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 The sweet escape. (mercredi s2, 02h50)

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Costa
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Message (#) Sujet: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Lun 20 Avr - 12:13

@rosamie

Le souffle chaud, le corps froid, les poumons en feu, Costa accueille l'eau brûlante de la douche avec reconnaissance. Incapable de dormir parce que trop habitué aux petites nuits, il s'était lancé comme un con dans un semi-marathon autour du domaine et du village, déserts l'un comme l'autre, pour éliminer son trop-plein d'énergie avant qu'il n'implose. Il a couru pendant au moins deux heures, presque trois, quasiment sans pause, shooté au redbull et il sent bien que son cœur est pas trop trop d'accord. Il le sent encore pulser douloureusement, à toute vitesse, contre sa cage thoracique quand il évacue toutes les tensions dans ses muscles sous la douche, il a presque l'impression d'être réellement défoncé et de l'entendre en écho. Alors avant d'aller dormir, pour se calmer, il attrape son paquet de clopes et descend jusqu'aux jardins, galvanisé par la fraîcheur de la nuit qui pique ses joues toujours brûlantes. Au loin, entre ses cils plissés sous la capuche de son sweat, il capte de la lumière et, comme un papillon de nuit, converge aussitôt dans cette direction, jusqu'à arriver aux abords de la bulle détente. En reconnaissant la silhouette de Rosamie, il esquisse un sourire et s'approche pour se poser sur le deuxième fauteuil. « Salut. » il souffle en tirant une clope de son paquet pour la coincer entre ses lèvres et l'allumer. Il fait gaffe de pas souffler en direction de Rosa, des fois que ça l'incommode. « Va falloir que je revoie mes positions sur la nana qui m'inspire le plus, maintenant qu'on est ennemis » il plaisante, en repensant aux équipes formées. Pour le coup, elle n'a pas mytho sur ça, Elena, même si pour le reste, elle a foutu un sacré bordel, avec sa chronique. Costa, qui prend le truc tellement peu au sérieux qu'il s'est amusé à troller lui-même ses réponses en balançant Gi et Santo à la noyade, ça le fait marrer plus qu'autre chose les réactions qui ont suivi. Comme si c'était archi grave. Il se sent suffisamment droit dans ses pompes pour ne pas avoir peur que Nateo se vexe par rapport à ce qu'il a soi-disant dit. En vrai, ce qu'il avait dit n'était pas forcément mieux : Presley, parce qu'il est lourd comme un ado qui n'a jamais grandi. Bref, il sait que certains dont Aera, avec qui il était, et Rosa, l'ont pas mal pris au sérieux même s'il pige pas trop. Chacun est plus sensible à certaines choses, il imagine. « Insomnie ? » Il est tard quand même, plus tard que l'heure moyenne du coucher dans ce chalet. C'est assez rare de croiser des gens à cette heure-ci, s'il n'y a pas une petite soirée prévue quelque part. Ce sont plus souvent les oiseaux de nuit ou les solitaires qui alignent les pas en attendant que le temps passe. Sa tête bascule contre le dossier et son regard se perd vers le ciel, pour capter les nuages et les étoiles. « Quand je viens ici, j'ai l'impression de vivre la vie de quelqu'un d'autre » il dit sans y penser. Il y a des endroits comme ça, si éloignés de tout ce qu'il a toujours connu, que ça soit à Naples ou à Londres. Cette bulle chelou, ça en fait partie. Parce qu'on voit ça que dans les films.

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Rosamie
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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Lun 20 Avr - 21:58

est-ce que t'as été trop radicale vis-à-vis de tes mesures pour te débarrasser de ce décalage horaire ? parce que tu te retrouves réveillée, à une heure totalement indécente. tu te tournes et te retournes dans ton lit, à essayer de trouver le sommeil. tes yeux se posent sur une Roma endormie, qui a l'air de rêver de choses vachement chouettes, les bras enroulés autour de son coussin. t'espères qu'elle passe un bon moment en compagnie de ses filles, dans son rêve. t'espères qu'elle est en paix. tu souris tendrement en la regardant contre son oreiller, un sourire endormi sur les lèvres. tu te lèves en faisant attention à ne pas faire de bruit et te rends dans le dressing pour t'habiller un minimum. tu enfiles ce que tu trouves : un pull que tu mets par dessus la chemise XL que tu portes pour dormir, un legging de sport et ta doudoune, que tu ne quittes plus depuis que tu l'as acheté avec Costa la semaine passée. tu espères que l'air frais va te permettre de t'aérer suffisamment la tête pour te permettre de dormir ensuite. t'aimerais bien que ça se passe comme ça, vraiment. tu t'assoies sur le siège, les genoux remontés jusqu'à ton menton, tu poses ta tête sur ceux-ci. tu penses à tout et à rien, dans ce décor féérique, digne d'un film romantique. et puis t'entends des pas qui te poussent à tourner la tête. t'aperçois Costa, que tu accueilles avec un large sourire. salut., tu réponds, contente d'avoir l'opportunité de partager ce moment tardif avec lui. il a la clope au bec et t'as l'impression qu'il est un gros fumeur. c'est rare que tu le vois sans le cancer aux lèvres. tu souris, amusée par sa phrase. tu te laisses bouger de gauche à droite, toujours dans ta position. ça va durer qu'un temps, les équipes. alors autant continuer à garder des relations les uns avec les autres qui ne dépendent pas que de ça., tu lâches dans un sourire. d'ailleurs, t'es devenue copine avec Kara, c'est pour dire à quel point ces histoires de team te touchent. t'es contente de faire partie de l'une d'elles, mais tu ne vas pas en faire une obsession pour autant. tu joues pour toi, pas pour les autres. on est arrivés seuls, on sortira seuls., tu lâches d'un air pensif avant de poser ton regard sur Costa qui fait attention à ne pas rejeter sa fumée dans ta direction. t'inquiète, ça me dérange pas., tu dis tout en montrant sa cigarette du menton, pour qu'il ne se fasse pas de torticolis pour ça. ton père fume, beaucoup. de ton côté, ça t'a tenté, mais tu as essayé de résister autant que possible. et t'as plutôt pas mal réussi ton coup. t'es du genre à fumer en soirée, mais tu ne fumes jamais seule. tu considères que ta consommation de tabac n'est pas si dangereuse et surtout, tu n'es pas addict. tu secoues la tête sur tes genoux une seconde. même si ça a foutu le bordel, si c'était à refaire, j'le referai., tu soupires. parce que pour toi, c'est pas forcément important, tout ça. vous en êtes à la deuxième semaine d'aventure, bien sûr que des affinités commencent à se créer et t'as aucune envie de faire des choix pour le politiquement correct ou parce que certains se sentent blessés. Costa a fait quelque chose pour toi qui t'a touché, il a pris le temps, vous avez bien déliré, il t'a proposé sa veste. bref, sa personnalité t'a plu. et même si tu aimes bien Carl, t'as apprécié aussi le moment que t'as passé avec Costa. bref, j'ai pas réellement envie de parler de ça., tu lâches, décidée à changer de sujet. parce que tu vas pas faire une fixette là-dessus toute la semaine. vous vous êtes parlés, ça va a priori mieux. t'en sais rien. Costa t'aide à changer de sujet. tu souris ouais. et dire que je me plaignais du décalage horaire la semaine dernière. maintenant j'suis décalée dans l'autre sens apparemment., tu ris. je ressens même pas de fatigue, je comprends pas., tu lâches en regardant le ciel à travers les panneaux de verre qui vous entourent. toi aussi ?, tu demandes. quelle autre option il y aurait, de toutes façons ? peut-être qu'il est habitué à se lever à cette heure ci ? parce que toi, c'est clairement ton cas. puisqu'il est quasiment neuf heures aux Philippines. il te dit qu'il a l'impression de vivre la vie de quelqu'un d'autre dans cette bulle. ça te fait sourire. au risque de te surprendre, moi aussi., tu lâches avant de rire. c'est pas parce que t'es influenceuse que t'as ça dans ton jardin. d'ailleurs, t'as même pas de jardin. c'est canon, quand même., tu lâches finalement en regardant autour de toi les décorations. si on était dans un film romantique, ce serait la scène du baiser, non ?, tu lâches dans un nouveau rire. tu secoues ensuite la tête, quand même fière de ta bêtise. bon, dans un film romantique, ils ne seraient certainement pas l'un à un bout de la bulle et l'autre à l'autre. mais bon, le décor s'y prête.

