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 dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl)

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Presley
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Message (#) Sujet: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Dim 5 Avr - 19:09

Le prime s’était achevé sur l’annonce de la répartition des chambres, et, comble du désespoir, coup final à sa santé mentale, voilà qu’il se retrouvait à devoir la partager avec un gars. Alors déjà, lui, on a beau lui dire que c’est le résultat d’un tirage au sort, il y croit moyen. Il pense plutôt qu’il doit s’agir d’un choix délibéré de la production, comme les binômes d’entrée. Il repense une seconde à la théorie de Jill, aka mademoiselle je-sais-tout. Soit ils sont diamétralement opposés, soit on les shippe. Presley, il veut pas être celui que les gamines en chaleur vont rêver de voir embrasser son camarade de chambre, un peu comme le délire autour de Louis et Harry dans les premières années de One Direction. Il a été bien clair. Lui, il est hétéro, et genre, c’est pas du tout discutable. Mais master Wiwi, lui aussi, n’a pas laissé planer de doute ; il faudra qu’il se coltine un mec dans sa chambre cette semaine, en espérant que celle d’après, le ‘tirage au sort’ lui soit un peu plus favorable.
Heureusement, la chambre en elle-même, bien que n’étant estampillée que trois étoiles, lui semble plutôt confortable. Et chance, Carl n’a pas encore l’air d’être passé par là, lui laissant donc le choix de son lit. Presley, un peu pompette à cause du champagne qu’il a siroté tout au long du prime et des quelques cocktails maison (donc ratés et overdosés) enfilés une fois hors antenne, jette sa veste de costume sur sa table de nuit et se jette immédiatement sur le lit le plus proche de la porte, non sans l’avoir tapoté au préalable, histoire de faire le spécialiste en matelas. Un Ikea 2017, sans doute. Grand cru. Il défait ses lacets maladroitement, et retire ses chaussures avant de les jeter au pied de son lit, et de s’allonger deux secondes. Il dézippe son pantalon et s’en défait, avant de le balancer à son tour au pied de son lit. Presley se rappelle même plus d’à quand remonte la dernière fois qu’il s’est allongé dans un lit, et ça le fait presque soupirer de plaisir.
Seul souci ; les lits sont tellement proches l’un de l’autre qu’un seul changement de position mal calculé lui ferait courir le risque de se retrouver à cheval sur son voisin. En temps normal (comprenez ; si on l’avait associé à une gonzesse), il s’en serait pas plaint, mais là, ça lui plaît un peu moins. Allez savoir pourquoi. Il se dit qu’il pourrait assez facilement intervertir son lit et sa table de nuit, pour la placer entre lui et Carl, ce qui lui paraît être une idée de génie, mais alors qu’il se redresse pour mettre son plan à exécution, son compagnon d’infortune pénètre dans la chambre. « Alors, j’avais pas prévu que ce soit toi le premier qui voie mon caleçon Tortues Ninja » qu’il commence, assis sur son lit. « Mais ça doit être ton jour de chance ». Chemise, calbard, chaussettes ; il a la classe et il le sait. Il se relève et fait un signe de la tête à celui qui, désormais, partagera ses nuits. « Carl, c’est un peu un prénom de vieux. » Karl, avec un K, c’était le vieil ivrogne qui faisait partie des meubles au café de son village quand il était petit. Quand il avait clamsé, le tenancier avait lancé une cagnotte, invitant tous les adultes du coin à déposer un billet ou deux dans la boîte à chaussures recouverte de papier cadeau ‘Joyeux Anniversaire’ (glauque af) prévue à cet effet. Presley se rappelle que son père y avait glissé 1000 francs, et que malgré ça, le vieux Karl avait été enterré sous une misérable croix de bois. Quand il avait fait remarqué que du coup, cet argent aurait été mieux dépensé s’il avait servi à lui acheter Pokemon version Crystal sur sa Game Boy Color, il s’était ramassé une claque qui avait laissé une trace sur sa joue droite jusqu’au lendemain.

« Faut qu’tu m’le dise si j’dois serrer les fesses la nuit »

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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Lun 6 Avr - 16:31

