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 Palpatine. (mardi à 15h45)

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Jill
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Message (#) Sujet: Palpatine. (mardi à 15h45) — Dim 5 Avr - 19:13

@Presley

Jill, elle se pointe dans la salle informatique pour mater ce qui se passe sur les réseaux sociaux parce que c’est un bon indicatif de l’état de la saison IRL de voir qui commente/aime quoi. Elle sait un peu comment ça se passe de nos jours à force de l’expérimenter de son côté. Le mec mignon du bahut, il ne va jamais prendre la peine de venir te parler en face to face de peur de se faire charrier par ses copains. Tout passe par  le web et dans le cas de Jill, elle a peut-être l’air d’une ado antisociale dans la vie de tous les jours, ça ne l’empêche pas de posséder une petite armée de types dont elle se fout complètement prêts à faire n’importe quoi pour ses beaux yeux en DMs. Quand elle arrive dans la pièce, il y a déjà Presley qui glande sur sa tablette, affalé dans un fauteuil sans la moindre grâce. Il doit sûrement être en train de fabriquer les memes débiles qu’il poste sur sa page de temps à autres avec la capacité graphique d’un type qui est toujours coincé sur Paint niveau logiciels de retouches photos. Ca la fait un peu marrer intérieurement, pendant qu’elle vient s’installer dans le siège voisin selon un angle de 90° lui permettant de caller ses jambes sur l’accoudoir et de venir bousculer le bras du candidat du bout du pied pour attirer son attention. La vérité, c’est que tout ce qui fait chier le monde attire automatiquement la sympathie de Jill. Et si de base, elle avait prévu de ghoster son binôme d’entrée sitôt le prime terminé, elle a découvert chez cette tête de gland une capacité à la distraire inattendue. Presley, il balance des mi-vérités mi-conneries sur tout le monde et ça la fait bien délirer, même si elle compte continuer de le traiter comme une merde par principe. Il relève la tête et instantanément elle lui sert un petit sourire mielleux. « Tu penses qu’elle a réellement déjà ouvert l’un de ses bouquins au cours de son existence ? » elle demande en pivotant sa tablette pour lui montrer la page d’accueil du profil d’Avalon qui a jugé bon de balancer une petite citation de Victor Hugo pour se donner de la profondeur ou idk. Jill, elle vient juste de terminer le lycée, donc elle baigne encore un petit peu dans cette ambiance où tout le monde juge tout le monde et où il est acceptable de bully une autre personne pour no reason sous couvert de plaisanteries. Elle fait genre celle qui déconne, mais c’est une vraie harpie dans le fond, la gamine. Elle aime bien se foutre de la gueule des autres et elle ne fait que débuter sa petite analyse de la personnalité 2.0 de ses camarades.

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Presley
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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Lun 6 Avr - 11:50