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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Mer 22 Avr - 12:27

Il est bien, là, Costa, posé dans la bulle détente, il a l'impression que le temps y passe différemment. Comme s'il était sorti de la timeline normale du jeu pour se faire un petit aparté perso et s'élever l'espace d'un moment. C'est agréable, parfois, de prendre du recul et il s'en rend chaque fois compte avec une brutalité qui le perturbe, parce qu'il a pas l'habitude de le faire. Il est toujours dans ce paradoxe, Costa, où il réfléchit énormément tout en vivant à mille à l'heure. Difficile d'imaginer que ça puisse être conciliable mais c'est un peu son destin tragique à lui, être coincé entre ces deux extrêmes qui font qu'il est parfois hyper calculateur et parfois juste hyper impulsif. ça se calme jamais vraiment dans son crâne, à part quand il fume un joint ou qu'il sort en boite avec ses potes. Alors les moments comme ça, où il se pose avec rien d'autre comme objectif que de fumer une clope et calmer les battements de son cœur, il aime bien. Pas trop souvent, mais juste ce qu'il faut pour oublier entre deux fois et retrouver le plaisir du rien. Quand Rosa débarque, ça ne dérange pas sa petite bulle parce qu'il l'aime bien pour son côté paisible et chill. Elle a ce caractère gentil qui fait qu'elle dérange jamais vraiment. Sa réplique le fait sourire, n'empêche. Comme quoi, il faut jamais juger les gens trop vite. On est arrivés seuls, on repartira seuls. Son mantra. « J'aurais pas dit mieux » il approuve tranquillement. Clairement, ici, il ne compte pas faire dans le sentiment. Dans sa tête, tout est limpide : il repartira d'ici avec l'intention de ne revoir personne qu'il a rencontré ici, parce que c'est bien plus simple comme ça. Il aura peut-être un allié ou deux, et encore vraiment s'il en ressent le besoin. Vis-à-vis d'eux, il sera loyal car c'est dans sa nature, il est d'une fidélité à toute épreuve, mais pour le reste, c'est chacun pour sa gueule. Et tant qu'il aura pas eu un aperçu de ce que l'équipe peut lui apporter, il se fera toujours passer avant elle. ça veut pas dire qu'il va la jouer perso, simplement que c'est pas sa priorité et ça ne le sera sans doute jamais. « C'est marrant, je t'imaginais plus... collective » il relève, un peu curieux. Rosa, tu peux vite la cataloguer dans les nanas qui veulent pas faire de vague, copines avec tout le monde, galvanisées par le groupe et l'esprit d'équipe. Costa, il s'est souvent dit qu'elle cachait bien son jeu. « Moi aussi. » il répond simplement en tirant une taffe avant de capter son regard. Il voit pas pourquoi il devrait altérer sa réalité à lui pour faire plaisir à quelqu'un d'autre et Carl, il a été très clair à ce sujet avec lui. Puis clairement, s'il en est à se foutre la mort pour un truc pareil, il serait temps qu'il s’endurcisse un peu, sinon le monde des adultes va le détruire un jour ou l'autre. Il répond rien, Costa, quand elle lui dit qu'elle a pas envie de parler de ça. Il imagine bien qu'elle a déjà dû ressasser les mêmes trucs en boucle depuis dimanche soir, tout le monde a dû y aller de son petit commentaire. Alors il se contente d'embrayer sur ce qu'elle peut bien foutre là à cette heure-ci et elle lui arrache un sourire amusé. C'est vrai que pour lui c'est facile, il a qu'une heure de décalage, et il a tendance à oublier que certains débarquent de l'autre bout du monde, littéralement. Quand il lui pense, ça lui fait bizarre de se dire ça, lui qui a presque rien vu du monde, justement. « Non, je ne dors jamais beaucoup.  » Son rythme il est un peu chelou, il a jamais vraiment su pourquoi si ce n'est que ça doit avoir un lien avec le fait qu'il devait attendre que ses parents aillent dormir pour lui-même se mettre au lit, vu que son lit était en réalité le canapé du salon. Du coup, déjà petit, il vivait décalé, en allant dormir tard et se réveillant tôt (ou pas) pour l'école. Il en a gardé un besoin minimum de sommeil ou plutôt, une optimisation de ses nuits et une maximalisation de la rentabilité de ses heures à dormir. « J'aime bien la nuit. C'est des moments qui n'appartiennent qu'à toi, t'as plus besoin de penser aux responsabilités, aux images, aux autres. » Quand il était petit, c'était le moment où il avait plus à s'occuper de sa petite sœur, à écouter ses parents se battre, à gérer les gosses des voisins. Il pouvait juste faire ce qu'il voulait, voire ne rien faire du tout, si ça lui faisait plaisir. Et pourtant, dieu sait que si on lui enlevait tout ça, il péterait un câble, Costa, parce qu'il a besoin de se sentir important, nécessaire. Il a besoin que les gens lui laissent le pouvoir autant que les gens ont besoin d'avoir quelqu'un qui prend les choses en main. Même passer ses nuits dans un endroit pareil,  ça change pas grand chose même si, elle a raison, Rosa, c'est canon. Sa remarque par contre, lui fait redresser la tête. Il est étonné mais il relève pas. ça c'est typiquement le genre de phrase qu'il aurait pris pour une invitation, en temps normal, mais vu son rire et son air innocent, il a franchement des doutes sur ses intentions.« C'est vrai ? Je m'y connais pas trop en films romantiques, faudrait que tu m'apprennes » il fait mine de répondre avec un sourire mutin. Lui aussi, il peut être innocent

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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Mer 22 Avr - 19:50

