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 mardi sept avril, 16h25 (+ louis)

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Presley
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Message (#) Sujet: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Dim 5 Avr - 20:38

Presley, dans la vie de tous les jours, il a beau passer un temps certain en face de ses multiples écrans, il a jamais vraiment trop supporté de se retrouver enfermé chez lui. Quand il était petit, et jusqu’aux portes de son adolescence, il pouvait passer des journées entières dans le jardin familial, à concocter des soupes de boue aux cailloux, et à déterrer des seaux entiers de vers de terre. Plus tard, l’appel des jeux vidéos avait été plus fort et il avait passé plusieurs étés scotchés sur Counter Strike, GTA ou Fallout, mais toujours avait-il conservé son goût pour les activités en extérieur, en particulier celles qui pourraient lui procurer quelques sensations.
C’est donc tout naturellement que Presley s’est retrouvé, un matin, en route la plateforme d’observation donnant sur le Hallstattersee. Il commence tout doucement à se remettre du sentiment de trahison qu’il avait ressenti lorsqu’il était descendu du train et que devant lui s’étaient dessinés les sommets des alpes autrichiennes, à une encablure de chez lui. Il s’était vu vivre son aventure au bout du monde, sous les cocotiers, histoire d’être certain d’être dépaysé. Mais à la place, au terme d’un voyage interminable, un lac, et des montagnes. Il avait cru ne jamais pouvoir pardonner à la production, mais il s’était avéré qu’une fois un peu reposé, la désillusion était déjà un peu moins forte, et depuis, bien qu’au départ à contre-cœur, il avait entamé sa découverte des lieux. Force avait été de constater qu’en fin de compte, Hallstatt, c’était pas si mal que ça, mais sa mauvaise foi maladive lui avait à multiple reprises intimé l’ordre de ne surtout pas le reconnaître. Il n’en démordrait pas, la production lui avait joué un sale coup et il n’allait certainement pas leur donner raison en s’épanchant à propos de la beauté des environs.
Presley s’avance sur la plateforme, jusqu’à ce qu’il puisse jeter un œil en bas. Là, il se sent un peu maître du monde, en mode dieu, le jour où, après avoir passé une semaine à créer l’univers, il a passé une journée entière à se reposer en se félicitant de ses efforts. Alors clairement, par la suite, il s’était avéré que dieu avait fait un shitty job, et qu’il avait laissé tout un tas de défauts critiques rendant sa création vraiment, vraiment buggée, mais en fin de compte, il se retrouvait assez bien dans cette histoire-là. Dieu, au final, c’est juste un type qui se surestime un peu, quoi. Il plaide coupable de ça aussi, des fois.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Mar 7 Avr - 22:12

Ça va il digère sa déception Louis. Il l’avait bien précisé lors de son casting : tant qu’il y a du soleil ça lui va. Bon visiblement la production n’avait pas fait de sur-mesure pour sa personne. Ô combien surprenant. Il n’allait pas la jouer mec des îles non plus, ça allait encore niveau températures. Il aurait vrillé avec du négatif mais là c’était encore tolérable, assez pour aller se promener au grand air les mains dans les poches. Impossible pour lui de passer une journée sans pointer le bout de son nez dehors, c’est que s’il ne le faisait pas ça le consumait. Il fallait qu’il sorte, qu’il touche à tout, qu’il essaie un nouveau truc. Qu’il fasse quelque chose entre autres. Certains en profitaient pour prendre du bon temps loin de leur quotidien et recharger un peu les batteries, lui il ne pouvait pas. A chaque jour sa nouvelle mission. Là il partait en quête du prétendu observatoire, Avalon lui avait calé son existence dans une discussion sapin et montagnes ce matin entre deux coups de mascara. Il n’en fallait pas plus pour qu’il aille voir ça par lui-même, histoire d’asséner un jugement sur cette attraction puisqu’il en a un pour tout. Forcément vu le nombre qu’ils sont quelqu’un d’autre a eu la même idée que lui au même moment. Cylindre cancérigène dans le bec il s’avance jusqu’à la pointe de la plateforme, là où est logé le type. Il croit savoir de qui il s’agit, c’est le mec qui fait de l’urbex. Ça il a bien retenu. « Ça fait des petits papillons ? » Il demande nonchalamment en se penchant un peu. « Ah c'est cool. C'est plus haut que ça en a l'air.» Aspiré par la vue qui s'offre à eux, il relève le nez vers les montagnes qui leur font face. « Y a p'tête un truc à faire avec un esprit de la montagne là. » Ca l'inspire tout ça.

