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Lejla
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Message (#) Sujet: slow burn (mardi - 23h45) — Dim 5 Avr - 8:06

@santo

Jour deux de cette formidable aventure. Jour deux ou trois? Trois en fait. Dear god, j’ai même perdu la notion du temps alors que j’ai encore un peu de misère à m’acclimater à toutes ces nouveautés. Le concept de télé-réalité me semble soudainement étourdissant. Apprendre à connaître tout le monde, découvrir ce nouvel environnement, gérer les caméras qui suivent tous nos moindres mouvements. C’est tellement étrange comme nouvelle réalité. Je ne sais pas jusqu’à quel point je saurai m’y accommoder dans les prochains jours. J’ai presque ce sentiment du syndrome de l’imposteur depuis mon arrivée. Enfin, je suis surement moins décalé que Felicity qui n’est pas dans la moyenne d’âge du casting. Reste qu’elle semble beaucoup plus familière déjà avec l’endroit que je ne le suis moi. Je tente de me réconforter en me disant que j’ai une bonne capacité d’adaptation. Je suis un peu paumé, mais pas totalement. Il est tard et je devrais peut-être penser à aller me coucher, puisque je sais pertinemment que si je suis incapable de faire la grâce mâtinée en général, c’est encore pire depuis que je partage une chambre grande comme le placard d’Harry Potter avec trois autres personnes. Je ne veux pas me plaindre, mais on étouffe un peu dans cette chambre. C’est donc malgré une certaine envie de rejoindre un lit pseudo-douillet que je change de direction, passant par le dressing pour y récupérer une veste de laine chaude avant de me faufiler discrètement vers l’extérieur, croisant sur mon chemin quelques candidats sans pourtant me lancer dans de grandes conversations, comme si je devais me rendre quelque part d’important. Oui, grand rendez-vous à la piscine avec moi-même. En fait, je ne pensais pas m’arrêter à la piscine extérieure, mais voyant que personne n’y traine, je me dis que c’est l’endroit parfait. La nuit est fraîche, personne ne viendra se baigner, clairement. Pour ma part, la petite brise ne me fait pas peur. Quand on connaît les hivers du Wyoming, on ne s’arrête pas à une petite fraîcheur printanière. Installée sur un transat, un peu seul au monde, je me permets même de fermer les yeux. Le son d’une porte au loin m’indique cependant qu’une personne est sur le point de me rejoindre. J’attends que les pas se rendent jusqu’à moi pour finalement ouvrir un œil seulement, analysant l’identité de l’intrus qui vient me tenir compagnie. Je crois que c’est celui qui s’appelle Santo, mais je ne suis pas certaine pour le coup. On va mettre ça sur la faute du manque d’éclairage. « Tu me suis ou tu fuis? » Je suis persuadée de l’avoir croisé sur mon chemin alors qu’il allait dans la direction opposée. Donc soit il a décidé de me suivre, soit il voulait éviter d’avoir un tête-à-tête avec un autre candidat. Il y a mille autres possibilités, mais je vais m’en tenir à ces deux scénarios. Je finis tout de même par tapoter l’espace à mes côtés pour l’inviter à me rejoindre. Pourquoi pas. Les yeux maintenant complètement ouverts, mon regard continu son analyse. Oui, je suis presque certaine maintenant qu’il s’agit de Santo. Pas que ça change quoi que ce soit. « Pour ton info, j’en suis à me demander si je ne devrais pas m’installer ici pour la nuit. » Je plaisante. Juste un peu. Le calme de l’extérieur est presque plus attrayant que la perspective de gagner le lit qu’on m’avait assigné. « Je suis dans la chambre du petit peuple. » J’ajoute non sans sourire. Si je continue comme ça, il va croire que je suis une petite princesse difficile. Ça peut être drôle.
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Santo
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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Dim 5 Avr - 13:42