Presley, il s’était promis de pas passer trop de temps sur les réseaux une fois en jeu, mais pour l’instant (une fois n’est pas coutume, hm), il ne s’était pas réellement tenu à ses bonnes résolutions. Un peu comme l’abonnement à la salle de sport à deux-cent mètres de chez lui qu’il s’était pris au Nouvel-An 2017, et dont il ne s’était servi qu’une fois depuis, pour tenter de forcer la serrure de la porte de son appart après s’être enfermé à l’extérieur. Ca n’avait pas marché du tout et il avait été obligé d’appeler un serrurier qui lui avait coûté la peau du cul. Mais trois ans plus tard, la faute à la flemme sûrement, chaque mois, le montant de l’abonnement continuait d’être prélevé de son compte, sans que Presley n’entame aucune démarche pour le résilier. Et chaque mois, quand il voyait les vingt euros s’envoler, ça le faisait chier, mais il finissait toujours par oublier, jusqu’au mois d’après.
Bref, beaucoup de blabla pour dire que, de manière générale, Presley et se tenir à ses bonnes résolutions, ça fait au moins quarante-deux, et c’est doc pour ça que chaque jour, il passe un peu de temps dans la salle informatique, à éplucher les pages réseaux sociaux de l’un et de l’autre, toujours sous couvert de la préparation de sa future chasse aux secrets. Petit rituel, il s’empare d’une tablette et se laisse couler dans l’un des fauteuils. De là, il flâne, crée même des memes, parfois, qu’il qualifierait sans doute de géniaux si vous le lui demandiez. Il se trouve drôle, Presley, et d’ailleurs, ça lui semble suffisant, et si les autres ne rient pas, il s’en tape, parce qu’il sait que c’est parce que ce sont eux qui ont un humour de merde.
Au bout d’à peu-près une demie-heure, il est rejoint par Jill, la gamine de samedi soir, qui ne perd pas de temps pour s’installer sur une des fauteuils dans une position absolument incongrue, avant de lui donner un petit coup de pied dans le coude. Certainement pour qu’il lui donne enfin l’attention dont elle a désespérément besoin pour ne pas dépérir. « Tu vas jamais me foutre la paix, toi » qu’il lui dit avant de lever les yeux vers elle. Elle lui fait penser à cette cousine lointaine, qu’il ne voyait que deux fois par ans aux fêtes de familles organisées par ses grands-parents. Elle était genre cinq ou six ans plus jeune que lui, et du plus loin qu’il s’en souvienne, avait toujours été absolument insupportable. Elle savait à peine lire que déjà sa mère ne pouvait s’empêcher de peindre les ongles de sa petite barbie et de lui peindre les joues en rose bonbon, avec comme touche finale un peu de gloss aromatisé à la fraise. C’est de ça dont il se rappelle le mieux, car, et ça n’y manquait jamais, elle finissait toujours la soirée à pleurer à chaudes larmes, le visage rempli de crotte de nez à force de renifler et de s’essuyer avec sa manche, parce que personne n’avait voulu la regarder faire son spectacle de danse ou que la réaction des spectateurs n’avait pas été à la hauteur de ses espérances. Son gloss collant et répugnant se retrouvait immanquablement étalé sur la jupe de sa mère, contre laquelle elle frottait toujours frénétiquement son visage, sans doute pour masquer sa honte de ne pas avoir été suffisamment acclamée. Elle est un peu comme ça, Jill. Elle se la joue dangerous woman, mais Presley en est sûr, s’il ne lève pas la tête vers elle, elle se mettra à chialer.
Elle lui tend la tablette qu’elle tient en main et Presley se penche un peu en avant pour regarder l’écran. « Non. » Là, il est formel. « Elle a tapé ‘citations nature’ sur Google et elle a sauté directement à la page trois pour pas tomber sur un truc trop connu. » Il connait la technique, non pas parce qu’il l’a utilisée lui-même par le passé, non, parce que s’il faisait genre d’avoir lu les Misérables pour se rendre intéressant, personne le croirait. Avalon, elle, elle est un peu plus crédible en grande bouquiniste, parce qu’au fin fond de son champ, pendant qu’elle attend que son blé pousse, elle doit bien se faire chier.
« Tes parents t’ont laissé manquer les cours, c’est sympa » qu’il lui dit, parce que ça va certainement l’irriter, et Presley, lui, il tire son énergie vitale de l’irritation des gens. Et encore plus des petites minettes dont l’acné commence enfin à se faire la malle, et qui en conséquence, à cause du boost d’estime d’elles-mêmes, commencent à péter plus haut que leur cul. Et elles s’asseyent toutes dans des positions bizarres, aussi. Il l’avait jamais remarqué avant de tomber sur une publicité pour tampons menstruels qui, en substance, promettait de faire son job quelle que soit la position dans laquelle son utilisatrice serait tenue de prendre pour tenter de chasser les douleurs. Depuis, il avait fait un peu attention, et c’était bien vrai ; les gonzesses se plient toujours dans directions qu’il croyait jusqu’à présent ni confortables, ni même d’ailleurs possibles. Jill ne fait pas exception à la règle, et doit donc en ce moment, d’après sa théorie, essayer d’échapper aux douleurs causées par ses règles. Un sujet auquel il souhaite désormais arrêter de penser. « C’est pas trop dur pour t’endormir la nuit sans un bisou de papa ? » qu’il lui demande, bien qu’en y repensant, il se rappelle qu’elle partage sa chambre avec un des vieux du coin qui pourrait sans doute être son père et que du coup, si ça se trouve, elle le reçoit bien tous les soirs, son bisou.

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Mar 7 Avr - 17:26

Presley se croit malin en balançant une évidence. Parce que non, clairement, elle ne compte pas lui foutre la paix depuis qu’elle a assimilé que sa présence semblait le déranger. Et c’est là que se trouve toute sa contradiction de post-ado qui dit à qui veut bien l’entendre qu’elle désire qu’on la laisse tranquille, mais qui possède une autonomie proche de zéro. Faut qu’elle se plug à quelqu’un pour le faire chier, sinon elle ne se sent pas en accord avec elle-même. Jill, c’est un petit bonbon de fille. Sucrée, mais parfois acide. Extrêmement collante comme il doit en prendre peu à peu conscience. Cela dit, elle est à peu près sûre que dans le fond, ça le botte pas mal de converser avec elle plutôt qu’avec l’un des télétubbies qui peuplent le chalet à la capacité de s’adonner à des joutes verbales intrinsèquement limitée. Elle récupère sa tablette après avoir fait son petit scud de l’après-midi sur Avalon, afin de poursuivre son check-up du réseau social. Jill, elle est multitâche comme toutes les filles, alors elle peut d’un côté dealer avec les conneries de Presley et de l’autre liker le dernier post de sa future (maybe ?) chef d’équipe Kara afin de se faire bien voir. D’ailleurs, elle ne tarde pas à remarquer qu’elle ne semble pas être la seule à manquer de subtilité lorsqu’il s’agit de la brosser elle ou Natéo dans le sens du poil via les réseaux-sociaux. Elle hausse les épaules négligemment lorsqu’il lui parle de ses parents et des cours qu’ils l’ont autorisée à louper. Jill, elle a pas besoin d’aller à l’école pour se faire plus d’argent que n’importe qui ici en ne faisant rien d’autre dans la vie qu’alimenter sommairement ses profils sur les réseaux sociaux. Même Presley, il ne tient peut-être pas la route en comparaison avec sa chaîne Youtube sur les aliens. (parce que sérieux, il y a vraiment des nerds que ça intéresse ?) « Et toi alors ? Pas trop peur de manquer à tes followers qui te suivent depuis Bugarach avec des chapeaux en aluminium sur la tête ? » Putain, sa fanbase, elle doit avoir une sacré tête de winner quand on y réfléchit. En parallèle de la conversation, Jill, elle fronce légèrement les sourcils en constatant qu’il y a les deux œnologues du dimanche qui font des commentaires inutiles sur sa page à propos de sa dernière publication. Elle aimerait bien clean un peu tout ça, mais elle n’arrive pas à trouver l’option. Il y a un petit sourire qui vient squatter ses lèvres pendant une demi-seconde, avant qu’elle ne relève la tête en direction de Presley. « Ça tombe bien que t’abordes ce sujet, parce que je voulais justement en parler à quelqu’un… » elle annonce d’une voix grave, faisant suite à la dernière reflexion du garçon. « Tu sais, ils m’ont mise dans la même chambre que Jethro. » D’où l’association d’idée. Bisou de papa, paf : son colocataire de la semaine beaucoup trop vieux théoriquement pour être autorisé à se glisser dans le lit jumeau d’à côté. « Il a genre… Quarante-sept ans ou un truc comme ça. » Trente-neuf en réalité. Enfin c’est presque pareil de son point de vu de membre de la génération Z. « A chaque fois que je vais me coucher, je le surprend à mater mes fesses. I mean ew, il est sûrement plus vieux que mon père, ça me met mal à l’aise. » Jill, elle bullshit complet, parce que Jethro il est complètement inoffensif. C’est une crème ce gars et il ne fait que de se montrer respectueux à son égard depuis samedi soir. Tellement, qu’elle commence même à se poser des questions, du genre est-il vraiment hétéro ou encore capable d’avoir une érection ? C’est Jill la tarée du binôme qui essaye de lui tendre des perches en sexualisant leurs conversations d’une manière ultra-malaisante, afin de trouver des réponses à ses interrogations internes. Elle teste un peu Presley aussi, pour voir ce qu’il va en dire ou si cette connerie plus grosse qu’elle va parvenir à titiller légèrement son intérêt. Jill, elle aime bien balancer des rumeurs au gré de ses envies. Elle l’a dit au cours de son casting, sa passion dans la vie, c’est de semer la zizanie. Elle ne bluffait pas à propos de son habilité à foutre la merde pour combler l’ennui. « Je suis à deux doigts de lancer un #balancetonjethro pour voir si ses employés l’apprécient autant qu’il essaye de nous le faire croire. »

