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 the great divide (mercredi, 13h25)

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Gianni
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Message (#) Sujet: the great divide (mercredi, 13h25) — Lun 6 Avr - 18:54

THE GREAT DIVIDE.
W / @Presley

Le déjeuner était à l'extérieur le repas qu'il sautait le plus volontiers, souvent parce qu'il était plus commode de manger sur le pouce et qu'il se contentait facilement d'une demi portion de ce que le restaurant avait cuisiné en trop. Mais ici, il pouvait prendre le temps et ça n'avait tout de suite pas la même saveur, quand bien même les produits qu'on trouvait en Autriche n'étaient pas exactement ceux qu'on trouvait à Manduria. Gianni n'était pas cuisinier dans l'âme, mais il se débrouillait de mieux en mieux à force d'avoir continuellement un pied et un œil dans les cuisines du Casamatta. Sa sœur donnait un coup de main quand ils manquaient de bras, lui se dévouait aussi quand il se sentait d'attaque, et c'était comme ça que tout fonctionnait. Alors ce midi, cuisiner pour lui seul ou pour n'importe quelle âme affamée ne représenterait un défi que parce qu'il s'adaptait encore à cet endroit et ne savait pas s'il trouvait cet inconnu grisant ou un poil effrayant, quand de la bouffe entrait dans l'équation. Chez Gianni, c'était comme le vin, sacré jusqu'à la dernière cuillère. Et aujourd'hui, ce serait risotto aux cèpes et lait d'amande, une recette qu'il maîtrisait plutôt bien et à laquelle il ajouterait comme souvent un fond de vin blanc. Son domaine c'était peut être le rouge, mais il appréciait plus généralement les grands cépages et avait été agréablement surpris de constater qu'ici aussi il était possible de trouver quelques très bonnes bouteilles. Son risotto fin prêt et crémeux, il s'en servit une assiette et réserva le reste pour un heureux candidat qui passerait par là. La vie en communauté avait ça de bien, tu pouvais te pointer à n'importe quelle heure dans la cuisine et quasiment toujours trouver les restes de quelque chose à manger. Installé dans la salle à manger, son regard perdu sur l'écran de sa tablette, il releva les yeux au moment où une silhouette traversa la pièce et reconnut Presley. Ah, en voilà un qui pouvait se vanter de lui avoir fait une première impression très mitigée. Visiblement, le type collait un drapeau sur la tronche de n'importe qui croiserait sa route et n'était pas d'une adresse légendaire quand il fallait mettre les pieds dans le plat. « Hey. Il en reste, si tu veux. » L'italien désigna la cuisine du menton, au cas où il n'aurait pas déjeuné et voudrait s'épargner la préparation d'un repas. « C'est peut être pas assez exotique pour toi, cela dit. » Il le scruta un instant, en se demandant si ce qu'il exprimait en présence d'une personne d'une autre origine que lui était juste une curiosité maladroite, ou quelque chose d'autre. Gianni réservait encore son jugement mais son attitude de samedi et notamment face à Roma l'avait laissé sacrément sceptique. « Tu t'attendais à côtoyer des gens venus d'un peu partout dans le monde en venant ici ? » Lui, probablement que oui. L'émission était populaire en Italie et sans doute dans pas mal d'autres coins encore, et c'était aussi dans l'intérêt de la production de proposer un casting aussi diversifié et représentatif que possible. Mais sa vraie question, en fin de compte, c'était de savoir ce que Presley pensait de ce concept.

