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Santo
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Message (#) Sujet: smack that (lun, 16h) — Dim 5 Avr - 8:48

@Gianni

Chaque jour Santo il décidait de s'emparer d'un lieu. Lui, au-delà de l'analyse fine et superficielle des environs qu'il avait attaquée dès le dimanche, sa petite tactique elle consistait à se faire omniprésent dans chaque endroit. Il voulait que les autres impriment bien sa gueule en passant dans les différentes pièces. Il jetait son dévolu sur deux nouveaux décors par demi-journée et y restait autant que possible, pour que tous ceux qui ne faisaient que passer l'y croisent une, voire deux ou trois fois. C'était sans doute une approche un peu égocentrique de l'acclimatation, mais c'était ce qu'il avait trouvé de plus juste pour réussir à se démarquer dans cette marée de candidats. En plus, contrairement aux autres années, y'avait pas mal de gars et meufs de sa fourchette d'âge, dont un autre ricain aux cheveux blancs comme son cul. Fallait bien chercher à s'imposer. Gianni, c'était la deuxième fois qu'il passait là. Il l'avait bien cramé, Santo. La première, les mains vides. La deuxième avec un café à la main. Classique. De son côté il faisait un peu genre, en rangeant les boules de billard, comme s'il s'était fait une petite partie en solo. Il avait beau avoir essayé de taper dans le mille quelques fois Santo, le long de sa grande carrière de baratineur italien à Miami professionnel, il avait vite compris que les jeux dans lesquels il excellait ça restait ceux où faire un croche-pied était toléré. Comme du foot, sur terrain ou sur Fifa. Alors avant que Gianni ne décide de lui proposer une partie de billard, il s'était emparé des cartes et posé sur un canapé. Ciao Gigi. C'était un peu sa manière à lui de baisser les gardes en créant un terrain d'entente. Ils défendaient les mêmes couleurs, pour commencer ce serait un point d'entente. On se rapproche instinctivement de ceux avec qui on a un point commun. Et les italiens comme Santo, Dieu qu'ils pouvaient être fiers. Ca doit pas trop te changer de ta vie de château. Végétation à part. Le mec gérait un château dans les Pouilles, de prime abord ils n'avaient clairement pas le même style de vie. Moi aussi j'ai géré un restau. Santo il tenait quand même à montrer que malgré ses 22 piges il avait du vécu dans le caleçon. On est un peu clichés. Fallait l'admettre. Les deux italiens à baratiner des petits plats. Mais ils avaient au moins l'avantage du sourire enjôleur offert par mère nature. Il désigna les cartes et Fifa à l'écran pour voir ce à quoi Gianni souhaitait se frotter.

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Dim 5 Avr - 19:14

La salle de jeux et son plafond étrange, ça faisait plusieurs fois qu'il les détaillait au gré de ses allées et venues mais sans vraiment s'arrêter dans cet endroit où ceux qui avaient besoin d'un peu plus qu'un bouquin ou une balade pour tuer le temps plusieurs heures d'affilée trouvaient forcément de quoi s'occuper les mains. Le billard, les jeux vidéos, la musique, ça ressemblait à un joyeux pêle-mêle pour hyperactifs mais ça lui plaisait bien, à lui qui tenait difficilement en place. Il avait fait un tour dans la salle de sport pour se dépenser, avait passé un peu de temps avec sa tablette entre les mains à checker les profils des uns et des autres, mais à présent l'idée d'une partie le tentait nettement plus. Peut être que c'était une salle comme celle-ci qu'il faudrait à l'hôtel-château de ses parents, Gianni n'avait jamais vraiment songé à la question avant d'avoir vu ce qu'une telle pièce pouvait faire à l'enfant qui sommeillait en lui, mais après tout la vie de gérant lui avait appris qu'on ne pouvait pas proposer un service qu'on n'avait pas testé soi-même. C'était comme ça pour chaque nouvelle activité, chaque plat rajouté à la carte du restaurant, et c'est ce qui faisait que son père n'avait pas encore vraiment eu à se plaindre de lui. Et de toute évidence il ne serait pas le seul à profiter des lieux en cette après-midi, lui ayant semblé apercevoir Santo sur place à plusieurs reprises et constatant à présent qu'il se rapprochait qu'il était toujours là. Bien, à choisir d'avoir un peu de compagnie que ce soit celle d'un autre italien n'était pas pour lui déplaire. Pas qu'une question de chauvinisme, Gianni aimait simplement ce qui lui rappelait là d'où il venait. « Ciao Toto. » Son air mutin trahissait le fait qu'au jeu des surnoms, il n'était jamais le dernier à s'engouffrer dans la brèche qu'on ouvrait devant lui. Il avait surtout l'habitude, avec ses sœurs qui ne lui avaient jamais rien épargné en la matière. «  Ouais, c'est pas si différent de ce que je connais en dehors du fait que chez moi le bois laisse place à des tours crénelées et des pierres apparentes. » En dehors de ça, la piscine, le restaurant, le bain à remous, les jardins, tout ça lui rappelait un peu le château de Manduria et y compris le fait d'y voir passer autant de monde, même s'il n'avait jamais à proprement parlé séjourné dans l'hôtel. « Par contre, c'est pas cette semaine que je testerai le confort des chambres. Tu t'es mieux démerdé, toi, non ? » Si ses souvenirs étaient exacts, Santo avait atterri dans l'une des chambres les plus confortables et clairement ça lui aurait bien plu de voir à quel point il avait été mieux loti. Non pas qu'il se plaigne en vérité, mais c'était peut être un peu de déformation professionnelle. « Sérieux, et c'était là-bas en Italie ? J'avais jamais vraiment rien fait de mes dix doigts avant qu'on me laisse faire mes preuves, tu sais. » Façon de dire qu'il devait tout ça à son père, qui après avoir accepté que son fils ne serait jamais architecte l'avait pris à l'essai avant de se rendre compte que quelque part, et aussi ironique soit-ce, il avait un peu ça dans le sang. « On va pas avoir d'autre choix que de s'organiser une soirée pizzas. » Il railla dans un sourire, assumant justement d'être un genre de cliché de l'italien fier pour pas grand chose mais surtout content de faire un bout de route avec des compatriotes. « J'ai une idée. Tu choisis une team dans Fifa et une team dans le jeu. Alors, tu prends qui ? » Il demanda en relevant son regard vers l'écran, sans oublier cette histoire d'équipes annoncée au cours du prime et qui poussait sans doute chacun à se demander ce qu'il aurait fait à la place des deux concernés.

