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Santo
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Message (#) Sujet: say what you say (dim, 16h) — Dim 5 Avr - 16:22

@Kara

Y'avait un truc dont personne ne parlait explicitement, mais qui pour Santo était un réel sujet de réflexion. Ces conneries d'équipes. Déjà, d'où ils devaient jouer en équipe dans une émission dont le but était de niquer tous les autres pour arriver en finale avec un secret intact ? L'idée qu'il y ait d'autres ritals lui chauffait déjà assez le cul pour qu'on vienne en plus les forcer à développer une pseudo mise en scène. Santo c'était loin d'être un individualiste, le mec il aurait donné sa vie pour sa famille ou ses potes proches, sans déconner, mais là c'était quand même assez sorti du chapeau. Et dans deux semaines on viendrait les emmerder s'ils avaient une piste sur quelqu'un de leur team ? Fallait qu'il mette ça au clair pour pouvoir jouer toutes ses cartes. Kara, instinctivement, il l'aimait bien. Un peu une attitude de branleuse, même âge, un taf normal, c'était le genre de personne à laquelle il pouvait un peu s'identifier, Santo. Un peu, parce qu'assez naturellement il faisait confiance à personne. Il l'avait vue s'engouffrer dans la piscine intérieure et il avait pas attendu longtemps pour lui emboiter le pas, son short de bain enfilé en moins de deux. Par principe, ceci dit, il allait pas lui sauter dessus. Pas question de lui donner trop d'importance. Ca commence avec le melon de chef d'équipe et ça finit par te donner des ordres. Santo, c'est un mec très droit, il allait rarement à l'encontre de ce qu'on lui proposait, mais fallait que ce soit fait avec un regard horizontal. Chez lui la règle était simple : tous au même niveau. Y'avait peut-être quelqu'un qui, officiellement, arborait un statut plus élevé, mais le travail il se faisait de la même façon. C'est comme ça qu'il avait toujours marché et c'est comme ça qu'il avait aidé à la gestion d'un des restos les plus successful de Miami. Il lui lâche un sourire entendu, à Kara. Le style qui veut dire salut mais t'inquiètes je vais pas t'emmerder dans ta séance d'aqua-gym express. Et à son tour il se glisse dans l'eau. Le truc cool c'est qu'il y'avait pas grand monde à cette heure-ci. Les autres ils étaient en train d'explorer les environs où de faire la sieste tradi du dimanche aprèm. Et eux, ils kiffaient. Tu fais partie du groupe restreint des gens les moins chiants du chalet, félicitations. Fallait quand même pas trop faire durer le silence, sinon ça serait devenu awkward. Santo, vu que c'était pas un gros causeur, il lançait parfois des conclusions comme ça pour créer des interrogations. C'était sa façon de faire, ni trop fine, ni trop directe. Sauf que du coup, j'ai plein de questions pour toi. Il avait attrapé un ballon qu'il faisait glisser entre ses mains. Déjà, pourquoi la piscine intérieure alors qu'à l'extérieur il y a encore quelques rayons de soleil ? Choix discutable mais qui pouvait se tenir à une explication rationnelle. Pas envie de s'exhiber fissa devant tout le monde, par exemple. Il attendait gentiment le second round pour les questions plus sérieuses, fallait quand même pas cramer ses perspectives d'office.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Dim 5 Avr - 17:52

