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 damned to let it go (lundi - 01h20)

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Kara
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Message (#) Sujet: damned to let it go (lundi - 01h20) — Lun 20 Avr - 2:18

Fin du prime. On ne va pas se mentir, je n’ai pas pleuré le départ des deux candidats éliminés. L’une avait déjà son secret de révélé, l’autre était aussi utile que l’avis de Dona Ash sur les réseaux sociaux. J’ai beaucoup entendu mon nom dans la soirée pour des bonnes raisons, d’autres fois pour de mauvaises raisons, mais j’accorde peu d’importance à l’avis des gens, donc j’ai déjà oublié à qui je dois en vouloir. La bonne nouvelle de tout ça, c’est que j’ai une équipe composée assez fortement de gens que j’apprécie et qu’en plus de ça, je ne quitte pas mon étage. Alors certes, je dois changer de chambre, mais ce n’est rien comparé à d’autres qui doivent changer complètement d’étage parfois pour finir dans des chambres complètement pourries que je n’ai pas encore eu la malchance de visiter. Je quitte donc le salon à la fin du prime pour me rendre dans ma nouvelle chambre qui est la copie conforme de celle dans laquelle j’étais. Je dépose mes valises sur le bord du lit et je retire dans le même temps mes extensions. J’ai qu’une hâte pour le coup, c’est de finir dans mon pyjama et me jeter dans mon lit pour vivre de nouvelles aventures. Je suis en train de retirer mes chaussures quand quelqu’un pénètre dans la pièce. J’avais presque oublié que ce n’est pas avec Izïa que je passe cette nuit, mais plutôt avec @Louis. Je le fixe un instant avant de l’inviter à rentrer complètement en lui offrant un radieux sourire. « Je ne sais pas t’étais dans quel chambre la semaine passée, mais je te fais la visite si tu veux. » Il doit me prendre pour une folle, on n’est pas non plus dans un 50m² et on fait vite le tour de la pièce en un clin d’œil. « Sache qu’on a un dressing à côté gigantesque même si la plupart des candidats ont dû laisser leurs affaires. » Pas sûr qu’il trouvera de la place. Je pointe du doigt le lit de droite. « Là, c’est mon lit. J’aime pas dormir à côté d’une fenêtre. Là c’est le tien. Un petit placard ici et voilà, visite terminée. » Je me rassois sur le lit que j’ai choisi, retirant ma deuxième chaussure. « Alors comme ça je suis la candidate qui t’inspires le moins parce que je t’ai snobé ? » Je sais que la chronique de Elena a beaucoup fait polémique, apparemment elle aurait faussé les résultats, mais quelques choses me dit que ces propos ont bien été prononcé par Louis. « Du coup vu qu’on va dormir ensemble pendant une semaine on peut rattraper le temps perdu si tu veux. » Ma proposition a l’air assez osée comme ça, mais c’est une démarche assez sincère et sans sous-entendus graveleux.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Lun 20 Avr - 13:55

