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 Hate it or love it. (mardi s1, 12h40)

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Costa
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Message (#) Sujet: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Dim 5 Avr - 11:09

@aera

Costa il est là depuis quarante-huit heures mais il a déjà élu domicile au bar du coin. C'est ce qu'on lui a toujours appris : pour contrer la gueule de bois... compenser en se roulant un joint mais bon, comme c'est compromis vu l'absence totale de shit dans le coin, il se contentera de la version deux. Pour contrer la gueule de vois, il faut boire. Donc c'est comme ça qu'il a prévu de passer sa première semaine, pour limiter les dégâts du premier prime. C'était pas prévu qu'il boive comme un trou mais faut croire qu'il se rend pas toujours compte. La vérité, c'est qu'il est toujours dans sa petite phase où il explore, où il prend son temps, où il arrête les conneries deux secondes pour réellement appréhender l'endroit où il va vivre confiné pendant un certain temps. Lui, il se projette déjà jusqu'à la finale, donc clairement, il a pas intérêt à sous-estimer cette période où tout le monde découvre, se marre, s'échange avec excitation les bons plans et les bonnes planques. Il est déjà en quête d'un spot qu'il pourra d'ores et déjà établir comme sien et faire payer l'entrée. Pas trop cher au début, peut-être genre un point de popularité ou un truc comme ça, mais avec le temps, ça deviendra 100£, 1000£, un indice sur un secret, etc. Les enchères peuvent vite monter mais pour ça, faut qu'il trouve un coin stratégique, un coin que les gens voudront. Pas un truc trop évident genre la cuisine, parce que son but c'est pas d'être un despote non plus. Mais c'est comme ça que ça fonctionne, les affaires. Faut savoir placer ses pions direct. Du coup, là, il inspecte le bar, qu'est un spot non négligeable pour tous les futurs alcoolos qui supportent pas la pression de l'enfermement ou des autres, lorsqu'il entend la porte s'ouvrir. Il capte sur sa droite une silhouette aux cheveux noirs. « Croupier. Toi aussi tu te sens à la maison ici ? » il l'accueille en levant les yeux vers elle. Costa, il a retenu que la nana bosse dans un casino et ça l'a fait sourire parce qu'il l'a direct imaginée dans son uniforme, le regard sévère mais avenant quand même. Elle doit bien les connaitre, les bars du genre. Dans sa boite aussi, ils en ont un. Il bosse pas chez le petit parieur du coin, Costa, ça l'aurait fumé de devoir tirer du fric aux petits blédards à la dèche des cités de Londres. Faut pas croire, ça l'amuse pas de foutre encore plus dans la merde ceux qui le sont déjà. Non, s'il doit enculer quelqu'un, il aime autant que ça soit quelqu'un d'important, des mecs qui pèsent. « Tu prends quoi ? » Ouais il est midi, et alors ? Il peut servir des softs aussi, Costa, il juge pas sur les consommations perso des gens, même s'il a vite pris l'habitude de cataloguer les gens en fonction de ce qu'ils ont dans leur verre. Au boulot, ça veut dire beaucoup, les gros parieurs, les habitués, les mecs qu'ont gros à jouer, ils s'offrent pas la même chose que ceux qui sont là pour la seule fois de leur vie, pour ceux qui s'offrent un ultime plaisir ou ceux qu'ont rien à perdre. Cos les repère comme ça et c'est ce qui fait de lui un bon book. Il sait repérer à qui il a à faire. « Je pensais n'avoir aucune race mais ça me fait plaisir de savoir qu'on sera deux à aller en enfer. » il sourit en plaisantant. C'est quand même une putain de vocation, ça, de soutirer du fric aux gens. Elle, à la rigueur, elle n'est qu'un outil, alors elle peut dormir sur ses deux oreilles. Costa, son job, c'est vraiment de parier contre ses clients, de se démerder pour faire du cash sur le dos. Pourtant, ça l'empêche pas de se sentir clean. Il a jamais eu beaucoup d'empathie, faut dire.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Dim 5 Avr - 19:27

Le bar va vraisemblablement devenir son endroit préféré de tout le chalet. Pas de grande surprise là-dedans, compte tenu de son penchant bien connu pour la fête, mais on aurait espéré qu'elle se réserve au moins pour les semaines suivantes. Le truc c'est qu'Aera vit pour le moment en cours, l'instant présent ; elle n'a aucune certitude d'être encore là la semaine prochaine, quand bien même elle compte bien marquer l'émission de son empreinte et donc arriver jusqu'à la finale (et la gagner, tant qu'à faire), aussi a-t-elle tout intérêt à profiter de ce qu'on a à lui offrir. En l'occurence, un bar débordant d'alcools en tout genre qu'elle se fera un plaisir de descendre au fur et à mesure. Lorsqu'elle y pénètre cependant, un autre candidat s'y trouve déjà. Tant mieux. Aera gravite vers la lumière, qui chez elle prend la forme des autres. Quel intérêt d'être vingt-deux ici pour se retrouver seule les ¾ du temps ? Elle reconnaît @Costa, qui l'accoste d'emblée par son job. Elle réprime un sourire. Oui, elle aussi a retenu le sien, principalement parce que si la méthode est différente, le fond reste le même : s'assurer que les gens dépensent tout leur fric, et leur faire croire que le résultat leur apportera quelque chose de mieux. Ils sont, littéralement, des vendeurs de rêve. D'espoir, du moins. « Croupière » corrige-t-elle, par principe. Mais elle confirme d'un hochement de tête. Quant au bar... « Je me sens pas trop dépaysée dès qu'il y a de l'alcool dans ma vie. » Elle ne doute pas qu'on la résumera rapidement à l'alcoolique de service lorsqu'on la mentionnera dans les chroniques, notamment celle où on devra lui attribuer un adjectif, mais elle s'en fout. L'avis des autres n'a, de façon générale, qu'une importance limitée pour elle. « Juste une bière, ça fera l'affaire. » Il n'est, après tout, que midi et Aera voit l'alcool comme une activité sociale. Elle ne boira jamais seule, jamais sans raison, jamais sans avoir quelqu'un avec qui le partager. Une bière fait office d'intermédiaire idéal pour la situation. « Mais si tu veux te la coller dès maintenant, fais-toi plaisir, c'est pas moi qui jugerai » qu'elle précise dans un sourire. Aera soulève son corps pour s'installer sur le comptoir du bar, ses longues jambes pendant dans le vide. Costa résume en quelques mots ce qu'elle a pensé en découvrant son boulot. « J'sais pas, je crois pas mériter l'enfer. Mais en même temps, je suis pas croyante. » Ce qu'elle n'ira jamais clamer à voix haute à ses parents qui lui foutraient une baffe, juste pour le principe. Ils sont chrétiens, mais le concept de ne pas faire de mal à son prochain leur échappe en de rares occasions, comme celle-ci. « Je ne suis qu'une facilitatrice, je suis pas responsable de l'avidité des gens. Encore moins celle des hommes. » Car ce sont surtout eux, les proies faciles des casinos. Les femmes ont généralement un semblant de raison qui les empêche de poursuivre même quand elles sont au bord de la banqueroute. Les hommes en revanche... « Du coup c'est ça ton angle d'attaque ici ? Pousser les gens à risquer tout ce qu'ils ont et te marrer quand ils tomberont ? » Elle hausse un sourcil aussi inquisiteur que moqueur. Aera aime découvrir des personnalités aux antipodes de la sienne. Pas qu'elle insinue qu'il soit malveillant, mais il a de toute évidence encore moins de race qu'elle. « Que je reste sur mes gardes, tu comprends. »