@Lejla

OK. Troisième soir. Et Santo il était comme un poisson dans l'eau dans ce petit chalet. Il se serait bien vu emménager ici par la suite. Franchement les mecs qui pétaient un câble au bout de trois semaines parce qu'ils étaient loin de leur famille ou de leurs petites habitudes, très peu pour lui. Le mec il était prêt fissa à signer avec son sang un acte d'adhésion à vie à la prison Thrown Dice. Même façon abonnement mensuel, il aurait bien tenté le coup. 3 semaines à la maison et une semaine à faire le guignol à la télé, honnêtement c'était pas si terrible. Tout ce délire de richesse, de célébrité, de paillettes, de followers etc etc ça le faisait kiffer. Sans doute un peu son côté gamin, mais il était prêt à devenir un pur fruit pressé du média. De toute façon, c'était pas le mec qui avait fait 15 ans d'études et qui devait vanter son intelligence à des conférences de sociologie ou à des réunions de crise du NASDAQ. Objectivement, il avait juste besoin de lui-même et de son envie de niquer le système pour se faire de la tune. En ce moment à Miami c'était un peu la galère. Depuis qu'il s'était lancé en solo il ramait, et il aurait pas été contre avoir un associé pour l'aider à éplucher les fruits le matin. Putain, la vie d'entrepreneur ça pouvait être un délire mais aussi un enfer. Là, c'était l'enfer. Et sa tune elle s'épuisait plus vite qu'elle ne venait remplir son compte en banque. Le mec il avait beau essayer de faire un max de trucs au black pour pas trop renflouer les caisses de l'état américain, il se retrouvait en pur petit pion d'une mécanique plus grande que lui. Il s'en rendait bien compte que là-bas il était rien. Par chance ça avait bien décollé à son emménagement sur le continent, et il s'était un peu trop vite vu comme le king du business rital à Miami. A y penser, il aurait peut-être du dégonfler son égo quelques mois de plus. Mais bon, on le changerait pas aussi vite. Les galères, heureusement, elles étaient bien loin ce soir. Et encore plus loin qu'il venait de croiser Lejla prendre la route de la piscine. Bonne idée ça. La nuit, la chaleur de l'eau et une belle meuf. Combo gagnant. Santo, concrètement, l'idée de se montrer avec des belles meufs et de faire fureur à la caméra le faisait délirer. J'ai aucune raison de fuir. Il allait pas non plus lui donner une réponse trop facile. Mais son petit sourire il laissait bien entendre qu'elle pouvait interpréter la situation à sa guise. Fallait donner de meilleures réponses à ton casting, t'aurais gagné des points. Il était moqueur, comme garçon. Ca avait toujours fait partie de ses moyens de défense. Mais il était plutôt sympa, quand on faisait partie de ses potes. A choisir, le salon ferait une bonne alternative. Tu te baignes pas ? Il croyait, lui il était ultra chaud pour faire tomber le sweat et se faire un petit bain à la belle étoile. Tu fais partie de ceux qui sont heureux ici, ou de ceux qui regretteront leur petite vie d'ici quelques semaines ? Un mec à embrasser, un taf grisant, des attaches à retrouver, toutes ces histoires là qui pouvaient avoir un impact sur leurs petits instants de solitude.

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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Mar 7 Avr - 17:52

