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 le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)

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Nicholas
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MessageSujet: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyDim 31 Mar - 1:38

Ouais. Bon. Okay. J’serais un putain d’hypocrite si je reconnaissais pas que leur palais, il a la classe. J’ai beau être un vieux con, j’crache pas non plus dans la soupe -du moins, pas trop-. Mais tout leur petit manège de ce soir ? J’continue d’penser que c’était de la merde. Ou du moins, que c’était mille fois trop exagéré. C’est bon, quoi, c’est pas comme si là où on allait pioncer était au centre de tout dans le jeu, c’est un peu secondaire. Et peut-être bien qu’il y a dans le lot des candidats des p’tits enfants a papa qui peuvent pas vivre sans leur palais serti de diamant, mais moi, j’m’en tape, et j’m’en serais pas plus mal porté si notre logement avait été une pauvre p’tite auberge de jeunesse du fin fond de l’Ecosse. Ce qui est bien au moins c’est que je risque pas non plus d’être trop chamboulé avec cette histoire de piaule belle ou pourrie, et, en l'occurrence, pourrie pour moi, cette semaine. On verra bien si les semaines suivante j’arrive a remonter dans le niveau. Tentons de prendre ça comme une sorte de jeu personnel, à défaut de le prendre comme une carotte à tenter d’attraper. S’il faut ça pour jouer le jeu de Thrown Dice, ma foi, pourquoi pas. Bon, en tout cas, j’arrive enfin à la porte de ce qui est - si j’ai bien compris - ma chambre, et j’ouvre la porte nonchalamment, sans frapper ou quoi. Mon nouveau coloc “tait déjà là à s’affairer à je-sais-pas-trop-quoi quand j’entre, mais je suis pas surpris. Ma canne a beau avoir des flammes dessinée dessus, je continue d’avoir l’allure d’un grand-père avec cette merde. « Salut. J’suis Nick. Nicholas. » je lance simplement dans un petit mouvement de tête. Le gars est méga vieux et ça me surprend assez parce que j’ai toujours cru que les émissions du genre, c’était pour les prépubères - à mon âge canonique de 28 ans, j’m’attendais presque à être dans la liste des darons du programme- mais après tout, mes potes arrêtaient pas de me dire que c’est différent, comme émission, alors bon, pourquoi pas. J’m’avance un peu plus en regardant autour de moi leur définition de “petit prestige” ? Cette piaule est genre trois fois plus spacieuse que la mienne. « eh bah. si c’est ça qu’ils considèrent comme l’avant dernière chambre dans le classement du luxe, j’demande a voir la première... » je lâche dans un reniflement moqueur, avant de remarquer le lit qui n’avait pas été pris d’assaut par mon nouveau pote. « à moi, je suppose ? » je montre d’un geste de la main désinvolte, avant de m’y diriger pour m’y asseoir à l’aide de ma canne, exactement comme un vieux crouton. « alors, qu’est-ce qui t’amène dans ce merdier, toi ? » ouais, je sais, c’est un peu de but en blanc, mais j’avoue que “émission différente” ou non, ça me titille un peu du bulbe, c’t’affaire. Non parce que j’sais pas, il a l’air d’avoir quand même meilleure chose à foutre que d’aller s’enfermer tout seul dans une cage à humains le gars, pas comme moi.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyDim 31 Mar - 19:10

Lorsque Niels avait compris qu'il dormirait dans une chambre au confort limité, il s'était d'abord dit qu'il avait eu moins de chance que d'autres à la loterie des couchettes avant de s'être fait la réflexion que ce n'était pas de dormir dans tel ou tel coin du palace qui changerait quoi que ce soit à sa semaine. Ce qui l'embêterait un peu plus, ce serait de découvrir une chambre qui lui rappellerait celle qu'il avait partagé à l'université, la première fois. Il n'était pas très nostalgique de cette époque en particulier, et même s'il n'avait pas fait sept heures d'avion simplement pour dormir au calme et sur un bon matelas, l'inverse était tout aussi vrai ainsi il se contenterait d'une chambre pas trop vétuste et où il était possible de fermer l’œil. Son rapport à son sommeil avait pas mal changé ces dernières années et pas seulement parce qu'il dormait plus qu'à l'époque où il se levait à l'aube pour faire un boulot stressant ou au beau milieu de la nuit pour donner le biberon à ses enfants, et il avait comme qui dirait un seuil de résistance un peu moins élevé que quand il avait vingt ans et que ça n'avait pas grande importance d’enchaîner les nuits trop courtes. Ainsi c'est curieux de découvrir l'endroit où il dormirait que Niels entra dans la chambre qui lui avait été attribuée, constatant au premier coup d’œil que c'était loin d'être aussi sommaire que ce à quoi il s'était attendu. Il avait connu mieux, mais il avait aussi connu pire et il n'était pas certain d'avoir besoin de beaucoup plus que ce qu'il avait à cet instant sous les yeux. Posant sa veste par réflexe sur le premier lit qu'il trouva, il se dirigea vers les rangements qui, s'ils étaient assez restreints, devraient suffire pour ce qui était de ses affaires. Il avait voyagé plutôt léger, son attachement aux choses matérielles n'étant plus le même aujourd'hui. La porte s'ouvrit à nouveau, cette fois sur la silhouette de celui qui devait être son colocataire et qui lui aussi était sûrement venu prendre possession de ses quartiers. « Je suis Niels. Juste Niels. » Il souffla en se redressant pour lui faire face, et parce que leurs prénoms n'étaient pas si éloignés l'un de l'autre quand on savait que le sien était une forme dérivée et écourtée de celui de son camarade. Nicholas détailla la chambre à son tour, tandis que Niels commença à détailler Nicholas. Difficile de ne pas remarquer sa canne, qui plus est maintenant qu'ils n'étaient que tous les deux et qu'il avait vraiment l'occasion de s'y intéresser, et forcément ça soulevait tout un tas de questions qu'il tâcha dans un premier temps de réprimer, laissant ça à plus tard. « Ça dépend si tu as beaucoup d'affaires, les placards ne sont pas très grands mais pour les miennes c'est suffisant. » En dehors de ça, oui, la chambre paraissait plutôt confortable ou ne donnait pas envie d'en ressortir en courant, il ne savait pas comment étaient lotis les candidats des meilleurs chambres mais celle-ci n'était pas non plus un placard à balais. « Par contre la fenêtre ne s'ouvre pas, ça risque de rapidement sentir comme dans une garçonnière. » Il releva ensuite, grimaçant lorsque sa main sentit la poignée de la fenêtre lui résister. Dans d'autres circonstances, il aurait probablement été un peu moins détendu parce que les espaces fermés n'étaient pas forcément ce qu'il préférait. Il hocha la tête lorsque Nicholas s'installa à son tour sur son lit, puis déboutonna le premier bouton de sa chemise pour se mettre à l'aise. « Toutes sortes de choses, à commencer par l'envie de changement. Ça s'est fait comme ça, si j'y avais réfléchi un peu plus j'aurais sûrement trouvé des tas de raisons de ne pas le faire. » Il en voyait d'ici plusieurs. « Et toi ? » Il devait y avoir une partie des candidats qui étaient là pour l'argent, une autre pour l'aventure et il se demandât dans quelle catégorie Nicholas aurait tendance à se placer lorsqu'une nouvelle question finit par lui échapper. « C'est arrivé comment ? » Il était assez évident qu'il faisait référence à sa canne et probablement pas surprenant que sa curiosité ait fini par l'inciter à poser la question.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyDim 31 Mar - 20:50