Louis il est un peu sur le cul du départ d’Avalon. Partager une petite chambre à deux pendant une semaine ça rapproche, et en faisant ses valises il y a quelques heures il était clairement loin de s’imaginer le départ de sa coloc. Au moins il avait immortalisé sa présence dans la chambre numéro six par un sublime portrait d’Ava trop saoule après le premier prime qu’ils avaient accroché au mur pour remplacer une affiche de skieur toute périmée. Bref, si les états d’âmes durent un temps il y a surtout le présent qui le rattrape. Tout lui sourit puisqu’en prime d’avoir gagné le premier concours de popularité de sa vie il a upgradé. Les lits étaient sympas en middle class mais il se souvenait de son tour de chambrées des premiers jours et la classe quatre étoiles c’était quand même un poil au-dessus. Pas un super standing, mais il y avait déjà de la place pour bouger et ça faisait toute la différence. Ironie du sort, après l’avoir citée comme la candidate l’inspirant le moins et s’être retrouvé dans l’équipe adverse, c’est @Kara qu’il retrouve en poussant la porte. « Yo. » Amorçant son entrée en poussant sa valise, il lâche un « Ouais vas-y. » entre deux efforts parce qu’elle est lourde son armoire ambulante là et Kara elle a déjà l’air bien installée comme si les lieux lui appartenaient. Elle mentionne le dressing et il capte qu’il n’a pas eu l’intelligence de shotgun une place la première semaine. Merde. Embarrassé il soupire, la main sur le haut du crâne comme s’il était capable de réfléchir à quoi que ce soit là maintenant. « Ah ouais merde j’ai toujours pas fait d’escale par le dressing. Tu vas m’filer de la place c’est pas grave. Coloc. » C’est à ça que ça sert après tout. Dans sa propre définition bien entendu. Pas sûr que Kara soit d’accord, elle serait bien capable de lui dire d’aller se faire foutre avec son caractère de lionne. D’ailleurs elle a déjà déterminé sa place. Ah ouais. Pas de démocratie ici. « Ok bah cool c’est très clair. La fenêtre c’est pour les petites bêtes ou les esprits de la forêt ? » ll demande car d’après Presley il y avait des esprits qui se promenaient le soir. Il ricane parce qu’il se doutait que ses dires allaient faire échos chez la concernée et en plus dit comme ça, ça sonne super puéril. « Ouais. » Il ne va pas se cacher derrière la fourberie de la chroniqueuse, il assume entièrement Louis et ça va elle le prend plutôt bien. Puisqu'ils sont dans la sympathie il va même y aller de son explication super diplomatique car il pense que c'est mieux d'éclaircir ce point. « Dit comme ça, ça a l'air super con. J'ai fait en fonction des premières connections, y en a pas eu le premier soir. Voilà. » Il hausse les épaules tellement ça lui a peu importé de choisir quelqu'un, cherchant du regard un endroit où caler son bagage pour que ça ne les encombre pas trop. Son attention est vite récupérée par Kara qui lui propose de rattraper le temps perdu, surpris de la voir aussi avenante. « On peut commencer par apprendre à s'connaître avec les tests que j'ai volé à Jill et on verra où ça nous mène si on est compatibles ? » Il joue aux cons, se doutant que ce n'est pas le genre de Kara de faire dans les sous-entendus. « Tu paries sur combien ? Moi j'dis compatibilité à 75%. » Il se lance dans ses pronostics tandis qu'il ouvre sa valise, finalement déposée en plein milieu de la carrée, pour en sortir tout son bazar.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Mar 21 Avr - 0:27

Quand Louis pénètre dans la chambre, je commence déjà à faire ma petite commandante en lui faisant l’état des lieux et surtout en lui désignant son lit sans qu’il ne puisse protester. Je ne lui en donne de toute façon pas l’occasion. Je lui parle du dressing et comme je m’en doutais, il n’a pas pris l’initiative la semaine passée de venir y foutre ses affaires. Je le savais déjà, car c’est clairement là que je passe les trois quarts de mon temps à changer de tenue sans arrêt pour n’importe quel prétexte. Je ne me suis pas ramené avec trois énormes valises pour rien, faut bien exploiter chaque vêtement que j’ai ramené. Il me dit alors que ce n’est pas grave parce que je vais lui filer de la place. Regard de bad bitch, claquage de dent contre mon lit, je ricane un instant. « Même pas en rêve le chevelu, t’avais qu’à être plus vif. » Même l’autre idiot de Kai a pris la peine de ranger ses chemises à fleurs, alors lui aussi aurait dû y penser avant. Il ne proteste pas pour son lit, c’est déjà une bonne chose. Il me demande juste si je ne veux pas le lit près de la fenêtre c’est pour les bestioles ou un truc à voir avec l’esprit de la forêt ou je ne sais quoi, je saisi pas très bien la référence. « Non, c’est juste pour la lumière dans la gueule le matin. » Y a pas plus d’explication, j’ai déjà eu la chance de tester l’autre chambre juste à côté et je sais de quoi je parle. Lui, pour sa part, le découvrira au matin. Je lui demande des explications pour ce que j’ai pu entendre pendant le prime, il se justifie bien que ça ne sert à rien, puisque je ne lui en tiens pas rigueur. J’ai dû moi aussi placer un nom pendant le prime et le sien aurait pu sortir aussi si je n’avais pas préféré mettre Felicity à la place. Je lui dis alors qu’on a qu’à rattraper le temps perdu cette semaine puisqu’on est colocataire et qu’on va passer beaucoup de temps ensemble la nuit, qu’on le veuille ou non. Il me parle alors de test de comptabilité qu’il a volé à Jill et qu’il pense même qu’on pourrait tous les deux atteindre un score de 75%. J’ai un sourire en coin qui se dessine. « Tu vas me voir le cul à l’air pendant une semaine, donc crois moi, je n’ai pas besoin qu’on fasse ce test pour savoir que ça va clairement le faire. » C’est vrai qu’en étant dans la même chambre que Izïa la semaine passée, je n’ai pas vraiment fait gaffe lorsque je m’habillais étant entre femmes, je n’ai jamais trouvé ça gênant qu’elle puisse me voir à poil. Cependant, je vais devoir faire un peu plus attention cette semaine avec Louis qui aura sûrement l’occasion de mater mes fesses, mais sûrement rien de plus. Mes chaussures enfin sur le sol, je me positionne en tailleur sur mon lit tout en continuant de fixer Louis. « Alors comme ça t’a mis un râteau à mon poto Natéo la semaine passée ? C’est pas très sympa ça. » Fan de ragot en tout genre, j’attends que Louis m’en dise plus. J’avais dit à Natéo de préférer Gianni à Louis, ça aurait été moins humiliant pour le coup, même si je pense que la réponse aurait été la même.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Mer 22 Avr - 22:09

