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 Radical Notion (mardi 01h30)

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Izïa
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Message (#) Sujet: Radical Notion (mardi 01h30) — Lun 6 Avr - 0:50

Trois jours. Non sois plus précise. Cela fait deux jours et 5 heures que des caméras suivent tes mouvements, sont à l'affût, à la recherche d'événements croustillants pour nourrir l'émission. Tu te prêtes au jeu, ne ressens aucun stress, te laisses vivre et voguer au rythme des habitants... mais il est clair que tu as des difficultés lorsque la nuit tombe. Les esprits s'endorment et toi, véritable être de la nuit, tu attends que ta colocataire rejoigne les bras de morphée - quelle jolie expression - avant de te relever, de récupérer une veste pour ne pas trop te refroidir à cause des températures bien plus froides ici qu'à Séoul et d'errer dans les couloirs. On ne peut pas dire que tu cherches quelque chose ni quelqu'un... ou peut-être est-ce le sommeil que tu poursuis et qui te semble si peu familier. Heureusement pour toi il n'y a pas de chambre à cette étage et tu rejoins rapidement la pièce convoitée. Le coin piano. Tu allumes l'une des lumières, glisse ton doigt sur les lignes des meubles. Cet endroit est si grand. Dédier une salle pour de l'art... quelle si bonne idée. Tu te remémores quelques graffes, plonge ta main dans l'une des poches de ta veste et récupère un stylo noir. Tu t'assois sur le banc, pose le stylo sur le pupitre normalement utilisé pour poser une partition. Tu glisses tes doigts sur les touches puis appuies sur l'une, puis une autre et commence à jouer la danse de la fée dragée de Piotr Ilitch Tchaïkovski. À l'écoute c'est la même. Aucun faux pas, aucun retard, tu connais le morceau par coeur et n'arrive décidément pas à innover ou improviser quand tu joues. Non là-dessus, sur cet art tu restes dans les rangs. À la fin du morceau tu laisses tes doigts sur le clavier et laisses le silence envahir la pièce. Tu restes dans la même position quelques temps, avant de rejouer un morceau, Erotevmenaki d'Anna Vissi, sauf qu'au lieu de chanter tu mmm. Personne n'aime quand tu chantes à la maison, du moins personne ne te l'as permis. Alors que tes doigts filent sur les touches tu entends du bruit dans les escaliers. Tu ralentis le rythme et discernes rapidement une silhouette qui se rapproche. @Carl. Tu souris. "Insomniaque ? Normalement, de là où tu dors il t'est impossible de m'entendre !" dis-tu avec un léger changement se rapprochant au plus de la taquinerie.

@Carl


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Carl
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Message (#) Sujet: Re: Radical Notion (mardi 01h30) — Lun 6 Avr - 17:20