Il a énormément de mal à se séparer de Rosamie après le prime, lorsque le moment est venu pour chacun de rejoindre ses quartiers. Un peu plus tôt dans la soirée il a appris qu'ils dormiraient au même étage et ça l'a mis en joie, mais ça c'était avant de comprendre qu'ils bénéficieraient pas du même prestige de chambre et donc qu'ils ne seraient pas voisins de palier. Carl il redoute déjà les nuits à venir en sachant que son binôme, aka son unique repère pour l'heure dans ce jeu, ne sera pas tout près et qu'un couloir au minimum se trouvera entre eux. Un couloir c'est rien pour la plupart des gens et ça se traverse en dix secondes, mais pour lui c'est un obstacle qui se dresse déjà entre Rosamie et lui, sûrement le premier d'une longue liste et ça le décourage d'avance. Il la regarde s'éloigner à regret avec la furieuse envie de lui courir après, ce moment il le vit comme un déchirement et quand on sait qu'ils se sont rencontrés juste quelques heures plus tôt on réalise à quel point le bonhomme peut se montrer dramatico-excessif. Rosamie c'est presque encore une inconnue pour lui et pourtant y'a ce lien entre eux déjà si important pour lui, il saurait même pas l'expliquer. À présent qu'il se retrouve seul Carl erre au deuxième étage en se disant qu'il finira bien par tomber sur sa chambre, mais clairement il met pas beaucoup de volonté dans le fait de la chercher. Et au final il a aucun mal à la trouver, la porte 05 apparait devant lui au bout de deux minutes et la logique voudrait qu'il y entre, maintenant. Vu le temps qu'il a passé à discuter avec Rosamie à leur arrivée dans le village il est à peu près sûr que son coloc s'est déjà installé, ce qu'il peut effectivement constater en passant la porte. Le type est dans son lit en caleçon et ses fringues sont éparpillées un peu partout dans la pièce, bref il a complètement pris ses aises et Carl a un peu de mal à aligner un pas devant l'autre sans se prendre les pieds dans une godasse. Faut dire ce qui est, c'est pas bien grand mais sûrement suffisant pour y dormir à deux en acceptant d'être juste un peu à l’étroit. Presley - c'est le nom de son coloc qu'il s'est employé à retenir en priorité pour des questions de commodité - le gratifie d'une remarque sur son caleçon qu'il aurait le privilège de voir le premier et ça le prend un peu de court. « Je m'attendais pas à ça non plus. » il souffle en traversant la pièce le regard baissé car la situation le met pas super à l'aise. Il a rien contre le fait que son camarade se mette bien, il pensait juste pas que la toute première vision qu'il aurait de leur colocation serait celle d'un mec en calebar et chaussettes. « Tu dors comme ça du coup ? » il demande en commençant à défaire ses affaires. Carl peut pas dormir autrement qu'en pyjama lui, il va d'ailleurs pas tarder à le dégainer pour se changer mais si son coloc est plutôt du genre à dormir les jambes à l'air il respecte ça. La remarque sur son prénom le pique un peu, par contre. « Ah. Et Carlyle, c'est encore pire tu trouves pas ? » Carlyle c'est le prénom de vieux par excellence, là oui y'a moyen de le clasher là-dessus il peut que s'incliner. « C'est mon vrai nom, mais je l'aime pas. » Dès ma naissance papa et maman avaient décidé que je serais en galère dans la vie. Faut pas s'étonner qu'avec un nom pareil il insiste pour se faire appeler par son diminutif, alors okay Carl c'est pas dingue non plus mais ça reste hautement plus acceptable. « Presley c'est pas hyper moderne non plus, hein. » il l'informe du coin de l’œil, le nez toujours dans ses affaires. Le voyage a été long et il aimerait juste se coucher là, mais pas avant d'avoir défait sa valise car il se connait, le courage qu'il n'a pas sur le moment il ne l'aura pas non plus demain alors autant régler ça ce soir pour être tranquille. Il raconte quoi là par contre ? « Hein ? » il rétorque en relevant la tête lorsque Presley parle de serrer les fesses, pour quoi il en sait rien. « J'ai pas compris, tu veux dire quoi par là ? » Carl il a clairement pas la ref, c'est sûrement trop imagé pour lui. Ou peut-être aussi qu'il est trop innocent pour capter de quoi Presley veut parler et dans un sens c'est sûrement pas plus mal. « Si y'en a un qui devrait serrer les fesses c'est le blond qui s'est ramené avec une guitare ce soir ! Il a chopé la diarrhée le pauvre, je l'ai entendu le dire tout à l'heure. » Faut quand même en avoir une sacrée paire pour oser l'avouer devant des millions de téléspectateurs, lui n'aurait pas pu. De toute façon Carl il a pas eu besoin de ça pour foirer son entrée, il a suffi qu'il mette les pieds sur l'embarcadère avec sa gênance naturelle pour certainement faire rouler des yeux tous les gens devant leur télé. « Toi aussi c'est ça ? J'ai des médocs dans ma valise si tu veux. » il lance dans un sourire, car s'il peut éviter à son coloc de passer sa nuit à naviguer entre son lit et les toilettes il le fera avec plaisir. Pourtant Presley a pas l'air mal en point quand il l'observe, bon, il doit vraiment pas avoir saisi l'allusion au départ.

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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Lun 6 Avr - 23:32

Le pauvre Carl, il a l’air complètement paumé, et c’est pas son caleçon qui a l’air de le détendre. Presley, il rit d’un rire franc, parce qu’il lui fait un peu pitié, le pauvre Carl, avec son air de chien battu, mais aussi parce qu’il est un peu rassuré. C’est clair, ce gamin-là n’a pas l’air de fantasmer sur lui, et ça, ça lui va très bien. Il lui demande s’il dort toujours comme ça, et Presley hausse les épaules en baissant la tête pour se regarder de la tête aux pieds. « Bah, en général, j’retire la chemise et les chaussettes, mais ouais, c’est à peu près comme ça qu’je dors. Pourquoi, ça t’dérange ? » qu’il lui demande, bien que si c’était le cas, il ne sait pas trop comment il pourrait dormir autrement. Il était pas venu avec sa robe de nuit, dommage.
Il voit que son colocataire tique un peu quand il lui fait une remarque sur son prénom. Bon, c’est vrai quoi, Carl, c’est un peu nul comme nom, pour un gamin de quoi, vingt ans ? « Ah ouais nan, Carlyle c’est beaucoup plus classe. » Il est sincère en disant ça, ça sonne hyper cool, et d’ailleurs il ne se gênera pas de l’appeler comme ça plutôt que par son diminutif chiant. En retour, il se ramasse une remarque sur son prénom à lui, et depuis le temps qu’il doit vivre avec, Presley ça le fait même plus lever un sourcil. En vingt-neuf ans, il a fini par s’y faire. « C’est ma grand-mère qui voulait. J’suis né le même jour que la fille d’Elvis, enfin, à quelques années près. »
Carlyle le regarde même pas, il a le nez dans ses affaires, et Presley trouve ça dingue qu’il ait le courage de défaire sa valise si tôt. La sienne, il la défera sans doute jamais, piochant chaque jour un nouveau caleçon dans le tas, jusqu’à ce tout déborde et qu’il soit obligé de tout balancer en l’état dans une armoire. C’est pas vraiment un as du rangement.
Bon. Il a pas compris sa question. Mais il sort d’où, ce Carlyle ? « Bah, j’veux dire, si t’as l’intention d’m’enculer une fois qu’j’serai endormi… » Une blague, c’est toujours moins drôle quand faut l’expliquer. Ca fait longtemps qu’il a pas croisé un gars pas complètement perverti à la sortie de l’adolescence. Lui, ça fait au moins quinze ans qu’il transforme un rien en conversation tendancieuse dès qu’il en a l’occasion. Alors que Carlyle capte pas l’allusion qu’il venait de faire, ça le dépasse complètement. Mais là il est occupé de lui parler d’un gars qui s’est chopé la chiasse et pour le coup, c’est lui qui est paumé. « Quoi, le blond platine là ? C’est lui qui l’a dit ? » Mais quelle légende. Faudrait qu’il le trouve au plus vite, avec lui, il risque de s’entendre. Mais clairement, il est content de pas avoir à partager sa chambre. « Serrer les fesses, ça sert à rien. Enfin, à part à faire monter la pression pour… enfin, plus tard, quoi. » Une image peu ragoûtante lui vient à l’esprit et Presley la chasse rapidement alors que Carlyle lui demande s’il lui faut un cachet. « Nan, ça va, c’est gentil, peut-être demain, quand j’aurai la gueule de bois. » Parce que c’est clair, il va regretter ses excès de ce soir. « T’es venu avec ta pharmacie ? » Vraiment un drôle de gars, ce Carlyle.

