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 Gianni, 27 ans

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William Quincy-Clifford
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Message (#) Sujet: Gianni, 27 ans — Sam 4 Avr - 14:09




carte d'identité de Gianni

AGE : Vingt-sept ans. HABITAT : Manduria, province de Tarente, Italie. PROFESSION : Co-gérant d'un hôtel-château et de son restaurant, producteur de vin et d'huile d'olive à temps partiel. ORIENTATION SEXUELLE : Hétérosexuel pour ce qu'il en sait. STATUT SOCIAL : Célibataire ? On va dire ça. C'est compliqué. Disons qu'il s'en est fallu de peu mais que c'était visiblement pas encore pour cette fois.


gémeaux
italien
voyages
 
natation
profil psychologique


communicatif
70%
secret
30%


sensible
55%
insensible
45%


jovial
40%
froid
60%


lucide
80%
crédule
20%


altruiste
40%
égoïste
60%


téméraire
85%
craintif
15%


diplomate
20%
indélicat
80%


autonome
60%
assisté
40%


optimiste
50%
pessimiste
50%


modeste
35%
prétentieux
65%



résistant
frivole
loyal
entêté






rends-nous curieux


Il est temps de te présenter. Que dirais-tu de te livrer à une petite autobiographie ? Parle-nous de toi, de ce qui fait ta vie et ton quotidien, et de tout ce qu'on devrait savoir pour se faire une première idée de la personne que tu es. Nous aimons les détails, alors n'hésite pas à développer si l'envie t'en prend.
Je m'appelle Gianni, j'ai vingt-sept ans et comme vous l'aurez sûrement deviné à mon accent légèrement prononcé, je suis originaire d'Italie. De Manduria, plus précisément. Alors je sais, c'est pas le patelin dont on parle le plus dans les cours de géographie mais pour vous donner une idée ça se situe dans le talon de la botte italienne, à quelques minutes de la côte. C'est d'ailleurs là que j'ai grandi, à deux pas de la mer, où on me baignait déjà avant que je sache parler. Mes parents détenaient un hôtel-château où mes sœurs et moi avons grandi, et jusqu'à mes sept ans j'ai cru qu'on avait simplement une très, très grande famille. Peut être parce que j'ai su très tôt qu'ils m'avaient adopté et que ça a jamais rien changé pour moi. Je devais avoir à peu près cinq ans la première fois que mon père me l'a expliqué avec des mots, et je crois que je me suis simplement senti chanceux d'avoir atterri dans une famille dans laquelle j'avais été pleinement désiré. La version officielle, c'est que mes parents pouvaient pas s'occuper de moi, que j'étais né sous X, j'en ai jamais su beaucoup plus. Quant à ma mère adoptive, elle pouvait plus avoir d'enfants et mes sœurs le nieront aujourd'hui mais elles étaient bien contentes d'avoir un frère à qui demander de tuer les araignées à leur place. Et c'est justement avec l'ainée, Ludovica, que j'ai repris l'hôtel familial aujourd'hui, sous la supervision de notre père qui veille quand même à ce qu'on fasse rien brûler. C'est jamais que comme si j'avais toujours connu que cet endroit ou presque, après tout. Mais à vingt-sept et vingt-neuf ans je suppose qu'on n'avait pas encore vraiment pris la mesure de ce qui nous attendait jusqu'au moment où le mur nous est arrivé droit dans la figure et où la banque nous a fait comprendre que l'hôtel devenait de moins en moins rentable. La faute à des travaux de modernisation qu'on n'avait pas vu aussi longs ni aussi coûteux. Mais entre les chambres et le restaurant, c'est pas une petite enveloppe qu'il a fallu avancer, et même si certains – certaines, surtout – diraient que c'est pas ma spécialité, il a bien fallu tabler sur l'avenir. Ce que je fais généralement avant d'aller piquer une tête ou faire un tour de bateau, pour faire retomber la pression. J'en suis donc le co-gérant à temps plein, ce qui était pas forcément gagné d'avance quand j'ai quitté les vignes et les champs d'oliviers pour étudier l'architecture à New York quelques années plus tôt. Un gâchis pour mon père qui s'attendait sûrement à accueillir un brillant architecte dans la famille et qui a simplement vu revenir son fils au bras d'une américaine après sa deuxième année d'études, mais une expérience instructive et dépaysante pour quelqu'un comme moi qui a toujours vécu pour les voyages, la découverte, l'inconnu. Parce que le type du fin fond des Pouilles qui débarque à Manhattan, je vous garantis que ça a fait de sacrées histoires à raconter ensuite. Et parce que j'ai gardé contact avec certains camarades de promo, il arrive aussi qu'un groupe de new-yorkais complètement dépaysés débarque à l'hôtel pour quelques jours, et là non plus c'est jamais triste de les voir s'habituer au contraste. C'est que le soleil, les eaux turquoises et les vents marins, ils ont pas vraiment ça à New York. Et je parle même pas de la gastronomie locale et de ce qu'ils osent appeler pizzas. C'est aussi chaque fois l'occasion de leur faire goûter à notre fierté locale : le Primitivo di Manduria DOC, vin qu'on produit et contribue à faire la réputation de la région. Avec une bonne viande ou un fromage affiné, je vous garantis que y'a rien de meilleur. Bref. Déformation professionnelle, j'imagine. Vous avez sûrement pas envie de m'entendre parler vignobles et business pendant deux heures quand c'est pas forcément le truc le plus sexy ou potentiellement dramatique à utiliser pour votre émission. Que rajouter, alors ? Que je suis ici autant par attrait du challenge que pour fuir une relation qui dernièrement devenait un peu trop sérieuse à mon goût ? Ouais, j'irais pas jusqu'à dire qu'on avait déjà commandé les petits fours et la pièce montée, mais c'était plus ou moins acté il y a encore une semaine qu'on ferait de moi un homme honnête avant la fin de l'année. Et j'étais pas forcément pressé d'en être un.