tu lui donnes ta vision sur ces histoires d'équipes et il approuve. ça te fait sourire. il te dit quand même qu'il pensait que tu serais plus dans ces histoires de team. tu hausses les épaules. alors je suis contente de faire partie d'une team. ça va sûrement être chouette pendant un temps, je dis pas le contraire., tu tentes d'éclaircir ton point de vue. mais si c'était un jeu collectif, ça se saurait. tu lâches un petit rire. donc je vais soutenir mon équipe, mais j'oublierai pas que si je dois gagner, va bien falloir que je finisse par être la dernière du groupe. et ça vaut aussi pour tes alliés. même si t'as réellement envie d'aller jusqu'au bout avec Izïa, même si t'as pas envie de voir partir les autres parce que tu les apprécies pour ce que tu sais d'eux (c'est-à-dire pas grand chose, mais tu t'en contentes pour l'instant), tu n'oublies pas que tu dois être la dernière. ça veut pas dire que je vais trahir tout le monde ou être faux-cul, juste que je ne vais pas penser à moi en tant que groupe., tu conclues finalement avant de rire. j'ai l'impression que c'est super confus ce que je dis, désolée si t'y comprends rien. toi-même, t'es pas sûre que t'as compris ce que t'as balancé là. en tous cas, puisque tu joues franc-jeu et que c'est même ta stratégie, tu lui dis que tu ne changerais pas ton vote si c'était à refaire et la réciproque est vraie. alors tu te penches vers lui et lui tends la main pour faire un petit check à la Rosy B. t'apprécies qu'il ne parte pas sur le sujet Carl, dont tu ne fais qu'entendre parler depuis le prime. ça devient usant de refuser d'en parler à tout le monde, en balançant des bribes d'informations parce que tu ne sais pas franchement où tu en es vis-à-vis de tout ça. tu lui expliques ce qui fait que tu es dehors si tard, très réveillée. le froid ne t'aide pas à t'endormir, ceci dit alors c'est peut-être une mauvaise idée d'être là. il continue ensuite son opinion concernant la nuit et tu souris, c'est presque poétique tout ça. et c'est vrai qu'il n'a pas tort. hm, t'as juste à laisser ton esprit s'évader. tu complètes, pensive. c'est pour ça qu'aux Philippines, à partir d'une certaine heure, tu coupes tous les appareils connectés à internet. téléphone, ordinateur, tout. parce que tu sais très bien qu'internet ne s'arrête pas lorsqu'il fait nuit chez toi et les notifications s'enchaînent beaucoup trop vite. alors pour profiter de tes soirées et surtout de tes nuits, tu coupes tout pour être tranquille. de toutes façons, s'il y a une urgence, tu vis déjà avec les personnes les plus importantes pour toi. le reste n'a pas réellement d'importance, alors t'as appris à déconnecter. il te dit qu'il a l'impression de vivre la vie de quelqu'un d'autre, ce qui est aussi ton cas, et tu renchéries en lui disant que ce serait le décor parfait pour la scène du premier baiser d'un film romantique. il est pas calé en films romantiques, ça te fait sourire. sans vouloir être sexiste, c'est un cliché, un mec qui s'y connait pas trop en comédies romantiques., tu te marres mais c'est vrai que c'est certainement mal vu par la société d'aimer tout ça quand on est un homme. bon, en tous cas, c'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde. on va rattraper tout ça., il n'y échappera pas, même si c'était peut être pas le but. tu te souviens du titre de la dernière comédie romantique que t'ai vu ? t'as un minuscule espoir qu'il ai retenu quelque chose du dernier film du genre qu'il ai vu. mais il est vraiment minuscule.


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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Ven 24 Avr - 15:24

Il note soigneusement tout ce qu'elle lui dit même si elle a l'air de s'embobiner dans des explications un peu cheloues et largement superflues pour simplement résumer que même si elle est un animal grégaire, elle privilégie son jeu perso car elle a conscience de l'essence même de l'homme qui est d'être seul et incompris. Costa, il a pas honte de le dire : il s'en tape comme de l'an quarante de son équipe. Si ça lui rapporte des avantages, alors oui, il mettra plus de cœur à l'ouvrage que le strict minimum qu'il fait déjà pour le moment. Peut-être que quand les éléments boiteux de son équipe auront été éliminés et qu'il ne restera que les motivés, là, il se mobilisera comme un dingue parce qu'il estimera le gain important. « Non je comprends. » Elle a pas besoin de chercher à tout prix à se justifier, Rosa, Costa, il estime qu'il n'y a pas de raison que l'altruisme à outrance et l'oubli de soi face aux autres soit la norme de la bonne morale. Il a jamais réfléchi comme ça, lui, et ça l'a jamais empêché d'être toujours prêt à tendre une main secourable aux autres, trop amusé de friser avec la bienséance et les paradoxes constants. Chez lui, personne a jamais vraiment su dire si Costa était un gars profondément bienveillant ou pas du tout, tant il présente les deux côtés de sa personnalité qui s'articulent toujours avec complexité : la fraternité extrême, la générosité sans égale et, en même temps, la tendance quand même nettement décelable si on fait attention à n'en avoir rien à branler des autres, dans le fond, dès qu'il est personnellement impliqué en tant qu'enjeu. « Je pense un peu pareil. En fait, j'ai l'impression qu'il n'y a pas grand monde qui prend ces équipes très au sérieux, pour l'instant. » Ashley, Aera, lui, même Rosa qui est probablement la nana la plus intégrée ici. A vrai dire, il est même pas certain que Nateo et Kara, en dehors de leur pseudo rôle de chef rassembleur, ils en aient quoi que ce soit à foutre pour l'instant. Tant qu'on leur mettra pas de véritable enjeu, c'est difficile de créer un vrai esprit de groupe. Et puis il y en a probablement certains qui seront trop attachés aux liens qu'ils ont avec certains autres candidats de l'autre équipe. Même eux, là, ils sont posés à se check comme des potes d'enfance alors qu'ils se connaissent à peine. C'est l'ambiance la nuit. Le sentiment de liberté, d'absence totale de contrainte, de responsabilité, d'obligation. Costa, il adore aussi le jour, parce que c'est là que tout se passe, c'est là que ça grouille de monde, mais il pourrait pas non plus se passer des conversations de nuit, des accords, des confidences, des escapades, des décisions de la nuit. En fait, s'il pouvait, il ne dormirait jamais. « Tu penses à quoi, dans ces moments-là ? » il lui demande. Quand elle laisse son esprit s'évader. ça dépend sans doute des moments, des endroits, des circonstances. Ici, par exemple, ça prête à ce genre de rêveries. Une putain de bulle perso, baignée de lumière tamisée, avec des énormes fauteuils, et vue sur les montagnes, la forêt, l'Autriche putain de merde. Y'a de quoi se croire dans un film romantique, clairement, et ça le fait doucement sourire, Costa, incapable de retenir son éternel flirt à deux balles. Mais Rosa, comme d'hab, elle est trop innocente, ou elle fait l'innocente et il peut pas s'empêcher de se dire que ça explique pas mal pourquoi Carl il est si dingue. Elle voit sans doute pas à quel point il déraille et elle lui met pas le stop nécessaire. Ou alors, elle a juste peur pour sa vie si elle le fait. Bref, il a fait son job de son côté en papotant avec Carl, il a pas spécialement envie de s'impliquer plus là-dedans pour l'instant. « Est-ce que tu viens de me traiter de cliché ? » il arque un sourcil amusé. Ah, comme ça, direct. Un vrai plaisir Rosy B, c'est toujours agréable de converser avec toi. Mais au-delà de ça, elle a l'air de prendre le truc vachement à cœur, et alors qu'il plaisantait juste sur le fait qu'elle avait qu'à l'embrasser pour lui montrer, elle, elle se lance dans un délire. Il plante les mains dans les poches de son pull et se cale contre le dossier de son fauteuil. « Aucune idée » il répond distraitement. Le dernier film romantique qu'il a vu ? Putain alors là. Il se souvient même pas des films romantiques qu'il a vus. « Je préférerais que tu m'inventes un film, toi » il ajoute parce qu'il a un peu la flemme de chercher dans sa mémoire. Tant qu'à faire, il préfère l'écouter elle jouer avec son imagination, c'est plus intéressant.

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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Ven 24 Avr - 20:05

il comprend ce que tu veux dire. ça te rassure un peu, parce que t'avais l'air d'avoir balancé un nombre d'informations incroyable en un minimum de temps, et que ça n'avait ni queue ni tête, ton histoire. bon cool., tu souffles avant qu'il ne te révèle que c'était a priori un peu le cas de tout le monde. personne ne prend ça au sérieux. peut-être parce que personne n'est naïf pour croire que ça durera très longtemps. en tous cas, t'es bien contente de ne pas faire partie des personnes qui ont été désignées comme les chefs de toute cette histoire. parce que toi, t'étais vraiment pas chaude pour te lancer dans un truc comme ça. tu te sentais pas spécialement les épaules, et Natéo est pour toi un bien meilleur choix que toi et de loin. comme quoi, ça sert à rien de le prendre trop à coeur. on risquerait d'être déçus., tu hausses les épaules. si personne n'y croit et si personne n'y trouve un intérêt, alors ça sert pas à grand chose de former des teams et d'y prêter allégeance. au mieux, ça donne un sentiment d'appartenance à une communauté, mais est-ce que vous avez réellement besoin de ça ? t'en sais rien. toi, t'as déjà un sentiment d'appartenance, vous avez tous été sélectionnés et vous formez déjà une communauté, en soi. et puis vous vous perdez dans des éloges à la nuit. toi, c'est ton moment sans sollicitations. ton moment de calme. sauf quand t'es de sortie avec tes amis, ce qui fait aussi partie des choses que tu fais et que tu apprécies. dans ces moments là, tu prends ton deuxième téléphone. celui qui n'a pas instagram, celui qui dispose d'un numéro personnel et qui te suit lorsque tu n'as pas envie d'emmener ton travail et ta communauté avec toi. parfois, ça fait du bien de couper et Thrown Dice est une nouvelle pause qui fait du bien. la plus longue pause que t'ai faite jusqu'à présent. tu sais pas trop ce que tu vas trouver après l'aventure. peut-être que ta communauté t'aura oubliée pour se concentrer sur une autre influenceuse. peut-être que tu vas retrouver ton compte au niveau de celui de Cristiano Ronaldo. t'en sais rien et t'as pas franchement envie d'y penser. et lorsque Costa te demande ce à quoi tu penses dans ce genre de moments, tu souris, paisible. ça dépend. je pense souvent à ceux que j'ai perdu, je me remémore des bons moments passés avec eux., tu poses ta main sur ton coeur. t'as fait tatouer quelque chose pour eux juste en dessous de ta poitrine. t'as pas envie d'oublier, jamais. sumalangit nawa. ça te fait toujours quelque chose, parce que tu peux pas t'empêcher de penser aux circonstances. mais ta peine, elle a été apaisée par le temps. alors tu essaies toujours de penser à eux de la meilleure des façons et t'essaie de chasser de ton esprit la dernière image que tu as eu d'eux. tu restes pensive quelques secondes, t'as des images qui te viennent. d'autres fois, je pense à ce que j'ai vraiment envie de faire de ma vie., parce que tu sais que ça ne va pas durer. tu sais que ton rôle d'influenceuse, il a une date de péremption et que tu vas finir par laisser ça derrière toi au profit d'autre chose. t'es loin d'être naïve au point de croire que c'est ce qui va te faire bouffer toute ta vie. et juste, des fois, je pense à rien et je profite du calme. et ça fait du bien, c'est reposant., tu souris. tu fais un geste du menton dans la direction de Costa. et toi, tu penses à quoi ? question capitale. t'es persuadée que ça en dira beaucoup sur lui. parce que c'est pas une question anodine. qu'est-ce qui se passe dans la tête des gens lorsqu'il fait noir ? c'est important, c'est de l'introspection. tu pars ensuite dans tes délires de films romantique, parce que le cadre s'y prête. et évidemment, tu ne peux t'empêcher de balancer que c'est un cliché, le mec qui ne regarde jamais ce genre de films. ça le fait rire, il te demande si tu viens de le traiter de cliché alors tu te contentes de sourire. t'es amusée, toi aussi. alors avant de répondre, tu le presses pour qu'il réponde à ta question en haussant les sourcils. tu répondras à sa question quand il aura répondu à la tienne. il finit par répondre. ok, donc tu me donnes raison. tu finis par lancer en riant. tu prends son challenge. même si c'est difficile, parce que t'as jamais vécu d'histoire qui en valait la peine. alors il est temps d'en inventer une que t'aurais bien aimé vivre. d'accord, alors... je vais te raconter le film romantique que j'aurai envie de vivre., tu expliques avant de commencer ton histoire. déjà, on va s'épargner le happy ending de "ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants" parce que c'est clairement pas ce à quoi j'aspire., ouais, tu commences par la fin, ton film. tu te lèves et vient t'asseoir dans le fauteuil à côté de celui de Costa. tu fais un large geste, comme si vous étiez devant un large écran. bon alors. on se rencontre un jour et c'est une rencontre à la con. je suis en voyage dans pays lointain, et on échange trois mots dans l'une des salles d'un musée. c'est une belle journée, et à la sortie du musée, j'ai envie de sortir et d'aller rencontrer les gens. alors je décide de m'installer en terrasse tranquillement, je commence à discuter avec les personnes qui occupent la table d'à côté. et là, je croise son regard, la personne avec qui j'ai discuté au musée vient de s'asseoir à la table d'à côté. elle m'invite à les rejoindre. donc bon, on passe une super soirée, on rigole bien. c'est cool, on se dit qu'on se reverra plus tard à l'occasion, on s'échange nos numéros et finalement, je passe tout mon séjour avec cette personne. toujours de super moments, de la complicité, tout ça. et bon, comme c'est un voyage, y'a bien un moment où il va falloir que je reparte. mais la ville me plaît, la personne me plaît aussi., et cette personne, elle est volontairement assexuée. tu n'exclues absolument pas une relation avec une femme, l'important, c'est les moments que vous partagez. tu marques une pause, tu reprends ton souffle. le dernier soir, évidemment, on finit par s'abandonner l'un à l'autre. et c'est cool. pas de gêne, pas de grandes déclarations. juste un super moment qu'on partage ensemble. et puis, je m'en vais. je ne peux pas rester, tu vois. et puis je me rends compte, une fois arrivée chez moi après ce long voyage que c'est bien calme. que y'a pas de relation aussi excitante que celle que j'ai vécu là-bas dans mon quotidien. alors je prévois d'y retourner et de continuer à passer de bons moments avec cette personne qui a pris une petite place dans mon coeur. à ce moment là, tu vois, je suis pas amoureuse. juste, j'aime la compagnie de cette personne. tu souffles. bon, un bon film romantique a toujours un moment un peu triste. donc disons qu'entre temps, la personne avec qui j'ai partagé mon voyage a eu d'autres relations et qu'elle a quelqu'un qui lui tourne autour. du coup, elle est pas opposée à ce que je revienne la voir, mais elle est pas sûre du type de relation qu'on aura à ce moment là. c'est clair entre nous, tu vois. ça me fait un peu chier, parce que ce serait dommage de repartir de zéro mais... ok, j'y retourne quand même., tu regardes Costa. alors, il t'intéresse ce film ?, tu demandes. parce que t'as pas franchement envie de continuer si ça le gonfle. tu préfères t'assurer qu'il est complètement dedans et qu'il imagine ce qu'il se passe.

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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Dim 26 Avr - 14:20