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Lun 6 Avr - 21:40

Elle le reprend directe, la croupière, et Costa il bug une seconde. He ? « Ah, je savais pas qu'il y avait un mot féminin en anglais. » il se contente de répondre, en haussant les épaules. Ouais, il avait toujours aimé l'anglais pour sa facilité et l'absence de genre. C'est son côté pratique autant que flemmard, mais le voilà bien baisé s'il se retrouve à devoir connaitre les deux variantes. Tant pis, pour lui, ça sera toujours croupier. « T'as bien de la chance » il commente, à regret. « Moi c'est plus vert, moins liquide et plus illégal, malheureusement » il précise et secoue la tête, attristé. Putain, ce qu'il donnerait pas pour se rouler un joint et se poser dans la piscine intérieure, là. On est à peine mardi et déjà, il y pense. Alors en attendant, il fait comme elle : il se console littéralement avec l'alcool. Il en consomme aussi pas mal dans la vie de tous les jours, mais rien n'équivaut le shit en termes de défonce, d'outil social, de plaisir momentané. C'est ça son vrai délire et surtout, ce qu'il partage avec ses potes. L'alcool c'est vraiment quand ils ont envie d'être déchiré, de se mettre mal, d'oublier les conneries qu'ils s'apprêtent à faire, alors qu'ils fument pour cet espèce d'état planant permanent qui leur donne l'impression d'être invincible. Il pense à ça, mais il est loin d'être aussi accro qu'on pourrait le croire. Il se laisserait jamais devenir dépendant à quelque chose, Costa, et surtout une plante à la con, il a bien trop de fierté. Il a bien trop tendance à contrôler tout ce qui touche à sa vie. Il sait exactement où il va, comment il y va et le temps que ça va lui prendre. C'est aussi pour ça qu'il sait très bien que quand il crèvera, c'est pas au paradis qu'il ira. Il plaisante comme ça, mais dans le fond il en est conscient. Et lui, l'enfer, il y croit. Enfin, en théorie il y croit. Il y croit mais sans rien faire en conséquence. ça l'empêche pas de merder puissance mille sur terre, pendant sa vie d'essai. Il lui sert sa bière à la pompe, à Aera, tout en la regardant. Elle a l'air sûre d'elle, le genre à pas trop s'en faire de tout ce qui est extérieur. Ce genre de nana grande gueule mais pas trop, qui prend tout le monde pour de la merde mais qui s'en rend pas vraiment compte. Il sourit, secoue la tête puis détourne le regard pour se servir une bière spéciale inconnue. Probablement un obscur truc autrichien. « Si c'est ce qui te permet de dormir la nuit. » Mouais. Il peut pas s'empêche de se dire que c'est un peu facile de raisonner comme ça. C'est pas moi, je suis juste l'intermédiaire. Rien que l'outil. Les gens ont qu'à se gérer eux-mêmes. Les gens qui en tuent des autres sous les ordres d'autres, ils se disent probablement ça aussi, pour se rassurer. Ceux qui déboisent les forêts, abattent les animaux, foutent les gens à la porte de leur domicile parce qu'ils ont pas payé les factures aussi. Après, il juge pas, Costa, parce qu'il est pareil, absolument pareil. Mais lui, il s'en tape. « Perso je m'en branle, je préfère qu'ils se retrouvent à la rue plutôt que moi. » Il capte son regard, très sérieusement. Si elle veut piger qui il est, c'est maintenant. Il s'en est jamais caché et ne commencera pas aujourd'hui. Costa il a un putain de cœur en or, jusqu'à ce que ça te touche personnellement et directement. Il y a peu de personnes pour qui il sacrifierait quelque chose de sa propre vie. Pour les autres, il peut se couper en quatre, mais quand ça commence à l'impacter lui, c'est fini. « Tu crois que c'est vraiment le fric qu'ils cherchent en revenant vers toi ? » il l'interroge, très sérieusement. Il déconne même pas, c'est même pas de la provoc. Franchement, il se pose la question. Est-ce qu'il y aurait de clients avides sans les gonzesses bien roulées qui les invitent à jouer ? Elle dit que c'est une histoire de mecs, pas vrai ? Lui, à la boite, il a quasiment que des mecs parce qu'ils ont besoin de se prouver un truc en ayant raison, en gagnant, en prenant l'ascendant sur les autres parieurs. Le casino c'est quasiment que du hasard. C'est l'homme contre la chance, l'homme contre lui-même. Mais les femmes, c'est différent, faut croire. Alors c'est quoi, qui pousse les mecs à continuer ? Costa, il éclate de rire en l'entendant. Ouais, logique qu'elle se pose la question, du coup. « Pas assez subtil » il rétorque directement, pour entrer dans son jeu. Encore que c'est exactement ce qu'il prévoit de faire s'il capte un intérêt quelconque pour son secret. Costa il est pas mauvais pour jouer le jeu. Il sait comment embrouiller quand il s'y met vraiment et que le jeu en vaut la chandelle. « J'ai pas encore décidé. Je passe mon temps à tout calculer, alors je me dis que je laisserai bien faire les choses pour une fois. » Ça en est encore qu'au rang d'hypothèse ça, parce que ça va lui demander pas mal d'effort, déjà que ça lui troue le cul de savoir que sa place dans le jeu va être mise entre les mains des téléspectateurs à un moment ou à un autre. « Du coup, j'imagine que c'est le bon moment pour te conseiller de pas toucher à ton verre... » il lance, l'air de rien avant de sourire et d'avaler une gorgée du sien. « Et toi, c'est quoi ton plan ? » il l'observe en s'accoudant sur le bar, les doigts enroulés autour de sa bière.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Mar 7 Avr - 11:43