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Presley
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Message (#) Sujet: Re: the great divide (mercredi, 13h25) — Mar 7 Avr - 15:56

La cuisine n’avait jamais été le talent principal de Presley. Ni même, à la réflexion, son talent secondaire ou tertiaire. Il était pas trop mauvais en omelette et ça ne lui arrivait que très rarement de rater un sachet de nouilles minutes, mais à part ça, son catalogue de recettes n’avait jamais été particulièrement fourni. Alors ici, à Thrown Dice, quand il est question de manger, Presley ne fait pas trop d’histoires. Soit il se cuit cinq tonnes de pâtes, auxquelles il rajoute, selon les envies, un bocal de sauce tomate ou une boîte de thon, soit il se pointe à la cuisine en tout début d’après-midi, pour maximiser ses chances de tomber sur des restes de quelque chose dans l’une ou l’autre casserole.
Aujourd’hui, jackpot. C’est Gianni, l’âme charitable, qui lui fournit de quoi se sustenter. Et c’est pas n’importe quoi. Un risotto avec une sorte de champignons, on dirait. Presley, il est pas spécialement fan de champignons, mais il s’accomoderait de tout, parce qu’il a faim et surtout, qu’il est pas du tout motivé à l’idée de se préparer quoi que ce soit. « Merci, mec, c’est sympa » qu’il lance à Gianni tout en sortant une assiette du placard pour se server de quoi survivre jusqu’au dîner. Presley, il se dit que la conversation est terminée, mais non, pas du tout, Gianni n’en a pas fini avec lui. « Oh, mais vous êtes chiants » qu’il lui lance en réponse, en déposant son assiette sur une table. On est encore occupé à lui ressasser ce qu’il a sorti à Roma lors du prime. C’est vrai, Gianni avait assisté à la scène, et apparemment avait du mal à le digérer. « Arrêtez de faire genre que vous êtes pas au courant que la prod a des quota à remplir » il sait que tout le monde ou presque ici fait de son mieux pour se montrer sous son meilleur jour, mais là, c’est trop. Presley, il a l’impression de se répéter. Tout ça, il l’a déjà dit pendant son casting, mais évidemment, personne n’a rien écouté et maintenant tout le monde s’attend à ce qu’il leur rende des comptes. « Des gens de couleur, deux-trois LGBTQ-et-les-autres-lettres, pour pas s’faire accuser de raciste ou d’homophobe, une fille insupportable, un type un peu mystérieux, et toi aussi tu l’sais, t’es pas con, fais pas genre d’être offusqué quand quelqu’un dit tout haut c’que vous pensez tout bas. » Ca, ça le saoûle. Il dit pas que c’est la seule raison pour laquelle ils ont été castés, tous ces candidats, mais simplement qu’ils cochaient les bonnes cases. En plus, c’est pas non plus lui qui a choisi le lieu dans lequel se passerait l’aventure cette année. Si ça s’était passé en Inde, ça aurait été lui, blanc comme un cachet d’aspirine, qui aurait été dépaysé, mais ici en Autriche, il fait presque office d’autochtone, il parle la langue locale et quand il était petit, il mangeait des schnitzels le jeudi et des knödels un samedi sur deux (l’autre samedi, c’était pizza, mais c’est un peu hors-sujet).
Il sort une fourchette du tiroir et la plonge dans son assiette, avant de la porter à sa bouche. Il cuisine pas trop mal, le Gianni, faut l’avouer. Il lui demande s’il s’attendait à avoir à côtoyer des gens de nationalités différentes s’il intégrait l’aventure. ‘Bah non ducon, j’espérais qu’ils trouvent vingt-et-un autres Luxos histoire de pas être trop bousculé dans mes habitudes’ qu’il se dit, mais ça sort pas, et pour une fois, il se résout à emprunter la voie diplomate. « Oui, j’m’y attendais. J’m’attendais aussi à tomber sur un beau gosse, un peu cliché ambulant, chevalier blanc en armure, au service de ces dames… » Il avale une seconde bouchée de risotto avant de finir sa phrase. « Et ça, c’est toi. » Gianni, il en a fait la description presque littérale pendant son casting. Si ça c’est pas la prevue qu’il avait tout à fait raison et que la prod recherche des profils spécifiques… Il hausse les épaules en hochant la tête. « Et en plus tu cuisines... » Non franchement, qu’il vienne pas raconter qu’il est pas au courant que c’est lui, le pussy magnet de l’aventure.