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Lun 6 Avr - 14:57

Pour Santo c'était pas facile de se forcer à parler anglais avec des mecs comme Gianni et Costa qui venaient de son pays. Aux US il parlait souvent sa langue natale, parce qu'en bon italien il s'était démerdé pour intégrer la petite communauté de Miami. Là, l'idée de créer un microcosme ça lui plaisait bien, mais il fallait aussi qu'ils soient inclusifs, alors ils faisaient tous un certain effort. Santo ça faisait tellement d'années qu'il s'était barré d'Italie qu'au fond il fallait bien qu'il revoie ses critères en matière de chauvinisme. Mais fallait comprendre, le mec en quatre ans il avait pas faire d'aller-retour en Europe pour des questions d'économies. Ca le foutait dans un certain état d'excitation. Thrown Dice c'était aussi un beau kif, parce qu'il savait qu'il pourrait faire un crochet à Naples avant de rentrer aux US. Chose qu'il ne se serait pas permise, en temps normal. Tu vas gonfler ta clientèle des prochains mois là c'est sûr. Il se moquait en finissant de ranger le matos du billard. A Miami les mecs ils sont tous en mode oh wawww an Italian! I LOVE Italian food. C'était un petit comédien Santo, mais il se moquait autant qu'on se moquait de lui et de son accent les premiers mois. Et il avait appris à se faire apprécier, malgré son chouilla d'arrogance. Je suis pas mal dans mon king size moi, pas toi ? Il avait braqué son sourire en direction de Gigi. Mais j'aurais préféré une autre chambre à celle-ci avec Costa qui ronfle comme un porc. Il se permettait un écart de finesse en compagnie de son concitoyen. L'aspect cool d'être entre mecs. Pas de fioritures. Et c'était d'autant plus évident qu'ils bifurquaient tous les deux vers la console et Fifa. Le resto il est à Miami. Mais j'ai quitté la gestion, maintenant j'ai lancé mon truc en solo et c'est la galère. Santo il balançait ça avec une certaine décontraction, mais au fond il était assez fier du chemin parcouru. Il se disait souvent qu'il était pas n'importe qui, que lui il avait réussi à faire comme les émigrés italiens de la fin du 19ème siècle et à construire sa petite vie en partant de rien. Y'avait pas plus capitaliste, au fond, il admirait le concept de self-made man et il bossait avant tout pour niquer le système en voulant montrer qu'il était meilleur que les autres. Gagner de l'argent, c'était un accomplissement. Rien à voir avec la vision de carte postale du château de Gianni. Ca fait combien de temps que t'es revenu de... NY ? Il avait retenu ce qui avait été dévoilé de son casting, mais il voulait comprendre un peu mieux les contours de l'histoire. Une soirée ou un concours de pizza ? Son sourire s'étirait alors qu'il attrapait la manette. Santo il savait que tout le monde était en train de créer son petit cercle, de darder les personnes qui feraient partie d'un groupuscule restreint d'alliés. Lui il arrivait pas encore à voir les candidats autrement que des adversaires. C'était un môme, sur ça. Il avait attendu des semaines ce moment et dans sa tête ça tournait à fond. Mais il savait qu'il devrait finir par jouer un minimum collectif, au risque de se faire couper la gorge. Napoli. Direct. Me dis pas que t'es supporter de la Juve. Des corrompus, des voleurs. Chez eux, à Naples, y'avait pire que de ne pas être napolitain : être juventino. Pour l'autre, je sais pas. Mais je préfère ta version. On choisit notre chef, plutôt que notre chef nous choisit. C'est plus juste. Après, fallait pas déconner, Santo il avait commencé à attaquer plus frontalement Kara. Il était pas du tout en mode désintéressé, depuis dimanche soir ça lui prenait la tête, cette connerie. Mais il voulait pas forcément le montrer d'emblée. A son tour de scruter le visage de Gianni à qui il avait retourné la question d'un coup de tête, avant de cliquer sur le "X" de la manette.