Il argumente pas pendant une heure sur la question des équipes, Costa. De toute façon, c'est encore un peu tôt pour réellement piger l'importance que ça aurait plus tard dans le jeu et, surtout, sur le long terme. Il préfère ne pas se casser la tête plus que nécessaire pour l'instant, il attend de voir. De voir s'ils auront des jeux en commun, si Kara a une quelconque importance que cheffe d'équipe ou si elle n'en a que le nom Ce genre de choses. Rosy B, elle lui sort des trucs bien plus intéressants dans l'absolu, le genre de trucs qui la font sortir de la case de la nana qui a oublié sa veste et qui compte se lancer dans le rap jeu pour lui donner une autre dimension. Costa, ça l'emmerde vide les conversations de politesse, le small talk, même s'il est souvent amené à jouer le jeu, que ça soit avec ses clients, avec les anglais dans la rue qui vivent pour le small talk, avec les gens de son quartier qui finissent par le connaitre tellement il y met un point d'honneur. Même ici, parfois, certains aiment bien se demander pour la sixième fois de la journée comment ils font, ce qu'ils veulent manger, s'ils ont bien dormi. Parfois, c'est agréable. En général, c'est lourd. « Tu as perdu des proches ? » il relève simplement. C'est le genre de sujet, de révélation qui gêne toujours les gens, qui s'empressent de s'excuser d'avoir abordé un sujet sensible. Costa, il est plus à ça près. Chez lui, à Naples, tout le monde connait quelqu'un qui est mort. C'est commun, normal même. Certains jours, on se réveille au son des balles qui fusent, on sait qu'un clan s'est lancé dans une stese pour marquer son territoire, ou qu'un règlement de compte a lieu quelque part. A Naples, le deuil se vit ensemble. Quand un de ses potes meurt, c'est comme si c'était la famille qui était morte. Alors sans aller jusqu'à dire qu'il a l'habitude, il a fini par apprendre à gérer la mort et l'absence. Les gens manquent à Naples, c'est comme ça. Les pères absents, les frères tombés, les sœurs parties. ça fait toujours mal, mais on s'en remet. Elle évoque aussi ce qu'elle aimerait faire de sa vie, Rosa, ce qu'elle aimerait réellement faire. « Et t'en arrives à quelles conclusions ? » Costa, il se pose pas trop ce genre de questions, il a pas de plans prédéfinis, il vit au jour le jour. Ou plutôt, il vit ses moments sans chercher à capter quel moment arrivera plus tard. Il a analyser une situation sous mille angles différents, la projeter à l'infini, dans tous les futurs possibles, mais sans jamais chercher plus loin que cette situation-là. Rosa, il sait qu'elle fait des études, à côté d'instagram, alors il peut imaginer qu'elle se projette pas forcément là-dedans, mais plutôt dans le boulot qu'elle aura grâce aux études qu'elle a choisies. Lui, il connait que dalle à tout ça, il a jamais terminé le lycée. Quand elle lui retourne la question, il doit se poser un instant. L'introspection, c'est pas trop son délire. Sa mégalomanie latente l'amène pas non plus à disserter intérieurement sur lui-même h24. « Je pense souvent à Naples. » Réponse facile. Mais réponse la plus honnête aussi. Il se plonge souvent dans ses souvenirs, Costa, quand il se retrouve sans rien à faire, rien que lui et ses pensées. « Je sais que vous devez en avoir plein le cul d'entendre ça toute la journée » il se marre. S'il n'y avait eu que lui, évidemment qu'il aurait quand même fait le fier, mais le fait qu'il y ait Santo, ça rend le truc si exponentiel qu'il y en a probablement quelques uns qui doivent en avoir plein le cul d'entendre de l'italien à tout va, voire du napolitain. Mais c'est aussi ça le problème, Naples, ça se vit, ça se décrit pas, et ça s'imagine encore moins. Ils pourront trouver ça excessif mais c'est un truc que seuls les enfants de là peuvent comprendre. Quand tu nais à Naples, t'es pas juste toi. t'es aussi napolitain. « Tous mes potes sont restés là-bas, ce sont comme mes frères, je les connais depuis toujours. Il y a ma petite sœur, aussi, qui doit bien se foutre de ma gueule en me regardant. » La connaissant, elle doit pas rater une émission, elle doit dire à tout le monde que c'est son frère, qu'il a vraiment l'air con mais qu'il n'y a qu'elle qui peut se moquer de lui. Ses parents aussi, doivent le regarder comme ils peuvent, sa mère, en tout cas. ça la change, de voir son fils aussi régulièrement. « Je pense à mes potes de Londres, à ma vie là-bas, à si je vais m'y attarder encore longtemps ou bouger un peu. » Il y a sans doute un peu de ça dans sa présence ici. Une pause. Un questionnement. Le genre qui te bouscule l'esprit du jour au lendemain. « Et puis je pense pas mal à mon secret aussi, je vais pas te mentir » il termine, avec un sourire. Parce que c'est une grosse part de sa vie, un truc important, qu'il pourra jamais vraiment occulter.  « ça tourne beaucoup dans ma tête. » Bonne conclusion. Probablement parce qu'il est sorti de son milieu naturel, Costa. Il se souvient pas trop s'il pensait aussi méta, avant, ou s'il était réellement concentré sur les problèmes du quotidien, ce qu'il n'a plus, aujourd'hui, ou très peu. Aujourd'hui, il peut prendre le temps de se poser dans la bulle détente, pour admirer le paysage d'Autriche, à s'imaginer dans un film romantique avec une go canon. Il la suit du regard quand elle s'approche pour s'asseoir juste à côté de lui et pivote légèrement sur son fauteuil pour lui faire face et l'écouter. Il relève pas trop quand elle le prévient qu'elle a pas envie du happy ending traditionnel façon petit mari et petits enfants. lui, ça lui déplairait pas comme fin. Une fin entourée. Une femme, des gosses, tant qu'il a les moyens de subvenir à leurs besoins, lui, l'homme de la famille. Il a jamais trop pigé ce rejet brutal des jeunes en ce moment pour ce schéma de vie qui est, certes, traditionnel pour le coup, mais pas forcément désagréable non plus. Il suit le fil de pensées de sa culture, lui, s'imagine mal sans une famille à lui, mais ça l'empêche pas d'aspirer à bien plus que la vie qu'il a toujours connue dans son propre foyer, pourtant créé sur le même modèle. Il se plonge dans son histoire, Costa, en observant son visage, ses expressions, ses mimiques et tout le non verbal dont elle ponctue son petit film interne. C'est presque plus divertissant que l'histoire en elle-même. « Continue. Tu y retournes quand même. » il l'incite, quand elle s'inquiète de s'il est toujours plongé avec elle dans le film.

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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Dim 26 Avr - 20:10