Contrairement à beaucoup de candidat, la première chose que j’ai envie de faire au sein du jeu, ce n’est pas de courir pour aller découvrir le village ou faire connaissance avec mes camarades. Non, la première chose que j’ai envie de faire, c’est de profiter de la piscine. On est même gâté cette année, parce qu’on a le droit à deux piscines. Je choisi directement la piscine intérieure, parce que même si l’eau est chauffée à l’extérieur, je suis trop frilleuse pour me balader jusque là-bas en maillot de bain. Et puis, l’ambiance avec les lumières tamisées de la piscine intérieure me plaît bien plus même si on ne peut pas taper des longueurs vu la taille de cette dernière. J’enfile un maillot de bain couleur chair qui épouse parfaitement mes formes généreuses et j’attrape une serviette propre mis à disposition dans la salle de bain. Je descends jusqu’au sous-sol du chalet, là où se trouve la piscine. J’attache mes cheveux en un petit chignon négligé à l’aide de l’élastique que je garde toujours à mon poignet, puis je descends dans l’eau tout doucement afin de m’habituer à sa température qui est excellente. Le calme de la pièce me procure un bien fou, loin du tumulte qui se joue quelques étages au-dessus avec l’ensemble des candidats. Je laisse mes bras flotter à la surface, regardant la pièce dans son ensemble. Ma tranquillité est troublée par la venue d’un candidat avec qui je n’ai pas encore discuté. Il a l’air quand même sympa et pour une fois, dans la même tranche d’âge que moi. Parce que les producteurs de l’émission ont accepté pas mal de vieux, comme si ce genre d’émission leur était dédié alors qu’on sait qui regarde réellement des émissions de télé-réalité. Je réponds à son sourire par un autre, mais je ne brise pas cette béatitude dans laquelle je suis, allongeant tout mon corps dans l’eau pour me laisser flotter à la surface. C’est lui qui vient à briser le silence en disant que je fais partie du groupe des gens les moins chiants parmi les candidats selon lui. Je le regarde, intriguée par cette révélation. Un sourire s’élargit sur mes lèvres. « T’es en train de me faire de la lèche pour faire partie de mon groupe ? » Je plaisante bien sûr, même si je n’oublie pas ce pouvoir qui m’a été offert ainsi qu’à Natéo lors de notre arrivé. J’ai un peu mis ça de côté pour profiter des premières heures au sein de l’aventure Thrown Dice, mais je ferais mieux de m’y intéresser un peu plus et de prendre tout ça au sérieux. Mais voilà, le mec qui se glisse maintenant dans l’eau n’en reste pas là, il a des questions à me poser. « Je suis tout ouïe, euh … » Ouais, je ne vais pas faire semblant de connaître son nom, je m’en souviens vraiment pas. Donc j’attends simplement qu’il me le redonne afin de le mémoriser une bonne fois pour toute. Toujours en position planche, je tourne la tête de quelques degrés pour pouvoir regarder mon interlocuteur qui me pose sa première question. Je fais une moue boudeuse devant ses propos. « Je pensais que t’allais me demander comment je fais pour être aussi fraîche, je suis déçue par ta question-là. » Je plaisante à nouveau, même si j’aurai pu lui répondre en lui donnant les secrets de ma routine beauté. Je tourne la tête vers le plafond. « Je sais pas, j’aime bien l’ambiance que dégage cette pièce. » de nouveau, un sourire s’étire sur mes lèvres. « Et j’étais en train de me demander si je ne pouvais pas faire des beaux selfies avec les miroirs au plafond. » J’avoue que ça peut faire un spot intéressant pour enrichir mes réseaux sociaux. « Et toi alors, pourquoi t’as choisi celle-là ? » J’étais à deux doigt d’ajouter que c’était certainement pour me suivre à la trace, mais il ne savait sûrement pas avant d’arriver ici que je me trouvais dans cette pièce.      