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Mar 7 Avr - 2:34

Sans doute qu'avant de mettre les pieds ici Gianni n'aurait jamais pensé tomber sur deux italiens parmi la poignée de candidats sélectionnés et ça l'envahissait d'un sentiment troublant, comme si même à un millier de kilomètres de chez lui il arrivait à trouver quelque chose de familier, quelque chose qui lui rappelait l'endroit d'où il venait. D'après ce qu'il avait cru comprendre, Santo ne vivait pas en Italie mais on ne s'y trompait pas une seconde lorsqu'on l'entendait et le sud était décidément bien représenté. « C'est l'avantage de ce genre d'émissions, que tu te fasses aimer ou détester y'aura toujours quelqu'un pour te prêter de l'intérêt. Alors même si on me jetait des tomates à ma sortie, y'aurait sûrement quand même des curieux pour venir voir l'hôtel. » C'était l'avantage d'un établissement situé assez au sud pour ne pas figurer sur la plupart des itinéraires des touristes, ceux qui venaient à l'hôtel venaient pour le cadre et le lieu, et il aimait cette idée. « Et c'est les mêmes types qui mettent de l'ananas sur leur pizza, je parie. I pazzi ! » Gianni s'esclaffa lorsque la précision de Santo le ramena à une vérité beaucoup plus générale : quand on était italien dans un pays anglophone, on vous associait à un certain nombre d'idées reçues et c'était pareil pour n'importe qui quitterait son pays pour une autre culture. C'était en ça que ce genre d'émissions présentaient de l'intérêt, tout le monde venait d'un peu partout et personne ne jouait à domicile. « T'as pas la victoire modeste, toi. Tu serais pas italien, par hasard ? » Cette fois il prit un air taquin, Gianni n'ayant jamais manqué d'autodérision et d'après son flair probablement que Santo non plus. En réalité, ce dernier avait bien de la chance de goûter à un vrai confort, et même imaginer Costa ronfler à en faire trembler les murs de la chambre poussait Gianni à l'envier légèrement. « Bon, c'est vrai que Rosamie ne ronfle pas et que c'est pas désagréable d'ouvrir un œil et de la voir dormir dans le lit d'à coté. » Difficile d'occulter ce détail, la chambre n'était pas grandiose mais la compagnie compensait le mal de dos qu'il s'était payé la première nuit et sa colocataire ne manquait pas de charme, n'importe qui l'avait sûrement noté dès le premier soir. « Alors c'est l'argent qui t'a motivé à tenter ta chance, ou t'étais attiré par le challenge là aussi ? » Parce qu'il fallait en avoir dans le ventre pour se lancer et ça Gianni le respectait infiniment. Lui qui bossait pour ses parents n'avait pas le sentiment d'avoir accompli grand chose, et même s'il savait que ce n'était pas vrai à tous les niveaux ça le travaillait, parfois. De toute façon, la même image lui avait toujours collé à la peau, du jour où il était parti pour New York comme un rebelle privilégié à celui où il était rentré au pays. « Ça fait à peu près quatre ans. J'y étais parti pour mes études, j'en suis revenu avec tout sauf mon diplôme. » L'italien leva les yeux au ciel avant d'étirer un sourire, parce que ça mériterait peut être une conversation un peu plus riche en détails, un jour. « Oh, attention, si tu proposes un concours 'faut proposer une récompense qui vaille le coup. » Mais un concours de pizza, ça parlait forcément à un Gianni particulièrement réceptif quand on lui parlait bouffe ou jeu. Foot aussi, forcément, même s'il s'était découvert d'autres passions avec les années et se contentait aujourd'hui le plus souvent de le suivre derrière l'écran de sa télé. Il faut dire aussi que Manduria, ce n'était pas la capitale italienne du football, d'où le fait que la remarque de Santo lui tire un rire franc. « La Juve ? Pitié. Tu sais qu'en réalité je vis pas si loin de Naples, alors considère que je les supporte de toute façon. » Naples, c'était comme qui dirait la première grande ville que vous pouviez trouver en partant de l'hôtel, alors que Santo y soit étroitement lié, il trouvait ça décidément assez dingue. « Mais chez moi on supporte la Viola depuis toujours. C'est qu'on a essentiellement des petits clubs sur lesquels fantasmer. » Alors quand ils voulaient rêver plus grand, il y avait Florence, qui était avant tout l'équipe de cœur de son grand-père paternel des décennies plus tôt. Et c'était resté, un peu comme une tradition familiale perpétuée. « Ça te déplaît d'imaginer que quelqu'un d'autre que toi puisse avoir ton destin en mains ? Moi ça me fait pas mal cogiter. Je me dis que ça peut se jouer à trois fois rien et impacter tout le reste. » La suite, les chemins empruntés, les occasions saisies, celles manquées. Ne pas maîtriser son destin et savoir que son aventure prendrait un chemin plutôt qu'un autre était un sentiment vertigineux. Il ne savait pas très bien comment il se sentait à cette idée, mais il y pensait beaucoup.