Sans surprise des deux candidats occupant la chambre 05 celui qui est encore éveillé à cette heure-ci, c'est Carl. C'est pire qu'un couche-tard le bonhomme, c'est carrément un oiseau de nuit et il est pas rare qu'il sacrifie quelques précieuses heures de sommeil pour les passer sur son ordinateur - ici, plutôt sur sa tablette du coup. Faut pas croire mais y'a des choses à faire la nuit sur ce petit appareil, parcourir le réseau social de fond en comble par exemple pour y opérer une sorte de veille nocturne. Sait-on jamais qu'il soit passé à côté de quelque chose, c'est peu probable à vrai dire et ça lui donne surtout une bonne excuse pour épier les pages de ses camarades pendant qu'ils dorment tous. On lui a toujours dit de se tenir éloigné des écrans avant de dormir car ce serait très mauvais, mais c'est pas le genre de recommandation que Carl est du genre à suivre. Il emporte donc sa tablette avec lui et parcourt l'étage avec le projet de se poser quelque part pour consulter tout ça, et puis non, finalement il décide qu'il sera encore mieux un étage plus bas du côté de la bibliothèque ou de la salle de jeux. Il emprunte l'escalier à pas de loup par respect pour ses camarades dormant pas loin de là, et arrivé au premier étage il est comme appelé vers le coin piano d'où provient une mélodie aussi douce qu'envoutante. Cette mélodie d'ailleurs il la connait, il est à peu près sûr de l'avoir déjà entendue dans une pub et il en faut pas davantage pour le détourner de sa destination initiale - qui n'était pas tellement définie dans sa tête, en fait. Il s'approche doucement du piano où une camarade est installée, sa dernière envie est de l'interrompre mais celle-ci amorce la conversation sans pour autant s'arrêter de jouer. Il sourit, avant de prendre un air curieux face à sa remarque. « Comment tu sais où je dors, t'as retenu les chambres de tout le monde ? » Si oui elle a une sacrée mémoire cette fille, car lui serait bien incapable de dire où tel candidat dort cette semaine - à part Rosamie, bien sûr, il connait non seulement le numéro de sa chambre mais il sait aussi avec qui elle dort, et à quelle heure elle se couche et se lève. Izïa le pense insomniaque, mais la réalité est un peu plus navrante. « En fait j'ai un rythme un peu décalé à l'extérieur et j'ai pas l'habitude de me coucher avant au moins.. 3h du mat'. » Le premier soir il s'est pas fait prier pour aller dormir mais depuis il a comme qui dirait renoué avec ses mauvaises habitudes et à cette heure-ci la fatigue n'est pas encore trop présente. Carl préfère encore se balader dans le chalet plutôt que de se mettre dans son lit et fixer le plafond ou se bagarrer avec ses pensées absurdes pendant deux heures avant de parvenir à fermer l’œil. « Je vais essayer de me régler ici histoire de retrouver un rythme décent, mais j'ai l'impression de passer à côté de ma vie quand je me couche tôt c'est bizarre