Franchement, moi, comme piaule ça, ça me suffit largement. J’sais pas comment est la classe inférieur, ni la classe supérieur, mais j’en demande pas plus, en vrai. J’veux dire, c’est pas comme si on allait y passer notre vie, dans cette pièce -surtout vu le reste de la baraque-. C’est juste pour dormir, au final. Alors qu’elle fasse 13 ou 33 mètres carrés, quelle différence, tant que les lits sont suffisamment confortables et qu’on a de quoi caser nos affaires ? En plus, si encore y’avait eu qu’un seul plumard à partager j’dis, pas, mais là un double chacun… c’est bon, quoi, qu’est-ce qu’ils voudraient de plus, les autres ? Ah- enfin, apparemment, j’ai parlé trop vite en ce qui concerne les placards, puisque Niels m’informe qu’on croule pas non plus sous la place disponible avec eux. Mais, bon. J’suis pas tellement du genre à avoir un milliard de valises derrières moi, ça va. « mouais, b’oh… ça devrait aller, j’ai pas grand chose. » je réponds calmement, d’un ton laissant clairement voir que c’est pas vraiment le genre de choses qui vont m’inquiéter. Et on en remet une couche dans les petites découvertes de la chambre, quand il découvre que la fenêtre s’ouvre pas. J’lâche un p’tit rire à sa remarque, tout en lâchant un petit « chouette, alors. » d’un ton faussement ravi, mais tout de même avec une pointe d’amusement derrière. Pointe d’amusement qui se transforme en petite insolence quand j’ajoute, presque convaincu de ma connerie « ça fera un p’tit cadeau aux futurs occupants, histoire de leur souhaiter la bienvenue » j’suis sûr qu’ils vont adorer, tiens. Non, parce que nous, encore, y’a encore moyen qu’on s’y habitue, à l’odeur, si jamais vraiment c’est pas réparable. Mais alors ceux qui vont passer après nous ? Bonne chance à leur odorat pour résister, on est pas tellement dans le climat idéal pour que ce genre de chose reste sans conséquences. Enfin bon, conneries mises à part, je finis par m’assoir dans mon lit comme un vieux crouton avec sa canne, et je tarde pas à lui demander ce qu’il branle ici -non parce que vu son page, c’est à se demander-. ‘Fin j’parle comme s’il allait crever demain, mais, bon, quand même, quoi, c’est un daron, le mec.  Je hoche la tête, les yeux un peu dans le vague, quand il m’explique qu’il a besoin de changement, et finit par lâcher un reniflement à la deuxième partie de son explication. Oh, comme je te comprends, mon gars, comme je te comprends. « je vois » puis il me retourne la question, et je devrais pas en être surpris, parce que c’est ce qu’ils font, les gens un minimum civilisé, en général. Mais pour le coup, j’sais pas trop quoi dire. « oh, moi... » je lâche, d’un ton se voulant faire comprendre que c’était pas important, quand il enchaîne par une deuxième question. Elle pourrait sembler un peu vague si elle était hors contexte… mais elle l’est jamais, pour moi. J’reste silencieux une ou deux p’tite seconde, en regardant ma canne, avant de relever la tête vers Niels. « un accident de voitures… il y a deux ans. » je hoche la tête dans une petite moue, au fur et à mesure que mon regard le quitte pour redescendre, un peu comme le malaise du gars qui sait pas trop comment en parler, avant d’ajouter finalement, une fois mon regard complètement redescendu vers ma canne.  « c’est… à moitié à cause de ça, que j’suis ici. » allez, Nicky, t’en a bien parlé aux producteurs quand il s’agissait de passer le casting, tu peux bien le refaire ici. « bon, là, j’remarche à peu près donc ça va un peu mieux, mais… j’ai passé dans les vingt mois en fauteuil. J’pouvais plus du tout marcher, après l’accident. Et dire que je l’ai mal vécu serait un peu dans le cadre de l’euphémisme » c’est dans un pouffement sardonique que j’ai prononcé ce dernier mot, avant de reprendre d’une voix calme, presque plate, et assez basse « j’suis tombé en dépression » je reste silencieux une petite seconde, un peu muré dans mes pensées -on s’en doute- ultra gaies, avant de relever la tête vers Daron-Niels. « c’est pour ça, que j’suis là. ‘fin… pour me forcer à vivre de nouveau avec les autre, tout ça... tu vois. » j’sais pas trop s’il voit, ou surtout s’il comprend ce raisonnement, parce qu’à mes oreilles, plus je l’entends, plus j’le trouve complètement crétin. Ce qui est pas trop bon signe pour moi. « et puis, j’suis- j’étais lieutenant d’police, à la base, alors… le côté enquête, c’est du bonus, pour me donner l’impression de pas totalement avoir perdu mon boulot » j’ajoute en riant un peu jaune -mais juste un peu-. C’est que, bon. J’avais le choix entre ça, et une partie de Cluedo, quoi. Là, par contre, de ce côté là, mon choix me semble un peu plus cool, dans l’idée.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyLun 1 Avr - 18:48

Que ce soit pour Nicholas ou pour lui, la taille de cette chambre ne semblait pas être un problème et l'absence de place au niveau des rangements non plus. Instantanément, Niels se fit la réflexion que s'ils s'entendaient sur ce genre de détails, ils s'entendraient peut être sur d'autres choses et ce n'était pas plus mal quand on s'apprêtait à partager une chambre. Pour Niels, ce n'était pas si habituel depuis qu'il vivait seul et une nouvelle forme de vie en communauté à laquelle il tâcherait de s'habituer, après tout il était aussi venu pour s'extirper de sa zone de confort. A croire qu'il avait besoin de le faire plusieurs fois par décennie et que c'était une nouvelle étape dans sa crise de la quarantaine. Ce qu'il savait, c'est que la soirée avait été un peu plus rude qu'en apparences et que si Nicholas était un colocataire aussi conciliant qu'il en avait l'air, ça ne devrait pas mal se passer. Le seul bémol étant cette fenêtre qui ne s'ouvrait pas et risquait de stocker les odeurs. La remarque de son colocataire étira ses lèvres. « Dans ce cas, j'espère pour nous qu'on ne fera pas du sur-place dans le classement. Mais j'imagine que tu as déjà prévu de partir à la conquête des meilleures chambres. » C'était son cas, même si dans l'immédiat il se concentrait surtout sur cette soirée et évitait plus généralement de regarder trop loin devant lui depuis plusieurs années. C'était un peu de la superstition, un peu de tout en fait. « Tu rêvais à une compagnie particulière pour cette semaine ? » Puisqu'ils allaient dormir ensemble et partager le même espace vital pendant plusieurs jours, ils pouvaient bien se parler et se confier leurs premières impressions sur les autres candidats. Une soirée, ça restait court pour se faire une opinion et Niels procédait un peu différemment, mais peut être que son camarade avait au départ une idée de la personne avec qui il aurait aimé partager cette chambre. Il ne se vexerait pas. Ou qu'un peu. Niels le suivit finalement du regard tandis que Nicholas prit possession du deuxième lit, et il se confia sur les raisons qui l'avaient poussé à s'inscrire à cette émission. En soi, il y en avait plusieurs et ce n'était pas comme s'il pouvait s'ouvrir complètement, mais il disait la vérité lorsqu'il avouait qu'il n'avait pas forcément pris la peine de peser complètement le pour et le contre. Et c'était voulu. Il fut naturellement tenté de lui retourner la question, mais aussi de l'interroger sur un détail qui forcément avait attiré son attention et d'autant plus maintenant qu'il le voyait dans un autre contexte que celui de tout à l'heure. Cette canne, il imaginait bien d'où elle pouvait venir et ce qui avait pu se passer pour qu'à son âge il doive se déplacer avec, mais plutôt que de faire des suppositions indélicates, il aimait mieux écouter le récit que le candidat débuta. Nicholas évoqua son accident de voiture et il hocha doucement la tête, plus habitué qu'on pourrait le croire à entendre ce genre de récits et à se faire le confident de personnes qui étaient passées par des épreuves. C'était l'essence de son métier et en entendant Nicholas il avait l'impression de renfiler progressivement son costume de sophrologue. Et ça lui faisait du bien, malgré le contexte. « Je vois, oui. » Il souffla lorsque le candidat parla d'avoir eu besoin de réapprendre à vivre avec les autres, la démarche étant compréhensible et nécessaire. « Tu as pu parler à quelqu'un pendant ta convalescence ? Le suivi psychologique est très important dans ce genre de cas, j'ai rencontré beaucoup d'accidentés qui avaient physiquement et psychologiquement besoin de se remettre. » Des sportifs mais aussi des types comme Nicholas qui avaient vu leur vie basculer après un accident brutal alors ce genre de cas était loin de leur être inconnu. « Tu en es où aujourd'hui ? » A l'écouter, il paraissait évident que ce n'était toujours pas évident à évoquer et c'était peut être le signe qu'il restait du travail à faire sur certains points, il attendait d'en être sûr tandis que Nicholas se confiait sur son ancien boulot. Ça non plus, il n'avait pas l'air de l'avoir encore complètement accepté. « Tu as repris une activité professionnelle ? C'est jamais simple d'envisager de changer de voie, mais parfois c'est libérateur et ça permet de reprendre les choses en main quand on s'est trouvé dans l'impossibilité de travailler, par exemple. » Il avait fait l'expérience de la reconversion, même si sa situation n'était pas la même que celle de Nicholas et qu'il n'avait pas été dans l'incapacité physique de continuer son ancien boulot. Malgré tout, il connaissait la question. « Je suis passé d'une carrière dans l'immobilier à un cabinet de sophrologie. J'ai pas ma carte sur moi, mais tu sais où me trouver si besoin. » Ils allaient dormir dans la même chambre, et accessoirement vivre sous le même toit. Si Nicholas avait besoin de parler à quelqu'un, ça lui paraissait normal de se proposer comme il l'aurait fait à l'extérieur, gardant pour plus tard la deuxième partie de sa proposition.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyLun 1 Avr - 22:19