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Presley
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Message (#) Sujet: Re: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Mer 8 Avr - 16:33

Il est rejoint par un des autres candidats, et même s’il ne rappelle plus exactement de qui c’est, Presley sait une chose. C’est pas un des deux plus vieux, et c’est pas non plus Carl. C’est pas non plus le gars qui s’est chopé une diarrhée pendant le prime, ni le doc. Du coup, si ses calculs sont bons, ça doit être soit le corse, soit un italien, et là, il cale un peu. Mais quand il ouvre sa bouche pour lui demander si la hauteur ne lui fait pas de petits papillons (Presley se dit que c’est trop mignon, cette expression, mais clairement, il va pas le lui dire), ses doutes sont balayés; c’est le français. Il n’attend pas que Presley lui réponde et il se penche un peu par-dessus la barrière de protection pour regarder en bas. Il acquiesce quand son interlocuteur remarque que c’est plus haut que ça en a l’air. « J’verrais bien un saut à l’élastique, ici. » Bon, faudrait que la plateforme soit placée un peu plus loin du bord, histoire de pas faire un plat sur les rochers, mais si c’était le cas, il n’hésiterait pas longtemps avant de se decider à sauter. Il avait toujours été un du genre casse-cou, et le corse lui donnait la même impression. Le type de gamins ingérables quand ils étaient petits, et à peine gérables maintenant qu’ils avaient grandi. Presley pourrait le jurer, il n’est pas le seul ici à s’être cassé presque tous les os possibles au cours de son enfance.
Il remarque qu’il y aurait certainement quelque chose à faire avec les esprits de la montagne, et Presley esquisse un sourire, déjà parce qu’il est bien d’accord, et puis surtout parce que ça doit vouloir dire que le gars doit avoir une petite idée de qui il est. Lui, il craint, y’a à peine trois jours il se disait encore qu’il allait passer son temps à enquêter et à fouiller dans les affaires de tout le monde, et là, il est même pas sûr de savoir ce que le type à côté de lui fait dans la vie. Il pense que ça doit être le gars qui fait du vin, mais il s’est laissé entendre que ça, c’était le boulot de l’italien beau gosse de service, et du coup, forcément, ça le fait douter. « J’ai pris mon plateau de Ouija avec si c’est ton délire » qu’il lui dit en levant lui aussi les yeux vers les montagnes devant lui. « Mais j’te préviens, en général les esprits sortent que les nuits de pleine lune. » Le reste du temps, ils ont d’autres trucs plus importants à faire que de casser les couilles des vivants. Mais Presley, y’a rien à faire, ça le fait bander d’aller se promener dans des endroits réputés hantés en pleine nuit. Le moindre bruit de branche et tu te pisses presque dessus. Enfin, pas Presley, mais bon, en général, quoi. « Et perso, j’ai tellement maudit ces montagnes de merde en arrivant qu’les esprits doivent pas me vouloir du bien » et Presley sait qu'il vaut mieux ne pas frustrer un esprit.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Ven 10 Avr - 21:43

Il n’a pas encore eu l’occasion de parler avec le chasseur de fantômes, a.k.a le petit surnom de Presley au sein des discussions entre candidats. Ils en étaient encore tous à cette étape où, lorsque quelqu’un manquait un nom qu’il peinait à identifier lors d’une histoire ou d’un potin il fallait l’identifier par une brève description. La sienne, à Louis, c’était le français. Bien évidemment il ne l’avait jamais entendu par lui-même mais il l’avait rapidement compris. Il n’avait pas encore eu l’occasion de réellement discuter avec le chasseur de fantômes, Presley donc. Alors à défaut de faire demi-tour en soupirant il s’avance parce qu’il a l’air sympa le type l’air de rien. Du peu qu’il ait pu échanger avec lui il a bien aimé son mood, c’est le genre de mec qui doit bien se carrer de ce que les autres peuvent penser. En plus de ça il a un raisonnement qui parle bien à celui de Louis. « Grave ! » Une idée brillante, il serait même chaud à aller demander un service à la production tellement c’est du bon. Sauf qu’en se penchant un peu plus on constate rapidement que c’est techniquement impossible. « Il y a un risque de se fracasser le crâne assez élevé quand même. » Il déplore avant de porter sa cigarette à ses lèvres, le regard sur les montagnes qui sont du pain béni pour le maître des esprits qui se tient à ses côtés. « Mh j’crois pas trop à ces trucs-là. » Louis c’est un pur rationnel, il ne croit que ce qu’il voit et de manière générale il perd patience avec tous ces trucs d’au-delà et compagnie. « Qu’est-ce qu’ils font les nuits de pleine lune ? » Il veut bien que Presley lui explique la vie d’un esprit pour comprendre ce que l’humain a pu inventer comme conneries à ce sujet. Il ne blâme pas Presley, il a juste son avis bien ancré sur la façon dont se construisent les croyances quelles qu’elles soient. Il rit, fort de constater qu’il y en a un qui a encore plus les boules que lui sur leur destination finalement. « Pourquoi t’es plus plage et coquillages que montagne ? Si ça peut te rassurer t’es pas le seul dans ce cas-là. » Il hausse les sourcils rien qu'à cette pensée, tirant une nouvelle fois sur son bâton.  

