Partagez
 

 Le temps d'un instant. (mardi S1, 18h18)

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2
AuteurMessage
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
Le temps d'un instant. (mardi S1, 18h18) - Page 2 Empty
Message (#) Sujet: Re: Le temps d'un instant. (mardi S1, 18h18) — Mer 15 Avr - 23:18

Santo pose la question qu’il ne faut pas, parce qu’elle est pas douée avec ses mots maladroits et fébriles pour tenter de cerner les autres. « C’est une question piège, ça » Cami articule dans un sourire fantomatique qui ne squatte pas ses lèvres très longtemps. Ça l’embête même de devoir y répondre, parce que c’est le début et qu’elle serait capable de le braquer sans le vouloir. « Si ça ne te convient pas, tu me jettes à la l’eau, c’est ça ? » plaisante la parisienne pour s’octroyer quelques secondes de réflexion. « Tu n’as pas l’air libre du tout, coincé avec ta propre ambition » elle a surement la vision biaisée, elle l'a dit pendant son casting, mais c’est ce qu’elle interprète pour l'instant avec surement une marge d'erreur importante. Du genre à vouloir innover en solo, histoire que tout le monde puisse identifier que c’est juste lui et faire comme il le souhaite sans avoir à composer. « Et ça, ce tout, semble être bien travaillé » elle glisse dans un sourire en redressant la tête. « Je pense d’ailleurs que tu feras parti des plus appréciés ici » Cami prédit simplement de son éternelle voix blanche avant qu’ils ne dérivent sur le business de l’italien. « Impressionnant » elle lâche, sincère, en dodelinant de la tête lorsqu’il évoque son resto au bord de la plage à vingt deux ans à peine. « Désolée » elle s’excuse immédiatement quand il lui balance qu’il a tout ses papiers en règle. Y a rien de sous-entendu derrière cette question que Cami a simplement posé parce qu’elle lui effleuré l’esprit, c’est tout. La parisienne lève les paumes des mains en l’air en guise de mea culpa avant qu’il ne les immobilise sur l’eau. Ses doigts attrapent une clope dans le paquet qu’il lui tend. Elle l’écoute avec une attention presque religieuse, se permettant de rebondir de temps en temps : « Mais au delà que savoir si tu pourras monter le truc là-bas, tu en as envie ? » parce que uniquement ça qui compte ? Les modalités seront gérés après. Santo ne semble pas avoir beaucoup de news de ceux qu’il a laissé derrière lui. « Ah ouais, ça fait très excuse de jeune cadre dynamique, genre j’ai beaucoup de boulot, je n’ai pas le temps » elle se moque un peu parce que c’est faux au fond, c’est juste la phrase en vogue des gens qui n’assument pas de ne pas vouloir le prendre le temps. Oui, Cami, elle exècre au fond ce genre de posture parce qu’on lui a souvent balancé cette douille, ça marchait un peu au début, alors elle relançait fébrilement comme une conne dans le vent avant de capter que y avait pas mal de temps pour les autres. Puis au bout d’un moment, elle a cessé, sauf que ces personnes la calculaient déjà pas qu’elles n'ont pas remarqué qu’elle était juste dans l’attente d’un signe et plus dans l’action. Et les gens se complaisent dans l’excuse de la vie active pour justifier la distance, tellement ils sont incapable de se remettre en question ou d’assumer leurs priorités sociales/relationnelles. Bref. Elle a juste un petit smile d'insatisfaite mais tranquille avant qu’il ne poursuive. « Au lieu d’y voir de la dépendance, tu pourrais pas te dire que c’est … je ne sais pas, du travail collectif coordonné ? » elle se marre. « Tu sais bien le vendre » la môme siffle lorsqu’il lui dit de ne pas connaître Costa. Ouais. C’est à son tour de passer sur le grill. « J’y retourne tous les étés, « au bled » » elle lui explique avec ironie. Elle n’a coupé aucun lien avec Tel Aviv, bien au contraire. « Pour voir ma famille et les potes  » tout simplement. C’est les vacances là bas, elle revient presque black faisant rager la plupart de ses potes dans une satisfaction tout à fait assumée. Il a retenu pour la Formule 1. « La première année je me suis occupée de tout ce qui relevait de la gestion de contrats » elle expulse sans difficulté. « Et la deuxième année je bossais aux côtés de l’attaché de presse de Daniel Ricciardo » Cami continue avant de contextualiser : « C’était l’époque où il y avait la cohabitation avec Max Verstappen » qu’elle ne pouvait pas voir à l’époque, c’est toujours le cas, mais fallait/faut être corporate. L’humilité sur son talent n’était pas une de ses qualités première. Ça l’a toujours dérangé son espèce d’arrogante assumée même lorsqu’il merdait en beauté certains circuits. « Tu t’y connais un peu ? » Cami demande parce que peut être qu’elle parle dans le vent depuis une minute.