Je sais pas comment les autres candidats appréhendent leurs chambres, ni même comment sont ces fameuses chambre, mais ce qui est sûr, c’est que si là, ici, on est presque dans c’qu’il y a de plus pourri ici, c’est qu’on va certainement pas mal dormir. Mais pour le coup, ça m’donne un peu l’impression qu’eux même ont pas capté le principe de leur propre jeu. ‘Fin, j’sais pas, moi, tu m’dis, “le niveau de confort de ta piaule dépend de ton niveau à toi”, j’imagine une crasse au dernier niveau pour bouger les gens à s’bouger l’fion pour monter en grade. Bon, j’dis pas non plus que la notre mérite d’être en haut du classement, mais, j’sais pas… au moins dans la haute moyenne. Mais là, en vrai, à moins que tout le reste des candidats soient des fils et filles à papa pour qui luxe rime avec quotidien, et qui donc vont s’trouver choquer à la moindre merde… j’vois pas trop où est-ce qu’il va être le challenge. Mais, bon. On va dire que ça reste une petite course quand même, et que ça devrait un peu m’occuper d’y participer aussi, alors… bah tiens, d’ailleurs, voilà que Niels me fait la remarque que j’vais certainement viser plus haut pour les prochaines semaines. J’hausse un peu des épaules. « plus par simple esprit de compet’ que par envie d’luxe, j’avoue que j’cracherais pas sur de meilleures chambres. » après tout, même si en soit ça sert à rien d’avoir une chambre de quarante mètres carrés, j’pourrais au moins avoir le plaisir d’me dire que j’l’ai gagné. « d’autant plus si on laisse la notre avec ça » j’ajoute dans un reniflement moqueur, en faisant encore référence à la supposée odeur qu’on va laisser. Enfin, en espérant que ça soit pas toutes les fenêtres de toutes les chambres qui soient cassées ou notre plan diabolique il serait foutu. Quand il me demande si j’avais quelqu’un dans ma ligne de mire en tant que coloc, j’hausse un peu les sourcils, puis, les épaules. « Bof. C’pas comme si j’avais eu le temps ou l’occasion d’me faire une expertise complète sur tout le monde. J’ai parlé à peu de gens, encore. » enfin, peu de gens, si on le compte, j’suis presque sûr qu’on arrive à cinq, et faire la causette à cinq inconnus en une soirée, pour moi, ‘faudrait presque sortir le champagne. Mais, bon. C’était qu’en surface, les discussions, alors dans tous les cas j’peux pas tellement lui répondre. « Pourquoi ? Toi, si ? » j’me pause la question parce que quand même c’est pas banal comme demande. Ca s’trouve il ose pas m’dire que lui, il avait quelqu’un en vue. « si t’avais repéré une nana, déso pas déso mais j’compte pas porter de perruque pour te faire mieux vivre ta frustration, tu t’démerdes » j’ajoute dans un sourire railleur. J’sais pas trop s’il a le même humour que moi, mais bon, au pire, hein, on survivra tous les deux au bide. Enfin bon, j’finis par m’assoir dans c’qu’il semble être mon lit, puis j’écoute Niels répondre à ma question sur c’qu’il fout coincé là avec nous. Une envie de changement, apparemment. P’t’être qu’il trouvait sa vie merdique. J’peux comprendre c’genre d’état d’esprit. Il finit par me retourner la question et par m’demander c’que j’ai à la jambe. J’essaie de lui répondre simplement et le plus clairement du monde, et, apparemment, il comprend mon idée que j’ai eu à réapprendre à socialiser. Peut-être que c’était pas si con que ça, du coup ? Après, il commence à me demander si j’suis suivis, et de c’qu’il ajoute après, j’en conclus rapidement que ça doit être un psy, ou un truc du genre, et j’peux pas m’empêcher un p’tit reniflement cynique. Comme quoi, même jusqu’ici, j’semble suivis. « Ouais, y’a une psy qu’on m’a collé de force » je réponds dans une grimace, avant d’être pris d’un reniflement cynique « mais si j’pouvais m’en passer, d’celle là... j’sais pas pourquoi elle a choisi ce métier mais c’est clairement pas par compassion pour son monde, ça c’est clair » non parce que là, autant j’avais rien contre la profession avant de la connaitre, autant maintenant, j’m’en méfie autant qu’un chien devant un facteur. Quelle vieille pie. Dès le départ, elle avait une dent contre moi, cette conne, si elle croit que j’m’en suis pas rendu compte. ‘fin bon? Où j’en suis aujourd’hui ? C’est peut-être déplacé, mais sa question m’fait rire. Un rire jaune, hein. Mais un rire quand même. « nulle part » y’a pas vraiment des montagnes à raconter de ce côté là, dommage pour lui. « j’glande, j’fais pas grand chose. » j’ajoute, histoire qu’il sâche mieux où j’voulais en venir avec mon “nulle part” arrogant. « ‘pas grand chose à faire, en même temps... » je souffle, cette fois un peu plus pour moi que pour lui. Parce que bon. J’bosse plus. Donc, hein. D’ailleurs, ça me fait penser à mon boulot, et j”continue dans la parlote en lui exliquant le bonus de la p’tite chasse au secret. Mais, mauvaise idée. Voilà que lui aussi, il veut m’faire changer d’carrière. « naaan, nan, nan, nan, nan. » Bon, après, lui il sait pas encore à quel point c’est important pour moi. Donc, bon. Du coup, j’lui explique « être flic, c’est tout c’que j’ai toujours été, tout c’que j’ai toujours voulu être. C’était mon rêve de gosse ! J’veux pas trouver autre chose. J’sais que ça reviendrait à admettre que ma carrière est foutue, et ça, c’est pas question. » j’essaie d’lui montrer à mon ton que j’suis assez catégorique là dessus. Parce que bon. J’ai jamais eu autre chose que ce métier là en tête, depuis tout p’tit. J’ai toujours bossé pour ça, et même une fois que j’ai réussi à l’être, j’ai jamais relâché les efforts. J’ai toujours tout donné. Au maximum. Et mon travail payait. J’peux pas juste abandonner dix ans d’efforts et sept ans de carrière comme ça, comme si de rien était. Enfin bon. Finalement, il est pas psy, le Niels, mais sophrologue. J’en ai jamais eu, alors j’sais pas trop c’que ça vaut, juste les grosses bases de ce que c’est comme machin. J’lâche un p’tit rire quand il me parle de sa carte. « t’inquiète, j’suis tellement bordélique, ta carte, j’l’aurais paumée en une heure » et le pire, c’est que j’exagère à peine. Il verrait mon appart. Un parfait croisement entre une salle d’archive désaffectée et un sous sol de bibliothèque, avec tous ces livres et tout ces cartons d’affaires non-classées qui trainent de partout. « de l’immobilier à la sophro... » je finis par répéter à mi-vix, songeur, avant de retrouver mon sourire railleur. « tu voulais soigner tout ceux à qu’t’as rendu fou à force de leur refuser des dossiers déposés, c’est ça ? » j’lache un reniflement moqueur. Non, parce que, y’a quand même un grand décalage entre les deux domaines, alors bon, on sait jamais. « belle manière d’faire pénitence » je commente toujours dans le même ton, opinant du chef comme si j’avais trouvé la raison de son turn-over. Et, qui sait. Ca s’trouve, j’ai vraiment trouvé.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyMer 3 Avr - 3:18