Depuis le début de l’aventure, entendez par-là avant même qu’elle ne commence officiellement lorsqu’il a rejoint un membre de la prod’ en plein Ajaccio, le problème de Louis c’est sa valise. Il se maudit de l’avoir autant chargée, d’ailleurs il ne comprend pas ce qui lui a pris de jouer les fashion victim. Conscient de son surplus il aurait pu penser à aller shotgun une place dans le dressing mais même pas. Non, au lieu de ça il a laissé tout le monde s’installer pour mieux se réveiller en début de deuxième semaine en s’indignant du manque de coopération de sa nouvelle colocataire. « C’est pas comme si t’avais le choix. » Il hausse les épaules, il n’attend pas l’autorisation de Kara pour s’imposer. Son plan est très simple : dès demain il se rendra dans le dressing et des fringues valseront au hasard pour lui faire de la place. Il sait que si ça tombe par hasard sur elle, elle risquait de lui faire payer mais c’est un prêté pour un rendu : elle lui a refourgué le lit anti-grasse mat’. « Super. » qu’il lâche dans un engouement platonique. Son sens de l’accueil reste discutable pourtant Kara elle lui offre une image plus aimable de celle qu’il s’en était faite. Louis il balance son histoire de tests bidons à la volée, ce n’est pas comme s’il avait vraiment récupéré des magazines dont il n’a jamais vu la couleur. Sa colocataire insinue que sur le principe où elle vu se trimballer cul nul tout ira bien pour eux. « Qui te dit que j’ai envie de voir ton cul. » qu’il assène les sourcils levés, l’observant avec son air mi-hautain mi-provocateur made in Paris. Depuis leur entrée il a bien capté que Kara et Natéo c’étaient les deux grands potes, genre présélectionnés ensemble, arrivés en duo avant tout le monde et tout ça. Il n’est même pas surpris lorsqu’elle évoque le Doc tandis qu’il fouille dans ses affaires, déposant quelques pulls et pantalons sur son nouveau lit. « Tout de suite les grands mots ça va. Il t’a raconté de toute façon non ? » Son regard se plante dans les prunelles fixes de Kara qui semblent presque l’avoir verrouillé pour cible. « Franchement râteau c’est violent. » Ce n’était pas très sympa d’associer ce mot à Natéo, lui il voyait ça différemment. « J’appellerais ça plutôt un malentendu. » Il s’empare de tout son bordel de toilette en ambitionnant de prendre aussi ses quartiers dans la salle de bain. Ça lui fou déjà une flemme monumentale de devoir se réinstaller. D'ailleurs ça lui fait penser. « Ah tiens. Tu pourras m’raser la tête ? » C’est sa nouvelle lubie, il s’est dit qu’il allait tenter un nouveau style quitte à perdre sa loutéo fanpage. « Je t’assure ta place dans le dressing en échange. » Il lui offre un super smile pour accompagner ce bon deal sur lequel elle a tout à gagner.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Jeu 23 Avr - 18:25