« Hein ? Non, y a pas de genre en anglais. » Tout le monde sait ça, même elle. « Non, mais en coréen y en a un. Bref, peu importe. » Le fait qu'il existe une version féminine ou masculine de son travail n'a dans le fond pas la moindre importance. Si le fond de leur travail se ressemble, visiblement la forme diffère, et elle jette un regard intrigué à @Costa. « Illégal ? Je croyais que tu gérais des paris ? » Elle ne doute pas que, comme partout, chaque job ait sa subtilité et flirte ostensiblement avec les frontières du légal, mais pas de là à s'imaginer qu'un bookmaker la franchisse allégrement. Pour une raison qu'elle ne s'explique pas, peut-être une simple association qu'elle fait de son physique, ça ne la surprend pourtant pas. C'est quelque chose dans son visage, peut-être juste une expression, mais elle a le sentiment qu'il vaut mieux ne pas l'emmerder. Il a l'air... froid. Pas dans le mauvais sens du terme, plutôt dans le sens où il lui en faudrait peu pour perdre patience. Le truc, c'est qu'Aera sait qu'on ne peut pas se fier à ce qu'on voit – et dans ce jeu plus encore. Cet apprentissage s'est fait dans la douleur, mais elle sait, maintenant : on peut avoir l'air innocent et être le plus grand connard du monde. Et réciproquement. Jusqu'à présent elle ne s'était jamais posée la question de la moralité de son travail, parce qu'elle le prend exactement pour ce qu'il est : un moyen de payer ses factures et quoi qu'on en dise, elle ne fait pas plus de mal que les mecs du haut de leur tour doré qui régissent le monde dans la seule optique d'accumuler toujours plus de fric au détriment des autres. Mais depuis son entrée dans le jeu, ils sont plusieurs à l'avoir interrogée sur son boulot, assez pour qu'elle se mette elle-même à y réfléchir plus qu'elle ne devrait. De toute façon, elle ambitionne pas de passer le reste de sa vie à distribuer des cartes, quand bien même elle ignore totalement ce qu'elle ambitionne de faire, justement. « Ma conscience se porte bien » réplique-t-elle, un rien sur la défensive. Ce qui n'était probablement pas utile, car Costa lui fait comprendre, à demi mots, qu'il est probablement pire qu'elle niveau conscience. Il ne suffit que de cette phrase pour avoir le sentiment de le comprendre dans tout ce qu'il est, et notamment dans tout ce qu'il sera dans le jeu : sans pitié, pourvu que lui tire son épingle du jeu. Tant mieux, elle préfère l'honnêteté au couteau dans le dos, et prend la décision (légitime) de se méfier de lui. Pas de le fuir, parce qu'elle risque pas sa vie dans Thrown Dice, mais se méfier. Lui accorder une confiance toute relative si leurs intérêts sont alignés, et s'éloigner sitôt qu'ils divergeront et que ce sera chacun pour sa gueule. Ca lui va bien à Aera, elle n'envisageait pas les choses vraiment différemment ; elle pensait juste que le constat la frapperait un peu plus tard dans l'aventure. « Non c'est pas le fric. » Le ton est sans appel. « C'est l'adrénaline. Le fric n'est qu'un moyen, comme moi je n'en suis que la facilitatrice. C'est l'adrénaline sans la prise de risque physique. Le moment où je retourne la carte et que leur cœur se met à battre à fond dans leur poitrine. Ca dure une demi-seconde, le temps qu'ils comprennent qu'ils se sont faits avoir, et c'est cette demi-seconde là qu'ils recherchent encore et encore. » Comme... une drogue. Pas pour rien qu'on parle de l'addiction au jeu. Son rôle à elle est de les aider à la rechercher, en usant de son talent professionnel et de son physique. Mais personne n'est là pour le fric, même s'ils n'en ont pas conscience. Costa partage sa vision des choses et elle hoche lentement la tête avant de tremper ses lèvres dans la bière pression qu'il lui a servie. Elle réprime une grimace. Gross. « Trop tard » se moque-t-elle, la malice dans ses yeux sombres. « J'ai pas de plan. » Aera ne doute pas que tout le monde dira la même chose, mais c'est la vérité. « Je suis à l'autre bout du monde, dans un endroit cool avec vingt-et-une personnes que je dois apprendre à connaître. Le but c'est de gagner, mais pour le moment, le but c'est surtout de profiter de l'instant présent. » La période de grâce ne durera pas longtemps, elle ne le sait que trop bien, mais pour le moment Thrown Dice lui fait tout, sauf l'effet d'un jeu. « J'ai pas envie de devenir une fille que ses amis reconnaîtraient pas à l'extérieur. » C'est, comme toujours, son point de comparaison.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Mer 8 Avr - 17:41