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Mer 8 Avr - 12:59

Jill, elle entretient leur conversation sans lever le nez de sa tablette, et Presley reconnait là le principal trait caractéristique de l’emmerdeuse de première. Il la connait à peine mais il est non plus complètement con, il a déjà capté que si elle lui colle au cul, c’est premièrement parce qu’elle n’a personne d’autre à aller faire chier, et deuxièmement parce que, c’est vrai, il se prête plutôt facilement au jeu, et elle l’a bien compris. Presley, il a toujours eu un peu de mal avec le filtre qui est censé s’assurer que les trucs limites que son cerveau immature lui susurre à l’oreille ne sortent pas de sa bouche quand ce n’est pas absolument nécessaire. Et Jill, ça, ça doit bien l’amuser, parce qu’honnêtement, c’est pas auprès des messieurs et mesdames parfaits qui arpentent le chalet qu’elle pourra commérer. Il sait déjà qu’il s’est chopé des mauvais points auprès de pas mal de ses concurrents lors de sa sortie à Roma, lors du prime de Samedi, alors qu’il en est persuadé, tout le monde a pensé la même chose sans avoir les couilles de le faire remarquer.
Jill lui fait une remarque sur ses followers et, par pure grandeur d’âme, Presley pense un instant lui conseiller de ne pas trop les froisser, sous peine de se retrouver en victime malheureuse d’une campagne de démolition sur Blabla 18-25, qui trouverait certainement un moyen de la virer de l’aventure à la première occasion qu’on leur donnerait. Mais ça n’en vaut même pas la peine, Presley sait bien que ses conspirationnistes d’abonnés préféreraient crever plutôt que de s’asseoir une minute devant une émission du genre de Thrown Dice, indéniablement truquée, et plus que probablement utilisée par les hauts dirigeants reptiliens comme programme de lavage de cerveau des franges les plus faibles de la population.
Mais Presley, ça l’étonne quand même un peu qu’elle connaisse Bugarach, et ça lui fait un petit truc, un petit pincement au coeur, mais un pincement heureux, presque fier de la gamine, parce que malgré les apparences, il semblerait que toutes ces heures passées devant un écran ne soient pas toutes entièrement dédiées à se toucher devant les scènes de cul d’une quelconque série pour ados. « Bah, t’sais, Bugarach c’est plus la même chose depuis que le Christ Cosmique se dore la pilule en Afrique » et honnêtement, ça n’avait jamais été beaucoup plus que ça, un village fanchouillard on ne peut plus typique, avec son lot de vieux assis devant leur fenêtre ou au café, sa bande de jeunes paumés, son cinquantenaire un peu louche que tout le monde suspecte d’avoir un truc pour les petits enfants, et son illuminé. Bon, c’est vrai, à Bugarach, y’a un peu plus d’illuminés qu’ailleurs, mais la plupart d’entre eux n’y habitent même pas. Presley aussi, évidemment, y avait passé quelques jours, ne résistant pas à la tentation d’interviewer Sylvain Pierre Durif, Oriana, relié à l’énergie de l’Homme Vert, donc celui qu’on appellee l’Homme Vert, que les prophéties appellent le Grand Monarque, abducté par l’un des vaisseaux de la Vierge Marie, a qui un roumain qui possède la Double Vue a dit que ça faisait vingt ans qu’il l’attendait, qu’il avait une mission importante à remplir pour la planète, accompagner l’humanité dans la nouvelle dimension qui est la cinquième, qu’il devrait s’intéresser à l’Atlantide car il est en lien avec le Quetzalcoatl, le dieu oiseau-serpent des Toltèques, qu’il est un homme-oiseau, donc un sur-homme, enlevé à l’âge de cinq ans sur une planète qui s’appelle Aldébaran, une planète qui est dans le Cosmos, et où l’on peut retrouver des usines de préparation de sur-hommes, et qu’il est en fait le Grand Monarque, c’est à dire qu’en fait, il incarne l’énergie du Christ Cosmique, mais attention pas Jésus, parce que c’est pas la même chose, y’a Jésus et y’a le Christ, le Christ étant l’enseignant de Jésus, qu’on appellee Melquisadoc, un être spiritual du Cosmos, qui accompagne les êtres de Lumière qu’on appelle les confédérations des Corps Sacrés, parmi lesquels on retrouve donc Jésus, Bouddha, et la Vierge Marie. Bref.
Elle prend le ton de la confidence et commence presque immédiatement à se plaindre de son colocataire, et sa théorie se confirme, parce qu’apparemment, Jethro, ça le dérangerait pas trop de devoir planter un bisou sur le front de Jill chaque soir. Presley fronce les sourcils, parce que même lui a passé l’âge de fantasmer sur des nanas tout juste pubères, et depuis plusieurs années déjà, du coup ça lui échappe un peu qu’un type du genre de Jethro, bon chic bon genre, a l’air tout à fait respectable en apparence, ait l’air de voulair se faire une ado. « Attends, quelles fesses ? » Là, c’est louche, parce qu’évidemment, Presley y a jeté un oeil, à la première occasion qu’il a eu, et franchement, une fois, c’était suffisant, parce qu’il n’y avait justement pas grand-chose à voir de ce côté-là. « Pauvre choute », qu’il lui dit, l’air faussement compatissant. « Tu peux toujours essayer » qu’il lui répond lorsqu’elle émet son souhaiter de lancer un hashtag pour contrôler si son coloc’ est clean. « Soit tu vas t’attirer la sympathie du public… » qu’il commence, parce que les gens devant leur télé, ils sont cons, et ils la croiraient sûrement sur parole, même si les images qu’on leur montre ne leur semblent pas suspectes, juste parce qu’elle est mignonne et qu’elle gère encore mieux son regard de chien battu que le chat Potté dans Shrek. « Ou alors tu vas devenir la fouteuse de merde de service » il hausse les épaules en en penchant la tête sur le côté. « Enfin, si c’est pas déjà le cas. » Il doit pas être le seul à avoir remarqué qu'elle devait adorer baigner dans le drama.