Lorsqu'il observait cette chambre, Niels ne pouvait pas s'empêcher de se dire que la production savait comment aussi mettre en valeur ce qu'il y avait de moins confortable, parce qu'il se souvenait avoir déjà dormi dans des chambres d'hôtel moins attrayantes que cet endroit. Il ne savait pas à quoi ressemblait les chambres les plus luxueuses, mais pour cette semaine il n'avait pas forcément besoin de plus qu'un lit qui soit confortable et assez grand, et une décoration qui pouvait prendre n'importe quelle apparence tant qu'elle n'était pas psychédélique. Mais s'il s'était fait à l'idée de dormir ici, il ne prévoyait pas moins de découvrir ce qu'il y avait de si remarquable à l'étage supérieur pour que les places y soient si chères. Nicholas aussi, par esprit de compétition, et il est certain que ce ne serait pas bon signe s'ils étaient voués à garder la même chambre toute l'aventure. « Je suis content d'entendre ça, sachant que j'ai cru comprendre qu'on était aussi dans la même équipe. » Il releva en se rappelant des équipes et du fait qu'ils n'étaient pas seulement colocataires pour la semaine mais aussi coéquipiers. « On était donc faits pour comploter ensemble. » Son ton changea à peine et pourtant il était cette fois-ci un peu moins sérieux, bien qu'il lui semble qu'ils aient tous les deux laissé entendre qu'ils n'étaient pas fermés à l'idée de s'allier, certes à leur binôme d'entrée mais comme ni Lula ni la brune avec qui Nicholas était entré ne faisaient partie de leur équipe, c'était plus compliqué. La vérité, c'est que Niels avait aussi reconnu qu'il n'était pas un stratège accompli qui fomente des plans mais qu'il y avait eu plusieurs moments dans sa vie où sa pugnacité avait atteint des records. Il chercha par la suite à savoir si Nicholas avait espéré se retrouver dans la chambre d'un ou une candidat(e) en particulier, mais comprit qu'il n'avait pas encore vraiment discuté avec les autres. « Non, je n'ai pas non plus vraiment pu découvrir les autres, en dehors de Lula. Le couple était un peu l'attraction de la soirée, et moi je n'avais pas forcément envie de m'en tenir trop près. » Il confessa en haussant les épaules et en commençant à jeter un œil à l'intérieur de sa valise. Ce n'était même pas la faute des deux intéressés, ou disons que le problème venait surtout de lui et du regard qu'il n'avait pas pu s'empêcher de poser sur eux. C'était idiot et une chose pour laquelle il aurait certainement déculpabilisé l'un de ses patients s'il lui en avait parlé, mais c'avait été plus fort que lui et ça ne l'avait pas mis très à l'aise. De quoi faire sonner la question et plaisanterie de Nicholas encore plus étrangement à ses yeux. « J'ai la tête d'un type venu repérer des nanas ? Ça ne fait pas du tout pervers, au moins. » Il railla au moment de recroiser son regard, bien conscient que Nicholas essayait de faire de l'humeur et qu'il ne serait pas un bon client s'il n'essayait pas de son coté de participer un peu. Il commençait à comprendre comment il fonctionnait et ça le rendait capable d'une meilleure empathie, notamment concernant ce qui lui était arrivé, bien que Niels ait toujours su garder une distance avec ceux qu'il essayait de comprendre et d'aider. Son empathie, elle se manifestait de différences façons et d'abord par un intérêt accru. Et alors que Nicholas évoqua son désamour pour la psy qui l'avait accompagné après son accident, Niels comprit qu'il le prenait sans doute pour quelqu'un du milieu. « Les thérapeutes ne doivent pas compatir personnellement, mais rester neutres et objectifs. Peut être que son approche a été maladroite, ou pas assez en phase avec ce que tu vivais. Ou peut être que tu t'es fermé parce que tu ne voulais pas qu'on t'aide. » Il supposait à mesure qu'il essayait de traduire la façon dont Nicholas en parlait, et sans prétendre se mettre à sa place parce que ça, ce serait maladroit. Il envisageait juste le fait qu'il se soit peut être braqué face à quelqu'un qui tentait d'entrer à l'intérieur de sa tête. Et alors qu'il lui révéla ne pas être très actif depuis son accident, Nicholas réagit vivement à son idée de reconversion. « Alors quelle est la prochaine étape ? Si tu ne peux pas reprendre ton boulot mais que tu ne peux pas non plus faire autre chose. Tu ne vas pas pouvoir attendre que la situation se débloque d'elle-même, parce que ça n'arrivera pas. » Il souffla, sans chercher à le brusquer parce que ce n'était pas une méthode très efficace, mais parce qu'à l'entendre la situation était bouchée et qu'il lui paraissait jeune pour se résigner. « Darwin disait que les espèces capables de s'adapter étaient les seules capables de survivre. Et c'est comme ça pour tout, tout le temps. » Des empires s'étaient effondrés parce que leurs dirigeants avaient refusé de s'adapter à leur époque, et des gens allergiques au changement avaient fini par le subir de plein fouet. Alors Nicholas devra trouver une solution pour que sa situation le mène quelque part, même si c'était ailleurs, et même si c'était différent. Niels, lui, s'était reconverti par envie autant que par nécessité, et peu de gens savaient les efforts que ça lui avait demandé parce que lui aussi avait tout construit autour d'un mariage, d'un boulot. Et il n'était pas entrain de proposer à Nicholas de faire de lui son nouveau thérapeute parce que ce serait un peu étrange dans ce contexte, simplement de considérer l'idée de lui parler si besoin. Carte ou pas, ils avaient l'avantage de partager la même chambre. « Je voulais surtout  donner un sens différent à ma vie, et me prouver que je pouvais repartir de zéro tout en puisant en moi pour aider des gens que j'étais capable de comprendre. » Quand il avait commencé, il avait surtout l'expérience de la vie et son propre vécu pour savoir comment aborder certains problèmes, certaines souffrances. « Mais oui, je n'avais pas toujours la conscience complètement tranquille dans mon ancien boulot, et à la fin tout finissait par se ressembler. » Son jugement s'était cela dit certainement biaisé avec le temps. « Tu es aussi venu ici pour l'argent ? » Il demanda finalement, en sortant quelques affaires de sa valise.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyJeu 4 Avr - 22:17