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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Mer 8 Avr - 3:18

Il a à peine regagné sa chambre que son nouveau coloc se paie déjà sa tête, ça promet. Carl est déjà passablement tendu et l'attitude du bonhomme ne l'aide pas franchement à décompresser après cette première soirée riche en émotions. Il en a gros sur le cœur d'avoir dû se séparer de Rosamie et ce qu'il voudrait maintenant c'est être un petit peu ménagé, ou tout du moins pas trop malmené. C'est un peu perturbant pour lui de rencontrer Presley dans cette tenue mais c'est la gêne des débuts, faut juste qu'il s'habitue à la proximité avec un gars très très à l'aise en caleçon et ça va le faire, dans quelques jours tout ça sera derrière lui. « Non non, moi je m'en fiche. Si t'es bien comme ça alors tant mieux. » C'est pas comme si le gars dormait tout nu non plus, là oui y'aurait un problème car Carl n'est pas à l'aise avec la nudité, la sienne comme celle des autres. Il échappe pas à une remarque sur son prénom, et alors qu'il pense démontrer à Presley que le nom dont on l'a affublé à la naissance est encore pire voilà que son coloc partage pas du tout son avis sur la question. Carlyle, classe ? Qui l'a payé pour dire ça au juste ? « Euh tellement pas. » il réplique d'un air franchement perplexe. Ça l'arrange pas que Presley adhère beaucoup plus à son vrai nom qu'à son diminutif, parce qu'il encoure le risque qu'il ne l'appelle plus que comme ça maintenant. Il aurait sûrement mieux fait de se taire, en fait. « Ici je suis Carl, d'accord ? » Il a expressément demandé à la production d'utiliser Carl partout où ils auraient besoin de l'écrire et il en attend autant de ses camarades. C'est sous ce nom-là qu'il est le plus à l'aise et ça l'embêterait que son coloc ne respecte pas sa volonté dans l'unique but de le contrarier. Presley doit quant à lui son nom à sa grand-mère qui devait être une grande fan du King, et cette petite anecdote le fait sourire. « T'aurais pu t'appeler Elvis en vrai, tu l'as échappé belle quand on y pense. » Elvis ça rafle la palme du prénom moche par excellence, peut-être même pire que Carlyle pour le coup. Il comprend pas de quoi son coloc veut parler après ça, ça a un peu rien à faire dans leur conversation et il sait pas vraiment d'où ça sort. Presley exprime alors sa façon de penser de manière très crue, il s'attendait vraiment pas à ce que leur première conversation prenne une telle tournure. Carl ça le choque, il en fait carrément tomber sa valise qu'il regrette d'avoir ouverte un peu plus tôt du coup. Même s'il capte pas la plupart des allusion du genre, enculer, il sait quand même ce que ça veut dire et à présent il visualise très bien où Presley voulait en venir tout à l'heure. « Ça va pas bien la tête ? Pourquoi je t'enc.. pourquoi je ferais ça ? » il demande, vachement perturbé par ce qu'il vient d'entendre et surtout par la manière décontractée avec laquelle Presley lui a sorti ça. Dans le plus grand des calmes, comme si ça s'inscrivait dans la continuité d'une conversation normale entre colocs. « Tu te sens pas en sécurité avec moi pour penser des trucs pareils ? » C'est sûrement qu'une blague de très très mauvais goût, mais maintenant Carl risque d'avoir un peu de mal à appréhender sereinement les nuits dans la même pièce que ce gars dont les idées sont assez dérangeantes. « Moi tu sais c'est les filles que j'aime. Je les aime même beaucoup. » il l'informe l'air de rien en récupérant ses fringues tombées par terre. Il a toujours beaucoup aimé les filles Carl, parfois il les a même aimées un peu trop. Tout ça pour dire qu'il ne risque rien avec lui et qu'il peut dormir tranquille, sans avoir besoin de serrer les fesses, donc. « Et toi t'aimes les filles ou les garçons ? Tu peux aimer les deux aussi, je trouverais ça cool perso. » Il le gratifie d'un sourire, des fois que ça l'incite à se confier. De toute évidence Presley est passé à côté du grand moment que Kai leur a offert ce soir, une intervention probablement déjà culte et partagée en masse sur les internets à l'heure qu'il est. « Oui tout à l'heure, j'espère qu'il va mieux. » Ce qu'il retient lui dans tout ça c'est que leur camarade a été foudroyé par une diarrhée au pire moment qui soit et vraiment il compatit, ça doit pas être drôle du tout. Il proposerait bien un antidiarrhéique au blond vu qu'il doit bien avoir ça dans sa trousse de médocs, sauf qu'il a pas retenu le numéro de sa chambre. Justement Presley tique là-dessus, et lui demande s'il a ramené sa pharmacie avec lui. « J'ai surtout apporté mon stock de triptans en fait, parce que je fais pas mal de migraines. En parlant de ça d'ailleurs, et vu qu'on va dormir ensemble, je pense que je peux te parler de mon rêve récurrent. » Carl est sérieux, il s'apprête à lui faire un speech sur ses rêves ou plutôt son rêve, car il est abonné à l'un d'entre eux en particulier depuis un bon moment déjà. « C'est un rêve que je fais presque toutes les nuits. Ce qui se passe dedans est pas très important, mais à chaque fois que le rêve touche à sa fin je me prends un coup sur la tête et quand je me réveille j'ai mal au crâne à l'endroit où j'ai reçu le coup. » Il sait pas si c'est susceptible de grandement intéresser Presley mais il va pas tarder à comprendre pourquoi il juge utile de lui en parler, y'a un rapport avec son humeur au réveil qu'il pourrait prendre contre lui s'il ne l'avertit pas. « T'en fais pas je suis calme la nuit, mais un peu renfermé le matin le temps de prendre mes médocs et qu'ils fassent effet. Donc si j'ai du mal à émerger et que je parle pas trop tu sais pourquoi. » Il s'est beaucoup pris la tête avec ses colocs de Brighton justement à cause de ça, parce qu'ils ne comprenaient pas pourquoi il était si distant le matin et ne déjeunait pas avec eux. Ces mecs-là n'ont jamais dû se lever avec la tête comme un compteur à gaz, et faut se dire que pour Carl c'est un scénario qui se répète quasiment tous les jours. Il se rappelle plus comment il vivait avant de connaitre les triptans mais clairement il pourrait plus s'en passer. « T'es pas un adepte des réveils en fanfare j'espère. » il reprend d'un air amusé même s'il est très sérieux derrière cette remarque, et espère sincèrement que Presley ne lui hurlera pas dans les oreilles de bon matin car faut bien imaginer que ses réveils sont suffisamment éprouvants comme ça pour qu'il n'en rajoute pas.

