eh non, tu rêves pas, c'est bien moi qui ai dit ça. Pour une fois, on m'en voudra pas de pas être le plus raisonnable des deux, hein. » Petit clin d’œil au fait qu'il avait souvent été question de sa consommation d'alcool et du fait qu'il ne buvait jamais à outrance, car s'il y avait bien un soir pour repousser légèrement ses limites et se décoincer un peu, c'était celui-ci.

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MessageSujet: Re: [LUN – 21:30] fresh prince.   Mer 8 Nov - 19:36

Au final, quand je vois l'allure du petit bout de plage que j'ai colonisé ce soir pour Eyal et moi, je me dis que ça n'est pas si mal. Toujours pas grand-chose, parce que je ne fais pas partie de ceux qui ont les idées qui fusent et l'imagination nécessaire pour transformer un pan de nature en une véritable fête comme beaucoup les aiment, mais c'est un pas grand-chose qui est, disons, pas si mal que ça finalement ? Des rondins de bois disposés un peu façon colonie de vacances, un feu de camp qui commence à bien prendre et à dégager une fumée aussi noire que ses flammes peuvent chauffer, quelques petites choses à grignoter et de quoi boire en la présence de quelques bières amenées, que la fraîcheur ambiante préservera d'un coup de chaud plutôt désagréable lorsqu'il arrive. À partir de là, je pense que le programme pour fêter l'anniversaire d'Eyal n'est effectivement pas si mal que ça, si ? Une soirée entre potes, posée, où on aura encore l'occasion de refaire notre monde, celui de Thrown Dice comme celui qui nous attend de l'autre côté de la mer lorsque sera venu pour nous le moment de sortir d'ici, avec des « si » qui n'appartiendront qu'à nous (et à l'indiscrétion des caméras, certes). J'ai l'impression que l'ambiance donne un côté un peu hors du temps, peut-être dû au fait que grâce à – ou à cause de – moi, on va se retrouver à passer toute une soirée sur la plage et que, généralement, c'est le genre d'endroits susceptibles de m'inspirer cette sensation là. C'est agréable. Assez calme, moins fréquenté qu'au début de l'aventure, et ce probablement à cause des températures de mon cher pays qui ont tendance à rapidement baisser une fois qu'arrivent les saisons de fin d'année. Je ferme un instant les yeux après m'être laissé tomber sur l'un des rondins, en attendant que le principal intéressé, le roi de la soirée arrive. Ça fait du bien. Le calme, la coupure que ça provoque. J'en arrive à oublier les caméras qui nous fixent en continu, le nombre de téléspectateurs derrière leurs postes de télévision, les enjeux de l'émission et tout ça, tout ce qui peut avoir un côté un peu lourd à porter parfois. J'ai juste envie de respirer un peu ce soir, et de profiter de ce qui s'offre à nous. Finalement, j'entends du bruit derrière moi et rouvre les yeux, en repositionnant le pack de bières que j'ai emporté avec moi en partant du château. Quand je me retourne, c'est la mine enthousiaste, enjouée d'Eyal qui m'apparaît et fait naître au coin de mes lèvres un petit sourire. Je me redresse sur mes pieds, tend mon poing dans sa direction avec un léger rire. « Eh bien dis-moi, l'âge commence déjà à triturer tes nerfs et à jouer avec ta bonne humeur, hombre ? » On m'épargnera les remarques sur le fait que mon accent espagnol est clairement... naze, en fait. Mais je pense que j'aurais pu faire dix ans d'apprentissage qu'il n'aurait de toute façon pas été meilleur ; trop chantant pour moi, mes origines écossaises, et ma capacité à n'apprendre que des langues qui s'en rapprochent – je dois faire partie des dernières personnes de ce monde, par exemple, à savoir parler le gaélique écossais, et c'est à peine une blague. Je finis cependant par arquer un sourcil. « Pardon ? Qui êtes-vous et qu'avez-vous fait à Eyal ? » Je laisse entendre un petit rire avant de retomber sur mon rondin de bois et de déplacer une des bûches histoire d'alimenter un peu plus ou un peu mieux le feu. Je décide de le taquiner un peu, parce que vous connaissez l'adage : qui aime bien châtie bien. Alors je balance les premières vannes sur son âge, tâte un peu le terrain avec du gentillet pour voir si je pourrais peut-être ponctuer la soirée de quelques autres dans le même genre, ou si c'est à éviter. « Tellement jeune, oui, mais aussi fringant, n'oublie pas. J'y tiens très fortement. » Je bombe un peu mon biceps pour souligner l'importance que j'accorde à un tel qualificatif sur ma personne, et finis par rire doucement en laissant retomber mon bras le long de mon corps. Deux ans de différence, c'est quoi, mh ? Rien du tout sur l'échelle d'une vie, surtout quand on a notre âge, et qu'on se rend compte que dans moins de six mois, je me prends un nouveau chiffre au compteur moi aussi. C'est minime, vraiment pas grand-chose, on ne peut même pas parler de choc des générations à ce rythme-là. Et ce choc, au final, je l'ai seulement ressenti avec Heidi au cours de l'aventure, qui me filait parfois des sacrés coups de vieux, alors qu'elle a ironiquement le même âge qu'Achille et qu'il ne m'a jamais laissé ce genre d'impression, que je n'ai jamais réellement ressenti notre différence d'âge. Comme quoi. Quoi qu'il en soit, je me retiens bien de lui dire que ce genre de petits événements totalement hypocrites, moi aussi je les ai déjà vécus. Du moins, la réception de l'invitation, à laquelle mes meilleurs amis et moi avons envoyé pour toute réponse un grand rire, et une soirée souvenir sans avoir besoin de revoir la tête de ceux dont on s'est allègrement foutus, parce que de toute façon ils ne se gêneraient pas pour faire pareil de leur côté. En tout cas, ça me touche sincèrement qu'Eyal soit aussi content de la soirée, et je commence à me dire que je ne suis peut-être pas si nul que ça, après deux avis aussi positifs. Mais avant de courir, il faut que je continue d'apprendre à marcher, alors je ne m'emballe pas et relativise : j'ai tapé ces deux dernières fois juste, mais pour combien de ratés avant ? Combien de fois mon ex m'a fait remarquer que j'avais foiré l'organisation trop ambitieuse d'une soirée parce que ça n'était tout simplement fait pour moi ? Tellement que je ne le calculais même plus à la fin, et qu'elle se contentait simplement de lever les yeux au ciel avec un rire amusé. « Content que ça te plaise, c'était le but. » Je hausse un peu les épaules, en me retenant de souligner qu'encore une fois, ça n'était pas non plus le grand jeu que je lui avais sorti. M'voyez vous, je laisse à Abbi l'opportunité de faire ça elle-même, parce que ça aurait sans doute plus de gueule si sa dulcinée s'en