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Dim 5 Avr - 22:34

L'approche subtile était plutôt réussie. Un point pour Toto'. La Kara elle se doutait sans doute pas que cette petite scène était le fruit d'une analyse perso qu'il se traînait depuis une bonne heure. Pour Santo, le jeu c'était tout. Il était là pour se faire mousser devant des milliers de personnes, ouais, mais il voulait avant tout gagner de la tune. Lui il ramait rien qu'à l'idée de devoir être associé à des inconnus, et l'autre elle semblait s'en battre les reins de la stratégie à adopter. Il le sentait, Santo, parce qu'elle en rigolait. Et le fait de pas se rappeler du prénom des autres, ça comptait. Lui il avait jamais été bon à l'école, il avait jamais envisagé de faire de grandes études, il avait toujours su que sa débrouillardise elle viendrait de sa capacité d'adaptation sociale. Alors il avait toujours fait un grand effort à ce niveau là. Objectivement, il pouvait comprendre Santo, parce qu'on leur avait déballe 22 noms sortis de nulle part hier soir en moins de trois heures. Mais au fond il aurait aimé qu'elle lui dise qu'elle avait déjà sa stratégie de prête. Santo, c'était le genre de mec ultra admiratif des leaders, des personnes qui ont cette possibilité de gérer des troupes, des équipes, d'être au coeur de l'organe décisionnel. Ce truc ça le poursuivait depuis qu'il était gamin. L'histoire c'était la seule matière dans laquelle il était particulièrement attentif. Parce que gober les récits des empereurs et des grands homme, il savait faire. Et pour l'instant, la potentielle future chef, elle remplissait pas sa fonction. Mais comme on lui demandait de jouer le rôle du petit con qui arrondissait les bords, il s'y tenait. Peut-être. Il souriait, avec son même air amusé. Le mec il lâchait pas des phrases de trois kilomètres. Il aimait bien faire durer les temps de silences et apprécier ses regards. Son histoire de questions, c'était qu'un prétexte à deux balles. Il commençait gentiment avec des banalités et puis il fonçait dans le tas. C'était comme ça qu'il emmerdait déjà les vieux, à l'âge de 10 ans. Du coup ils se contentait ironiquement de lever les yeux au ciel quand elle plaçait ses propres petites remarques. Santo il avait jamais trop été du genre à réagir à l'humour. Il s'y infiltrait, discrètement, mais il n'avait pas la répartie d'un clown. Son truc à lui, c'était l'ironie. Assez courant chez les napolitains. La reine dans son modeste bain. Il avait laissé glisser la balle jusqu'à elle, parce que la règle voulait qu'à chaque question ils se la renvoient. J'ai plongé plein de fois dans une piscine, mais jamais dans la piscine intérieure d'un palace. C'était une explication rationnelle, un peu éloignée de la vérité, mais qui se tenait. Maintenant c'est fait. Le mec il jouait juste sur le terrain de sa petite folie des grandeurs. Mais maintenant il avait un boulevard de questions qui se dessinait. Si tu devais faire un discours pour motiver les autres, ce serait quoi ? Il renversait le truc. Santo, il était super admiratif des femmes fortes. Sa mère, c'était une battante, son ex aussi. Alors il voulait un peu commencer à la connaître Kara, au cas où. Ah pardon, moi c'est Santo. Il en avait oublié ses bonnes manières, à force de chercher à décrypter son personnage à elle.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Mar 7 Avr - 0:32