hein ? » Tout ce que tu fais est bizarre de toute façon, fais pas le mec surpris. Se coucher avant minuit pour lui est impensable, mais son objectif serait de s'aligner sur une heure de coucher autour des 2h pour être à peu près frais à 10h, et ne pas vivre en décalé par rapport à ses camarades pendant toute l'aventure. « Je sais pas ce que tu joues mais c'est super joli. Pourquoi tu dors pas toi ? » il demande dans un fin sourire en contournant le piano pour venir s'assoir sur la banquette à côté d'elle, assez large pour accueillir leurs deux fessiers.

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Message (#) Sujet: Re: Radical Notion (mardi 01h30) — Mar 7 Avr - 2:44

@Carl te poses une question qui est loin d'être bête. "Ha... oui. J'ai une mémoire photographique. Ça aide pour pleins de choses comme apprendre de nouvelles informations, se rappeler de moments futiles, mais parfois important sans qu'on le sache de prime abord ou les chambres des autres candidats." Tu esquisses un mince un sourire avant d'écouter sa réponse sur sa possible insomnie qui finalement se révèle n'en être pas une, c'est juste un rythme différent des autres candidats et différent du tien, mais qui s'en rapproche légèrement d'une certaine manière. "Ah oui ? Je vois très bien, bienvenue dans la team oiseau de nuit. Tu fais quoi pour t'occuper jusqu'à trois heures du matin ?" La curiosité peut-être un défaut, mais la tienne est source d'apprentissage. Il partage avec toi ses pensées sur le sommeil. Tu acquiesces. "Pourquoi veux-tu t'accorder au rythme des autres si le tien te conviens ?! Ton instinct est ton meilleur ami... parfois je me dis que le sommeil est optionnel, mais je sais aussi que c'est faux, le cerveau en a besoin." Dis-tu en plongeant ton regard dans le sien. "Tu as peut-être juste cette envie de ne rater aucun instant... c'est plutôt joli comme concept." Ton regard dévie vers les touches. Un nouveau morceau. Il faut que tu trouves un nouveau morceau à jouer pour satisfaire ton nouveau public. "C'est une chanson grecque. Ma mère, Athénaïs me l'a apprise. Je peux te jouer un autre morceau si tu veux ?" Il vient s'asseoir à tes côtés. Ta petite voix panique, mais physiquement, tu restes impassible. "Ou encore mieux peut jouer à deux. Je peux t'apprendre." Tu n'oublies pas sa dernière question et plonges de nouveau ton regard dans le sien. "Ça va peut-être te paraître bizarre, mais je n'aime pas dormir. je préfère rester éveillée alors je vais jusqu'à l'épuisement comme ça, ce temps de sommeil passe plus vite..." Tu permets de rajouter : "Je sais ce n'est pas commun, mais comme disait William, mon père, on a tous nos bizarreries et ce qui fais de nous des êtres imparfaits, mais aussi et surtout des êtres... vivants." Bon mot. Le meilleur. "Pourquoi tu t'es lancé dans cette aventure ? je peux ?" Demandes-tu en frôlant sa main pour l'amener vers le clavier.