charge ; surtout connaissant le cadeau qui suit généralement ce genre de soirée, histoire de la conclure en toute beauté. L’accolade qu'il m'offre me fait sourire plus largement, en tout cas, alors que ma main tapote son omoplate. « Je t'en prie. » Simple mais efficace. Comme à mon habitude, je ne fais pas spécialement durer l'étreinte et me recule un peu pour attraper ma tablette et mettre en route la playlist que j'ai rapidement préparée pour ce soir. Un mix hétéroclite de tout ce qui me plaît, pouvant aller du rock au rap, en passant par des chansons plus pop ou variétés, histoire de diversifier un peu les plaisirs et de taper juste au moins une ou deux fois dans la liste pour Eyal. Et puis... la petite surprise qui s'est glissée dedans aussi, pour plus tard. Je ris un peu. « Une chorée sur du rap ? Genre, on est pas seulement censés bouger notre cul normalement ? » Classe et raffinement, je sais. Je lance un large sourire en direction de l'espagnol, et prends soin de ne pas lui préciser à quel point je peux être mauvais danseur quand ça rentre dans le technique. À la rigueur, je bouge assez bien le bassin, les jambes, et je suis pas si mal en impro façon mec un peu bourré mais... ça s'arrête là. Tentez de m'apprendre la valse et quelque chose comme ça, et ça finira dans un mur. J'attrape finalement une canette que je lance dans sa direction, un autre que je garde pour moi et ouvre, avant de la porter à ma bouche pour la délester d'une première gorgée. « Alors, Eyal. Si tu devais faire une check-list de trois points, ou si on t'accordait trois souhaits pour ta trente-deuxième année, qu'est-ce que tu demanderais ? Des trucs réalisables, hein, me parle pas d'une paire d'aile ou d'une peau aussi hâlée que la mienne. »

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MessageSujet: Re: [LUN – 21:30] fresh prince.   Ven 10 Nov - 1:18

Eyal n'avait eu qu'à suivre la fumée qui semblait provenir de la plage pour tomber sur le petit coin de sable que leur avait aménagé Bugi en prévision de cette mystérieuse soirée. Ce dernier irait sûrement dire que ça n'était pas grand chose, mais l'espagnol n'aurait jamais osé rêver à ce qu'il se mette en quatre pour lui faire plaisir. Il le connaissait pourtant assez pour savoir que c'était bien son genre, mais s'il y avait bien une chose à savoir au sujet d'Eyal, c'est qu'il avait appris à se contenter de ce qu'on voulait bien lui donner à force d'avoir mendié pour l'affection des autres pendant des années. C'était peut être alors ce qui l'avait rendu si facile à impressionner, mais ici c'était le pote qu'il était qui prenait conscience de ce que Bugi était prêt à faire pour qu'il passe une soirée mémorable et se souvienne toujours de son trente-deuxième anniversaire comme d'un événement spécial. Le plus important étant pour lui de passer ce moment avec l'écossais, qui était l'un des candidats avec qui ça aurait le plus de sens, de partager tout ça. Au nom de tout ce qu'ils avaient vécu dans ce jeu, de tout ce qu'ils s'étaient confiés, et de ce ton si particulier qui entourait toujours leurs échanges et ferait sûrement des ravages ce soir encore. Il n'y eut qu'à voir comment il l'accueillit à son arrivée, mettant subtilement l'accent sur son année en plus au compteur. L'espagnol feignit alors de subir la situation, au point d'en frôler la crise de la trentaine, et la question de son camarade lui fit hausser les épaules d'un air faussement las. La façon dont il imita l'accent espagnol, elle, lui fit réprimer un rire. « Avoue que j'aurais de bonnes raisons de déprimer maintenant que je suis le troisième candidat le plus âgé après Martin et Alain. Okay, le premier a presque l'âge d'être mon père, mais ça fout quand même un coup pas vrai ? » Et comment, imaginez un peu qu'avant tous ces départs, il n'était qu'en quatrième ou cinquième position des candidats les plus âgés de l'aventure, mais que depuis qu'il avait gagné un an, il avait atteint ce triste podium et ça clairement ça foutrait un coup au moral à n'importe qui. Bon mais, Bugi ne se laisserait pas avoir, il le connaissait assez pour savoir que ça n'était pas le genre de détails susceptibles de lui provoquer une poussée d'urticaire, tout comme il savait que ça n'était pas banal d'entendre Eyal parler de boire, même qu'un peu. Alors, à sa prochaine remarque, l'espagnol prit un air énigmatique. « Je l'ai assommé sur le chemin et j'ai caché son corps dans un coin de la forêt. En fait je suis son double maléfique, c'est ce qui explique que contrairement à lui j'ai pas l'intention d'être trop raisonnable, après tout c'est autant mon anniversaire que le sien. » On y croyait quand même un peu, à son histoire de double ? Pas sûr, mais ce qui était vrai c'est que ça n'était pas ce soir qu'il s'imposerait trop de limites, après tout là où Bugi s'était donné du mal pour marquer le coup et lui faire plaisir, lui pouvait bien en profiter pour s'assouplir un peu. C'était son domaine, de base, rappelons-le. Mais oui, en tout cas, Bugi était tellement jeune en comparaison qu'il était de son devoir de le préparer à ce cap décisif, et c'est un rire franc qu'il lâcha lorsque l'écossais insista sur son coté fringant, torse bombé à l'appui. « Toujours grâce à cette histoire d'entretien. De sport en chambre et d'autres exercices pour lesquels tu te montres très assidu, j'en suis certain, alors t'as bien mérité de te porter comme un charme. » Regard entendu en prime, il faisait évidemment allusion à leur conversation de l'autre fois dans la salle de sport, au sujet du temps qu'ils prenaient pour s'entretenir même loin des tapis de course... De quoi prévenir les premiers signes du temps qui passe, c'est certain, et Eyal irait volontiers le rassurer s'il s'inquiétait de se sentir trop défraîchi d'ici deux petites années pour continuer sur cette lancée. Car c'était peut être un ressenti qui lui était propre, mais plus les années passaient et plus il avait l'impression que le sexe était meilleur et qu'il y prenait du plaisir. C'était peut être le fait de laisser tomber ses derniers tabous à mesure qu'il gagnait quelques années, ou son coté ouvert d'esprit qui s'affirmait beaucoup plus aujourd'hui que quand il avait la vingtaine. Ce qui est sûr, c'est que de ce point de vue là, il ne remonterait le temps pour rien au monde. Du temps, en tout cas, Bugi avait du en passer pour préparer sa surprise et Eyal en était encore à s'étonner de toutes ces attentions qui, réunies, faisaient déjà de cet ensemble la meilleure soirée qu'il aurait pu lui prévoir. « Crois-le ou