@Santo

Si à la base Lejla avait recherché un instant de quiétude, parce que vingt-et-un nouveaux compagnons, ça fait beaucoup à la fois, elle n’était pas pour autant irritée par l’arrivée de Santo à ses côtés. Qu’il l’ait suivi ou non, ça ne change rien à la situation. Elle s’en amuse même un peu, histoire de donner le ton à la discussion. Allez, elle va le prendre pour un compliment, même s’il ne faut pas donner grande signification à sa réponse. « Tant mieux. » elle ajoute, sa façon à elle de lui confirmer que sa présence de lui dérange pas. Elle lui glisse même un sourire. Lejla, elle est prête à lui faire une petite place dans retraite nocturne quand elle l’invite à s’asseoir près d’elle. Par contre, il peut arrêter de se moquer d’elle deux secondes, comment est-ce qu’elle était censée savoir que ses réponses n’allaient pas lui apporter suffisamment de points pour se retrouver en haut de la hiérarchie établie par la production. C’est le genre de chose qu’elle devra prendre plus au sérieux si elle veut assurer la longévité de son aventure Thrown Dice. Ça serait idiot d’avoir tout fait les démarches – et les nombreux sacrifices – pour en arriver ici et de se retrouver à la porte après une semaine parce qu’elle n’a pas fait les efforts nécessaires. « Et t’es dans quelle chambre toi? » elle demande. Pour voir s’il est si meilleur qu’elle. Surement, elle ne se fait pas trop d’idée. Dans tous les cas il ne peut pas être pire qu’elle. « Plus douillet, mais plus de chances de se faire déranger. » Oui, tout le monde passe par le salon dans ce chalet, à son avis, ça n’était pas la meilleure option. « Quoique… » elle finit par ajouter comme une petite pique. Ok, promis après elle arrête. Elle décroche son regard du jeune homme le temps de contempler l’eau qui s’évapore au-dessus de la piscine, signe qu’elle doit être bien chaude. « Si tu te baignes, je te suis. » Petit clin d’œil au fait qu’il l’avait suivi jusqu’ici d’abord. Ce n’était pas son intention à la base, mais s’il le propose, elle se voit bien jouer les courageuses et se lancer. Lejla, malgré toute sa détermination, a souvent tendance à attendre que quelqu’un fasse les premiers pas. Elle ressert la veste autour de son corps comme si elle appréhendait le froid qui la saisira une fois qu’elle l’enlèvera. « Hm… Un peu des deux, je dirais. Je ne dirais pas que je suis malheureuse, mais je sais qu’au bout d’un moment, je regretterai surement ma vie d’avant. » Ça allait être son plus grand challenge au bout de plusieurs semaines, elle en avait bien l’impression. « Mais j’ai envie de le vivre à 100%. » Avec tous les avantages et les inconvénients que ça m’apportera pendant, mais aussi après. « Toi, ça te plait? » Elle était presque certaine que la réponse serait positive. Il avait la tête d’un gars qui va avec ce genre d’émission.
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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Mer 8 Avr - 10:10

@Lejla

Il s'était allongé tranquille sur le transat comme s'ils étaient en plein été et en plein cagnard. Santo c'était le genre d'italien qui ne se baladait jamais sans ses lunettes de soleil. Il les avait sorties de son short et glissées sur le haut de son crâne, par principe. Ah qu'est-ce qu'on est bien sous les tropiques. Il avait fait mine de s'étirer en fermant les yeux et ses lèvres s'étaient déliées en un sourire. Lejla, qu'elle croie qu'il la suivait honnêtement il s'en fichait pas mal. Santo il avait certainement pas peur de passer pour un mec creepy, au contraire, il préférait qu'on le voie et voulait que les autres s'imprègnent sa présence. Qu'ils sachent qu'il était là, quelque part, à zigzaguer comme un électron. La chaleur de l'eau s'évaporait à la surface et ça offrait un spectacle fascinant aux yeux de l'italien qui découvrait pour la première fois ce genre d'environnement. Ses yeux passaient lentement de la végétation dense qui les entourait, à la piscine, au visage de Lejla. Et il se sentait d'un coup détendu comme il ne l'avait pas été depuis des semaines. Ce silence, là, c'était un truc auquel il n'était pas habitué. Il avait braqué sa main avec ses quatre doigts dépliés en direction de la femme, soutenant son regard. Le toit du monde, madame. Son ascension sociale elle faisait que commencer. Au fond il savait que la chambre avait peu d'importance, vu toute la richesse qui les entourait. Mais c'était une question de principe, Santo il aurait toujours tout donné pour être premier. Oh. Tu serais bien triste sans moi. Cette semaine il s'était incrusté dans pas mal d'instants de solitude, le napolitain. C'était un peu abusé, parce que lui détestait qu'on s'impose. Mais Lejla malgré ses petites piques ça se voyait qu'elle s'en foutait d'avoir écopé du pseudo-américain pour le reste de sa soirée. Et elle avait pas non plus besoin de le défier bien longtemps. Lui et son short noir ils s'étaient préparés à plonger dans l'eau. Santo il avait dégagé ses Reebok, son t-shirt et son sweat en quelques secondes avant de tourner la tête vers Lejla pour s'assurer qu'elle le suivait. Qu'est-ce qui te manquera ?, il lui avait demandé en se laissant glisser dans l'eau. Le contraste entre ses épaules plongées dans le froid et la chaleur qui englobait le reste de son corps était saisissant. Il avait finir par plonger tout entier, trempant sa tignasse blonde, avant d'émerger et de répondre à sa question. Je me vois bien rester un petit moment. Il aurait pu dire "rester jusqu'au bout", mais il n'en était pas encore à ce stade d'arrogance. Il y a quelqu'un qui t'attend chez toi ? L'italien suivait la silhouette de Lejla dans la pénombre de cette lumière artificielle. Pour Santo c'était ça surtout, le critère. Lui personne l'attendait à Miami, à part son petit stand qui prenait la poussière.