Il relève même plus, Costa, parce qu'il pige pas pourquoi elle l'emmerde avec des questions de langage. Lui, il connait juste le mot "croupier" en anglais. Elle lui dit qu'il n'y a pas de mot féminin en anglais, et pourtant, elle lui en sort un. Bref, c'est franchement le cadet de ses soucis. Mais bon, globalement, ils ont l'air d'avoir du mal à se saisir, il se pensait pas aussi peu clair pour qu'elle s'imagine qu'il lui parle de pratiques illégales dans les paris. Encore que, franchement, tout est relatif quand on commence à parler de la légalité des jeux du genre. C'est un peu ça tout le problème, dès que ça implique des sociétés extérieures et des bookmakers. Y'a rien d'illégal, c'est vrai, mais y'a rien de très éthique non plus. Parce que le boulot du bookmaker, c'est quand même de se prendre une marge considérable sur gains des vainqueurs simplement parce qu'ils ont été là pour faire la transaction. Y'a rien de légiféré là-dessus alors ça peut vite entraîner des abus, quand on passe pas par des professionnels. « Il faut bien utiliser l'argent des paris » il s'amuse quand même paisiblement en ramenant son index et son pouce contre sa bouche pour mimer l'action de fumer. C'est ça qui est illégal. Elle se sent toujours bien là où il y a de l'alcool. Alors elle a de la chance d'en avoir à disposition. Lui, il est à la diète jusqu'à sortir de ce chalet. C'est pas grave, au moins, ça le désintoxiquera un peu, à grand coup d'air pur de la montagne. En vérité, Costa, il s'est déjà dit pas mal de fois qu'il devrait probablement arrêter. Question de santé, tout ça. Il a pas envie de finir dément ou psychotique parce qu'il a trop fumé, et puis ça finit par plus lui faire les mêmes effets et il a pas envie de devoir se rouler dix joints sur la journée pour être défoncé. N'empêche, que ça l'apaise, cette merde. Toujours des dilemmes, toujours la morale contre l'amusement. Sans aller jusqu'à dire que c'est un peu l'histoire de sa vie, quand il se retrouve face à Aera, il se pose sérieusement la question. Pas que le fait d'être immoral le dérange, parce que comme il l'a dit dans son casting, il est droit dans ses bottes et préfère suivre ses propres codes. Aera, si elle a pas de problème avec sa conscience, tant mieux pour elle. Lui, il préfère de loin les gens qui s'emmerdent pas avec trop de principes. Ils sont nettement moins chiants. Alors quand il pige qu'ils sont plus ou moins sur la même longueur d'ondes, du moins en termes de responsabilisation de leur rôle dans la société, ça l'intéresse d'en savoir un peu plus. Parce que même si dans le fond, ils ont un peu des jobs similaires, dans la forme, c'est très, très différent. Déjà, elle, c'est une gonzesse, et rien que ça, ça doit changer pas mal de trucs. Clairement, un mec aura plus envie de l'impressionner elle. Quand elle parle, il repose son verre, pour l'observer avec curiosité. Il a l'impression de s'entendre, dans ses mots, de se revoir à son casting, quand il a tenu des propos quasiment identiques aux jurés. Il perçoit le même cynisme obligatoire qu'ont tous les "facilitateurs". « Ce moment hors du temps où tu sais que tu peux tout perdre... comme tout gagner » il complète de sa voix grave. Dans les paris, c'est sensiblement différent, parce qu'il y a en plus cette dimension de battre l'autre : le bookmaker, les autres parieurs... Il y a l'aspect concours de qui a la plus grosse bite, qui concourt avec l'appât du gain et le besoin effréné de sensation. « Et toi, tu trouves ça dans quoi ? » Si elle en a conscience, de cette quête perpétuelle du frisson, de l'adrénaline, de ce semi arrêt cardiaque au moment de l'impulsion finale, elle s'est peut-être déjà posé cette question-là. Et moi ? Il y a ceux qui sautent en parachute, ceux qui parient, ceux qui boivent jusqu'au trou noir. Et elle ? Il se marre, alors, en constatant qu'elle a déjà une image en or de lui. Pas grave, il s'en fout un peu, il a pas envie de chercher à être plus ou moins sympa, plus ou moins fiable que dans la vie de tous les jours. Ceux qui pigent un peu comment il est sauront comment agir en conséquence. Lui, en attendant, il se définit pas comme un mec dont il faut se méfier. En fait, il a peut-être plus de loyauté que n'importe qui dans ce casting. Si pour une raison ou une autre, il doit donner sa parole à l'un d'entre eux, il préférerait crever que de rompre sa promesse. C'est pas un rital pour rien. « C'est qui cette fille ? » il l'interroge, curieux. Celle qu'elle veut rester, celle que ses amis reconnaîtraient, envers et contre tout. Comment elle définit cette nana, comment elle la présente, ce qu'elle veut qu'on retienne d'elle, c'est ça qui l'intéresse. Et autre chose, aussi : « ça veut dire que... tu ne te laisses pas la possibilité d'évoluer, ici, alors ? Peut-être qu'en deux mois, tu vas découvrir sur toi des choses que tu n'imaginais pas, simplement parce que tu n'étais pas le bon environnement. Tu crois que tes amis te connaissent complètement ? » Il pose sur elle un regard tranquille, intéressé. C'est pas une manière détournée de remettre en question ses potes ni même sa manière de penser, il est juste vraiment curieux, Costa. Lui, il se fierait jamais à ses potes pour décider ce qui est lui ou pas lui. Ces cons ils seraient capables de troller juste pour l'emmerder.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Jeu 9 Avr - 11:44

Saisie par un élan de stupidité, il lui faut bien trente secondes pour comprendre à quoi Costa faisait référence. Persuadée qu'il parlait de son taf, plutôt que des petits plaisirs de la vie dans le jeu. « Si tu me prends pas pour la nana la plus conne de la terre à cette heure-ci... » note-t-elle, jamais à court d'autodérision parce que faut dire que l'impression qu'elle a donnée jusqu'à présent est pas la plus flatteuse pour le cerveau qu'elle possède pourtant bien. Mais en effet, si l'alcool est en abondance ici, elle doute qu'il trouve de quoi satisfaire ses envies à lui. « T'as rien pu ramener ? Même pas discrètement ? » A sa place, elle aurait essayé, juste par principe. Les rares joints qu'elle a fumés datent de son année d'étudiante à Londres, et l'expérience ne l'a pas plus intéressée que ça. Certains diront qu'elle s'y est mal prise, ou que le combo alcool + weed est contre productif, mais tout ce qu'elle voit c'est que son élan de festivité s'est interrompu dans une bouffée de fumée qui l'a mise ko pour tout le reste de la soirée. « C'est pas si répandu que ça en Corée. Et de mon côté je me préfère bourrée que défoncée. » Question de goût, sûrement d'habitude aussi, mais que Costa soit fumeur ne l'étonne absolument pas. Pas qu'il ait la gueule de l'emploi mais... Un peu. « Tu penses survivre sans ? » Elle se moque, légèrement, mais peut s'imaginer l'angoisse d'avoir une addiction et de pas pouvoir la vivre pendant l'aventure. Aera a toujours été assez prudente pour se tenir loin de ce genre de conneries, refuse de devenir dépendante à quelque chose (ou à quelqu'un, d'ailleurs), mais elle se rappelle de potes à Londres qui devenaient dingues s'ils n'avaient pas de clopes. Clairement, elle pourra rien faire pour lui dans tous les cas. « Tu crois que y a pas moyen d'en trouver au village ? Ou dans la nature... » Elle n'y connait rien et n'aura pas la prétention de se faire passer pour la cool chick qui croit qu'elle peut s'adapter à toutes les conversations. « T'as qu'à compenser par l'alcool. Moi ça m'a pas trop mal réussi jusqu'à présent. » Discutable. Vraiment discutable. Surtout lorsque ses soirées lui sont racontées par ses amis qu'elle aura une fois de plus mortifiés. Mais tant qu'elle y trouve son compte à elle... De toute évidence sur la même longueur d'ondes elle acquiesce lorsqu'il complète sa propre pensée. Ouais, ce moment hors du temps, c'est exactement ça. Les secondes qui se suspendent juste un peu, juste assez pour méditer sur ce qui va se passer et tenter de s'y préparer, avant que tous les espoirs se cassent définitivement la gueule quand elle retourne une tête qui l'amène au Blackjack et réduit à néant les finances des joueurs. « Exactement. Même si dans mon cas, ils perdent plus qu'ils ne gagnent. » Principalement parce que certains sont des habitués, et qu'ils sont prêts à vendre père et mère pour pouvoir continuer à jouer. Quant à ce qu'elle y trouve elle... l'approche est plus cynique. « De quoi payer mes factures à la fin du mois. C'est un taf comme un autre pour moi. J'y trouve pas plus que quand j'étais barmaid, ou hôtesse d'accueil. » Ou la myriade de petits boulots qu'elle a eu du mal à garder, généralement par manque d'intérêt. Faut pas voir plus loin que ça, et c'est d'ailleurs la première fois que son job actuel suscite autant de questions de la part des autres, comme s'il fallait y voir une métaphore pour son propre besoin d'adrénaline. Elle s'interrompt dans la réflexion quand Costa lui demande à quoi ressemble la fille – celle de l'extérieur, celle que ses potes connaissent et reconnaîtront. Elle l'écoute parler le regard rivé sur lui et il lui faut bien une dizaine de secondes avant de trouver quoi lui répondre. Aera n'a pas l'habitude des grandes discussions philosophiques, et c'est la deuxième de la matinée. « Je crois à la possibilité d'évoluer, mais pas de changer complètement. On se révèle, c'est tout ce qu'on fait. Parfois aux autres, parfois à soi-même... » On croit qu'on est quelque chose, et les expériences de la vie nous font découvrir qu'on en est une autre. On murit, on se découvre, on se révèle... on ne change pas. « Je crois pas qu'ils me connaissent complètement. Je crois pas que je me connaisse complètement non plus. Mais pour moi c'est plutôt un truc de valeurs. Je m'imagine pas les sacrifier par amour du jeu parce que dans le fond, tout ce qu'on vivra ici ça sera réel, même si la finalité est de gagner une émission. Si je crée des liens avec les autres, au moins sur le moment ils seront aussi tangibles que ceux que je peux avoir avec mes amis à l'extérieur. C'est pas un truc que j'ai envie de trahir pour gagner. » Elle s'est sans doute encore perdue dans son explication, et détourne le regard de Costa, balance ses jambes dans la vide avant de reprendre une gorgée de sa bière. « Et pour répondre à ta question de base... Cette fille c'est une fille avec une putain de loyauté pour les gens qu'elle aime, qui se prend pas la tête mais peut la prendre aux autres pour les bonnes raisons. » Elle lui fera grâce de la palanquée de défauts qui vont avec, parce que tout est résumé, contenu, dans cette description. « Et toi Costa ? T'es qui à l'extérieur ? Et surtout, tu seras qui à l'intérieur ? »

