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 the sweater - lun. 10h30

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Louis
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Message (#) Sujet: the sweater - lun. 10h30 — Lun 20 Avr - 14:34

The sweater
Lundi à 10h30
@Cami

Il est content Louis, il a quitté sa petite chambre étouffante auparavant occupée avec Avalon. Il s’était bien appliqué à en faire toutes les éloges à Cami dès le lendemain de son installation et le fait qu’elle soit la nouvelle occupante des lieux pour cette semaine ne lui avait pas échappé. Elle allait adorer dormir en compagnie du selfie au top de son sex-appeal qu’il avait accroché au mur. L’angle de vue mettait en valeur un double-menton délicat et ses yeux brillants pétillaient comme les bulles du champagne qu’il avait sifflé ce soir-là. Honnêtement, il y avait de quoi invoquer les plus beaux rêves de n’importe quel candidat. De base il songeait à une petite visite mais forcément lorsqu’il s’aperçut que son sweat gris manquait à l’appel ça a précipité les choses. Il savait que c’était risqué cette histoire de faire ses valises chaque semaine, il était trop bordélique pour ne pas en semer partout. Ses paires de chaussettes étaient condamnées à disparaître plus rapidement qu’à l’accoutumée, selon ses propres calculs il en avait encore pour deux semaines maximum. Sachant pertinemment que son sweat se trouve chez les trois étoiles, ses pas le guident un étage plus bas. La porte est entrouverte et il aperçoit la silhouette de Cami jonchant sur le lit qui était encore le sien il y a quelques heures de ça. Toquant poliment à la porte, il n’attend pas pour autant la réponse avant de passer sa tête dans l’encolure. « Bonjour c’est pour le bullying. » qu'il annonce avec un grand smile. Louis aujourd'hui il est de bonne humeur, même Cami qui le classe parmi les candidats avec lesquels elle ne souhaite pas être associée ça n'a pas don d'affecter son moral. « Je ne fais que passer, j'ai déjà anticipé du coup j'suis tranquille. » Il désigne sa super photo encadrée au mur, plutôt fier de son accomplissement, entrant dans la pièce pour se poser au bout du lit qu'occupe la parisienne. « J'ai laissé mon pull traîner dans le coin. » Ça ne devrait pas être difficile de mettre la main dessus vu l'espace restreint, d'ailleurs avec un peu d'effort il pourrait sûrement le localiser lui-même à  partir de sa position mais il a la flemme alors il se laisse couler sur le matelas pour admirer le plafond. « Alors ? Contente d'avoir quitté ton poulailler ? T'aurais pu le dire pour l'eau froide la semaine dernière, j't'aurais laissé la douche. » Maci lui avait appris tardivement que les intouchables de la chambre à une étoile ne bénéficiaient pas de l'eau chaude et Louis ça l'avait clairement indigné. Il ne voyait pas du tout quel genre de plus-value ça pouvait apporter, il avait même songé à une révolution le français mais chaque chose en son temps. Pour l'instant il profite du royalisme pour monter les échelons.

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Dernière édition par Louis le Mar 21 Avr - 15:04, édité 1 fois
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Cami
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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Mar 21 Avr - 0:24

Louis débarque, elle se redresse à peine, le regard inquisiteur dans l'attente. Un sourire s'étire sur ses pulpeuses. « Super, je vous attendais Monsieur ! » elle s'exclame, levant les bras pour former un grand V, prête à se faire gentiment vicos par le frenchie qui cherche son pull. Elle se contente d'hocher la tête sans pour autant se mettre à chercher pour l'aider, sa maille ne devant pas être trop loin pour que Cami daigne participer à l'effort, il ne faut pas trop pousser. Sauf qu'il s'installe pour lui demander comment elle vit sa brusque ascension sociale, loin des douches souvent glacées de la semaine dernière. Ses sourcils se froncent face à l'idée. « Je doute que tu aurais été réceptif à une telle demande  » Cami se contente d’expulser de sa voix fluette avant de se lever pour fermer la porte, trop conscience des oreilles qui trainent pour ensuite lui rebalancer en plein visage des morceaux volés de conversation, lassée de l’omniprésence des autres. La môme préfère se montrer prudente avant de faire volteface pour retourner sur son lit. Ça fait une éternité qu'ils ne se sont pas retrouvés seuls, elle a arrêté de compter depuis un bail. Cami se laisse tomber à son tour, s’écrasant à moitié sur Louis profitant de son bon mood du moment pour gratter un peu de sa douceur. Tous les drames du prime, liés à des relations d'à peine une semaine lui ont donné envie de se concentrer sur du réel, lui. Sa semi étreinte à elle a des sous tons de colère mais peu importe. « et puis, tu ne peux pas éternellement me tenir la main » même devant la plus infime contrariée. Louis, il l’a trop souvent ramassé parce qu’elle se complaisait dans le rôle facile de l’étourdie, capable de trébucher sur une ligne droite. Ça l'a juste fait criser pour se laver la crinière décidément trop longue. La parisienne roule sur le côté pour le libérer afin d’attérir sur le dos, ses prunelles se rivant sur le plafond. « Ça ne plairait pas à Maya que tu te montres un peu sympa en plus » lâche Cami en croisant sereinement son regard. Evidemment la parisienne se retient de lui demander si ce n'est pas trop dur d'être à sa deuxième semaine d'abstinence, parce qu'apparemment ça semble être compliqué à gérer. Elle expulse l'évidence : « Tu t’imagines bien que je suis au courant » de leur monde trop petit, elle s'y est souvent sentie asphyxiée même en tant que spectatrice silencieuse.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Mer 22 Avr - 14:38