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Message (#) Sujet: Re: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Dim 12 Avr - 1:35

Le français a l’air d’être d’accord avec lui sur le fait que ce spot serait parfait pour un y installer un saut à l’élastique. Très justement, il lui fait remarquer qu’il y aurait un risque non négligeable de se fracasser le crâne sur l’un des rochers sous leurs pieds. Presley fronce les sourcils et fait la moue en se penchant une nouvelle fois par-dessus la rambarde. « Certains verraient ça comme un avantage » qu’il répond, un sourire au coin des lèvres. Un saut à l’élastique avec 95% de chances de passer l’arme à gauche dans d’atroces souffrances. Vu le nombre de millenials qui, chaque jour, font savoir leur souhait de cesser d’exister, il se dit que la petite attraction devrait attirer quelques inconscients ou suicidaires. Mourir lors d’un saut à l‘élastique, c’est quand même vachement plus classe que de s’endormir dans un lit après avoir avalé une boîte de cachets avec un demi-bouteille de gin. On l’oublierait pas de sitôt, le premiers clampin à s’élancer de la plateforme à la rencontre de son destin tragique.
Il lui fait savoir que le Ouija, tout ça, c’est pas trop son délire, et clairement, Presley, il comprend. La plupart du temps, en séance, il est plutôt celui du genre à bouger le curseur discretos, histoire de bien faire flipper les plus crédules. La dernière fois, il était parvenu à faire écrire ‘trou du cul’ au prétendu esprit avant que le reste du groupe se rende compte qu’il était occupé à faire n’importe quoi. Il s’était bien fait engueuler, et ça l’avait bien fait rire. Les esprits, tout ça, il y croit, dans une certaine mesure, mais le Ouija, il sait que c’est du n’importe quoi. Il a déjà vu des mots se former sous ses yeux, sans son intervention cette fois, mais il le sait, le cerveau des joueurs a souvent tendance à leur jouer des tours, ordonnant inconsciemment à leurs doigts de faire bouger le curseur sans que personne n’ait l’impression d’être responsable du mouvement. « C’est une vaste connerie » qu’il lui répond, finalement assez d’accord avec lui. Il espère juste que cet extrait de leur conversation ne sera pas diffusé, parce qu’il sait qu’une partie de son audience y croit dur comme fer, et il ne voudrait pas rentrer chez lui après l’aventure pour se rendre qu’il a été cancelled par sa propre communauté.
Le français lui demande ce qu’un esprit ferait bien une nuit de pleine lune, et Presley, la question le fait rire. « Apparemment, c’que les morts aiment faire s’ils se r’trouvent coincés entre notre monde et celui des morts, c’est balancer des chaises contre les murs, faire claquer des chaînes et craquer l’plancher. Et bien sûr prêter allégiance au diable au cours d’une grande cérémonie à base d’eau de source et de fragments de clair de lune. Normal quoi. Perso, j’pense que j’ferais d’autres trucs, mais bon. » Il hausse les épaules et jette un nouveau coup d’œil à la chaîne montagneuse en face. « Putain quand j’y pense, mon père m’disait toujours qu’dans la montagne, y’avait des créatures magiques avec une paire de pattes plus courtes que les deux autres, pour pouvoir se promener à flanc de montagne. » Un dahut, c’était ça le nom. Le français, clairement, il s’en fout, mais ça vient d’lui revenir à l’esprit, et il a pensé tout haut. « J’étais vraiment trop con. » Pas grand-chose n’a changé, on dirait.
« Mais ouais, l’année dernière on les a balancés au beau milieu du désert et nous faut qu’on s’gèle les couilles à la montagne » qu’il répond au français quand il lui demande s’il est plus branché soleil et coquillages que raquettes et raclette. Bon, s’il faut être tout à fait honnête, à cette période de l’année, il ne fait pas si froid que ça, mais il faut quand même qu’il se plaigne dès qu’il en a l’occasion. Sinon, il se sent mal, il devient tout pâle et il perd l’appétit. « Tu dois être servi, niveau plage et coquillage, nan ? Corse, c’est ça ? » Il est presque sûr que c’est ça, mais honnêtement, il est tout à fait possible qu’il n’ait pas bien fait attention et qu’il soit passé complètement à côté de l’info quand elle lui a été donnée. « Presley, by the way. » Il se présente en tendant la main vers lui.