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Mer 8 Avr - 0:36

Santo ça faisait plus de trois ans qu'il se débattait avec des histoires de ventes, de succès, de chiffre d'affaire et tout ce bordel. Il avait pas passé son bac mais s'il fallait parler concret c'était le premier à obtenir un A+ en calcul mental. En même temps il devait faire ses preuves, à Miami. Il avait pas d'autre choix que de débrouiller. Gianni il avait raison, indirectement cette émission elle serait forcément bénéfique. Et Santo il comptait bien adopter la même stratégie à un moment ou un autre. Je suis bien d'accord. D'ailleurs tu sais y'a des supers glaces et cocktails chez Ettore's à Fort Lauderdale Beach, Miami, Florida. On devrait faire un petit partenariat. Le gamin il avait sorti son plus beau sourire, histoire d'appuyer son propos. Concrètement ils savaient tous les deux qu'il faisait juste ça pour gagner un peu de followers sur son compte pro insta. Mais Gianni ce serait sûrement pas le premier à le juger. Ces ricains de toute façon ils pouvaient tout gober, au sens propre comme figuré. La pizza à l'ananas c'était qu'un exemple. Et t'as pas goûté le double cheeseburger entre.... deux donuts au sucre. Pouce levé, médaille d'or du dégoût. Ils avaient heureusement bifurqué sur un sujet nettement plus agréable, les meufs et la mère patrie. Ah ouais, tu kiffes Rosa ? Information intéressante. Santo il avait 22 ans, les remarques de ce genre c'était encore susceptible de le faire marrer. Avec Costa ils avaient pas encore discuté meufs, mais si Gianni voulait lancer le sujet il pouvait très bien s'engouffrer dans la brèche. Petit coquin va. Il avait appuyé son index sur son épaule, à la manière d'un vieux frère qui provoque. Santo, il avait les idées assez nettes là-dessus. Ses principes et sa fierté ils lui dictaient clairement de rester tranquille. Mais il savait aussi que parfois il avait du mal à réfléchir rationnellement. C'était un sanguin, un mec dont le coeur pulsait à 200bpm. Et parfois ça lui grillait le cerveau. Alors entre ce qu'il avait promis main sur le coeur à l'église, et ce qu'il ferait d'ici quelques semaines (se dio vuole...), il y avait un certain écart. L'argent, il va avec le jeu. Ca, par contre c'était une certitude. Pour Santo, jouer ça se limitait pas à provoquer le hasard. La popu et tout le reste, c'était des bonus. Lui voulait taper gros. Toi t'es là pour quoi ? Tu dois pas avoir de problèmes d'argent. C'était sans doute lancé brusquement, mais c'était aussi ce qui transparaissait de sa petite histoire. Parti chercher un diplôme à NY et revenu faire des pizza parce que papa lui avait fait confiance. Santo, il exagérait, mais entre les lignes c'était ce qu'il lui disait Gigi. Il appréciait son honnêteté, le napolitain, mais ils venaient pas vraiment du même monde. On va commencer en disant que celui qui perd le match fait la première tournée de pizza. Il aurait soit une aide, soit une critique sur le dos. Mais autant se serrer les coudes, au moins à ce niveau. Ils étaient prêts à jouer, Santo avec son équipe au bleu azur, et Gigi avec sa viola. C'est sûr que c'est pas entre Bari et Lecce que tu vas aller loin. Mais déso, tout ce qui n'est pas Napoli est un ennemi. Et tout ce qui n'était pas Napoli, aux yeux de Santo, était corrompu. Il avait une vision assez binaire des choses. Et pas du tout objective lorsque ça touchait à sa ville. Gigi, s'il savait comment les napolitains étaient faits, il devait savoir que y'avait rien d'agressif, chez le blond. On verra ce qu'ils attendent des équipes. Mais dans l'idée, ouais, j'ai toujours été maître de mes actions. Et ça nécessitait pas plus d'explications. Sa collab au resto elle avait explosé parce que Santo il était pas capable de se restreindre à son taf. Depuis quelques années le mec avançait comme un électron libre, alors il avait du mal à s'imaginer ligoté par l'emprise d'une équipe. C'est quoi la politique ? Tous les coups sont permis ? Il avait tourné son regard vers Gigi, laissant volontairement planer l'ambiguïté quant au jeu dont il parlait. (Même si au fond, il pensait surtout à Fifa).

