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 (week 1, thu) qué hiciste (+ santo)

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Maci
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Message (#) Sujet: Re: (week 1, thu) qué hiciste (+ santo) — Dim 12 Avr - 17:36

Maci elle dévoile un peu son secret honteux d'être complexée de pas ressembler à JLo et Santo il lui sort Shakira, ça a le chic de la laisser un peu perplexe. Elle cligne des yeux, maintenant qu'elle doute de ce qu'elle raconte, avant de hausser les épaules. « Ah bon. Bon on s'en fiche, elles sont toutes les deux des bomba et toutes les deux latina, » elle glousse un peu. Techniquement c'est quand même vrai, hein. Mais bon Maci c'est aussi du genre à gober ce qu'on lui raconte pour peu que ce soit dit avec aplomb et confiance en soi. « Mais bon je préfère JLo quand même. » C'est quand même sa pref même si elle est de New York et pas de la bonne côte, mais chut. Avec Santo ils sont hyper différents mais ils ont l'air quand même de venir d'environnements hyper similaires. Alors quand il dit que chez lui, les mères sont au centre des familles, elle hoche la tête. Ça aussi ça lui parle. « C'est un peu comme ça dans mon quartier aussi. C'est peut-être pour ça aussi qu'on vient pas m'embêter et qu'on m'aime bien. » Du genre, la petite meuf qui galère à faire bouffer son gamin et son daron avec un mari latino dans la tombe, ça force au respect. En tous cas, les gens sont bienveillants envers elle et elle se sait en sécurité dans sa rue pour peu qu'elle ne croise que des visages familiers. Pareil pour les pères absents, mais peut-être pour des raisons différentes. Maci hoche la tête une nouvelle fois. « Ah oui. Y'en a beaucoup chez nous aussi. Parce qu'ils sont tous au Mexique ou alors parce qu'ils se sont fait expulser, ou parce qu'ils sont en prison. Ou juste plus là. Alors c'est les abuelita ou les tantines vietnamiennes qui font un peu la loi, » elle fait avec un petit rire. Et personne veut manquer de respect aux abuelita ou aux taties vietnamiennes, même pas les petits caïds et leurs histoires de gangs. Les aînés c'est ceux qui forcent le plus de respect. « J'ai toujours fait un peu tâche dans le paysage mais j'ai grandi avec tous ces gens et ils m'ont tous toujours considérée comme une membre de leur famille. C'est mon quartier, » elle ajoute avec un petit sourire. Forcément elle a pas les mêmes origines ni le même faciès, mais y'a une espèce de respect sous-jacent et silencieux pour toutes les minorités qui sont dans la même galère. Même son papa, aussi blanc soit-il malgré ses origines un peu mélangées, personne venait trop l'embêter, parce qu'il avait réussi à se faire sa réputation de gars qui bosse pour sa gamine, mais qui veille aussi sur les mômes qui zonent dans la rue. Son job à Santo, il a le chic de la faire rêver un peu à s'imaginer le tableau, sans doute complètement surréaliste. Certainement toujours plus intéressant que biper des paquets de Reese's Buttercup en réduc face aux fruits et légumes. Et son truc de jouer les joli coeurs sur la plage pour vendre plus de glaces ça la fait rigoler. « Ouhhhhhhhh monsieur a ses techniques ! » elle s'exclame, amusée. Forcément vu le cadre et la clientèle, elle elle pourrait twerker sur le tapis roulant que ça ferait pas de grosse différence. L'avantage confortable de bosser pour une énorme entreprise, pas besoin de faire les yeux de biche aux clients pour vendre. La conversation revire alors à la question des parents et des familles - ça a du sens, au final quand vous foutez un italien et une nana élevée à la latine au même endroit. « Non, moi c'est mon papa qui s'est occupé de moi tout seul. Ma maman est morte quand j'étais bébé alors je m'en souviens pas du tout. Et du coup elle m'a jamais vraiment manqué non plus alors ça va. » Elle hausse les épaules avec un sourire. Elle a jamais manqué d'affection de la part de son père, il s'est toujours battu pour s'en sortir, et il lui a toujours parlé en bien de sa maman avec photos à l'appui, alors ça va. Maintenant, elle essaie de faire pareil de son côté, avec les rôles inversés. En tous cas, le duel pour la victoire de Thrown