@CARL


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Message (#) Sujet: Re: Radical Notion (mardi 01h30) — Mer 8 Avr - 19:11

La mémoire photographique, Carl pensait que c'était un mythe. C'est franchement stylé et Izïa a bien de la chance d'avoir été aussi gâtée par la nature, car il se doute bien qu'au quotidien ça doit être très utile de pouvoir stocker un nombre d'informations illimité dans sa tête comme si le cerveau était jamais rassasié. Même Chuck Norris il doit pas avoir une mémoire aussi puissante, et c'est pourtant le plus fort d'entre nous. « Mais attends c'est trop bien ! Ton cerveau prend en photo les informations en fait ? » Carl prend les choses au sens littéral mais si on appelle ça une mémoire photographique c'est bien pour une raison, c'est en tout cas ce qu'il suppose. « Comment on développe une mémoire comme la tienne ? J'ai beaucoup de mal à me souvenir de certaines choses moi, j'crois que j'ai une mémoire sélective ou un truc comme ça. » Oublier volontiers ce qui nous arrange pas, ouais, on peut dire que ça lui correspond bien. Izïa lui souhaite la bienvenue dans la team oiseau de nuit et il la gratifie d'un sourire en retour. Il pensait pas trouver dans ce jeu quelqu'un de calé sur le même rythme que lui, à savoir une autre adepte de la veille tardive et des activités nocturnes. « Chez moi ou dans mes familles d'accueil j'ai mon ordi, mais ici je préfère me poser dans un coin avec ma tablette plutôt que squatter la salle info. » Ce qu'il manque quand même ici c'est un accès illimité à internet, Carl se sent forcément pas mal démuni vu qu'il passe le plus clair de son temps à farfouiller le web en long et en large en temps normal. Plusieurs semaines sans parcourir 9GAG une dizaine de fois par jour, ça va être compliqué. Izïa ne comprend pas son besoin de s'ajuster au rythme des autres candidats. D'ordinaire c'est un rythme qui le convient c'est vrai, mais ici il croit pas pouvoir se permettre de mener la même petite vie pépouze. « Ça le fout mal quand même de vivre en décalage avec les autres, tu trouves pas ? J'ai pas trop envie de rater les moments de groupe comme les repas ou les jeux, et d'être le gars qu'on voit jamais et qu'on critique pour ça. » Il se fait aucune illusion Carl, s'il se connecte pas rapidement aux autres et ne participe pas un minimum à la vie en communauté il fera pas long feu ici, parce qu'il ratera plein d'occasions de se lier à ses camarades et de vivre pleinement cette aventure avec eux. La si jolie mélodie qu'Izïa jouait à son arrivée est donc une chanson grecque, et c'est sa maman qui la lui a apprise. Il remue doucement la tête lorsqu'elle lui propose de jouer autre chose. « Non j'aime beaucoup ce morceau-là, je voudrais l'entendre encore. » Elle est trop apaisante cette chanson c'est comme une berceuse chantée à son cerveau, ça lui fait des chatouilles dans la tête alors il a pas du tout envie que ça s'arrête. La perspective de jouer à deux lui provoque une petite panique intérieure par contre. « M'apprendre à jouer ? Il faut pas des années pour ça ? » C'est en tout cas ce qu'il a cru tout sa vie, et du coup il sait pas s'il s'est imaginé à tort que l'apprentissage du piano était long et laborieux ou si Izïa est vachement optimiste quand elle parle de lui apprendre à jouer dans ce jeu, donc en quelques semaines. « Je connais même pas mon solfège. » il ajoute un peu gêné car faut bien qu'elle se dise qu'il part de zéro, y'a pas l'ombre d'une base chez Carl. Izïa confesse ne pas aimer dormir, au point de se forcer à rester éveillée jusqu'à tomber complètement de fatigue. « Donc tu dors presque jamais ? Faut faire attention quand même, dormir c'est méga important pour la santé à c'qui parait parce que le cerveau a besoin de se nettoyer et tout. » C'est pas bon de perturber le rythme naturel de son horloge interne, c'est le père d'une famille pour laquelle il a bossé qui disait ça. « Il faut être réveillé quand il fait jour le matin c'est important, tu veux pas finir zinzin Carl si ? » Il avait peut-être pas tort, en fait. « Pause. Ton père s'appelle William ? » Il ouvre de grands yeux stupéfaits en entendant ça alors qu'il y a des tas de William dans le monde, c'est un prénom notamment très répandu outre manche. « C'est pas le William du jeu, si ? Me dis pas que t'es la fille du Maître ! » Ce serait in-cro-yable mais du coup j'ai trouvé son secret ? Il est tard donc Carl s'emballe encore plus vite que d'habitude, là il suffit d'un seul nom pour qu'il parte dans tous les sens. Izïa demande alors la permission de prendre sa main, ses doigts frôlant les siens le surprennent sur le moment mais ce contact est pas du tout déplaisant pour lui. « Euh oui, oui. » il bredouille dans un petit sourire en la laissant déplacer sa main jusqu'au clavier, tandis qu'elle l'interroge sur la raison de sa présence dans ce jeu. « Je sais pas trop en fait. J'ai quitté ma dernière famille d'accueil y'a quelques semaines et depuis je sais pas quoi faire de ma vie, j'ai entendu parler des castings pour l'émission alors j'me suis dit que c'était un bel objectif à se fixer. J'ai rien d'un compétiteur pourtant, mais je crois que c'est bien de se donner des buts dans la vie même si c'est sur un coup de tête dans mon cas. » Il évoqué une période de creux personnel pendant son entretien avec les casteurs et c'est bien comme ça qu'il le ressent, comme s'il errait sans but dans sa vie et avait besoin de se lancer un challenge histoire de faire quelque chose de sa vingtième année d'existence et d'avoir des trucs à raconter ensuite. « Et toi pourquoi t'es là Izïa ? T'es venue chercher quoi dans cette aventure ? » il demande à son tour pendant que son regard parcourt le clavier avant de remonter pour rencontrer celui de la candidate.

