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 The luncheon - Renoir (jeudi 12h20)

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Ashley
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Message (#) Sujet: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Dim 5 Avr - 9:53



Ashley a l’impression d’avoir passé les quatre premiers jours de son aventure à explorer les lieux et malgré ça, il continue de découvrir des trucs en permanence, des lieux qui semblent apparaître là où il est déjà passé, des détails qu’il n’a pas remarqués au premier regard. Tout est nouveau et même s’il a conscience que les lieux ne changent pas vraiment, il doute que la production ait les moyens de faire une maison à la Gaudi. Son esprit d’aventure l’a mené hors du chalet, vers le village pour souffler une seconde loin des Kai, Maci et autres Louis qui débordent d’énergie et font du bruit pour douze. C’est même pas qu’Ashley veuille du calme à tout prix, mais il a parfois besoin d’un peu de silence surtout au moment des repas. Habitué à manger seul face à sa télé, l’explosion de conversations (pas toujours intéressantes) en permanence lui coupe un peu l’appétit alors il est parti en mission : direction le restaurant d’altitude dont on leur a parlé et qu’il n’a pas encore pris le temps de tester. Il a entendu parler des candidats qui ont rendu visite à Emre, le serveur de l’établissement, et qui sont revenus avec des histoires assez folles. Ashley n’est pas toujours un grand courageux quand il s’agit de sauter d’un pont ou d’un avion en faisant confiance à la gravité et à la technologie d’un parachute, mais il a une passion pour les restaurants gastronomiques et n’a pas peur de grand chose en terme de nourriture. “ Je peux m’asseoir où je veux ? ” demande-t-il au serveur qui opine du chef mais lui indique quand même une table en terrasse mais pas trop exposée. Ashley prend cette suggestion comme un ordre, même s’il est sûr que ce n’en est pas un, mais sachant qu’il risque de se laisser guider à travers le désormais célèbre “menu mystère” il préfère ne pas s’attirer les foudres du serveur. Il a entendu assez d’horror stories de personnes qui crachent dans la nourriture des clients pour ne pas prendre le risque. On lui sert immédiatement un verre d’eau et il sirote ce qui est certainement une eau de source autrichienne quand @Roma passe non loin de là. Ashley lui fait un geste de la main, entre le salut et l’invitation à le rejoindre et elle saisit l’opportunité pour venir s’installer à sa table. “ J’avais pas envie de manger avec tout le monde aujourd’hui. ” explique-t-il, comme si ce n’était pas déjà évident. Peut-être qu’elle a été plus sociable que lui, mais il espère qu’elle a de la place pour au moins un dessert pendant qu’il met son estomac au défi. Même si la bouffe qu’on leur sert vient à être immangeable, être assis autour d’une même table est une bonne façon pour eux de faire plus ample connaissance, c’est déjà ça.

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Roma
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Dim 5 Avr - 18:39

L’aventure au trousse, elle découvre les lieux avec avidité. Elle a entendu parler d’un restaurant durant le prime et aurait cru comprendre que ça pourrait être une expérience bien particulière. Elle est tout de même dans l’hésitation, parce que bon elle est pas la plus aventureuse de la troupe. Mais pourquoi pas ? Après le patinage elle peut bien faire une petite expérience culinaire non ? Avant de se décider elle se dit que le mieux c’est d’aller sur place et de parler avec ce fameux serveur, s’il parle anglais. Elle peut lui parler hindi, mais pas sûr que ça l’aide face à un autrichien. On verra bien, les mains dans les poches de sa veste elle prend le chemin du village. Elle se demande d’ailleurs s’ils ont pas des vélo à disposition pour faire tout ce chemin en mode petite balade tranquille. En même temps après elle doit prendre le funiculaire, c’est donc peut être plus intelligent de venir à pied ? Peut importe, elle posera la question en temps voulu. La petite balade est agréable et lui creuse la faim, espérons que le restaurant lui plaise parce que bon elle aura franchement la flemme de tout redescendre avec l’estomac dans les talons. Le funiculaire l’inquiète toujours un petit peu, les hauteurs, la cabine en fer qui se trimbale au bout d’un fil. Franchement on fait mieux niveau sécurité, ça se passe surtout dans sa tête, parce que oui c’est sécurisé la production n’a pas mis des sommes folles en jeu pour tuer les candidats au bout de quelques jours. L’appréhension ne dure pas longtemps, parce que face à la vue qui s’impose à elle, franchement y a rien de mieux. On oublie tout. Rien que pour cette vue, ça allait le coup de venir jusqu’au restaurant, même si le serveur ne lui propose que des plats bizarre à base de viande fermenté ou elle ne sait trop quoi. Elle arrive par la terrasse, son attention est juste happé par tant de beauté. Un paysage à vous donner le vertige, c’est le cas de le dire. Un petit geste de la main la détourne de sa contemplation. Un candidat attablé semble moins craintif qu’elle en ce qui concerne cette aventure culinaire. Peut être qu’il connait déjà les spécialités du coin. Elle s’approche et accepte son invitation avec plaisir, enfin elle est surtout d’accord pour s’assoir avec lui. Peut être qu’elle se contentera de le regarder manger un plat étrange, sans oublier de prendre des photos.   « Surtout que certains ont des compétences culinaires limite, limite. » Bah quand on arrive à louper des pâtes, y a pas à dire … Elle est pas une cuisinière trois étoiles non plus hein, elle se contente de faire des choses simples, avec de bons produits. « Ok, je veux bien tenter l’expérience avec toi, mais je dois juste te dire que je suis végétarienne alors si on se retrouve avec un plat plein de viande je ne pourrais pas aller jusqu’au bout de l’expérience. » C’est pas qu’elle veut pas, elle ne peut pas. Ça fait bien longtemps que la viande ne fait plus du tout partie de son régime alimentaire, bien entendu elle en cuisine toujours pour ses filles jusqu’à ce qu’elles soient en âge de comprendre pourquoi elle ne mange plus de viande et de faire leur propre choix. Même si ce n’est tout de même pas la base de leur alimentation. Avec Frances qui s’occupent d’elle, ça sent les nuggets tous les soirs cette histoire. Toute une éducation à refaire. « Deal, tu mangeras tout ? » Parce qu’il y a pire encore que de manger de la viande, c’est de gâcher de la nourriture. Elle tend vers lui sa main, pour sceller leur pacte.