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Dernière édition par Carl le Ven 10 Avr - 15:58, édité 1 fois
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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Mer 8 Avr - 23:26

Il sent bien que Carlyle, il est pas hyper à l’aide de le voir en caleçon, enfin, il a pas l’air à l’aise en général. Mais il a l’air de faire des efforts pour pas trop l’emmerder, et Presley, clairement, il va pas s’en plaindre. Par contre il a pas l’air d’être content que Presley trouve son nom complet plutôt classe, de peur sans doute qu’il se mette à l’appeler comme ça à la moindre occasion. Ici, il est Carl, qu’il lui dit. « Pourquoi t’aimes pas Carlyle ? » que Presley lui demande, parce que des gens qui n’aiment pas leur prénom, il en a rencontré des tas, mais des types tant sur la défensive à ce propos, pas tellement. Lui il en peut rien s’il trouve Carlyle plus cool que le diminutif qu’il s’est choisi, et si vraiment, vraiment, il tenait à ce qu’il l’appelle Carl, alors peut-être qu’il le ferait, parce que Carlyle, avec son air angoissé, il a pas l’air d’avoir besoin de ça. Presley lui tapera déjà suffisamment sur le système de par leurs différences de caractère, et il n’aura certainement pas besoin d’enfoncer le clou plus qu’il ne le sera déjà naturellement.
Carlyle note qu’il l’a échappé belle avec son prénom. C’est clair que Presley, comparé à Elvis, c’est quand même un peu plus facile à porter, même si les deux laissent peu de doute quant à leur origine. « C’est clair » il se contente de confirmer dans un rire bref mais franc. Le pire, c’était qu’en grandissant, sous certains angles, il lui ressemblait un peu, alors il imagine pas s’il s’était réellement Elvis, sa vie aurait rapidement pu tourner au cauchemar. Alors il réfléchit deux secondes, mais il parvient pas à penser à un quelconque Carlyle auquel son colocataire ressemblerait, mais ça ne lui vient pas. S’il n’aime pas son prénom, ça doit être pour une autre raison qui lui échappe totalement.
Carlyle, il s’étouffe presque en entendant Presley parler, et ça, ça l’amuse beaucoup. C’est vraiment un drôle de gars. On dirait qu’il est né hier. Il lui demande s’il se sent pas en sécurité avec lui. « Si, avec toi, j’ai bien compris que j’risque rien » qu’il lui répond, un grand sourire aux lèvres. Aucun risque en effet. Il dormira tranquille, et se réveillera sans crampes aux fesses. Un vrai plaisir.
Il enchaîne sur un délire d’aimer les filles, et là, Presley, il est complètement perdu. Un type perché comme ça, ça se rencontre pas tous les jours, et même lui en perd ses mots (et franchement, ça n’arrive pas tous les jours). Il sait pas quoi dire, et il fixe Carlyle d’un air incrédule. Lui, ça fait depuis qu’il a cinq ans qu’il ne parle plus comme ça, si tant est qu’il ait parlé comme ça un jour. « Euh, nan, j’suis hétéro, juste hétéro » qu’il lui répond en fronçant les sourcils, parce qu’honnêtement, à ce moment-là, il se demande si Carlyle se fout pas de sa gueule. « J’préfère les filles, ‘fin, comme toi quoi. » Aimer, c’est sans doute un grand mot, sa dernière relation sérieuse commence un peu à remonter. Presley se passe une main dans les cheveux, pour masquer sa perplexité, et parce qu’il commence à se demander s’il est pas plutôt occupé à halluciner. Pourtant, il est certain de n’avoir pu que de l’alcool, et du plus loin qu’il s’en souvienne, y’avait pas de champis dans le buffet.
Presley lui demande s’il est revenu avec toute sa pharmacie et Carlyle lui répond, que oui, enfin non, qu’il a surtout pris de quoi traiter ses migraines matinales, il lui parle du rêve qu’il fait tous les jours. Il se ramasse un coup sur la tête, ça le réveille, et il a mal là où il s’est reçu le coup. Remarque, c’est pas si incongru que ça, et même, ça pourrait expliquer pourquoi il est si perché en permanence. « Chaud, un peu comme des paralysies du sommeil, tu connais ? » Il déboutonne sa chemise et s’assoit sur son lit. Ca l’étonnerait qu’il connaisse, vu qu’il a l’air d’être tombé du ciel avant-hier.
Carlyle lui explique qu’à cause de ses migraines, il est pas hyper commode le matin. « Nan, t’inquiètes, j’suis pas trop du matin non plus » qu’il le rassure, franchement, lui, déjà, il a pas pour habitude de se lever tôt, et puis faut surtout pas lui parler avant qu’il ait bu son café et mangé ses Kellogg’s, parce qu’il risque de péter un câble. Du coup, ça le rassure aussi de savoir que c’est pas Carlyle qui le fera chier non plus. Il se ficheront la paix mutuellement et tout se passera pour le mieux. « Tu ronfles ? Moi ouais, ‘fin j’crois, du coup j’espère qu’t’as l’sommeil lourd. » Enfin, jusqu’à ce que son rêve lui balance un truc à l’arrière du crâne, quoi.