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Sam 11 Avr - 15:58

Costa, il se contente de hocher tranquillement la tête. C'est vrai qu'il la trouve un peu conne pour le coup, mais c'est mignon. Il perçoit d'elle les manières d'une nana maligne, qui sait comment réfléchir et réagir, alors il ne se formalise pas plus que ça. Faut dire que ni elle, ni lui ne parle dans sa langue maternelle et que niveau communicationnel, c'est le genre de contexte qui peut mener à des centaines de bourdes dans le genre. « J'ai pas essayé, je sais me tenir quand même » il signale avec un sourire. ça ne lui est même pas venu à l'esprit, en réalité. Si c'est interdit, c'est interdit, point barre. Ce n'est pas une de ces règles qu'il a envie de briser par pur principe ou par sentiment d'injustice. Evidemment, c'est idiot d'autoriser l'alcool à flot mais de refuser l'accès à de l'herbe mais c'est loin de le torturer comme elle a l'air de le penser. Il va probablement avoir souvent envie de fumer, quand il sera posé face au crépuscule, ou avec un verre, ou après un match de foot, et clairement, il y a des moments où il va se faire chier et n'aura rien pour se distraire. Mais il prend le jeu comme il est, cet aspect-là compris. « Je m'en sortirai sans, t'inquiète, je suis pas accro à ce point-là. » Pas au point d'aller essayer de se fournir autrement. Pourtant dieu sait qu'il pourrait, il s'est déjà démerdé pour trouver du shit dans des endroits aussi improbables qu'ici et soudoyer un figurant ou l'autre du village ne doit pas être si compliqué, mais pour l'instant, il n'en ressent pas le besoin. « Tu parles, j'ai l'impression de pas encore t'avoir croisée une seule fois sans un verre à la main » il se marre, en désignant sa bière. On est que mardi, d'accord. Mais quand même. C'est sans doute un truc de coréens. Ou un truc de croupiers. Lui, il boit rarement avec ses clients. Il a quand même le verre obligatoire, question de politesse, mais il s'arrange toujours pour faire durer, parce qu'il doit rester lucide. Plus lucide qu'eux, en tout cas. « Pas envie de te poser dans un vrai job qui te passionne ? » il déduit, curieux. Et c'est un mec qui n'a jamais été diplômé du lycée qui dit ça. Lui, il comprendrait qu'elle ne veuille pas de cette vie où tu choisis une voie pour ne plus jamais la quitter, où tu te conditionnes à aimer la même chose de ta vingtaine jusqu'à ta mort, où t'es identifié à travers ce que tu fais dans la vie. Les études, ça n'a jamais été une option, pour lui. Il s'est toujours pour démerdé, pour autant, s'est toujours senti libre de faire ce qu'il aimait et de se sentir maître de ses choix. C'est aussi pour ça que ça le fait cogiter, ce qu'elle raconte et surtout, le fait qu'il se rende compte à quel point ils peuvent partir d'un postulat similaire pour arriver à une conclusion différente. « Est-ce que c'est vraiment te trahir, si c'est un truc qui était en toi depuis le début, sans que tu le saches ? » il la taquine, le regard malicieux, de sa question purement rhétorique. Il réfléchit toujours un peu à ce genre de trucs, Costa, parce que derrière son impulsivité, il y a un cerveau qui fonctionne à mille à l'heure, mais il a souvent la flemme d'en parler de vive voix, parce que sa langue va pas assez vite. « ça a l'air important pour toi, tes potes » il note, plus sérieux, en sirotant sa bière. Et ça, ça lui parle, parce qu'il est dans un délire similaire. Costa, il est jamais sans ses potes. Son premier réflexe, le matin, c'est de checker son téléphone, savoir qui il va capter où et quand. « Quelles bonnes raisons tu pourrais avoir pour prendre la tête aux autres ? » il relève en éclatant d'un rire frais. Alors ça, il l'avait jamais entendu mais ça l'intéresse carrément plus que le reste. Puis il se pose pour réfléchir à son tour, accoudé au bar. On pourrait croire, à cause de son ego et de son arrogance latente, que c'est le genre de gars à aimer parler de lui et se décrire aux autres, Costa, alors que pas du tout. Il sait jamais quoi dire. Lui, ce qu'il préfère, c'est qu'on lui dise qui il est. Il adore s'entendre raconter par les autres. « Si tu me connais ici, tu me connais dehors. ça ne m'intéresse pas de m'adapter aux contextes ou aux gens. » il relève, dans un premier temps. C'est un gars franc, Costa, et droit dans ses bottes. Il n'a jamais cherché à prétendre que ses bottes étaient les plus bienveillantes du monde, encore moins les plus clean, mais c'est pas le genre à louvoyer. « J'imagine que je te rejoins sur l'importance de la loyauté. Il y a peu de personnes que j'estime au point de me compromettre pour eux mais ça ne m'empêche pas d'être constamment mêlé aux autres. » Il ne le précise pas mais il imagine qu'elle perçoit le sous-entendu évident là-dedans : pour le reste du monde, s'il n'y a aucun intérêt pour lui à intervenir en faveur de la personne, c'est chacun pour soi. Costa c'est un grand frère, c'est un padre, c'est un gars qui aime prendre les autres sous son aile pour les mener à l'envol, il fonctionne beaucoup par partenariat mais fondamentalement, c'est un individualiste. Il réfléchit en termes de lui, sa famille, ses frères les plus proches, sa go quand il en a une. Ce qui se situe en dehors de son cercle restreint, c'est négligeable. Aujourd'hui, parce qu'il est loin de tout ça, il est obligé de régler le diamètre de son cercle et il lui arrive de faire des exceptions mais son optique d'égocentrique altruiste n'a jamais changé : il donne sans compter, jusqu'à ce qu'il se sente lésé. « Quand j'étais devant les casteurs, je leur ai dit que j'étais le genre de gars à rassembler et organiser les gosses du quartier pour qu'ils fassent le tour des familles, pour vérifier que personne ne s'est fait choper après une descente de flics » il se rappelle sans trop savoir comment lui faire un petit topo sur lui-même. C'est qu'un exemple parmi tant d'autres, cette anecdote, et il pourrait même la décliner en plein de versions. Organiser les mômes pour aller avertir les familles avant le raid aussi, c'est déjà arrivé. C'est encore moins clean mais c'est leur réalité. Lui, Costa, il prenait son scoot, foutait trois petits les uns sur les autres à l'arrière et il fonçait sur la piazza au foot où il retrouvait le reste de la procession napolitaine et tout le monde partait de là. Fallait aller vite, penser efficace. « Je pourrais difficilement mieux me décrire, maintenant à toi de voir si tu préfères retenir le sens de la fraternité ou la moralité douteuse » il plaisante. S'il voulait être totalement honnête et objectif, Costa devrait aussi citer la mégalomanie légère qui le pousse à se rendre indispensable, sa capacité à gérer des groupes, à rassembler autour d'un même objectif des gens de tous les horizons, son idéalisme mêlé à un pragmatisme de circonstances qui le pousse à toujours anticiper le coup suivant, mais rien de suffisamment important ne se joue ici que pour qu'il se montre aussi sérieux.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Lun 13 Avr - 12:03