Le sourire de Cami accroche le sien à ses commissures, maintenu par une complicité soudaine. Son pull pourra bien attendre, c’était un prétexte à la con de toute façon. Il se laisse tomber dans l’espace entre les longues jambes de la parisienne et le mur, soumis aux secousses de ses mouvements sur le matelas. Cami ce ne serait pas le genre à le planter là sans rien dire mais quand même. Redressant la tête, sa silhouette apparaissant dans son champ de vision il la suit s’en aller fermer la porte. Il n’a rien à commenter là-dessus Louis, c’est d’un commun accord silencieux qu’il s’agit d’une bonne idée. Jill s’occupe déjà de référencer Cami à toutes les sauces dans chacune de leurs conversations, il n’a pas besoin qu’une prise sur le fait d’un autre candidat alimente les rumeurs. Ça le ferait chier de devoir justifier de ses actions et que ça devienne un sujet aussi récurrent que Carl peut l’être pour Rosamie. Louis il est venu pour jouer, pas pour être le sujet des cancans de qui va pécho qui. Pour autant ce n’est pas un con, bien sûr qu’il aurait accepté que quiconque emprunte sa douche pour ne pas avoir à se laver à l’eau froide. Il l’observe le regard joueur et laisse retomber sa tête. « Toi sous la douche je suis toujours réceptif. » Il retient un rire parce que ce genre de punchline ça a tendance à le rendre hilare. Sans prévenir elle s’échoue sur lui, lui coupant le souffle pour une fraction de seconde avant qu’il ne profite de sa proximité. Coincé et la circulation pas encore coupée il réussit à plier son coude, la pulpe de ses doigts frôlant distraitement la parcelle de peau de son avant-bras laissée à découvert. La douceur sur les traits, il profite de ce moment de flottement. « J'ai toujours été convaincu que tu pouvais rouler sans roulettes. » Ca craint de se faire tenir la main par un gars comme lui, il est capable de la lâcher parce qu’il lui prend un coup de sang. Elle se dégage et il ne la lâche pas du regard. S’il avait été plus attentif il aurait peut-être pu sentir le coup venir. Elle le shoot. Comme ça, sans prévenir. Louis il est mindblown. Il vient de se faire tirer dessus de trop près. Le problème c’est qu’avec Cami il ne peut pas riposter sans respect pour l’adversaire comme il aurait su le faire avec un autre. Ses opales claires retombent dans ses prunelles et il les scrute, restant interdit un moment. Il décolle sa joue du matelas, son regard fuyant vers le plafond il laisse échapper un soupire qui en dit long. Évidemment, que ce soit le chalet ou ici les ragots ça passionne les gens. Lui ça a le don de bien le faire chier, il s’agit ni plus ni moins de provoquer un jugement en extractant n’importe quel fait de sa situation initiale. Là, clairement, il se fait juger. « Ca n’a pas vocation à être un secret de toute façon. » Il amorce, rétablissant les bases. « Je me demande de quelle façon on te l’a amené. J’pense pas que c’était nécessaire. » Parce qu’à tous les coups ça n’a pas dû être fait dans la plus grande subtilité. Demander par qui ça avait fuité l’aurait aidé à deviner sur quel discours les choses avaient été avancées mais là, isolés au centre des caméras, ça n’avait pas vraiment d’importance. Sa joue retombe sur le lit pour affronter l'accusation. « Je ne me serais pas donné la peine de venir ici si c’était important. » Il rationalise, tentant d'éclaircir les choses parce qu'il trouve ça osé ce soudain procès. « Crois-le ou non j’ai fait ce que j’ai pu pour me relever. » Et là il est vraiment sincère, pas de sourire malin au coin des lèvres. Juste son honnêteté.