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Message (#) Sujet: Re: the great divide (mercredi, 13h25) — Mer 8 Avr - 20:04

A peine sa première bouchée avalée que Gianni fut rejoint par Presley, et l'italien prit le pari qu'il n'avait peut être pas encore déjeuné lui non plus et aimerait peut être se servir la portion de risotto qu'il avait préparée en trop. Ce serait surtout l'occasion de papoter un peu, et tant qu'à faire de revenir sur ce bout de conversation initiée samedi soir et à laquelle Gianni avait un peu repensé. C'était surtout vis à vis de Roma que ça l'avait laissé dubitatif, parce qu'il avait trouvé les propos de Presley assez réducteurs et un peu discutables. Des conneries, il en disait souvent lui-même et on lui faisait remarquer que tout ce qu'il avait dans la tête n'était pas toujours bon à dire, mais il y avait une différence entre blesser quelqu'un sans en avoir l'intention au départ et chercher à atteindre les autres intentionnellement. Dans le cas de Presley, il se demandait ce qu'il en était. « Justement, jeu ou pas je trouve ça bizarre de raisonner en quotas. A l'extérieur quand tu vois une fille de couleur tu te dis pas « elle, c'est une fille de couleur », si ? Alors pourquoi ce serait différent ici ? » Ou peut être que c'était lui qui raisonnait différemment mais à la rigueur, le premier truc auquel il avait attaché un peu d'importance concernant Roma, c'était au fait que son prénom lui parlait forcément. Et c'était normal de porter de l'intérêt aux autres, leurs origines y compris, mais il y avait aussi une façon de le faire. « Mais si tu veux mon avis, c'est surtout la manière dont tu l'as dit. Et encore, je trouve que Roma a plutôt bien réagi, y'en a sûrement un ou deux ici qui t'auraient pas raté à sa place. » Disons que pour une entrée en matière, il avait mis les pieds dans le plat et opté pour une approche maladroite, qu'il ait pensé bien faire ou non. Gianni n'avait pas eu l'impression que son binôme d'entrée y avait accordé plus d'importance que ça une fois la conversation terminée, mais s'entendre taxer de touche exotique à dix minutes du début du prime ça n'avait pas du l'enchanter et il pouvait le comprendre. « Tu viens pas de très loin, si j'ai bien compris ? C'est frustrant ou ça te plaît comme ça ? » Il lui avait semblé relever cette information, mais ça pourrait aussi expliquer que les origines géographiques d'une partie du casting lui saute davantage aux yeux. Parce qu'avec vingt-deux candidats de tous horizons c'était certain qu'au moins l'un d'entre eux aurait fait moins d'heures d'avion que les autres, ça devait être comme ça chaque saison. Et chacun s'attendait sûrement un peu à partager son aventure avec des candidats parfois venus de l'autre bout de la planète, ce qui pour l'amoureux de voyages qu'il était était aussi une occasion de rencontrer des personnes qu'il n'aurait peut être jamais rencontrées autrement. Mais Presley ne semblait pas en démordre, pour lui tout le monde faisait office de cliché ambulant et l'italien n'était pas en reste. Bien. A l'extérieur déjà il avait l'habitude qu'on n'aille pas toujours voir plus loin que ce que son milieu ou sa situation laissaient penser de lui, la plupart du temps ça lui était même égal. Mais ici, que quelqu'un qui avait les moyens de dépasser sa première impression s'y arrête, ça le lançait pantois. « Wow, alors je crois que tu serais surpris de voir quelle réputation les filles me font parfois à l'extérieur, parce que je suis pas un saint. Ce que tu prends pour de l'héroïsme c'est juste mon point de vue sur un truc qui m'a déplu. » Parce qu'il aimait dire ce qu'il pensait plutôt que de brosser les gens dans le sens du poil quand il était piqué par quelque chose. « Et puis méfie-toi de Roma, je crois pas qu'elle ait besoin qu'on prenne sa défense. » Raison pour laquelle il ne l'avait pas fait sur le prime et devant la principale intéressée, qui s'en était bien mieux sortie en répondant à Presley qu'il ne l'aurait fait. Gianni avait deux sœurs, il était forcément un peu protecteur avec la gente féminine, mais il n'avait pas toujours la cote non plus. La raison : son instabilité et sa peur de l'engagement. « Mais ok, je te suis, on est tous des clichés. Du coup toi, tu serais lequel au milieu de ce casting hyper stéréotypé ? » Gianni reposa sa fourchette et porta son attention sur Presley, l'air curieux de voir s'il posait le même regard sur lui-même et comment il se percevait dans ce tableau où tout le monde semblait avoir une place et une étiquette.