Une reine dans son bain ? J’aime bien la comparaison. Je m’imagine dans la peau de Cléopâtre pendant quelques secondes, sauf que contrairement moi, elle prenait des bains dans du lait. J’aimerais bien tester, mais je me vois mal vider toutes les bouteilles de lait de mon frigo pour assouvir ce soudain fantasme. Du coup, je vais me contenter de cette piscine dans ce chalet grand luxe, je suis d’accord y a pire. L’eau autour de moi s’agite et je remarque qu’il m’a expédié la balle qu’il avait dans les mains alors que je lui retourne sa question. Sa réponse me convient, je n’insiste pas sur la raison de sa venue ici. Faut dire que j’ai jamais eu la chance de profiter d’autant de luxe non plus, je dois me contenter de la piscine du quartier quand je suis chez moi. Et le voilà à me poser une nouvelle question, très différente de la première. J’arrête de faire la planche, reposant mes pieds au fond de la piscine tout en m’emparant de sa balle. « T’es là pour continuer la phase casting ? Ou t’es un genre de mec qui enquête en scred sur les autres candidats ? » Je ne sais pas, je trouve ses questions vachement bizarres. Est-ce que j’ai l’air de ressembler à une Martin Luther King féminine. Il finit quand même par me redonner son nom, Santo. « Ah ouais, le troisième rital de la bande. » C’est que cette année, on a le droit à trois asiatiques et trois italiens, mais ils n’ont pas eu l’idée de faire rentrer le sosie de Denzel, ça me fout les nerfs. « Sinon pour répondre à ta question, je suis pas du genre à faire des discours pour motiver les gens. Je suis plutôt chill et je laisse les gens trouver leur propre motivation. » Je suis pas personal trainer, je vois pas pourquoi je serais obligé de motiver quelqu’un, j’ai déjà du mal à me motiver moi-même parfois. « Après je réserve mes longs monologues généralement quand la situation semble courue d’avance, tu sais un peu comme dans les films quand les héros sont à deux doigt de perdre, mais là y a un type qui vient raconter sa vie et là les gentils gagnent. » Je pense que je suis souvent la mieux placée quand la situation est désespérée, parce que je suis loin d’être pessimiste et ça peut aider quand les gens n’y croient plus. « A mon tour. » Je fais glisser la balle sur l’eau jusqu’à lui. « J’aimerais bien savoir pourquoi tu me poses toutes ses questions ? » Et le coup du "je veux faire connaissance" fonctionne pas trop pour le coup, c’est pas le genre de question qu’on pose pour connaître quelqu’un. Je sens qu’il a quelques choses derrière la tête, mais je suis bien trop obnubilée par mon bien-être dans cette piscine que par ses préoccupations à celui-là.  

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Mar 7 Avr - 16:40

Santo il avait peut-être affronté trop frontalement la situation. Au fond, on n'était que dimanche après-midi et les nouveaux chefs d'équipe avaient écopé de ce rôle même pas 24h plus tôt. Mais Santo c'était un impatient, il pouvait pas attendre le milieu de semaine pour avoir les idées plus claires sur cette affaire. Il avait ce côté obstiné de ceux qui n'ont rien à perdre. De ceux qui avaient déjà beaucoup donné et qui savaient pertinemment devoir continuer à se battre pour avancer. Santo, c'était pas un fils à papa avec les poches pleines d'économies. Ce jeu il en avait besoin, non seulement par défi ou égo perso, mais surtout pour avancer dans sa vie. Bravo, c'est mon secret, je suis l'infiltré de la prod. Il avait pincé ses lèvres et mimé un pistolet du bout de ses doigts, pointé sur sa tempe. Puis ses lèvres s'étaient déliées en un sourire et il avait fait quelques mouvement de brasse pour se dégourdir. Jamais deux sans trois. Il allait pas réagir au terme "troisième", même s'il aurait aimé vanner les deux autres en clarifiant sa position de leader du groupe. Fallait pas non plus se rendre trop détestable d'emblée. Et Kara, elle finirait par croire qu'il était à 100% sérieux dans son arrogance. Au lancer de ballon elle avait fini par répondre à sa question, mais elle lui laissait ce goût d'inachevé. Kara, elle était dans une position imposée. Pour Santo c'était intéressant comme perspective. Depuis toujours il avait été habitué à traîner avec des gens à l'égo surdimensionné. De ceux qui voulaient toujours gagner. Les napolitains pour ça ils étaient très forts : parler, parler, brasser du vent, s'imposer. Y'avait qu'à l'église qu'ils se canalisaient. C'était culturel. Il aurait pu rebondir, mais comme la règle l'imposait, il attendait d'être en possession du ballon pour répliquer. De toute façon sa question à elle allait dans ce sens. Bah parce que t'es chef d'équipe ma p'tite. Il allait pas répondre à côté, ça aurait été stupide de mentir. Elle devait s'en douter, de toute façon. Il avait balancé ça en se marrant et l'avait peut-être un peu éclaboussée, volontairement. N'a pas 22 ans qui veut, après tout. Et j'essaye de comprendre l'état d'esprit de chacun, si on va devoir collaborer. Il en avait profité pour reculer histoire de s'éviter une rafale d'eau revancharde. Ok, plus facile. Ton top 5 des musiciens de la east coast ? Il pouvait être relou avec ses questions, mais ça restait un gamin Santo, alors il savait passer du tout au tout selon l'humeur de son interlocuteur.