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Ashley
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Lun 6 Avr - 2:05

Ashley sourit à la remarque de Roma. Il n’est pas surpris que le niveau ne soit pas celui de Top Chef, mais il aurait espéré que quelques uns soient des seconds de cuisine. Juste pour avoir autre chose que des pâtes à l’eau et du riz trop cuit dans le frigo. “Vas-y, crache le morceau, je veux des noms.” Histoire de savoir quels plats éviter à l’avenir. Ashley peut tolérer un manque d’assaisonnement ou d’épices, c’est toujours un peu triste de manger un plat fade mais ça peut facilement être corrigé, par contre quelque chose qui n’est pas cuit correctement ou qui est hyper déséquilibré en salaison et il se met en rogne. Ashley n’est pas un très grand cuisinier, il se débrouille, vit de plats simples mais qu’il maîtrise parfaitement. Il n’a donc pas la prétention d’apprendre à cuisiner à ceux qui débarqueraient de chez Papa Maman et qui n’ont jamais eu à casser un oeuf. Il ne serait pas étonné si certains découvraient pendant l’aventure que certains plats ne poussent pas dans la nature et sont le fruit d’une préparation exigeante. “Pas de problème.” répond-il tout sourire. Si elle avait pinaillé sur des détails du genre “j’aime pas tel et tel aliment” il lui aurait dit de faire un effort, mais c’est un de ses principes fondateurs que de ne pas aller à l’encontre des convictions des gens s’il n’a pas une excellente raison de le faire. Ils n’ont pas encore vraiment eu l’occasion d’aborder ce sujet durant leurs brèves conversations de la semaine et ça l’intéresse d’en savoir plus alors il demande : “Tu es végétarienne depuis longtemps ?” Toutes les personnes qu’il connait qui ont fait le choix d’être végétariennes ont de très bonnes raisons qu’elles soient écologiques, éthiques ou religieuses, et même s’il n’a pas sauté le pas il a considérablement réduit sa consommation de viande ces dernières années au profit d’une agriculture responsable. “Marché conclu. On a qu’à partager, ça m’évitera à avoir à m’enfiler deux plats.” dit-il en se saisissant de la main tendue. Il ne peut plus faire marche arrière maintenant. Il espère vraiment que le plat qu’on leur servira sera végétarien mais de ce qu’il connaît de la gastronomie autrichienne, c’est souvent un condiment en sauce qui accompagne un morceau de viande, une cuisine germanique en somme. Comme s’il avait été appelé par l’un d’eux, Emre apparaît pour prendre leur commande. “Nous allons prendre un menu mystère pour deux, on le partagera, et tu veux boire quelque chose ?” demande-t-il à Roma avant d’ajouter pour Emre, “Je prendrai ce qui va le mieux avec le plat.” Une surprise dans une surprise, pourvu qu’elles soient bonnes ! Ashley n’a pas l’estomac fragile, certes, mais ce n’est pas pour autant qu’il espère un plat extravagant. Il aurait dû demander aux autres ce qu’ils avaient mangé, histoire de se préparer psychologiquement à l’épreuve à venir, mais cette considération est interrompue par Emre qui revient déjà avec deux assiettes vides qu’il installe devant chacun d’eux avant de déposer au milieu de la table une assiette sous cloche qu’il soulève pour leur laisser admirer le plat qui a été préparé pour eux.

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William Quincy-Clifford
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Lun 6 Avr - 2:05

Le membre 'Ashley' a effectué l'action suivante : lancer de dés


'Menu mystère' :
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Roma
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Lun 6 Avr - 22:18