J’suis pas familier aux télé-réalité. Bon, comme tout le monde, quand le truc a commencé à se démocratiser, comme tout le monde, j’ai tenté de m’y mettre, ne serait-ce que pour voir c’que c’était que c’machin-là. Mais… j’sais pas. J’ai jamais accroché. Que ça soit en angleterre quand j’étais pas encore un ado, ou alors à new york, à partir d’mes 16 piges, pourtant, à l’école autour de moi tous les gamins d’mon âge, ils avaient que ça à la bouche. Bon, pas littéralement tous, on s’entend, mais la plus grande majorité, quoi. Le peu que j’ai regardé m’a suffit pour me faire comprendre que ça m'intéressait pas comme programme, et j’me suis jamais vraiment intéressé plus que ça au sujet. De Thrown Dice, même pour ma propre inscription, tout ce que j’en savais, c’est c’que mes potes m’en ont dit pour me convaincre de m'inscrire. Mais c’est tout. Du coup, pendant la présentation de leurs chroniques ou des autres spécificités de la saison… bah, moi, ça m’a un peu laissé dubitatif, dans le sens ou j’avais vraiment aucune idée de c’que ça pouvait concrètement représenter. Et dans le lot, encore plus : ces histoires de team. J’suppose que ça va être ceux que j’concidère comme mes alliés, mais, c’est totalement con de les choisir à notre place, nos alliés. Parce qu’on se connait pas encore, et on sait pas comment on va s’entendre. C’est comme s’ils voulaient nous choisirs nos amis, en quelques sortes, ça a pas vraiment de sens. Du coup, quand Niels m’a rappelé qu’on faisait partie de la même équipe, j’me suis juste contenté d’hocher vaguement la tête, dans un « ah, oui, c’est vrai, tiens » parce qu’effectivement, maintenant qu’il le dit, j’avais bien entendu un nom dans le genre du sien pendant l’annonce des équipe. « c’est p’t’être même pour ça qu’ils nous ont foutu dans la même piaule, qui sait » à défaut de faire ce qui aurait été pour moi plus intelligent pour nous permettre de mieux nous connaître : nous faire tous partager la même piaule, en mode dortoir, au moins, ils ont peut-être foutu deux trois personnes de la même équipe en colocataires. Même si ça m’étonnerait un peu, ça serait pas plus logique que ça, au final. Quand Niels mentionne l’autre couple, et avoue ne pas avoir trop eu envie d’aller vers le ramdam qu’ils provoquaient, j’ai un léger rire, parce que j’me reconnais moi-même dans c’qu’il dit. « ouais, j’les ai vu, ceux-là, c’est vrai… mais, on a un peu eu la même réaction, j’avoue j’ai un peu évité les plus voyants… » Quand j’connais pas trop, j’préfère observer plutôt que d’aller me lancer tête la première dans la foule. Et ça, ça ‘rappelle l’autre Jhoan qui a l’air d’être le type beaucoup trop assuré pour être réellement les pieds sur terre. Lui, la foule, il s’y était jeté corps et âme, il avait même l’air de vouloir qu’elle. Encore un type de personne de qui j’préfère me tenir loin pour mieux observer. « comme pour l’autre guignol avec son pseudo-discours, la  » Et encore, s’il y avait eu que l’discours. Ah, son p’tit “j’m’appelle Jhoan mais vous devez déjà le savoir” autant dire qu’il a pas choisi la meilleure phrase pour me faire avoir une bonne impression sur lui. ‘Fin, bon, au final, on s’en branle de c’mec. J’tente un trait d’humour avec Niels, évoquant le fait que j’me mettrais pas de perruque sur la tête s’il avait préféré avoir une nana avec qui pioncer, et il rentre un peu dans mon jeu en faisant mine d’être offusqué. Ca me fait sourire, quand j’réponds « toi, non, mais, dans c’genre d’émission, ça m’étonnerait pas qu’y’en ai qui sous couvert de j’sais pas quelle raison… sont en fait juste là pour s’trouver quelqu’un » et un délire pareil, c’est quand même un peu pathétique. J’veux dire, y’a d’autres solutions quand même. Le gars qui fait ça, il a juste l’air d’un psychotique. Mais, bon, en même temps, le gars qui fait ça, il va jamais l’avouer, qu’il le fait, donc personne saura qu’il l’est, et c’est encore plus triste. Mais pour les autres, cette fois. ‘fin bref. Le sujet dévie ensuite sur mon accident, et, le joli hasard de la vie, mon coloc d’une semaine s’trouve être un sophrologue. Autant dire du coup qu’il a pas besoin de se creuser le crane pour tenter d’m’analyser, et quand il donne son avis sur c’que j’lui ai dis de ma psy, j’lâche un reniflement un peu moqueur. « t’as raison sur un point, j’voulais pas qu’elle m’aide. Mais juste parce qu’elle non plus, elle avait pas trop l’air de vouloir m’aider ou juste de me comprendre. » J’veux dire, quand tu expliques le pourquoi du comment de comment tu te sens et de pourquoi ces choix, et que c’est limite si elle te coupe pas la parole pour te dire comment tu dois être tellement qu’elle en a rien à battre de ton point de vue… y’a effectivement de quoi s’braquer. Mais pas forcément parce qu’on voulait pas être aidé d’base. En tout cas le Niels il devine rapidement que le sujet du métier est un sujet qui bloque un peu, et j’écoute c’qu’il me dit sans rien dire, en regardant machinalement c’qu’il a sorti d’sa valise. La prochaine étape ? « y’a un peu moins de deux ans, y’en avait encore, des docs qui me disaient que j’pourrais plus jamais marcher. Et au final, aujourd’hui, même si j’suis sur une canne, j’ai quand même foutu mon fauteuil au placard. Alors, j’sais pas… p’t’être que quelque part, j’espère encore m’en remettre complètement; et pouvoir reprendre ma vie là où j’l’avais laissée... » alors okay, j’suis pas con. J’sais bien que y’a un faussé entre marcher de nouveau et être aussi valide que si l’accident n’avait pas eu lieu, et reprendre ma vie là où je l’avais laissé, avec le boulot de flic, les missions, le sport et j’en passe. Mais quand de base, on arrive à faire fermer la gueule des médecins sur un point… comment on pourrait m’en vouloir d’espérer malgré tout de les faire se la fermer sur un deuxième ? « parce que bon… dans tous les cas, moi, c’est sûr le terrain, limite dans l’danger, que j’me sens bien. donc trouver un autre boulot qui pourrait m’épanouir, ça serait pas si simple... » parce que c’est pas comme si j’y avais pas déjà réfléchi. J’veux dire, j’ai beau être buté, j’ai beau continuer à vouloir être flic… ça fait quand même deux ans. Et j’ai eu le temps de gamberger, en deux ans. Enfin bon, j’finis par le questionner sur son boulot parce qu’il a quand même mentionner le fait qu’il soit passé d’agent immobilier à sophrologue, on peut pas tellement dire qu’on voit ce genre de reconversion tous les jours. Il dit qu’il voulait donner un nouveau sens à sa vie, se prouver des trucs, et tout. Et j’hoche la tête, compréhensif. Tout l’monde peut pas trouver son métier de rêve du premier coup, ou toujours avoir le même après des années et des années, après tout. Contrairement à c’que voudraient nos profs. « et c’est une affaire qui roule ? repartir de zero, c’pas simple » et j’parle en connaissance de cause, puisque j’ai quand même vu mes parents repartir de rien quand on a bougé à New York. C’est pas un truc qui se fait en un jour et c’est pas toujours rose, ‘faut s’accrocher. En tout cas, j’veux bien l’croire quand il dit avoir eu des cas de conscience avec son ancien boulot. « tu m’étonnes… ça rend blasé, c’genre de taff, à la longue » à force, on voit même plus les humains comme des humains, mais juste comme des dossiers, des chiffres… ça fait flipper, quand on y pense. Quant au fait de si je viens aussi ici pour l’argent... « ah bah, même si c’est pas ma motivation première, c’est sûr que l'appât du gain, ça intéresse » j’hausse les épaule, dans un p’tit rire. J’vais pas m’la jouer hypocrite, après tout. C’était forcément un des critère dans la lignes des pour quand il a fallu que j’fasse mon choix. « a moins d’être pété d’thune de base, personne ira cracher sur quelques milliers. Même si on est du genre “l’argent m'intéresse pas”, on vit dans un monde ou dans tous les cas, on en a besoin. » parce que tout c’paye, maintenant. Et j’dis pas ça comme le gars qui va cracher dans la soupe. C’est juste un fait. L’argent, c’est au centre de tout, maintenant. « a moins d’être un ermite qui vit dans son vanne, c’est sûr... » je finis par rajouter dans un reniflement cynique. « et toi, du coup ? Tu vis dans un vanne ? » un sophrologue qui vendait avant des maisons qui habite dans un vanne, ça ferait un concept, quand même.