Bon à savoir : Costa auto-évalue qu'il n'est pas à ce point dépendant de la weed qu'il chercherait désespérément à en trouver ici. Ce qui, dans le fond, ne la surprend pas plus que ça, peut-être parce qu'elle a tendance à croire que ceux qui fréquentent des accros au quotidien sont plus réfléchis sur leur approche des choses, surtout quand elles rendent accro. Elle, par exemple, ne pourrait pas imaginer une addiction aux jeux d'argent, parce qu'elle en voit trop les effets au quotidien. Sans doute qu'elle n'est pas le meilleur exemple cela dit : son besoin de toujours tout contrôler l'empêcherait de se laisser à ce point aller. « D'accord, si tu le dis. » Il mentionne sa consommation d'alcool et elle plisse les yeux, feignant d'être offensée. Non, Aera ne passe pas sa vie à boire, même si elle ne doute pas qu'on ne fera ressortir que ça à l'écran. C'est seulement que, comme tout le monde, elle est bien plus intéressante avec quelques coups dans le nez du point de vue des audiences. Plus de risques qu'elle lâche une bombe, fasse une connerie ou batifole avec quelqu'un. C'est évidemment mal la connaître, parce que son sens de la dignité – et l'expérience – font qu'elle ne sera pas la plus propice à l'exercice, mais elle pourrait pas leur en vouloir de tenter. « C'est parce que tu m'as pas beaucoup croisée. » Elle lui offre un sourire moqueur avant d'avaler une nouvelle gorgée de sa bière. « La majorité du temps, tu ne me verras qu'avec de l'eau. » Aujourd'hui n'est pas vraiment une exception, et puis une bière pourrait difficilement être perçue comme un véritable alcool – encore que les cuites à la bière sont souvent parmi les plus atroces – mais elle peut comprendre qu'elle ait donné cette image. « Tout le monde va finir par croire que je suis la plus grosse ivrogne de l'émission. » Tragique, vraiment. Mais toujours mieux que d'être perçue comme la plus grosse connasse, ou la fille facile, ou on ne sait trop quel raccourci envisageable ici. Encore que ce ne soit pas mutuellement excluant : elle pourrait parfaitement être les trois à la fois, une chance qu'Aera sache se tenir. « Pas trouvé le vrai job qui me passionne » répond-elle calmement. Ce n'est pas la première fois qu'elle a cette discussion, ou plutôt ce moment où elle réalise combien sa vie manque de passion, comme s'il s'agissait de l'ingrédient indispensable au bonheur. Elle n'a pourtant pas l'impression d'avoir une vie de merde, généralement parlant. Mais il lui manque ce petit quelque chose en plus, ce truc qui lui donne envie de se lever le matin même quand elle a envie de mourir au fond de son lit. « T'en as toi, des passions ? » Elle a du mal à cerner Costa, sans savoir si c'est parce qu'elle essaie trop de vouloir le faire rentrer dans une case mais qu'il n'y rentre qu'à moitié, comme dans ces jeux de gamins où tu t'obstines à vouloir rentrer un triangle dans un carré. « Je crois pas que tu découvres du jour au lendemain que t'es le pire des enfoirés. » Parce que pour elle, trahir ses valeurs et ses proches, ça revient à ça, être un enfoiré. Et rien ne lui a jamais laissé croire qu'elle pouvait l'être, si bien qu'elle doute que Thrown Dice parvienne à lui arracher cette découverte. « Tu viens de le dire. Mes potes sont importants pour moi. Du coup quand je prends la tête aux autres, c'est souvent pour les défendre, c'est mon côté sauveuse du monde. » Elle esquisse un sourire amusé, se revoit dans une engueulade monstrueuse à la sortie d'un bar parce que sa pote, Ji Won, s'était pris la tête avec une autre fille. « Pour moi c'est des bonnes raisons, mais je suis du genre à prendre toujours partie pour mes potes. Et comme j'aime pas admettre quand j'ai tort, je m'enfonce dans ma mauvaise foi. » Mais ça reste de bonnes raisons pour elle. Elle a des causes pour lesquelles elle prend partie et qui ont une plus grande importance que simplement défendre l'égo de sa bande, mais elle a aussi moins souvent l'occasion d'exploiter ce côté de sa personnalité. Costa se lance dans l'exercice de l'auto-description et Aera l'écoute attentivement, consciente que si elle veut réussir à le cerner, ce sera le moment ou jamais. Elle relève certains points mais s'efforce de ne pas l'interrompre – ce serait con, c'est probablement la fois où il a le plus parlé depuis le début de leur discussion. Elle sourit, parfois, acquiesce le reste du temps même si elle a le sentiment de pas avoir tout bien compris. « Tu viens d'un milieu difficile ? » demande-t-elle une fois qu'il a terminé. C'est peut-être évident pour certains, mais pas nécessairement pour elle. « T'es originaire d'Italie de base non ? T'as déménagé en Angleterre ou tu viens simplement d'une famille italienne ? » Est-elle en train de se faire des notes mentales sur tout ce qu'il vient de lui dire ? Absolument. « T'es comme un grand frère pour la plupart des jeunes, en gros. » tente-t-elle bravement de résumer. « Et ici aussi tu comptes mettre en avant ton sens de la fraternité ? Je crois que j'ai besoin de comprendre si je dois te considérer comme un potentiel allié ou comme quelqu'un qui fera systématiquement passer son intérêt personnel avant tout le reste. » Pas qu'il soit indispensable de choisir : ils pourraient être alliés, aussi longtemps que leurs intérêts sont alignés. Mais elle continue de se méfier de lui, par rapport à un Ashley ou une Rosamie, et que son besoin d'être entourée risque de se heurter à des couteaux dans le dos. Si ça doit arriver, elle préfère le savoir et s'y préparer.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Jeu 16 Avr - 0:56