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Message (#) Sujet: Re: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Lun 13 Avr - 21:49

« Glauque. » Il grimace à l’idée d’un crâne s’explosant sur les pierres saillantes en bas, préférant tirer une taffe accoudé sur la barrière de sécurité plutôt que de regarder une nouvelle fois comme a pu le faire Presley. M.Ghostbuster dit avoir ramené son plateau de Ouija et clairement Louis c’est pas son dada, ça peut le faire rire ce genre de délire s’il y a quelqu’un à piéger mais faire ça hyper sérieusement en attendant une réponse de l’au-delà très peu pour lui. En plus de ne pas y croire il n’apprécie pas le délire. Plus surprenant encore, il semblerait que le principal concerné lui-même n’y croit pas. Ses prunelles vrillent afin de vérifier l’expression de ses traits parce qu’il est surpris Louis, pourtant le type a l’air sérieux. Ça lui extorque un rire tellement c’est comique. « Pourquoi t’as ramené ton plateau si t’y crois pas ? T’es un fake ? » Sa clope se glisse une nouvelle fois entre ses lèvres scellées en un sourire, ce mec a quelqu’un chose de tellement nonchalant à la fois sur sa gueule et dans son attitude qu’il adhère complètement. Il veut à tout prix la suite de l’histoire, ça l’amuse ce genre de bail. Se foutre de la gueule des autres c’est sa passion alors forcément en général il a des atomes crochus avec ceux qui font de même. D’ailleurs il lui ouvre grand la porte en lui réclamant ses histoires sur les esprits sortant la nuit, plutôt contradictoire pour un type aussi sceptique que lui et il n’est franchement pas déçu du voyage. Il reste là à l'écouter scotché, les traits figés et la bouche entrouverte. Le pire c’est que quand il croit qu’il a terminé, Presley l’assène avec une autre histoire de bestiole imaginaire. Mais il sort d’où ce type exactement ? « T’es sérieux ? » Louis reprend vie, se redressant de la rampe sur laquelle il s’est appuyé pendant tout son voyage dans l’au-delà. « Putain le délire. » Clignant des yeux et passant une main sur le bas de son visage il reprend ses esprits. Non vraiment il n’avait jamais entendu de truc pareil articulé avec autant de simplicité. « Non mais t’y crois à tout ça ? J’veux dire t’as déjà vu des trucs qui t’ont persuadé de leur existence ou tu te plais juste à y croire ? » Que Presley lui écrive une thèse bordel, ça le fascine qu’on puisse se passioner de tout ça. Ils en reviennent rapidement à leur propre réalité, bloqués au milieu des montagnes plutôt que sur une plage paradisiaque. Bon ce qui est cool c'est qu'il vient de trouver la personne avec qui se plaindre. « On est d’accord. Forcément ils ont pris le contrepied. La douche j’pensais faire des vacances paradisiaques gratos. » Dommage car le paradis c’est chez lui. Frottant son mégot sous sa semelle pour éteindre sa clope, il se redresse avec un grand sourire. C’est pas trop compliqué de l’animer Louis. « Ouais c’est ça. Bien joué, tu connais ? » La Corse ça ne parlait pas à grand monde ici. Il tend sa pince pour sa première poignée de main de l’aventure. « Louis. » Pas trop de pression ni trop de faiblesse, il maîtrise sa poigne amicale de toute façon il n'a rien à prouver là.  « C'est ricain comme prénom Presley non ? J'arrive pas à saisir d'où tu viens. Déso. »  Il s'excuse parce que le mec a retenu qu'il venait de Corse donc ça craint un peu mais tout se mélange, entre son accent qu'il n'arrive pas à identifier, son prénom de ricain et son enfance visiblement liée aux montagnes d'après les histoires de son père Louis il est perdu.