Finalement elle est bien contente de pourvoir faire ce petit repas, surtout parce qu’elle ne sera pas seule. Ça aurait été quand même bien triste de se retrouver avec une assiette d’un plat inconnu, seule, si ce n’est le serveur pas très loin qui l’aurait regarder comme on regarde sa télé. Non, elle est mieux là, à la même table qu’Ashley et surtout ça lui donne un cette impulsion qu’elle recherchait. Avec son camarade qui la pousse un peu à faire une nouvelle expérience elle n’a plus d’excuses. Elle ne peut plus faire marche arrière et reprendre le funiculaire pour se retrouver à se faire à manger alors que son estomac se trouve dans ses talons. Elle aurait pas eu la force clairement.  « Pour être honnête je n’ai pas encore de nom à donner, mais je vais faire mon enquête. Je sais juste que quelqu’un à réussit à faire brûler des pâtes. » Si elle devait faire des suppositions elle viserait certainement un des gars, un jeune. Pas un italien ou français, ceux là semble avoir la gastronomie dans le sang. Peut-être le petit blond qui a toujours tout un flot de grossièreté qui lui sort de la bouche. Un prénom en trois lettre, que Roma n’a toujours pas bien retenu. Faut dire aussi qu’elle n’a pas encore eu de vrais conversations avec lui, si ce n’est les « passe moi le sel » de circonstance. Prête à se lancer dans cette expérience culinaire, elle doit tout de même prévenir son camarade qu’elle est végétarienne, parce que c’est quand même important. Elle n’allait pas l’embêter avec ses préférences gastronomiques puisque le but c’est de tester quelque chose de nouveau. Mais de genre de conviction qui va bien au-delà d’une question de goût, elle ne peux pas le passer sous silence. Parce que s’ils se retrouve avec un gros plat de viande, elle ne pourra tout bonnement pas honorer cette expérience.  « Bah, oui ça fait un baille. J’arrive pas trop à me souvenir, chez moi de base on mangeait pas trop de viande déjà. Et je crois que c’est en arrivant à l’adolescence que j’ai pris conscience de tout ce qu’il y avait autour. » Au départ c’était plus une question de bien être animal, mais en grandissant, en évoluant, en s’éduquant, c’est devenue une cause bien plus grande encore pour elle. Il en va de leur survie à tous. Mais n’était pas donneuse de leçon, elle ne se lance pas dans une croisade contre les gens qui mangent de la viande. Par contre elle est toujours prête à donner son avis quand on le lui demande. Ou donner des conseils, pour ceux qui veulent se lancer là dedans, mais qui ne savent pas trop comment. Pour elle, déjà si tu réduis ta consommation de viande et que tu choisis les petits producteur plutôt que la grande distribution c’est déjà beaucoup.  « Mais je continue encore de cuisiner de la viande pour mes filles, elles sont encore jeune et je veux pas leur imposer un régime alimentaire qu’elles n’auraient pas choisis. Mais pas n’importe quelle viande et seulement de temps en temps. » Ce sont des enfants, elle va pas mentir non plus, il lui arrive de leur commander le genre de burger avec des surprises que dont leurs copines parlent à la recrée. Faut pas les priver des expériences de l’enfance, faut juste leur expliquer. La grande commence déjà à se poser les bonnes questions. Après bien entendu, elle fera son choix. Le partage lui semble la bonne idée, pas de gâchis et pas de kilos en trop.  « Marché conclus. » Le pacte conclu, le serveur se matérialise presque aussitôt à coté d’eux, à croire qu’il espionne leurs conversations.  « J’aimerais bien une bonne bière bien de chez vous, si vous avez ça quelque part. » Qu’elle demande à Emre, déjà impatiente de voir leur plat arriver. Efficace, les assiettes, couverts et verres arrivent sur leur table.  « Dis moi, j’ai cru entendre que tu étais restaurateur d’oeuvre d’art, c’est bien ça ? Tu travail pour un musée en particulier ? » demande-t-elle extrêmement curieuse d’en apprendre plus sur la face caché de l’art. Très adepte des musées, c’est le genre d’activité qu’elle aime faire seule, ou même avec ses filles. Il y a quelque chose de fascinant à avoir en face de soi quelqu’un capable de remettre à neuf un Turner ou un Leonard de Vinci. Ou bien il se cantonne à une période en particulier ? Pas le temps d’y songer plus longtemps, voilà que le trop silencieux Emre décloche le plat mystère. Un fumet voyage jusqu’à ses narines. Instinctivement elle rapproche quelque peu sa tête pour observer de quoi il s’agit. Des pâtes, des champignons, une sauce et semblerait-il des lardons ? Ou peut-être une autre viande, mais de la viande c’est sûr.  « Ah, ça va, je vais pouvoir trier. Ça sent très bon ! Merci monsieur. » Elle ne se tente pas à la prononciation de son prénom, le serveur ne sera pas vexé elle espère. Sa bière et la boisson de son camarade arrivent-elles aussi à bon port.  « Qu’en penses-tu ? On aurait pu tomber sur plus spéciale non ? » Genre haggis écossais.