la main sur le coeur, tu ne pas t'empêcher de penser à tes proches disparus. il relève ce que tu viens de lui dire et c'est normal. tu hoches la tête, un léger sourire sur les lèvres. ton coeur est meurtri pour toujours par la perte de ces personnes qui comptaient énormément pour toi. ma grand-mère et mon frère., tu dis, en venant poser ton regard dans celui de Costa. ça a porté un coup non-négligeable à toute ta famille et c'est normal. ton père a perdu une mère et un enfant, ta mère a perdu une belle-mère aimante et un de ses fils. et vous, vous avez perdu un des membres de votre fratrie. ça a changé votre schéma familial, vos habitudes et toute votre vie a été chamboulée trop vite. t'as pas connu ton grand-père, mais on t'a toujours répété qu'il t'aurait adoré. et d'un côté, heureusement qu'il est parti le premier, parce que ton grand-père n'aurait pas supporté la mort de sa femme d'après ce que t'ont expliqué tes parents. c'était un mariage d'amour des deux côtés, mais ta grand-mère était moins dépendante de lui que lui ne dépendait d'elle. une belle histoire d'amour, que tu penses quasi-impossible à reproduire aujourd'hui. le monde a changé, les possibilités sont plus nombreuses et les moyens de rencontrer ces possibilités plus larges. alors les histoires d'amour comme celles-ci, elles sont de plus en plus rares. Costa, il relève aussi la façon dont tu abordes l'avenir. tu hausses les épaules. rien de très concret pour l'instant, à vrai dire., tu souffles. j'aimerais bien faire une école de mode. mais pour ça, il faut partir., et le pire dans tout ça, c'est que c'est à l'opposé de tes convictions écologiques. plus tu y réfléchis, et plus tu te dis que de toutes façons, quoi que tu fasses comme métier qui pourrait réellement te plaire, ce serait en reniant cette partie de tes valeurs. je suis pas sûre d'être capable de quitter ma famille comme ça., tu avoues. pas qu'ils aient besoin de toi nécessairement, mais tu sais pas comment ils réagiraient si tu leur annonçait ton souhait de te rendre à l'autre bout du monde pour suivre tes rêves. mais j'aimerais bien être tendanceuse., et c'est vrai que ça te correspond pas mal. détecter les nouvelles tendances, proposer des couleurs, des formes, des tissus et en faire la mode de dans deux ans, ça te plairait, t'en es certaine. pas que j'aime pas la communication, j'aime ça. c'est juste que j'aime pas ça autant que la mode., du coup, étudier la communication c'était un peu la logique avec ton métier et c'était plus facile de trouver un cursus qui pouvait te correspondre et te convenir en communication qu'en mode, aux Philippines. tu lui retournes finalement sa question, et il marque un temps d'arrêt. c'est logique. et puis finalement, il te dit qu'il pense à Naples. tu acquiesces, c'est une réponse tout à fait acceptable. il enchaîne en te disant que vous devez en avoir marre d'entendre parler de Naples à toutes les sauces et il se marre. ça te fait rire aussi, mais tu tiens à le rassurer. non, c'est cool. je connais pas Naples, alors ça m'intrigue, perso., tu réponds dans un sourire. t'es honnête, si cette ville est si formidable qu'ils le prétendent, t'as bien envie d'aller y faire un tour. il te parle de ses amis, sa deuxième famille et de sa soeur. ça te fait sourire, t'es amusée que sa petite soeur puisse se foutre de sa gueule en ce moment même. elle a quel âge, ta soeur ?, tu demandes, t'as envie d'en savoir plus sur la fille qui a partagé son quotidien pendant si longtemps. ton frère et ta soeur sont ceux qui en savent le plus sur toi, vous êtes proches et t'imagines que c'est la même chose pour la soeur de Costa. pourquoi t'as quitté Naples ?, c'est une question légitime. pourquoi partir de chez soi, une terre a priori si chère aux yeux des napolitains pour aller ailleurs. pour Santo, c'est le manque d'avenir en Italie, mais tu doutes que ce soit la même chose pour tous les expatriés. apparemment, il pense aussi à sa vie à Londres et à son avenir dans cette ville. tu hoches la tête, attentive. et ça donne quoi, l'introspection sur ton avenir à Londres ?, est-ce qu'il fait une liste de pour et de contre dans sa tête ? parce que c'est un peu comme ça que tu fonctionnes lorsque tu dois prendre des décisions qui sont difficiles mais nécessaires. et c'est là qu'il te balance qu'il pense aussi beaucoup à son secret. tu comprends, tu lui adresses un sourire compatissant. cette aventure, elle t'y fait penser, forcément. c'est tout l'enjeu de Thrown Dice : défendre son secret et découvrir celui des autres. alors forcément, c'est impossible de ne pas y penser. je comprends., tu souffles pour casser le silence qui vient de s'installer. pas qu'il te dérange, mais parce qu'il faut qu'il sache que dans tout ça, il n'est pas seul. et que si lui pense très souvent à son secret, c'est certainement le cas de tout le monde ici. cette aventure, elle fouille dans le passé des candidats et elle fait forcément ressortir des souvenirs importants pour chacun d'entre vous. alors plutôt que de combattre ces pensées, tu les acceptes. mais tu ne sais pas ce qui en est du côté des autres candidats. vous changez de sujet, parce que t'as l'impression d'être dans un film romantique. alors il te demande de lui raconter le tien. tu commences ton histoire, à base de voyage, de culture, de rencontre avec quelqu'un que tu apprécierais, de départ puis de retour. il te presse de continuer. ok. alors je reviens. et on se retrouve. c'est beau, c'est comme si rien n'avait changé. on a toujours les discussions passionnantes qui durent jusque tard dans la nuit., un peu comme maintenant. ça te fait sourire d'ailleurs, parce que t'as l'impression de le vivre un peu, ton film romantique même si tu ne t'emballes absolument pas. juste, t'apprécies le moment que tu vis avec Costa, c'est agréable. on passe la nuit ensemble, c'est toujours aussi fantastique. un mélange de passion, de tendresse et beaucoup de respect pour le plaisir de l'autre. et le lendemain, y'a la personne dont on avait discuté avant que je revienne qui débarque chez lui et qui lui pète une crise de jalousie. séquence émotion. ça te fait sourire, amusée par ce que tu viens de dire. et bon, je les laisse s'engueuler et je vais me caler dehors. je pars pas réellement parce que ça en vaut pas le coup, et surtout, je ne lui en veux pas. ça sert à rien, c'est trop tôt entre nous, on appartient pas l'un à l'autre. et puis, j'ai accepté la situation en revenant. tu prends le temps d'expliquer un peu tout ça, parce que c'est la symbolique de ton film, ce que ça raconte réellement sur toi et ta vision des choses. comme tu l'imagines sans doute, mon hôte vient me voir, content que je n'ai pas simplement disparu dans la nature et il m'explique un peu l'histoire qu'il a eu avec cette personne et que l'engueulade qu'il a eu avec elle a mis fin à ce qu'ils pouvaient vivre ensemble. ils ont des vision des choses trop différentes, ça fonctionnera pas entre eux et il a envie qu'on tente notre chance, si j'en ai envie aussi. à ce moment là, tu lèves les sourcils, l'air de dire que tu laisses un peu de suspense. et bon, moi je l'apprécie, cette personne. j'ai pas envie de la laisser filer et j'ai pas très envie de connaître leur histoire non plus. parce que ce ne sont pas mes soucis et qu'elle m'en parlera en long en large et en travers si elle en a envie. mais je préfère quand même freiner un peu les choses, parce que c'est trop tôt. je l'apprécie, j'ai envie de vivre des moments avec elle, mais je trouve que c'est un peu tôt pour former quelque chose d'officiel., ouais, t'es compliquée. enfin t'es pas sûre de l'être, mais t'as l'impression, en disant ça, que c'est le cas. la personne accepte ma vision des choses, parce que bon, c'est quelqu'un de bien de toutes façons. et bon, on continue à vivre nos rencards, à passer du temps ensemble. comme j'ai pas de logement, de toutes façons, je loge chez elle en attendant de trouver un lieu qui puisse m'accueillir et forcément, on se rapproche toujours plus. y'a pas de conflits spécifiques, on est bien l'un avec l'autre, on gère notre colocation en se laissant l'espace nécessaire à chacun. et ça se passe bien. et une chose en entrainant une autre, je finis par plus vraiment chercher d'appartement, on s'installe ensemble et la vie est belle., tu finis par lever les yeux au ciel. c'est un film romantique, c'est forcément un peu trop beau. et bon, le film s'arrête quand on commence à chercher un appartement plus grand et à avoir des projets communs. ça laisse au spectateur l'opportunité d'imaginer tout ce qu'il veut. peut-être que ce sera l'histoire d'amour du siècle, qu'il y aura un mariage qui durera jusqu'à la mort avec pleins d'enfants adoptés. mais peut-être aussi que ça va éclater deux ou dix ans plus tard parce que... tu lèves les mains, l'air de dire que t'en sais rien. ça arrive. la personne est plus celle qu'il nous faut et voilà, c'est pas grave. tu te mets à rire finalement. désolée, ma fin est vraiment nulle. tu lâches en riant. bon, de toutes façons, je suis pas sûre que ce soit le film romantique de l'année de toutes manières. tu continues. t'aimes faire de l'autodérision, ça te plait beaucoup de rire de toi-même. t'aimes pas te prendre trop au sérieux. ton regard accroche celui de Costa. alors, tu crois que je vais signer un contrat avec une maison de production d'Hollywood dans quelques semaines ? Rosy B rappeuse et productrice exécutive de son propre film à l'eau de rose.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Mer 29 Avr - 2:29