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Ven 10 Avr - 4:00

Très franchement, Gianni n'avait pas vraiment réfléchi à ce que donnerait sa sortie lorsqu'il aurait passé une à plusieurs semaines dans une émission aussi regardée que l'était sûrement celle-ci. D'abord parce qu'il ne réfléchissait jamais aux conséquences de ses actions avant d'entreprendre de les réaliser, et ensuite parce que ça n'aurait rien changé à son désir de tenter le coup. Quand bien même l'hôtel voyait débarquer une vague d'aficionados de l'émission curieux de voir les lieux dont il aurait parlé au détour de certaines de ses conversations, ce serait toujours bon à prendre. L'endroit attirait pas mal de monde depuis des générations sans avoir besoin d'une publicité excessive, mais à l'ère des réseaux sociaux sa sœur et lui avaient opéré un véritable rafraîchissement de l'image de l'hôtel sur internet. Alors même s'il avait plus l'air d'un touriste en vacances avec ses chemises légères et les marques du bronzage qu'il avait parfait avant son départ d'Italie, Gianni savait reconnaître une opportunité quand il en voyait une. « Mais carrément, vendre des glaces à un italien c'est comme vendre une perruque à un chauve. Et Manduria c'est pas Cagliari, t'as de la chance si tu vois passer un vendeur de gelato sur la plage. » Il exagérait peut être un poil, tout sourire sorti, mais il fallait reconnaître que la ville tenait plus du paysage de vacances tranquille que de la station balnéaire branchée. En plus, Gianni avait des tas d'idées. Glace au vin rouge, glace à l'huile d'olive, ce serait peut être une nouvelle occasion de faire connaître les productions locales. Mais bon, Santo et lui se connaissaient depuis deux jours, peut être qu'il s'emballait un peu. « Quelle horreur, ils respectent vraiment rien ces américains. » Et il disait ça d'un air amusé parce qu'il se doutait que Santo ne s'offenserait pas, pas alors que rien chez lui à part son accent un peu transformé laissait deviner qu'il ne vivait plus au pays. Un italien restait un italien. Sa petite précision au sujet de sa compagne de chambre, elle, lui valut une remarque typiquement masculine. Ils étaient entre mecs, ce genre de sujets finissaient toujours par être effleurés. « Elle est jolie, c'est tout ce que j'ai dit. Tu vas pas me dire que tu te ferais prier pour partager ta chambre avec elle. » Précisément parce que Rosamie était très agréable à regarder et que c'était un détail non négligeable quand on devait dormir une semaine dans dix mètres carrés avec quelqu'un. « Mais bon, je comprends, t'as Costa et je suis sûr que tu dois bien te rincer l’œil aussi. » Okay, c'était pour le taquiner en retour et parce que plus il imaginait ces deux-là partager une chambre, plus ça prenait des airs de bringues dans son esprit. Gianni arqua un sourcil d'un air mutin avant de redevenir un peu plus sérieux au moment d'entendre son camarade lui expliquer que l'argent n'était pas pour rien dans son désir de participer à l'émission. « Donc si tu sors d'ici en ayant gagné le gros lot, tu t'occupes de consolider ton affaire ? Et s'il te reste du fric, tu fais quoi ? » Ou peut être qu'une fois un gros chèque entre les mains d'autres priorités lui viendraient en tête, mais Santo n'avait pas l'air d'un type qui montait un business pour s'en désintéresser un jour et passer à autre chose. « Non, c'est vrai. Moi j'avais surtout besoin de prendre le large et de prendre le temps. C'était un peu tendu, avant mon départ. » Dit comme ça, ça avait plus l'air du caprice de l'enfant gâté qui part à l'aventure avec un sac griffé sur le dos, mais la vérité c'est qu'il avait vraiment eu besoin de ce voyage pour faire le point et digérer pas mal de choses. La destination, elle importait assez peu et le jeu, c'était un bonus appréciable. Et maintenant qu'il paraissait évident que Santo et lui n'avaient pas le même parcours mais partageaient malgré ça plus qu'un pays, cette histoire de concours de pizza tombait à pic. « Ça me va. Par contre, je te préviens, je suis super mauvais joueur. » Et ça avait beau ressembler à la blague détendue qui précédait un combat acharné, c'était quand même essentiellement vrai. Disons qu'il aimait mieux quand les choses allaient dans son sens et de la façon dont il l'avait prévu. « Je vois que y'a pas de camaraderie qui tienne. Okay, fratellino. » Gianni fit mine d'en prendre note avant de tousser d'un air solennel. Son père aimait bien faire ça du temps où il réunissait les employés de l'hôtel en laissant planer le doute sur le fait d'avoir une bonne ou une mauvaise nouvelle à leur annoncer. Gianni, lui, le faisait pour ressembler à son père. « Dis-toi qu'au moins, l'avantage de ce match c'est qu'on sera déjà dans l'ambiance si on doit se retrouver chacun dans une équipe. » Pour le coup, oui, et même si dans l'idée il apprécierait sans doute d’œuvrer avec et non contre les candidats qu'il commençait à découvrir et pour certains à apprécier. Mais ils venaient de le dire, ce n'était pas eux qui contrôlaient la suite.  « Ouais, maintenant ça m'a l'air inévitable. Pas de quartier. » Et se saisissant d'une des manettes, il reposa son regard sur l'écran d'un air concentré, puis ajouta. « C'est fou quand même, de voyager jusqu'en Autriche et d’atterrir dans un village pittoresque pour... jouer à Fifa. » Il lui lança un regard amusé en se calant dans l'un des fauteuils. Pas le pire endroit pour jouer, et puis il fallait bien tuer le temps.