oh, quelle surprise, un roman :hihi: sifflee

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyDim 7 Avr - 2:08

La même équipe, la même chambre, Niels se demandait quelle était la prochaine étape si la production tenait à ce que Nicholas et lui deviennent inséparables dès leurs premiers pas dans l'aventure. En réalité, si quelqu'un était responsable c'était plutôt le hasard qui avait décidé de leur attribuer cette chambre car Niels doutait qu'on cherche à les lier l'un à l'autre uniquement parce que l'un était handicapé et l'autre sophrologue. Et surtout alors qu'ils étaient voués à vivre au même endroit et auraient bien des occasions de discuter. Peut être alors qu'ils étaient effectivement censés comploter ensemble, si l'atmosphère se prêtait à quelques cachotteries avant l'heure du coucher ou qu'une insomnie les frappait au même moment. Plus sérieusement, Niels espérait surtout que leurs caractères étaient suffisamment compatibles pour que la situation reste gérable, mais pour l'instant il n'avait pas eu l'impression du contraire alors ça ne l'inquiétait pas. « D'ailleurs, il y a des choses que je dois savoir avant cette première nuit ? » Comme une tendance à parler dans son sommeil, à ronfler ou à se lever tous les trois quarts d'heure pour aller dans la salle de bain. Il préférait le savoir et c'était plus généralement une manière de commencer à se faire un peu confiance et à démarrer cette cohabitation sur des bases seines que de se confier ce genre de choses. Ni lui ni Nicholas n'avait en tout cas d'attentes particulières quant à leur colocataire, les échanges ayant été limités avec la plupart des candidats au cours de la soirée et ce même si Niels avait pu sympathiser avec Lula après leur entrée. Le couple formé par Judith et Pierpaolo avait beaucoup attiré l'attention pendant le prime, et lui n'avait pas forcément eu envie de les avoir sous les yeux toute la soirée quand il avait compris qu'il aurait déjà à cohabiter avec eux au quotidien et alors que ce ne serait pas forcément la situation la plus confortable qui soit. « Tu parles de Jhoan ? J'ai du rater le début de son discours mais c'est vrai qu'il n'a pas l'air timide, peut être que c'est pour ça qu'il s'est fait remarquer. » Il énonça d'un ton pensif lorsque Nicholas parla d'avoir évité la compagnie des plus voyants, curieux de savoir s'il avait noté des détails particuliers sur la personnalité éventuelle des uns et des autres. Puisqu'ils allaient dormir dans la même chambre pendant une semaine et faire partie de la même équipe, c'était certainement le genre de choses sur lesquelles ils pouvaient échanger leurs points de vue. Nicholas plaisanta sur l'idée qu'il ait pu repérer une candidate avec qui il aurait aimé partager sa chambre, et Niels rentra dans son jeu sans pour autant se cacher que ses pensées n'avaient pas été tournées vers ce genre de choses. « Et dire que je conseille à certains de mes patients de s'inscrire sur des sites quand ils ont du mal à faire des rencontres, si j'avais su que ce genre d'alternatives existaient... » Il commenta d'un ton pensif et dans un léger rictus, plutôt intrigué par ce qu'avait l'air de dire Nicholas mais pas forcément si surpris qu'à leur époque la perspective de partir au soleil pour faire des rencontres soit une combinaison alléchante quand on avait la vingtaine et envie de s'amuser un peu. La discussion dévia sur l'accident du candidat et Niels comprit que l'encadrement psychologique qu'il avait eu durant sa convalescence avait posé plusieurs problèmes et que le contact avec sa psychothérapeute n'avait pas eu d'effets particulièrement positifs. Niels le comprenait, sa neutralité le forçait à considérer chaque éventualité et y compris le fait que Nicholas n'ait pas voulu qu'on l'aide, mais il n'allait pas se faire l'avocat systématique des psys simplement parce que sa profession rejoignait un peu le même but. « Le fait qu'elle n'ait pas eu la bonne approche avec toi, ça t'a rendu un peu plus méfiant que tu ne l'étais déjà je me trompe ? » Il sentait bien que Nicholas n'avait pas raffolé de cette expérience et qu'il n'irait probablement pas re-consulter de lui-même, ce qui pouvait se comprendre si la personne en face de lui ne lui avait pas donné l'impression de l'écouter. Quant à son métier, il lui apparaissait évident que c'était un deuil qu'il avait débuté malgré lui et qu'au fond il espérait n'avoir jamais à mener à son terme. Ce qui intéressait Niels, c'était de savoir comment il imaginait la suite et il subsistait apparemment chez Nicholas un espoir de reprendre un jour son ancienne activité. « C'est à toi que tu veux donner raison de t'être accroché ou aux médecins que tu veux donner tort ? » Il demanda en retrouvant son regard, percevant chez lui une envie de prouver à ceux qui lui avaient donné peu de chances de se tenir à nouveau debout qu'ils avaient eu tort, et dans le même temps un déni propre à tous ceux qui avaient vu leur vie changer radicalement et n'acceptaient pas encore toutes les conséquences de ce changement. C'est certainement là qu'un meilleur accompagnement aurait été utile, parce qu'on ne l'avait certainement pas suffisamment aidé à maîtriser la colère qu'il devait éprouver. Niels avait lui-même expérimenté un changement de vie, mais parce que son ancien boulot ne lui correspondait plus et il n'irait jamais dire à quelqu'un qui pensait à se reconvertir que c'était facile. « Oui, le plus dur n'a pas forcément été de trouver des patients ou de sensibiliser à la sophrologie, mais plutôt de tout reprendre au début quand on a mené une carrière complètement différente. Ça représente énormément d'heures de travail, et quand on est séparé on sait que le soutien ne sera pas le même en rentrant le soir. » Ça n'avait pas été évident de donner un coup de pied dans ce qu'il avait bâti pour reconstruire une carrière différente et de le faire sans la mère de ses enfants qui autrefois était son pilier, et il avait souvent eu besoin de se rappeler les raisons pour lesquelles c'était si important pour lui. Aujourd'hui il ne regrettait pas ce choix et il se sentait plus à sa place dans un métier qui avait du sens et qui lui permettait d'aider les autres mais aussi souvent de s'aider lui-même. Blasé, oui, il l'avait été plus longtemps qu'il ne l'aurait du à une époque et ça n'avait pas nécessairement été le pire. Nicholas, lui, confia n'être pas venu au départ pour s'enrichir mais ne pas cracher pour autant sur cette idée, et Niels hocha la tête d'un air convaincu. « Et puis ce n'est pas le moyen le plus désagréable de gagner de l'argent, autant le dire. » Il y avait pire comme cadre et probablement que si l'argent n'était pas la motivation principale de tout le monde, ce serait quand même un plus sur lequel personne n'aurait vraiment envie de cracher. Niels accueillit sa prochaine remarque par un rictus plus amusé, finissant de sortir quelques affaires de sa valise avant de se tourner vers Nicholas. « Je risque de te décevoir, mais je vis dans un appartement. A Munich. Cela dit, le confort n'est quand même pas vraiment le même qu'ici. » Mais rien de très étonnant, il n'avait plus généralement jamais vécu dans un endroit aussi vaste et avec autant de recoins à explorer. Son appartement n'était pas petit et loin d'être vétuste, mais il ne lui avait jamais fallu plusieurs jours pour en faire le tour. « Et toi, tu vis seul ? » C'est ce qu'il avait cru comprendre quand il avait parlé de réapprendre à côtoyer d'autres personnes, mais il avait peut être quelqu'un pour lui tenir compagnie et l'aider quand il en avait besoin. S'éloignant de sa valise, il contourna son lit pour s'y asseoir et souffla. « Les matelas sont très durs, mes exercices respiratoires seront peut être utiles demain matin. » Si comme il l'imaginait ils se réveillaient avec mal au dos et aux épaules à cause de la fermeté des lits. Il savait comment débarrasser une personne de ses douleurs et ça pourrait rendre la semaine un peu moins rude en attendant une éventuelle libération le soir du prime.

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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyDim 7 Avr - 16:22