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Ashley
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Mar 7 Avr - 11:45

Quand @Roma lui fait par des exploits de leurs camarades il s’étouffe avec son eau. Ça menace même de ressortir par le nez tellement il s’attendait pas à ce genre de nouvelle. De toutes les conneries à réaliser en cuisine, celle là n’aurait vraiment pas été dans le quinté de tête de ses suppositions. Il voyait bien quelqu’un confondre le sel et le sucre dans une recette de gâteau, il imagine facilement un américain mettre le four à 300°C en oubliant qu’ils ne sont pas en degrés Fahrenheit. Brûler des pâtes… c’est une première. “Ils ont fait brûler des pâtes ? Je… Mais… Comment ? Ils ont pas mis d’eau dans la casserole ? Ils ont oublié la casserole pendant tellement longtemps qu’il n’y avait plus d’eau ?” Comment peut-être être aussi empoté ? Il veut bien comprendre que tout le monde ne soit pas Gordon Ramsay, mais de là à faire brûler des pâtes ! C’est du jamais vu niveau nullité ! Ça mériterait presque une récompense, c’est quoi l’équivalent des Razzie Awards pour la bouffe ? Parce qu’ils tiennent un champion là. Roma lui explique qu’elle continue de cuisiner de la viande jusqu’à ce que ses filles choisissent un régime alimentaire qui leur convient et Ashley trouve ça honorable. Il comprend pourquoi les gens qui choisissent de ne pas manger d’animaux ou de produits animaliers par sens éthique sont passionnés par la cause, mais il n’a jamais apprécié ceux qui prêchent à excès pour leur paroisse et tentent de culpabiliser les omnivores. “Oui, je vois. C’est très noble de ta part de leur laisser le choix.” Les filles de Roma ont de la chance, d’autant plus que Roma a des origines indiennes (comme une bonne partie de la population londonienne), ce qu’Ashley associe à des saveurs fortes et délicieuses. C’est un grand adepte de cuisine indienne, même s’il lui arrive de commander des plats beaucoup trop épicés pour ses papilles, alors par association d’idée, il se dit que ses filles doivent manger de bons petits plans et avoir des goûts assez larges. C’est l’avantage de vivre dans une ville aussi cosmopolite que Londres, l’accès à différentes cultures et pour un passionné de nourriture, pouvoir choisir de manger des plats qui viennent des quatre coins du monde sans avoir à faire trop d’effort est un plus indéniable. Elle le questionne sur son boulot et il sourit bêtement. “T’as bien entendu ! C’est un tout petit truc, pas sûr que tu connaisses. The National Gallery, tu vois le bâtiment sur Trafalgar Square ? C’est ma deuxième maison.” dit-il avec un grand sourire. Évidemment il plaisante, il ne doute pas une seconde que Roma, qui est basée à Londres si ça mémoire ne lui fait pas défaut, connaisse le musée. C’est un bâtiment iconique de la capitale anglaise, qui trône sur l’une des places les plus touristiques. Difficile à manquer. Et puis l’entrée est gratuite alors les gens, même ceux qui sont réfractaires aux musées, se laissent tenter parce qu’après tout, ils peuvent juste faire un tour cinq minutes et ressortir. Emre leur présente un “spatzle”, une nouveauté pour Ashley et, apparemment, pour Roma. Il fait un signe de tête et un sourire au serveur qui repart sans plus de cérémonie alors que Roma semble soulagée de n’avoir pas hérité d’un plat trop original. “Agreed. Ça sent bon, ça ressemble pas à de la nourriture pré-mâchée et la viande a été déposée sur le dessus. Je me demande s’il nous a écoutés…” mentionne-t-il quand même en lançant un regard vers le serveur qui semble occupé à regarder ailleurs. Peut-être qu’Ashley est juste un peu parano, peut-être que le spatulé vient toujours présenté de la sorte, qui sait ? Pas lui ça c’est sûr. “Cheers !” fait-il en levant son verre d’Almdudler (c’est ce qu’il lit sur le verre et il suppose (à juste titre) que c’est le nom de la boisson) et vient trinquer avec sa camarade. Il sirote une gorgée de la boisson, découvre que c’est une sorte de soda légèrement fruité et herbacé. C’est pas mauvais, pas ce qu’il préfère, mais ça se boit sans problème. “C’est quoi le plat le plus étrange que tu aies jamais mangé ?” demande-t-il, curieux de voir s’il a raté une expérience culinaire folle qu’il pourrait ajouter à sa liste. Il va finir la saison avec une compilation d’aventures à mener, qu’elles soient gustatives ou sources d’adrénaline. Ashley n’a pas souvent l’opportunité de rencontrer des gens venant d’endroits et de milieux aussi variés et il espère bien apprendre des choses à leur contact.