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Message (#) Sujet: Re: Radical Notion (mardi 01h30) — Sam 11 Avr - 19:01

C'est bien la première fois qu'on évoque ta mémoire photographique ici, et qu'on t'en parle avec tel engouement. Ta petite voix montre de la fatigue, mais toi au contraire, tu es stimulée. "On peut dire ça comme ça oui. Chez moi on appelle ça aussi une mémoire eidétique qui vient du grec ancien eidos, qui lui-même provient du verbe eidomaï apparaître. Selon une philosophie développée par Aristote nommée l’hylémorphisme, tout être est composé de manière indissociable d’une matière et d’une forme. " Tu t'es un peu emballée et tu souris timidement pour captiver de nouveau son attention, au cas où tu l'avais perdue. "Mon... cerveau enregistre toute la pièce, toi, notre discussion. Quoi qu'il arrive tout reste là." Dis-tu en touchant ta tête de ton index, délaissant pendant quelques secondes le clavier du piano. Il est intrigué par tes capacités. Tu réfléchis à la bonne, la meilleure manière de lui expliquer pour que tout soit clair. "Je muscle mon cerveau à l'aide d'exercices mnémotechniques, les répétitions et la technique séquentielle. Je le stimule avec des puzzles, des casse-tête et le piano principalement, mais à Séoul je joue aussi de la contrebasse." Apparemment, pour lui c'est compliqué, il aurait ce qu'on appelle une mémoire sélective. Tu acquiesces. "Peut-être que tu es atteint de dissonance cognitive ? Il s'agit du mal-être que l'être humain peut ressentir quand il a deux opinions ou croyances contraires. Pour soulager cette sensation négative, l'être humain a tendance à mettre de côté l'une des deux opinions ou croyances qu'il va maintenir afin de ne pas créer de conflit. C'est une question de survie... est-ce que tu as déjà ressenti ça ?" Tu poses la question, mais son comportement peut supposer que oui et son aveu sur sa famille d'accueil est un plus dans ta supposition. Tu lui dis pour autant de maintenir son instinct à flot et de suivre son mode de vie, mais c'est vrai que ce genre de phrase n'est peut-être pas la meilleure au vu de l'aventure vécue. "Si quelqu'un te critique, je serai là pour te défendre." Dis-tu automatiquement. Carl en très peu de temps à coché une majorité de case qui permet de t'en faire un allié. Tu évoques Athénaïs et la chanson qu'elle t'as apprise. Il te demande de le rejouer. Tu acquiesces et lui propose de le jouer avec toi. Il est surpris. Te demande s'il est possible et te confie même son niveau qu'il décrit comme étant faible... très faible. "Et ? Il est peut-être temps de faire des miracles !" Tu souris, de ce sourire timide qui ne te lâche pas... jamais. Le sujet switche sur ton cerveau. Il s'inquiète pour toi. Ton regard dévie sur tes mains qui ont retrouvé le clavier. "Je suis une warrior, il ne faut pas s'inquiéter pour moi." Phrase toute faite, tant répétée, vide de sens, mais généralement au vu du ton que tu utilises tout le monde la croit, tout le monde se tait et la vie continue, le sujet change. William. "S'ap..." Il continue. Il parle du maître du jeu, te demande si tu es sa fille ? Est-ce que tu rentres dans son jeu ? Ou coupe tout de suite court à cette idée folle ? Ta petite voix te dit de l'affirmer, ah la voilà qui se réveille, mais tu pèses les pour et les contres et Carl est un allié. "Non... je vais te décevoir, mais ce n'est pas mon père. Le mien de William, il est mort en 2001." Attention, sujet sensible. Pour autant, tu souris timidement et lui demande si tu peux attraper sa main, il accepte en bredouillant. Tu la déplaces délicatement et de ton autre main, tu places tes cheveux derrière ton oreille pour mieux entendre les intonations de sa voix. Il évoque sa dernière famille d'accueil et surtout les raisons de sa venue dans l'aventure "les meilleures idées proviennent souvent de coups de tête. Tu vas peut-être trouver des réponses sur ton futur ici..." Dis-tu avant qu'il ne te retourne la question. "Pour plusieurs raisons, mais la principale, c'est pour prouver à une certaine personne de mon entourage qu'il y a encore de l'espoir en l'homme et que malgré les possibles futurs coup bas que je risque de recevoir - parce que c'est le jeu -on en sortira plus forte. Je veux montrer que suis capable... même si lorsque vous découvrirez mon secret, vous risquez de me regarder d'un autre oeil." Beaucoup de mystère, mais tu fonctionnes à ça. Ta main est toujours présente sur la sienne et lorsque tu relèves la tête, tu vois qu'il te regarde. "J'aimerais comprendre ton regard." Lâches-tu sans l'avoir prémédité. Tu te concentres de nouveau sur les touches. "Alors je vais t'apprendre ce morceau. Tu vas voir ça va être ludique. D'abord, tu vas placer tes doigts-là." Tu places sa main vers le DO. "Maintenant dès que je te le dis, tu appuies dessus d'accord ?" Tu recommences à jouer à un rythme plus doux. "Là." Dis-tu avant de continuer et de lui signaler à plusieurs moments les touches où appuyer. Le morceau terminé, vous laissez le silence emplir la pièce. "Pourquoi tu as quitté ta dernière famille d'accueil ?" Cette question, elle s'était enregistrée au début du morceau, et même si elle n'est pas facile, tu aimerais entendre la réponse.

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Message (#) Sujet: Re: Radical Notion (mardi 01h30) — Mar 14 Avr - 4:37

