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 Sailor Moon. (jeudi à 14h20)

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Bart
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MessageSujet: Sailor Moon. (jeudi à 14h20)   Sailor Moon. (jeudi à 14h20) EmptyLun 15 Avr - 0:36

@Tonia

Bart, il ne sait pas trop ce qu’il fout dehors. Non pas qu’il faille nécessairement une raison pour pointer le bout de son nez à l’extérieur, mais il commence très sérieusement à se dire qu’il aurait peut-être eu mieux fait de s’enfermer dans la bibliothèque, là où il ne risque pas l’insolation à chaque seconde supplémentaire qui s’écoule. Il plisse les yeux. On y voit que dalle avec le soleil, mais il discerne une silhouette qui se détache dans le paysage. Ça lui donne l’occasion de jouer au qui est-ce à mesure que sa vision s’adapte à la luminosité et que le personnage gagne en détail. Est-ce que c’est une fille ? Oui. Est-ce qu’elle porte des lunettes ? Non. Est-ce qu’elle est blonde ? Oui. « T’es occupée ? » il demande à Tonia, qu’il a bien finit par reconnaître une fois arrivé à sa hauteur. « Il y a un truc que j’aimerais te montrer. » il souffle, un peu hésitant comme à chaque fois qu’il a peur de se prendre un vent. Bart, il n’est pas non plus super sûr de sa trouvaille, alors il préfère garder un ton calme et réservé pour éviter qu’elle ne s’emballe. Franchement, c’est un peu ripou, mais il espère au fond de lui que ça plaira quand même à Tonia. Il fait mine de faire un pas en avant en la matant du coin de l’œil, pour checker qu’elle a bien pigé qu’elle était censée le suivre. Il leur fait traverser l’environnement proche du palace, jusqu’au quartier commerçant. Bart, ce qu’il aime bien, c’est que dès qu’il y met un pied, le souk met rapidement son sens de l’orientation à rude épreuve entre les allées qui se ressemblent et les nombreux culs de sac. C’est un peu comme s’il se promenait dans son cerveau super alambiqué, avec des neurones qui ne sont pas placées géographiquement là où elles devraient se trouver. C’est un vrai labyrinthe le machin. Il l’entraîne dans les dédales du quartier et y’a même un moment où il se demande s’il ne les aurait pas paumés, avant de se raccrocher à un repère visuel qui le replace dans le contexte. Il finit par se planter un peu bêtement devant une petite marche à l’écart de l’agitation générée par la présence de la rue commerçante et de ses marchands, mais offrant un poste d’observation de choix sur l’ensemble des échoppes. Il reste une seconde de trop immobile et silencieux avant de se décider à se remettre en mouvement. Bart, c’est comme s’il avait toujours un petit moment de retard sur le reste du monde, alors parfois, il a des instants d’absences un peu chelou. Il cale ses fesses sur le rebord, avant de tapoter ce qu’il reste de place pour l’inviter à s’asseoir. « C’est ce que j’ai trouvé qui s’apparentait le plus à ta voie ferré. » La semaine dernière, elle lui a parlé de son endroit préféré et Bart, il l’a pris grave au sérieux leur délire un peu zarbi de lieux semi-imaginaires. Il a pas mal réfléchi à la question. Il a cherché, il a fait des connexions jusqu’à dégoter ce bout de marche en plein milieu du souk qui a pourtant l’air d’être à des années lumières de ce qu’elle lui avait décrit. Elle ne le sait pas encore Tonia, mais lui, il est sûr qu’elle va kiffer. « A ton avis, pour quelles raisons ? » il la teste un peu dans un sourire, parce que c’est clair qu’à première vue les points communs ne sont pas évidents. Et puis il aime bien l’écouter parler. Il a l’impression qu’ils sont un peu sur la même longueur d’ondes et que ce qu’elle raconte, ça pourrait également être ses propres digressions. Sa question, ce n’est pas juste pour teaser ce qui l’a poussé à les emmener jusqu’ici. Bart, il est très client du discours dialectique pour se construire un raisonnement en faisant un tour de toutes les hypothèses que peut susciter une interrogation. Si ça se trouve, les raisons qu’elle va lui donner seront beaucoup plus intéressantes que les siennes.