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Message (#) Sujet: Re: mardi sept avril, 16h25 (+ louis) — Mer 15 Avr - 15:53

Bon, Louis n’a pas l’air franchement enchanté à l’idée de voir l’un ou l’autre casse-cou se briser (littéralement, du coup) la nuque à flanc de montagne. C’est compréhensible. Presley, il peut pas s’en empêcher, il aime bien les trucs un peu glauques, et les blagues typiques de millenials à propos de leur absence de désir de vivre. Du coin de l’œil, alors qu’il est toujours accoudé à la balustrade, il observe le français du coin de l’œil alors qu’il tire un coup sur sa cigarette. Il se délecte de la réaction de son interlocuteur quand il lui avoue ne pas du tout croire en cette histoire de Ouija, et il laisse échapper un ricanement alors qu’il lui demande pourquoi il a ramené son plateau. « Suffit d’un rien pour faire croire aux gens qu’l’esprit d’leur mamie morte y’a dix ans veut leur passer un coucou. » Presley, il serait d’avis de dire que si un fantôme coincé entre deux mondes souhaitait réellement communiquer, il choisirait un autre moyen qu’une planche de bois autour de laquelle se sont réunis une belle brochette d’imbéciles. Quitte à faire bouger des objets, mieux vaut directement prendre une feuille et un stylo, non ? Bah oui. Sauf que ça n’a pas l’air évident pour tout le monde. « J’l’ai pris parce que j’me suis dit qu’j’trouverais bien un ou deux clampin à terroriser. » Evidemment, il a quelques idées. Carl, mais lui risquerait de s’en trouver terrorisé à vie, ou Felicity, quoiqu’il ne souhaitait pas non plus qu’elle leur fasse une crise cardiaque en pleine séance. « Ca fait toujours un choc quand mamie dit à son petit-fils d’aller se faire foutre depuis l’au-delà via un plateau en bois. » Avec les années, il est devenu expert dans l’art de faire bouger le curseur dans la direction souhaitée sans que le reste de la bande ne s’en rende compte. Bon, parfois, il y avait quelques ratés, et un ‘fuck’ se transformait rapidement en un ‘fucl’. Mais l’intention était là.
Il lui explique en deux-trois mots ce qu’un esprit lambda aime faire lors d’une nuit de pleine lune et Presley voit bien qu’il lui demande par simple curiosité et qu’il a pas l’air d’être particulièrement intéressé par toutes ces histoires de fantômes. Mais Louis, il le sent bien, il l’écoute avec attention et ça fait du bien à son petit cœur. Surtout quand il rajoute le morceau -qu’il pensait pourtant inutile- sur cette créature des montagnes dont son père lui parlait quand il était petit. Il se redresse et le pauvre, il n’a pas l’air d’en croire ses oreilles. Presley ça le fait un peu marrer, parce qu’honnêtement, il est le premier à concéder que ces histoires d’esprits et de créatures, des fois, ça va un peu trop loin. Mais l’imaginaire humain n’a aucune limite et beaucoup se plaisent à croire aux histoires inventées par d’autres. Presley, à ça, il ne voit aucun problème. Y’a bien plus de la moitié de la population mondiale qui croit à un dieu tout puissant et bienveillant qui aurait façonné l’homme et la femme avec un bout de côte et un peu d’argile d’après un bouquin écrit y’a vingt plombes, et qui continuent d’y croire alors que ce cher univers soi-disant créé par le type dans les nuages n’a de cesse de vouloir les tuer tous. Dans ce cas-là, autant croire que le monde est régi par les descendants d’extraterrestres ayant colonisé la terre il y a des dizaines de milliers d’années. Presley, il dit pas qu’il y croit, mais il dit que c’est pas moins crédible que l’histoire du grand bonhomme barbu. « Les esprits ? Ouais, j’y crois. » Au cours des presque dix ans de sa chaîne YouTube, il en a visité, des endroits prétendument hantés, et même si, parfois, il lui était arrivé d’exagérer certaines de ses vidéos, certains lieux lui avaient laissé un souvenir plus marquant que d’autres. « T’sais, quand t’as visité cent châteaux soi-disant hantés, au bout d’un moment, le plancher qui craque, t’y fais même plus attention parce que t’sais bien que l’plancher, bah