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Jeu 9 Avr - 17:23

Presley, il commence à deconner sévère. Il parle, elle entend les mots, mais elle comprend que dalle comme s’il était passé en mode javascript. C’est quoi cette histoire de Christ Cosmique ? Tout ce qu’elle sait, Jill, c’est qu’il y a tous les demeurés de la planète qui s’étaient rendus à Bugarach à l’aube du pseudo cataclysme du 21 décembre 2012, comme si leur survie à l’apocalypse pouvait dépendre de cette ville paumée. Ses connaissances à propos du bled qu’elle vient de citer et de sa myriade d’illuminés s’arrêtent-là. C’est d’ailleurs sûrement les mêmes ploucs, des petits potes de Presley, qui cette année encore ont voulu envahir la zone 51 en quête de rencontres du troisième type aux Etats-Unis. Ils sont pas clairs ces gens-là, donc ça ne l’étonne qu’à moitié qu’il y en ait un qui ait décidé de s’octroyer un pseudonyme mi-profane, mi-chelou pour impressionner cette galerie de bidouillés du ciboulot. Elle le fixe quelques secondes d’un regard atone, se demandant s’il attend une réponse ou un truc du genre. Sauf que wtf, qu’est-ce que tu veux que Jill réponde à ça ? Elle a cité Bugarach et ça y est, il s’emballe. Elle n’a pas trop envie qu’on la prenne pour l’un de ses semblables, alors elle se tait, le laissant dévier la conversation vers un autre sujet bien plus intéressant. Elle-même again. Jethro, il en prend un peu pour son grade. Elle l’aime bien pourtant. Enfin ça va quoi, il se laisse bully sans trop de résistance, donc ça lui repose le cerveau à la gamine, un peu de facilité au moment de troller ses camarades. Elle a toujours été du genre à tyranniser les plus faibles ou les plus discrets pour se sentir bien dans sa peau. « Pourquoi, t’as déjà regardé ? » elle sonde le candidat après avoir écouté son avis global, sautant expressément sur le passage traitant de ses fesses parce que c’est ce qui l’intéresse et ce qu’elle est venue chercher. Jill, elle a clairement des soucis à en croire sa personnalité d’attention whore de compétition, mais elle déborde bizarrement de confiance en elle sur tout ce qui touche à son physique. Sûrement la faute à tous les pauvres types qui essayent d’entamer la discussion en message privé sur les réseaux-sociaux ou le fait qu’on lui ait répété tout au long de sa vie qu’elle était jolie comme un cœur. A se demander comment elle a pu vriller aussi capricieuse, vu les passe-droits que sa beauté ont dû lui procurer sans jamais avoir besoin de forcer. Elle aime bien se voir comme le pendule qui hypnose, à tort ou à raison. Peut-être que Presley il va faire genre que non, mais la plupart des mecs l’ont tous déjà matée une fois lorsqu’elle leur tournait le dos. C’est une sorte de pouvoir de nymphette. Elle peut porter ce qu’elle veut, des shorts riquiquis aux jupes raz-les-fesses, sans que ça fasse vulgos. C’est la magie de ses dix-huit ans, âge bâtard entre l’enfance et la maturité sexuelle. « Est-ce que je dois aussi sortir un #illuminaughty contre toi ? » elle susurre dans un sourire un brin malsain au conspirationniste de l’émission, son pied revenant poker son bras délicatement. Presley, il doit trouver ça agaçant à la longue, mais s’il était Quentin Tarantino, il serait aux anges actuellement. Elle laisse une petite moue s’installer sur ses lèvres, moyennement satisfaite par la tournure de la conversation. Elle aurait aimé voir le candidat plus concerné ou choqué, mais il a surtout l’air d’en avoir rien à branler. Ca la frustre, Jill. « Mmmh. J’imagine que je m’en remettrais. » elle déclare enfin dans un haussement d'épaules, avant de se replonger dans la contemplation de sa tablette. Ouais, tout ça pour ça. La môme, elle brasse beaucoup d'air pour attirer le regard. Créer des histoires, c’est une seconde nature chez-elle, parce qu’elle aime par-dessus tout être le centre de toutes les attentions, mais ça ne veut pas dire pour autant qu’elle va se lancer dans une campagne anti-harcèlement sexuel sur un gars qui n’a rien demandé. Et puis ça s’annonce beaucoup plus énergivore que ça ne peut l’amuser sur la longueur. « A ton avis, le public préfère les fouteurs de merde ou les… » Wait, c’est quoi l’opposé dans le monde de la télé-réalité ? « Roma & compagnie, a priori bien sous tous rapports ? » Elle cite sa petite bestie du prime, parce qu'elle se doute que ça va lui parler. « Qui a le plus de chance de gagner ? »