Quelle vision portes-tu sur ta personne, en toute objectivité ? Ton caractère, tes grands principes, ce qui fait que les autres peuvent t'aimer ou te déprécier. Qu'est-ce qui fait ta particularité ou te rapproche du plus grand nombre ? Quels seront d'après toi tes atouts dans une telle aventure, et qu'est-ce qui pourrait bien être ta principale faiblesse ?
J'ai grandi dans une famille qui avait la chance de vivre confortablement, j'imagine que ça a contribué à façonner celui que je suis aujourd'hui. Quelqu'un à qui on peut parfois reprocher de vivre dans son monde, loin de la réalité qui touche une majorité de personnes. Qui ne s'alarme de rien parce que rien n'a jamais vraiment l'air grave à ses yeux, hormis ce qui le concerne de près. Et ça, ça déplaît souvent. Comme mon franc-parler, et la façon dont j'ai pris l'habitude de m'adresser aux autres sans nécessairement chercher à préserver leur susceptibilité, pas tant par esprit de contradiction que simplement parce que je suis comme ça. Sans filtre, nature, et pas quelqu'un qui va réfléchir deux minutes à la meilleure façon d'exprimer ce qui lui effleure l'esprit. Une bonne chose de mon point de vue mais qui est étrangement rarement perçue de la même manière par les autres. Peut être parce qu'ils sont nombreux à préférer un doux mensonge à une amère vérité. Arrivé là, je suppose qu'on peut déjà en conclure que j'ai pas le profil d'un saint ni d'un modèle de vertu, ce que vous aviez sûrement compris au moment où j'ai survolé ma phobie de l'engagement. Un mal répandu à notre époque mais qui chez moi peut rapidement prendre des proportions imprévisibles. Un jour je suis l'amant dévoué qui privatise un restaurant et vous fait danser sur un air de Gabrielli, et le lendemain je prends un avion pour Londres sans me retourner. Un besoin de fuir quasi pathologique dirait ma mère, la peur de perdre ma liberté surtout. J'y tiens, et j'ai surtout appris à vivre en profitant de chacune seconde, sans jamais m’entraver. Pourquoi croyez-vous qu'on dit « se faire passer la corde autour du cou » ? Moi ça m'a pas l'air très engageant comme perspective. Autrement j'ai conscience de pas toujours être particulièrement facile à vivre, souvent autoritaire, parfois maladroit. On n'arrive généralement pas plus à me canaliser qu'à m'enlever une idée de la tête, mais c'est aussi pour ça que l'hôtel est devenu aussi important pour moi. C'est pas qu'un job, c'est la première fois qu'on me fait assez confiance pour mettre quelque chose d'aussi crucial entre mes mains. Je sais pas si je l'ai mérité ou si c'est l'ultime tentative de mon père pour faire de moi quelqu'un de responsable, mais jusqu'ici je crois pas qu'il ait de raisons de se plaindre. Je suis peut être le type qui fera la fête jusqu'à deux heures du matin parce qu'il est pas casanier pour un sou et qu'il a toujours aimé les plaisirs (presque) simples, mais ça m'empêchera pas d'être à huit heures pétantes au boulot. Et si j'ai les mêmes potes depuis toujours au presque, c'est sûrement que je suis pas trop mauvais comme ami. Loyal, pas prise de tête, assez chill en fait. Je crois qu'on peut à peu près tout me dire sans risquer de me choquer, c'est l'avantage d'avoir rien épargné à mes parents quand j'étais jeune et vous imaginez pas ce qu'on peut aussi parfois voir rien qu'en tenant un hôtel. Ni combien de types j'ai vu se prendre une chambre avec leur maîtresse pendant que leur femme les croyait en voyage d'affaire. C'est comme ça, on s'y habitue. Et résigné ou pas sur la nature humaine, ça m'empêche pas d'essayer de temps en temps de compatir à ce que certains traversent, je prends juste pas le reste du monde à témoin quand je fais quelque chose susceptible d'inverser mon karma. Montrez aux autres que vous avez bon cœur et ils vous le piétineront dans la seconde. C'est pas à vous que je vais dire ça, vous en avez sûrement vu de belles avec le temps.