Carl il bloque sur l'étonnante particularité d'Izïa, cette mémoire exceptionnelle qui lui permet par exemple de retenir la composition complète des chambres sans le moindre problème. Il sait que son propre cerveau serait pas capable de mémoriser tout ça, mais au lieu de complexer comme il le fait souvent en se comparant aux autres il trouve ça hyper cool pour elle, car ça doit être pratique au quotidien. Izïa a sûrement pas besoin de faire une liste avant d'aller en courses ou de noter les trucs qu'elle doit faire plus tard, c'est un gain de temps incroyable mine de rien. Y'a sans doute aussi pas mal d'inconvénients à se souvenir de tout, mais lui préfère n'y voir que des bons côtés. Il adorerait parler avec elle de sa mémoire eidétique pendant des heures, mais à partir du moment où elle lui sort tout plein de mots compliqués il perd un peu le fil de la discussion. « Oh j'ai pas tout compris là par contre.. » il laisse entendre d'un air confus, avant d'ajouter « Mais ça a l'air super intéressant. » dans un sourire. Ça le dépasse carrément mais dans un sens c'est bien, ça fatigue son cerveau de réfléchir au sens de tous ces trucs qu'il comprend pas et comme il attendait d'avoir sommeil c'est plutôt bon à prendre. Quand Izïa lui parle de son cerveau qui enregistre tout ce qu'il se passe autour il l'imagine avec un ordinateur dans la tête, dans le genre monstre de technologie doté d'une mémoire de plusieurs téraoctets. « C'est trop trop stylé ! Donc tu te rappelles des moindres détails, de tous les trucs auxquels personne fait vraiment attention ? » Ça lui donne une idée à Carl, et généralement celles qui lui viennent à cette heure-ci sont pas fameuses. « Tiens petit test pour toi : elle était habillée comment Maci samedi ou plutôt, y'avait quoi sur sa robe ? » Lui s'en rappelle parce que justement les motifs sur sa robe étaient assez originaux pour pouvoir le marquer. Pour se souvenir d'un truc faut déjà le voir, et cette robe-là pouvait difficilement passer inaperçue alors à moins qu'Izïa ait pas vu le vêtement de près pour en distinguer tous les détails y'a de grandes chances qu'elle ait encore parfaitement la tenue de Maci en tête quatre jours après le prime. Plus Carl en apprend sur sa camarade et plus il est admiratif. Izïa joue du piano mais également de la contrebasse, qui semble pas être non plus un instrument évident à maitriser. Et puis il entend parler pour la première fois de dissonance cognitive, un terme qui lui dit rien mais qu'Izïa s'emploie aussitôt à lui expliquer. Là les mots sont simples alors il s'y retrouve, pas comme tout à l'heure avec la philosophie dont il a pas retenu le nom. « Oh, je crois que oui j'ai déjà eu cette impression-là. Mais alors ça veut dire que j'ai des problèmes cognitifs ? Mon cerveau fonctionne pas bien ? » Ça expliquerait tellement de choses. Il sait pas si le diagnostic est le bon mais ça le rassure pas forcément qu'on puisse mettre un nom sur cet inconfort psychologique qu'il ressent assez souvent. Il s'imagine potentiellement malade de la tête maintenant, le genre de pensée que Carl peut rapidement transformer en idée fixe. Izïa a l'air d'en connaitre un rayon sur la question mais sans le savoir elle vient de réveiller son côté hypocondriaque. Il est pas loin d'avoir une grosse montée de stress mais il se détend direct quand sa  camarade affirme qu'elle le défendra si quelqu'un vient à le critiquer. En quelques mots il est calmé. « Tu ferais ça pour moi ? Mais.. c'est trop gentil. » il réplique dans un large sourire mais d'une voix hésitante. Sur le moment il se demande quand même s'il a bien entendu, et après coup ce qu'il a bien pu faire pour mériter qu'Izïa le prenne sous son aile. Carl se sent déjà moins vulnérable maintenant qu'il a un soutien d'assuré dans ce chalet, y'a un vrai effet psychologique qui s'opère et il dormira probablement très bien cette nuit grâce à ça. Pour le miracle en revanche il est pas trop sûr, ce sera pas une mince affaire de faire de lui un virtuose du piano mais Izïa a l'air de penser que rien n'est impossible. « Il va te falloir une grande dose de patience alors ! » il rétorque en la gratifiant d'un sourire amusé. Il prendra des cours avec plaisir si elle pense pouvoir tirer quelque chose de lui, mais ce