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Roma
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Mar 7 Avr - 23:37

L’anecdote sur les pâtes cramées semble faire son effet auprès d’@Ashley. Elle ne s’attendait pas à ce qu’il s’étouffe avec son verre d’eau, ça l’inquiète même un peu, tout en l’amusant faut pas se mentir.  « Ça va ? Respires. » Qu’elle lui dit dans un petit gloussement inquiet. C’est vrai qu’il faut le faire pour cramer des pâtes, mais faut croire que certains arrivent à faire des exploits culinaires. Pas ceux qu’on aimerait voir cependant. La réaction de l’anglais la fait rire, il semblerait que ce soit l’ultime outrage ou presque.  « A ça, j’ai pas les détails. Tout ce que j’ai fait, c’est constater la casserole dans l’évier noire de pâtes cramées. Mais oui je suppose qu’elle a dû être oubliée sur le feu et aussi qu’il y avait très peu ou pas du tout d’eau là dedans. » Mais beaucoup dans la tête de celui ou celle qui est responsable de ce carnage culinaire. Mais bon, elle va pas non plus trop leurs jeter la pierre. On passe tous par un apprentissage et souvent il faut faire des erreurs pour comprendre comment faire. Même si bon.. ils ont fait fort. Elle non plus n’a pas toujours été la cuisinière qu’elle est aujourd’hui. L’avantage, c’est qu’elle a fait ses erreurs dans la cuisine de sa mère et non devant des milliers de téléspectateurs. En parlant de bouffe d’ailleurs, elle ne peux pas passer sous silence son régime alimentaire. Mais autant être honnête, elle a toujours de la viande dans son frigo, du moins tant que ses filles sont encore jeunes. Un choix qu’elle n’a pas laisser murir longtemps dans son esprit, c’était évident qu’elle ne devait pas imposer ses choix à ses filles. C’est quelque chose qu’elle a mal vécu dans l’éducation de ses parents, quelque chose qu’elle ne fera pas. Ou du moins elle mettra tout en oeuvre pour laisser le choix à ses filles, pour tout. Sa manière de les éduquer semble plaire à Ahsley. Elle sourit avec complicité.  « Tu trouves ? j’ai une bonne amie qui me laisse entendre que c’est être un parent fainéant que de laisser le choix à ses enfants. » Angie, c’est l’archétype de la mère de famille beaucoup trop investie qui va traumatiser la moitié des ses enfants. Mais Roma l’adore quand même, c’est une bonne mère, simplement pas le même genre que l’indienne. Elle hausse les épaules, pas vraiment affectée par ce genre de commentaire, elle a entendu bien pire sur sa façon d’élever ses enfants et peut être que certains ont raison. Elle ne prétend pas avoir le secret d’une éducation réussie. Ici aussi il y aura des erreurs. Mais ce seront ses erreurs et pas celles perpétuées par des générations de traditions idiotes. Pour en revenir à lui, elle a entendu dire qu’il était restaurateur d’oeuvre d’art et elle brûle d’envie de lui poser tout un tas de question. La première et certainement la plus importante, où est-ce qu’il travail ? Imaginer qu’elle ait pu voir de ses propres yeux son travail de restaurateur la rend vraiment enthousiaste.  « Arrêtes ! » Qu’elle lui répond d’un air super impressionné. C’est génial. C’est juste dingue, elle n’a jamais rencontré de restaurateur d’oeuvre d’art jusqu’ici. Et la fausse modestie de celui-ci ne fait que sacraliser un peu plus son travail aux yeux de Roma. «  On y va souvent avec mes filles, personnellement j’adore l’aile consacrée aux oeuvres plus récentes, les impressionnistes et tout. Ma plus grande elle, est toujours très impressionnée par les scènes de bataille des peintures plus anciennes, style renaissance. » Sonja elle, reste souvent très calme dans les musées et se contente de s’émerveiller devant les couleurs les plus vives.  « Je suis très très impressionnée d’avoir la chance de déjeuner avec toi, maintenant il va falloir me raconter la dernière restauration que tu as réalisé ! » Passage obligatoire pour satisfaire sa curiosité. Une fois leur pacte scellée, la nourriture ne tarde pas à arriver et elle est assez soulagé de ne pas se trouver avec une grosse pièce de viande. Bon ça n’aurait pas été catastrophique, Ahsley aurait mangé le plat et elle, commandé tout autre chose qui est à la carte et qui ne nécessite pas de tuer un animal.  « C’est possible, y a peut être des micros sous la table. » Qu’elle plaisante, le regard suspicieux en prime. Pas parano pour un sou, elle met plutôt ça sur le compte de l’heureux hasard.  « Svāsthya! » qu’elle répond, dans sa langue maternelle en levant son verre de bière. Une très bonne bière d’ailleurs. Elle est pas du tout déçu d’avoir passé cette commande. Elle commence à se servir en évitant de prendre des morceaux de viande. Elle doit clairement réfléchir à la question qu’il lui pose. Elle termine de se servir, gardant tout ça à l’esprit.  « Bah, clairement à peu près tout ce que j’ai découvert en arrivant à Londres. Quand j’étais à New Delhi, malgré que certains plats anglais font partis de notre culture, chez nous on mangeait vraiment que des plats typiques anglais. Alors j’ai découvert votre jelly là et les beans c’était franchement… étrange. » Elle s’en amuse, tout en ayant conscience qu’il doit y avoir des plats bien plus étranges sur terre, mais faut être honnête elle ne mange qu’indien ou presque depuis toujours. Et à ses yeux ça n’a rien d’étrange.  «  Et toi ? » Elle lui retourne la question avant de piocher dans son assiette.  « Ah mais surtout ce que je veux savoir plus que tout et ça n’a rien à voir avec la nourriture, c’est ton oeuvre favorite, pas de tous les temps parce que j’imagine que c’est peut être difficile pour toi de choisir, mais disons de ta période artistique préférée ? » Pas sûre que la nuance aide. En attendant elle commence à manger et de manière surprenante ce n’est pas mauvais. Même si ce n’est pas son style de gastronomie, il lui manque cruellement de légumes, de sauces épicées … Mais c’est bon.