Dans la famille de Costa, il y a quelques espaces vides aussi. Personne au sein de sa famille proche, il a toujours ses deux parents et sa sœur, mais au fil des années, il a perdu des cousins, oncles, tantes, grands-parents. Certains par la force des choses, le temps, la maladie, et d'autres pour des raisons plus révoltantes, moins avouables. Ces morts-là, il pourra jamais les pardonner. Il n'en parle pas au quotidien, le deuil est fait, mais il y a toujours une part de lui qui sait ce qui est arrivé et qui sont les responsables. C'est comme ça, chez lui. Même les plus vertueux finissent parfois par se frotter aux mauvaises personnes, sans le vouloir. C'est la roulette russe. Tu sais jamais vraiment à qui tu parles et parfois, sur un mot de travers, tout part en couilles. « Qu'est-ce qu'il s'est passé ? » Peut-être qu'elle l'enverra sur les roses, peut-être qu'elle lui expliquera. Dans les deux cas, il accepte, Costa, il le prendra pas mal. C'est toujours compliqué ici de distinguer ce qui relève du domaine de l'intime et ce qui est du savoir commun entre tous. à force de se côtoyer, on en arrive à aborder des sujets pourtant perso. « Je crois que je deviendrais fou si je perdais ma soeur » il souffle en s'enfonçant dans son fauteuil. La famille, c'est vital pour lui. Même s'il parle pas toujours de ses parents avec l'amour du fils prodige dans la voix, même s'il a tendance à sortir un peu son père de l'équation quand ça l'arrange, il reste intraitable, Costa. Celui qui touche à un cheveu de sa famille est mort. C'est aussi simple que ça. Rosa, elle a l'air hyper attachée à sa famille aussi, et dans sa tête, à lui, c'est même pas notable, c'est juste la normalité. « Tu les as jamais quittés, jusque-là ? » Il s'est longtemps posé ce genre de question, aussi. Partir, rester, et quid d'eux. C'est d'autant plus compliqué quand la famille est déjà cassée. Parce qu'on se sent responsable, on se fond dans le tout en oubliant le soi, parce que c'est la seule manière qu'on connait pour guérir. « Tu sais, je me disais pareil avant de partir en Angleterre. Mais parfois, il faut. Une vie à regretter le bon choix, c'est très long, mais quelques années loin de ta famille, ça te paraîtra anecdotique, dans vingt ans. » Il sait pas trop si le métier qu'elle souhaite faire, il peut s'exercer des Philippines ou pas, alors forcément, ça joue, mais globalement, son avis, comme toujours, il est avant tout autocentré. Sa seule priorité autre que ses proches, c'est lui-même, et tant qu'il en a la possibilité, il préfère donner la primeur à sa vie personnelle. Quand ses parents seront vieux, qu'il faudra s'occuper d'eux, ça sera différent. Encore que Giulia sera probablement là pour eux. Mais pour l'instant, il se la joue égoïste, Costa, à franchir leurs frontières éternelles pour son propre intérêt. « Vingt-trois. » Vingt-quatre en décembre. Comme Rosamie, en fait. ça le perturbe une demi-seconde de penser ça mais il fait vite disparaître la corrélation de sa tête. Déjà qu'il voit Cece en Jill, il a pas envie de voir Giu en Rosamie. Il est pas là pour s'encombrer de fantômes vindicatifs. Elle lui demande pourquoi il a quitté Naples et c'est vrai que c'est une putain de bonne question, vu que Costa, il a que ce mot-là à la bouche. Il parle presque plus de Napule que de Londres, alors que ça fait un bon paquet d'années qu'il a troqué la chaleur du sud pour le pavé froid de la capitale du monde. Il l'a déjà plus ou moins expliqué à Kara, en trouvant pour la première fois les mots exacts sur son ressenti mais il lui faut quand même une seconde pour retrouver ses explications. « Parce que je voulais reprendre le contrôle sur ma vie et pas finir comme mes parents. Écrasés par une fatalité trop forte pour qu'ils puissent s'en défaire. Je voulais pas du chemin tout tracé vers l'usine et la galère que les gars comme moi ont là-bas. C'est ça ou mal tourner. J'ai préféré refuser les deux. » Parce que oui, Naples, c'est la plus belle du monde, il mourrait pour elle probablement, mais il est pas con au point de pas en voir les défauts. Lui, il a eu le malheur de naître du mauvais côté du centre ville et ça suffit à conditionner tout son avenir. Les mecs de chez lui, ils font pas d'études, ils ont pas de grands rêves. Ils finissent tués pour ou par la camorra ou sur les traces du padre dans les usines ou les garages. Costa, il aurait préféré crever plutôt que d'accepter l'un ou l'autre. Quant à Londres... « Pas grand chose pour l'instant » il admet avec un sourire. L'introspection, c'est pas trop son délire. Il préfère laisser le présent s'écouler sans contrôle. « Mais je me connais, je sais que je finirai par me barrer de là sur un coup de tête. Je vois bien que je construis rien de durable, là-bas. » Bien sûr qu'il a une vie, à Londres, Costa, il a son groupe de potes avec qui il est fourré en permanence, il a son cercle, son boulot, son appart, son dealer, ses combines, ses soirées inavouables, des copines qui vont et qui viennent. Mais il y a un truc dans son crâne qui semble se persuader que c'est temporaire, tout ça, qu'il va pas s'éterniser malgré les quelques années passées, déjà, et sa vie plus ou moins bien rangée. Alors les copines, elles durent jamais vraiment, l'appart, il est décoré comme un showroom Ikea, son visa il est toujours bancal. Mais l'espace d'un moment, il oublie sa vie à Londres, sa vie à Naples et il se plonge dans la sienne, celle qu'elle imagine, qu'elle voudrait avoir, quand elle rencontrera le mec qui sera digne d'un film romantique. Il arrive pas trop à savoir si ça lui parle comme genre d'histoire. Déjà parce que c'est quand même putain de précis, il s'attendait pas à ce qu'elle lui fasse un résumé wikipédia détaillé, au mieux un pitch complet. Et puis c'est quand même vachement alambiqué pour un mec comme lui, qui est vite emmerdé par les prêchi-prêchas et autres tournoiements autour du pot. Il est sans doute plus vieux jeu, comme le lui disait Ashley, que ces amours à moitié officiels qui ont court maintenant dans les jeunes instagrams. Lui, quand il sait, il sait. Il a pas envie de courir quinze ans, de savoir, pas savoir, faire semblant, s'obliger à attendre pour faire genre. Et paradoxalement, savoir qu'il se lance dans quelque chose en sachant que ça va capoter dans deux ou dix ans, c'est le genre de truc à le rebuter direct. Et en même temps, Rosa, elle a raison de rêver d'un amour doux et léger, sans prise de tête, à son âge. Lui il a pas ce luxe parce que c'est toujours furieux et passionnel ou désespérément amer, après trop d'années foutues. ça le fait sourire tranquillement, ses pensées autant que sa conclusion. « Si tu gagnes le jeu peut-être » il plaisante, « tu pourras même décider qui joue ton rôle. » Et le rôle de son keum, aussi, du coup. Si son véritable mec ne la satisfait pas, c'est l'occasion rêvée pour s'évader un peu. Il devrait penser : ou sa meuf, Costa, parce qu'il sait même pas ce qu'elle aime réellement, Rosa, mais il a un peu du mal à penser autrement qu'à travers la vision très hétéro-normée qu'il a apprise toute sa vie. C'est pas une question de rejet, mais d'automatisme. C'est débile. « Comment ça se fait que tu rêves pas d'une belle histoire d'amour avec un happy ending ? J'veux dire, c'est pas à ça que ça sert, les rêves ? à pas s'emmerder avec les détails pratiques de la vraie vie ? » il lui demande, en pivotant sa tête dans sa capuche pour planter son regard dans le sien. C'est pas une critique qu'il fait, plutôt de la curiosité. C'est pas le but même de la vie, de rêver d'un happy ending, peu importe ce que ça signifie pour toi ? C'est surtout ça qu'il retient de son film, en fait, au-delà du contenu, qu'il ne peut pas vraiment juger. Rosa, elle se projette dans un truc ultra réaliste, au lieu de se laisser aller à imaginer le truc parfait. C'est... inhabituel.