dont a peur Carl c'est clairement de lui faire perdre son temps. L'info comme quoi le père d'Izïa s'appelle William avait aucune chance de lui passer à côté, et y'avait aussi peu de chance qu'il s'imagine pas tout de suite un lien de parenté avec celui du jeu. Sauf que non, le William dont elle parle est mort il y a presque vingt ans et d'un coup Carl se sent vraiment très bête. « Oh non pardon, je suis tellement désolé Izïa. » Il sait plus où se mettre, ni où poser ses yeux et ses mains, c'est pourtant le roi des bourdes il devrait avoir l'habitude. « Je voulais pas faire remonter de mauvais souvenirs.. » il souffle en baissant la tête de honte. Izïa a pas l'air de trop lui en tenir rigueur puisqu'elle saisit ses mains pour les poser sur le clavier avec beaucoup de délicatesse. Sa main est si douce et ses doigts si fins. Au même moment il se confie sur ce qui l'a motivé à candidater pour faire cette aventure, et évoque une décision pas du tout préméditée prise à un tournant dans sa vie. Izïa de son côté a des choses à prouver à quelqu'un de son entourage, et elle le prévient d'ailleurs qu'ils pourraient tous changer de regard sur elle lorsque son secret tombera. « Dis pas ça tu me rends trop curieux ! Et en même temps tu me fais un peu peur, je sais pas du tout à quoi m'attendre. » Son secret c'est du lourd apparemment, vu que ça pourrait changer la façon dont les autres la perçoivent. En bon pessimiste qu'il est Carl pense aussitôt au pire, alors qu'Izïa pourrait très bien le surprendre dans le bon sens et paraitre encore plus cool à ses yeux qu'elle ne l'est déjà. Elle laisse entendre qu'elle aimerait comprendre son regard au moment où ce dernier croise le sien et cette confession le trouble. Mon regard ? Il a quoi mon regard ? « Peut-être que tu peux, tu lis quoi dans mes yeux là ? » il ose demander alors que la situation devient assez ingérable pour lui même si ça n'y parait pas. La main d'Izïa se trouve sur la sienne et comme si c'était pas assez stressant comme ça il l'invite en plus à sonder son regard. Cette proximité est inédite alors il sait pas comment composer avec sans paniquer intérieurement. Heureusement la voix de sa camarade parvient une fois de plus à l'apaiser, ça a le même effet sur lui que la mélodie qu'elle jouait quand il est arrivé. Y'a un truc qui se passe avec Izïa qu'il aurait du mal à expliquer, mais c'est vraiment agréable. « Oui d'accord. » il acquiesce lorsqu'elle lui demande d'appuyer sur une touche quand elle lui dira de le faire. Jusque là rien de bien compliqué, il est encore capable d'effectuer une action quand quelqu'un le sollicite. Il s’exécute donc chaque fois qu'Izïa lui fait savoir que c'est le moment d'appuyer, tandis qu'à côté la discussion se poursuit. La question qui vient le laisse sans voix dans un premier temps, difficile alors de dire s'il cherche ses mots ou s'il préfère recourir au silence plutôt que de répondre. Et finalement le silence n'est pas de mise pour cette fois. « En fait j'ai pas été très honnête, pardonne-moi. » il avoue d'abord en la fuyant du regard. « J'ai pas "quitté" ma dernière famille d'accueil, c'est eux qui ont voulu que je parte. Angela la maman trouvait que j'avais de mauvaises habitudes et aussi que je passais trop de temps sur mon ordi. C'est vrai que la journée quand les enfants étaient à l'école j'aimais mieux regarder des vidéos sur internet plutôt que faire le ménage, mais je sais pas comment elle l'a su. Plus j'y pense et plus je me dis qu'ils ont mis des caméras dans la maison, c'est pas possible autrement. » Qui l'aurait balancé, le chien ? Carl est perché mais quand même, faut pas abuser. Ce qu'il vient de donner à Izïa c'est une version simplifiée et vachement arrangée de la réalité, car y'a des choses qu'il assume pas assez pour pouvoir les dire comme ça. Déjà admettre qu'il s'est fait renvoyer c'est pas rien pour lui, même s'il se garde bien de préciser pourquoi Angela en avait autant après lui à la toute fin de son séjour. « J'ai un peu honte de cette histoire, j'aurais voulu que ça se termine mieux que ça.. M'en veux pas de t'avoir menti s'te plait Izïa. » Même si la vérité n'est pas entièrement rétablie un mensonge reste un mensonge, et Izïa mérite tout de même un minimum d'honnêteté de sa part.