Dice, ça y'est c'est décidé, il se jouera entre Santo et Maci, mais ça la fait rigoler un peu. Quoi qu'il a pas tort, avec la victoire d'Esaias la saison passée, c'est le tour des meufs là. « Pffff chiche, » elle souffle avec une grimace amusée. Cela dit il aurait vite fait de la rouler dans la farine, elle sait bien qu'elle est pas très perspicace, Maci. « Bon moi je suis pas très douée pour ces trucs d'enquêtes et de détectives et tout. Mais j'ai promis que je gagnerais alors t'as pas intérêt à me faire mentir ! » En vrai elle s'en fiche un peu, à la base. Elle joue parce que ça lui fait plaisir de jouer et ça l'amuse, et si elle peut ramener du fric à la maison c'est encore mieux, mais si elle veut gagner c'est surtout pour rendre fier Oscar et faire honneur à ses collègues qui se sont cotisés pour l'envoyer ici. Alors une autre manière de faire honneur à un collègue en particulier, le fameux Maurizio son bff depuis qu'elle a foutu les pieds à Walmart, c'est d'essayer d'apprendre sa langue natale. Santo il lui débite deux phrases à la suite avec son air de type que ça amuse, et Maci elle cligne encore des yeux pendant une seconde à essayer d'imprimer mais c'est un peu le bazar. « Santo quoi ? » Il lui faut encore quelques secondes pour relier les points de la première phrase, étrangement familière. « Attends c'est presque pareil qu'en espagnol, t'essaies de me prendre pour une quiche là ! » elle s'offusque en rigolant un peu. Ça va c'est gentillet mais elle voulait apprendre un vrai truc, pas se faire avoir en lui jetant des fleurs sans faire exprès. « Et la deuxième phrase ça veut dire quoi ? Santo est un super-génie et c'est un winner ? » elle raille un peu en se payant sa tête d'une voix de fausset, avant de glousser une nouvelle fois. C'est pas comme ça qu'elle va quitter l'Autriche trilingue, ça c'est clair.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: (week 1, thu) qué hiciste (+ santo) — Lun 13 Avr - 13:17

Maci c'était clairement pas celle qu'il aurait associée à la mala vita, comme on disait chez lui. Elle avait pas la gueule de la meuf des quartiers, celle qui savait que sa sécurité elle dépendait de sa provenance. T'es née là ? Alors c'est chez toi. Même si la couleur de peau et les origines elles jouaient beaucoup. Chez Santo les marocains qui s'étaient ramenés plus récemment ils étaient mal vus. Leurs enfants, nés dans le coin, ils étaient pas considérés comme des napolitains. Maci peut-être que c'était pareil pour elle. Locale, mais pas avec la gueule du coin. C'était son complexe de JLo, vouloir ressembler à une latine pour être complètement intégrée. Mais bon, il extrapolait. Même si ses phrases elles allaient dans son sens, à Santo. Il était peut-être loin de la réalité américaine mais il pensait pouvoir comprendre la réalité de ceux qui grandissaient dans des coins comme le sien. Danny, il était latino ? C'était le typique prénom qu'il avait entendu dans des films de gangs et avec son tact naturel il n'hésitait pas à le remettre sur la table. Ta description elle me fait un peu penser à chez moi, à Naples. Santo ça le faisait sourire, parce que le coup du "c'est mon quartier" c'était typiquement le genre de phrases qu'il aurait pu ressortir. Ce sentiment d'appartenance exacerbé il existait principalement chez les gens comme eux pour qui le contexte jouait autant que les individus. Il avait hoché la tête avec un sourire goguenard à l'exclamation de Maci sur ses techniques de drague, mais n'avait pas renchéri. Lui c'était discuter de leurs lieux de vie qui le faisait le plus kiffer. Est-ce que c'est comme dans les films, les voitures avec du gros rap dans les rues et les mecs avec leurs bandanas sur le crâne qui te regardent mal pendant qu'ils revendent de la drogue ? C'était un gamin de la génération télé, Santo. Lui quand il était pas dans la rue à jouer au foot ou à fumer des joints il matait les séries de gangsters et les clips de rap sur petit écran. Le monde c'était du tout ou rien, il en voyait pas les nuances. Les US pour lui c'était ce qu'il avait vu par le prisme des films, il était pas curieux au point de faire ses propres recherches. Dans leurs quartiers c'était