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Ashley
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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Mer 8 Avr - 18:49

Il secoue la tête désabusé par le manque de débrouillardise des autres candidats et espère secrètement que personne ne viendra lui demander de leur apprendre à faire la cuisine parce qu’il n’a pas l’intention d’être le papa de service. Il laisse ça à Jethro ou Michaela. Ils ont sûrement plus la fibre parentale que lui. “C’est pas un peu le genre de parent qui va renier ses enfants quand leur mode de vie ne correspondra pas à ce qu’elle a envisagé pour eux ?” demande-t-il en tentant de ne pas laisser la désapprobation transparaître dans sa voix, mais il trouve fou -et triste- qu’au vingt-et-unième siècle, des parents n’aient pas encore compris l’importance d’écouter leurs enfants et les choix de vie qu’ils font. Il sait que s’il avait une progéniture il l’encouragerait à s’exprimer, il espère qu’il aurait cette intelligence du moins.“Elle a beaucoup de goût ton aînée. C’est aussi ma période préférée, mais je supervise l’ensemble de la conservation de la collection de peinture alors j’ai un amour particulier pour chaque périodes.” plaisante-t-il. Pour Ashley, aimer l’art, n’importe lequel, suffit à vous rendre digne d’intérêt, même si -à côté de ça- vous ne présentez pas d’autres qualités. L’art est une porte d’entrée qui lui suffit. Des grands maîtres à l’art abstrait, de la sculpture à la musique. “Arrête, tu me flattes !” dit-il presque gêné, il n’est pas habitué à ce qu’on réagisse comme ça à l’annonce de son métier, au quotidien les gens sont surpris et impressionnés parce qu’il travaille dans un grand musée, mais son métier leur paraît généralement assez ennuyeux de par son côté fastidieux et parce qu’ils comprennent vite qu’il n’est pas un artiste. “L’une des dernières restaurations que j’ai achevée avant de partir pour Thrown Dice c’était justement une peinture de bataille. C’est un tableau de Charles-Philogène Tschaggeny qui s’appelle “An episode on the field of battle”. C’est une scène assez tragique d’un jeune soldat qui est sûr le point de se faire piétiner par un cheval et qui voit sa mort arriver. C’est un tableau assez conséquent, il fait presque deux mètres de large sur un mètre cinquante de haut. Je sais pas si tu veux des détails sur le processus… je veux pas non plus t’embêter avec des informations techniques.” dit-il pour ne pas s’éterniser. Si ça l’intéresse il sera, évidemment, ravi d’accéder à sa requête mais dans le doute il ne va pas s’accaparer le bâton de parole métaphorique pendant cinq minutes. Quand @Roma suggère qu’ils sont espionnés, Ashley ne peut s’empêcher de jouer l’idiot et de vérifier en se penchant pour regarder sous la table. “Non, pas de micros, Emre est juste très professionnel faut croire.” confirme-t-il avec un petit rire mais pas mécontent d’avoir vérifié quand même. On est jamais trop prudent et même si la prod a des caméras et des micros partout, savoir que le serveur fait juste son métier avec professionnalisme a quelque chose de rassurant. Il sourit quand elle lui fait part de sa découverte de la gastronomie anglaise parce que c’est une expérience particulière pour beaucoup de gens, touristes ou immigrants. “J’imagine que tu n’as pas essayé la stargazy pie, mais c’est un drôle de spectacle. C’est une tarte dans laquelle on met des sardines vidées et désarêtées avec la queue qui part du centre de la tarte et la tête qui pointe vers l’extérieur puis tu recouvres d’une autre couche de pâte, bon y’a aussi une garniture à l’intérieur mais j’ai oublié ce que c’est. Une fois que ça a fini de cuire, tu as une tarte avec des têtes de sardines qui dépassent et qui semblent regarder le ciel.” La première fois qu’il a vu le plat il n’y a pas cru tellement c’était étrange et en même temps, typiquement britannique, il n’y a que les Anglais pour penser à des trucs aussi farfelus. Quant à son expérience la plus étrange, il n’a pas besoin de beaucoup y réfléchir. “Je crois que pour l’instant rien ne battra les oeufs de cent ans. La couleur, la texture, le goût, c’était une expérience. Je suis pas encore convaincu qu’elle était plaisante.” répond-il avec une grimace. Le souvenir lui renvoie le goût à la bouche, c’est gravé à jamais en lui et il est obligé de boire pour faire passer le flash-back culinaire. Il a pris sa décision, c’était clairement pas une expérience plaisante. Roma lui pose la question qu’il redoute toujours le plus, parce qu’il n’y a pas de bonne réponse. Il n’envisage pas de lui expliquer que ça change tous les jours et qu’il tombe amoureux de chaque tableau qu’il restaure, parce que ça serait une dérobade. “Ce serait difficile de choisir une peinture préférée dans une décennie au hasard ! (rire) Parmi la collection du musée je pense que l’une de mes préférées c’est Les Époux Arnolfini de Jan van Eyck, c’est pas très original mais y’a une raison pour laquelle c’est l’une des peintures les plus célèbres de tous les temps. De la même façon, on a la chance d’avoir un tableau et un dessin au charbon de Leonardo da Vinci, ne serait-ce que pour la valeur historique, je ne peux que les aimer. On allait pas tarder à entamer la restauration d’un Vermeer aussi, mais j’ai interdit à tout le monde d’y toucher tant que j’étais pas revenu. Je ne sais pas quand ou si j’aurais la chance d’en ma carrière de travailler sur un autre, il est hors de question que je passe à côté.” raconte-t-il avant de boire une gorgée de son soda autrichien parce qu’il a la gorge sèche. “Désolé, je parle trop quand on me pose des questions sur mon boulot.” s’excuse-t-il penaud, parce qu’il a toujours l’impression de monopoliser la parole et qu’il ne veut pas qu’on le prenne pour un égocentrique qui prend plaisir à s’entendre parler. Avant de lui retourner la question, il pioche avec sa fourchette dans la viande du spatzle et prend une ou deux pâtes avec. C’est franchement pas mauvais, un peu lourd mais rien qui va vous forcer à faire la sieste tout l’après-midi. “On m’a dit que tu étais créatrice de bijoux, ça t’est venu comment l’envie de faire de la joaillerie ?” demande-t-il vraiment curieux. Il admire les gens qui sont capables de créer à partir de rien (ou de simples matériaux de base) des objets qui sont dignes d’être considérés comme de l’art, ou à défaut pour les plus snobs de l’art-isanat.  

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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Ven 10 Avr - 15:55