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MessageSujet: Re: Sailor Moon. (jeudi à 14h20)   Sailor Moon. (jeudi à 14h20) EmptyJeu 18 Avr - 12:14

Je suis étalée dans un hamac rose fuchsia avec ma tablette calée contre mon flanc. J'étais en train de jeter un oeil au réseau social, aux pages des autres pour voir les nouveautés et poser mes likes et mes commentaires quotidiens, quand je me suis laissée emporter par le confort inattendu du hamac. J'aime bien les hamacs. Plus que mon lit. Le lit, c'est pour dormir entre deux journées de taf qui t'explosent de fatigue et pour le sexe, si t'as pas trop d'imagination. En gros, c'est pour ce qui est absolument nécessaire au bon fonctionnement d'un être humain normal, donc c'est plus de l'ordre du pratique en général. Le hamac, c'est différent. j'ai l'impression d'être sur un petit nuage, de flotter entre ciel et terre sur une barbe à papa. Sensation bizarre mais je finis vite par y prendre goût à cette petite capsule suspendue loin de tout et j'y reste un temps quasiment indéfinissable, jusqu'à ce que je finisse par m'endormir comme une merde, bercée par mes propres ronronnements d'aise. Lorsque je finis par sortir de ma semi torpeur brûlante, j'ai besoin de me mettre à l'ombre ou en tout cas de bouger. Ni une, ni deux, mais non sans quelques secondes de galère, je m'extirpe du tissu, récupère ma tablette et retourne vers le palace. Sur le chemin, j'aperçois la silhouette de Detweiler qui grimace et plisse les yeux dans ma direction, m'arrachant un rire amusé. Un vrai môme. Il me rejoint une fois qu'il m'a identifiée j'imagine et me harponne. « Nope. » je baille sans vergogne, encore à moitié assommée par le cagnard. J'émerge un peu plus lorsqu'il m'annonce qu'il a un truc à me montrer et j'ouvre un œil curieux. Oh ? Un truc ? à me montrer ? à moi ? On dirait un chat sous le nez duquel t'as agité un paquet de croquettes et aussitôt mon corps tout entier pivote dans la direction qu'il semblait suivre, comme aimantée par l'attrait de sa surprise. Oui je prends ça pour une surprise et j'aime bien me dire que quelque chose l'a fait pensé à moi en particulier et qu'il souhaite me le montrer. Mon ego en est flatté et je peux pas m'empêcher de le faire grimper d'un échelon dans ma petite échelle mentale des candidats. Cette échelle, elle apparaît qu'à certains moments, c'est pas un truc figé que je fais consciemment. Quand il faut nominer par exemple, elle se fond dans le côté plus stratégique du jeu que j'essaie de saisir aussi. Quand je dois envoyer ma cote de popularité aussi. Et puis dans ces moments plus informels, où l'un ou l'autre me donne un statut particulier en pensant à moi spécifiquement. ça, ça