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Message (#) Sujet: Re: the great divide (mercredi, 13h25) — Ven 10 Avr - 17:48

Presley, l’éternel incompris. Un problème récurrent qu’il avait rencontré à de maintes reprises au cours de ses presque trois décennies d’existence. C’était systématique ; chaque truc qu’il disait était mal interprété. La faute, très certainement, à son manque criant de diplomatie, et à sa franchise à toute épreuve qui, c’est vrai, passait parfois pour de l’insolence ou un manque de respect. Presley, le pauvre, c’est pas de sa faute, c’est juste que ce son cerveau a la fâcheuse habitude d’envoyer ses idées à sa bouche avant de se demander si c’est une bonne idée. Mais il a appris à vivre avec. Tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler, il avait tenté, mais chassez le naturel et il revient au galop. Presley, il a beau bien aimer se dire qu’il est juste un type sympa victime de sa franchise, mais en réalité, c’est vrai qu’il aime aussi beaucoup commérer. « Mais j’ai pas dit qu’j’raisonnais toujours comme ça, c’est juste qu’ici, oui, qu’tu l’veuilles ou non, on est tous des quotas » qu’il lui dit en haussant les épaules avant de reprendre une bouchée de risotto. Croire le contraire, c’est se voiler la face, et Presley en est persuadé, dans cette conversation, comme souvent, c’est lui qui a raison. Et puis de toute façon, ce qu’il a dit lors du prime, il se le disait à lui-même, ou à Jill, éventuellement, certainement pas à Gianni et encore moins à Roma. Et honnêtement, il n’a de comptes à rendre à personne. « Bah ça va, elle a pas l’air d’en être morte, Roma » Evidemment, qu’elle a bien réagi, il n’a rien dit de mal. Si on lui avait dit ‘ah, bah voilà le type un peu moche que la prod a casté pour prouver qu’ils sont inclusifs’, ça l’aurait fait chier deux secondes, parce que ça l’aurait obligé à voir la réalité en face, mais il s’en serait vite remis, parce qu’il sait bien qu’au final, c’est la vérité, et il en a bien conscience. Pour Roma, ça a dû être la même chose, et apparemment, elle s’en est remise. Ouf.
Il lui demande si ça le frustre de s’être retrouvé si près de chez lui, et ouais, putain, ça le frustre un sacré coup. Il finira bien par s’habituer, c’est clair, mais pour l’instant, la pilule lui semble toujours un eu dure à avaler. Si on lui avait dit dès le départ qu’il se retrouverait en Autriche, ça l’aurait pas dérangé et il aurait fait sa valise en conséquence. Mais là, on l’avait fait tourner en bourrique pendant dieu-sait-combien de temps, histoire qu’il ait bien le temps de se dire ‘purée, on va loin, quand même, pour finalement presque le déposer au fond de son jardin. En vrai, c’était peut-être aussi un peu de sa faute, lui qui avait dormi pendant le trajet en avion et s’était réveillé avec l’impression d’avoir pioncé pendant quarante-huit heures. Mais juste un peu. « Ouais ça m’fait un peu chier. J’aurais préféré qu’ce soit moi, la touche exotique » qu’il lui répond en portant son assiette plus proche de son visage pour ne pas perdre une miette de son risotto avec des mouvements de fourchettes inutiles. C’est clair qu’il se serait bien vu sous les cocotiers, ou en plein milieu de la jungle, un chapeau moustiquaire immonde collé sur la tête tout le long de l’aventure. Il s’était fait plein de films, Presley, mais l’Autriche, certainement pas. « Mais ça va, j’m’y fais. » Il hausse les épaules en penchant la tête sur le côté. Puis la montagne, ça lui permet de s’aérer le cerveau.
Gianni lui assure, que dehors, certaines filles lui ont fait une sale réputation, et qu’il n’est certainement pas un saint. Ca, Presley l’avait bien compris. De saints, y’en avait peut-être qu’un seul ici, et clairement, ce n’était pas lui. Il esquisse un sourire. Gianni, il a l’air de croire que c’est un mauvais garçon, et lui ne peut pas s’empêcher de le voir comme le gendre idéal. Il y croit pas une seconde, à son histoire, mais en attendant, ça colle quand même avec sa théorie. Les types qui se donnent un air un peu ténébreux, ça marche encore mieux que les gentils garçons qui s’assument. Qu’ils soient ténébreux pour de vrai ou pas, c’est pas le problème, du moment qu’ils ont l’air de traîner de sales histoires. « Tu leur a tapé dessus, ces filles-là ? » il ne peut s’empêcher de lui demander.
Gianni lui conseille de se méfier de Roma, et ça, ça le fait froncer un sourcil, parce que jusqu’à présent, elle lui a pas donné l’impression d’être à craindre. Tout ça le rend perplexe, Presley. « Euh, pourquoi ? Qu’est-ce qu’elle risque de me faire ? Charmer mon serpent ? » Parce qu’honnêtement, c’est surtout ça qu’il avait retenu de leur mini-discussion samedi soir.
Puis il lui demande quel genre de cliché il est, sans doute pour tenter de le prendre à contre-pied, mais c’est con, parce que Presley, il sait parfaitement quel rôle il est censé jouer dans cette histoire. « Easy, vu qu’j’ai rien d’intéressant à raconter j’suis soit beau gosse, soit juste divertissant. Perso j’dirais les deux, mais bon tu peux t’faire ta propre idée » qu’il lui répond, un sourire railleur aux coins des lèvres. « Et faut qu’j’trouve des secrets, aussi. » Bon, ça, c’est de sa faute, il s’est vanté de ses talents d’enquêteurs et maintenant il n’a pas vraiment droit à l’erreur. « ‘Fin, si j’me plante pas quoi. » En réalité, il a déjà quelques vagues idées, mais hors de question qu’il buzze si tôt dans le jeu. Le but est de se faire un peu de fric, quand même. Et pour l’instant, les cagnottes ne sont pas mirobolantes. Alors la chasse aux secrets n’est pas du tout sa priorité.

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Message (#) Sujet: Re: the great divide (mercredi, 13h25) — Lun 13 Avr - 3:44

Gianni garda un air impassible, pas certain de pouvoir faire grand chose pour Presley s'il était à ce point convaincu que sa vision du jeu était nécessairement la bonne. Il était bien placé pour savoir qu'on ne détrompait pas facilement quelqu'un qui ne concevait pas une seconde qu'il puisse exister une autre logique que la sienne, et ça l'intéressait à vrai dire davantage de se faire une idée plus précise de ce qui pouvait bien se passer dans sa tête et d'à quel point leurs perceptions des choses pouvaient s'opposer. « Bah franchement, l'aventure telle que tu la décris elle a quand même l'air chiante à mourir, vecchio mio. » Un constat qu'il était forcé de faire quand Presley lui parlait de quotas, quand lui préférait penser que le divertissement allait chercher un peu plus loin que ça, sinon tout devenait complètement calculé et prévisible, des notions avec lesquelles il avait toujours eu du mal. S'il était là, s'il courait après le frisson de l'inconnu au lieu de continuer de mener une vie relativement confortable, s'il avait tout plaqué, ça n'était pas pour s'entendre dire qu'il n'était qu'un des éléments d'un ensemble prédéfini à l'avance. Mais partager un plat de risotto ne signifiait pas qu'ils devaient forcément partager un même point de vue sur la question, et Gianni ne pouvait s'empêcher de penser que si Presley était maladroit, il tenait sans doute plus des chiens un peu agressifs qui vous niaquaient les doigts quand vous essayiez de les caresser plutôt que des gros clébards qui du jour au lendemain vous arrachaient la moitié du visage sans avoir jamais montré le moindre signe d'agressivité. Il avait raison sur une chose, Roma n'avait pas fini traumatisée pour une remarque malgré tout sans doute vite oubliée, encore heureux. Presley semblait bel et bien regretter qu'en ce qui le concerne cette saison le dépaysement ne soit que partiel et l'italien fut conforté dans son idée que ça devait en partie expliquer qu'il se perçoive un peu comme celui qui jouait plus ou moins à domicile, ici. Lui ne venait pas de très loin non plus si on voyait les choses en terme de distance, et malgré ça, il avait quand même changé d'environnement en l'espace de quelques heures d'avion. Ici, pas de plages, pas de côtes, pas de palmiers en centre-ville. « Attends, on n'est pas à l'abri qu'ils soient juste entrain de nous tester et nous refoutent dans un avion dimanche soir direction une île déserte au milieu de nulle part. J'ai aucun doute que tu serais super exotique aux yeux d'un scorpion ou d'une mygale. » Il songea avec second degré, un sourire un brin amusé au coin des lèvres. Okay, c'était sûrement improbable et la production n'avait pas d'intérêt à faire ça hormis celui de créer la surprise aussi bien du coté des candidats que du public. « Du coup, tu parles un peu allemand ? » Il demanda, sans trop savoir si c'était vraiment une langue aussi répandue qu'il se l'imaginait dans cette partie d'Europe de l'Ouest. En tout cas, que Presley ait déjà une étiquette toute prête à lui coller au milieu du front, ça ne le surprenait qu'à moitié. Il l'avait dit, pour lui il était tous des clichés sur pattes et l'italien ne pouvait pas faire semblant d'être étonné qu'il n'ait mis que quelques secondes à lui sortir une description caricaturale de sa personne. Mais c'était plus cette fin qui le laissait sceptique, et ce rapport à la gente féminine un peu idéalisé qu'il semblait lui attribuer pour quelques mots sur son attitude envers Roma. Et même si dans l'immédiat c'était surtout son interprétation de sa réponse qui le laissa interdit. « Tapé dessus ? Jamais de la vie. » Et puis quoi encore. Il voulait bien coller au cliché rital deux minutes, mais là ça devenait grotesque. « Si je comprends bien avec toi on est soit un bon samaritain soit une brute épaisse, y'a pas de juste milieu. Ça promet. » Parce que si c'était ce qu'il comprenait quand un mec lui disait qu'il n'était pas un saint, qui sait ce qu'il imaginait quand il lui disait qu'il était une sale ordure. Pourtant s'il n'y avait qu'une seule façon de blesser une femme, ça se saurait. Sa prochaine remarque au sujet de Roma lui valut finalement de sourire d'un air un peu énigmatique. « Tu penses à un serpent en particulier ? » Lui, oui. Presley n'aurait qu'à suivre son regard pour comprendre le fond de sa pensée, un peu lubrique pour le coup, mais clairement il allait finir par penser qu'elle lui plaisait bien, Roma, avec sa peau hâlée et son bagage culturel. Et Gianni ne savait pas s'il trouverait ça rassurant, ou au contraire plus perturbant. Il s'intéressa alors à la perception que Presley avait de lui-même et au rôle qu'il se voyait tenir dans cette aventure. « Alors disons que je vais t'attendre au tournant dans la chasse aux secrets. Et si t'arrives à en trouver un, je commencerai peut être à me dire que ton histoire de quotas c'est pas du flan. » Voilà, si Presley s'illustrait comme un enquêteur en devenir et que la production avait bel et bien pressenti ça chez lui, alors peut être qu'il lui accorderait le bénéfice du doute. « T'as des pistes ? Ou y'a peut être un secret qui t'intrigue déjà plus que les autres. » Quelqu'un qu'il aimerait démasquer à ce stade, pour une raison ou pour une autre.

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Message (#) Sujet: Re: the great divide (mercredi, 13h25) — Mar 14 Avr - 21:09

Gianni s’obstine à ne pas comprendre, ou, en tous cas, à continuer de le contrarier, et ça, Presley, ça le fait un peu chier. Mais Gianni lui a refilé de son risotto alors il le laisse un peu l’emmerder. De toute façon, depuis petit, et bien qu’il vous dirait le contraire, il se complaît dans la confrontation. Gamin, ses disputes avec ses parents et camarades de classes se comptaient à la pelle, et toujours, il avait tout fait pour se conformer le moins possible à ce que sa famille souhaitait pour lui. Gagner sa vie en postant des vidéos et articles sur internet, c’était pas du tout ce à quoi ses parents s’attendaient, et pourtant, lorsqu’il leur avait fait part de ses attentions, ils n’avaient pas nécessairement été surpris, justement pour cette raison-là. Toujours à contre-courant. Mais surtout, toujours casse-couille. « C’est pas parce qu’on est tous des stéréotypes qu’on est chiants » qu’il commence à lui répondre en haussant les épaules. « Enfin, pas tous. » Il plante sa fourchette dans le  petit talus de risotto qu’il a formé dans son assiette avant de porter le fruit de son travail à sa bouche et de reprendre la discussion. « Genre Les Feux de l’Amour. Tous des clichés sur pattes et ça fait douze mille épisodes que ça dure. » Il s’arrête net à la fin de sa phrase et fronce les sourcils en se rappelant des dizaines d’après-midi passées devant la télé avec ses grands-parents. « Enfin, c’est p’têt pas un bon exemple. » Certainement pas, même.
La conversation dérive vers sa sortie du samedi précédent à propos de Roma, que Gianni aurait apparemment mal digérée (le comble pour un italien qui ne se nourrit presque exclusivement que de glucides). Presley est d’avis de dire que Roma n’a pas l’air d’en avoir souffert plus que ça, et Gianni, certainement, doit être d’accord avec lui, et va même jusqu’à le mettre en garde contre elle. Cette remarque le fait sourire, un peu, tout d’abord parce qu’il ne voit pas bien ce que Roma pourrait bien lui faire, et puis surtout, parce que depuis qu’elle est arrivée, elle n’a pas l’air de vouloir du mal à qui que ce soit. Elle a l’air de passer sa vie à dessiner pour satisfaire les innombrables candidats le lui ayant demandé, et honnêtement, jusqu’à présent, n’a pas l’air d’être venue ici pour faire chier son monde, à l’inverse de lui, par exemple. Il n’exclut pas que son attitude change au cours des jours et semaines à venir, mais pour l’instant, vraiment, Presley ne se fait pas de souci à propos de Roma.
Gianni émet la théorie que la production serait en train de les berner, et qu’il était toujours possible qu’on les balance dans un nouvel avions direction la plage et les cocotiers. Et lui, ça lui semble être une assez bonne idée. « J’crois pas qu’les scorpions fassent la différence, t’sais. » Très certainement, il sait. « Par contre il paraît que c’est très bon, frit. Ca changerait de la raclette et des schnitzel, non ? » Honnêtement, pas certain qu’il goûterait. Presley, il a toujours adoré voyager et partir à la découverte de nouvelles expériences, mais pour ce qui est de la nourriture, il est vachement frileux. Saut en parachute en Thaïlande ? Yes please. Par contre au repas ce ne sera rien de très ambitieux. A la limite, il est partant pour innover tant que niveau protéines, on ne le change pas trop de ses habitudes. Spécialités à base de poulet, bœuf, porc, ok. Le reste, non merci. Et bien évidemment, scorpions compris.