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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Mer 8 Avr - 1:11

Je suis vite surprise par la tournure que prend cet interrogatoire par Santo. Généralement, quand on veut connaître une personne, on ne pose pas ce genre de question bien spécifique. Non, il a l’air d’avoir autre chose derrière la tête. Alors, je me la joue décontractée en blaguant qu’il est un infiltré de la prod, ceux à quoi il répond que j’ai trouvé son secret, mais bientôt je lui demande sérieux pour quelle raison il veut connaître ce genre de chose me concernant. Sa réponse vient tout de suite éclaircir tout ça, c’est peut-être même pour ça qu’il est vraiment là à profiter de la piscine intérieure, même si je me trouve un peu parano pour ce coup-ci. « C’est vrai qu’il faudrait que je commence à m'intéresser aux fiches de tout le monde. » je marmonne ça plus pour moi-même que pour Santo directement. Je soupire avant de poser mes yeux de nouveau sur l’italien. « Ça ressemble quand même vachement plus à un cadeau empoisonné qu’à un véritable avantage, tu ne trouves pas ? » Ah oui, c’est vrai. On se pose des questions chacun son tour, c’est la règle qu’on s’est silencieusement imposé l’un à l’autre. Il me pose une nouvelle question, bien plus simple que la précédente, m’éclaboussant au passage. « Crétin ! » que je siffle entre mes dents, même si déjà un large sourire s’étire sur mes lèvres. Ouais, je préfère vraiment ce genre de question qui ne m’oblige pas à réfléchir bien longtemps tellement ma réponse est déjà trouvé. « Sans hésitation Biggie Smalls, Nas, Mobb Deep, 50 Cent et Meek Mill. » J’aimerais pouvoir lui citer plus de nom, mais il m’en a seulement demandé cinq. « Mais si tu veux savoir, j’écoute bien plus de soul et de gospel que de rap. » Et ouais, il ne faut pas toujours se fier aux apparences. Je me rapproche de lui un peu sournoisement pour l’arroser à mon tour, mais j’abandonne quand je comprends qu’il se déplace pour éviter de subir ma vengeance. Je lui rejette alors la balle avec un peu plus de force, sachant déjà quelle question je vais lui poser. « Est-ce que dieu a une grande place dans ta vie ? » Je ne suis pas une grande connaisseuse sur les coutumes des italiens, mais je sais que quand je veux à l’église chaque dimanche, si 75% des personnes qui la fréquentent sont des afro-américains et des latinos, on retrouve quand même beaucoup de famille italienne dans le lot. Alors, je veux savoir si lui aussi est le genre d’italien très croyant que j’ai pu croiser. Et puis, il ne pourra pas m'en vouloir de partir dans des questions différentes de ce que pose généralement les gens, c'est lui qui à commencé.   

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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Mer 8 Avr - 22:56