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Rosamie
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The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: The sweet escape. (mercredi s2, 02h50) — Jeu 30 Avr - 20:33

t'as toujours un sourire aux lèvres lorsque tu parles de ton frère disparu. t'avais dix-sept ans, c'était le moment le plus traumatisant de ta vie et pourtant, t'as pas envie de te souvenir de lui de la mauvaise manière. toi tu chéris les moments de joie, les moments de chahut, les instants où il t'exaspérait au plus haut point, les jours où il te réveillait avec de la musique beaucoup trop énergique et beaucoup trop forte. quel petit con. tu connais les circonstances de sa mort, tu sais aussi que tu ne peux pas en parler. alors tu souris, paisiblement, et tu te vois contrainte de refuser d'en parler à Costa. à toi de le découvrir., tu pourras lui en parler plus tard. ça ne te dérange pas, c'est presque vital, d'ailleurs. mais ici, tu es contrainte d'éviter ce sujet. et d'un côté, tu serais heureuse que ce soit Costa qui découvre ton secret. tu sens qu'il le respecterait, tout comme il respecte la mort de ton frère, même s'il pose des questions directes. il souffle qu'il deviendrait fou s'il perdait sa soeur. tu déglutis. je le souhaite à personne., tu souffles à ton tour. c'est horrible de perdre quelqu'un d'aussi proche, avec qui on a partagé tant de moments. c'est impossible de réellement s'en remettre. personne ne mérite de vivre une telle tragédie, mais ainsi va la vie. et toi, t'as pas eu le temps de le pleurer autant que tu l'aurais voulu, autant que tu en avais besoin. t'as cette immense plaie béante dans le coeur, que tu tentes de combler en en parlant, toujours un peu plus. instagram est un bon moyen de ne pas obliger ta famille à revivre encore et encore cette tragédie. six ans ont passé, mais vous n'avez rien oublié. alors tu souhaites que la soeur de Costa vive encore très longtemps. tu lui parles ensuite de tes perspectives d'avenir et il te demande à juste titre si tu es toujours restée près d'eux. tu hoches la tête. cette aventure, ce sera peut-être un record., ça te fait sourire. d'un côté, t'as envie de t'émanciper un petit peu, d'un autre, t'as envie de continuer de vivre ta petite vie avec ta famille, ceux qui comptent réellement. partagée entre la pensée que la vie est trop courte pour se saborder et ne pas prendre les opportunités qui te sont proposées, et que la vie est trop courte pour laisser ta famille de côté. et puis il te parle de ses propres pensées lorsqu'il a pris la décision de quitter Naples. et il a raison, t'en as bien conscience. tu acquiesces. t'as raison., évidemment qu'il a raison. tu prends conscience qu'il va falloir que tu te bouges le cul pour réaliser tes rêves à la sortie de cette aventure. mais d'abord, si tu gagnes, tu feras ce qu'il faut pour qu'ils puissent partager ta victoire. merci., tu ajoutes finalement dans un léger sourire. cette émission va sûrement te permettre d'avancer, bien plus que tu ne l'aurais cru en arrivant il y a seulement une grosse semaine. t'étais loin de t'imaginer que ce serait si intense, que tu rencontrerais ce type de personnes et que ta vie pourrait autant basculer prochainement. la soeur de Costa a vingt-trois ans, elle a donc ton âge pendant qu'il approche de la trentaine tout doucement. raconte, elle est comment ta soeur ? à part moqueuse., ça t'intrigue d'avoir une vision plus globale de cette petite soeur, même si ça reste sa vision à lui et qu'elle est forcément biaisée. mais les familles à l'italienne, tu connais pas et ça t'intrigue, tout comme Naples t'intrigue à force d'en entendre parler. finalement, la raison pour laquelle Costa est parti, elle est pas difficile à comprendre. tu comprends qu'il a pas eu la même chance que toi : vivre dans une famille de la classe moyenne Philippine, avoir la possibilité de faire des études et le faire, avoir la possibilité de choisir son avenir même si t'es pas née dans un pays particulièrement riche. t'as de la chance et t'en as bien conscience. tu comprends pourquoi il est parti, et tu espères que sa vie à Londres est celle qu'il espérait pouvoir mener. c'est pas évident de trouver sa voie et de savoir quoi faire de sa peau alors Costa il a fait un choix et il s'y est tenu. surtout, il a fait ce qu'il fallait pour que ça fonctionne comme il le voulait. sauf qu'il t'avoue qu'il ne sait pas trop ce qu'il va faire. rester à Londres, partir ailleurs, rentrer à Naples. il te dit même qu'il partira sur un coup de tête. ton avenir n'est peut-être pas là-bas., tu dis en haussant les épaules. c'est possible et c'est pas excessivement grave. faut juste qu'il trouve de quoi son avenir sera fait, après. t'as des idées d'où tu aurais envie d'aller ?, parce que s'il souhaite s'éviter la fatalité, le travail à l'usine et la criminalité, a priori, il ne rentrera pas à Naples. il a peut-être quelques idées de lieux où s'échouer, ailleurs. tu te demandes s'il pense à sortir du continent Européen pour découvrir autre chose. tu te doutes qu'il y a beaucoup de différences culturelles entre tous les pays qui composent le continent. en Asie, c'est pareil, la culture Coréenne n'a rien à voir avec la culture Philippine, tout comme la culture Chinoise est différente de la culture Birmane. et ça, c'est grâce à l'histoire de vos pays, aux évolutions de vos peuples, à ce qu'ils ont traversé. et même si tous les pays ont connu et subi certains événements, il n'en reste pas moins vrai que tous sont différents. de ton côté, tu te lances dans l'élaboration de l'histoire d'amour la plus nulle de l'histoire. c'est spontané, t'y avais jamais franchement pensé. parce que tu ne sais pas ce que tu veux réellement, tu sais juste que t'as envie que ce soit beau, au moins un temps. pas juste des histoires sans sens, sans sentiments, qui n'ont aucun avenir. alors tu imagines quelque chose de beau, de frais, de reposant, sans trop de complications. juste des moments passés ensemble, du temps et quelqu'un de bien. les mecs qui te prennent pour un trophée pour finalement développer un sentiment de jalousie à la vue d'un mp sur instagram, te quitter, puis revenir pour te baiser et repartir, t'en as marre. t'as envie de changer d'air et d'enfin découvrir autre chose. alors même une relation courte (de toutes façons, ça peut difficilement être plus court que tes relations passées) mais intense, ça te conviendrait, du moment que tu changes un peu de paradigme. vous plaisantez sur ta victoire et la possibilité de produire ce navet. il plaisante en te disant que tu pourras décider de qui joue ton rôle. tu fais mine de réfléchir, tu crois que y'a vraiment quelqu'un qui pourrait me représenter fidèlement ?, parce que t'as jamais vu de film dans lequel une actrice te ressemble. quoi que la ressemblance a pas forcément besoin d'exister. l'important, c'est pas tellement les acteurs, ce sont les histoires. il te demande pourquoi tu ne rêves pas d'un happy ending. c'est vrai que t'es peut-être trop terre à terre. mais d'un autre côté... parce qu'après, t'es déçu. tu te fais des films, des films, des films et puis quand t'as l'occasion de vivre quelque chose, t'en profite pas parce que ça s'éloigne de tes idées préconçues., tu hausses les épaules. tu sais, je viens d'un pays où le divorce est illégal mais où les 3/4 de la population est favorable à ce qu'il soit autorisé. et dans le quart restant, tu me feras pas croire que y'a pas de couples malheureux. y'a sûrement beaucoup de couples trop à cheval sur la religion pour accepter de laisser partir l'autre., t'es très terre à terre, mais c'est vrai. de mon côté, j'attends juste que ça me tombe dessus. ça durera le temps que ça durera. l'important, c'est de vivre de beaux moments ensemble, pas vrai ?, en vrai, ça te fascine un peu, ce sentiment, l'amour. t'as déjà été amoureux ?, tu demandes. parce que c'est une question récurrente de cette semaine. toi, tu l'as jamais été et ça t'intéresse de discuter de ce genre de choses avec des personnes qui ont déjà eu de belles histoires d'amour. sauf qu'apparemment, pour les candidats de Thrown Dice, les histoires d'amour, si elles ont existé, elles ont mal fini.

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sing with me, sing for the year. Sing for the laughter, sing for the tear. Sing with me, just for today. Maybe tomorrow, the good Lord will take you away. Dream on!


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