Elle ne prétend pas être une mère parfaite, elle essaye juste de faire de son mieux. Mais il est vrai qu’elle n’a pas tendance à prendre le même chemin que beaucoup de parents plus « standard ». Chose que lui rappelle régulièrement une de ses très bonnes amies, qu’on se le dise ce n’est pas pour ce détail qu’elle apprécie Angie. Mère également, elle est beaucoup plus traditionnelle que Roma et n’arrive pas toujours à comprendre pourquoi elle n’impose pas plus de choses à ses filles. Elle est exigeante pourtant, mais sait faire la part des choses. Les enfants ont des trucs à dire aussi, on a trop tendance à les faire taire juste parce qu’il ont l’innocence de la jeunesse dans le regard. Jessie et Sonja arrivent à étonner leur mère tous les jours et c’est peut être aussi parce qu’elle prend le temps de les écouter. « J’ose espérer que ce ne sera pas le cas, si un jour elle devait se retrouver face à ce genre de situation j’espère qu’elle suivra mes conseilles ! » Angie n’est pas si terrible, elle est même souvent épatante et Roma ose penser qu’elle saura faire le bon choix si un jour un de ses garçons lui ramène une fille qui ne lui « plait » pas à la maison. Ou si l’un d’entre eu préfère les garçons ou se découvre un identité féminine par exemple. C’est le genre de choses qui pourraient éventuellement rendre son amie un peu excessive en scandant des choses comme « je ne t’ai pas élevé comme ça ! ». Roma elle, ne peut pas prédire sa réaction si un jour ses filles décident de mener une vie qu’elle n’avait pas forcément anticipé pour elles, mais elle a tendance à penser qu’elle serait tolérante et ouverte à tout. Après tout, ce n’est que lorsqu’on y est réellement confronté qu’on se rend compte de ce que notre coeur veut réellement. Elle apprend que son camarade est conservateur et restaurateur dans un musée où elle se rend régulièrement avec ses filles. Ce qui lui donne l’occasion de raconter les préférence de chacune. « Je crois que quand elle va apprendre ça, elle voudra à tout prix te rencontrer. » Avec un peu de chance la belle bouille de Jessie saura attendrir Ashley et il lui proposera une petite visite guidée… Rien que ça. Ou alors ce sont ses flatteries qui vont le convaincre. Non mais elle est plus que sincère, c’est même un crie du coeur.  « Non non, je le pense vraiment c’est pas pour te passer de la pommade. » D’ailleurs elle souhaite en savoir plus et le plus possible. Ses dernières restaurations, la façon dont il s’y prend. S’il pouvait même prendre le temps de décrire les couleurs et ses sensations ça la rendrait vraiment très heureuse. C’est un métier qui l’a toujours fasciné. Elle a toujours regardé un tableau, une oeuvre, en essayant de se mettre dans la peau du peintre ou bien du restaurateur. Avoir la chance de côtoyer l’oeuvre d’un grand nom, juste le temps de lui redonner l’éclat qu’il mérite. La pression sur les épaules et en même cette certitude de faire ce qu’il faut. C’est donc avec attention qu’elle l’écoute parler de cette peinture de bataille qu’elle ne connait pas, du moins pas de nom. La tragédie de la scène et la façon dont il en parle, la passion qui l’anime hérissent les poiles des bras de Roma. « Enorme. Oh non non, ça m’intéresse beaucoup tu peux aller dans les détails. » Bien qu’elle imagine que certains termes vont lui échapper. A ses yeux il n’est pas du tout ennuyeux, au contraire. Certains trouveront certainement que ce n’est pas le métier le plus excitant du monde et même si elle avoue volontiers que sa sent plus la poussière que les paillettes, elle est en totale admiration devant le londonien. Le plat arrive et s’installe entre eux deux. Au vu de la présentation de l’assiette, l’on suppose qu’il y a quelques espions dans le coin. Peut être même des micros sous la table. Idée qui le fait réagir aussitôt, il regarde sous la table et rassure l’indienne de la non présence de ceux-ci. C’est dans un grand éclat de rire qu’elle accueille cette réflexion. « Très très professionnel oui ! Il mériterait un bon pourboire. » Bien que ça leur soit pas vraiment possible d’en laisser. Peut être qu’un petit dessin sur une serviette en papier lui ferait plaisir ? En tout cas elle est plutôt contente de ne pas se retrouver avec un truc trop bizarre, puisque ses expériences culinaires étranges se limitent aux spécialités anglaises qu’elle a testé en arrivant à Londres. Mais semblerait que le fait qu’elle soit végétarienne l’ai sauvé d’expériences plus traumatisantes encore. « Quelle horreur, pardon, mais c’est vraiment étrange comme plat. Cette mise en scène de la mort des sardines là…. » Digne des plus belles natures mortes. Ces anglais on un sens bien particulier de la gastronomie. Franchement, elle trouve ça super chelou, mais lui à l’air d’avoir le goût pour les aventures culinaires. Il a certainement goûter bien pire. Et justement il ne lui faut pas bien longtemps pour lui raconter cette histoire d’oeufs de cent ans, qu’elle connait bien, même si elle a jamais goûté ce truc.  « Et tu es aller jusqu’en Chine pour cette belle dégustation ? » Un voyage qui vaut le coup, malgré le contenu de l’assiette. Toujours hyper intéressée par Ashley elle lui pose certainement la question qui doit lui donner le plus souvent des sueurs froides. On veut toujours connaitre l’avis des experts en un domaine, en leur demandant de choisir entre telle ou telle chose. Connaitre leurs préférences, pour un peu savoir où on se trouve personnellement dans cette histoire d’appréciation des goûts. Non pas qu’elle se croit assez éduquée en histoire de l’art pour tenir la comparaison avec un restaurateur. Elle rigole en même temps que lui, c’est sûr ce serait compliqué. Elle a les yeux qui pétillent quand il parle de Van Eyck ou encore de De Vinci. Mais c’est à Vermeer qu'il arrive totalement à la conquérir, c’est un artiste qu’elle aime beaucoup, particulièrement pour son traitement de la lumière qui le rend si unique face à ses contemporains. « Oh non, au contraire, ça me fascine. » Elle pourrait l’écouter parler pendant des heures. Et d’ailleurs elle lui aurait certainement poser d’autres questions si elle n’avait pas la bouche occupée à goûter ce plat bien autrichien. Un plat riche mais pas désagréable. C’est donc la bouche pleine qu’elle hoche la tête à la réflexion de son compagnon de restaurant. « Les bijoux c’est un peu culturelle chez nous. » Elle commence en terminant ce qu’elle a dans la bouche. Désolée pour les bonnes manières, elle les à oublié en même temps que ses parents l’ont pleuré. « J’ai toujours été fasciné par les femmes qui m’entouraient quand j’étais petite, leur façon de se mouvoir, le tintement des bijoux. Mais surtout c’est le regard de ma mère quand elle contemplait les bijoux qu’elle avait mit pour son mariage, dans la boite qu’elle gardait à l'intérieur du coffre de sa chambre. Je l’observait un peu en secret, même si maintenant que je suis mère je suis persuadée qu’elle savait très bien que j’étais là. Elle me laissais juste penser que c’était un secret que je lui avait volé, alors qu’on le partageait avec complicité. Ce qui m’a réellement décidé à commencer à en créer c’est quand mes deux soeurs se sont mariées. Elles voulaient absolument mettre chacune un bijoux que notre mère avait porté quelques années auparavant. Bien sûr, comme souvent elles voulaient le même. J’ai eu l’idée de le retravailler pour en faire deux bracelets et voilà c’était le début de l’aventure. » Mais c’est vraiment en arrivant à Londres qu’elle a décidé de se lancer dans le truc sérieusement, en réalisant des ventes et pas seulement en confectionnant des bijoux pour les mariages des cousines.