Ils retombaient dans une discussion plus légère et spontanée, et au fond Santo ça lui faisait aussi pas mal de bien. Le mec il avant tendance à camper vachement sur ses positions, mais ce coup-ci il avait peut-être trop forcé. Les personnes qui fonçaient comme des bulldozers il en connaissait pas des masses, et encore moins depuis qu'il s'était barré de Naples. Aux US les gens étaient moins à cran. Moins dans la défense. Moins dans le combat. C'était peut-être Miami qui lui donnait cette impression, mais ça contrastait largement avec ce qu'il avait connu avant. Il s'était finalement marré à la remarque de Kara. Un peu ouais. Surtout avec le lot d'incertitudes qu'il y avait derrière. Mais je pense que j'aurais kiffé. Il avait fini par ajouter en haussant les épaules. Enfin, j'aurais cassé les couilles à tout le monde avec mon privilège. C'était une logique de gamin, mais elle pouvait comprendre Kara. Quitte à prendre la chose à la légère il aurait forcé, Santo. Et elle, elle avait l'atout charme. Un peu comme Jill qui semblait vouloir jouer de sa minauderie. Ca faisait que quelques heures qu'ils se connaissaient tous, mais lui il avait déjà fait des petits clans dans sa tête. Sur cette note amusée il avait lancé une bataille d'eau et sa nouvelle question, puis avait fui pour éviter la riposte. Les contre-attaques dans la flotte c'était un truc vicieux, et ça lui rappelait vachement ses printemps et étés napolitains, quand avec la famille ils partaient profiter de leurs dimanches dans le golfe. Cool. Elle écoutait du bon son. Santo après son éducation au rap et à la chanson populaire napolitaine il s'était auto-initié au hip hop. Ces noms, ça lui parlait. Il manque les Fugees, Wu Tang et Action Bronson. Il avait balancé ça sans trop réfléchir. Quoique, les Fugees c'est p't'êt de la soul. Il aurait bien demandé à Kara de lui faire découvrir le reste, la soul, le gospel, parce qu'il était encore ignorant de pleins de trucs avec son passif d'italien auto-centré. Mais la règle imposait que les questions soient régulées. Petit coup de bras pour éviter une nouvelle attaque, il avait pas réussi à évider l'éclaboussure de la balle dans la gueule. En se frottant les yeux il en profitait pour temporiser, même si la réponse était évidente. Oui. Ca fait partie de ce que je suis. C'était un truc sur lequel on les tapait vachement, eux les italiens. Y'avait toujours plein de questions sur leurs croyances. Au fond, c'était pas un truc très ancré dans le siècle, encore moins pour les jeunes comme Kara ou lui. Santo ça l'avait pourtant pas empêché de faillir à pas mal de principes. Le gospel, c'est lié à la croyance, à la culture, ou à un ensemble ? Harlem dans sa tête c'était un peu comme Naples, un microcosme. Un endroit dont les habitants étaient fiers, qu'il fallait exacerber. Et pour lui c'était pas forcément un hasard qu'ils parlent de gospel, de religion et de leurs origines.

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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Sam 11 Avr - 1:11

Santo, il a l’air du genre encore plus compétiteur que moi. Je ne m’en fais pas trop pour les équipes, mais lui il aurait bien voulu avoir ce pouvoir. Je suis sûr que Santo aurait été un meilleur leader que moi, lui il aurait très certainement déjà lu les fiches sur tout le monde et aurait déjà composé son équipe. Peut être qu’il aurait trop pris son rôle au sérieux et se serait sûrement mis des gens à dos. C’est vrai que j’adore la compétition, mais si quelqu’un me pousse à bout, je suis du genre à rien foutre. « Ça se voit que t’es du genre à être chiant quand tu gagnes. » Je le taquine, je ne pense pas vraiment qu’il est lourd, j’aime les gens déterminés. Ça m’intéresse de savoir qu’il est comme ça. On continue un peu avec nos jeux des questions, là, je lui donne le nom de 5 rappeurs de la côte est que j’aime, bien plus, que j’admire. Il a l’air d’apprécier mon top 5. Et puis rajoute d’autres noms que je n’ai pas donné. « Arrête, je vais vraiment finir par t’apprécier. » Je souris, avant de rebondir sur sa remarque. « Ils ont plusieurs registres les Fugees, on ne peut pas vraiment les classer. » Principalement groupe de hip-hop, c’est vrai qu’on peut retrouver des influences de soul ou de reggae chez eux. C’est donc à mon tour de lui poser une question et je lui demande s’il a la foi et s’il est quelqu’un de religieux ou non. Sa réponse est positive, c’est vrai qu’on dit souvent que les italiens sont aussi religieux que les afro-américains, bien que les offices ne soient certainement pas les mêmes d’une culture à une autre. La question qu’il me pose reste dans le même sujet, il veut savoir si le gospel est plus culturel pour moi, dû à une croyance ou au deux. Je me recule un peu dans la piscine pour atteindre le bord où je dépose mes bras. « Toutes les personnes qui fréquentent mon église sont comme ma deuxième famille, j’ai grandi avec eux et le gospel m’a toujours plu. Tu me verras toujours chanter des louanges à dieu plutôt qu’un couplet de Nicki Minaj, même si je l’adore. Et que je jure comme un charretier. » Je ris à mes dernières paroles. C’est vrai que je devrais apprendre à dire moins de grossièreté. Un petit sourire malicieux se dessine sur mes lèvres. « Bon maintenant passons aux questions les plus intéressantes … » Ouais parce que je t’avoue que je ne vais sûrement pas retenir le fait qu’il a cinq frères, trois chats et que son rêve étant petit c’était d’être astronaute. Les téléspectateurs s’en moquent aussi, donc passons aux questions superficielles et qui intéresse les jeunes femmes devant leur écran. « C’est quoi ton style de nana ? » Vous pouvez toujours compter sur moi pour réchauffer les ambiances.