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Sam 11 Avr - 14:17

« Putain, mais quelle déception » il souffle dans un soupir alors que ses épaules s’affaissent et qu’il coule encore un peu dans son siège. L’espace d’un instant, quand elle avait évoqué Bugarach, il avait pensé que peut-être, ils pourraient s’entendre. Mais à voir l’expression de Jill changer, il comprend bien qu’elle n’a pas compris un mot de ce qu’il vient de lui dire. Décevant, vraiment décevant. « J’ai cru un instant que tu étais intéressante. » Alors qu’il hausse les épaules pour accompagner ses dires, il se rappelle que les probabilités que Jill, américaine de son état, ait eu vent du Christ Cosmique, dont le buzz n’avait pas dépassé les limites de la francophonie, étaient presque nulles. Et d’expérience, il savait que ce n’était pas d’une américaine qu’il fallait espérer qu’elle s’intéresse à quoi que ce soit qui se passerait en dehors de son beau pays. Et pour Jill, il avait l’impression que cela allait encore plus loin ; difficile de l’intéresser à quoi que ce soit en dehors d’elle-même. Mais là, ce ne sont que des suppositions, et pour l’instant, ça ne le dérange pas que la conversation tourne autour d’elle, qui lui demande s’il a déjà jeté un œil à son fessier. Quelle question. Jill, elle sait très bien la réponse à sa question.
« Bah, évidemment » qu’il lui dit en haussant les épaules, la tête penchée sur les côtés comme si elle lui avait demandé s’il avait déjà mangé du chocolat. « ‘Fin, j’ai cherché, quoi… » Là, il la charrie un peu. Il va pas non plus lui dire qu’elle a un cul d’enfer, déjà parce que bon, c’est vrai qu’il en a déjà vu de meilleurs, ensuite parce qu’il est pas certain de son âge, mais elle doit pas être bien vieille, et que par conséquent, commenter son arrière-train serait sans doute un peu limite. Et puis surtout parce qu’elle a pas l’air d’avoir besoin qu’on lui jette des fleurs.
Elle lui bouscule encore une fois le bras du bout de l’orteil en lui demandant, l’air inquisiteur, s’il fallait qu’elle lance également un hashtag contre lui. Celui-là en particulier, il en jamais vraiment entendu parler (sans doute un truc en rapport avec TikTok ou un autre truc pris d’assaut par la Gen Z, signe qu’il devient vieux), mais il note le jeu de mots dans un coin de sa tête, parce qu’il lui plaît bien. Avec un hashtag comme ça, ce serait presque un plaisir de se faire accuser de violences. Enfin, peut-être pas jusque-là, mais il se comprend. « Tu vas faire remonter tous les trucs chelous » qu’il lui dit en lançant un regard désapprobateur au pied qui n’arrête pas de l’emmerder. « J’ai fait des trucs que je regrette aujourd’hui… Genre rompre sur MSN… » Un air faussement désolé sur le visage, il secoue la tête de gauche à droite, comme si des souvenirs désagréables lui revenaient à l’esprit. « Ah ouais, MSN, tu peux pas connaître. » Putain, il commence vraiment à parler comme un vieux con. La trentaine, bien qu’elle le guette, n’est même pas encore arrivée, et on dirait vraiment qu’il s’entraîne déjà pour la cinquantaine.
Jill clôt rapidement le sujet Jethro, et Presley ne va pas s’en plaindre, parce qu’il se lasse vite, et que parler de gens qu’il ne connaît pas, même si c’est un passe-temps divertissant pour un temps, ça l’emmerde assez rapidement. Il déverrouille la tablette sur ses genoux, s’apprêtant à continuer son tour des réseaux, quand elle lui demande ce qu’il pense des gens à l’extérieur et de leurs préférences en termes de candidats. Et honnêtement, il a beau avoir quarante-cinq mille théories différentes en ce qui concerne les préférences de la prod pour leur casting, pour ce qui est des téléspectateurs, il en est un peu moins sûr. D’où l’intérêt pour les casteurs de recruter des gens aux caractères différents, tant il est difficile de prédire qui le public préférera telle ou telle saison. « J’sais pas » qu’il lui répond en haussant les épaules. « En tous cas, y’a l’choix en c’qui concerne la team bisounours, c’t’année. » C’est vrai quoi. Tout le monde a l’air gentil. Et Presley, lui, ça éveille ses instincts d’enquêteur, parce qu’il n’y croit pas. Il est certain que dans le lot, il doit y en avoir au moins quatre ou cinq qui font semblant d’être gentils, histoire de s’éviter l’une ou l’autre nomination ou de s’attirer la sympathie du public. Lui, il se classe lui-même dans la catégorie des chieurs qui s’assument, et évidemment il fout Jill dans le même panier. Le truc avec elle, c’est que bien qu’insupportable, elle a l’avantage de son physique, et Presley en est certain, cela jouera en sa faveur. « On verra bien aux premières éliminations » qu’il lui répond en haussant les épaules. Presley, à ce stade-ci, il en est vraiment pas à se demander ce genre de choses. De toute façon, il n’y a rien qu’il puisse y faire. Que les chieurs se retrouvent rapidement, nominés, ça l’étonnerait pas du tout. Mais si le public est chiant, et décide de les éliminer, c’est pas son problème. « Mais s’ils éliminent les emmerdeurs d’abord, on se fera vite chier, ici. On se croirait au couvent, ici. » A moins que les faux gentils ne se réveillent en cours d’aventure.