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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Ven 10 Avr - 19:04

Presley a pas l'air de vouloir lâcher l'affaire avec Carlyle, c'est pourtant pas faute de lui avoir demandé d'oublier ce nom-là et de l'appeler Carl. C'est simple à retenir, facile à prononcer et surtout beaucoup plus passe-partout que ce prénom à la noix que ses parents ont eu le malheur de lui attribuer à la naissance. Enfin ses parents, Carl il sait très bien que sa mère a pas trop eu son mot à dire pour ça comme pour un tas d'autres choses, et c'est sûr que ça aide pas à lui faire aimer ce prénom de savoir que ça vient encore d'une décision en forcing de son père. Celui-là c'est pas nouveau qu'il veut décider de tout, tout le temps, il aime mener son petit monde à la baguette comme si l'opinion des autres méritait pas d'être entendue. « C'est moche et démodé, Carlyle. Et puis c'est mon père qui a choisi ce prénom, ma mère elle préférait Jared mais il a eu le dernier mot comme d'habitude. » Jared c'est pas génial non plus mais maman aura toujours plus de goût que papa. Pas négociable. S'il y a un prénom qu'il aurait pas non plus voulu porter c'est bien Elvis, et son coloc peut s'estimer heureux de s'appeler Presley aujourd'hui car il est sûrement pas passé loin de se trainer l'un des pires noms qui existent toute sa vie. Elvis ça pourrait rejoindre sans problème Carlyle dans le top 5 des noms les plus moches que Carl a commencé à établir dans sa tête, et où il reste officiellement trois places du coup. Presley comprend qu'il risque rien avec lui et ça le rassure de savoir que son coloc s'imagine pas être tombé avec un grand malade, et aussi d'apprendre qu'il était pas vraiment sérieux quand il parlait de profiter qu'il dorme pour.. bref. Alors c'est vrai qu'il est un peu spécial Carl mais on peut pas lui enlever le fait que c'est un gentil garçon et qu'il ferait pas de mal à une mouche, et s'il lui arrive de faire des trucs pas très moraux parfois il faut se dire qu'il le fait jamais avec de mauvaises intentions. « Au fait ça te dérange pas si j'invite parfois Rosamie dans notre chambre ? Elle m'a offert un accès à la sienne tout à l'heure alors ça me semble bien normal d'en faire autant, tu verras elle est trop gentille Rosamie. » En fait Carl n'a pas vraiment eu le courage de lui proposer de venir aussi le voir quand elle le souhaiterait mais pour lui ça tombe un peu sous le sens que l'invitation soit valable dans les deux sens. Il aimerait bien que Rosamie vienne d'elle-même mais peut-être aussi qu'elle osera pas, en tout cas dans sa tête Carl s'y voit déjà lui. « Juste, si elle doit venir, tu pourrais éviter de te retrouver en caleçon devant elle ? J'ai pas envie de la gêner. » Surtout si c'est pour l'accueillir dans ce caleçon Tortues Ninja, ce sera pas du meilleur effet et il est pas sûr d'assumer son coloc devant Rosamie s'il fait pas un petit effort vestimentaire en sa présence. « Toi aussi tu peux inviter quelqu'un si tu veux, ça me dérange pas. » il ajoute dans un sourire car ça aussi ça marche dans les deux sens, y'a pas de raison qu'il puisse inviter son binôme et pas Presley. S'il veut par exemple proposer à la fille avec laquelle il est entré ce soir de venir Carl est okay, le tout c'est de se prévenir mutuellement s'ils ont de la visite de prévue  histoire que la chambre soit bien rangée et qu'ils soient tous les deux présentables. Presley se dit hétéro, juste hétéro mais après il dit qu'il préfère les filles. Carl trouve pas ça très clair mais c'est peut-être son cerveau qui déconne et qui veut pas imprimer l'info. « Tu préfères, ça veut dire que t'aimes quand même un peu les garçons aussi ? » Parfois Carl il comprend un peu ce qu'il veut. Après quoi il évoque son rêve récurent, les migraines qu'il se tape tous les jours et les médocs qu'il prend pour les tuer dans l’œuf avant qu'elles viennent totalement ruiner ses journées. Tout ça il estime pouvoir le partager avec son coloc car il voit pas pourquoi il en ferait un secret. Presley lui parle alors d'un autre truc qui n'a pas l'air très fun non plus et lui demande s'il connait : la paralysie du sommeil. Quésaco ?« Euh non, c'est quoi ça ? » il demande car c'est bien la première fois qu'il en entend parler. Le mot paralysie lui fait peur parce que ça lui fait automatiquement penser à Blake, il ignore ce que c'est ce truc dont il lui parle mais il sait déjà qu'il a pas envie d'en faire l'expérience. C'est bon, ses migraines lui suffisent amplement. Presley confie n'être pas trop du matin et ça l'arrange, car on peut peut pas non plus dire qu'il soit du genre à se lever aux aurores surtout avec le rythme qu'il a pris depuis qu'il bosse plus. S'il continue à se coucher sur les coups de trois ou quatre heures du mat' il risque pas de pouvoir émerger avant onze heures, et ça risque de devenir rapidement un problème ici. Son coloc ronfle par contre, il a la bonté de le prévenir au moins et il trouve ça sympa de sa part. « C'est pas un souci je mettrai du coton dans mes oreilles si ça m'empêche de dormir. Et moi je sais pas si je ronfle en fait, ce sera à toi de me dire. » Carl s'est jamais trop posé la question en fait, c'est pas un truc dont il s'est soucié jusque là pour une raison toute simple qui doit paraitre assez évidente maintenant. « J'ai jamais dormi dans le même lit que quelqu'un donc personne a pu me dire si je ronflais ou non, au pire on ronflera en chœur. » il réplique dans un sourire, même s'il est un peu gêné quand même de devoir lui avouer ça. La dernière fois qu'il a partagé le même lit que quelqu'un ça devait être quand il avait cinq ans et qu'il venait se réfugier dans celui de ses parents après ses cauchemars, mais c'est si vieux que ça compte même plus ça. À la maison comme dans sa coloc il a toujours eu sa propre chambre, donc s'il ronfle il en a tout simplement pas conscience car ça se saurait si c'était un truc qu'on pouvait apprendre de soi-même. « Bon je vais sortir mon pyjama tu vas pouvoir me dire ce que t'en penses, moi en tout cas je l'aime beaucoup ! » il annonce avant de farfouiller dans les affaires qu'il n'a pas encore ramassées après que sa valise soit tombée, pour sortir un pyjama à carreaux qu'il exhibe assez fièrement à la vue de son coloc. Ce pyjama a une valeur sentimentale particulière pour lui donc si Presley doit lui dire qu'il est immonde, faut espérer qu'il le fera avec un minimum de tact.