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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Sam 11 Avr - 17:33

C'était assez facile de parler avec Kara. Santo c'était une teigne. Le genre ultra buté sur ses positions. Mais ça restait aussi un mec de 22 piges comme un autre. Il pouvait aborder des sujets sérieux ou moins sérieux et leur donner la même importance. A ses yeux, l'importance elle était dans la discussion. Pour lui les pires personnes c'étaient celles qui en ouvraient pas une. Son approche aux autres elle était basée sur une chose simple : l'honnêteté. Le premier qui se foutait de sa gueule était dégagé d'office de sa liste. C'était un gars sanguin et aux principes bien affirmés. Kara elle lui avait peut-être pas fait l'impression attendue en guise de leader, mais elle était honnête dans sa démarche. Elle avait répondu à ses questions et, lui, il avait capté qu'il s'était emballé trop vite. Ca lui convenait. C'est bien l'un des intérêts de gagner. Il s'était marré à son tour. Revendiquer une victoire c'était limite presque plus grisant que la victoire en elle-même. Elle devait le savoir. Puis faut bien qu'ils se sentent un peu menacés tous ces vieux. Kara et lui ils faisaient partie de la fourchette basse des candidats. Ceux qu'on prendrait pas d'office pour des stratèges. Y'avait cette fausse idée qui consistait à croire que les gamins étaient pas capables de l'emporter. Pas d'expérience, pas de codes. Il s'en souciait pas des masses pour l'instant, il ferait taire l'idée dans un second temps. Le gars il scrutait l'expression de la ricaine. Et attends, ça fait que commencer. C'était pas difficile de se faire apprécier quand on avait des points d'attache. Le rap, peut-être. La culture de rue, un peu. La foi, d'une certaine façon. Y'avait pas des masses de personnes de 22 ans qui, comme eux, étaient prêts à en parler à la télé. Mais il s'en rendait même pas compte tellement c'était normal dans sa tête. Santo il se retrouvait un peu dans sa description, le gospel en moins. Chez lui ils allaient tous à l'église. Y'avait la paroisse du quartier où il avait reçu son éducation religieuse, au même titre que ses potes qui étaient devenus des frères. Ils s'y rendaient souvent, allumer une bougie devant la Madonne, ou simplement dire trois mots en l'honneur d'un proche. Fallait bien compenser leur aspect merdeux du quotidien. Plus qu'un acte de rédemption l'église c'était une habitude et une certitude. A une époque on s'était faits exclure de la notre parce qu'on fumait des pétards dans la rue d'à côté. Le père avait crisé. Sortie de nulle part cette histoire le faisait marrer. Et le sourire était resté à l'écoute de la dernière question de Kara. Santo il avait haussé les épaules. Black. Des longs cils et un cul bien rond pour twerker. Il la laissait avec ça et son haussement de sourcil moqueur. C'était peut-être vrai. Peut-être pas. La vérité c'était surtout qu'il avait une meuf à récupérer, d'une façon ou d'une autre. Il faisait passer le ballon entre sa main droite et sa main gauche. J'en sais rien. Les meufs qui me font galérer, j'imagine. C'était un raisonnement un peu primaire, mais un coup classique. Puis Santo ça allait bien avec sa personnalité mégalo, il avait besoin de se faire remarquer. Ok. C'est quoi le truc bizarre ou compromettant de toi qu'on pourrait retrouver sur ton compte Instagram ? Quitte à faire grimper son nombre de followers autant qu'ils aient quelque chose d'intéressant à fouiner.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: say what you say (dim, 16h) — Lun 13 Avr - 0:14