Louis se sent un peu trop à l’aise à mon goût et bien sûr je refuse catégoriquement de lui donner le moindre espace que j’ai utilisé dans le dressing. Franchement, j’ai déjà pris sur moi pour pas m’étaler dans ce fichu dressing, histoire d’avoir un peu l’esprit communautaire, ce n’est pas ce crétin qui va abuser de ma gentillesse. Il avait qu’à pas faire le crétin et se faire de la place en première semaine, même Kai a pensé à le faire, c’est pour dire. Je suis bien sympathique cinq minutes avec cette tête de gland, mais quand il insinue que je n’aurais pas le choix, mon sourire s’évapore. « Tu t’es déjà fait botter le cul par une meuf ? Non, parce que sinon je serais heureuse d’être la première à inaugurer le concept ! » Bon, je bluffe. Ce n’est pas l’envie qui me manque de calmer ce bouffeur de grenouille, mais devoir mettre ma place dans le jeu en danger à cause de lui n’en vaut pas réellement la peine. Je m’en veux plus tellement de lui avoir refilé le lit près de la fenêtre pour coup. Il me parle de test de comptabilité ou je ne sais trop quoi, mais il va avoir droit à une vue sur mon fessier d’enfer toute la semaine, je pense qu’on ne fait pas plus compatible à son niveau. Encore une fois, il se montre peu intéressé par ce que j’ai à lui offrir. C’est que la colocation ne va pas être de tout repos s’il me cherche constamment. Heureusement, j’ai plus de self-control qu’il doit le penser. « Ecoute, je n’avais pas envie forcément de voir ta gueule toute la semaine au réveil et pourtant je vais devoir m’en accommoder. Donc tu feras pareil avec mes fesses et ça, dans la joie et la bonne humeur. » Et pour souligner l’ironie de la situation, je lui offre un sourire tout ce qu’il y a de plus faux. D’ailleurs, je n’attends plus son consentement pour enfin retirer les vêtements que j’ai porté au prime. Je tire mon pantalon et lui jette à la gueule. « Oups. » Je pose ma main devant ma bouche, appuyant mon super jeu d’actrice avant d’aller chercher mon pyjama dans ma valise ouverte sur mon lit. On en vient à parler du râteau qu’il a mis à Natéo. Il minimise la chose en appelant ça un malentendu. « Mouais, c’est jouer avec les mots ça surtout. » Franchement, il lui a mis un râteau on va arrêter de tourner autour du pot. Il me demande alors de lui raser les cheveux, en échange il laissera ma place au dressing tranquille. « Mince moi qui comptait te raser la tête en pleine nuit pour venger le fait que tu sois un connard. » Je me mets à rire avant d’ajouter. « En tout cas je suis grave chaude, tu vas sûrement ressembler à un skinhead, mais ça après se sera ton problème. » Pour ma part je ne fais que coiffer comme on me le demande, si le résultat final est dégueulasse, se sera à cause du choix de coiffure et non de ma technique.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Ven 24 Avr - 12:02

Kara elle le menace carrément de lui botter le cul et Louis ça l’enchanterait presque, il se croirait à la maison. Dans son groupe de potes les meufs dont il était le plus proche se rapprochaient plus du tempérament de l’américaine que d’une Maci ou d’une Roma alors lui ça le fait réagir direct. « T’y arriverais pas je suis trop vif. » Il improvise un coup droit et un crochet du gauche en s’appropriant un sport qu’il n’a jamais pratiqué en dehors des quelques batailles de cours de récré ou des mauvaises rencontres nocturnes dont il n’est pas très fier. Bref, Kara commence à lui avancer l’idée que, grosso modo, avec ses fesses n’importe quelle colocation ne peut que bien se passer. Elle stigmatise tout ça parce qu’il fait partie de la gente masculine. Ce cliché. Bon. C’est aussi naturel de regarder autour de soi. Il se marre, frappant ses paumes l’une contre l’autre pour valider son approbation à faire communément des efforts. « Adjugé. » Il veut être sympa et il se reçoit son fut’ dans la gueule. Dans un réflexe sa main vient protéger son visage, resserrant ses doigts autour du tissu volant. « Tu vois tu commences, comment on va s’en sortir avec la joie et la bonne humeur si tu me caillasses ? » Il balance son pantalon sur son lit et s’amène alors le sujet Natéo, râteau, connard bref toute la panoplie. « Un connard ? » Il reprend en retenant un rire et s’étonnant main sur le cœur, faussement choqué du vocabulaire de l’américaine à son égard. Sûrement n’était-elle pas la seule à le penser et quelque chose lui disait qu’avec son caractère de merde les choses n’iraient pas en s’arrangeant pour sa gueule côté réputation. « Tu penses ? » Il se questionne, passant mécaniquement la main dans ses cheveux, sourcils froncés sous la réflexion d’une projection qu’il n’arrive pas à se faire. Louis en vingt-six ans de vie il n’a jamais osé raser ses bouclettes, l'idée trop brutal pour lui. C’était d’ailleurs le genre de défi qu’il ne fallait pas lui proposer car vous pouviez être sûrs de vous prendre un non catégorique en guise de réponse. Pourtant depuis trois jours il se questionnait tous les matins sur le sujet, ça lui avait pris comme une envie de pisser. « Bah aller j’la tente. On s’en fou des cheveux ça repousse. » il tranche, excédé par le doute. Il s'auto-persuade. « C'est mims les skinhead. » qu'il ajoute sur un ton un peu trop mignon en s'asseyant sur son lit, offrant la panoplie du sourire et des battements de cils qui va avec. « Au pire tu m’prêteras une de tes perruques. » Il ajoute avec son air moqueur, réprimant un rire et prêt à se recevoir une chaussure ou une valise en guise de réponse.