L'alcoolique de la saison ? ça va, lui, en l'espace de cinq minutes, il est devenu le drogué de la saison. « Il y a pire comme réputation » il note posément. Au final, ça l'intéresse assez peu, parce qu'ils vont probablement tous finir un jour ou l'autre, ou, plus vraisemblablement, un soir ou l'autre, plus ou moins éméchés. Il sera encore temps de s'inquiéter à ce moment-là de l'impression qu'ils donneront et de qui peut encore passer pour un modèle décent pour la jeunesse devant sa télé. Parler de leurs passions et de leur absence de passion, voilà qui a de quoi rafraîchir les jeunes et leur donner envie de se bouger le cul. Il hoche la tête avec un léger sourire. Oui, il peut comprendre. Lui non plus n'a jamais trouvé une passion suffisamment dévorante que pour en faire son métier. Sans doute parce qu'aux yeux de ses parents, le seul avenir qu'il avait, c'était de suivre les traces de son père à l'usine. Et aujourd'hui, le voilà qui brasse en une soirée ce que son père gagne en un an et qui a payé les études de sa petite sœur. « Le foot, les femmes, l'argent, l'adrénaline, le pouvoir. » il plaisante avec ses yeux malicieux, gros cliché du mec par excellence. C'est pas si loin de la réalité, même s'il le dit sur le ton de la rigolade. Il le formulera jamais de cette manière, c'est surtout ça. Mais il faut bien reconnaître que c'est ce qui a toujours motivé ses avancées, bien que ça puisse paraître particulièrement affreux. Mais là-dedans, il y a 40% de passions communes à tous les mecs de son âge, 20% spécifiques à lui et à sa nature à toujours pousser jusqu'à se sentir vivant, et les 40% qui restent, c'est simplement une réponse à ce qu'il n'a jamais eu et qu'il cherche à tout prix. En attendant, il se marre sincèrement en l'écoutant balancer sa mauvaise foi et en bon napolitain qu'il est, il peut pas s'empêcher de trouver ça trop mignon. C'est le problème du rital : il aime tout ce qui est relou. Surtout quand il y a une paire de nichons qui y est accroché.Il peut pas lui raconter ça pour se décrire, Costa, faut pas abuser. N'empêche qu'il essaie et Aera, elle semble en déduire certains trucs. « Oui. » Question directe, réponse directe. Il a pas l'intention de lui raconter sa vie en détails, Costa, pas si elle lui pose pas la question frontalement. Parce que de Naples, il aime se rappeler ses potes, les heures infinies à passer sous le soleil, torse poil sur leur scooters, ou au crépuscule, sur les hauteurs, face à la baie, à se raconter les meufs en buvant du vin. Dès que ça touche aux galères de ses parents, à sa petite sœur emmerdée en permanence par les grands du quartier à qui il devait casser la gueule, aux coups de feu réguliers dans les rues et à son lit, qu'était en réalité le canapé du salon qu'il ne pouvait jamais investir avant minuit, même à six ans, ça devient vachement perso et pour l'instant, il le garde pour lui. Et à la rigueur, pour Santo, qui sort un peu du même moule. « Je suis né et j'ai vécu là-bas plus de vingt ans. En fait, je suis le seul de ma famille à avoir jamais habité ailleurs qu'à Naples. Je suis un peu la petite expérience qu'ils envoient à l'étranger pour voir comment ça se passe en dehors de chez nous. » Ses parents sont même jamais allés voir Rome, ni Milan, encore moins les Pouilles. Il est pas l'un de ces gars qui a eu un jour un ancêtre italien et qui, depuis, peut plus se sentir dès qu'il bouffe de la pizza. Même si, en vrai, pour lui, il est napolitain avant d'être italien. « On peut dire ça. » il se plonge dans sa bière en laissant en suspend ce qu'il est supposé être ou pas. Il aime pas trop se décrire, Costa. Il aime qu'on le décrive. Du coup, quand Aera commence à s'interroger sur ce qu'il sera ici ou pas, ça l'accroche direct. « Aera. » Il pose sur elle un regard au sérieux parce que l'air de rien, il prend pas tout ça à la rigolade. Qu'on le prenne pour un mec pas net, le genre à mettre des coups de poignard dans le dos des gens à tout va, ça l'emmerde un peu, parce que lui, il passe son temps à essayer d'être le plus droit possible. Même dans des situations qui auraient pu justifier de filouter, il se fait chier à toujours être clean, diplomate, transparent. « A ce stade, si je dois te nominer pour me sauver, je le ferai. Si c'est toi ou moi, ça sera moi. Tu ferais pareil, non ? » Qu'elle ne prétende pas le contraire, il ne la croirait que si elle le lui prouvait. Il voit pas en quoi ça fait de lui un mec dont il faut se méfier, de simplement émettre une réalité sur laquelle ils s'accordent tous, ne serait-ce qu'un minimum. Même ceux qui, bon samaritains, décident de se sacrifier pour un autre dans ce gens, c'est toujours avec une arrière pensée de stratégie derrière. Et pour le reste... Des imbéciles. Tout simplement.  « En attendant, je te l'ai dit, j'avance toujours en groupe, j'ai les mêmes reufs depuis vingt ans, j'ai arrêté de compter les coups que je me suis pris pour eux. Tu dis que tu prends toujours le parti de tes potes, je suis pareil, je défends à la vie, à la mort. Mais dans un jeu comme ça, même si on est amenés à être alliés, je ne peux pas te promettre que nos intérêts ne divergeront jamais. » Si elle a envie qu'ils soient alliés, il ne peut rien lui promettre de plus. C'est pas un enfoiré, Costa, même s'il a déjà dû endosser ce rôle dans certaines situations. Il n'aime pas compromettre les gens ou leur porter atteinte. S'il doit le faire, il le fera, mais jamais de bon cœur, il a jamais trahi quelqu'un volontairement. C'est contre tous ses principes et la valeur centrale de Napoli : le respect. Pas le respect à la con comme les bobos aiment le ramener en permanence mais le vrai respect. L'estime, la franchise, la droiture.