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Dim 12 Avr - 11:25

Santo il hésitait pas à lancer des idées de deals à deux balles, pas du tout réalisables, histoire de se faire un peu de pub sur les écrans. A ce stade c'était de l'ordre de la blague entre italiens, mais ils savaient tous les deux l'importance qu'avaient les médias dans la promotion d'un commerce. Il s'était pas encore projeté à plus de six mois dans ce taf, mais quitte à grappiller de quoi être rentable il crachait pas dessus. Heureusement il avait eu le temps de renflouer un peu les caisses au dernier spring break avant de faire ses valises pour l'Autriche. Je sens qu'un business se dessine là. Le mec se frottait les mains en souriant, un brin moqueur. C'était l'avantage de traîner avec quelqu'un qui comprenait son pays, sa façon d'être et son humour. Ils venaient peut-être pas du même monde, Gigi et lui, mais ils avaient les mêmes références. Et leur cohésion face aux normes américaines elle était évidente. De toute façon tout italien défendait sa gastronomie envers et contre tout. L'avantage c'était aussi qu'en parlant avec lui Santo avait pas peur de dire un truc mal placé. Il vivait depuis un moment aux States mais il avait toujours du mal à transmettre son ironie. Là il savait qu'une blague sur les meufs ne serait pas mal perçue. Et Gigi il se défendait, sans doute pour pas passer d'office pour l'italian lover de base. Parfois il oubliait les codes de retenue des autres pays sur ces sujets là, Santo. Entre potes ils étaient lourds, mais à Naples c'était le niveau au-dessus. C'est Kai qui est pas mal, le mec a trois meufs pour lui je crois. Il avait un peu analysé les chambres pour capter quels seraient les liens qui se développeraient cette première semaine. Ca tient du coup monté par la prod pour limiter nos chances. Too bad. Mais bon y'avait pire que Costa, il aurait pas assumé de pioncer avec Felicity par exemple. Dans ce cas Santo il aurait clairement squatté les canap' du salon. C'était sans doute bizarre mais il se demandait pas mal ce que pensaient de lui ses potes qui le mataient, à Naples. Il voulait pas passer pour un gros con et il voulait pas se mettre dans une position propice à la moquerie. Santo ça faisait un moment qu'il avait pas de news de sa clique, mais y'avait quelqu'un dont l'avis lui importait particulièrement. Et c'était intimement lié à son envie de gagner de la tune. J'envoie de la tune à ma famille. C'était une histoire d'exode assez classique. C'est plus important que mon affaire. Pour lui ça faisait partie de l'équation. Il s'était barré mais il devait être redevable. Santo, outre son côté mégalo et son envie de gagner de l'argent pour gagner de l'argent, il avait aussi un bon paquet de trucs auxquels penser. Mais il préférait largement allonger ses pieds sur la table basse, jouer au petit con et se siroter une bière au bord de la piscine que de discuter de ces sujets là. Du coup il avait saisi la phrase de Gigi au tournant. Pourquoi tendu ? Ils étaient prêts à lancer le match, mais il temporisait pour cliquer sur start, sa réponse l'intéressait. Le mec à la vie parfaite, qu'est-ce qu'il devait fuir ? Un petit drame familial ? Une meuf trop collante ? Une affaire pas si profitable que ça ? Ils étaient tous pareil ces italiens, tous à se traîner derrière eux des boulets aux couleurs de leur pays. Et tous à écourter ces discussions par des moqueries. Moi aussi. Du coup je perds jamais. C'était le pire mauvais joueur Santo. Le mec préférait se barrer que de supporter le regard triomphant d'un autre. Vaudrait mieux qu'on soit dans la même équipe dans ce cas. Pas de quartier. Il avait bien intégré qu'il devrait jouer collectif à un moment ou un autre, même si au fond il pensait avant tout à sa gueule. Si l'équipe c'était une manière d'arriver à la victoire il pourrait s'y conformer... Du moins, pendant un moment. Un petit Fifa de temps en temps ça fait de mal à personne. Et ça faisait écho à plein de discussions. Pour Santo c'était aussi une manière de tisser des liens, parce qu'au fond ce jeu là il était à l'image de ce qu'ils développeraient pas la suite. Et la compétition ça le connaissait. En attendant le coup d'envoi avait été donné depuis quelques minutes, mais à part des insultes en italien et quelques cartons jaunes, ça tapait équilibré des deux côtés.

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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Mer 15 Avr - 2:32

Si cette partie de l'échange tenait de la plaisanterie entre deux types qui fatalement avaient bien accroché l'un avec l'autre, Gianni savait aussi que s'il y avait bien un monde dans lequel on n'avait pas besoin de connaître quelqu'un depuis plus d'une poignée de jours, c'était celui des affaires. Et que l'hôtel se porte bien ou non, il n'oubliait pas que les derniers travaux de modernisation des lieux avaient représenté un gros investissement, même pour ses parents. « Ma sœur va me tuer si elle me voit parler business sans qu'elle soit là. Mais comme t'es mignon, va savoir, peut être qu'elle dira trop rien. » Un sourire songeur au coin des lèvres, Gianni se fit la réflexion que Ludovica trouverait peut être Santo un poil jeune à son goût mais assurément pas désagréable à regarder. Et puis, un italien, c'était un peu le jackpot pour une fille qui n'avait jamais vraiment quitté la région qui l'avait vu naître. Mais ça n'était pas comme si deux italiens pouvaient ignorer qu'en la matière, les sœurs étaient plus sacrées encore que les exs, que c'était presque inscrit en lettres dorées dans le Bro Code et pas loin du crime de lèse-majesté sur la liste des délits impardonnables. Et ça n'avait pour autant rien de très étonnant qu'ils en viennent à parler filles et attirances d'une manière plus générale, sujet qu'ils auraient tout aussi bien pu aborder à la terrasse d'un café s'ils s'étaient rencontrés à l'extérieur. « C'est vrai que quand tu vois les choses sous cet angle il est pas si mal loti dans son dortoir. Tu crois qu'il a choisi une place stratégique ? » Kai, le type qui partageait sa chambre avec trois candidates et n'avait peut être pas joué d'autant de la malchance qu'on le croirait. En tout cas, vu la personnalité du bonhomme, ça ne l'étonnerait pas qu'il voit un très bon coté à la situation. « Faut juste savoir si le plus important c'est le confort ou bien la compagnie. » Gianni, lui, n'aurait clairement pas aimé tomber sur ce sujet de dissert'. La compagnie, c'était un détail essentiel quand on dormait une semaine avec la même personne, mais le confort ça lui manquait plus qu'il ne l'aurait pensé en découvrant la taille de sa chambre. C'était bien son problème, il avait été mal habitué et ça lui renvoyait à la figure qu'il n'avait jamais eu à se battre pour obtenir ce qu'il voulait. Et si Santo semblait avoir une relation différente avec l'argent, plus saine de bien des manières sans doute, Gianni se surprit à sourire en l'entendant mentionner ses proches. Parce que ce rapport quasi sacré à la famille, il l'avait aussi et peu importe les conneries, les mauvais choix et le reste, il leur devrait toujours tout. « C'est plus important que tout. » Il acquiesça d'un ton calme, mais convaincu, pourtant conscient que chacun avait son propre bagage familial et que certaines histoires expliquaient qu'on ait plus ou moins besoin et envie de maintenir le lien qui nous unissait aux origines même de notre existence. « Ta famille, ils en pensent quoi de te savoir ici ? Tu les as mis au courant ? » S'ils vivaient encore en Italie, ça ne changeait peut être pas grand chose qu'il soit ici plutôt qu'à Miami, mais un jeu télé ça n'était pas non plus l'endroit le plus anodin au monde. Gianni, lui, avait peut être inconsciemment répondu à la question, pourtant ce n'était pas tant l'endroit où il était que la façon dont il était parti qui avait un peu compliqué les choses à son départ pour Londres. « Disons que quand j'ai pris un congé à l'hôtel c'était officiellement pour me reposer et commencer à préparer mon mariage. Fuir à Londres pour passer les castings d'une émission télé, c'était pas vraiment au programme. » L'italien tempéra ses propos d'un haussement d'épaules laissant entendre que ce n'était pas un revirement si inattendu quand on le connaissait un peu, simplement une déception de plus pour son père. « J'ai jamais pris des décisions tellement sensées. » Et son sourire en disait long sur le fait que lui ne voyait pas toujours le mal dans le fait de vivre, parfois un peu trop intensément ou égoïstement peut être. Parce qu'il n'était plus question de ses parents, mais bien de lui et d'un moyen un peu désespéré de se réapproprier sa vie, sans doute. « Je savais qu'on aurait du prévoir l'apéro, on n'est pas sortis de là avant ce soir si tu veux mon avis. » Gianni s'amusa face à l'évidence que ni Santo ni lui n'avait la défaite facile et qu'aucun n'était près de s'avouer vaincu. L'idée d’appartenir potentiellement à la même équipe d'ici une poignée de jours, elle, le fit acquiescer solennellement. « Au pire, il restera toujours cet endroit. On a vu pire comme terrain neutre, non ? » Le jeu au sein du jeu, en quelques sortes, et la perspective de se retrouver autour d'un match, d'un jeu de cartes ou d'autre chose. Gianni prendrait cette histoire d'équipes au sérieux, alors une parenthèse quelle qu'elle soit serait bonne à prendre dans le cas où ils deviendraient des adversaires. Quant à Fifa, ça n'était pas le pire moyen de se découvrir tout en se testant l'un-l'autre et la partie promettait d'être mouvementée, avec une intensité palpable de chaque coté. « J'étais sûr que t'en avais dans le ventre. Tu vois, c'est pour ce genre de moments que j'ai longtemps voulu avoir un frère. » Et ça n'avait jamais rien eu à voir avec sa famille adoptive, ni ses sœurs qu'il aimait. C'était juste qu'en tant que seul garçon, il y avait des trucs qu'il avait été forcé de partager avec des potes à défaut de mieux. « Cristo, je pensais réussir à t'attendrir. » Il clama après une énième technique défensive d'un Santo que rien ne semblait pouvoir distraire.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: smack that (lun, 16h) — Sam 18 Avr - 10:31