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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Jeu 23 Avr - 1:14

Cami capte son regard. « Vas-y tais-toi » elle répond spontanément, sans réprimer un léger rire avant de rouler des billes pour simuler un agacement qui n’a rien de crédible avant de se laisser tomber sans trop de délicatesse sur lui, pour un effet de surprise qui le forcera à laisser tomber les barrières instaurées la semaine dernière. Ses prunelles se braquent sur Louis qui arrive presque à afficher des traits détendus pour une fois, c’est une petite victoire. Les secondes s'étirent, une main frôle la sienne en guise de consolation avant que Cami ne décide de leur laisser à nouveau de l'espace. Elle enchaine avec cette facilité qu'elle possède d'acérer ses vérités en affichant un air détente. Un soupir de la part du frenchie se fait entendre et forcément, elle monte légèrement en pression. « Tes potes ont dû penser que c’était malin de m’informer le plus souvent possible » Leurs potes à eux deux, mais elle manie la possession comme cela l’arrange, en fonction de la situation. Cami suivait ce médiocre téléfilm de loin, prostrée dans un silence imposé mais régulièrement tenue au courant des dernières nouveautés. Louis, il arrive à la calmer une minute avec sa phrase qui fait naître une certaine culpabilité. Sauf que y a ces images qui s’accrochent et ne semblent pas vouloir fuir sa boîte crânienne. Ça la dégoute et elle occulte son audace complètement illégitime. « Elles étaient si nécessaires que ça pour que t’ailles mieux ? » demande Cami de sa voix blanche en se redressant pour s’asseoir en tailleur sur le lit. « Je ne comprends pas » elle est incapable d’adhérer à cette réalité qui la dérange. Cami glisse une mèche de cheveux derrière son oreille pour dégager son champ de vision. Elle combat une certaine amertume en se retenant de souffler « un charo reste un charo après tout » qui aurait surement eu le mérite de le faire partir en vrille. Cami n’a jamais gagné face à son impulsion à la con alors elle évite cette fois de se mettre dans une position de faiblesse. Elle ne peut pas s'empêcher de trouver ça triste d'avoir dû le coincer, l'acculer dans cette télé-réalité pour essayer de faire dégonfler la colère. « J’ai rien dit pour l’humiliation publique » elle entame, restée silencieuse pendant qu’il vivait sa meilleure vie au soleil. C'était mérité, la parisienne a laissé faire. Cami, on l'imagine globalement capable de rien, avec sa maladresse et sa douceur chronique. Elle est surement là, la première erreur. S'expulse un « Mais je ne laisserai pas ça se reproduire une deuxième fois, ici » plus déterminé à protéger les restes de son amour propre déjà piétiné. « Ça a été suffisamment compliqué à gérer tout ça » pour qu'ils continuent à osciller entre deux extrêmes à chaque discussion.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Jeu 23 Avr - 23:48

Leur complicité naissante n’aura été qu’éphémère. Une parenthèse vite refermée et la réalité qui commence de nouveau à gronder. Les yeux rivés vers le plafond pour prendre lui-même du recul sur la situation dans laquelle il vient d’atterrir malgré lui, Louis il tente de focus pour trouver les bons mots. Pour une fois. Après toutes ces années à s’être foutu dans des mauvaises positions pour n’avoir pas su polir ses mots il n’avait toujours pas appris de ses erreurs. Ce n’était pas faute d’essayer. Il est en plein exercice, là, par exemple. « Mes potes. » il siffle en accentuant les paroles de Cami sous un rictus railleur. Ça l’agace ce genre de transformation incriminante. Les gens aiment parler, certes, mais de là à donner le mauvais rôle aux quelques messagers. On sait tous comment ça se passe, les informations se coincent dans des conversations lambdas en fonction des affinités de chacun. Louis il refuse de partir du principe qu’on a voulu lui donner le mauvais rôle délibérément. Il sent les opales de Cami posées sur lui et il n’a aucune envie d’aller les confronter. Pourtant ses propos sont tellement outranciers qu’il n’a d’autre choix que de se rendre. « Non. Mais j’ai cherché des solutions. » Et puis merde qu’est-ce qu’il est en train de faire là, se justifier ? « Enfin peu importe » qu’il ajoute précipitamment en se redressant. « Tu voulais quoi, que j’arrête de vivre pour que tu puisses en profiter de là où t’étais ? » il assène sourcils froncés, son débit s’accélérant sous les prémices de sa colère. A son oreille tous ses mots sont un ramassis de conneries pour la simple et bonne raison qu’elle lui reproche ce qu’il a à lui reprocher. Humiliation publique. Ca l’achève. Il en est fini de son self-control. Au moins il aura essayé, encore une fois. « Wow on y vient. Explique-moi en quoi ça a été compliqué à gérer pour toi. » Et il accentue la variante en fin de phrase parce que c’est important. « J’suis curieux vu qu’apparemment moi j’ai aucune légitimité. » Il monte dans les tours, ça le tue qu’elle interprète tout à sa sauce en l’incriminant de tous les maux avec zéro tolérance. « Tu vois c’est ça le problème, t’es une blague. » Ces mots il les regrettera sûrement, et encore plus probablement qu’ils lui seront retournés comme le juste retour des choses mais il n’est pas assez loquace pour s’en rendre encore compte, Louis. Il se lève, respire un coup avant de reprendre plus calmement et avec toujours autant d’animosité. « Tu manipules tout à ta guise pour te sortir des situations dans laquelle tu te mets toute seule. M’inclus pas là-dedans j’ai rien fait que tu puisses me reprocher. » Il est impartial, unanime. Louis il est trop têtu pour changer d'avis.