Je ne peux m’empêcher d’analyser un peu Santo et de remarquer qu’il est très certainement le genre de mec à un peu trop fêter sa victoire, même du genre à narguer les personnes qui ont eu le malheur de perdre face à lui. Je lui fais remarquer tout haut et il ne nie pas. Il dit même que c’est l’intérêt même de gagner. Il ajoute qu’il faut bien que tous les vieux se sentent menacer. Je commence à m’agiter quand il dit ça. « Non mais t’as remarqué aussi ? Depuis quand ce genre d’émission ça attire des quarantenaires ou des mamies en fin de vie ? » Pas que la télé-réalité soit exclusivement réservée aux jeunes adultes, mais on sait qui paye pour voir ce genre de programme et ce n’est sûrement pas les vieilles qui ont déjà dû mal à se servir d’un téléphone. Je les vois mal voté chaque semaine pour un petit con qui fait le guignol à la télé. Enfin je pourrais être surprise. On en vient à parler de rap américain et Santo s’y connait assez pour que je lui avoue bien l’apprécier d’un coup. Bien sûr, il joue au coq et me dit que ça ne fait que commencer. J’arque un sourcil avec un petit sourire en coin. Je n’ajoute cependant rien, préférant voir ça par moi-même au fil du temps. On parle de religion, je lui explique que j’ai grandi dans la communauté catholique et c’est là qu’il me fait part de son anecdote étant plus jeune, viré à cause des pétards qu’il a fumé avec ses potes. Je me mets à rire. « J’imagine bien sa tête, le prête de mon église nous aurait cloué sur la croix à la place de Jésus. » Je plaisante, mais qu’à moitié, car ses réactions sont toujours imprévisibles. Je change un peu le genre des questions et j’en viens à lui demander son genre de nana. Sa réponse fait bouche, j’ai les lèvres qui s’étirent de nouveau en un grand sourire. Ne serait-ce pas une description de ma personne ? Non, presque pas. « Les meufs les plus farouches, t’es sûr de pouvoir gérer ça le rital ? » Et ouais, pas n’importe qui qui peut gérer une femme noire grande gueule au corps affriolant. Il finit par me dire qu’il aime les femmes qui le font galérer. « Vous êtes vraiment trop bizarre les mecs. » Pourquoi kiffer un être qui n’a pas envie de vous accorder d’importance ? Ce n’est pas mon genre, donc je ne comprends pas trop ce raisonnement. C’est de nouveau à Santo de me poser une question et voilà qu’il s’attaque à mon instagram. Je réfléchis un instant, avant de me rappeler d’une photo en particulière. « Après une soirée cap ou pas cap, j’ai un ami qui m’a demandé si j’étais cap de mettre la pire photo de moi que j’avais sur mon tel sur insta. C’était une photo de moi complètement pété endormie avec un zeub sur le front. Une horreur. » Je ris quand je repense à ça, mais je ne refuse jamais un cap ou pas cap. Il n’est pas né celui qui me fera dire pas cap. « Le truc le plus fou que tu es fait complètement alcooliser ? » Je suis sûre que Santo aura quelques anecdotes amusantes à me raconter.

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