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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Jeu 9 Avr - 21:09

@santo

C’est qu’il réussit à lui tirer un sourire amusé, Santo, à se la jouer plus cool que la moyenne, une attitude qui est à l’opposé de celle de Lejla. D’une certaine façon, il lui faisait penser à Kyle, son plus jeune frère. Elle se fit d’ailleurs la réflexion qu’ils devaient avoir sensiblement le même âge. Elle avait toujours eu une sorte d’admiration pour ceux qui témoignaient une grande confiance. Ce n’était parfois qu’une façade, mais ça donnait ce sentiment de liberté que Lejla avait en elle, mais qu’elle avait souvent de la difficulté à exprimer. « C’est ce qu’on appelle : La Dolce Vita? » qu’elle demande en faisant référence à une phrase italienne clichée et connue dans la culture populaire. C’est à peu près la seule chose qu’elle puisse dire en italien d’ailleurs, en espérant qu’il ne prenne pas ça pour une invitation à échanger dans cette langue. Il a bien d’autres personnes avec qui le faire ici avant elle de toute façon. Elle doit bien être la dernière sur la liste. Malgré tout, il faut bien avouer qu’ils sont bien là, à se prélasser paisiblement sans se prendre la tête. Celle-ci penché sur le côté, elle ne décroche pas du regard de son nouveau compagnon de soirée, sifflant doucement, faussement admirative lorsqu’il lui communique qu’il se retrouve dans la chambre numéro quatre. « Rappel-moi que je dois t’avoir comme allier si je deviens soudainement détestable avec toi. » Parce qu’elle est dans le bas de l’échelle et qu’il la fera grimper celle-ci en étant son ami. S’il ne l’avait pas compris, elle n’est pas réellement sérieuse. Lejla, elle a besoin de personne pour faire son petit bout de chemin, bien qu’elle se dise que c’est toujours mieux d’avoir des personnes sur qui compter. Et ça fonctionne beaucoup de cette façon dans ce jeu. « On s’en reparlera dans quelques semaines. » elle chantonne presque. Si elle devient triste sans lui parce qu’il se sera fait éliminer. Ou si elle ne peut plus se passer de sa présence parce qu’ils auront tissé un lien plus important que les simples formalités banales du début. Impossible de le prédire à cette étape du jeu. Elle le suit du regard lorsqu’il décide qu’il était temps de leur baignade nocturne. Il avait un maillot, elle non. Elle met quelques secondes à réagir avant de finalement se résigner, se délaissant d’abord de sa vitesse, puis enchainant à la deuxième vitesse pour retirer son jeans et son haut, se retrouvant en sous-vêtements de coton noir. L’équivalent d’un bikini au fond. Elle s’avance sur la pointe des pieds sur le sol froid, alors qu’il est déjà bien dans la piscine, ne tardant pas trop avant de venir rejoindre le candidat. Beaucoup de choses allaient lui manquer. Ça lui manquait déjà même. « Ma jument. Izabela. » Elle avait plusieurs animaux qui avaient tous une certaine importance pour elle, mais aucun n’avait la place d’Izzy dans son cœur. C’était la première qui lui venait en tête. Évidemment sa famille se trouvait en aussi bonne position, ça ne se compare pas. « Douce et capricieuse comme on en voit rarement. Mon beau-père me l’a offert lorsque j’avais dix ans. Ça me manque déjà de ne pas pouvoir me balader avec elle. » Peut-être qu’il ne comprendrait pas l’intérêt ni l’attachement qu’on pouvait avoir envers un cheval. C’était une relation qui pouvait être difficile à expliquer. Elle le regarde nager sous l’eau, restant pour l’instant sur place, profitant de la chaleur de l’eau qui l’enveloppe. Ce n’était pas une si mauvaise idée finalement. Elle se contente d’hocher la tête en comprenant qu’il voit cette aventure d’un œil positif, pas que ça l’étonne. « Ma famille, oui. On est assez proche je dirais. On vit tous sur le ranch, on passe la majorité de notre temps ensemble. » Il y a Logan aussi, mais lui il ne doit plus l’attendre en fait. C’était ce qu’elle avait demandé, de toute façon. « Mais je leur ai dit de ne pas m’attendre. » elle ajoute, sans savoir si c’est nécessaire qu’elle s’avance. Maintenant qu’elle y pense, ça ne l’est pas. C’est pourquoi elle retourne une autre question. « Ils en ont pensé quoi tes proches, quand tu leur as annoncé que t’allais passer à la télé? »
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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Ven 10 Avr - 10:09