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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Sam 25 Avr - 3:36

Louis joue un jeu dangereux en me provoquant, surtout qu’il semble vouloir rester sur cette ligne de conduite en me disant qu’il est trop vif et que je n’arriverais pas à lui botter le cul. J’arque un sourcil, en me demandant s’il me sous-estime ou si au contraire, c’est lui qu’il surestime un peu trop. Il imite des gestes de boxeur, mais même là, il n’arrive pas à m’impressionner. Peut être qu’il pourrait faire peur à des loustiques pas trop robuste, comme Carl ou Lejla, mais pas moi. « Je te fais ta fête quand tu veux. » Invitation qu’il ferait mieux de prendre au sérieux, même si j’ai ce sourire moqueur qui reste constamment fixé à mes lèvres. Je fais preuve de beaucoup de sang-froid et je décrète qu’on doit chacun vivre cette semaine dans la paix plus totale. Bien sûr je conclue mes propos en lui balançant mon pantalon en pleine tête, grande provocatrice que je suis. « Il me fallait juste un petit temps d’adaptation, mais là c’est bon, je suis chaude pour vivre en harmonie. » Du moins pour ce soir, parce que pas sûr que je ne tente pas de l’assommer plus tard dans la semaine. On en vient à parler de Natéo et de sa tentative ratée de mettre le bouclé dans son lit. Je l’insulte d’ailleurs au passage de connard, n’étant pas du genre à mesurer mes propos. Surtout que je sens que Louis n’a pas besoin qu’on prenne de pincette avec lui, donc je ne vais pas me gêner. Tout en cherchant mon pyjama, je souffle. « De toute façon tu étais que troisième sur la liste des mecs que Natéo avait envie de se taper. Une roue de secours quoi. » Je cache mon visage pour qu’il ne puisse pas voir que je me retiens de me marrer. J’abuse un peu, Natéo n’a jamais fait de liste bien qu’il m’est réellement donné trois noms des mecs qu’il pourrait potentiellement se taper dans l’aventure. Je veux juste me payer la tête de ce prétentieux français qui tente de jouer avec mes nerfs alors qu’on sort tout juste d’un prime déjà bien animé. J’accepte quand même de raser sa tignasse, au moins pour voir le résultat de sa tête sans sa touffe au-dessus. Je ne peux pas m’empêcher de penser qu’il ressemblera à un skinhead. Je fais une grimace lorsqu’il insinue que les skinheads sont mignons. « Peut être en France, mais aux USA c’est juste des toxicos détraqués. » Ouais, rien de bien charmant en vérité. Juste des ploucs trop camées. Je ricane quand il me parle de lui prêter l’une de mes perruques. « L’amour d’une femme noire pour ses perruques est incommensurable. C’est comme me demander de te prêter un de mes gosses. » Et le pire, c’est que j’en rajoute pas du tout.