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Message (#) Sujet: Re: The luncheon - Renoir (jeudi 12h20) — Sam 11 Avr - 19:37

Il estime qu’il a déjà donné son avis sur un sujet qu’il ne maîtrise pas et qui, de plus, ne le regarde guère, alors il se contente de sourire à @Roma quand elle dit espérer que son amie fera ce qui est le mieux pour ses enfants. Ashley lui dirait bien qu’au moins les enfants de son amie savent qu’ils peuvent compter sur Roma pour les soutenir si jamais leur mère n’est pas capable d’en faire autant, mais il ne sait pas si c’est vraiment approprié alors il se tait. “Si ça l’intéresse -et qu’elle promet de ne rien toucher- je lui montrerai même les ateliers.” suggère-t-il de bon coeur, parce qu’ils leur arrivent de faire ça lorsqu’ils nettoient une des toiles mineures de la collection et qu’une des écoles privées de Londres demandent à visiter les locaux. Bien sûr dans ses cas là, aucun enfant n’a la possibilité d’approcher le canevas de près, parce qu’ils mettent un cordon autour de la table ou du chevalet, mais pour une seule enfant, ou deux, accompagnés par un parent qu’il connaît, Ashley peut faire une exception.“Ok, accroche toi, ça risque d’être long.” dit-il avec un petit rire nerveux avant de prendre une grande inspiration et de se lancer dans ce qui s’annonce une diatribe. “Le processus est assez long et périlleux, en principe, mais j’avoue qu’il y a très peu de risques quand tu sais ce que tu fais. On travaille de façon très conservatrice sur nos oeuvres, en partie parce qu’elles ont une immense valeur monétaire, mais surtout pour leur valeur historique, quand tu bosses sur un Vermeer alors qu’il n’y a qu’une trentaine de tableaux de lui qui ont survécu jusqu’à notre époque, tu n’as pas le droit à l’erreur ou la fausse manipulation.” Il boit une gorgée de son soda avant de reprendre : “Les premières étapes sont toujours les plus délicates, parce qu’il faut décrocher la toile de son support en bois pour la retoucher et que selon les tableaux, la toile est parfois très fragilisée. Quand c’est le cas on ajoute une doublure en lin belge pour pouvoir réassembler le cadre et la peinture sans endommager la toile d’origine en fin de restauration. Une fois qu’on a fait ça, il faut aplatir le tableau, en général on utilise une table chauffante et on introduit un peu d’humidité qui en s’évaporant sous l’effet de la table va détendre la toile. Puis la partie “intéressante” du travail commence, on nettoie le tableau avec des solvants plus ou moins forts, si la dernière conservation a été réalisée “récemment” et qu’on a des indications sur le type de vernis, ça va beaucoup plus vite, sinon on teste différents solvants en commençant toujours par le plus faible pour ne pas décaper la toile. Une fois qu’on a trouvé le bon solvant on nettoie le tableau avec des espèces de gros coton-tiges qu’on imbibe de la solution et qu’on vient délicatement frotter contre le vernis. Encore une fois, si le travail du précédent restaurateur a été fait intelligemment il a utilisé de la peinture de restauration qui est réversible avec un solvant assez faible histoire de ne pas prendre le risque d’endommager l’oeuvre, mais c’est pas toujours le cas, parfois les toiles ont pas été entretenus depuis cent ans ou plus, ou alors un idiot a décidé de retoucher une peinture lui-même et là ça complique tout le processus.” se plaint-il, accélérant un peu parce qu’il a conscience de monopoliser complètement la conversation. “Une fois la peinture nettoyée on va appliquer un enduit un peu similaire à celui qu’on mettrait pour combler un trou dans un mur, là où de la peinture est partie pour combler les trous et rendre le travail de retouche plus simple une fois qu’on aura remonté la toile sur le cadre. À ce stade, selon la taille du tableau, on a fait entre dix et trente heures de travail, puis maintenant il faut retoucher le tout ce qui peut prendre une é-ter-ni-té selon l’état du tableau. C’est peut-être la partie pour laquelle on est le plus reconnus mais c’est pas la plus compliquée. Une fois qu’on est satisfait du travail de retouche, on vernit la toile pour donner aux couleurs tout leur éclat et protéger la couche de peinture de l’air, de la pollution…” finit-il en poussant un soupir de soulagement. C’était vraiment long et il pourrait vraiment pas en vouloir à Roma de s’être endormie. Heureusement que la conversation n’est pas morte et que Roma lui prodigue un massage cardiaque bien exécuté autour du sujet de la cuisine. Il ne préfère pas répondre au sujet des sardines, une grimace suffit à traduire son sentiment sur la tarte qu’il lui a décrite. Cependant, quand elle lui demande s’il a déguster (c’est un bien grand mot) l’oeuf de cent ans en Chine il se doit de clarifier : “En quelques sortes… je suis allé à Chinatown quand je vivais à New-York. Je ne suis jamais allé en Chine, en fait je n’ai jamais voyagé en Asie. J’ai eu une vie assez sédentaire par étapes. Cardiff, Rome, New-York, Londres. Quelques voyages par-ci par-là, souvent en rapport avec le travail, mais jamais en Asie.” Quand il y pense il y a une logique, son travail est principalement concentré sur l’art Occidental et les grands maîtres et offre, de fait, assez peu d’opportunités pour lui de voyager en Asie. Et comme Ashley ne prend pas ou peu de vacances, il ne voyage pas souvent pour son plaisir. Roma lui raconte l’histoire de sa découverte de son amour pour les bijoux et ça le fait sourire parce que ça lui rappelle vaguement la façon dont lui est tombé amoureux de l’art et qui lui a permis de trouver sa voie. “Du coup maintenant tu crées quoi comme style de bijoux ? De la joaillerie traditionnelle ou plutôt quelque chose qui met la culture indienne en avant ?” demande-t-il curieux de savoir quel genre de clientèle Roma a, quelles sont ses inspirations et tout ce qui fait l’identité de son artisanat. Est-elle à la tête d’une marque de bijoux pour jeunes femmes in qui utilisent des bijoux pour apporter du caractère à leurs tenues ou plutôt une créatrice de haute-joaillerie qui ne touche que le top 1% de la population avec des créations extravagantes qui se vendent pour des sommes astronomiques ?

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