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Lun 13 Avr - 19:43

Elle hausse un peu les sourcils lorsque Presley commence à faire le malin en mettant en corrélation son degré d’intérêt avec ses connaissances sur l’autre plouc cosmique. Les mecs comme Presley, elle se considère capable de les sonder aussi rapidement que leurs vaisseaux spatiaux volant à la vitesse de la lumière. Il y en avait quelques-uns dans son lycée. Des boulets ayant un mal fou à se fondre dans le moule de cette société hyper-sociale à cause de leurs personnalités de creepy introvertis. Par conséquent, ils se retrouvent à arranger la réalité comme bon leur semble. Ils s’inventent un monde où eux, les dégénérés, sont des espèces de cerveaux supérieurs capables de capter les complots que le commun des mortels zappe complètement. « S’il-te-plait, va faire tes blagues codées en java à l’un de tes petits potes capables de les comprendre au lieu d’essayer de m’embrigader. » Jill, elle n’est clairement pas intéressée par ses théories fumeuses ou l’idée de rejoindre le club des illuminés du cerveau. Autant le dire tout de suite, ce n’est pas dans le chalet qu’il risque de se dégoter un ami pour parler du 11 septembre 2001 ou de toute zone classée défense par l’armée américaine. Il va falloir qu’il apprenne à ronger son frein, parce qu’il n’y a pas besoin de chercher bien longtemps pour piger lequel d’eux deux constitue l’énergumène de la saison en hors-sujet complet. Jill, elle est plus cliché télé-réalité dans le genre de conversation qu’elle s’attend à partager avec ses petits camarades. Elle colporte des rumeurs, flirte, s’adonne à du trashtalk pour passer le temps… Elle le fixe avec son regard de gamine un brin flippante lorsqu’elle oriente volontairement la conversation sur son cul de déesse. Faut pas oublier que même pas deux minutes auparavant, elle hésitait à lancer une campagne de dénigrement à l’encontre de Jethro pour exactement la même chose que Presley se vante tranquillement de faire. « Tu me dégoutes. » elle expire dans un sourire qui rentre en conflit avec le ton de sa réplique. Elle plaisante, Jill, en lui balançant un hashtag random de circonstance. Il y a tout de même fort à parier qu’au vu du franc-parler du candidat, il doit se traîner des casseroles sur le web. Le mec, il a déjà réussi à se faire coller une sale étiquette auprès de Roma lors de leur entrée dans le jeu, ce n’était sûrement pas la première fois que ses conneries se retournaient contre lui. Il lui parle de MSN et la gamine, elle ne pige qu’à moitié de quoi il en retourne. « Ah ouais, t’avais l’air d’être un vrai thug. » elle se fout de sa gueule. Jill, elle fait partie de cette nouvelle génération où on s’envoie des sexfie easy via Snapchat entre autres choses. Rien à voir avec le compte MySpace qu’il devait se traîner dans les années 2000. Ce qui se passe sur les réseaux, c’est du même level que l’IRL, donc un gars qui essaye de rompre par messagerie instantanée, ce n’est pas très impressionnant. De son côté, on peut même dire que c’est une pro du ghostage quand il s’agit d’allumer un garçon pour finir par faire marche arrière et ne plus jamais répondre derrière. Elle est un peu spécial, Jill. Les post-ado qui débarquent à Thrown Dice correspondent habituellement au cliché de la jeune fleur incrédule. Elle, c’est un peu tout l’inverse, du moins dans l’idée. Elle façonne son image en se la jouant femme fatale, bien qu’elle n’y connaisse que dalle. Elle le branche sur un sujet qui a de l’importance au vu des premières nominations qui devraient tomber très prochainement. Avec une personnalité de merde, tu pars d’office avec un handicape dans l’aventure. C’est toujours plus facile d’essayer de jeter le relou de service qui fait chier, plutôt que le candidat discret et aimable. Y’en a pas mal qui matchent à cette dernière description, mais pas seulement. Jill, elle arrive à repérer les trolls, comme s’ils faisaient un peu tous partis d’une même espèce ou d’une communauté de tordus que ça fait marrer de railler les gens. « Pour toi, quels candidats constituent la plus grande menace ? » elle cherche à le faire parler. Ça ne fait que depuis quelques jours qu’ils se connaissent, mais il a bien des aprioris sur chaque candidat. « I mean, chaque saison, t’en as qui résistent aux nominations jusqu’à ce que ça devienne obligatoire pour tout le monde. Tu penses que ce sera qui cette année ? »