non, mais même mes colocataires qui me connaissent pourtant depuis des années sont jamais tombés aussi juste en m'organisant une fête. Une fois, y'en a même un qui a fait venir un DJ, mais ils ont même pas été capables de ménager l'effet de surprise parce que je l'ai croisé dans l'ascenseur et que c'est moi qui l'ai fait entrer dans l'appart'. » Eyal émit un léger rire en repensant à cet épisode, qu'il contait autant pour la petite anecdote que parce que c'était facile de penser à ses colocataires dans un moment pareil, et alors que Bugi était ce qui se rapprochait le plus d'un pote de longue date pour lui dans l'aventure. Lui offrant ainsi une accolade reconnaissante, il n'hésita pas à soumettre l'idée de lui apprendre une petite chorée, et retrouva un large sourire à la remarque du roux. « L'un n'empêche pas l'autre, tu sais. Tu serais étonné de tous les pas qu'on peut poser même sur ce genre de musiques. Cela dit, je t'avoue que perso je serais plus à l'aise sur un truc qui remue un petit peu plus. » Pour danser et lui apprendre quelques pas, s'entend, parce que son inspiration ne s'en porterait que mieux. « Despacito, t'as pas ça en stock par hasard ? Désolé, je sais que ça fait un peu chauvin, mais au boulot c'était le tube sur lequel on nous demandait toujours de faire nos numéros spéciaux, alors je maîtrise. » Okay, c'était probablement le titre le plus cliché qu'il aurait pu lui sortir après que le morceau en question soit devenu un tube planétaire en l'espace d'un été, mais il fallait bien avouer qu'il avait le mérite d'être remuant. Là-dessus, Bugi bougerait son cul mais pas seulement. Proposant en tout cas de s'ouvrir une première bière pour se mettre dans l'ambiance, il attrapa la canette que lui lança Bugi et la porta à ses lèvres avant d'avoir un sursaut surpris quand celui-ci lui posa une question solennelle. « T'es dur, je pensais que j'avais encore au moins jusqu'à mes trente-cinq ans avant de me voir poser ce genre de questions. » Il souffla, dans un rire, réfléchissant quelques secondes à une réponse à formuler, avant d'ajouter. « Je dirais... pouvoir lâcher mon job sans problème, et retrouver une place dans un spectacle qui implique pas de tomber la chemise, même si c'est pas grand chose au début. Tant que c'est de la danse, et que de la danse. » Il l'avait promis à Abbi, il se l'était aussi promis à lui-même, il arrêterait le strip-tease dès qu'il aurait trouvé autre chose et était suffisamment pressé de raccrocher pour être capable d'accepter même la plus petite place dans un spectacle de danse, pour commencer. « Me trouver un autre endroit où dormir que le canapé de ma coloc', aussi. J'adore notre petit appart' et j'adore mes potes, mais à trente-deux ans je pense qu'il est temps que je me trouve un endroit à moi, qui implique pas de devoir ruser pour choper un peu d'intimité. » Tout comme il aimerait pouvoir se réveiller aux aurores sans croiser ses potes insomniaques plantés devant le frigo. L'ambiance coloc' était cool et rafraîchissante, mais il arrivait un moment où tout homme passé la trentaine aspirait à avoir son propre chez-lui. « Et... sûrement pouvoir prouver à ma mère que je suis pas qu'un cas désespéré incapable de retrouver une fille qui puisse le supporter. Parce que trente-deux ans, c'est probablement le cap qu'elle attendait pour déclencher l'alerte maximum à ce niveau-là. » Il eut cette fois un rire et lança un regard entendu à Bugi, qui sans doute comprendrait où il voulait en venir quand il disait qu'il voudrait casser son image de célibataire endurci aux yeux de sa mère. Après tout, il s'épanouissait aujourd'hui dans une histoire qui n'en était peut être encore qu'à ses débuts, mais le rendait heureux pour la première fois depuis plus de deux ans. « Ça te semble être des souhaits suffisamment réalistes, ou d'après toi je devrais me contenter de souhaiter que mes parents aient pas décidé de suivre l'émission en secret et de me renier au bout du deuxième jour ? » Il avait beau plaisanter, ses parents n'étaient pas le genre à se prendre de passion pour ce style de programmes, alors allez savoir ce qu'ils penseraient de leur fils s'ils le voyaient là-dedans.

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MessageSujet: Re: [LUN – 21:30] fresh prince.   Ven 10 Nov - 23:23

La mine qu'affiche Eyal en arrivant jusqu'à moi m'arrache un petit sourire. Le voir d'abord aussi enthousiaste, puis prendre cet air totalement décontenancé face à ma remarque sur son âge qui, immanquablement, ne recule pas, m'arrache un souffle amusé. Les affres des années passant les unes après les autres pour ne faire que gonfler son âge et son expérience semblent commencer leur œuvre ce soir, vu l'expression qu'il porte sur son visage avec un naturel presque déconcertant, si tant est qu'il fût réel. Ça y est, prendre un an de plus pousse Eyal à se dire qu'il est à la suite de Martin et Alain et c'est vrai qu'en soit, plus que par rapport à l'âge, ça n'est pas toujours un compliment d'arriver après ces deux-là dans un classement. Je peux comprendre la grimace qu'il affiche mais, au lieu de me montrer comme étant le bon pote compatissant, je préfère... me foutre un peu de sa gueule, en fait, et je roule légèrement des yeux. « Je me demande comment tu as réagi le jour où tu as découvert le cheveu blanc sur ta tempe. Visible et reflétant à merveille la douce lueur argentée de la lune, c'est plein de beauté. » Mon sourire en coin s'étend un peu plus, alors que je secoue un peu la tête et fais enfin preuve d'un minimum de compassion pour lui. « Et puis rappelles-toi que Vivian te suit, il me semble, en âge. Elle se présentait comme ayant « bientôt 32 ans » si je me souviens bien. » C'est cadeau, qu'il se console un peu avec les mots doux que je suis en mesure de lui offrir ce soir. Un petit plus pour son anniversaire, dira-t-on. Et si ce soir j'ai pris soin de lui réserver une petite surprise, je crois vite comprendre que lui aussi en a une pour moi quand il m'affirme vouloir être un peu moins raisonnable ce soir que les autres soirs sur la bière que j'ai ramenée. Lui qui semblait fier de ne s'être jamais pris une cuite semble enclin à laisser un peu plus de chances à l'alcool de lui faire doucement tourner la tête ? S'il n'a vraiment pas l'habitude de boire, qui plus est, j'imagine assez simple la traversée de la sobriété jusqu'à l'ivresse : un pas, probablement, suffirait à le faire basculer. Si je ne l'imagine toujours pas raide mort, je me retrouve quand même surpris d'une telle révélation sur son désir de « profiter » un peu plus, et finis par rire quand il me parle de jumeau maléfique et autres conneries. « Bien, et j'imagine que tu vas en profiter pour aller sauter sa nana par la même occasion, je me trompe ? Puisque tu es si maléfique que ça. » J'arque un sourcil. C'est presque lourd comme remarque mais à force, je me dis qu'il a l'habitude et que ça ne le choquera probablement pas, au contraire. J'imagine déjà fuser quelques remarques de sa part sur ce point-là, et j'en dessine à l'avance un sourire sur le coin de mes lèvres. Une main sur le cœur, le torse toujours bombé, en tout cas, je profite de la situation pour faire un peu le fier à mon tour, et continuer mes taquineries contre lui, qui se rapproche dangereusement du troisième âge : H-18 ans, maintenant, après tout. Alors que moi, en face, je suis toujours... fringant, c'est bien le mot. Un sourire en coin sur les lèvres, j'acquiesce avec un air faussement innocent. « Je ne manque jamais une occasion de faire du sport, tu le sais bien. Encore moins quand c'est en dehors de la salle prévue à cet effet et que je peux être, avec mon partenaire, à l'abri des regards indiscrets. » Je hausse légèrement les épaules avec une petite moue. « Je préfère le sport en duo. » Merci de la lourdeur, j'imagine déjà les membres de la production soupirer, las, en entendant des extraits de notre conversation. Mais, dans toute la générosité dont je peux faire preuve, je me dois de partager avec l'Europe tout entière – si tant est qu'autant de personnes puissent être susceptibles de nous regarder à l'heure actuelle, ce qui m'étonnerait – mes petits secrets pour garder la forme et, comme le dit si bien Eyal, me porter « comme un charme ». Question de conscience, et tout ça. En tout cas, je suis assez content de comment la soirée commence, et du tournant qu'elle va être amenée à prendre comme ça. Mon sourire s'étend un petit peu plus encore quand il me parle de la façon dont j'ai pu taper aussi juste quand même ses colocataires et amis n'avaient jamais réussi à une telle précision dans ce qu'il aimerait. Un air fier, assez arrogant aussi, je dois dire, et j'acquiesce l'air de rien. « Tu veux mon secret pour ça ? Ça s'appelle : la grandeur. C'est mon truc. » Je lâche, finalement accompagné d'un rire, avant de poser mon regard sur lui. Il me parle ensuite de danser sur du rap et... ça me semble un peu bizarre comme idée. Des années que j'en écoute, que je regarde les clips, et je n'ai pas franchement envie de me retrouver à faire les mêmes pas que les nanas dedans, à bouger mon cul collé à une caméra comme pour l'offrir en pâture à tous ceux qui en voudraient un bout. Non merci. Et je ne peux m'empêcher de rouler grandement des yeux. « T'es pas chauvin parce que tu aimes Despacito. C'est colombien, pas espagnol mon poulet, mais en tout cas ça ne m'étonne pas qu'on vous le demande souvent. Je crois que tout le monde a dansé dessus. » Je ris un peu. Même moi, j'ai fini par le bouger, mon cul, sur cette horreur qui ne quitte plus ma tête une fois que je commence à l'écouter. Alors c'est vrai que l'envie de la mettre pour l'instant, elle me passe un peu au-dessus de la tête, et je préfère largement l'oublier. On verra plus tard si l'occasion se présente. Je lui lance une canette de bière, en attrape une pour moi, l'ouvre, et bois une première gorgée en réfléchissant rapidement, avant de demander à Eyal sa check-list, son top 3 pour cette année, ce qu'il aimerait accomplir, et tout ça. Un petit sourire au bord des lèvres quand il m'en parle, je l'écoute avec une attention particulière et note certains points dans un coin de ma tête, comme le fait qu'il évoque la promesse faite à Abbi et dont j'ai entendu parler, ou encore une rencontre possible et prochaine entre sa mère et la jolie galloise dont il a fait chavirer le cœur et qui n'a pas manqué de faire pareil avec le sien. Du sérieux, donc. Pourtant, j'ai en tête encore les révélations faites par Abbi hier soir et je me demande ce qu'il en est de son côté, du coup. Pourquoi il n'a toujours pas dit qu'il l'aimait alors que même moi, que même tout le château sommes au courant, tant c'est évident. Avalant une nouvelle gorgée, je passe le bout de ma langue sur mes lèvres et l'observe un instant, avant de répondre. « Comme Abbi est dans tous les tableaux à part celui du milieu, c'est aussi avec elle que tu voudrais passer ce cap, ou vous vous laissez plus de temps à la sortie ? » Un sourire au bord des lèvres, je pose ça là et attends de voir ce qu'il en fera. Dans le sens où, après tout, vivre avec elle, il sait déjà ce que ça fait non ? Ça fait six semaines que nous sommes tous là, à regarder comment les uns et les autres évoluent, à nous en accommoder ou en nous mettant à grommeler au passage de certains. Et si Eyal doit bien avoir beaucoup de choses en tête quand il voit sa Abbi, je doute qu'un quelconque râle négatif trouve sa place dans le tableau. Il connaît ses habitudes, sa façon d'être au quotidien, alors ça ne me paraîtrait pas si surprenant qu'ils se mettent en concubinage à la fin du jeu si tel est leur désir. « Oui parce que, va pas te faire des idées : j'ai bien compris que c'était la promesse que tu lui as fait qui ressortait aussi dans ton premier souhait, et que dans le dernier, tu parles clairement d'une rencontre avec la madre (putain d'accent) alors, je me permets de te poser la question. » Et puis, ça n'est pas comme si on ne se permettait pas de se poser toutes les questions qui nous passent en tête, après tout, si ? Un sourire finit par s'étendre sur mon visage quand la musique change. La voilà, ma petite surprise. En fond sonore, au milieu des chansons plutôt dynamiques, entre rock et rap, on se retrouve d'abord avec une musique bien plus douce qui me fait attraper ma tablette pour mettre un peu plus de son. « J'ai pas trop les moyens de te faire de cadeau, donc au final c'est plutôt toi qui vas m'en faire un. Je connais pas grand-chose à la danse, mais je me suis dit que peut-être cette chanson te plairait pour une démo ? » Je sais que ça compte pour lui, je sais que c'est sa passion, et qu'il n'a pas franchement l'occasion de la vivre ces derniers temps. Il peut totalement m'envoyer sur les roses, je serais pas en colère s'il le faisait. En tout cas, toujours assis sur mon rondin, je lui lance un petit sourire. « Mais ne compte clairement pas sur moi pour me joindre à toi. »

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MessageSujet: Re: [LUN – 21:30] fresh prince.   Lun 13 Nov - 0:58