satisfait la bête dans mon estomac. Intriguée mais aussi repue de l'attention que me porte Barto, je lui emboîte docilement le pas tandis qu'il m'entraîne loin du palace et que je me mets à débattre tout haut sur la somptuosité des hamacs. Je sais pas s'il m'écoute mais honnêtement, je m'en fous un peu, je parle souvent toute seule. On s'engouffre dans le quartier commerçant que je trouve toujours bizarre, ainsi dépossédés de ses clients et il nous fait rentrer dans les étroites allées du souk qui s'anime aussitôt. J'aimerais bien voir un vrai souk. Avec plein de gens qui se font harceler de tous les côtés par les vendeurs. Je suis sûre que je me plairais dans cet environnement. J'aime bien négocier, ça m'amuse beaucoup. J'ai le nez en l'air, sans faire attention à par où on passe, et lorsqu'il s'arrête, au beau milieu du chemin, je l'observe en silence, un sourcil haussé. OK, Barto. Il dit rien. Je dis rien. Mais il finit par s'asseoir et je le suis du regard instinctivement avant d'aller poser mon cul à côté de lui et de tourner subitement la tête vers lui dès qu'il m'explique ce qu'on fait là. Il me faut une seconde pour percuter parce que j'aurais jamais imaginé ça. Je m'attendais à ce qu'il me montre un truc marrant qu'il a trouvé sur une échoppe, un petit train télécommandé ou une statue chelou qui l'aura fait rire. Mais non. Aussi, je roule des billes vers l'espace qui nous entoure. C'est drôle, c'est pas vraiment ça que j'aurais choisi comme endroit pour comparer à ce dont j'avais parlé mais j'imagine qu'on peut y trouver ce qu'on veut si on a assez d'imagination. Et Barto, il a l'air d'en avoir plein alors même si je suis un peu sceptique, je peux pas m'empêcher de tendre une oreille attentive à tout ce qu'il pourra bien trouver comme explication. « Parce que c'est plein de touristes et de couples prout prout ? » je réplique aussitôt avec un petit sourire mutin. OK, je gagne du temps mais je peux pas m'en empêcher, je suis teubée c'est ma vie, mon destin. Je réfléchis pour de vrai, cela dit, mon regard occupé à capter toute l'essence du souk et de son esprit. C'est la première fois depuis mon exploration initiale que je m'y replonge complètement. « Je ne sais pas » je finis par admettre, « peut-être parce qu'on dirait qu'on est hors d'un petit monde toujours en mouvement ? » je suggère en désignant là où devrait se trouver l'agitation perpétuelle de la fourmilière, plus désireuse de savoir ce qu'il a en tête, lui que de me lancer dans des élucubrations improbables. S'il me lance, je peux partir ultra loin dans mon délire et il a vraiment pas envie de rester planté là des heures à m'écouter parler de tout et n'importe quoi.