Ca m’fait bizarre quand même d’me dire que j’vais n’être qu’en coloc à partir de maintenant et jusqu’à nouvel ordre, j’vais devoir vivre en cohabitation totale. Parce que bon. Quand même. Ca date, depuis la dernière fois… et depuis deux ans que j’vis seul et presque cinq que j’ai été en coloc… j’ai eu le temps d’m’y déshabituer. On s’y fait vite, j’suppose, à la solitude. Et passer d’un coup de tout à rien, pour l’instant c’est le début alors ça fait juste bizarre, mais j’me doute que ça va très certainement devenir assez fatiguant par la suite. J’veux dire. Littéralement fatiguant. Parce que ça demande des efforts, mine de rien, d’interagir avec les gens. Mais, bon. Fut un temps, ou je voyais des vingtaines d’inconnus par jours, ou j’leurs parlais, les interrogeais, voire même leur faisais la morale. Un temps ou, en plus de ça, j’accumulais les sports et autres interventions diverses au boulot. Et j’me sentais même pas particulièrement fatigué. Donc bon. Ca devrait pas être si insurmontable, en toute logique. Pourtant, ça m’semble encore assez loin. Allez, va. Question d’habitude, Nicky, question d’habitude. Et si l’habitude semble aussi facile à s’en aller, y’a plus qu’à espérer qu’elle ait autant de facilité à revenir. Sinon, j’aurais fait tout ça pour rien. « y’a des chances que j’bouge pas mal. Trouver une bonne position avec une jambe pareille ça se tient un peu du miracle » j’lâche dans un reniflement moqueur, quand Niels me demande s’il y a des trucs qu’il devrait savoir, avant qu’on commence réellement à partager la piaule. J’sais que comme ça, ça paraît que dalle, mais j’préfère quand même prévenir, parce que j’sais que y’en a que ça saoule, d’entendre des bruits de draps dix fois dans la nuit. Bon, c’est pas comme s’il pourrait y changer grand chose, s’il fait partie de ces gens là, mais… au moins, il sera prévenu. « et si j’la trouve vraiment pas, y’a aussi des chances que j’souffle... » ouais, parce que, j’sais pas si vous avez remarqué, mais j’suis un peu du genre râleur, en fait. Si, j’vous jure, mais, ouais, ‘faut vraiment faire gaffe pour remarquer c’détail, tellement qu’il est minus. « et toi ? Tu ronfles ? T’es somnambule ? Pas les deux en même temps, j’espère... » nan parce que sinon, j’imagine même pas l’angoisse que ça pourrait être, d’accumuler ces deux trucs là en même temps… Déjà que tout seul, l’un comme l’autre peut donner des nuits assez folkloriques - quoique l’un plus que l’autre, en fait -... moi j’aimerais bien pouvoir passer mes nuits à dormir, quoi. M’enfin bon, toutes conneries mises à part, en vrai, j’pense que le hasard m’a pas trop desservis en me foutant en coloc avec Niels qui a l’air quand même relativement cool. C’est qu’on sait pas, j’aurais pu, genre, être avec l’autre Jhoan, et là… le mal de crâne aurait été inévitable. D’ailleurs, quand j’fais mention de lui auprès de Niels dans la p’tite liste de personne que j’ai un peu évité dans la soirée, j’ai eu besoin que de faire référence à son pseudo-discours pour lui faire deviner de qui je parlais, tant bien même il en aura loupé le début. « rassure-toi t’as rien loupé, c’était merdique. » que j’lance dans un reniflement à peine médisant. Un ton médisant qui change vite une fois le sujet passé, et c’est un léger rire que j’finis par avoir quand Niels me rejoins dans mes conneries, sur Thrown Dice devenant le nouveau terrain de chasse pour les dragueurs en herbe qui ont rien d’autre à foutre de leurs prochaines semaines. Il avoue avoir lui-même conseillé les sites de rencontre à ses clients les plus solitaires, mais, en soit, les retrouver ici serait pas si étrange, avec un tel conseil... « j’espère pour toi qu’ils sont pas du genre à jouer sur les mots parce que, les télé-réalités aussi, ont un formulaire internet... » pour le peu qu’il se demande où est passé jean-mich’ depuis trois mois, j’le vois d’ici allumer sa télé au pif et d’le voir paumé au milieu des émissions faites de conneries sans nom, à la geordie shore et compagnie. Pas sûr qu’il apprécie beaucoup, même si, au final, c’est l’problème de son client, s’il veut se retrouver coincer à crétin-land juste pour draguer tranquille. Ah c’est sûr y’en a qui font des choix complètement cons, mais, question de selection naturel, j’suppose. Même si j’pense que de c’côté là, j’peux parler, moi j’me retrouve bien ici parce que j’ai besoin de sortir de mon statut de bernard-lermite, j’sais pas si c’est vraiment mieux, au final. Mais, bon, en même temps, ‘faut bien que j’me démerde comme je peux pour me faire aller mieux, puisqu’on peut pas vraiment dire que j’ai psychologiquement été très aidé par les gens qu’on m’a imposé à l’hopital. Le sujet finit par dériver la dessus, d’ailleurs, avec Niels qui a l’air d’être un peu dans la même branche de métier lui aussi. Il me demande s’il se trompe, à penser que l’autre psy aurait réussi à réduire à néant toute petite parcelle de micro-confiance que j’aurais pu lui accorder, et, autant dire qu’il a carrément tapé dans le mille. « non, c’est carrément ça » que j’lui confirme sans aucune hésitation. « j’admet que j’étais p’t’être pas le plus ouverts des patients qu’elle a pu avoir, mais c’est pas tout seul que j’me suis refermé comme une huitre. » contrairement à ce qu’elle avait l’air de sous entendre par la suite… eh, faut être au moins deux, pour faire avancer un dialogue, après tout. Et cette nana, qu’on aille pas me dire qu’elle avait pas vu que c’est juste que j’allais mal, quand j’rechignais un peu à me confier à elle au départ. C’était pas la peine de me mettre tous les maux du monde sur le dos, et à commencer par les miens. Parce qu’il me semble pas que ça soit moi qui ait demandé au destin de m’rendre infirme, que j’sache. Une infirmité d’ailleurs que j’ai un peu réussi à faire disparaître, alors pourquoi ça serait complètement impossible d’encore faire reculer ça, d’me rendre plus valide, de faire en sorte que j’puisse reprendre mon boulot, et pas un autre ? Niels me demande si c’est pour me donner raison ou si c’est pour clouer l’bec des docs que j’continue à m’accrocher sur un soit disant impossible, et ça m’fait renifler avec amusement. Il m’aura bien cerné en peu de temps, celui là. « un peu des deux, j’suppose. J’ai jamais vraiment aimé qu’on m’dise comment va se passer ma vie. » mais là aussi, je pense que c’est facile à deviner en voyant comment j’me comporte en général. En tout cas, si moi j’ai pas envie de changement dans ma vie, lui… on peut dire qu’il en a déjà fait différemment. Passer d’une carrière bien rangée dans l’immobilier à sophrologue, on peut dire qu’on en voit pas tous les jours, des gens qui prennent un risque pareil pour continuer à s’épanouir dans c’qu’on veut. Il me confirme que le plus dur, c’était plutôt le côté réadaptation, et j’veux bien le croire. Surtout qu’apparemment, il a pas tellement reçu le soutien dont il aurait pu avoir besoin une fois rentré chez lui. « c’est sûr. C’est ça, le problème, avec les risques. On sait c’qu’on perds, mais on sait pas vraiment c’qu’on retrouve derrière. Y’a plus qu’à s’plonger dedans tête la première en espérant que ça passe. » Et là, encore une fois, forcément j’pense à mes parents. Eux, au moins, ils ont eu la chance de pouvoir se soutenir mutuellement dans cette grosse merde que ça doit représenter en masse de travail, et y’a même pas à se poser la question de est ce que ça leur a été utile ou pas. Parce que bien sûr que oui, ça leur a été utile. « séparé, donc ? T’étais marié ? » peut-être que c’est aussi pour ça, qu’il a voulu changer de vie. Que ça soit parce que la séparation lui a été difficile et qu’il a voulu s’éloigner de c’qu’il lui rappelait ce qu’il avait pu être, ou parce que madame ou monsieur n’était pas en phase avec ses envies de changement. Mais j’suppose que j’fabule, j’en sais rien, au final. C’que je sais en revanche, c’est qu’effectivement, vu le gros paquet de pognon qu’on est susceptible de se faire ici… ça change un peu de la norme. « ouais, on aura vu plus galère » en soit, j’suppose que dans un truc comme ça, le plus dûr, c’est de réussir à yy entrer, et donc que le plus dur est passé… mais entre plus dur et plus long, y’a une différence, malheureusement. « après, le tout, c’est de rester ici suffisamment longtemps pour y avoir droit, à cet argent... » parce que bon, au final, c’est juste les gens dernière leur écran qui vont décidé pour toi de si tu vaux le coup ou pas. A supposer que c’est pas truqué, leur truc, bien sûr. Fin bon. Niels détruit tous mes espoirs en m’apprenant qu’il n’habite pas dans un van, mais bel et bien dans un appartement. Quelle tristesse. « t’imagine pas à quel point ma déception est grande. J’pourrais presque en pleurer. » je commente, en faisant l’mec triste alors qu’en vrai, y’a encore ce sourire en coin sur mon visage. « t’es allemand, du coup ? » en tout cas, c’est ce que laissent supposer l’addition de sa ville d’habitation et de mes souvenirs de cours de géo. Quant à moi, est-ce que je vis seul... « moi, ouais. Dans l’Queens, à New York. » J’pense que ça s’entendait quand même, que j’viens des US, parce que depuis dix ans que j’ai quitté Londres mon accent british a bien du se faire la malle. « enfin, j’ai bien un chien, cela dit. » j’ajoute ça mais en vrai, j’sais pas si ça compte étant donné qu’elle reste plus de temps chez mes parents que chez moi, cette chienne. Malgré tout l’amour de papa gâteux que j’peux lui donner. En tout cas, j’peux pas m’empêcher de lâcher un p’tit reniflement un peu moqueur quand Niels note la qualité des lits. « j’suppose qu’entre ça et la fenêtre, ils ont bien réussi à baisser le niveau de luxe qu’elle devait avoir de base, cette chambre. » après tout, peut-être qu’on s’est rassurés trop vite, et qu’on va vite voir à quoi on à a faire, ici... « a voir c’que sera la prochaine étape. Des cafards dans la salle de bain, p’t’être ? » un coup classique, mais qui marche à tous les coups côté écoeurement. Parce que bon. Même quand on en a pas peur, ça fait pas plaisir de voir ces bêtes là, quand même. C’est méga crade.