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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Dim 26 Avr - 0:58

Kara ne démord pas de son idée de base : elle est capable de lui botter le cul. La vérité c’est qu’il veut bien la croire, elle a l’air d’avoir vécu dans le concret et lui la castagne c’est vite fait son dada. En revanche il l’imagine mal frapper sans raison, elle a l’air d’avoir un sens de la justice plutôt aiguisé l’air de rien. « Je note l’invitation. » Il reviendra vers elle un de ces quatre après avoir perfectionné la fluidité de ses crochets du droit. Expulsant un « Aaah » de soulagement lorsqu’elle agite le drapeau blanc, il adopte son petit sourire de benêt avant d’ajouter en toute théâtralité. « Bienvenue dans notre havre de paix. » Il illustre une arche avec ses paumes de mains comme un prêcheur de contrefaçon pour l’accueillir chez eux comme il se doit. Maintenant ils peuvent donc amorcer leur cohabitation avec amour et bienveillance. Par contre il fallait refaire le point sur les notions en question, Kara n’ayant pas l’air d’avoir pigé que qualifier son colocataire de connard, et ce gratuitement, ne rentrait pas dans la formule. « Ça me blesse. » Il désamorce avec un désintérêt pointé. Louis il comprend bien qu’elle insiste sur le sujet pour l’emmerder mais s’il y a bien une chose qu’il veut vite passer sous silence, à la fois pour lui et par respect pour Natéo qui ne mérite pas l’affiche, c’est cette histoire de râteau survendu par la chroniqueuse. D’ailleurs Louis il se chauffe à quitter leur team bouclettes et c’est pas Kara qui va l’en décourager même si elle le prévient sur une sale dégaine de skinhead. « Ouais c’est parce qu’en France on est tous mims. » A ce stade de connerie il se marre de ses propres absurdités. D’ailleurs au cas où ce ne soit trop craignos il avance déjà la solution : une perruque. Dans la théorie c’est juste pour emmerder Kara. Dans la pratique une tête de cul c’était toujours plus tolérable. « T’as vu ma tête ? Avec une tignasse pareille je suis nourrice agréée. » Ce qui veut dire qu’il gardera volontiers ses gosses en cheveux synthétiques. « Tu pouvais pas rêver mieux pour Kara Junior. » Ayant récupéré le vieux bas de jogging molleton qui lui sert de pyjama, il referme sa valise où règne déjà le chaos et se redresse dans une image soudainement très clair de qui peut être Kara aux poings menaçants in real life. « J’suis sûr que t’étais le genre à faire ta propre justice à l’école. » Le genre qui ne se démonte devant personne. « Je t'imagine bien prendre le underdog sous ton aile pour le défendre et l'imposer. » Un genre de justicière qui pourrait avoir sa place dans une production Netflix.

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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Dim 26 Avr - 19:48

Louis n’insiste pas plus quand je lui dis que je peux clairement avoir le dessus sur lui. Il fait bien, parce que j’aurais été forcé de lui faire une petite démonstration. Mon sourire s’élargit, me disant qu’il a retrouvé raison juste à temps que je m’occupe de son cas. C’est que je peux être violente si on me pousse à bout, quoique je suis encore bien loin du stade où je ne me contrôle plus. C’est juste un petit frimeur. C’est pour ça que je désamorce cette situation en disant qu’on est cool et que finalement, personne ne risque de se faire frapper ce soir. Je ne peux pas m’empêcher de quand même l’insulter de connard quand je lui parle de la manière dont il a traité Louis. J’abuse bien sûr, je ne sais même pas vraiment ce qui s’est passé entre eux, puisque Natéo a été assez vague lorsqu’il me l’a raconté. Louis se dit blesser. « Compte pas sur moi pour m’excuser, ça, c’est au-dessus de mes forces. » que je lui réponds en souriant. Faut pas pousser le bouchon trop loin, je me trouve déjà pas mal cool avec lui alors qu’il me tape déjà sur le système. Rendez-moi Izïa, bordel. Il veut couper ses cheveux et j’accepte de le faire, même si le crâne rasé l’avantagera pas des masses. Il ajoute que tous les français son mignon et là je ne peux pas m’empêcher d’être septique. « Ce n’est pas vous, le français, qui avez un acteur qui s’appelle Depardieu ou un truc du style ? J’avoue grande classe. » Je revois la tête du type en question et franchement en référence de beauté, on est en plein gouffre là. « Même pas en rêve. » Je suis formelle là-dessus, il ne touchera à aucune de mes perruques. Il ne doit très certainement pas savoir toute l’importance que sa représente pour les afro-américaines dans mon genre. Il commence à vouloir m’analyser, savoir comment j’étais quand j’étais gosse à l’école. Je ne peux pas m’empêcher de sourire en entendant ce qu’il pense. « Qu’est ce qui te fait dire que je n’étais pas plutôt le tyran de l’école, à m’en prendre aux plus faibles pour exister ? » Je soutiens son regard, mais mon sourire s’étire de plus en plus. « Non j’avoue, ta raison. Je n’aime pas l’injustice. Je ne prenais personne sous mon aile, mais je distribuais facilement des claques à ceux qui le méritait. Et même comme ça, j’ai réussi à être une élève assez populaire. » Je suis plutôt fière d’être toujours resté moi-même et d’avoir été apprécier en conséquence. « Et toi, laisse-moi deviner, t’étais le mec au fond de la classe qui était simplement là pour foutre la merde ? » Peut être que je me trompe un peu, le jugeant un peu sévèrement, mais je me dis qu’il doit quand même une part de ressemblance avec la réalité dans ce que je dis. Enfin en pyjama, j’en profite pour refermer ma valise.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: damned to let it go (lundi - 01h20) — Lun 27 Avr - 20:06