dévoile ton potentiel


Combien de temps cela t'a-t-il pris pour te préparer à cet entretien ? Es-tu plus généralement quelqu'un qui va chercher à faire forte impression, ou préfères-tu miser sur d'autres de tes atouts ?
Je me suis pas chronométré, mais j'imagine que ce que vous voulez savoir c'est pas exactement en combien de temps j'arrive à prendre une douche et à enfiler des fringues. A moins que vous questionniez tous les postulants pour vous assurer qu'ils bloqueront pas la salle de bain pendant trois heures chaque matin parce que j'imagine que ce serait pas les images les plus intéressantes à exploiter pour vous. En ce qui me concerne, j'aime prendre soin de moi mais c'est pas pour autant que je vais hésiter trente minutes entre une chemise bleue ciel et une chemise marine. Je sais quoi porter quand je veux qu'on me remarque, quand je cherche à plaire ou juste à être pris au sérieux, et j'ai tout appris de mon père qui n'a jamais eu besoin de conduire une Lamborghini pour afficher sa réussite. On dit que l'habit ne fait pas le moine, mais par chez moi je peux vous assurer qu'on en vient à le penser. Mais là où on se trompe souvent, c'est en pensant qu'on doit forcément sortir son plus beau costume pour voir grimper son potentiel en flèche et se sentir d'attaque à relever tous les défis que la vie mettra sur notre chemin. Je suis d'avis que l'attitude est au moins aussi importante que le style, sinon je peux vous assurer qu'on vendrait pas un sweat Moschino aussi cher. Moi, j'ai parfois besoin que d'un t-shirt, d'une montre et d'un peu d'eau de cologne pour me sentir bien dans mes pompes sans pour autant trahir celui que je suis ou là d'où je viens, et je suis pas sûr que je pourrais entretenir au quotidien l'image que je suis forcé de renvoyer lorsque je travaille à l'hôtel. Dans ces cas-là, il y a toujours deux Gianni. Celui qui va veiller à être impeccable jusqu'au bout des cils pour ses clients, et celui qui finira en short de bain sur la plage une fois sa journée terminée. C'est pas pour rien si c'est le moment que je préfère. Alors jouer sur l'apparence, c'est nécessaire dans certains cas mais pas une philosophie de vie non plus. Je suis devant vous comme quelqu'un qui en veut et a quelque chose à défendre, si vous me trouvez présentable c'est forcément un plus non négligeable mais je peux vous assurer que me suis pas beaucoup plus apprêté pour cette entrevue que pour mon dernier rencard. C'est comme pour tout, avec moi, ça a toujours été à prendre ou à laisser.

Tu n'es pas sans savoir que ce jeu est réputé pour être imprévisible et pour voir toutes sortes de bouleversements en modifier le cours. Te penses-tu prêt à mettre ton destin entre les mains du hasard, ou redoutes-tu de perdre tout contrôle sur ce qui pourrait t'arriver ?
Je pense que chacun s'apprête à signer en connaissance de cause, en tout cas au moins assez pour savoir que vous enfermeriez pas une vingtaine d'inconnus ensemble si c'était pas pour leur compliquer la tâche à un moment ou à un autre. J'ai peut être toute la panoplie du touriste mais si j'avais voulu partir en vacances j'aurais choisi un coin un peu plus ensoleillé, et ce qui m'intéresse c'est pas non plus qu'on me refile un script qui m'indique quoi faire et à quoi m'attendre. Alors non seulement je suis prêt à m'en remettre au hasard et à tout ce qui pourrait me tomber dessus, mais en plus ça fait des années que je crains plus vraiment de perdre le contrôle sur mon existence. J'ai connu ça, ça a sûrement guéri la part de moi qui autrefois laissait beaucoup moins de place à l'imprévu, et aujourd'hui je veux juste voir ce que la suite a à m'offrir et réagir en conséquences. Je pense qu'on profite beaucoup plus du voyage quand on s'autorise à perdre la destination de vue, et profiter c'est précisément ce que je veux. Le jeu n'en serait pas aussi attirant si on savait à l'avance quels obstacles nous barreront la route et quand les contrer, comme dans une partie de jeu vidéo où le plaisir réside aussi dans le fait de pas savoir à quel moment un type apparaîtra pour nous dégommer. Vous aimeriez, vous, débuter la partie en sachant que vous la terminerez pas ? Moi, non. Je suis là pour me laisser surprendre, alors vous gênez pas.
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