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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Ven 24 Avr - 20:28

Son irritation fait écho à la sienne surtout quand Louis se permet d'affirmer qu'il a cherché des solutions. Elle s'hérisse sur la défensive face à tant de mauvaise foi, parce que le français s'est contenté de jeter les éléments indésirables plutôt que de réparer l'ensemble pour le faire tenir. La solution de facilité. Il commence à s’animer, à s’agiter sous les prunelles inquisitrices de Cami qui a déjà conscience de la suite, presque désarmée par l'aisance de ses remarques. « Profiter ? » elle répète, dépassée et étonnée par le choix du mot clairement trop nonchalant pour décrire ce qu'elle a vécu de son côté. Il a l’audace de la faire passer pour la touriste qui n’a rien subi, qui n’a rien perdu dans cette histoire. « Tu m’as tout pris » elle répond en ouvrant grand ses bras. Son île, ses potes, son taff. Cami, elle accuse tout en frontal, les lèvres pincées, l’observe sereinement lorsqu’il lui balance ce qu’elle semble l'inspirer. La parisienne accuse un mouvement de recul inconscient, les mots choisis s'imprimant déjà dans son esprit. « C’est tout ce que tu trouves à dire ? » elle glisse, sèche, face à son injustice. Son regard soutient le sien. « Parce qu’en attendant, mon pote, la blague ou la manipulatrice, comme tu le sens, elle a mis sa vie en off afin de t’aider quand t’as fait ton putain de caprice pour ouvrir une boutique de vin au soleil » la parisienne s’électrise, quand il se permet de la qualifier comme ça, après autant d’années. L’ironie de la situation étant qu’elle n’en boit même pas, de vin. Ça lui allait bien à l’époque qu’elle soit ce qu’elle est, quand il a fallu prendre des décisions compliquées. Ce qu’elle a toujours fait pour lui permettre de réaliser ce qu’il voulait. Et elle ne s’excusera pas d’arriver à tirer parfois avantage du fait de constamment passer pour une conne trop douce aux yeux de tout le monde. Il a tendance à trop l’oublier, qu’ils étaient deux et qu'elle l'a fait uniquement pour lui, ou alors à prendre ce détail pour un acquis qui n'intègre aucune équation. « J’aurai dû écouter Rapha quand il m’a demandé de ne pas vous suivre, ton délire de mégalo et toi » elle glisse dans une vérité criante qui l’écoeure. Surtout quand elle constate ce qu’il est capable de lui dire en la regardant droit dans les yeux sans ciller. Mais il a raison sur ce point, elle s’est mise toute seule dans cette situation, à ne prendre en compte aucune mise en garde extérieure. « Parce qu’à la seconde où ça n’allait plus comme tu le souhaitais, tu as tout oublié, en retenant les éléments que tu voulais sans m’avoir laissé ne serait-ce qu’une seule chance de m’expliquer correctement » s’expulse d’entre ses pulpeuses. Faut croire qu'elle ne mérite même pas cela, la manipulatrice. « Et même après ça, j’ai attendu patiemment que tu te calmes sauf que tu ne m’avais déjà plus en tête » elle explique froidement, dans un constat assez clinique. Il s'amusait déjà avec Maya pendant qu'elle rampait, solo, pour capter une once de son attention qu'il n'a jamais daigné lui offrir. « Cette discussion, on aurait dû l'avoir il y a bien longtemps, sauf que t'en étais pas capable et que t'as préféré prouver à tout le monde que tu avais de la fierté et de l'ego » Cami termine.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Ven 24 Avr - 22:49