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Message (#) Sujet: Re: Radical Notion (mardi 01h30) — Ven 17 Avr - 16:31

Carl est intrigué par ta personne et plus particulièrement sur ta mémoire. Une partie de toi en est ravie, une autre te demande jusqu'où sa curiosité va le mener. Tu le perds en utilisant des termes techniques, mais tu le retrouves lorsqu'il te demande des détails sur ta capacité à tout retenir. Tu acquiesces et il te donne un exercice à faire, te rappeler des motifs sur la robe de Maci porté lors du premier prime. Tu acquiesces et commence automatiquement les recherches. Tu te connectes à ta mémoire et trouve rapidement un moment du prime où Maci se trouvait dans ton champ de vision. Arrêt sur image. Trouvé. "Il y avait trois motifs. Des bananiers avec des bananes accrochés, des feuilles de bananiers et des bananes représentés sous différents lots. Elle pouvait être seule comme elles pouvaient être trois. J'ai réussi ?" Demandes-tu en penchant légèrement la tête. Tu sais que tu as bien répondu, mais tu veux avoir la confirmation de Carl. C'est important qu'il la valide. Il se pose des questions sur sa mémoire à lui et tu lui donne une potentielle piste à explorer... mais au lieu de s'en réjouir, sa réaction faciale se modifie. Selon ta petite voix il s'inquiète. Toi qui voulais l'aider tu viens de faire l'inverse. Ta petite voix te demande de jouer la carte de l'empathie. Tu acquiesces et d'une voix qui se veut plus chaleureuse tu le rassures. "Non ne t'inquiète pas. Ton cerveau fonctionne très bien. Tu n'es pas un cas rare, plusieurs personnes se retrouve dans des cas de dissonance cognitive. Cette théorie a d'ailleurs des applications dans divers champs, elle est approuvée par plusieurs thérapeutes, mais aussi étudié par le monde publicitaire." Normalement en apprendre plus sur le terme et ses possibles fonctions devrait le rassurer. "Si ça te gène, peut-être que tu devrais faire une rétrospective sur tes souvenirs... après cela aura des conséquences dans le sens où l'être humain demande à sa mémoire d'oublier de peur de souffrir. Si ton cerveau a oublié, c'est certainement pour ton mieux ?" Toi Izïa tu sais que tu ne supportes pas oublier... Fort heureusement cela n'arrive plus depuis 3 ans.

Les traits du visage de Carl se détendent, non pas grâce à tes explications, mais parce que tu lui annonce que tu vas le défendre. Quoi qu'il en coûte. "Je peux le faire oui." Il te complimente. Tu souris timidement. Tu n'as pas besoin de rajouter quoi que ce soit. Tu ne saurais pas comment faire. Tu te concentres sur le piano, ce qui est une valeur sûre. "Patience est mon deuxième prénom." Faux, mais tu en es doté d'une assez conséquente. Assez pour croire que tu peux apprendre à Carl à jouer du piano. Il rit. Ton sourire timide refait surface, mais disparaît à l'évocation du prénom de William. Tu annonces le décès du tien, en 2001. Carl s'excuse. Deux fois, de deux manières. "Ce n'est pas toi le coupable. Ne t'excuse pas. Il est mort en héros. Dans un sens c'est la plus belle mort qu'il pouvait obtenir, en étant un au quotidien." Un sourire se dessine sur ton visage. Le même que celui de ta petite voix. Il ne dure que quelques secondes, mais c'est le plus vivant, le plus chaleureux qui s'est dessiné sur ton visage et cela depuis 3 ans. Tu proposes à @Carl de tenter un morceau. Tu attrapes sa main et l'écoute sur les raisons de sa venue dans l'aventure, puis vient ton tour. Tes propos ne l’aident pas à te cerner, au contraire ça le perturbe. Ça se lit autant sur son visage que dans ses paroles... "À quelque chose d'impressionnant." Dis-tu sans prétention. "Et toi ton secret ? Tu as pensé à notre potentielle réaction ?" Carl est un humain complexe, son secret doit l'être tout autant. Tu fixes son regard, à la recherche d'une information. Il te demande ce que tu peux y lire. "Tu es bien avec moi. Rassuré." Tu clignes des yeux, tu regardes ta main poser sur la sienne. Attention te dis ta petite voix. Tu commences à jouer, lui indique quand appuyer. Tu constates qu'il suit dans la globalité la rythmique et les mesures. Il a donc le potentiel de s'améliorer. Tu lui poses une question. Tu t'attends à une réponse ou un refus, mais ce qu'il énonce ? Non. Ta petite voix s'énerve. Elle veut prendre les commandes. Elle en a les capacités, mais tu lui demande de garder le contrôle. Le mensonge fait partie du jeu. De ce jeu. Les mains sur le clavier, tu les ramène à toi. Tu cherches son regard qui fuit. "Tu as menti parce que cette histoire n'était pas à ton avantage. D'accord." Dis-tu en gardant un ton solennel. "Tu as d'autres choses à me révéler à ce sujet ?" Tu lui tends la perche, pour clarifier au mieux la situation et rassurer ta petite voix sur le candidat. "Ou sur autre chose ?" Par ce comportement tu veux lui montrer qu'il peut parler. Qu'avec toi il n'y a pas de risque à être jugé.


@CARL



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