_________________


Dernière édition par Cami le Mar 21 Avr - 1:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Santo
Voir le profil de l'utilisateur   
Le temps d'un instant. (mardi S1, 18h18) - Page 2 Empty
Message (#) Sujet: Re: Le temps d'un instant. (mardi S1, 18h18) — Sam 18 Avr - 17:20

Il avait glissé le bout de ses doigts dans l'eau. T'inquiètes, elle est pas si fraîche. Le blond souriait l'air de rien, mais au fond il avait hâte d'entendre ce que lui dirait Cami. Santo il savait qu'il dégageait une image bien calculée. Tout ce qu'il disait était soigneusement choisi, qu'il s'agisse d'une simple conversation ou d'un post sur les réseaux sociaux. Alors ça le titillait pas mal de savoir ce qu'elle en pensait l'israélo-parisienne. Il n'avait pas forcément cillé en écoutant sa conclusion et s'était contenté de hocher la tête. Lui il se sentait super libre. Tout ce qu'il faisait au fond c'était pour sa gueule ou pour sa famille. Il n'était le chien de personne. Pas de patron, pas de personne à qui rendre des comptes. Y'a des personnes qui comptent sur moi. Il avait simplement précisé. Pour moi être libre c'est ne dépendre de personne et ne devoir rien à personne. Mais c'était sans doute le genre de questions existentielles que se posaient un tas de personnes de leur âge. Lui il s'en foutait, son quotidien il était fait de choix pratico-pratiques. Il s'était jamais demandé si ce qu'il faisait était cohérent. Santo il se remettait très peu en question. Toi tu te perçois comment alors ? Elle avait l'air d'être hyper critique Cami, surtout envers elle-même. Lui il faisait partie de ces personnes incapables de se décrire par des défauts. Ca pouvait le rendre insupportable, mais vu qu'il avait jamais du faire d'entretien d'embauche ça lui avait pas joué des tours. Il avait fini par se marrer à ses excuses et avait levé la main pour signifier qu'il s'en foutait complètement de sa question sur la green card. Je sais pas si j'ai envie de monter un autre resto, non. J'ai envie d'y retourner. Après on verra, je me débrouillerai pour trouver quelque chose à faire. La première étape c'était d'avoir assez de tune pour rentrer tranquillement à la maison. Elle touchait une corde sensible, Cami. Elle le savait sans doute pas mais pour lui c'était difficile de pas avoir de nouvelles de Lucia et du petit. Bosser beaucoup c'était aussi une façon de justifier son départ. Je suis pas un jeune cadre dynamique. Santo il se battrait toute sa vie pour pas ressembler à ce cliché du système. Mais on a six heures de décalage horaire et quand je me lève pour aller bosser pour eux c'est le milieu d'après-midi. Le gamin dort ou est chez ses grands-parents. Et le soir c'est le milieu de la nuit pour eux. Heureusement ils s'écrivaient beaucoup. Mais c'était pas pareil. Et pour Santo c'était plus facile d'effacer ses émotions derrière des messages. Assez parlé de lui. Il avait pas rebondi sur sa dernière remarque, estimant en avoir déjà assez dit avec sa conception de la liberté. Cami elle se posait la question que beaucoup devaient se poser par rapport à Costa et lui. Ils avaient été aussi surpris de se retrouver face à face dans la chambre. Mêmes âmes. Mais au fond y'en avait tous les ans des gars qui venaient de la même ville. 2 ou 3 de Paris l'année dernière. Souvent beaucoup de Londres ou NY. Ca le faisait sourire plus qu'autre chose. Son histoire sur la F1 par contre ça l'intéressait pas mal. Il avait laissé la clope se consumer entre ses lèvres, le temps de l'écouter. Une vraie passionnée. Etrange specimen. Chez eux les meufs ça les emmerdait carrément la F1. Même lui, c'était pas un grand fan. Santo le seul truc qui l'excitait c'était l'idée de vitesse et de stratégie de conduite. Pas trop. Je regardais par principe. Pour la Ferrari, et parce que mon grand père matait toutes les courses. C'était son plaisir du dimanche et Santo il se souvenait de ces quelques repas synchronisés sur la télé. Ca rendait dingue le reste de leur famille. Comment t'es passée de ça à l'ambassade d'Israël ? Bizarre comme transition. Y'avait aucune logique. Un taf ultra excitant et un ultra chiant. C'était peut-être elle qui rêvait de liberté, au fond.

_________________
Le temps d'un instant. (mardi S1, 18h18) - Page 2 Hpic8mN
la paranza dei bambini
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédent  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: LAC HALLSTÄTTERSEE :: BARQUES & PÉDALOS-
Sauter vers: