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 hurts /w gianni (mardi, 18h35)

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Roma
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Message (#) Sujet: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Dim 5 Avr - 12:30

Crooksie told me not to fall in love too early
Percy never listened and he loved too early
- @gianni -

Elle n’avait jamais rien vécu de telle Roma, jamais. Jusqu’ici elle n’a vécu que dans deux endroits différents, New Delhi et Londres, sans compter les escales pour aller du point A au point B. L’Autriche c’est un dépaysement total, même si elle avait dit à ses filles qu’elle passerait certainement son temps à la plage et qu’elle allait leur ramener des coquillages si c’est possibles. En espérant qu’elles ne fassent pas la tête quand au lieu des coquillages c’est des pauvres cailloux qu’elle leur mettra dans leurs petites mimines. Les premiers jours elle les a passé en exploration des lieux, comme les trois quarts des candidats. Elle n’a fait que les croiser et malgré son envie d’apprendre à tous les connaitre et déceler leurs plus terribles secrets, l’envie d’aller découvrir les lieux étaient plus forte. Elle n’avait jamais vu en vrai ce genre de couleurs dans la nature, vraiment. Les montages d’Autriche sont bien différentes de celles qu’elle a pu voir jusqu’ici. Les arbres, les odeurs. Elle en prend plein les mirettes et ne compte pas se priver pour expérimenter le plus de choses. D’ailleurs, c’est la patinoire qui l’attire là, c’est un peu le hasard qui l’a dirigé vers ce lieu, mais comme on dit le karma ne se trompe pas. Bon on va pas se mentir, elle a déjà eu l’occasion de patiner à Londres, mais elle n’est pas aller plus loin que le laçage des patins. Elle a laissé le soin à Rob et Frances d’initier ses filles, histoire qu’elles ne soit pas aussi gauche que leur mère. Jessminder n’a peur de rien et veut toujours tester tout un tas de truc, alors que Sonja elle, a prit plus de sa mère et de ses silences passés. Si jamais les deux petites regarde la séquence qui montrera leur mère sur des patins, sur la glace, sans tomber, elles vont bomber le torse de fierté. Surtout Jessie. C’est ce qui la pousse à entrer dans la bâtiment. Heureusement elle n’est pas habillé trop légèrement, vu la fraîcheur du climat ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va sortir le bikini. Bien qu’elle ne possède pas de bikini. Son jean vintage Levis vintage et son cardigan bien molletonné devrait faire l’affaire. De plus elle ne doute pas que tout l’équipement nécessaire pour les vierges de la glace comme elle doit se trouver quelque part dans la patinoire. Les patins elle les trouve facilement, mais doit-elle porter des gants ? Mettre des genouillères ? Il me semble que ses filles avaient des genouillère pour leur première durant un hiver londonien. Bon déjà, autant choisir une paire de patin. Mais comment on choisi une paire de patin ? Du bout de l’index elle effleure les casiers en bois qui contienne les nombreuses paires, essayant de trouver la pointure idéal. Faut-il prendre une pointure au dessus ? Le grincement de la porte d’entrée la fait sursauté légèrement. Juste au moment ou son esprit commençait à l’emmener vers la sortie justement. Pas toujours très téméraire, elle n’était plus sûre de vouloir se lancer dans cette aventure, surtout toute seule. Alors quand elle se retourne et se retrouve face à Gianni, un énorme sourire orne son visage. Le fameux sourire soleil.  « Tu tombes parfaitement. » Qu’elle s’exclame le coeur enthousiaste.  « Alors je me disais que j’allais tester la glace, mais pour être honnête j’ai jamais fais de patins. Donc, l’histoire c’était que j’allais certainement me contenter de tenir les bords et faire le tour du truc. Mais ensuite je me suis dis que ça allait vraiment faire tâche au bêtisier, autant offrir une belle chute non ? » Donc pour ça, elle a besoin d’une main, voir deux, qui la guide au milieu de la piste et la laisse s’envoler comme l’oisillon qui quitte le nid pour la première fois.  « Ma véritable question c’était, est-ce qu’il faut prendre une taille au-dessus ? Tu penses qu’ils ont des patins roses ou violet ? » La partie la plus importante c’est bien entendu, la couleur. Après tout il n’est peut être pas expert en patins, enfin pas ce genre de patins, l’italien. Son regard ne le quitte plus, pleine d’espoir d’avoir trouvé le bon partenaire pour cette histoire saugrenue. Parce que s’il lui dit que lui aussi est un nouveau en la matière, elle risque de prendre ça pour un signe du destin. Et ce ne serait pas le moment de faire son remake de la reine des neige sur glace. Et de rendre fière ses filles et toutes leurs copines.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Lun 6 Avr - 0:50

S'il n'avait pas patiné depuis des années, Gianni n'avait plus généralement jamais été tellement adroit avec des patins aux pieds. Pas vraiment le sport national en Italie, et pourtant ça avait quelque chose d'assez grisant de s'élancer à toute allure sur la glace en attendant le moment où l'on se prendrait la gamelle de sa vie. L'italien était à l'aise sur la terre ferme, plus à l'aise encore dans l'eau, mais sur la glace il avait plus l'air d'un type qui avait vu le fond d'une bouteille que d'un futur médaillé olympique. Aujourd'hui pourtant, il s'était dirigé vers la patinoire avec la ferme intention de ne pas mourir idiot. Si c'était comme le vélo et que ça ne s'oubliait pas, il n'aurait pas à se souvenir de grand chose et fort heureusement pour lui il était capable d'auto-dérision dans certains cas. Avec des caméras braquées sur soi en permanence, on n'avait pas d'autre choix que d'accepter l'idée qu'elles n'immortaliserait pas toujours que des moments glorieux et c'était à chacun de faire en sorte de contrôler son image en dépit de ça. Ce n'était pas comme s'il avait le profil du candidat qui risquait la syncope en découvrant qu'on l'avait filmé à moitié à poil, et pour ce qui était du reste il se savait bien trop spontané et inconséquent pour faire attention. Arrivé sur place, Gianni comprit que pour ça non plus la production ne s'était pas moquée d'eux et qu'il y aurait de quoi faire construire deux piscines là où se tenait la vaste étendue de glace. Restait maintenant à s'équiper, et c'est justement au moment d'avancer vers l'étalage à patins qu'il eut la bonne surprise de tomber sur Roma. La première personne qu'il ait rencontré dans ce jeu, la première à lui avoir fait bonne impression surtout, et quelqu'un qui ne lui avait pas fait regretter d'avoir parlé de sa future compagne d'entrée comme d'une alliée potentielle. « On verra si tu penses toujours ça dans cinq minutes. » Il s'amusa en jetant un coup d’œil à la glace, avant de reporter son attention sur Roma qui lui confiait n'avoir jamais patiné, étirant son sourire. « Tu sais, je sais pas encore trop bien d'où vient tout le monde, mais je doute que beaucoup d'entre nous aient l'habitude de patiner. Moi j'avais testé un peu à New York, mais c'était pas brillant alors tu seras pas plus ridicule que moi. » Histoire qu'elle sache qu'il n'était pas à l'abri de participer au bêtisier lui aussi. D'ailleurs, ce serait presque symbolique d'offrir à eux deux une chute mémorable aux caméras, mais pas sûr que ce soit ce que l'italien avait en tête lorsqu'il réfléchissait en terme d'alliance lors de ce fameux questionnaire. Partager des théories sur les autres, s'épauler, se conseiller, ça faisait plutôt partie de la liste non exhaustive des choses que deux alliés pouvaient faire dans un jeu comme celui-ci. « Pour ce qui est de la taille... j'imagine qu'on le saura en essayant ? Mais s'ils ont bien fait les choses tu devrais avoir le choix. » Ou bien c'était sa tendance à vouloir toujours ce qu'il y avait de plus difficile à obtenir qui s'exprimait une fois de plus ? Peut être. « Tiens, ceux-là sont blancs avec des lacets roses. Ceux-là blancs et violets... Ah, ceux-là sont pas mal. On les essaie ? » L'italien s'accroupit pour atteindre une paire de patins violets avec des sortes de dessins blancs sur le dessus, le genre qu'on irait plus facilement imaginer aux pieds d'une fillette qu'à ceux d'une femme, mais après tout ils avaient tous quelque chose d'un peu original s'ils se trouvaient ici. On ne s'enfermait pas délibérément dans un jeu télévisé si on n'avait pas un certain grain de folie. « J'ai cru comprendre que t'avais deux filles, ça te fait pas trop peur la séparation ? » Il avait capté cette information en plus de certaines autres le soir de leur arrivée et n'avait pas encore vraiment osé lui poser la question, peut être idiote après tout. Si on considérait qu'elle avait déjà mis de la distance entre ses filles et elles et qu'elle avait donc pris le risque de ne pas les revoir pendant plusieurs semaines. Mais tous ici mesureraient sans doute vraiment combien la compagnie de leurs proches leur manquait avec le temps, quand l'attrait de la nouveauté aurait laissé place à quelque chose de beaucoup plus familier et qu'ils n’auraient plus autant de moyens de penser à autre chose. « Tu crois que y'a une raison au fait qu'ils nous aient fait entrer ensemble ? » Il finit par demander, en scrutant son regard. Une autre question qu'il se posait depuis le prime, plus parce qu'il aimait comprendre. Qu'on les ait associés pour une bonne raison ou à défaut d'autre chose, il était content de ce choix et c'est ce qui importait.

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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Lun 6 Avr - 15:18

Elle imagine les mois de travail pour mettre en oeuvre un lieu pareil. Est-ce que la patinoire était déjà existante ? Est-ce qu’ils tout construit pour l’occasion ou bien réhabilité un vieux bâtiment. Elle ose espéré qu’il s’agit de la première ou dernière proposition, parce que c’est tout de même assez energivore ce genre de bâtiment. Malgré le fait qu’elle soit plus qu’enthousiaste à l’idée d’avoir une patinoire sur les lieux de l’émission, son esprit ne peut s’empêcher de se poser ce genre de questions. Mais elle fait aussi confiance à la production pour mettre en oeuvre tout ce qu’il faut pour faire du cadre de l’émission l’endroit le plus sain possible. Eolienne ? Panneaux solaires ? Elle n’a pas encore tout vu après tout. Ces questions sont vites balayées par d’autres plus importante. Et l’envie de se surpasser, de rendre fière ses filles est encore plus important pour elle à l’heure actuelle. Au diable ses questions écologiques. Elle se concentre sur son objectif qu’elle est sur le point d’abandonner parce que trop perdue face à tout ce qu’elle a devant elle. Histoire de pointure, de modèles, de gants, d’équipement de sécurité. Et puis Gianni le providentiel entre dans patinoire à son tour et ravive l’entrain de Roma. A deux c’est toujours mieux, et puis avec un de chance il est peut-être un expert en la matière.  « New-York ? Ça doit être l’endroit idéal pour faire du patinage ! Et puis hyper romantique. C’était un voyage en solo ou bien en amoureux ? » Qu’elle lui demande, le coeur romantique. Elle imagine un New-York enneigé et des couples sur la patinoire, les bonnets de toutes les couleurs, les rires, les chutes et les câlins pour se réchauffer. Il n’est peut être pas plus doué qu’un autre sur la glace, mais il a l’avantage de l’expérience américaine, franchement c’est quelque chose qui a le don d’impressionner Roma. Elle qui n’a pris que trois fois l’avion, en comptant le voyage pour venir ici. Elle qui rêve de découvrir chaque recoin du monde qui l’entour. Elle n’avait peut être pas tord en supposant que la personne avec qui elle allait entrer serait son repère dans l’aventure, parce que rien qu’ici il arrive à répondre à ses questions sans trop se moquer de ses envies de couleurs enfantines. Mieux encore, il lui trouve la plus belle paire qu’elle ai vu jusqu’ici. Et ça lui arrache un sourire qui se termine en un petit rire.  « Tu vas croire que j’ai cinq ans d’âge mental, avec tout ça. » Qu’elle ironise en se saisissant des magnifiques patins violet.  « Ils sont si beaux, je suis persuadée que je vais mieux patiner avec ça. » La magie des couleurs. Elle le remercie d’un sourire et se dirige vers le banc le plus proche pour commencer à délasser ses chaussures. La conversation continue et dévie sur son statut de mère de famille. Bien sûr il n’est pas le premier à lui en parler et ça ne la dérange pas du tout. C’est un peu obligatoire de passer par là, les gens semblent avoir retenu cette information. Ce qui est tout à fait normal, c’est peut-être assez étonnant de trouver dans ce genre de jeu une mère de famille ou bien par exemple une femme de plus soixante ans. Et pourtant c’est aussi ça Thrown Dice, elle n’est certainement pas la première à entrer ici en étant maman à l’extérieur, peut-être même que certaines on vécu une grossesse à l’intérieur du jeu ? Ça Roma aurait eu du mal à le concevoir, elle a tellement détesté cette partie de sa vie, où elle devait faire semblant d’être la femme la plus épanouie du monde alors qu’un ballon de rugby appuyait h24 sur sa vessie.  « Si. » autant être honnête, elle est terrifiée. Pour des raisons qui lui sont propres.  « Littéralement terrifiée ! Mais ça se passera bien. » Elle tente de s’en convaincre, tout en enfilant le premier patin à son pied droit. C’est une bonne question c’est histoire de binôme de prime. Leurs regards s’accrochent un instant, le temps de la réflexion et d’un sourire. Il a de jolis yeux ça aide à beaucoup à la formation d’un sourire spontanée sur le visage soleil de Roma.  « He bien, ils ont soit pensé qu’on pouvait bien s’entendre, se compléter, peut-être devenir des bons alliés ? Ou bien ils se sont dit qu’on allait se chamailler toute la journée et que ça allait faire de bonnes étincelles. » Si c’est ça, ils ont eut le nez creux, parce que jusqu’ici ils s’entendent plus que bien. Réellement elle n’aurait pas put rêver meilleur binôme pour entrer dans le jeu, si elle était tombé sur un Presley par exemple elle aurait certainement tenu un autre discours.  « Dernière supposition, ils se sont transformés en agence matrimoniale. T’en penses quoi toi ? » Dit-elle sérieusement en terminant de lacer le second patin. Elle tente de remuer ses orteils.  « On dirait que ça me va ! » Surtout la couleur il faut dire, mais la taille aussi semble lui convenir parfaitement, maintenant il faut se mettre sur les pieds et ça clairement ce sera une autre histoire. « Et toi alors ? T’as trouvé chaussure à ton pied ? Je veux voire les figures américaines que tu as appris. » Ah bah, quand on a eu la chance de patiner à New-York, on doit faire une démonstration de rigueur. Même si c’est juste pour lui montrer son expertise en chute.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Mar 7 Avr - 20:30

Que Roma ait eu elle aussi l'idée de se rendre à la patinoire laissait espérer à Gianni qu'ils auraient aujourd'hui de nouveau l'occasion de faire connaissance et de se découvrir, comme ils le faisaient depuis le prime et cette soirée qui les avait vu sauter ensemble dans ce vaste inconnu. On aimait souvent lui reprocher le fait que rien ou presque n'ait jamais l'air d'avoir de l'importance à ses yeux, mais Gianni n'avait pas menti quand il avait répondu aux casteurs que la personne qui ferait son entrée avec lui compterait à l'échelle de son aventure. Il le pensait même d'autant plus aujourd'hui qu'il pouvait voir que Roma était une fille mature et facile à vivre. Probablement l'inverse de lui, elle s'en rendrait peut être compte lorsqu'ils se connaîtraient mieux et c'est ce qui l'amusait intérieurement depuis qu'ils étaient entrés ensemble. Sur le papier, ils avaient l'air plus différents qu'autre chose et ça tombait bien, Gianni fréquentait le même genre de personnes à l'année et était aussi venu ici pour élargir son horizon. « Oh non, c'était pour mes études. J'avais convaincu mon père que je serai tout aussi bien dans une fac à l'autre bout du monde, même si je l'ai plus fait pour lui que pour moi. Mais là où t'as raison, c'est que j'y ai rencontré une fille. Une vraie américaine ! » Une fille de Brooklyn, new-yorkaise jusqu'au bout des ongles, avec qui il était resté plusieurs mois à la fin de ses études et qu'il avait même ramenée à Manduria lorsqu'il avait repris l'avion. Jamais il n'oublierait la tête qu'avait fait son père et combien de dents il avait pu compter sur son sourire tellement il avait eu l'air forcé. « Toi, ça fait longtemps que tu vis à Londres ? » Il demanda avec curiosité en se remémorant les détails de son profil, croyant se rappeler qu'elle n'y était pas née. En discutant avec les uns et les autres il avait même noté qu'ils étaient plusieurs à être partis habiter plus ou moins loin de l'endroit où ils avaient grandi. Une diversité qu'on retrouvait aussi du coté des paires de patins mises à disposition des candidats et qui pour certaines sortaient vraiment du lot. Roma voulait de la couleur, et la paire que lui avait justement dégoté Gianni fut rapidement adoubée par la brune. Un sourire passa sur les lèvres de l'italien. « Je crois que t'es la dernière personne que j'imaginerais avoir cinq ans d'âge mental ici. » Ce qui était fou, parce qu'ils avaient le même âge mais qu'elle lui paraissait autrement plus posée qu'il ne l'était. « Enfin, après Ashley et la doyenne, Felicity. Mais je crois que le b.a.-ba de ce genre de jeu c'est de pas se fier aux apparences. » Et il y croyait assez, à ce dicton, parce qu'après tout tout le monde était venu avec un secret qui pourrait très bien faire s'écrouler toutes leurs certitudes comme un château de cartes. Alors, qui sait ? L'italien l'observa enfiler ses patins avant de jeter à son tour un œil du coté des paires proposées. Le violet lui siérait peut être moins au teint, mais il allait peut être trouver quelque chose d'à peu près original lui aussi. Et puis, une réflexion en menant une autre, il repensa à ce qu'il avait retenu d'autre au sujet de Roma, et au fait qu'en étant mère cette aventure présentait un tout autre en enjeu pour elle. La séparation, ce n'était déjà pas une notion évidente à intégrer quand on ne savait pas pour combien de temps on s'enfermait dans une émission sans contact avec l'extérieur, mais avec des enfants c'était sans doute d'autant plus compliqué. « Bien sûr, ça se passera bien et vous aurez des tas de trucs à vous dire à ton retour. Elles ont quel âge, tes filles ? » Sûrement pas celui d'avoir un compte sur les réseaux sociaux, mais quelqu'un pouvait peut être les aider. Mais peut être que Roma n'avait aucune envie d'un contact restreint avec ses filles, ce qu'il pourrait comprendre. Parce qu'étant donné l'âge de la brune, elles n'étaient sûrement pas bien grandes. Sa théorie quant aux raisons pour lesquelles la production les avait fait entrer ensemble samedi soir amusa l'italien, qui après un rire hocha la tête d'un air convaincu. « Je crois que toutes ces idées m'iraient bien, même si je crois qu'il vaut mieux pour toi qu'ils aient pas pensé qu'on ferait un beau couple. T'imagines pas à quel point je suis pas un cadeau. Y'a que Presley qui y trouverait son compte parce qu'un métissage comme le notre ce serait suuuuper exotique ! » Les bras levés une seconde vers le ciel pour solenniser un peu plus cet aveu, Gianni finit par retrouver son sérieux. Presley l'avait un peu chauffé samedi soir avec ses réflexions maladroites mais il lui accordait encore le bénéfice du doute et considérait qu'il puisse juste manquer de tact. « Comme un gant ! » Il n'y avait pas à dire, cette couleur était faite pour Roma et il ne manquait plus qu'il trouve à son tour de quoi se mesurer à la glace. « Moi j'en ai trouvé des rouges et blancs, je veux aussi qu'on puisse me voir de loin quand j'aurai effectué mon double salto arrière. » Après tout, c'était elle qui voulait qu'il lui montre les figures qu'il avait apprises à New York. Pas sûr toutefois qu'il puisse garantir le réception ou la qualité de la figure s'il se mettait à faire des pirouettes sur la glace. Son truc à lui, c'était plutôt de chanceler d'une extrémité à l'autre de la patinoire. Mieux que rien. Enfilant ses patins, il finit par offrir son bras à Roma pour l'inviter à le suivre tandis qu'il posa un patin sur la glace. « Finalement une patinoire au milieu des montagnes, je crois que c'est au moins aussi bien qu'à New York, t'es pas d'accord ? » Peut être l'adrénaline qu'il ressentait à travers son corps qui lui faisait dire ça, mais ce cadre n'était pas des plus déplaisants.

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Roma
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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Mer 8 Avr - 19:07

Il a eu la chance de tester une patinoire à New-York, ce qui a la don d’impressionner Roma. C’est plus l’idée de New-York, du voyage et tout qui lui donne envie d’en savoir plus. Elle fait une petite supposition au hasard, un voyage en amoureux, avec le moment hyper romantique à la patinoire. Ce serait l’idéal non ? Bien sur à ses yeux il y a des villes 100 fois plus romantiques que la grosse pomme américaine. Rien que la région du Cachemire, dans le nord de l’Inde ça l’inspire plus de romantisme, mais la vie new-yorkaise lui semble bien plus exotique. A ses yeux du moins. Finalement ce sont les études qui l’ont poussé à aller faire un tour du côté des Etat-Unis. Cette expérience l’impressionne plus encore que son idée de voyage en amoureux. Faire ses études là-bas, ça devait être super. C’est avec des yeux envieux qu’elle le regarde, imaginant ce que sa vie aurait pu être si elle avait eu la chance de faire des études à l’étranger. Rien que l’idée de faire de longues études ça lui plait vraiment. Bien sûr elle est loin d’être stupide, elle s’est éduquée à travers les livres et son expérience de la vie. Mais son coté fille studieuse rêverait de retourner sur les bancs de l’école, de mettre des lunettes et de bûcher pendant des heures le nez dans les bouquins.  « C’est super, j’aurais aimé faire de genre d’expérience. » Lui semble l’avoir fait plus pour son père que pour, lui elle espère tout de même qu’il chérisse encore les souvenirs qu’il a de cette période.  « Tu regrettes de l’avoir fait ? Pour lui ? » Parce qu’elle a du mal à concevoir qu’on se lance dans une telle aventure sans être totalement en accord avec l’idée. Enfin, elle n’est pas dans sa peau, elle ne juge pas, elle se questionne juste. Et à l’espoir qu’il ne vive pas avec des regrets. L’histoire de l’amoureuse n’était pas totalement idiot, puisqu’il a rencontré une belle américaine lors de son séjour.  « Une belle américaine qui t’as fait tourner la tête. » Qu’elle commente d’un air amusé. Les études c’est aussi fait pour ça, tomber amoureux, se faire briser le coeur et briser des coeurs.  « Ça fait quelque chose comme quatre ans que je suis à Londres. » Pas si long sur l’espace d’une vie, mais ça lui semble faire une éternité. Elle connait Londres, New Delhi et les alentours de chacune de ses deux villes. Rien de plus et ça lui donne vraiment envie ses histoire d’études new-yorkaise. Quitte à se lancer dans cette histoire de patinage elle aimerait le faire avec du style et une couleur qui lui laisse croire qu’elle saura faire des figures de pros. Elle s’inquiète pas vraiment qu’il pense à elle comme une gamine de 5 ans, il finira par comprendre que ce n’est pas le cas et quand bien même ce n’est pas si grave. Heureusement, il semble avoir cerné son caractère. Elle a certes un coté fantasque, des envies bien à elle, comme mettre un pull jaune pour lui redonner le moral. Elle lui offre un sourire.  « Quelque chose me dit que Felicity n’est pas aussi sage que son âge le laisse penser. » Une intuition comme ça. Elle un éclat assez original dans le regard. Mais Roma se trompe peut être, ce ne serait pas la première fois. La conversation dévie sur son statut de mère de famille, comme beaucoup c’est un détail qu’il a retenu. Même s’il lui semble qu’elle n’est pas la seule mère du coin, sans pour autant avoir de certitude à ce sujet. Elle imagine par exemple qu’il y a de grande chance pour que Felicity fasse parti du club des mamans. Même si elle a certainement « la chance » d’avoir de grands, voir vieux enfants.  « Oh oui c’est certain, la plus grande Jessminder va certainement vouloir me raconter chacune des journées qu’on a passé séparé, j’en ai pour des semaines. » Elle plaisante, mais qu’à moitié. La mauvaise tête ne voulait pas que sa mère fasse cette expérience, même si elle est tout à fait au courant du pourquoi elle se lance dans cette aventure. Elle va donc certainement lui faire payer en l’obligeant à écouter tous les détails d’une journée sans elle, de ses repas en passant par la façon dont les poiles de sa brosse à dent se sont recourbés.  « Jessie, elle a 9 ans et la petite dernière Sonja 4 ans. » Et c’est qu’il fait le calcule dans sa tête et doit se dire qu’elle était toute jeune à l’époque de sa première grossesse. En effet, elle avait n’avait que 19 ans quand Jessie est née. De là il fera certainement les suppositions habituelles, mais lasse de devoir expliquer l’histoire de la conception de sa fille…. Elle préfère encore le laisser faire travailler son imagination. Ils ont droit à une production filoute dans ce jeu, rien n’est fait au hasard, comme par exemple le choix des binômes. Il y a forcément une raison qui expliquerait pourquoi ils sont entrée dans l’aventure ensemble. Peut-être qu’ils peuvent s’apporter mutuellement, peut-être qu’ils finiront par se détester et faire pleurer les chaumière sur leur amitié perdue. Ou bien on les voit comme un potentiel couple. C’est aussi ce qui fait l’essence de ce jeu, même si Roma n’est clairement pas dans cette optique de trouver un amoureux. Son coeur lui ne demande que ça, mais son objectif est tout autre.  « Pff, et tu crois que je suis un cadeau moi ? Entre le fait que j’ai deux filles et que j’aime trop mon indépendance pour me relancer là dedans… Y a de quoi faire peur à n’importe quel mec. » Elle rigole doucement, mais c’est la réalité. L’idée de tomber amoureuse la fait toujours autant fondre, mais elle sait qu’elle n’est pas facile à aimer. Dans le sens qu’un gars qui apprend qu’elle a déjà deux gosses en général ça fait reculé de quelques pas. Bien sûr il y a des hommes qui ne sont pas effrayé par cette variable et elle en a rencontré. C’était elle, qui n’était pas intéressée.  « Oh lui, t’imagine il nous parlerait déjà d’à quel point nos bébés seraient mignons. » Non mais, c’est typiquement ce genre de mec qui à chaque fois qui va la regarder va penser à un truc exotique. Elle en a rencontré des gars comme lui qui on raconté des trucs du style « Quand je te vois j’ai envie de manger un plat au curry », ce genre de bêtises. Une chose qu’elle a expérimenté que récemment, elle n’était pas confronté à ce genre de débilités quand elle se contentait de rester en famille à New Delhi. Ses patins sont parfaitement ajusté, le moment fatidique d’entrer sur la glace arrive à grand pas. La simple joie d’avoir des patins violet lui fait oublié son appréhension, elle avait donc raison, les couleurs ont un effet magique. C’est certainement pour ça que Gianni se tourne sur un modèle rouge.  « Dis plutôt que tu veux me faire de l’ombre oui ! » Qu’elle plaisante faussement agacée. Mais c’est sûr, les caméras ne vont pas pouvoir le louper avec les deux points rouges aux pieds. Autant qu’il donne tout ! Au moment de se lever, l’appréhension revient un peu mais le bras offert de Gianni la rassure. C’est le grand moment. Espérons qu’elle ne goutera pas la glace de trop prêt. « Oui, c'est plus que parfait comme cadre, pour une première. » Ou bien pour tomber amoureux, enfin si elle ne tombe dès les premiers pas, parce que la voilà déjà à la recherche de son équilibre.  « Mais je doute que ça finisse en coup de foudre sur la glace là. » Elle imagine une issue plus funeste et ça la fait bien rire. Alors que son regard le supplie de ne surtout pas la lâcher, pas tout de suite du moins. Quand elle aura pris confiance en elle, elle décidera d'elle-même de le lâcher pour voler (glisser) de ses propres ailes.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Sam 11 Avr - 2:48

La patinoire, ça n'était pas ce qu'il retenait le plus de son séjour à New York mais ça faisait partie des bons souvenirs, sans aucun doute. Gianni en parlait facilement aujourd'hui, pourtant à l'époque ça lui avait laissé un sentiment d'impuissance de voir la déception dans le regard de son père à son retour à Manduria. Son père qui après coup s'était résolu à accepter que son fils n'avait sans doute emprunté la voie qu'il voulait le voir suivre que pour le rendre fier, chose qu'il faisait bien davantage aujourd'hui en gérant l'hôtel avec Ludovica. « Pas vraiment. Ça reste une expérience hyper riche, moi j'avais jamais rien vu d'aussi grand avant de mettre les pieds là-bas. » Et puis, son père était quelqu'un d'important pour lui, quelqu'un à qui il devait énormément. La vie, dans un sens encore plus littéral qu'on pourrait le penser. « En plus, c'est nos choix qui nous font prendre tel ou tel chemin. Si y'avait pas eu New York, je serais peut être pas là et on aurait raté une occasion de se connaître. Dommage, non ? » L'italien accompagna ses propos d'un clin d’œil, pas mécontent qu'à ce niveau-là les décisions qu'il avait pu prendre n'aient pas été mauvaises et qu'il puisse aujourd'hui goûter à une expérience elle aussi dépaysante. Roma resterait sa première rencontre dans ce jeu, et elle lui donnait décidément l'impression d'être quelqu'un de bien. Quant à l'américaine qu'il avait rencontré pendant son voyage, c'était une histoire qui lui paraissait loin aujourd'hui, peut être parce qu'il avait l'impression d'avoir vécu plus de choses ces quatre dernières années que durant toute sa vie. Mais la remarque de Roma lui tira un rire silencieux, avant qu'il ne s'intéresse à son parcours. « Et tu vivais en Inde avant, c'est ça ? Ça a été quoi le plus gros changement pour toi, quand t'es arrivée en Angleterre ? » Peut être s'adapter à une nouvelle culture. Il n'avait aucun mal à imaginer ce qu'on pouvait ressentir lorsqu'on quittait le pays qui nous avait vu naître pour un autre endroit, et même si dans son cas à lui ça n'avait pas été définitif. Mais ça aurait pu, peut être, s'il était parti pour de bonnes raisons au départ. Au fond, à New York, le plus cool ça n'était pas la fac mais bien tout le reste. Et parce qu'il fallait plus que des patins flashy pour passer aux yeux de Gianni pour quelqu'un d'enfantin, lui qui en réalité aimait ce coté fantasque quand il le percevait chez quelqu'un, l'italien supposa que ceux qui paraissaient les plus posés étaient peut être ceux qui en fin de compte surprendraient le plus. Comme Felicity, doyenne peut être pas si sage. « Ouais, si ça se trouve c'est elle qui nous réserve le plus gros plot twist de la saison. Je me rappelle plus de tout, mais y'a eu des trucs assez étonnants les autres années. » Il avait regardé l'émission par phases, pas toujours très assidûment et si vous lui demandiez de se rappeler des secrets des uns et des autres, vous risquiez d'avoir un peu de tout. Mais ça n'aurait rien de trop étonnant que certaines personnalités soient éclairées d'un jour nouveau à partir du moment où des secrets seraient découverts. Pourtant, Gianni avait du mal à concevoir pouvoir potentiellement façonner une autre image de Roma dans son esprit, elle qu'il imaginait parfaitement en mère dévouée à ses deux filles. « C'est leur père qui s'occupe d'elles pendant que t'es ici ? » La question était peut être trop personnelle, mais si c'était le cas elle le lui dirait sans doute. Gianni n'avait pas toujours conscience que ce qu'il lui paraissait naturel de questionner, les autres n'avaient pas toujours envie d'en parler avec lui. Mais ça pourrait expliquer que Roma semble sereine de savoir ses filles entre de bonnes mains. « Allora t'étais toute jeune quand tu les as eu. C'est drôle, toi et moi on a beau avoir le même âge t'es déjà à un stade bien plus avancé de ta vie. » Il fit remarquer dans un fin sourire, peut être aussi dans un certain élan d'auto-dérision parce que lui était plutôt le genre de type à pédaler en sens inverse lorsque l'histoire devenait un peu trop sérieuse, il ne s'en était pas caché devant les casteurs. Il s'accrochait à son indépendance comme à un joyau rare et vivait à trois mille à l'heure depuis qu'il avait le sentiment de le devoir, alors fonder une famille, il n'était pas taillé pour ça. Mais il admirait les sacrifices qu'avait certainement du faire Roma, parce qu'il comprenait à l'entendre qu'elle avait eu ses filles à un âge où on n'avait pas toujours les clés pour se voir confier autant de responsabilités. Et c'était peut être une piste quant aux raisons pour lesquelles la production avait décidé de les faire entrer ensemble. Leurs différences, ou ce qu'ils avaient davantage en commun, à moins qu'ils aient le potentiel d'un power couple aux yeux de quelques spécialistes de cette question épineuse. Gianni n'en savait trop rien, mais ça l'amusait de balancer quelques théories, comme ça, et parce qu'au fond ça n'avait pas toujours d'importance de savoir pourquoi. « Ça dépend, 'doit y avoir des tas de mecs qui rêvent d'une belle maison avec clôture blanche, balançoire et labrador. Alors imagine, toi tu leur épargnes en plus les couches sales et les nuits de trois heures, franchement ceux qui veulent vraiment des gosses vont pas hésiter. » D'acord, c'était du second degré et sûrement la preuve que Gianni ne fréquentait pas assez de pères de famille pour savoir ce qui se passait vraiment dans la tête de ces mecs-là. Mais l'entendre dire que sa situation de mère rebuterait n'importe quel mec, ça il ne pouvait pas. « Je veux dire, t'as aucune raison de faire peur à qui que ce soit. C'est pas aux autres de s'adapter. » Et c'était peut être moins maladroit tourné de cette façon, en plus d'être une vérité universelle à ses yeux. C'est qu'elle avait eu son compte avec Presley sur le prime, et cette fixette étrange qu'il semblait avoir développé pour l'origine ethnique de la brune et qui leur faisait dire qu'il serait le premier fan d'un mariage interculturel. « Et toi, t'imagines s'ils t'avaient fait entrer avec lui ? Je sais pas encore trop estimer le degré de sadisme de la prod', mais c'aurait pu. » Et s'il le disait avec le sourire, c'est précisément parce qu'à l'arrivée, Presley n'avait fait que lui sortir quelques paroles maladroites assez vite oubliées. De toute façon, c'était le risque de ce genre d'aventures, tous les caractères n'étaient pas toujours compatibles entre eux et certaines fois on s'en rendait compte assez vite. Et maintenant qu'ils étaient tous deux équipés pour se mesurer à la glace, les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Amusé, le bras tendu pour aider Roma à trouver son équilibre en même temps qu'il cherchait le sien, Gianni patina avec un peu plus d'aisance à mesure qu'ils s'appropriaient la piste. « Ben justement, puisque je te tiens - littéralement - je voulais te remercier pour ton dessin d'hier. T'étais vraiment pas obligée de le faire aussi vite. » Celui qu'elle avait glissé dans sa boite aux lettres après qu'il lui en ait demandé un sur sa page du réseau social – c'est qu'il aimait les démonstrations de ce genre. Mais vraiment, ça lui avait fait plaisir. « Il est super, je l'ai mis en lieu sûr. Mais je me demandais, pourquoi du jaune ? J'y connais rien en signification des couleurs. » Mais ça lui plaisait bien. Le jaune pour le soleil, la joie, la chaleur. Le jaune qui sent bon l'été, qui rayonne. Il se demandait juste si c'était un choix conscient ou quelque chose qu'elle avait décidé sans vraiment y penser.

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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Lun 13 Avr - 17:27

L’Italie, New-York et maintenant l’Autriche. Elle avait l’impression que son partenaire de patinoire avait déjà eu l’occasion de bien voyager. Ils ont le même âge, mais clairement pas les mêmes expériences de la vie. Ça vient peut-être du faite qu’ils sont issues de deux cultures assez différentes, ou bien c’est le destin qui a décidé que Roma n’allait pas voyager autant qu’elle l’aurait voulu du haut de ses vingt-sept années. C’est un regret, clairement, mais la vie lui a apporter bien d’autres trésors qu’elle n’échangerait pour rien au monde, même si on lui offrait un tour du monde gratuit. Il semblerait qu’elle ai peut-être un peu surévaluer ses expériences, lui qui s’est senti tout petit dans les rues new-yorkaises. Ce qu’elle comprend tout ça fait, elle qui a été très impressionné par Londres, pour d’autres raisons. « Tu devrais essayer New-Delhi, ça grouille. » D’une autre façon que la grosse pomme, mais on a aussi cet aspect ville fourmilière qui grouille de monde. On est peut-être moins dans les hauteurs que chez les américains, mais l’Inde n’a clairement rien à envié de ce coté. La suite de sa réponse fait sourire Roma, oui peut-être que ses choix l’ont amener jusqu’ici et à cette rencontre entre eux deux. Mais le destin à son mot à dire là-dedans. Roma pense qu’on a notre mot à dire par rapport au chemin qu’on prend dans la vie, mais qu’il arrive un moment où le destin peut venir frapper à la porte et te dire que t’as pas pris la bonne direction. « A moins que le destin décide de s’en mêler ? » Imaginons que la vie de Roma aurait pris un tout autre chemin et qu’au lieu de venir à Londres elle se prend une passion pour la lumière de l’Italie. Un heureux hasard l’aurait même peut-être amené à se perdre dans le village italien d’où vient Gianni, qui sait ? Si le destin a décidé qu’ils devaient se rencontrer pour telle ou telle raison, il finit toujours par se mêler de la vie des gens. Ça veut pas dire qu’on a pas le choix. On peut toujours refuser le bienfait d’une relation que le destin veut nous offrir, mais faut faire attention parce qu’il prend rarement le temps de re-frapper deux fois à la même porte. Faut pas passer à coté de quelque chose. Mais oui, ça aurait été dommage. Quand à Roma, elle est arrivé il y a quatre ans à Londres et niveau changement elle a eu son lot. « Oui, je suis née à New-Delhi. » Qu’elle commence en essayant de trouver la réponse à la suite de sa question. « Je crois que, le plus gros changement c’est la façon dont les gens m’ont regardé quand je suis arrivée en Europe. Déjà faut dire que je suis arrivée avec mes saris, mes cheveux longs jusqu’aux fesses, deux gamines dans les bras et le regard complètement perdu. » Mais ce n’est pas là où elle veut en venir, bien qu’elle se soit « occidentalisée » dans son look, c’est son choix pour gagner plus de liberté. « J’avais vraiment l’impression d’être de « trop » au début et puis j’ai appris à oublier tout ça. » Parce que si elle passe son temps à faire la conversation avec chaque personne qui la regarde de travers parce qu’elle a pas l’air d’être née dans les faubourgs londoniens, malgré la grosse concentration de personnes d’origines indiennes dans la capitale anglaise, clairement elle n’a pas finit. « Tout m’on environnement avait changé, je n’avais plus ma famille avec moi, c’était très dur au début, mais je sais que j’ai fais le bon choix. » Pour lancer sa carrière de créatrice de bijoux, pour offrir plus de possibilités à ses filles, pour s’épanouir tout simplement. Les candidats de cette saison risque de leur offrir de grosses surprises. Il n’est pas certain que Felicity soit la plus sage d’entre eux, malgré son grand âge. « Oh oui, sachant qu’elle a été « jeune » dans les années 70… » Ou un truc comme ça, la période hippie entre la musique et les joins y avait moyen de faire des expériences bien particulières. Sans parler des moeurs sexuelles qui commençaient à se libérer du coté de la femme. Pour en revenir à Roma, elle se retrouve confronté à une question qu’elle s’attendait à avoir, une question qu’elle a souvent dans son quotidien. Ce n’est pas pas du tout étonné qu’elle répond d’un sourire, dans un premier temps. « Non, je les ai confié à une amie à moi, qui se fera aidé par deux autres amis qu’on a en commun. Notre petite bande, ma nouvelle famille. » La famille de ses filles aussi. Le papa est pas dans le paysage, elle considère que ce n’est pas utile qu’elle le précise. Il doit avoir comprit tout seul. Elle célibataire, elle ici et ses filles chez une amie. Soit le papa est pas dans la vie de leurs filles, soit il est mort. A lui de se faire une idée. Mais si vraiment il veut savoir, s’il lui pose la question, bien sûr elle y répondra. Disons que son silence à ce sujet, montre clairement qu’elle n’a pas envie d’aller dans le détail. « Je sais pas si c’est « plus avancé », ça dépend de ce que tu imagine pour ta vie. C’est sûr que si ton objectif c’est d’avoir des enfants, j’ai pris de l’avance sur toi. » Et sur beaucoup ici. Mais s’il a une autre image de la vie, une autre définition du bonheur, elle est peut-être pas si en tête que ça. « Chacun son rythme clairement, moi je conseillerais à personne d’avoir des enfants à l’âge que j’avais. Vraiment, j’ai fais tout à l’envers. » C’est maintenant qu’elle prend le temps de se découvrir elle, de s’aimer, d’aimer son corps, de s’aimer dans le regard de l’autre. Le genre de chose, que logiquement on doit faire avant de devenir mère. Enfin, pour elle, ça lui aurait semblé plus logique. Mais encore une fois, si on lui proposait de faire le voeux de changer le déroulement de sa vie, elle n’y toucherait pas. Faudrait pas risquer de perdre ses petites, ou que par malheur la première devienne docile et sage ! Même si clairement ça fait pas d’elle la meuf idéale dans les yeux d’un homme qui cherche quelque chose de sérieux ou pas d’ailleurs. Les deux gros bagages avec l’étiquette « Jessmider » et « Sonja » ça donne pas toujours envie ! Il lui arrive même de ne pas tout de suite les mentionner quand elle rencontre quelqu’un et qu’elle a l’impression que ça ira pas plus loin qu’une ou deux nuits. C’est une perte de temps. Elle rit de bon coeur à son commentaire. Mais clairement c’est pas du tout ce qu’elle a à offrir. « Va falloir que j’investisse dans le chien, la clôture blanche et tout le tralala, pour pécho du coup ? » Non pas qu’elle ai besoin de ça. Elle hoche la tête, oui peut-être qu’elle n’a pas tellement de raison de faire peur aux mecs, mais son expérience lui dit le contraire. Et quelque chose lui dit que Gianni, lui non plus c’est pas du tout ce à quoi il rêve. Et elle le comprend parfaitement. « Parce que toi ça te ferais pas peur ? » Qu’elle lui demande tout de même, pas dans l’idée de le piéger, juste pour le taquiner un peu. Clairement pour d’autres, c’est pas son statut de mère le soucis. « Un coup de pied bien placé et l’histoire aurait été réglé. » Qu’elle ironise le rire au coeur. Heureusement, elle a pas eu besoin de lui remettre les idées en place à ce Presley. « Heureusement ils ont pas voulu tenter l’expérience. Et toi t’es content d’avoir échappé à qui ? » L’expérience de la glace commence et c’est clairement pas aussi facile qu’on pourrait le penser. Elle a pas du tout l’équilibre qu’il faut mais la présence de Gianni la sauve de l’humiliation. Lui trouve son équilibre bien plus vite, c’est peut être l’expérience américaine ? Ou simplement parce que Roma ne cesse de regarder ses pieds depuis le début, ce qui n’aide pas à avoir plus d’aisance sur la glace. « Ça m’a fait plaisir, vraiment. » Et puis ça ne lui a pas demandé beaucoup de temps. C’est venu assez vite, en pensant à Gianni. « Je crois que je n’y ai pas tout de suite fait attention, c’est un peu mon subconscient qui a fait le choix pour moi, mais quand on y pense je crois que j’ai tout de suite associée cette couleur à toi et à l’Italie. Le jaune, c’est la lumière, la joie, la chaleur. C’est toi, l’Italie, ton accent. » Qu’elle lui répond dans un léger haussement d’épaule. Elle ajoute toujours des couleurs à ses dessins, bien qu’elle commence avec le noir. Et vu tout le jaune qu’elle a ajouté à son esquisse, elle s’est bien laissée inspirer par l’italien. « Je suis contente qu’il t’ai plu. » Petit sourire complice, elle a enfin levé les yeux de ses patins. « Et du coup tu m’offres quoi en retour ? » bien sûr elle n’attend strictement rien en retour, elle le taquine. « Bien que la leçon de patin, c’est déjà pas mal. » Manque peut-être la démonstration du salto arrière ?

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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Jeu 16 Avr - 21:08

Finalement, New York, ça paraissait assez loin. Pas parce que le temps qu'il y avait passé avait pu s'oublier d'un claquement de doigts, mais parce que tout s'était accéléré à son retour à Manduria. Gianni n'avait plus vraiment eu le temps après ça de méditer sur cette période de sa vie, et même avec son père ils n'avaient pas souvent réévoqué le sujet. Pas tabou, juste le genre de choses qui leur rappelaient un peu trop qu'ils avaient mis plus de temps qu'ils ne l'auraient voulu à se comprendre. A présent, tout était presque à sa place si ce n'est que lui était ici, et son père pas vraiment ravi qu'il ait saisi la première occasion de s'éloigner quand il en avait eu besoin. « J'adorerais. En plus de tout ce qu'il y doit y avoir à voir, je suis sûr qu'on y mange bien. » Et ça n'était pas peu de choses pour quelqu'un comme lui qui attachait de l'importance au fait de goûter à un bon repas quand il voyageait. Mais ce n'était pas l'unique dimension qui le fascinait dans le fait de découvrir des coins qui en appelaient à son besoin d'évasion, et c'était aussi en ça qu'être ici comblait le baroudeur qu'il était. Et alors qu'il était convaincu qu'aucune décision ne restait sans conséquence, Roma semblait préférer y voir la manifestation d'un destin, sous son regard intrigué. « T'y crois vraiment, au fait qu'on soit destinés à vivre un certain nombre de choses inéluctables, que ce qui est censé arriver arrivera ? » Il demanda, la curiosité piquée et une envie irrésistible de connaître son point de vue sur la question maintenant qu'elle l'avait soulevée. C'était une chose sur laquelle il s'était souvent questionné lui-même, et face à laquelle il avait toujours eu plus de raisons de préférer croire que nul n'avait de destinée vouée à le rattraper quels que soient ses choix. Parce que ce serait peut être une pensée agréable et réconfortante pour certains, mais que qui préférait croire que chaque ligne de sa vie s'écrivait au fur et à mesure, que chaque direction prise produisait un nouveau faisceau de possibilités que personne n'aurait pu prévoir. Mais si Roma adoptait le point de vue inverse, il considérerait qu'elle aussi avait peut être de bonnes raisons de préférer cette idée-là, des raisons qu'il ne pouvait pas considérer comme moins valables que les siennes. Une chose est sûre, c'aurait été dommage que leurs routes ne se soient pas croisées dans cette aventure, lui qui venait de l'extrême sud italien et elle de Londres, bien qu'elle soit née en Inde et ait vraisemblablement été dépaysée à son arrivée en Europe, comme il pouvait l'imaginer. « Réaction classique des occidentaux qu'un rien étonne. » Son sourire en disait assez long sur le fait qu'il trouvait ça idiot de se laisser encore aujourd'hui surprendre par ce que quelqu'un décidait de porter, ou par qui il était tout simplement. « Quand je suis arrivé à New York avec mon anglais approximatif, mon accent à couper au couteau et mon nom italien, j'ai aussi eu la totale. » Les réflexions limites, les regards en biais, les blagues faciles. Il n'y avait que dans certains quartiers qu'il se fondait parfaitement dans la masse. Et au final il l'avait plutôt bien vécu parce qu'il avait rapidement dépassé tout ça mais la différence, peu importe la forme qu'elle prenait, faisait toujours réagir. « Aujourd'hui tu créés des bijoux, c'est bien ça ? Londres, ça a du donner une toute autre dimension à ta carrière, ça marche bien pour toi ? » Ça l'intéressait d'autant plus qu'il admirait ceux qui se lançaient dans leur propre aventure, parce que c'était parfois pavé d’embûches et que ça, du point de vue de l'italien, ça forçait le respect. Roma semblait être une femme déterminée, qui n'avait pas hésité à quitter son pays pour des raisons assurément légitimes. Et si imaginer Felicity en hippie des seventies était amusant, Gianni fut surtout rassuré que son binôme ne juge pas sa prochaine question indiscrète. Il comprit ainsi, d'après sa réponse, que le père de ses filles ne faisait pas partie du tableau. « Vous êtes séparés ? » Il demanda, sans savoir si c'était vraiment une bonne chose de poser la question quand il paraissait évident que si tel était le cas, elle ne voudrait sûrement pas s'étendre dessus. « T'es pas obligé de répondre si t'estimes que c'est pas mes affaires. » Il avait toujours envie de se faire une idée plus précise de ceux qu'il côtoyait, et le fait qu'ils soient entrés ensemble rajoutait à son envie de savoir, mais il savait qu'il y avait des choses plus ou moins évidentes à évoquer. De toute évidence, et bien qu'ils aient le même âge, la vie de Roma n'avait rien à voir avec la sienne et sans doute qu'avec deux enfants, ses priorités non plus. « Non, ça a jamais été un de mes buts dans la vie, enfin je me suis jamais tellement senti taillé pour le rôle. Pour devenir une figure d'autorité, tout ça. » Gianni admit dans un haussement d'épaules et un sourire vague, conscient que sa vie manquait un peu trop de cadre pour ça. Entre autres choses. « Mais je suis déjà pas fichu de m'occuper d'un ficus ou de savoir ce que je veux, alors quand je t'entends parler de tes filles... ouais, je me dis que t'es loin des préoccupations que je peux avoir. » Et il admirait ça, même si c'est vrai que quand on y réfléchissait, il y avait sûrement plus de gens de leur âge qui n'envisageaient pas encore la vie de famille plutôt que l'inverse. Mais justement les choix de Roma n'en paraissaient que plus courageux. Et même s'il venait d'avouer à demi-mots qu'il ne se verrait pas facilement emprunter ce chemin-là un jour, ça ne voulait pas dire que pas un seul type n'en rêvait. Rien qu'en Italie, où la famille était sacrée. « Non, juste le chien. C'est suffisant si le type aime à la fois les enfants et les animaux. Parce que quelqu'un qui cocherait les deux cases, ce serait déjà un putain de bon parti. » Il s'amusa sur le même ton léger, pas certain à vrai dire que Roma cherche tellement à se dégoter ce genre de type parce que s'il y a bien une chose qu'elle lui inspirait depuis samedi, c'était un sentiment d'indépendance. « Moi ? C'est bien connu que c'est toujours le moins bien placé pour parler qui sort de grandes phrases, non ? » Autrement dit, oui, ça lui ferait forcément peur mais ça n'était pas comme s'il y avait grand chose à attendre à ce niveau-là non plus d'un type comme lui. Il l'avait dit juste avant, sa vie n'avait jamais suivi un chemin aussi traditionnel et il n'était pas un cadeau, loin de là. Sa remarque au sujet de Presley lui tira finalement un rire, tout autant que l'image associée, et l'italien prit un air pensif. « Franchement, y'a personne qui m'ait vraiment fait mauvaise impression jusqu'ici. A la rigueur, j'aurais peut être un peu balisé si j'étais rentré avec Carl, parce qu'une soirée a l'air d'avoir suffit à ce qu'il ait le béguin pour Rosamie. » Ça ne lui avait pas immédiatement sauté aux yeux le premier soir, mais il avait commencé à comprendre via ses posts sur le réseau social et ça commençait à lui paraître un peu curieux, tout ça. Et Gianni adorait qu'on lui prête attention, seulement même pour lui ce serait peut être un peu trop. Et maintenant qu'ils étaient lancés sur la glace et leur équilibre un peu meilleur, il put la remercier comme il se doit pour son dessin qu'il avait vraiment été content de trouver dans sa boite aux lettres. Un dessin qui soulevait quelques questions, surtout parce qu'il aimerait comprendre dans quelle mesure il avait pu le lui inspirer. Et sa réponse étira ses lèvres dans un sourire un brin surpris. « Wow, vraiment, tout ça ? Je suis content de t'avoir inspiré cette couleur, alors. » Il souffla d'un air ravi. S'entendre qualifier de chaleureux et de lumineux, c'était au-delà de ce qu'il espérait inspirer à qui que ce soit à ce stade et c'était vraiment plaisant. « J'ai toujours trouvé ça fascinant, les gens talentueux. Parce que tu peux pas tricher avec le talent. » Le vrai, qu'on soit un virtuose de la musique, du coup de crayon ou tout simplement très doué dans son domaine. Il avait mis longtemps à comprendre que c'était plus important de faire ce pour quoi on était fait que de persister dans une voie qui ne nous apportait rien. « Et comme t'as quand même pas hérité du meilleur prof de patins on peut envisager que je t'apprenne quelques mots d'italien pour compenser. » Mais après un temps de réflexion, il ajouta. « A moins que tu préfères que je te cuisine un truc ? Tu choisis. » Disons que c'était deux des options les moins risquées, car déjà assez de responsabilités de les faire progresser sur la glace sans faire de faux pas.

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Dernière édition par Gianni le Sam 4 Juil - 1:53, édité 1 fois
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Message (#) Sujet: Re: hurts /w gianni (mardi, 18h35) — Dim 19 Avr - 15:18

Gianni un gars qu’on peut conquérir par la bouffe, il semblerait. L’idée de faire un tour sur les terres natales de Roma semble lui plaire. La découverture culturelle, celle de la bouffe et tout ce qui va avec est un atout majeure pour ce pays que certains oublient. Elle ne peut qu’acquiescer à sa remarque. Bien entendu qu’on y mange bien, si on exclu sa famille, c’est les produits locaux qui lui manque le plus à la Roma. On peut trouver pas mal de choses à Londres, grâce à une grande population indienne qui s’y est implanté. Mais il y a clairement rien de mieux que le marché de New Delhi, les odeurs, les couleurs, les produits locaux qui vous font saliver. Si jamais elle devait retourner chez elle, ce serait certainement l’une de ses premières destinations, se perdre dans les allées sinueuse du marché, laisser ses pupilles se délecter des couleurs des tissus, ses narines frétiller aux odeurs d’épices ou de plats préparés. « Oui, on y mange plus que bien ! » Qu’elle lui répond, le regard fière. C’est son pays, ses racines et malgré tout elle est fière de tout ça. Son âme n’aurait pas la même couleur si elle n’avait pas eu la chance de naitre sur les terres d’Inde. Ils en viennent à parler de leur rencontre et du fait que certains choix ne les auraient peut-être pas amené à être ici aujourd’hui. A moins que le destin s’en mêle. La question de Gianni la laisse un peu pensive, parce qu’elle sait que certains ont des idées bien arrêté sur cette histoire de destin et que parfois ça peut donner des débats animés. Mais puisqu’il semble plus curieux que sur le point de lui démontrer par a + b qu’elle a tort. « Oui, je pense que le destin à un rôle important à jouer dans nos vies. » Qu’elle commence en lui offrant un grand sourire. « Je n’irais pas jusqu’à dire qu’on ne peut pas y échapper, je pense que chacun à son libre arbitre et qu’il peut intervenir d’une façon ou d’une autre sur la vie qui nous est propre. J’imagine pas le destin comme une entité mauvaise qui se moque de nous et nous met des bâtons dans les roues pour son propre plaisir. Mais plus comme une entité salvatrice. Par exemple, je suis persuadée que j’étais destinée à quitter mon pays même si ça m’a fait passer par des épreuves parfois terribles pour réaliser que je n’étais pas à ma place. Mais là ou je garde mon libre arbitre c’est que rien ne m’empêche de faire demi-tour si finalement je ne souhaite pas de ce « destin » qui s’offre à moi. » Ce qui serait pas forcément la meilleure des idées, parce que comme elle vient de le dire elle est persuadée que le destin « veille » sur elle en quelque sorte. Certains diraient que c’est un peu l’idée de voir toujours le coté positif dans tout ce qui nous arrive, Roma vous dirait que c’est un peu réducteur. Parce qu’elle a souffert et ne nie pas cette souffrance en disant « c’était le destin ». Quelque chose lui dit que Gianni n’a pas la même vision de la vie. Qu’il pense, comme beaucoup qu’il est totalement maitre de sa destiné, que c’est lui l’instigateur de sa vie. Il a peut-être raison, peut-être qu’elle parle du destin pour se rassurer, comme certain parle « d’acte de dieu ». Ce n’est pas si éloigné. Sa croyance elle, est ailleurs. C’est peut-être simplement culturel. Elle sait ce que c’est que de se retrouver confronter à une culture qu’on ne connait pas. Et clairement elle est pas le genre à imposer la sienne comme l’absolue vérité. Arrivant à Londres elle a souffert de sa différence. Aujourd’hui elle a apprit à en faire une force et ne fait presque plus attention au regard des gens. « Et pourtant il y a tellement de brassage ethnique qu’on pourrait penser qu’ils sont habitués non ? » Non, pas encore. Il faudrait peut-être un effondrement mondial à la The Walking Dead, pour les origines ethnique ne posent plus de problèmes. « On est vite réduit à nos origines quand on arrive dans un pays qui n’est pas le notre. » Il a dû être le rital de la bande, quand elle était l’indienne de la sienne. Les gens toujours étonnés de ne pas les voir avec une pizza dans la main ou pour Roma, habillé H24 en sari ? Certains lui demande même pourquoi elle ne porte pas de turban, sans savoir que c’est une accessoire « réservé » aux hommes dans sa culture. Les pires ce sont ces gens là, qui sont persuadé de savoir mieux qu’elle ce qu’il se fait ou pas chez elle. Comme si le fait d’être un occidental ça leur donne la vérité absolue, même sur les choses qu’ils ne connaissent pas. « Oui c’est bien ça. » Qu’elle lui répond à propos de son activité de créatrice de bijoux. « Complètement, quand j’étais encore en Inde, je me contentais de faire quelques bijoux pour le mariage de mes soeurs ou encore de mes cousines. Ce n’est qu’en arrivant à Londres que je me suis lancée sérieusement. » Qu’elle a affiné ses techniques, découvert les matériaux parfaits, créer une clientèle fidèle. Quelque chose qu’elle n’aurait pas pu faire en Inde, non pas que ce n’est pas possible, mais c’est juste sa situation à elle qui allait à l’encontre de ses ambitions personnelles. D’ailleurs voilà qu’ils parlent du père des filles, si elle avait fait une liste des questions qu’on allait lui poser le plus dans le jeu, celle-ci aurait été sans hésitation en première position. « On est séparé oui. » Façon simple de parler de leur situation. « Et vu que c’est pas tes affaires je n’irais pas dans le détail. » Qu’elle lui lance sur le ton de la plaisanterie, la langue tirée en bonus. En réalité, c’est juste que leur relation est beaucoup trop neuve pour qu’elle en vienne à lui parler de Pavaan. Mais pourquoi pas un jour ? Qui sait ? Il pense que malgré le fait qu’ils ont le même âge, elle est bien plus avancé dans sa vie que lui. Elle nuance, parce que ça dépend clairement des objectifs qu’on se donne, si on s’en donne. Si elle devait être parfaitement honnête elle dirait qu’avoir des enfants n’était pas du tout en haut de sa liste d’objectifs et si elle avait salement maitriser la situation aujourd’hui elle ne serait pas encore maman. Et en même temps elle se dit que ce serait bien dramatique de ne pas avoir connu un Jessminder ou une Sonja. Ses filles lui sont beaucoup trop précieuse pour qu’elle s’aventure trop longtemps dans cet idéal qu’elle c’était, jadis, fixée sans trop y croire. « Ce n’est pas une obligation d’avoir des enfants et bien que je pense que tu te sous-estime peut-être niveau « figure d’autorité », il est permis de ne pas être fait pour devenir père, ou mère. » Ce n’est pas une mauvaise chose. Mais on ne s’en sort pas trop mal pour autant, même quand on pense ne pas être tailler pour le job, Roma en est la preuve vivante. Bon clairement y a des gens eux ils sont pas fait pour être parents, mais ça tient plus de la criminalité qu’autre chose. Elle rigole face à sa remarque sur le gars qui aime à fois les animaux et les enfants. « Un saint ce type. » Ou une légende. Parce qu’elle n’a jamais rencontré quelqu’un qui disait « j’adore les enfants et les chiens » sans ajouter un « mais » à la suite de sa phrase. « Mais seulement chez les autres. » « Mais seulement un samedi sur deux. » Ce genre de choses. Elle le taquine un peu et lui demande s’il aurait peur lui, s’il devait se retrouver à craquer pour une nana qui a des enfants. Elle a déjà anticipé la réponse au vu de ce qu’ils se sont dit avant, mais c’est quand même intéressant de pousser un peu plus les choses. « Du genre faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ? » Elle laisse un éclat de rire animer ses lèvres. Elle n’insistera pas plus, ils sont déjà passé au sujet brûlant: leurs camarades. Et clairement elle est ravie de ne pas être entrée en compagnie de l’Elvis du pauvre. Lui est bien content de pas être entré avec Carl, qui semble totalement fou amoureux de Rosamie avec qui il a fait ses premiers pas dans l’aventure. C’est vrai que ça peut être assez étouffant comme situation. « Il à l’air adorable, on dirait qu’il tombe amoureux de toutes les filles qui passent un peu de temps avec lui. » Qu’elle nuance en pensant par exemple à Jill, en tout cas c’est ce que sa page perso laisse entendre. En parlant des réseaux sociaux Gianni lui avait demandé un dessin après qu’elle est posté le premier de l’aventure. Elle n’avait pas mit beaucoup de temps avant de le réaliser, elle dessine tous les jours et Gianni lui avait inspiré un paysage aux couleurs du sud. C’est que le début, ils ne se connaissent pas beaucoup, mais elle laisse son instinct parler. Et ça lui a fait plaisir, à lui, comme à elle. « Je suis contente, vraiment. » Que le dessin lui plaisent et que son explication le flatte. Elle a passé un bon premier prime en sa compagnie, elle ne va pas mentir. Et si elle pensait au départ qu’il ne serait « qu’un » repère dans sa aventure, aujourd’hui elle se laisse imaginer qu’ils pourraient même se serrer les coudes comme de véritables alliés. Il la range dans la catégorie des gens talentueux et ça la laisse sans voix. Elle connait sa valeur en tant que créatrice de bijoux et avoue volontiers avoir un bon coup de crayon, mais ça la touche tout de même. Elle le remercie d’un regard avant d’enchaîner sur une possible récompense et la voilà qui se retrouve face à un choix. L’apprentissage de quelques mots d’italien ou bien un bon repas. Comment choisir ? Ou plutôt comment se débrouiller pour ne pas avoir à choisir et profiter des deux en même temps ? « Et si tu m’apprenais à faire un plat bien de chez toi tout en me parlant italien ? » Elle lui montre toute ses dents, sachant très bien qu’elle en demande peut-être trop ? Et comptant, sans aucune honte, sur l’atout de son sourire pour l’amadouer.

Ils patient ensemble un petit moment, jusqu’à ce que Roma se décide à lui lâcher la main pour s’essayer à la liberté. Maintenant qu’elle se sent plus à l’aise. Les caméras vont être déçues, parce que ce n’est pas aujourd’hui qu’elle va leur offrir une jolie chute qui tournera en boucle dans le bêtisier de BBC.

désolée, j'aurais aimé répondre plus tôt, mais ça passe trop vite les jours en confinement c'est ouf etc

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“Holy as the sunrise Clear as the water. I was so naive To think a man could be stronger than me. I am stronger, stronger.”
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