Vous en connaissez beaucoup, des hommes qui se réjouiraient à l'idée d'emboîter le pas à Martin et Alain dans le classement des candidats les plus âgés du château ? Certes, la carte vermeil ça n'était pas encore pour tout de suite et il y avait même des chances pour qu'il vive encore assez longtemps pour consoler les arrières petits-enfants des deux papys de l'aventure lorsqu'ils auraient cassé leur pipe, mais avouez que ça foutait quand même un petit coup au moral. Heureusement qu'on pouvait toujours compter sur Bugi pour rassurer et dédramatiser la situation. L'espagnol pouffa à sa remarque au sujet de son cheveu blanc, et prit un air exagérément las, comme si tout espoir de retrouver une vie normale après cette conversation venait de le quitter. « Je me suis enfermé dans ma chambre et j'ai pleuré à chaudes larmes jusqu'à ce que la vie me paraisse un peu plus supportable, bien entendu, quelle question. » Tout à fait, et c'était même parfaitement crédible quand on savait à quel point il montrait facilement ses émotions, n'est-ce pas. Quant à Vivian, elle le suivait de près, certes. Mais de près seulement. « Justement, c'est là toute la nuance. C'est ce « bientôt » qui fait qu'en attendant, je partage le podium avec les deux grincheux, et je te prie de croire que c'est la première fois de ma vie que je m'en serais passé. » Oui parce que c'était autre chose que de courir après des points dans l'espoir de figurer au palmarès des meilleures équipes, ou de bosser comme un forcené dans l'espoir d'atteindre le podium d'une compétition de danse de couples. Une chose était en tout cas certaine, face à toute l'énergie déployée par Bugi pour lui préparer cette fête surprise, lui aussi pouvait bien faire quelques efforts pour profiter au mieux des festivités. Il était donc probable qu'il s'octroie un peu moins de rigueur au niveau de sa consommation d'alcool, car sans avoir l'intention de se saouler complètement – il n'en avait toujours pas le droit – l'espagnol comptait s'approcher un maximum de cette sensation d'ivresse pour une fois dans sa vie. Face à l'étonnement de Bugi, il ne put que se cacher derrière une excuse imparable : le vrai Eyal, tout responsable qu'il était, gisait dans un coin de la forêt pendant que lui, son jumeau maléfique, profitait de cette petite fête à sa place. La remarque bientôt soufflée par Bugi lui aurait sûrement valu d'avaler de travers s'il avait déjà entamé une cannette de bière, et c'est un rire franc qu'il lâcha, se faisant la réflexion qu'il venait d'atteindre un nouveau degré de lourdeur et qu'il lui ferait presque honte s'il ne le rendait pas aussi fier. « On peut vraiment rien te cacher. Et après m'être occupé d'elle, je ferai en sorte de me débarrasser de lui pour de bon histoire d'avoir définitivement le champ libre. Je lui aurais bien proposé un plan à trois, mais « monsieur » a trop de principes, alors tant pis pour lui. » Voix empreinte de lourdeur pour appuyer ses propos, à son tour, et faire preuve d'un peu d'auto-dérision au passage. « Tu l'aimais bien je crois, mais t'inquiète pas j'essaierai d'être un bon pote de rechange. » Il finit par assurer à Bugi, main sur l'épaule en guise de promesse, parce qu'il n'était peut être que le double maléfique d'Eyal mais qu'il dépenserait beaucoup d'énergie à entretenir ses liens dans l'aventure pour ne pas attirer l'attention des autres candidats. Dans le genre lourde, sa prochaine remarque ne fut pas en reste lorsqu'il évoqua l'idée que Bugi doive notamment son coté « fringuant » à l'exercice physique qu'il faisait même en dehors de la salle de sport, à savoir... à l'horizontale, avec quelqu'un qui tenait plus du partenaire que de l'adversaire, pour le coup. Évidemment, il put là aussi compter sur l'écossais pour rentrer dans son jeu et se répandre de tout son long dans cette nouvelle conversation toujours plus équivoque et, certainement, désespérante pour une quelconque oreille extérieure. A sa remarque, il lui lança un regard entendu. « J'espère quand même que tu penses bien à récupérer à chaque fois, ce serait con que tu te fasses mal et que tu puisses vraiment plus quitter ton lit. » Car pour le coup, pas sûr qu'il puisse profiter de tous les avantages qu'il y avait à rester enfermé dans sa chambre, à moins de trouver une astuce pour remédier à la situation. Eyal pouffa ensuite lorsqu'il lui précisa aimer le sport en duo, sans relever car songeant qu'ils risquaient de s'enfoncer pour de bon dans leur lourdeur respective et que c'était une pente qu'on n'empruntait pas sans risque quand comme eux on était toujours au milieu des micros et des caméras. Ses parents à lui avaient peu de chances de tomber un jour sur cette séquence, mais il n'était pas sûr qu'il en aille de même pour ceux de Bugi, et en tant qu’aîné, désormais, c'était son rôle d'être le plus prudent des deux. Bugi, en tout cas, pouvait être fier d'avoir tapé dans le mille avec sa surprise, là où ses colocataires s'y étaient souvent essayés sans grand succès. Car à avoir voulu bien faire, et trop en faire, ils l'avaient parfois traité comme une gamine de seize ans qui aimerait souffler ses bougies au milieu des banderoles et sous une sono de dingue, alors que c'était la simplicité de ce genre de soirées qu'il préférait. L'écossais évoqua sa « grandeur », et il s'inclina, littéralement. « Ah je vois, et tu donnes des cours ou tu tiens à rester au-dessus de tous les autres dans ce domaine ? » Il esquissa un sourire amusé, forcé d'admettre que Bugi s'illustrait de plus en plus comme le bro ultime, le pote qu'il faisait bon avoir et qu'on échangerait pas contre une réplique collector du Faucon Millénium ou une collection de cartes pokémon. « J'aimerais devenir comme toi quand je serai grand. » Il ajouta même, le regard empreint d'une émotion irrépressible, au fond de lui vraiment sincère lorsqu'il soulignait ses qualités derrière ce trop plein d’exagération. Bugi était un mec bien, un ami en or, et même ses goûts musicaux ne le décevaient pas. Cela dit, c'est vrai, pour espérer lui apprendre une petite chorée, Eyal serait plus à l'aise sur une musique qui bougeait un peu plus. Et quoi de mieux que Despacito pour se remuer et faire dans le même temps honneur à ses origines ? Bugi souleva un lièvre en lui faisant remarquer que le morceau n'était pas espagnol mais colombien, mais ça n'altéra pas son enthousiasme. « Deux pays, mais une seule langue, et la meilleure qui soit. Mais je crois que j'aurais peur de te mettre dans le même état que les filles au boulot, parce qu'un déhanchement un peu trop sensuel est vite arrivé. Tu