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Niels
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MessageSujet: Re: le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)    le bordel commence - Niels (après le prime S1, 23h40)  EmptyMar 9 Avr - 4:12

La dernière fois que Niels avait dormi sept nuits d'affilée dans la même chambre que quelqu'un remontait à longtemps et parce que les choses avaient plutôt l'air de bien se goupiller et qu'il ne voudrait pas que l'un ou l'autre ait finalement une mauvaise surprise au milieu de la nuit, il lui paraissait préférable de se confier dès maintenant ce qui était susceptible de troubler leur sommeil. Parce qu'il était capable de s'adapter à beaucoup de choses mais qu'il n'aimait par contre pas tellement les surprises, surtout mauvaises. Il se souvenait de l'époque où il refusait que ses enfants viennent systématiquement dormir entre sa femme et lui lorsqu'ils avaient fait un cauchemar pour ne pas les habituer et que ça le mettait toujours de mauvaise humeur de les retrouver dans leur lit le lendemain matin parce que sa femme avait fini par céder. Il n'était pas toujours de très bon poil tant qu'il n'avait pas pris son café du matin, mais si la nuit avait été bonne il était souvent dans de meilleures dispositions. Nicholas joua franc jeu et lui avoua avoir parfois du mal à trouver une bonne position pour dormir à cause de sa jambe, et Niels statua que ça rentrait dans la liste des choses sur lesquelles il éviterait du coup de faire un commentaire, c'était la preuve que savoir avant était toujours mieux. « Bon, on verra cette nuit ce que ça donne. Si j'arrive à dormir d'une traite je ne remarquerai sûrement rien. Cela dit, ça n'arrive pas souvent. » Non pas que ça fasse partie des choses que Nicholas devait forcément savoir à son sujet parce que la plupart des gens se réveillaient au moins une fois pour ensuite se rendormir, mais ça pourrait s'avérer plus difficile si son colocataire remuait toute la nuit. A ce stade-là, qu'il souffle ou non d'agacement ne ferait plus une très grande différence et de toute façon il ne parierait pas cher sur le potentiel des lits étant donné le confort qu'on leur avait promis. « Ni l'un ni l'autre. Il paraît qu'il m'arrive de parler pendant que je dors mais on n'a jamais su ou voulu me dire ce que je racontais, alors si j'étais toi je n'y prêterais pas trop attention. » Il avoua à son tour et dans un demi-sourire amusé parce qu'au fond il n'avait jamais su quel crédit accorder à cette histoire ni si ça n'était pas une tactique que son ex-femme avait trouvé pour lui faire avouer des trucs. Mais ce serait plutôt ironique qu'il soit bavard pendant son sommeil quand on savait qu'il ne disait pas toujours tout ce qu'il pensait en étant éveillé. Niels comprit en tout cas qu'il y en avait un avec qui Nicholas n'aurait certainement pas aimé apprendre à cohabiter, et ce même si lui n'avait pas assisté au discours de Jhoan dans sa totalité. « Il nous reste à espérer qu'il n'est pas dans notre équipe... Il l'est ? » Il s'assura en étant pris d'un doute et sans avoir la composition des équipes en tête, parce que lui n'avait rien à reprocher à ce Jhoan et pas eu l'occasion d'échanger avec lui au cours de la soirée mais qu'il se mettait à imaginer ce que ça donnerait si Nicholas ne pouvait déjà pas le supporter. Donc si le candidat appartenait à une autre équipe, ce serait sûrement mieux. La conversation prit ensuite une tournure plus inattendue, et Niels qui croyait bien faire en conseillant à certains de ses patients de s'inscrire sur des sites de rencontres en viendrait presque à angoisser à l'idée qu'ils se soient peut être effectivement mal compris. « J'espère aussi, je ne tiens pas à découvrir que l'un d'eux s'est faufilé parmi les candidats et qu'il me tombe dessus un matin au petit-déjeuner. J'aurais peut être du les détailler un peu plus tout à l'heure, mais je vois mal de loin. » Est-ce qu'il plaisantait ? A moitié, parce qu'il mentirait s'il disait qu'il avait eu l'occasion de passer tout le monde au crible mais qu'il y avait quand même peu de risques pour qu'un de ses patients soit passé devant son nez sans qu'il ne l'ait reconnu et alors qu'il avait la mémoire des noms et des visages depuis qu'il passait une partie de son temps libre à annoter leurs dossiers. Quand il fut question de l'encadrement dont avait bénéficié Nicholas après son accident, Niels comprit que sa relation avec les psys avait été entachée par une mauvaise expérience et que sa méfiance venait de là. Et sans le dire de cette manière, l'allemand le comprenait. « J'ai toujours pensé que choisir soi-même la personne à qui on se confie aide au départ à aborder la thérapie en toute confiance. » Parce que c'était important de faire la démarche et de pouvoir choisir selon son ressenti ou ce qu'on recherche exactement. « Le fait qu'on t'ait imposé une psy n'a pas du faciliter le dialogue. » Lui n'était pas psychothérapeute mais il avait le sentiment que c'était tout aussi important pour ses patients de décider entre les mains de qui ils mettraient leur bien-être, et c'est pour ça qu'il intervenait souvent dans des conférences sur la sophrologie et cherchait à faire connaître cette pratique. Les conséquences d'un mauvais suivi psychologique pouvaient être sérieuses, et sans aller jusque là il avait quand même l'impression que Nicholas n'avait pas été assez guidé et conseillé quant à son activité professionnelle et ne menait peut être pas son combat que pour de bonnes raisons au départ. « Je crois que personne n'aime vraiment ça. » Il acquiesça d'un ton plus pensif, parce que ça ne l'étonnait pas de l'entendre dire qu'il n'avait pas apprécié qu'on table sur ses chances de reprendre une vie normale et que personne n'avait vraiment envie de se retrouver face à quelqu'un qui semblait mieux savoir que lui ce qui l'attendait. Des sceptiques et des pessimistes, il y en avait eu aussi à l'époque où il avait rebâti une carrière sur les cendres d'une autre, et ça n'avait pas été évident de repartir de zéro en ayant toujours connu qu'une seule perspective. « Je l'admets, plusieurs fois je me suis dit que ça ne marcherait pas et que j'allais faire un grand écart encore plus important que je le pensais sur l'échelle professionnelle. Mais ça en a valu la peine, même si tout le monde ne serait certainement pas de cet avis. » Pour plusieurs raisons et notamment parce que ce n'était pas la même chose de se réveiller chaque matin pour aller faire quelque chose qui lui donnait envie, quelque chose qui avait transformé le souvenir d'années très pénibles en un accomplissement positif. Rares étaient les fois où il doutait d'avoir bien fait de prendre le risque. « J'ai été marié oui, depuis je suis divorcé. Ça fait quelques années. » Nicholas l'aurait probablement deviné lorsqu'il aurait aperçu l'alliance au bout de sa chaîne mais ce n'est pas comme s'il faisait un secret de ce détail. Il acquiesça ensuite quant à l'idée que quiconque voudrait ressortir d'ici avec un peu d'argent devrait d'abord le valider, puis sentit ses lèvres s'étirer devant la fausse déception de Nicholas à l'idée qu'il dorme dans un simple appartement. « Oui, ça doit s'entendre encore un peu. » Son accent allemand n'avait pas totalement disparu même s'il avait l'habitude de l'anglais. Nicholas lui confirma de son coté vivre seul et à New York, et il inclina la tête à l'évocation de son chien. « Qui s'en occupe pendant que tu es ici ? » Probablement de la famille ou des amis, quelqu'un de confiance et qui ne trouverait pas trop contraignant d’hériter de l'animal pendant plusieurs semaines. S’asseyant sur son lit pour constater aussitôt que le sommier n'était pas des plus confortables, il dut se rendre à l'évidence qu'on leur avait après tout promis une cabine de bas standing et qu'ils auraient pu tomber sur encore pire comme... oui, des cafards par exemple. « Je ne suis pas sûr que les cafards ce soit très bon pour l'image de l'émission, mais pour avoir fait un saut par la salle de bain avant d'entrer c'était plutôt très étroit. J'espère qu'on n'aura pas tous l'idée de nous doucher au même moment demain matin. » Parce qu'à raison de quatre candidats dans cette partie du palace, et avec lui qui n'était pas un petit gabarit et Nicholas qui se déplaçait avec une canne, ça deviendrait vite infernal. « Tu dors comment, d'ailleurs ? » Pas la position puisque le sujet avait déjà été évoqué, mais la tenue. Niels n'avait plus l'habitude de partager l'intimité de quelqu'un de façon prolongée, alors il glanait un maximum d'informations pour faciliter les choses.

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