Kara dit explicitement être dans l’incapacité de s’excuser. Les problèmes d’égo ça il connait bien, ce n’est pas pour autant qu’il a le réflexe de la mettre en veilleuse. « T’inquiète je ne comptais pas te demander l’impossible. » Il est clément l’air de rien. Qui plus est il n’attend aucune excuse pour ce genre de chose. Louis il ne s’attarde pas là-dessus, il se fie à son libre arbitre. Il passe l’éponge quand il l’a lui-même décidé, en général c’est quand il se lasse de sa propre rancœur. Le français il n’a pas froid aux yeux, ça relève de l’arrogance de demander une coupe à Kara après un premier échange aussi animé. Elle vient de l’insulter et de le menacer, ça résulte de son de tout l’amour qu’elle ressent à son égard. Les cheveux c’est quand même quelque chose d’hyper important, une coupe ratée c’est deux mois de vannes en tous genres assurés. Un seul si ça repousse vite. Bref, Louis il crâne vite fait en prétendant que tous les français sont mignons alors qu’l n’en pense pas un traitre mot, c’est juste pour le chahut. Tel est pris qui croyait prendre, lui qui aurait juré que les américains étaient nombrilistes avec leur Hollywood tout puissant. Elle le cloue sur place avec sa référence à Depardieu. « Comment t’es au courant de ça ? » Loin de s’intéresser à la carrière de Gégé il s’étonnait quand même de lui connaître une réputation aux Etats-Unis. Vu leur passion pour tourner en dérision le pays de la baguette et compte tenu de l’excentricité du personnage, il était fort probable pour ça n’ait rien à voir avec ses talents d’acteurs. « Bien essayé mais tu te trompes, il est russe. » Ce mec défiait les lois de la gravité avec ses différents passeports et Louis ça fait bien ses affaires sur ce coup-là. Le sujet dérive et ça traine en longueur parce qu’il essai tant bien que mal de convaincre Kara de lui laisser emprunter une de ses perruques par simple esprit de contradiction. Il a compris qu’elle était inflexible sur le sujet donc il va appuyer dessus jusqu’à comprendre où est la limite. « Pas grave je retenterai la semaine prochaine quand on sera devenus BFF. » Elle joue la dure mais il est persuadé que c’est le genre de nana qui aboie trop fort pour cacher son cœur d’or. « Parce que t’as une morale de meuf bien élevée ça se voit. » Elle a des codes, c’est perceptible à dix mille dans ses attitudes et ses discours. Et puis la prod n’aurait pas laissé entrer une meuf se permettant de persécuter les autres gratuitement, ça semblait évident. Elle lui explique son petit côté cheftaine. Sans blague. « Ouais un peu comme quand tu décides solo de qui dort où. » Il glisse l’air de rien. « Tu kiffais ça la popularité ? » Curieux de connaître sa réponse, il se redresse avec un petit sourire narquois. « Pas du tout. » Louis il avait quelques problèmes de présentéisme au collège, trop focus sur son skate. Ce genre de petit gamin arrogant persuadé que l’école ça ne sert à rien jusqu’à ce qu’on le traine de force au lycée. « J’avais ma bande de potes et je faisais ma vie tranquille sans regarder ce qui se passait autour. Je faisais le beau gosse avec mon skate. » Il ajoute en se marrant parce qu’il a assez de recul maintenant pour réaliser à quel point c’était ridicule, pourtant ça marchait. « Et ma weeeeed. » Il ajoute avec une tonalité plus aiguë, un sourire moqueur étirant ses commissures. Il s’auto-caricature parce qu’au lycée c’était tellement cool qu’il se pensait vraiment cool. L'adolescence a.k.a la stupidité personnifiée.

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