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Message (#) Sujet: Re: Hate it or love it. (mardi s1, 12h40) — Jeu 16 Avr - 19:54

« Y a mieux, aussi » note-t-elle dans un sourire. Encore qu'elle sache pas vraiment quelle réputation elle aimerait vraiment avoir dans le jeu. Ca n'a pas grande importance finalement, qu'elle juge intérieurement ; comme toujours l'avis des autres n'a qu'un impact limité sur ce qu'elle dit et fait. Pas assez self conscious, ou du moins pas assez motivée à être la meilleure version d'elle-même pour plaire à des gens qui ne la connaissent pas. Costa laisse entrevoir quelques uns de ses intérêts, et elle ne peut pas retenir un rire moqueur, parce que franchement à quoi s'attendait-elle d'autre ? « Dans cet ordre ? » plaisante-t-elle, taquine. En même temps, on imagine difficilement un Italien ne pas être passionné de foot, ça doit faire partie de ces clichés qu'on associe souvent aux pays. Ca, et qu'ils sont charmeurs, ce qui à voir ce que dit Costa n'est pas si loin du compte. « Du coup t'aurais du devenir footballeur. T'aurais pu combiner tout ça d'un coup » fait-elle remarquer. Là encore, ils sont dans le cliché total, parce qu'elle veut bien croire que les ¾ des footballeurs n'atteindront jamais ce stade-là, mais qui sait, peut-être que Costa aurait pu tout avoir. La réponse à sa question est si directe et tranchante qu'elle marque un temps d'arrêt et lui jette le genre de regard curieux qui précède toujours l'envie d'en demander un peu plus. Sauf qu'elle a le sentiment que s'il avait voulu détailler, il n'aurait pas été aussi net dans son réponse. Là, ça n'appelle à rien de plus et Aera se sent frustré, comme si elle avait été sur le point de toucher un truc important et que ça lui échappait finalement. A défaut d'approfondir, elle se contente de hocher la tête. « Ca a le mérite d'être clair. » Qui sait, peut-être qu'à force de se côtoyer dans le jeu il se laissera aller à des confidences plus poussées sur le sujet, mais Aera ne forcera pas. Assez perspicace pour savoir quand passer à autre chose, le thème est tout trouvé avec son départ en Angleterre. Elle ne peut pas s'empêcher de laisser entrevoir un sourire : c'est pareil pour elle. Excepté que c'était sa propre décision et que sa mère lui aurait foutu une laisse pour l'empêcher de partir si elle avait pu, mais Aera n'est rien, si pas particulièrement entêtée, et sa mère a finalement du accepter de voir sa fille unique partir à l'autre bout du monde pour ses études. Là encore, elle est frappée de voir tout ce qu'ils ont en commun et combien leurs expériences diffèrent malgré tout. « Je vois le genre. Alors, c'est quoi le résultat de cette expérience ? Je peux pas imaginer qu'on puisse préférer l'Angleterre à l'Italie. » Elle dit ça parce qu'elle ne connaît que l'un et se fait une image probablement très enjolivée de l'autre, mais à choisir entre le fog londonien et le soleil italien, elle sait encore ce qu'elle préfère. « T'as pas envie de revenir chez toi, parfois ? » Parce qu'elle, elle en a eu envie même pas deux mois après être arrivée à Londres. Une chance qu'elle n'y soit restée qu'un an, et que ce soit une ville cosmopolite. Quand il prononce son prénom avec tout le sérieux du monde, elle lui rend son regard ferme et se contente de hocher la tête. « Oui » confirme-t-elle sans sourciller. Bien sûr qu'elle le nominerait pour sauver sa peau, ça reste un jeu et personne n'en crèvera. Mais c'est pas tant ça, la question. C'est pas de savoir qu'il fera ce qu'il a à faire s'il doit le faire, plutôt de savoir s'il le fera s'il n'a pas à le faire. Sa réponse lui apporte précisément ce qu'elle voulait savoir et ça lui convient, à Aera. Elle n'a pas l'intention d'en faire son meilleur ami, à la vie à la mort, et se foutre sous le bus si elle doit choisir entre eux. Mais elle néglige pas le fait de pouvoir se reposer une partie du temps sur les gens qui l'entourent, et ceux-là, elle veut les choisir correctement. Leur conversation lui rappelle celle qu'elle a eue avec Ashley un peu plus tôt, et l'approche est totalement différente. Costa est plus dur, dans sa façon d'être, dans sa façon de parler, dans sa façon de voir les choses. Pas qu'il y ait nécessairement une approche plus appréciable qu'une autre, c'est seulement question de savoir sur quel pied danser avec lui. « Je vois les choses comme ça : si je dois me faire passer en priorité parce que c'est ma seule option, je le ferai et sans la moindre hésitation ni culpabilité. Mais le reste du temps, j'ai envie d'avoir des gens dans mon entourage sur qui je peux me reposer et je peux pas le faire si j'ai pas confiance. Je sais pas si t'as remarqué, mais j'aime pas être seule. » Elle lui offre un sourire entendu. « Enfin, tu seras peut-être dans l'équipe opposée et la question ne se posera de toute façon pas. » Loyauté, toujours, même si c'est envers un groupe de personnes qu'elle n'a pas vraiment choisi. Elle est comme ça, Aera : une fois qu'elle se met un truc en tête, elle n'en change plus.

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