limite si les gamins parlaient italien, alors fallait pas espérer qu'ils s'intéressent au monde qui les entourait. Du coup Thrown Dice c'est pour quoi ? L'argent ? Rendre fier Oscar ? Elle avait pas l'air d'une mégalo comme lui à qui ça faisait marrer de s'exposer devant un public. Il veut faire quoi "quand il sera grand" Oscar ? Santo il avait levé une main pour lui dire d'attendre deux secondes et s'était levé pour aller récupérer deux autres verres de vin chaud. En se rasseyant il en avait profité pour s'allumer une clope et plier les jambes devant lui. Que le meilleur gagne ma petite Maci. Il s'était marré en trinquant à leurs nouveaux verres et à leurs victoires respectives. Difficile de croire que leur rencontre du jour avait commencé sous le joug d'une attaque de corbeaux. Apparemment son talent de prof d'italien était limité par une connaissance approximative de l'espagnol de l'américaine. Qui n'aime pas les compliments ? Tu viens d'avouer à la terre entière que je suis un beau gosse. Il se moquait un peu sans pour autant donner suite à cette comédie. Dis-moi, tu veux apprendre quoi. Et puis d'ajouter. Un apprentissage, un indice. C'aurait été trop simple sinon. Il en oubliait pas leur petit défi mutuel. Regarde, je crame ton secret, les autres me prennent pour un adversaire de taille et donc essayent de me faire dégager. Toi en attendant tu continues ton parcours, sans ta cagnotte, certes, mais personne te prend plus la tête. Et quitte à perdre de l'argent vaut mieux perdre maintenant que dans trois semaines quand t'auras plein de tune. Le raisonnement tenait pas du tout, mais avec sa gestuelle de baratineur on pouvait presque croire qu'il était super sérieux.

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Maci
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Message (#) Sujet: Re: (week 1, thu) qué hiciste (+ santo) — Mar 14 Avr - 12:31

Ça lui fait un truc d'évoquer un peu la philosophie de son quartier comme ça parce que Maci, avec ses fringues cheapos bariolées de chez Walmart, ses grands anneaux aux oreilles, son sourire et ses gloussements, elle se pose pas autant de questions parfois. Mais là d'expliquer comment c'est chez elle, y'a des trucs qui se connectent dans sa tête sur son enfance et ses complexes et sa relation entière avec tout ça. Mais c'est un peu trop d'un coup alors son cerveau d'oiseau, il fout une espèce de soupape de sécurité et elle passe un peu par-dessus pour repenser à Danny. « Oui, du Mexique, » elle fait avec un hochement de tête et un petit sourire. Le beau Danny avec sa peau hâlée et son accent, elle lui a fait les yeux doux pendant un moment au lycée. C'est aussi sans doute pour ça qu'elle est acceptée, aussi. Après Maci la petite Asiat du coin qui a grandi avec ses copains latinx et a adopté pas mal de leurs codes, elle est devenu Maci la meuf de Danny Diaz, puis Maci la femme de Danny Diaz, et maintenant c'est Maci la mère du môme à Danny Diaz. Sans doute réducteur mais ça déconne pas avec les liens d'amitié entre mecs dans le coin, et les potes de Danny, ils ont maintenant accepté Oscar et Maci comme partie intégrante de leur famille. Le genre "je veille sur la mif de mon hermano parce qu'on a fait une promesse de sang". Visiblement, cette mentalité semble un peu résonner avec ce que Santo connaît, mais là il parle de Naples et Maci perd le fil. « Je croyais que tu habitais à Miami ! » Elle s'exclame un peu vite avant de capter avec son sempiternel air ingénu. « Ah, oui, en Italie, c'est vrai, je suis bête. C'est comment Naples ? Enfin, c'est quoi les différences que tu as vues avec les États-Unis ? » Si ça ça y ressemble, c'est quand même un tout autre pays, et qui est hyper loin en plus. Maci elle a jamais quitté son État alors quand on lui parle d'un autre continent elle a encore du mal à s'imaginer ça autrement que dans les films, un peu comme l'image que Santo a de la banlieue de L.A. Maci rigole un peu à son parallèle mais faut avouer qu'il a pas tout faux non plus. « Un peu. Pas autant, genre, dans les films ils exagèrent de fou et tout pour que ça soit super trop dramatique. C'est surtout des maisons un peu moches et pas en très bon