@lejla

La dolce vita c'était un concept qui était souvent balancé à toutes les sauces pour décrire la façon d'être des italiens. Pour Santo c'était un truc super utopique, sa vie elle était tout sauf dolce. La dolce vita y'avait que les touristes qui la connaissaient. Elle impliquait une notion de lâcher prise, d'inconscience du temps qui passe. Ca l'avait toujours fait tiquer quand on lui balançait ces termes, aux US. Oh waw you're Italian!!! La dolce vita! Et encore ici, il avait beau jouer le mec ultra détendu, pas mal de choses tournaient en boucle dans sa tête. Il l'aurait pas précisé à Lejla, donc il avait souri et hoché la tête. Le farniente. Littéralement : do nothing. Ca, à la limite, ça ressemblait plus à ce qu'il vivait depuis quelques jours. Pas de clients à servir, pas d'histoires de compta à gérer. Santo ce qui le faisait marrer dans son métier c'était d'aller négocier avec les fournisseurs, c'était de discuter business avec d'autres restaurateurs, c'était d'organiser des événements chez lui. Y'avait cet aspect là, l'aspect stratégique, qui lui parlait beaucoup plus que le relationnel quotidien avec des clients qui allaient et venaient. Il avait bien mérité de se reposer quelques semaines, vu les années de course. Pourquoi, tu pourrais devenir détestable ? Lejla elle avait pas la gueule de la meuf méchante au premier abord. Mais bon ça voulait rien dire. Peut-être qu'elle gérait son ranch avec un visage d'acier. T'inquiètes, t'auras pas besoin de moi pour te le rappeler. Il s'était marré avant de disparaître dans l'eau. Cette assurance c'était celle des grands jours. Santo il comptait pas laisser planer le doute à ce sujet. Pas de temps à perdre à vouloir prouver sa valeur. Il avait laissé couler un regard sur Lejla avant qu'elle ne le rejoigne dans l'eau et s'était pendant un moment langui du silence environnant. Avant d'arriver aux US je croyais que les farmer ils existaient que dans les films. On leur en dépeignait tout un tableau, des "cow-boy", alors qu'au fond les gars c'était en général que des exploitants agricoles. Rien à voir avec sa vision hollywoodienne du truc. C'est quoi ton quotidien du coup ? Il s'était rapproché pour pouvoir mieux la voir. Lui aussi il avait une famille un peu comme ça, avec laquelle il passait la plupart de son temps. Mais c'était de l'histoire ancienne. A propos de quoi, ils ne t'attendraient pas ? C'était bizarre comme façon de présenter les choses. Pour lui la famille c'était intemporel. Aucun risque de la perdre. Il pensait plutôt à un copain en posant cette question, mais au final le tournant de la conversation l'intéressait presque plus. Il s'était posé contre un rebord. Ah ça les a fait marrer, ils étaient comme des fous. C'est très napolitain ça, les gens chez nous ils aiment le spectacle. Après le foot, y'avait la télé comme opium du peuple. Mais pas sûr qu'ils captent les chaînes anglaises, à part si un de ses potes avait trafiqué le réseau pour sa mère. Aux US je pense qu'ils s'en branlent, à part mes clientes qui doivent être tristes de pas avoir leur italien préféré pour leur servir des cocktails et glaces. C'était facile pour Santo de se foutre des clients dans la poche, avec son léger accent et sa bonne gueule. Pourquoi, toi ils ont critiqué ton choix ?

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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Mar 14 Avr - 8:16

Le farniente, donc. Lejla, elle n’allait pas prétendre qu’elle avait une quelconque connaissance en la culture italienne ou tout ce qui s’y rattachait. Pour être bien honnête, elle n’avait jamais été en compagnie d’autant d’italiens durant toute sa vie, alors qu’il y en avait trois présentement dans le jeu. Santo il n’avait pas l’air agacé par son commentaire, mais elle se dit mentalement que ça devait être lourd de se faire sortir des clichés reliés à sa culture toutes les deux minutes. Elle en savait quelque chose. « Le farniente. » qu’elle répète en essayant de ne pas trop massacrer la prononciation du mot. Rien faire. « J’aime bien. Ça change du quotidien. » Elle ne sait pas pour lui, mais ça fait des années qu’elle n’arrête pas. Alors se retrouver dans cette émission, à l’autre bout du monde avec cette sensation d’avoir appuyé sur pause le temps d’un instant, ça faisait du bien. Quant à savoir si elle pouvait réellement devenir détestable avec Santo, elle a envie de lui dire qu’il n’a même pas à se poser la question. « Non. » elle répond franchement avant d’ajouter, « Mais ne cherche pas la merde non plus... » Son regard perçant soutenant celui de l’italien avant que son sourire contredise ses paroles. « Je plaisante, sérieusement, je ne suis pas bien méchante. » Elle préfère préciser, parce qu’elle n’est pas bonne comédienne dans ce cas-ci et qu’elle n’a pas envie de refléter quelque chose qu’elle n’est pas. Lejla, elle a un peu de malice, beaucoup de difficulté avec les règles qu’on lui impose, mais elle ne ferait pas de mal à une mouche. Ses yeux s’accrochent aux mouvements de Santo une fois qu’elle le rejoint dans la piscine alors qu’elle est plutôt statique dans son approche pour l’instant. Elle le laisse la questionner, entrant dans la valse de leur première rencontre, laissant les premières pointes de curiosité s’installer. « Le Far West avec le cow-boy et le shérif qui se font la guerre au XIXe siècle. Clint Eastwood, Buffalo Bill… » elle résume l’idée que vient de lui soumettre Santo, de ce que les films et les comptes américains racontent depuis la nuit des temps. « Cette version-là n’existe que dans les films. Pour nous, c’est une industrie équestre et bovine à petite échelle. Une passion par-dessus tout. » Leur ranch était loin d’être une propriété industrielle sans principes. Leur production restait locale et fournissait la région et les environs. Lejla était fière de se dire qu’ils n’avaient jamais succombé à la pression de super géants du monde agricole qui voulaient les acheter. Ça ne faisait pas partie de leurs valeurs familiales. « Mon quotidien n’est pas tant intéressant. Je m’occupe principalement des chevaux. Palefrenière, si tu veux. Je m’occupe de leur entretien de l’aube jusqu’au crépuscule. Je les fais sortir dans les champs. Je m’occupe de la comptabilité du ranch aussi. » et toutes autres tâches connexes. Elle n’est évidemment