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Mer 15 Avr - 0:24

La présence de la gamine le dérange de moins en moins. C’est une sale gosse, indéniablement, avec une langue de vipère, mais ça fait longtemps que Presley a passé l’âge de se trouver affecté par les attaques des mioches certes populaires dans leur lycée, mais que personne ne calcule en-dehors. Presley se prend au jeu avec un plaisir qu’il peine à dissimuler. Jill et lui, ils sont pas du même monde, pas de la même génération, mais ils ont un passe-temps en commun ; faire chier leur monde. Et c’est clair, la gamine, elle est pas mauvaise. C’est surtout son pied, qui vient périodiquement lui poker le coude, qui le fait chier, et Presley en est sûr, ça fait déjà longtemps qu’elle l’a compris. « Touché. » Il lui concède un point, expirant un peu d’air par son nez dans un rire réprimé, un fin sourire aux lèvres. « T’as raison, j’perds mon temps à essayer d’t’embrigader. » Il hausse les épaules en penchant la tête sur le côté, l’air faussement pensif. « J'voudrais pas t'éloigner d'tes intérêts » Il soupire en détournant le regard, comme si ne pas compter dans ses rangs Jill, américaine moyenne en provenance directe de sa campagne profonde (il suppose, il a aucune idée d’où elle sort), comme il doit en exister des millions par chez elle, était une perte incommensurable. Des amerloques prêts à jurer sur la Bible que la terre est plate, c’est pas ça qui manque. Et si Presley ne peut pas chambrer Jill à ce propos-là, il trouvera bien autre chose.
Elle lui dit qu’il la dégoûte mais Presley voit bien à son sourire que les sentiments de la petite à son sujet n’en sont pas (ou du moins pas encore) parvenus à un tel extrême. « Pourquoi, parce que toi tu l’as pas regardé, mon cul ? » qu’il lui demande en passant une main nonchalante dans ses cheveux. Si elle ne l’a pas fait, elle a raté quelque chose, la Jill, parce que samedi soir, dans son costume, son cul était plus beau qu’il ne l’avait jamais été. Elle menace de lancer un hashtag contre lui, et bien qu’il sait qu’elle n’en a pas nécessairement l’intention, Presley, ça le fait pas spécialement trembler. Des conneries, il en a fait, c’est clair, peut-être même un peu plus que les autres, mais il en est persuadé, rien qui ne justifie qu’il soit cancelled pour plus de deux semaines. Et certainement rien en rapport avec le harcèlement. Il a envie, sur le ton de la rigolade, de confirmer les dires de Jill, qui ironiquement s’amuse à le qualifier de thug. Il pourrait acquiescer et confirmer en racontant l’une ou l’autre de ses conneries, même sarcastiquement, mais Jill compte sans doute dans son entourage au moins quatre copines tombées enceintes à douze ans et demi et a certainement déjà été confrontée à un ou deux ados détraqués armés du fusil de chasse de leur père. Même pour la blague, il peut pas rivaliser.
Elle lui demande qui d’après lui aura les faveurs du public entre la team bisounours et la team chieurs et la réponse ne lui semble pas spécialement évidente. C’est clair que Jill et lui ont plutôt intérêt à espérer que ce soit plutôt la seconde équipe qui l’emporte. Dans le cas contraire, il ne fera pas long feu dans l’aventure. Il ne sait pas comment Jill s’en sort niveau relations sociales avec les autres candidats mais lui est déjà sans doute parvenu à s’en mettre suffisamment à dos pour se ramasser une nomination à peine arrivé en jeu. « Carl, j’le vois bien jamais s’faire nominer. » Personne n’oserait. En tous cas pas lui. « Et genre, euh, Maci. » Il continue de réfléchir quelques secondes avant de percuter que ça fait depuis samedi soir qu’elle lui pose des tas de questions en mode test de personnalité bidon sur internet et que pas une fois, elle n’a daigné y répondre à son tour. « Ca va, tu parviens à affiner tes conclusions sur mon profil psychologique ou t’as encore besoin d’une ou deux réponses ? » Presley, il se demande si Jill passe en mode interrogatoire avec toutes les personnes à qui elle adresse la parole, et puis surtout si elle garde un compte-rendu de leurs réponses dans sa petite cabosse ou si elle les fait juste réfléchir pour les emmerder. Il se dit que c’est même pas impossible que le soir, elle se cache sous sa couette avec une lampe de poche pour noter les résultats de ses petites enquêtes dans un carnet rose bonbon recouvert de fausse fourrure. « Tu cherches des secrets, t’es curieuse, ou tu veux juste me faire chier ? » Presley, il y peut rien, il est juste suspicieux vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) — Ven 17 Avr - 11:10