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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Dim 12 Avr - 0:56

Bon, Carlyle a vraiment l’air de tenir à ce que Presley ne l’appelle justement pas Carlyle. En général, ce genre de truc, ça lui donnerait encore plus envie de pas lâcher l’affaire, et de le faire chier avec ça jusqu’à la fin des temps, mais il se dit que s’il fait ça, il y a un risque qu’il se mette à pleurer, et ça, Presley préfère éviter. Être en présence de quelqu’un qui pleure, en plus du fait que c’est hyper gênant, faut toujours se taper la demie-heure après la crise de larmes avec le genre de hoquet-reniflement bizarre, et ça, il peut juste pas supporter. « Mouais, bof ta raison, Carl » qu’il lui dit en insistant sur le ‘Carl’ histoire qu’il comprenne que, c’est bon, il l’emmerdera pas avec ça plus longtemps. Presley, c’est clair qu’il aime bien faire chier son monde, mais il reste quand même sympa avec les enfants.
Une fois le sujet prénoms de merde clos, Carl lui demande si ça le dérangerait qu’il invite une certaine Rosamie dans leur chambre. Presley, évidemment, ça lui pose aucun souci, au contraire, parce qu’il ne s’est pas encore remis du fait qu’il lui faudra partager sa chambre avec un gars, et que la présence ponctuelle d’une jeune demoiselle rendrait sans doute l’expérience moins traumatisante. Le plus fou, là-dedans, c’est que Carl a l’air de s’être lui-même fait inviter dans la chambre de ladite Rosamie. Et clairement, Presley a du mal à y croire. « T’as déjà pécho une gonzesse ? » qu’il lui demande, parce que franchement, si oui, il est sur le cul. De n’importe lequel des types qu’il a croisés ce soir, passe encore. Lais de Carl, le bébé adulte ? No no. « Elle peut venir quand elle veut. » Evidemment. « J’te promets rien pour le caleçon, par contre. » C’est genre sa deuxième peau, et quand il est dans sa chambre, il est assez rare de le trouver complètement habillé. « J’ferai un effort pour pas être nu. » Bon, ça, c’est surtout pour faire croire à Carl qu’il risque de lui tomber dessus en tenue d’Adam.
Il lui dit que ça ne le dérange pas qu’il invite quelqu’un, lui aussi, et évidemment, il pense directement à Jill, avec qui il a passé une partie de la soirée, et qui, coïncidence, doit avoir à peu près le même âge que Carl. « Hm, j’crois pas qu’vous vous entendriez bien » qu’il lui répond en fronçant les sourcils. Elle s’en donnerait sans doute à cœur joie, bien sûr, mais Carl ne survivrait sans doute pas à l’expérience. Puis il n’est pas baby-sitter, non plus. Un gamin dans sa chambre, ok. Un gamin se faisant victimiser par une gamine dans sa chambre, no thanks. Plus de dix ans qu’il avait laissé les dramas de lycée derrière lui, et, curieusement, il n’a aucune envie d’y retourner.
« Nan, nan. Juste les filles. » N’importe qui aurait compris. Mais Carl, non, il faut qu’il joue sur les mots, et Presley, bien qu’il ait tendance à faire la même chose, ça le saoûle. Il n’a pas l’air de lui avoir répondu ça pour l’emmerder, alors Presley passe l’éponge, cette fois. Carl lui parle de son rêve chelou dans lequel il se ramasse un coup sur le crâne. Presley, évidemment, fait le rapprochement avec une paralysie du sommeil, et Carl, évidemment, n’a aucune idée de ce dont il veut parler. « C’est quand tu t’réveilles en pleine nuit et qu’tu t’rends compte qu’tu sais plus bouger, ni parler, comme si quelque chose te clouait à ton lit, c’est assez flippant. Ca dure une trentaine de secondes, environ. » La première fois que ça lui était arrivé, il avait d’abord tenté d’appeler sa mère, encore et encore, à chaque fois un peu plus fort, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Au moment où, enfin, il était parvenu à crier, il avait hurlé si fort qu’il avait dû réveiller tout le quartier. Il n’était pas parvenu à se rendormir.
« J’entendrai rien, quand j’dors tu peux faire péter une bombe nucléaire à côté de moi et j’remarquerais rien » qu’il lui répond en s’allongeant sur son matelas, les bras croisés dans la nuque. « T’as jamais dormi dans l’même lit que quelqu’un ? Attends, t’as quel âge ? » Presley ne dit pas ça pour l’embarrasser mais ça lui paraît quand même bizarre. Qu’il ait jamais eu de relation, amoureuse ou pas, ça, il l’avait déjà plus ou moins compris, mais de là à ne jamais avoir partagé le lit de qui que ce soit, c’est chaud, quand même. Avec les cousins chez papie et mamie, en voyage scolaire, pendant une soirée… Les occasions sont multiples, quand même. Presley ferme les yeux une seconde, parce que l’alcool commence tout doucement à lui faire tourner la tête et que cette conversation imprévue lui prend bien plus d’énergie que prévu, alors que Carl s’enthousiasme à l’idée de lui montrer son pyjama. Presley s’en trouve encore un peu plus perdu et perplexe face à ce gamin qui, décidément, lui paraît de plus en plus bizarre. Il rouvre les yeux et se redresse pour jeter un œil à son colocataire, le nez dans sa valise, occupé à chercher le fameux pyjama. Et quand enfin il le trouve, et l’exhibe fièrement devant Presley, il n’est pas certain de savoir quoi en penser. « Donc j’suis l’premier à voir c’pyjama ? » qu’il lui demande en fixant le motif à carreaux devant lui. « Quel honneur. » Il hoche la tête, un sourire aux coin des lèvres. « Bon, clairement, c’est pas hyper sexy mais j’suppose qu’ça t’correspond. » Lui, avec son caleçon Tortues Ninja, il en savait un rayon. « Ta copine devrait apprécier. »


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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Mer 15 Avr - 3:32