(pardon pour le retard ooohoh )

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Bart
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MessageSujet: Re: Sailor Moon. (jeudi à 14h20)   Sailor Moon. (jeudi à 14h20) EmptySam 20 Avr - 14:39

Il y a Tonia qui lui parle dans son dos, mais il ne l’écoute qu’à moitié, trop concentré à essayer de se repérer. Les ruelles étroites et désertes se ressemblent toutes. Le souk, c’est une putain d’énigme. Un réseau compliqué à saisir pour les non-initiés. Même si tous les chemins reviennent au point de départ au bout du compte, ça reste un espace dénué de structure apparente. Bart, il devrait peut-être se sentir un peu bousculé. Il devrait être étouffé par les nombreuses échoppes colorées qui brouillent sa perception spatiale de son environnement. Contrairement aux marchés qu’on peut trouver en Europe qui s’établissent sur des places ou les artères commerçantes du Japon, celui-ci s’inscrit dans un système étrangement clôt. C’est marrant toutes ces différences, mais aussi très logique. La production d'un espace se fait en fonction des hommes qui l'ont fabriqué, mais aussi de leur modèle culturel. Là, on leur a refilé une sorte de micro échantillon de medina qui marque leur géolocalisation au sein de la péninsule arabique. C’est à peu près le même plan que quand il embrouillait Pierpaolo à propos de la schizophrénie habitant chaque polyglotte. Il existe autant de différences grammaticales au moment de s’exprimer, qu’il n’y a de sociétés diverses et variées. C’est pour ça que par exemple, Tonia qui a pour langue maternelle l’anglais, sera toujours ouverte et sociable que lui qui est ultra-coincé. Quand ils arrivent à la petite destination qu’il avait présélectionné, Bart reste débilement prostré devant la marche, comme si maintenant qu’il l’avait guidée, c’était à la blonde de prendre en main les opérations. Ils finissent par s’asseoir et il lui révèle ce qu’ils sont venus glander aussi profondément dans les méandres du souk. Il ne sait pas trop ce qu’elle en pense. Si ça se trouve, toute cette histoire de voie ferrée, ce n’était qu’hyper anecdotique. Peut-être que dans le fond, elle n’en a rien à carrer de se dégoter un petit espace perso préféré au sein de l’aventure et préfèrerait retourner se vautrer dans les hamacs avec lesquels elle l’a bassiné en ventant leurs mérites tout au long du chemin. Il cherche à savoir ce que ça lui inspire avec son sourire encourageant de prof en pleine interrogation orale. Le truc, c’est qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises réponses sur ce coup-là. Leurs perceptions auront beau diverger, elles n’en seront pas moins réelles pour chacun d’eux. Il se marre un peu quand elle le relance sur cette histoire de touristes et de couples relous. C’est clair que voir débarquer deux êtres fusionnels et ultra-niais dans ton endroit préféré, il y a de quoi te péter les noix. « Tu penses qu’il y a un risque pour qu’on en voie débarquer au cours du jeu ? » Il y a peut-être moyen, malgré le fait qu’il ne soit que vingt candidats encore en compétition. Le palace a son propre couple agaçant avec Judith et Pierpaolo. De ce qu’il en sait, ils n’en sont pas à se balancer des surnoms à la con à longueur de journée, mais leur simple présence est emmerdante parce qu’elle le renvoie à sa propre solitude. Il se demande s’il y a d’autres dossiers sentimentaux en cours de fabrication. Est-ce qu’il y a des candidats qui se chinent déjà ou tout le monde fait genre d’être trop occupé par la compétition pour s’y intéresser, même si c’est faux ? Qui d’après elle serait susceptible de vivre une amourette et de virer couple prout-prout dans les prochaines semaines ? « Oui. Je trouve aussi. » il souffle en regardant autour de lui quand elle lui parle d’un lieu hors d’un monde toujours en mouvement. Ca ressemble même carrément à sa propre théorie. « On a l’impression de se trouver dans un labyrinthe, c'est-à-dire un espace confus et figé. » il lâche enfin pour compléter les dires de Tonia. A travers son aspect, le souk exprime la stagnation. On ne pige pas trop comment on pourrait le modifier, parce que sa structure est ultra-définie au préalable. « C’est comme si c’était là depuis toujours. Ça stagne et ça renvoie à une certaine perception du temps, opposée à celle du reste du domaine. Je me demande si le palace, la plage, l’oasis et le reste ont été érigés juste pour nous. » Bart, il se sent un peu perturbé, parce que depuis qu’il a mis les pieds ici, il a l’impression de se trouver à Disneyland. Clairement, la présence d’un manège ambiance Aladin pas loin ne l’aide pas à se sortir cette idée de la tête. Qu’est-ce qui était là avant que la production ne se décide à investir sur le terrain ? Le seul truc qui l’inspire à ce niveau, c’est le souk. « Je crois que c’est le genre d’endroits qui peut résister à des délires socio-économiques, parce que c’est indéboulonnable et complètement enraciné à sa place. Un peu comme ta voie ferrée, qui elle résiste à l'évolution de la nature. » Bart, c’est que ça lui inspire. Souvent, les souks qui s’inscrivent dans des quartiers historiques ont réussis à survivre à la colonisation des villes et à leur modernisation. Ils auraient dû se faire détruire, mais ils s’accrochent et ils sont encore là. Ils ont une temporalité cyclique, alors que le reste est linéaire. « C'est moins artificiel que le reste, tu vois. C'est vivant et immobile en même temps. »

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