Ils avaient bon dos les italiens à feindre des perspectives business à leur sortie du jeu. Tout ça pour 4 pauvres glaces home-made qui pourraient pas traverser l'Océan tous les deux jours pour atterrir dans les Pouilles. Mais à l'heure actuelle ça les faisait marrer tous les deux et ils avaient trouvé ce terrain d'entente inhérent à ceux qui partageaient quelque chose. En l'occurrence, leur pays. Ah non s'il y a une soeur dans l'histoire c'est trop compliqué. Trop d'intermédiaires et trop de risques. Santo il avait déjà eu son lot de problèmes avec des femmes et - même si c'était qu'une blague entre eux - il voulait être clair sur ce point. Un pacte du sang entre eux c'était un pacte du sang entre eux. Si le deal pouvait pas s'arrêter là pour lui ça valait pas le coup d'avancer. C'était un tout ou rien, Santo. Il faisait pas de compromis. Et pour ça il s'y retrouvait dans le dilemme "confort ou compagnie" de Gigi. Les deux étaient pas conciliables pour que les choses se passent bien. Santo il savait pertinemment que si on essayait de lui foutre une meuf sur le dos pendant Thrown Dice ça finirait par mal se passer pour lui. Il attendait d'autres choses du jeu. Pour moi, ici, le confort. Il avait toujours mis un point d'honneur à pas mélanger business et sentiments. Les rares fois où il l'avait fait ça avait fini par éclater, alors à l'échelle TD ça signifiait ne pas tomber dans le piège. Même avec autant de belles meufs. Il laissait Kai se dépatouiller avec ses 3 colocs bien volontiers. Honnêtement je pense qu'ils ont déjà créé ma fanpage facebook. C'est des malades. Santo il venait d'un milieu populaire. Chez eux ce genre d'émissions ça prenait le pas sur un quotidien difficile, terni par la violence, l'absence d'argent et la situation politique locale. Ils rêvaient tous d'Hollywood, d'argent facile et de luxe. Et mes potes doivent être jaloux de pas être là. Sa réponse était bien évidemment oui, il les avait prévenus. Parce qu'ils étaient les premiers à pouvoir le supporter dans cette décision. Gigi par contre ça devait être moins évident. Il voyait bien le padre omniprésent et dur avec son fils, qui avait de grandes attentes pour lui. Et le fils frivole et incapable de signer un pacte du sang avec sa terre, qui voyait le moindre engagement comme un aller sans retour. Ah ouais le grand saut du mariage. D'un côté il pouvait comprendre Santo, mais lui n'aurait jamais fait ça. Y'avait une chose dans l'engagement qui était quasi sacrée. Partir d'Italie alors que sa meuf était enceinte, par exemple, ça avait été la chose la plus dure de sa vie. Santo il pouvait pouvoir revenir après quelques mois, mais les affaires s'étaient accélérées et il avait fini par rester plus de quatre ans aux States. Sacré mauvaise idée, de partir. C'est quoi qui te bloque ? Les sentiments ? Le mariage en lui-même ? Ce qui vient après ? Et surtout qu'est-ce qui pourrait le faire changer. A ses yeux c'était avant tout une question de respect pour l'autre. Mais Santo c'était un passionnel. Et pour lui aimer c'était tout ou rien. En plus, il y avait une dimension sacrée, le fait de sceller ce pacte face à Dieu. Il serait jamais revenu en arrière. Jamais. Du coup c'est quoi ta position ici ? Par rapport à ta peut-être future femme, et des candidates ? Ils avaient parlé de Rosa mais au fond ils savaient tous que Gigi il allait enflammer les potins. Il avait tout pour plaire. Les manières d'un mec qui venait d'une bonne famille et la belle gueule d'un italien. Un italien qui venait de se faire éclater par une contre-attaque éclair menée par un Dries Mertens en feu et un Lorenzo Insigne feu follet des stades. SIIIII!!! Santo c'était un môme sur ce point là. S'il réussissait à garder ce résultat il chambrerait Gigi jusqu'à la fin de leur aventure commune. Même si le frère est meilleur que toi ? Il avait sifflé, moqueur, en croisant son regard avant de reposer sa gueule souriante sur l'écran.


hj. sorry pour le retard smack that (lun, 16h) 1f625

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