pas seule à tout faire, puisqu’ils ont des employés. Ça reste assez prenant. Bon, il doit regretter d’avoir posé la question, elle a l’impression d’être emmerdante à souhait. Sauf qu’il accroche sur une phrase, sur le fait qu’elle avait demandé à sa famille de ne pas l’attendre. Elle savait qu’elle n’aurait pas dû formuler sa phrase de cette façon. « Je me suis mal exprimée. Je veux juste dire qu’en participant à cette émission, je ne sais pas trop comment les choses vont se dérouler, évoluer ni quand je vais revenir et tout. La vie continue, ils n’ont pas à m’attendre pour l’instant. » elle repousse un peu ses interrogations d’une main imaginaire du coup, elle a juste un peu de difficulté à bien s’exprimer quand il s’agit de sa décision à venir ici et l’impact que celle-ci a eu sur son petit cocon familial. Elle se rapproche finalement près du rebord de la piscine à son tour, sa joue se déposant sur ses avant-bras de façon à reposer sa tête sans toutefois briser le contact visuel avec le candidat. Elle sourit lorsqu’il mentionne la réaction de ses proches, s’imaginant une scène colorée et enjouée. « Et tu sembles être la bonne personne pour donner un bon spectacle. » Elle dit ça de façon positive. Avec sa confiance et sa belle gueule, Lejla peut comprendre pourquoi la production l’a sélectionné. « Elles vont pouvoir t’admirer à la télé, tes clientes, elles n’ont pas tout perdu. » elle ajoute le regard malicieux, se doutant que les clientes ne venaient peut-être pas juste à son restaurant pour la bouffe, mais aussi pour ses beaux yeux. Non? « Tu poses beaucoup de questions, tu sais. » son rire est doux alors qu’il accompagne ses paroles. Ce n’est pas qu’elle veuille qu’il arrête nécessairement. La gêne vient souvent la réquisitionner lorsqu’elle sentait l’attention être trop concentrée sur sa petite personne. Elle sent même ses joues rougir quand elle se dit que c’était peut-être impoli de sa part comme commentaire. Il y a aussi une partie d’elle qui n’a plus envie de parler de sa famille et la réaction qu’ils ont eues. « Un peu. » elle répond finalement brièvement. Ça ne sera surement pas satisfaisant, elle en a conscience. Elle aimerait lui demander une tonne de renseignements sur sa vie, sur lui, mais ça ne serait pas équitable puisqu’elle vient de couper court à son interrogation. Il faut y aller de petits pas à la fois, avec Lejla. Elle se redresse donc, lui faisant face et souriant doucement à nouveau. « Bon, et si tu me disais plutôt comment je dois m’y prendre pour être la reine du monde TD. Toi qui as l’air si confiant de te rendre loin. » C’est plus intéressant ça non? Se reconcentrer sur le jeu plutôt. C’était pour ça qu’ils étaient ici. « C’est quoi la stratégie Santo? Je crois que j’ai besoin d’un cours privé. » elle ajoute. C’est que ça sonnerait presque comme du flirt, ça. Presque.
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Santo
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Message (#) Sujet: Re: slow burn (mardi - 23h45) — Jeu 16 Avr - 21:49

Elle avait effectivement pas l'air méchante Lejla. Pour Santo les clichés ils avaient bon dos. Dans sa tête, une farmer girl c'était quelqu'un de simple. Quelqu'un qui ne se prenait pas la tête avec toute cette frénésie inhérente à la grande ville. Et pour Santo, vivre à la campagne c'était par essence avoir une vie tranquille. Il était tellement autocentré qu'à son sens les personnes qui évoluaient dans un contexte différent du sien avaient forcément un quotidien plus simple. Ils devaient être à des années lumière, Lejla et lui. Santo c'était une pile électrique. Pas comme un Kai, pas du genre à s'exciter pour un rien, mais il ne s'arrêtait jamais de ruminer à ses prochaines motivations. C'était pas le genre à savoir déconnecter. Il était heureux dans ce contexte de farniente, mais il était aussi pleinement conscient de sa mission sous-jacente. Et il avait beau chiller comme un bébé dans sa piscine, en regardant Lejla il n'arrivait pas à voir autre chose qu'une adversaire. Une belle adversaire, certes, mais une adversaire quand même. Du coup c'est vraiment aussi génial qu'on le pense, de vivre de sa passion ? Pour Santo c'était une question qui s'était jamais posée, parce que pour lui la notion même de travail était biaisée. Bosser c'était juste ramener de l'argent à la maison. On lui avait jamais inculqué l'idée qu'il aurait pu, un jour, vivre de quelque chose qui le faisait vibrer. La vraie vie elle était pas dans le travail, elle était dans le fait d'élever une famille et d'aimer sa femme. Pour Santo c'était ça, les choses simples. Les choses qu'il aurait voulu défendre au quotidien. Le reste, c'était une nécessité. Il voyait pas comment l'idée même de devoir se lever chaque matin pour une raison précise pouvait être agréable. On lui avait parfois répété que c'était parce qu'il était jeune, que son opinion changerait. Mais il n'y croyait pas vraiment. Pour lui il y avait un aspect fini, à tout ça. Tout était temporaire. Et son but à lui c'était de toucher à l'immortalité. Il avait clairement un délire ahuri, il se voyait marquer les esprits. Et ça se ferait sans doute pas en vendant des cocktails ou en négociant des prix dans un resto. Mais ça te plait tout ça ? Parce qu'elle avait beau avoir placé le mot "passion", Lejla elle semblait hyper scientifique dans sa façon de présenter les choses. Comme un enchaînement d'éléments bien rodés. Y'avait pas de folie, y'avait pas une excitation dans sa voix. Il avait finalement hoché la tête pour signifier sa compréhension, quand elle était revenue sur ses mots. Ouais, un business. Comme tout autre business il devait avancer. Avec ou sans elle. Et ça faisait écho au fait qu'ils aient critiqué son choix de participer au jeu. Lejla elle avait pas l'air bien libre. Thrown Dice c'était peut-être sa façon d'envoyer tout se faire foutre. Le blond avait souri quand elle avait dépeint son portrait express de bonne gueule de la téléréalité. Il en était conscient. Même si jusqu'ici il avait pas fait en sorte de se donner en spectacle. Moins qu'un Presley ou qu'un Kai qui semblaient toujours prêts à faire des blagues. Lui il était pas trop blagues. Pas ce type de grande gueule. Mais le spectacle, ça lui parlait. Santo il avait qu'une envie c'était de dégommer des secrets et rafler de la tune. Le reste il s'en foutait pas mal. J'espère bien. Il était resté volontairement vague, pour pas indiquer s'il parlait du soutien de ses clientes ou de sa volonté de participer au spectacle de l'émission. Je préfère poser les questions. Il souriait. Santo c'était pas un bon élément à l'école mais sa curiosité elle était jamais réellement assouvie. Dès que ça l'intéressait, de près ou de loin, il était sur le coup. T'es prête à payer combien pour ces infos ? Il jouait au petit arrogant même s'il laissait largement Lejla mener ce petit jeu qui sonnait comme un flirt. Je voulais être le premier à buzzer, mais c'est raté. Izïa l'avait devancé. Et malgré sa frustration il ressentait un certain respect pour la candidate. A défaut il se contenterait de gagner l'émission. Mais pour une fois il avait pas donné suite à ses pensées. Mais si tu veux une réponse sincère je peux t'en donner une. Il était prêt à tirer un trait momentané sur sa discrétion. Je viens de quartiers populaires. On m'a jamais aidé. Alors j'ai toujours fait en sorte d'avoir ce que je voulais. Perdre ses combats ça aurait signifié de devoir se battre deux fois plus. Il avait pas de temps à perdre dans des débats existentiels. Santo il fonçait, parfois sans réfléchir à outrance, mais ça avait plutôt payé jusqu'ici. Sa vie à lui elle était vécue comme un chemin miné. Chaque décision était impactante. Et sur ce il avait fermé sa gueule parce qu'il ne comptait pas se livrer beaucoup plus pour l'instant. Sa stratégie c'était aussi de ne pas dire plus que ce qu'on lui demandait.

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