sais, déformation professionnelle, tout ça. » Il se mit à rire rien qu'en s'imaginant lui apprendre chaque pas des chorégraphies qu'on leur réclamait pour faire grimper la température avant le clou du spectacle, car si c'était de l'art dans une certaine mesure, c'était autre chose que la danse, la vraie. La suite lui valut de se laisser surprendre par la question un peu traître de l'écossais : choisir trois souhaits qu'il aimerait voir se concrétiser dans l'année qui l'attendait. Heureusement que les points en question étaient déjà source de méditation pour lui depuis quelques semaines, et qu'il n'eut pas à réfléchir bien longtemps. Il évoqua ainsi son projet de changer de boulot dès qu'il aurait trouvé une place ailleurs, même modeste au départ. Il en allait de l'estime qu'il avait de lui-même, de l'image qu'il ne voulait plus renvoyer mais aussi de la promesse qu'il avait faite à Abbi et sur laquelle il ne comptait pas revenir. Le strip-tease, ça avait payé ses factures pendant quelques temps mais il savait en commençant qu'il arrêterait quand l'occasion se présenterait, n'ayant aucune vocation à percer dans ce milieu. Puis, il parla de son envie de trouver un autre endroit où vivre que la coloc' qu'il partageait avec ses copains, dans un souci d'indépendance, d'excès de maturité et parce que ce serait peut être un nouveau point de départ, là aussi. Enfin, il conclut en évoquant sa mère et son envie de lui prouver qu'il n'était plus le célibataire endurci par ses désillusions amoureuses et qu'il avait débuté une jolie histoire avec une fille géniale qui lui avait redonné foi en beaucoup de choses. La remarque de Bugi le fit sourire plus largement, car le bougre venait de soulever un point. « J'ai pas encore vraiment eu l'occasion d'y réfléchir, à vrai dire. Mais là je me dis que ce serait peut être pas si fou ? J'en sais rien. Bien sûr, 'faudrait régler plusieurs questions avant de l'envisager, mais... j'ai jamais vécu avec une fille et je me dis que si c'était le cas avec Abbi, ça voudrait dire que c'est définitivement pas comme avec les autres. » Et c'était déjà ce dont une partie de lui était intimement persuadée. Pas parce que leur rencontre s'était faite dans un cadre particulier ou parce qu'ils avaient déjà expérimenté le fait de vivre ensemble, aussi parce qu'Abbi était différente des filles qu'il avait connues et aimées et qu'elle était probablement entrée dans sa vie au moment où il avait le plus besoin d'un signe que tout pouvait encore changer pour le meilleur, pour lui. Abbi était ce signe, il en était convaincu, et il n'y avait vraiment qu'elle pour lui faire réviser son opinion au sujet du destin. « Même quand je l'évoque pas clairement, t'es là pour me faire passer pour un mec incapable de se l'enlever de la tête, j'espère que t'es fier de toi. » L'espagnol reprit, dans un rire franc, en tapant légèrement sur l'épaule du roux. Allons bon, il s'en fichait pas mal de passer pour un type accro, il était le premier à reconnaître que pas mal de choses avaient changé dans sa perception de l'aventure depuis leur rencontre et qu'il n'était pas plus invincible que les autres hommes face à une femme qui révolutionnait toutes leurs certitudes. Au sujet de sa madre – l'accent de Bugi était décidément adorable – il afficha une petite moue pensive. « La vérité c'est que ma mère risquerait de la menotter à mon bras dès qu'elle la verrait pour s'assurer que celle-là, je la laisserai pas partir. Je suis pas sûr d'avoir le droit de lui faire un coup pareil, la pauvre. » Il se remit à rire, parce que même s'il exagérait clairement, il savait que sa mère risquait d'adorer Abbi et que chez lui on se battrait pour impressionner la jolie galloise et commencer à parler noces à peine les présentations effectuées. Eyal n'avait pas une famille, il en avait deux, et elles étaient plus démonstratives et passionnées l'une que l'autre, alors oui il se demandait s'il aurait seulement le droit d'embarquer Abbi dans cette galère, mais songeait qu'il aurait de toute façon l'occasion de discuter de tout ça avec elle quand l'occasion se présenterait. « Et toi, comment tu penses que tes parents réagiraient s'ils se retrouvaient face à Achille ? Ils l'adopteraient dans la seconde, tu penses ? » Il osa en tout cas demander, dans un petit regard en coin, l'air de dire « c'est peut être pas ton anniversaire, mais t'y échapperas pas non plus ». Parce qu'après tout, il connaissait sa curiosité, et il n'allait certainement pas laisser passer cette occasion de le cuisiner un petit peu sur la question, lui aussi. C'est alors que la musique changea pour laisser place à un morceau beaucoup plus doux, qu'il reconnut au moment où Bugi lui confia avoir voulu lui réserver une autre surprise : lui demander de danser pour lui, ici, ce soir. Une requête qui pouvait paraître anodine, mais qui le laissa muet d'émotion, sur le coup. On ne pouvait pas comprendre si on n'était pas à sa place, mais il vivait pour la danse depuis qu'il avait dix-sept ans et avait cru en crever le jour où les choses avaient commencé à se profiler de plus en plus mal, pour lui. Et même ici, peu de ses camarades savaient vraiment ce que représentait sa passion et combien il passerait ses journées à danser, pour eux tous, s'il le pouvait. Alors que Bugi lui demande de danser, ça le touchait vraiment. « La vache, mec, tu fais vraiment fort ce soir. » Il souffla, en toussotant, à défaut de trouver d'autres mots pour exprimer ce qu'il avait sur le cœur, car c'était le genre de choses qu'il arriverait à exprimer après coup, il le savait. « La chanson est... parfaite. J'espère juste que je vais pas te décevoir, ça fait longtemps que j'ai pas eu autant l'impression qu'on voulait me voir danser. » Parce qu'en dehors de Constance, quelques semaines plus tôt, l'intérêt des autres pour son art s'était réduit à la même allure que les opportunités s'étaient faites de plus en plus rares. Retirant ses chaussures, déboutonnant deux boutons de sa chemise, il se posta devant Bugi et perdit son sourire pour afficher un air parfaitement concentré. Il laissa passer quelques secondes, puis vint caler ses premiers pas sur le morceau et improviser une chorégraphie faite de mouvements qu'il connaissait par cœur et maîtrisait toujours avec la même fièvre. La musique l'inspirait et faisait pleuvoir des pas qui pour certains lui rappelaient directement des chorégraphies qui avaient fait son succès, à une époque. A la fin, il se laissa retomber contre le sable, et inspira, avant de chasser les larmes venues mouiller ses joues.

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MessageSujet: Re: [LUN – 21:30] fresh prince.   Lun 13 Nov - 16:14

D'un air entendu, j'acquiesce à la réponse d'Eyal. « Histoire d'être vidé et de ne pas risquer de pleurer devant les autres, je comprends. » La douleur d'un âge toujours plus avancé, qui n'aura jamais vocation à retourner en arrière. Ça doit être dur à vivre, surtout pour quelqu'un vivant grâce à son physique, de savoir que son corps ne va pas non plus en rajeunissant et que plus le temps pas, plus il devient flétri malgré tous nos efforts. Nos belles années sont déjà bien loin derrière nous, quelle tristesse. « Dis-toi qu'à la base, Aryel te surpassait en âge. Ça te rassurera peut-être un peu. » Je lance avec un sourire en coin. De mon côté, je ne prends pas si mal que ça le fait de vieillir. Je veux dire, si j'avais rencontré les gens que je connais aujourd'hui à l'époque où j'avais dix ans de moins, je suis à peu près sûr que personne ne m'aurait regardé, ou en tout cas pas de la même façon. J'ai voulu faire le malin quand j'étais encore un gamin, et j'en ai payé le prix. Avoir pris de l'âge, ça m'a permis de me détacher de tout ça, de prendre de nouvelles responsabilités et de les assumer, d'arriver au bout de quelque chose sans me foutre la tête à l'envers entre temps, et avec un résultat que j'attendais. Je prends mes nouveaux anniversaires avec une certaine philosophie, et je pense que ma façon d'être et de penser ne me rend pas si vieux que ça au final ; vous savez ce qu'on dit, comme quoi l'âge est dans la tête. Si on prend cet exemple, je ne suis peut-être pas vraiment trentenaire, et un type comme Martin se paye au moins vingt ans de plus dans la gueule. Ça remet les choses à leur place au moins. Pour ce qui est du double maléfique d'Eyal, je lui lance un regard en coin, suspicieux, l'air de lui faire comprendre que je le garde à l'œil, surtout quand il me parle d'aller faire les yeux doux à Abbi, histoire de finir entre ses draps, et autre chose. « Que veux-tu, c'est ça la perspicacité. » Je lance avec un sourcil légèrement arqué et un petit sourire au bord des lèvres, malgré tout, quand il me dit qu'on ne peut rien me cacher. « Est-ce que t'es au courant de l'étendue mégalo dans ce que tu viens de dire en parlant du plan à trois avec toi-même et ta meuf, au moins, ou est-ce que c'est complètement inconscient et dans ce cas encore plus grave ? » Je ris un peu en le fixant, plein de jugement, évidemment. Parce que de mon côté, je ne sais pas mais ça ne me serait jamais venu à l'idée de m'imaginer faire un plan à trois avec Achille et moi-même. Je suis même à peu près sûr que ça serait impossible d'arriver à quoi que ce soit dans ces conditions – déjà que je ne suis pas, de base, un grand adepte de la pratique. Je finis par regarder la main qu'il pose sur mon épaule, faussement dubitatif, et je remonte ensuite le long de son bras pour arriver à son visage. « T'auras beaucoup d'efforts à faire pour arriver à son niveau, je te préviens. » Et j'acquiesce à ma propre affirmation pour lui donner encore plus de force. Si c'est pas beau. Pour la suite, la conversation reprend un tournant, disons, plus personnel, et plus intime. Sur le ton de la blague, toujours, je lui affirme, sûr de moi, que le sport hors de la salle me permet encore mieux de garder la forme et ce côté si fringant de ma personnalité, contrairement à la simple action de soulever des poids, de faire de la corde à sauter, ou de frapper dans un sac de frappe. On dépense plus de calories en moins longtemps, et on ne sent pas la même galère que quand on fait ce que je viens de citer, après tout. Pas étonnant que même les moins sportifs du lot s'y mettent à un moment ou à un autre et commencent, dans un cas comme celui-là, à aimer cette sensation de peau chaude et de muscles brûlants, de souffle court et de transpiration qui coule dans notre dos. Je roule un peu des yeux, sans me défaire de mon sourire. « T'en fais pas, pas besoin d'être trop inventif dans un cas comme celui-là pour quand même faire de l'exercice. » Je secoue un peu la tête histoire de m'enlever de l'esprit les images qui me viennent et de me concentrer de plus belle sur la conversation en cours. Ça arrive. Eyal, étonnamment, ne rebondit pas tant que ça sur ce que je lui dis, peut-être dans un souci de pudeur vis-à-vis des téléspectateurs, moins présent de mon côté que d'ordinaire grâce à l'aspect très « blague » que les choses prennent à mesure qu'on en parle. Ça dédramatise, et on ne sait finalement pas où se situe le vrai du faux, ça aide à ne pas avoir envie de se planquer dès qu'on en parle. Et c'est vrai qu'avec Eyal, plus ça va et plus j'oublie le contexte dans lequel on peut se trouver, avec micros et caméras rivés sur nous. C'est devenu naturel, et particulièrement plaisant, au point que je réussisse à simplement m'imaginer à l'extérieur par moments. Face à sa révérence, je mime un ego gonflé à bloc en même temps que je bombe un peu la poitrine d'une fierté toute naturelle, évidemment. « Désolé, ça fait partie des rares domaines où ma grandeur est d'accord pour se manifester, alors je le garde pour moi. Mais tu peux toujours demander au Père Noël un coup de main, peut-être qu'il t'écoutera. » Je souris un peu plus en coin en le détaillant, fier de moi pour pas grand-chose, et j'amène ma bière à mes lèvres pour la délester d'une gorgée. Ma grandeur, bien sûr. Je sais bien qu'il n'y croit pas franchement, à l'aspect sérieux que j'essaye de donner à mes propos, et au final ça n'est pas si mal. Pour ce qui est de Despacito, je pointe du doigt le fait que ça n'est pas espagnol mais colombien, et sa réponse me fait rouler des yeux. « Aisling. » Cette fois, mon accent n'a aucune raison de rougir. Rêve, Eyal, rêve. Je ris un peu en le regardant, prend un air un peu plus innocent. « C'est pas les tiens, de déhanchements, qui m'intéressent le plus. Désolé. » Je hausse un peu les épaules et attrape finalement le sac avec de quoi grignoter dedans, avant de le tendre dans sa direction pour qu'il se serve si jamais l'envie – ou la faim – lui en dit. De mon côté, je bois une nouvelle gorgée de bière et je me laisse divaguer un peu. Imaginer Eyal faire un striptease n'est, effectivement, pas ce qui me fait le plus rêver à l'heure actuelle, pour être honnête. Encore moins connaissant la considération qu'il a pour son propre travail, qui n'est, d'après tout ce que j'ai compris au fil de nos conversations, certainement pas la plus haute qu'il soit. Et puis, autant être honnête, il a beau être un super pote en tout point, ça n'est pas franchement le genre d'homme qui attire mon regard ou pourrait faire tanguer mon affection. Il est plutôt beau garçon, on ne va clairement pas le nier, mais... non, ça ne le ferait pas entre nous de ce point de vue là, alors je préfère largement le garder en ami. Je ris légèrement, tout seul, à cette drôle d'idée avant de reposer le regard sur lui et  d'écouter ses souhaits, puis de relever certains points dans ce qu'il a dit. Comme le fait qu'il pourrait peut-être y avoir un lien avec Abbi aussi dans son désir de changer de lieu de vie, en plus de vouloir la présenter à sa mère et de vouloir réaliser sa promesse d'arrêter le striptease pour reprendre la danse, son vrai métier. Je ne peux pas m'empêcher de me faire la remarque, me soufflant à moi-même que c'est aussi ça, le vrai rôle d'un ami, après tout, non ? Soulever certains points qui méritent de l'être pour qu'ils puissent être plus amplement réfléchis par le principale concerné. Sa réponse me fait sourire un peu alors que je le détaille, lui-même souriant et l'œil brillant, comme à chaque fois que le sujet d'Abbi vient à arriver sur la table. « Franchement ? Non, ça serait pas si fou, puisqu'après tout vous vivez déjà ensemble ici. Alors certes, les conditions à l'extérieur ne seront pas les mêmes, et heureusement, mais peut-être que de vivre ensemble sans caméras autour de vous, ça ne pourrait être qu'encore plus bénéfique pour votre relation ? Trouver une vraie intimité de cette façon. » Peut-être qu'en disant ça, je cherche sans m'en rendre compte sur le coup à m'autopersuader moi aussi, par rapport aux idées qui me sont passées par la tête depuis qu'Achille m'a dit qu'il n'arriverait plus à dormir sans moi à la sortie. « Et de ce que tu m'as déjà dit à ce propos, Abbi n'est de toute façon pas une fille comme celles avec qui tu es déjà sorti, je me trompe ? » Je garde mon sourire, doux, au coin des lèvres en le détaillant pour chercher à en savoir plus. Je comprends, en tout cas, le fait qu'il puisse envisager la possibilité de vivre avec elle à la fin de l'aventure, me posant moi-même pas mal de questions sur ce point depuis samedi soir. Tout en arrivant bientôt à la fin de ma bière, je la porte à mes lèvres pour une nouvelle gorgée, un sourire les étirant doucement. « C'est parce que même quand tu n'en parles pas clairement, elle est derrière ce que tu dis. À partir de là, tu ne peux t'en prendre qu'à toi si on n'est pas crédules. Puis comme si ça te dérangeait vraiment. » Je roule doucement des yeux, et je me mets à penser que ça serait plutôt pas mal si la production passait ces images au prochain prime, parce qu'après avoir pu parler avec elle, je sais qu'Abbi est plutôt inquiète de ne pas avoir eu de réponse d'Eyal à son « je t'aime », et peut-être que si elle entendait tout ça, elle arriverait à se dire que ça n'est pas forcément mauvais signe, comme absence de réponse. Qu'il parle de vouloir la présenter à sa famille, honorer sa promesse de changement d'emploi, et peut-être même d'emménager ensemble à la fin de tout ça, c'est loin d'être le discours de quelqu'un ne partageant pas ses sentiments ou ne souhaitant pas s'impliquer dans leur relation, bien au contraire. Je me contente de rire doucement quand il me parle de sa mère qui voudrait menotter Abbi à son fils, reconnaissant bien l'excessivité que l'on m'a plusieurs fois décrite chez les mères méditerranéennes, avant de hausser les sourcils face à sa question. Je tourne la tête vers lui, gardant un petit sourire au bord des lèvres, et prends le temps de terminer ma bière avant de lui répondre. « Mes parents auront normalement eu le temps de se faire à l'idée, donc ça devrait bien se passer s'il venait à les rencontrer. Ma mère serait prête à l'adopter dans la famille, je pense, d'autant plus s'ils ont diffusé le moment où j'ai à dit à Achille que je l'aimais. » Mon sourire s'agrandit un peu plus alors que mon regard se pose sur la mer face à nous, l'air de rien. Peut-être aurais-je été amené à garder un peu plus longtemps le secret de ma déclaration à Achille si la question n'avait pas été posée, mais puisqu'elle est là, j'en profite pour souffler l'information. J'essaye d'avoir l'air de rien et pourtant, je suis à peu près sûr que le sourire que j'affiche trahie ce que j'ai pu ressentir en lui disant, samedi soir. Pour l'instant, je ne développe pas plus que ça, notamment quand la musique que j'attendais se fait entendre. Je préfère alors dévoiler mon plan à Eyal, cette dernière surprise que je lui réserve pour ce soir, et face à laquelle sa réaction me surprend un peu. J'ai l'impression qu'il est sincèrement touché de ma demande, et ça ne fait que prolonger un peu le sourire que j'avais déjà sur le visage. Sans rien dire, je lui fais signe d'y aller, et observe ses mouvements dès lors qu'il se met à danser. Je n'y connais rien, franchement rien, mais j'apprécie le spectacle qu'il m'offre avec le regard d'un amateur devant qui on viendrait faire quelque chose de beau. Parce que ça l'est, vraiment, et à mesure que je le vois danser, j'ai l'impression de le découvrir un peu mieux que je ne le connaissais déjà. Et pourtant, je me retrouve un peu pris de cours quand je le regarde, à la fin de ses mouvements, et que je vois qu'il pleure. Avec une main sur son épaule qui se veut réconfortante, je lui adresse un petit sourire. « C'était vraiment beau, merci. » je me contente simplement de commenter.

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I PROMISE YOU, I'LL MAKE IT UP TO YOU
“Arrivé devant une longue plaque de verglas sur le trottoir, il hésite un instant puis, au lieu de la contourner, s’élança dessus, les bras écartés afin d’assurer son équilibre. Comme un gosse. Parvenu au bout sans encombre, il sourit aux étoiles” (DENNIS LEHANE)

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[LUN – 21:30] fresh prince.

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