ça craque. » A cause de l’humidité, de rats ayant investi les lieux,… Les hypothèses sont nombreuses. « Tu finis par t’habituer à c’que tu ressens, dans un endroit comme ça. » L’adrénaline, la petite boule au ventre, l’excitation. Des sentiments qu’il connait sur le bout des doigts. « Mais genre, une fois tous les euh… j’sais pas, vingt endroits qu’tu visites, là, tu t’sens vraiment bizarre. Mais pas bizarre genre tu t’sens observé, bizarre genre t’as l’impression s’avoir quelque chose qui t’pèse, tout autour de toi. » Ce sentiment-là, il ne l’a ressenti qu’une poignée de fois, mais ça, franchement, ça marque. « Et faut pas nécessairement qu’ce soit un endroit particulièrement creepy ou glauque de base, des fois, c’est peut-être juste un spot d’urbex que t’as visité quarante fois avant et qu’tu connais par cœur, mais genre la quarante-et-unième fois, c’est différent. » Et c’est pour ça qu’il y croit. Pas parce qu’il a croisé la dame brune de Raynham Hall en train de descendre son fameux escalier, et pourtant, c’est pas faute de s’y être rendu en personne. Surtout parce que parfois, sans rien voir ni rien entendre, dans des endroits où il s’attendait à ne rien déceler, il avait ressenti cette sensation bizarre d’être entouré par une drôle d’énergie. « Et toi, t’y crois ? » qu’il lui demande. Le français, il a pas l’air d’être particulièrement calé sur le sujet, alors il est assez curieux d’entendre ce qu’il a à dire sur le sujet.
La conversation décale sur le lieu choisi par la production pour planter le décor de leur aventure, et Presley est content de voir qu’il est pas le seul à râler sec. « Tellement. On s’est bien fait niquer c’t’année. » Il se verrait bien les doigts de pied en éventail, face à l’océan turquoise, le visage doucement caressé par la bise marine, lentement mais sûrement cramé à petit feu par le soleil brûlant. C’est sûr, en deux jours, il passerait du blanc fantôme au rouge écrevisse, mais franchement, il se dit que ça en vaudrait la peine. Le français aussi, clairement. Presley se rappelle miraculeusement qu’il est corse, et ça, ça lui en bouche un coin. Hé ouais mon gars, c’est un pro de la géographie, lui, et il a une mémoire d’éléphant. Bon, c’est totalement faux, maos Presley aime bien se raconter des histoires et se jeter des fleurs. « Ouais ouais j’connais, j’y suis allé en vacances quelques fois. » Et il s’en rappelle encore, prendre le bateau avec leur monospace familiale pour rejoindre, ça avait été un des points culminants de son enfance. Il avait insisté pour que son père colle l’autocollant Corsica Ferries sur leur vitre arrière, et Presley, ça l’avait rempli d’un joie qu’il ne pourrait décrire. Bah oui, il a toujours été con. Il tend la main à son interlocuteur qui n’hésite pas pour la lui serrer en lui donnant son prénom. Louis. Ca va, il devrait pouvoir le retenir. Louis lui demande si son prénom est américain, et si peut-être, c’est de là qu’il vient. Presley, encore une fois, ça le fait rire, parce que bien qu’il ait raison sur son prénom, Louis, il ne pourrait pas être plus loin de la vérité. « Ouais, ‘fin c’t’une longue histoire. » En réalité, c’est pas du tout une longue histoire, c’est juste qu’il est l’un de ces non-anglophones pas très chanceux à qui on a refilé des prénoms d’américains profonds. « J’suis luxo, ‘fin… Luxembourgeois, quoi » au cas où en Corse, on ne connaisse pas le diminutif que les luxos eux-mêmes utilisent pour se définir. « On peut parler français, du coup. » Il hoche la tête pour accompagner ses dires, geste récurrent pour lui, histoire de confirmer ses propres dires. Bien qu’il le parle couramment depuis tout petit, il est jamais parvenu à se défaire de son accent allemand. La faute à sa langue maternelle, ça. Il parlait allemand avec un accent français et français avec un accent allemand. Et l’anglais, n’en parlons même pas. Un joyeux mélange d’accents bizarre qui font souvent que ses interlocuteurs n’ont aucune idée d’où il sort.

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