Les ovnis, ou peu importe à quel hobby obsessionnel et passionnant s’adonne Presley, ce n’est décidément pas son truc. Le paranormal, ça lui passe complètement au-dessus de la tête à Jill, ce qui ferait sans doute d’elle la lycéenne parfaite pour se faire buter salement lors d’une rencontre du troisième type dans un film d’horreur américain. Elle ne pige pas l’intérêt de ces « scientifiques » qui développent une foi quasi-religieuse à propos de l’existence des petits hommes verts comme si E.T tenait de l’ordre du divin à la Jésus Christ. Non, c’est juste débile, d’autant plus lorsque les seuls témoins de phénomènes paranormaux sont des types qui disent s’être faits enlever pour subir une pénétration anale de la part des aliens. Like wtf. Il peut se foutre de la gueule de ses intérêts perso autant qu’il veut, Jill, elle considérera qu’elle aura toujours le dessus face à ces théories d’illuminés du bulbe. « Euh. Non » elle répond cash d’une voix désintéressée lorsqu’il lui demande si de son côté elle a déjà maté son cul. Elle ne pige pas trop pourquoi il lui pose la question d’ailleurs. Alors ouais, c’est vrai que lorsque quelqu'un se trouve de dos, pourquoi ne pas regarder ses fesses au même titre que toutes les autres parties de son anatomie ? Le truc, c’est surtout que vu le look qu’il se trimbale à base de jeans ne mettant rien en valeur, y’a pas l’air d’y avoir grand-chose sous le pantalon. Ça n’attire pas le regard, quoi, même sans sous-intentions cachées. Il se cherche tous les deux, se taclant à tour de rôle. C’est le genre de discussion qui la stimule, Jill, parce que tu ne peux pas te la permettre avec n’importe qui. Elvis bis. il en a rien à branler de paraître too much, donc il peut admettre pépouze l’avoir déjà matée malgré son âge proche de la minorité. Y’en a pas mal ici qui n’oseraient pas et justement, c’est ceux-là que la gamine risque de manger tout cru avec sa personnalité de chaotic-evil qui appuie là où il ne faut pas. Elle le sonde à propos de la bataille universelle dans le monde des jeux télé qui oppose les gentils vs. les chieurs manipulateurs. Tout le monde a vite dû capter à quelle catégorie ils appartenaient. Jill, elle a peut-être fait illusion deux jours avec sa petite trombine choupi, mais ça n’a pas duré. Dans l’autre camp, y’a des noms qui se veulent plus évident que d’autres pour se positionner bien comme il faut vis-à-vis des autres concurrents. C’est clair que nominer Carl ou Maci, ce serait un peu comme tirer sur l’ambulance vu comment ils ont l’air d’avoir des problèmes en interne tous les deux. Même Jill, elle les trouve gentils, ce qui pourrait maybe réveiller sa fibre protectrice avec le temps. Ils sont trop mims’ à leurs manières en plus de se poser (à tort ou à raison) comme des candidats peu dangereux. Ils ne font pas très sournois ou manipulateurs là comme ça, donc t’as peu de chance d’avoir de mauvaises surprises les concernant. « Les DF, c’est sûrement un objectif atteignable pour eux, mais pour le reste j’sais pas. » Les gens trop gentils, ils se font souvent exploités par les candidats plus populaires jusqu’à ce qu’on ait plus besoin d’eux. Y’a pas beaucoup d’outsiders dans la liste des gagnants de Thrown Dice. Et là, sorti de nulle part, Presley commence à s’emballer tout seul à propos des questions qu’elle lui pose. Le mec, il se la joue parano pour no reason. « Chill bro, je ne fais qu’essayer de maintenir la conversation, parce que c’est comme ça que c’est censé fonctionner en société. » elle répond d’une voix blasée, alors qu’il la regarde avec son air suspicieux à la noix. « Mais peut-être qu’à force de dialoguer avec ta fanbase de nerds asociaux via la section commentaires Youtube, t’as un peu zappé comment ça se passait IRL… » Presley, on ne peut pas dire qu’il soit super bien parti dans le game pour le moment, donc il ferait mieux d’éviter de se braquer dès qu’on tente de lui faire sortir plus de deux phrases d’affilées pour en découvrir davantage à propos de lui. « Et puis c’est pas ça que je t’aurais demandé si je cherchais vraiment ton secret… » elle expire dans un doux sourire plus ou moins énigmatique, sans développer les pistes interrogatives qu’elle a déjà pu se concocter à son sujet, afin de le faire chier. Et hop, un nouveau petit poke du bout du pied.

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Message (#) Sujet: Re: Palpatine. (mardi à 15h45) —

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