état, les abuelita qui surveillent la rue depuis leur porche et les jeunes qui traînent en bande sur les parkings des centres commerciaux. C'est pas si terrible quand on est habitué ! » Au final plus que craignos ou ghetto, c'est surtout pauvre. Ça résume un peu tout le topo. « Et puis les bandanas c'est pas trop à la mode, chez moi ils se rasent tous la tête. Si tu tiens à tes cheveux faut pas faire de gang ! » elle glousse un peu. Il aura le droit de comprendre ça comme une plaisanterie ou pas. Mais là Maci elle pense à Kai et ses minauderies de gamin là et pendant deux secondes elle se dit que lui il tiendrait pas une minute avec ses voisins. Santo trinque à leur duel pour la victoire et ça la fait rigoler un instant avec son verre de vin - ou peut-être que ça lui monte un peu à la tête aussi, aussi tôt dans la journée - pour finalement questionner les raisons de sa participation. Franchement Maci elle a jamais réfléchi si loin. « Mmmoui. Un peu des deux. C'est mes collègues qui ont fait une cagnotte au magasin pour m'envoyer aux castings et tout, parce que j'adore Thrown Dice et j'en parle souvent et puis ils se sont dit que ce serait marrant pour mon anniversaire et puis pour peut-être m'aider à gagner un peu d'argent aussi. » Limite elle est un peu là par coup de tête et par coup de chance, en fait. Mais visiblement le  jury ont vu un truc qui les intéressait chez elle outre son côté petite meuf bubbly avec son sac de plage et ses histoires de voisins et de minorités ethniques californiennes. « Alors je veux pas les décevoir eux non plus. Et toi ? Tu viens pour gagner de l'argent aussi ? Ça paye bien ton stand sur la plage ? Parce que moi à la caisse au Walmart c'est pas terrible mais bon, je fais ce que je peux, et puis les gens sont sympas. » Peut-être qu'elle devrait aller servir des cocktails sur la plage elle aussi. Quoiqu'au vu de ses compétences en pâtisserie, si elle dose les boissons de la même manière, ça risque de déraper très vite. Sa requête de lui apprendre deux-trois trucs en italien, ça se transforme vite en tentative de la rouler pour lui faire dire des trucs débiles et elle s'offusque un peu en rigolant avec sa tête d'ahurie. « J'ai rien dit du tout moi ! » elle s'exclame en rigolant un peu. Le deal qu'il lui propose ça pue le traquenard avec ses explications fumeuses. « Ohlala t'essaies de m'embrouiller, j'ai rien compris. » Maci est pas une flèche mais là c'est quand même un peu gros vu à quel point elle a rien suivi de son raisonnement, à Santo. Par contre elle a compris le but du marché et ça ça lui va parce que bon, elle est là pour jouer aussi. « Mais d'accord pour un indice. Laisse-moi deux minutes que je réfléchisse par contre parce que bon c'est pas facile. » Elle a une expression un peu vide, les yeux dérivant vers le ciel la bouche légèrement ouverte en essayant de se rappeler ce que Maurizio lui avait donné comme mots qu'elle pourrait potentiellement donner comme indices. Ça lui en rappelle un qui lui vient comme ça. « Alors euh... "étoile filante" ! » Voilà débrouille-toi maintenant Inspecteur Santo. En vrai, Maci, elle aime tellement parler que c'est un peu dur de devoir passer sous silence tout ce qui est relatif à son secret - d'habitude les secrets elle, elle les répand comme une traînée de poudre à bavarder avec les clients et les collègues, elle les garde pas pour elle plus de dix minutes. « Voilà maintenant je suis prête pour parler italien. Tu peux dire "Maci est parfaite et va gagner Thrown Dice". » Elle affiche un large sourire satisfait en lui renvoyant sa blague là, et puis comme ça elle pourra l'envoyer à Maurizio sur le réseau social, en guise de réponse à la photo hyper mims de Oscar qu'il a postée la veille.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: (week 1, thu) qué hiciste (+ santo) — Mer 15 Avr - 15:43

Le Mexique dans la tête des gamins napolitains c'était un peu le Saint Graal. On en parlait beaucoup, d'une part comme destination paradisiaque et de l'autre parce que ça symbolisait tout le cliché moderne des cartels, avec la Colombie. Santo et compagnie ils avaient grandi dans les fantômes de la mafia locale, on leur racontait ses histoires, ses réussites, ses échecs. On en tirait les bilans, on en citait ses défaites. Chez eux, personne ne les aimait. C'était ceux qui cherchaient encore à dérober leurs parents, en leur faisant payer il pizzo. Cette rente, juste pour avoir le droit d'exister. Alors quand il regardait la télé et qu'il avait la possibilité de se sortir de cette réalité pour se plonger dans celle d'autres clans, à l'autre bout du monde, ça le fascinait. Il était peut-être trop curieux à vouloir dessiner les contours de ce monde qu'il n'avait approché que par les séries ou films hollywoodiens. Peut-être que ça la dérangeait, Maci, mais lui il avait du mal à s'en rendre compte. Cette réalité, celle de la criminalité, c'était un truc auquel il avait toujours fait face. Les USA ça lui avait aussi permis de sortir le nez de son petit monde et d'en découvrir un tout nouveau. Danny c'était peut-être l'armée qui lui avait permis de sortir de son monde. Naples, c'est beaucoup plus petit. Il avait fini par glisser en chassant ses pensées. Chez nous y'a pas ces grandes avenues, ces grands espaces. Tout est super concentré. Et Naples, surtout, c'est que des mini ruelles. Quand il pensait à la différence avec les USA c'était le premier truc qui le marquait. Mais y'en avait d'autres aussi des éléments. Les gens sont différents. Genre, les napolitains ils sont super méfiants par nature. Vous, vous êtes beaucoup plus accueillants d'office. Mais après, ça s'inverse. Les ricains ils tissaient pas de vrais liens avec les autres. Santo ses seuls potes à Miami c'était des italiens ou des étrangers. Peut-être que lui était communautaire, mais il mettait ça sur le compte de la fausse gentillesse américaine. Mais peut-être que c'est différent dans les quartiers comme les tiens. Santo de toute façon il avait beau être blond aux yeux clairs il détonait assez vite dans le contexte de la Floride conservatrice. Toutes leurs règles, leurs manières d'être, leurs moeurs, c'était pas les siennes. Il avait beau rêver d'argent, il se sentait beaucoup plus à sa place à Little Haïti qu'avec la population de sa plage de riches. Trop cons. En attendant le paysage du bled de Maci il commençait bien à le retracer. Ca se confondait pas mal avec ses images mentales issues de la télévision. En l'écoutant parler le blond il continuait de dégommer tranquillement son verre. Tes collègues ils connaissent ton secret ? Il avait rebondi rapidement. S'ils l'avaient inscrite c'est qu'ils savaient qu'elle aurait un truc à raconter. Alors pour Santo ça devait être un truc assez évident, un truc inhérent à sa façon d'être à Maci, sauf si ses collègues étaient tous ses meilleurs potes. Il arrivait pas deux secondes à se sortir la recherche des secrets de sa tête. C'est quand ton anniversaire ? Moi c'est début mai. S'ils étaient encore là Santo il comptait bien faire une énorme teuf. Depuis quatre ans il avait sacrifié ses anniversaires et pour la première fois depuis un moment il avait l'impression de pouvoir en tirer quelque chose de fort. En plus, 23 ans ça se fêtait. C'était le numéro de Michael Jordan. Oui, moi je viens pour l'argent. Santo ça se voyait à sa gueule qu'un rien le faisait kiffer dans ce contexte de richesse omniprésente. Il vivait la parfaite petite vie qu'il aurait voulu vivre en-dehors du jeu. Du coup il avait pas trop honte à essayer de baratiner Maci, même si c'était pas fait méchamment. Soutirer des infos ça le faisait direct redescendre de sa mini-ébriété. Etoile filante. Il avait haussé un sourcil. Ouais ok. Tu me baratines pas hein ? La nuit des étoiles filantes c'était la nuit de San Lorenzo, le 10 août. Quand il était gamin tout le quartier récupérait des barques au port et ils allaient mater les étoiles au milieu de la baie. Puis en grandissant, ils s'étaient mis à les regarder des toits, avec quelques bières de trop. Ecoute-moi bien. Il avait braqué son regard souriant sur son visage. Maci è perfetta. C'est è genre comme si tu disais HEY, mais sans le h et le y. Puis il s'était fait plus sérieux. Par contre je peux pas continuer la phrase parce que je devrais mentir et on m'a appris à jamais mentir. Un vrai gamin du haut de ses grands yeux gris.