C'est rare qu'il ait en quelque sorte le dernier mot dans un débat, il pensait pas réussir à faire plier son coloc mais il semblerait qu'il ait obtenu gain de cause pour que celui-ci oublie son nom de naissance et se contente de l'appeler Carl. C'est une petite victoire qui fait plaisir mais il se garde bien de le montrer, il a bien trop peur de relancer le truc malgré lui. Presley a pourtant pas l'air d'être un gars facile à convaincre et il est certainement doté d'une sacré esprit de contradiction, mais il s'arrête là sans savoir que Carl a pas assez de courage et de volonté pour tenir tête à qui que ce soit et qu'il aurait facilement pu l'emporter s'il avait insisté quelques minutes de plus. Ça aurait pas été une partie de plaisir pour l'irlandais de se faire appeler par un nom qu'il déteste pendant des semaines, mais il aurait survécu. Presley est limite trop sympa, faut pas lui céder trop de choses à Carl car après il y prend goût. Mais puisque c'est semble-t-il réglé il peut à présent évoquer son projet de faire venir Rosamie dans leur chambre à l'occasion cette semaine, il en a pas directement parlé avec l'intéressée mais s'il obtient l'accord du grand brun ce sera fait dès demain matin. Avant de l'inviter il tient quand même à s'assurer que Presley a rien contre, il suppose que c'est le genre de choses qui se font entre colocs et il sait qu'il peut pas faire tout ce qui lui chante à partir du moment où ils partagent cette chambre à deux. Il fronce légèrement les sourcils face à la question de Presley. Rosamie c'est pas une gonzesse, c'est une princesse d'abord. « Mais non roh, j'te parle de mon binôme d'entrée. On s'entend grave bien alors voilà j'aimerais bien l'inviter, c'est tout. » C'est tout comme il dit, en tout cas s'il a un truc en tête il va clairement pas en parler à son coloc parce qu'il voudrait pas que ce dernier fasse foirer ses plans. À partir du moment où il l'informe qu'il voudrait filer un accès à leur chambre à Rosamie il estime être réglo, tout ce qu'il peut prévoir en dehors de cette pièce va rester sagement confiné dans sa tête. Presley est pas sûr de pouvoir lui promettre qu'il fera un effort sur sa tenue quand elle viendra et sa remarque après ça le fait sursauter. Il en a des frissons rien qu'en l'imaginant déambuler nu devant Rosamie, la dernière chose qu'il souhaite c'est de la traumatiser la pauvre. « Non mais tu peux mettre un pantalon, j'sais pas ? Allez s'te plait, je veux pas être obligé de lui préciser que mon coloc est.. bizarre. » Et clairement il le fera si Presley lui jure pas solennellement qu'il sera présentable devant son binôme, car s'il doit infliger une vision malaisante à Rosamie il fera en sorte de la préparer psychologiquement avant. Carl est un peu surpris d'entendre qu'il a peu de chance de s'entendre avec le binôme d'entrée de Presley, il se demande bien sur quoi celui-ci se base pour dire ça et forcément il le prend un peu pour lui. « Et pourquoi ça ? » il demande en relevant la tête pour croiser son regard histoire de voir s'il est sérieux et il a l'air de l'être. « T'as pas envie de me la présenter en fait, dis-le. » Il lui en faut pas davantage pour se mettre en tête que Presley assume pas de se retrouver lié à lui cette semaine, et qu'il préfère du coup tenir la candidate concernée éloignée de leur chambre pour qu'elle n'ait pas à côtoyer un mec dans son genre. C'est peut-être juste qu'ils ont des caractères trop différents pour que ça puisse matcher aux yeux de son coloc, mais Carl sombre tout de suite dans ses idées délirantes où il lui suffit d'exister pour faire fuir le monde entier. Presley lui assure qu'il n'aime que les filles et il hoche la tête pour lui faire savoir qu'il a pigé, cette fois. Et puis le fait d'évoquer le rêve qu'il fait presque toutes les nuits inspire le grand brun, qui lui parle de paralysie du sommeil. Carl découvre alors un phénomène hyper flippant, apparemment les gens touchés par ce truc se réveillent en pleine nuit sans pouvoir bouger ni parler et doivent simplement attendre que ça passe. « Oh non l'angoisse.. » il laisse entendre en se décomposant à moitié. Il avait jamais entendu parler de ça et franchement ça manquait pas à sa vie, maintenant il va flipper à l'idée de connaitre ça un jour. « Je suppose que si t'en parles c'est parce que ça t'arrive parfois ? Mais comment ça se fait que le corps se paralyse alors que tu te trouves en pleine conscience, c'est quoi qui bloque ? » Carl c'est limite s'il lui demande pas des explications scientifiques pour cerner comment une telle chose est possible, ça lui ferait un peu moins peur de comprendre de quelle manière ça se produit. Bon, s'il capte bien son coloc a le sommeil lourd et c'est un truc qu'ils ont pas vraiment en commun tous les deux. Lui c'est un peu l'inverse, il faut pas grand-chose pour le tirer de son sommeil alors le coton risque de ne pas être du luxe tant qu'ils dormiront dans la même chambre. La question qui suit survient de façon pas très surprenante dans la discussion, après ce qu'il vient de révéler à Presley. « J'ai eu vingt ans en début d'année et donc non, jamais comme je viens de le dire. » il l'informe pas très fièrement. Il sait pas s'il est censé se sentir honteux là mais la façon dont Presley lui a demandé ça lui a laissé penser que c'était pas très normal, quand même. « T'es pas obligé de le crier sur tous les toits en tout cas. » Carl chaque fois qu'il dévoile un détail sur sa vie il a l'impression que le potentiel pour le juger ou se moquer de lui est énorme, et vu la réaction que vient d'avoir son coloc il ose pas imaginer ce que ça donnerait si tout le monde était au courant. Au final ce qu'il y a à retenir c'est qu'il n'a jamais dormi avec quelqu'un, mais y'a un truc pas trop difficile à deviner qui découle assez logiquement de ça aussi. Et ce truc-là il l'assume vraiment, vraiment pas. Presley se demande s'il est le premier à voir son pyjama, pour lequel il a pas franchement l'air d'avoir le coup de cœur au passage. « Non c'est un cadeau de ma maman donc chez moi tout le monde a pu le voir déjà, et puis je l'ai certainement aussi porté devant les gosses et les parents des familles pour lesquelles j'ai bossé comme au pair. » Il a bien dû croiser quelqu'un dans ce pyjama puisqu'il se fringuait toujours au dernier moment quand il fallait conduire les enfants à l'école, et ça n'a d'ailleurs rien d'étonnant s'ils partaient souvent en retard vu que Carl a toujours beaucoup de mal à s'activer le matin. « Je m'en fiche, je cherche pas à être sexy moi tu sais. » il réplique dans un bref haussement d'épaules, avant que Presley lui fasse remarquer que sa copine devrait apprécier. « Arrête c'est pas ma copine.. » il souffle en replongeant le nez dans sa valise et les fringues qu'il lui reste à ranger. « J'ai pas de copine moi, je sais même pas ce que ça veut dire d'en avoir une. » J'ai quand même pas dit ça à voix haute ?? Carl est surpris de lui-même, parmi tous les trucs qu'il pense très fort dans sa tête fallait que celui-là lui échappe. C'est clairement la confession de trop et il ose pas tourner la tête pour voir comment Presley le regarde actuellement. Il s'attend à l'entendre rigoler à tout moment et si ça fait pas le tour du chalet avant demain soir il aura de la chance le bonhomme.