Il lui demande s’il parle l’allemand, et Presley, évidemment, ça le fait sourire. « Yep. » Il a toujours l’impression qu’au Luxembourg, les trois-quarts de la population n’ont de spécificité que leur banalité. Pas spécialement brillants, ni grands sportifs ou cuisiniers de talent. Juste un petit pays un peu paumé ou chacun vit sa vie et où les riches viennent placer leurs économies. Mais il a tout faux, Presley, car les luxembourgeois ont bel et bien un talent. Personne dans son entourage ne maîtrise qu’une langue, et la plupart en parlent plus de trois. Presley, il en est à quatre, luxembourgeois, français, allemand, les incontournables chez lui, et puis l’anglais, l’incontournable à l’étranger. « C’est ma deuxième langue. » Ces apprentissages ne lui avaient presque rien coûté en termes d’effort. Chez lui, on est polyglotte depuis le berceau. S’il n’avait pas été si fainéant, il aurait voulu apprendre plus de langues. Mais cette fois-ci, il sait que cela lui demanderait bien trop d’investissement. « Et toi ? » Il est presque certain de connaître la réponse, mais s’il lui disait ‘toi pas, j’suppose ?’ il se ferait sans doute encore taper dessus.
En parlant de taper, il demande à Gianni si la raison pour laquelle certaines filles lui font une sale réputation à l’extérieur, et immédiatement, il prend la mouche. Presley esquisse un sourire presque satisfait. C’est sûr qu’il paraîtrait directement un peu moins séduisant si la rumeur se répandait. Il veut bien croire Gianni sur parole, Presley. Il lui fait confiance, parce qu’il est sympa. Mais la question, il fallait qu’il la pose. Plus pour profiter de sa réaction que par intérêt pour la réponse. Parce qu’honnêtement, la probabilité qu’il confesse adorer frapper ses conquêtes, était relativement mince. « J’sais pas, j’me suis dit qu’ça collait bien au personnage. » Avec ça, il risque de se le mettre encore plus à dos, mais il peut rien y faire, Presley. Dans sa tête, Gianni, c’est un cliché (évidemment), et la violence occasionnelle, ça pourrait éventuellement matcher. Mais s’il dit ça, c’est surtout pour l’embêter encore un petit peu. Bon, c’est clair, un type qui tape sur sa gonzesse, ça se lit pas sur son visage. Mais même s’il est impossible de dire si l’un ou l’autre clampin a la main légère, Presley, il est pas con, il se dit que quelqu’un avec quelque chose à se reprocher ne viendrait pas s’exposer à la télévision. Gianni, du coup, il est clean. Mais Presley se fait un plaisir de le faire tourner en bourrique. Un peu.
« Ouais, j’pense à un serpent en particulier » Presley fait la moue en acquiesçant. Si ça se trouve, quand elle lui a sorti ça, Roma n’avait pas du tout la même pensée que lui. Sauf que Presley, il a du mal à ne pas voir de sous-entendus un peu lubriques un peu partout. C’est comme le sixième sens chez les gonzesses. Lui, il a un radar pour dégoter chaque opportunité de sortir une blague salace. Et ça, c’est un talent. Il suit le regard de Gianni, qui lui confirme qu’ils ont tous les deux eu la même idée, avant de lui adresser un regard entendu. Y’a rien à faire. Même les gars qui ont l’air parfaits sur le papier ont un esprit mal tourné, parfois.
Gianni le prévient qu’il l’attendra au tournant pour la chasse aux secrets. Pas besoin. Presley, il se met lui-même la pression. Il faut qu’il trouve au minimum un secret. « Ouais, j’ai des pistes. Mais j’vais rien t’dire hein, j’voudrais pas m’faire doubler non plus. » Oui, c’est un gamin. Si Gianni veut trouver un secret, il peut mener ses petites enquêtes par lui-même. « Mais j’pense pas qu’tu sois ici pour enquêter, j’me trompe ? Qu’est-ce que tu viens faire là ? »

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THE DARK SIDE

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