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Message (#) Sujet: Re: (week 1, thu) qué hiciste (+ santo) — Jeu 16 Avr - 16:41

Maci pour imaginer ces endroits dont elle n'avait jamais entendu parler avant d'arriver ici, elle est obligée de faire avec ce qu'elle connaît. Naples, le seul truc qui lui parle c'est la pizza napolitaine sur le menu de la pizzeria de la zone commerciale coincée entre le pressing et un Dunkin Donuts. L'Italie, elle en garde que des trucs un peu clichés de l'école primaire et de ce que les médias racontent, le Colisée, la Tour de Pise, un plat de spaghettis et voilà. Elle écoute Santo attentivement pour essayer d'imaginer ce qu'il décrit, à coupler ça avec ce qu'elle sait et un peu avec ce qu'elle a vu de Hallslatt aussi, parce que c'est l'Europe, après tout, ça peut pas être très différent. Visiblement les Napolitains ils sont différents aussi mais Maci elle décroche un peu quand Santo dit que ça s'inverse ensuite ou quoi. « Ça s'inverse ? Qu'est-ce qui s'inverse ? » Il a l'air en tous cas de dire que les Américains sont hyper avenants et tout, et ça fait un peu réfléchir Maci qui s'est clairement jamais posé tant de questions sur sa culture et comment elle a été élevée. Ça dépend un peu des gens qu'elle connaît, parce que Christine et Maurizio et les collègues du Walmart, ils ont toujours été super chouettes et c'est ses amis, mais c'est vrai que quand elle était au lycée, avec les copains, ils avaient quand même l'habitude de regarder un peu de travers les inconnus qui osaient traîner dans leur quartier. « Je sais pas trop. T'as peut-être raison. J'y ai jamais trop trop réfléchi... » Maci elle vit au jour le jour sans trop rien remettre en question. Parce que c'est un peu trop et un peu déprimant des fois de trop penser à pourquoi ci et pourquoi ça, surtout quand on galère comme elle. Ça la laisse un peu moins sceptique de parler des raisons pour lesquelles elle participe à Thrown Dice, en tous cas, parce que ça elle sait et c'est aussi beaucoup plus simple. Santo il perd pas le nord à poser des questions sur son secret comme ça mais Maci on lui a dit de pas trop en dire alors elle préfère afficher un grand sourire derrière son verre. « À ton avis ? » Peut-être bien que oui, peut-être bien que non. Visiblement leurs anniversaires sont pas trop éloignés non plus. « C'est le 18 Avril ! Alors c'est bientôt et puis je suis pas nominée alors je suis sûre d'avoir une vraie chouette fête la semaine prochaine avec tout le monde. Ça va être trop cool. » Ça lui arrive pas souvent, à Maci, de faire des fêtes d'anniversaire avec autant de monde sans devoir penser à quarante trucs à la fois. Elle a hyper hâte de le fêter avec tout le monde pour la première fois depuis des années. Jusque là elle a trop rien dit sur son secret mais avec son deal - et le vin chaud - Maci aime bien l'idée de prendre un risque et de balancer son premier indice. Elle a l'impression de jouer les filles un peu mystérieuses qui joue le jeu de la chasse aux secrets, c'est classe. « Non ! Moi quand je dis un truc je tiens ma promesse. C'est un vrai de vrai. » Elle les a bossés, ses indices, avant de venir, alors quand même, elle oserait pas raconter des craques. Trop honnête. Santo il s'exécute et il dit sa phrase en expliquant comment prononcer et Maci essaie de reproduire les sons correctement. « Genre ehhhhhhhhhhhhh, » elle fait, un peu exagérément, sans que ce soit très volontaire. Elle boit pas souvent du vin, faut dire. « Tu sais que mon anniversaire c'est la Saint Parfait ? » elle ajoute alors en gloussant un peu. Véridique ça aussi, elle a toujours été fière de son anniversaire pour ça, mais souvent ses collègues qui sont pas chrétiens et connaissent pas ces histoires de saints ils comprennent jamais la référence. Santo s'arrête alors et refuse de dire la deuxième partie de la phrase pour l'embêter. « Rohhh allez t'as promis ! Et je t'ai donné un indice c'est pas cool tu m'arnaques là. » Elle lui donne un coup de poing ridicule sur le bras avant de regarder son verre qui aurait pu se renverser s'il n'était pas vide. Maci se lève alors pour retourner au stand et en reprendre un autre sans rien dire, comme si elle allait au robinet de la cuisine pour se verser un verre d'eau, avant de revenir s'asseoir près de l'eau avec Santo. « Tiens santé encore, » elle fait en trinquant une nouvelle fois, un frêle Asian glow rosissant ses joues de minute en minute. C'est là que Maci, elle remarque un truc qu'elle avait jamais vu depuis le début encore. « Elle ont quoi tes dents ? Tu t'es bagarré ? C'est cliché et tout mais en vrai chez moi on en a plein qui ont des dents en or quand ils perdent des dents dans des bastons pour montrer qu'ils sont trop forts. » Elle balance ça avec son honnêteté et sa spontanéité parfois un peu brusques et pas très délicates, mais si elle reprend un verre de plus de toutes façons, y'a des chances qu'elle s'en souvienne pas demain.

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