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Message (#) Sujet: Re: dimanche cinq avril, 02h48 (+ carl) — Sam 18 Avr - 3:51

C’est que son binôme d’entrée, qu’il dit. Presley ça le fait doucement sourire parce qu’à l’inverse de Carl, lui n’est pas né de la dernière pluie. « Fais pas genre. J’l’ai pas direct invitée dans ma chambre, mon binôme d’entrée. » Bon, il n’en a pas nécessairement ressenti l’envie non plus. Clairement, il y a baleine sous gravillon, et il n’est pas dupe. Carlyle, ça lui plaît pas trop que Presley ne soit pas disposé à lui promettre de s’habiller quand sa belle et douce se décidera à pointer le bout de son nez. Et Presley, clairement, ne changera pas d’avis. Nan mais oh, c’est sa chambre aussi, et la seule raison pour laquelle il est pas encore complètement à poil, c’est parce qu’il sait qu’il doit partager sa chambrée avec l’autre. C’est déjà un assez bel effort de sa part, il trouve. « Toi t’as p’têt jamais vu de gonzesse en p’tite culotte mais j’peux t’assurer qu’ta Rosa-j’sais-pas-quoi a déjà vu un type en caleçon. Même plusieurs. » Bon, là, il s’avance un peu, mais vu sa tête et son air de type tout juste débarqué sur terre, il serait prêt à miser sa cagnotte sur le fait que Carlito ici présent n’a jamais vu ne serait-ce qu’un bout de fesse dépasser d’une mini-jupe. D’où son excitation juvénile d’avoir été invité dans la chambre de la demoiselle en question. Honnêtement, Presley, il est un peu impressionné.
Il lui demande pourquoi il ne s’entendrait pas avec son binôme d’entrée et ça lui arrache un éclat de rire. « Ouais nan. » Il passe une main sur son front, son rire ayant réveillé son mal de tête débutant. « Remarque, vous devez avoir le même âge. » Ils ont tous les deux la même tête de bébé. « Vous êtes un peu trop différents j’crois » la manière sympa pour dire que Jill aurait vite fait de le bully jusqu’au traumatisme. Sauf que Carl pense que la raison pour laquelle il ne veut pas l’inviter dans leur chambre est parce qu’il ne veut pas la lui présenter. Ha. Presley laisse échapper un nouveau rire. Genre. « Euh ouais nan. Mais j’t’en prie, j’te la laisse. » Nan, honnêtement, Presley n’est pas du tout intéressé. Le baby-sitting ça va deux secondes. Il allait déjà devoir se taper Carl pendant une semaine (mais bon, lui, ça lui paraissait faisable, le type est assez sympa), alors Carl plus Jill… Non. Juste, non.
Il lui explique le principe de la paralysie du sommeil et clairement, le petit, ça le fait flipper. Bon, pour ça, il est assez d’accord. C’est pas le truc le plus cool qui puisse arriver en pleine nuit. Contre toute attente, Carl lui pose quelques questions un peu plus techniques sur le phénomène. « Ouais ça m’est déjà arrivé quelques fois. En fait quand tu dors ton cerveau bloque tes muscles pour pas qu’tu sois trop agité. Et quand tu fais une paralysie, tu t’réveilles, mais ton cerveau ‘rallume’ pas vraiment tes muscles, tu vois ? » Bon, il ne sait pas trop s’il a été clair, mais il espère que Carl a plus ou moins compris le topo. Presley, c’est pas vraiment un pédagogue né, et bien que YouTube l’ait bien aidé au fil des années à apprendre à expliquer le fond de sa pensée, ce n’est pas toujours facile. « Mais bon certaines personnes ont aussi des hallucinations à c’moment-là, et ça, on sait pas trop d’où ça vient. » Là, on rentre dans son sujet, mais il décide de lui épargner la nature des hallucinations en question ; il ne veut pas que Carl en fasse des cauchemars ou ce sera lui qui devra s’en occuper.
Il a vingt ans. Presley, il aurait dit moins. Il hausse un sourcil quand le pauvre Carl lui demande de tenir sa langue si un jour lui prenait l’envie d’annoncer à tous les candidats qu’il n’a jamais partagé son lit avec qui que ce soit. « Bah, t’sais, c’est pas SI étonnant. » Il veut pas le vexer, le pauvre, mais honnêtement, celle-là, il l’avait vue venir. Enfin, non, pas vraiment. Pas à ce point-là. Ne jamais avoir dormi avec une autre personne, c’est quand même au-delà de ce qu’il s’imaginait. Tout excité, son nouveau colocataire lui montre son pyjama à carreaux, peinant à dissimuler sa fierté. Presley, il est pas franchement impressionné, c’est le cas de le dire, mais il se retient de lui sortir une remarque moqueuse, parce qu’honnêtement, il en a déjà sorti quelques-unes ce soir. « Au pair, c’est genre le baby-sitter qui reste H24 à la maison non ? » il lui demande en s’allongeant sur son lit, pas trop vite pour ne pas agiter son cerveau alcoolisé plus que de raison. « Chaud. J’pourrais pas m’occuper d’gamins toute la journée comme ça. » Les enfants, ça va, il supporte. Mais silencieux et de pas trop près. Quand il dit ça à sa mère, elle lui répond que ça doit être parce qu’il a tellement gueulé étant petit que ça a dû le dégoûter à vie, et cette explication, elle lui va très bien.
Ah, voilà. La confirmation qu’il attendait. Carl n’a jamais eu de copine. Un grand sourire se dessine sur le visage de Presley. « Bah ça tombe bien, y’a plein de filles pas mal ici. » Presqu’instantanément, il se sent investi d’une mission. Il voit bien que le pauvre Carl n’est pas à l’aise avec sa dernière confession. « C’est pas si grave hein. » Enfin, si, quand même un peu. Par contre, s’il doit jouer les wingman, ce ne sera pas chose aisée. « Donc si j’comprends bien tu veux t’faire cette fille ? » Il parle de son binôme d’entrée, dont il a déjà oublié le nom y’a dix minutes.

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