Il le sait, il part dans les tours et ça ne fait que commencer. Ses mots ont réussi à embarquer Cami. Leurs deux versions s’entrechoquent avec l’évidence d’un conflit sans terrain d’entente. Il sait qu’il a raison alors ça l’indigne lorsqu’elle déplore ce qu’il lui aurait soi-disant volé. « Il n’y avait rien à prendre. » Sec, ses mots tranchent l’air. Il se tient face à elle sans baisser son regard, affrontant le sien comme s’il y avait quelque chose à y déceler. Elle est en colère, bien, lui aussi. Le problème c’est qu’ouvrir les vannes après autant de temps ça fait ressortir un ramassis de merde que ni l’un ni l’autre ne peut contrôler. « C’est un bon résumé. » Il ne reviendra pas sur ses mots, non. Il est beaucoup trop fier Louis, et surtout bien trop blessé pour pardonner quoi que ce soit. Sa riposte ce sont les mots cinglants et il sait qu’ils trouveront échos chez la concernée. En revanche si lui utilise la force des mots bruts, Cami, elle, est beaucoup plus subtile lorsqu’il s’agit d’appuyer là où ça fait mal. Elle contourne habilement avant de frapper en plein dans le mille. Ça l’écœure qu’elle compare le bébé pour lequel il se saigne à un caprice et elle le sait. Il voit rouge, rétorquant du tac au tac son ton monte sans même qu’il ne s’en aperçoive. « Mais si tu considérais ça comme un caprice t’avais qu’à rester où t’étais, je t’ai rien demandé. » Ça le tue Louis parce qu’il se sent devenir méchant et ce n’est clairement pas ce qu’il aurait voulu. Victime de son impulsion il ne contrôle plus ses rétorques, s’érigeant comme digne héritier de son futur regret. « Tu ne sais même pas ce que c’est qu’un projet de vie. » Parce que Cami c’est une abeille qui butine là où le pollen est le plus sucré. A croire que les problèmes de la vie lui passent au-dessus sans aucune préoccupation pour l’avenir. Touché, il voudrait continuer à extérioriser mais elle le désamorce. Subitement ses sourcils se froncent et ses épaules descendant d’un cran comme s’il n’avait pas bien compris ce qui venait de lui être asséné l’air de rien. « Quoi ? » Il demande dans une réelle interrogation pour se donner le temps nécessaire pour intégrer l’information. Ça le sonne, Louis, il ne s’y attendait pas. « Il t’a dit ça ? » La trahison le traversant est violente et il est incapable de dire lequel a la plus grosse part de responsabilité dans un combo Rapha/Cami. Ça fait mal, ça prend aux tripes et c’est pas agréable. Un rire nerveux lui échappe, témoignage de son dégoût. « Aucun pour rattraper l’autre. » qu’il siffle en ultime jugement. Il ne sait plus trop s’il a encore un réel intérêt pour ce qu’elle a à dire avant que ça ne le reprenne dans une piqûre de rappel, ayant un léger mouvement de recul lorsque Cami endosse une nouvelle fois son rôle de victime aux grands yeux innocents. « Mais parce que je n’avais pas envie de t’entendre. » Ca l’avait tellement déboussolé qu’il avait préféré un rejet complet pour s’éviter la folie. Bras croisés sur le torse il soupire, secouant légèrement sa tête de gauche à droite en l’écoutant achever son discours. « Ok. Ok, brillante analyse. » Il relâche ses bras, ses lèvres se tordant entre dégoût et moquerie. « T’es même pas capable de comprendre pourquoi on a cette discussion que maintenant. » Il soupire lourdement, la mention de Rapha l'a fait redescendre de son pic de colère mais il est toujours sous tension. Alignant les pas pour faire redescendre la pression, la chambre lui semble soudainement beaucoup trop étroite voire même étouffante alors il s'asseoit sur le bord du lit de façon à ce que Cami reste en dehors de son champ de vision. « Ta seule reproche c'est que je ne sois pas revenu pour tes explications en fait. » Il assène après quelques secondes de silence et de répit comme si l'instant lui avait permis de faire un point rapide sur la situation. « Je te signale que participer à une télé-réalité c'était pas ma vocation. » Il se sent de le préciser, allant chercher son regard. « Ni un caprice. » Ah oui. Puisqu'il serait capricieux semble t-il.

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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Sam 25 Avr - 23:24

Cami, elle a toujours eu la technique de lui faire renouveler ses propos une seconde fois, ce qu'il fait avec son c'est un bon résumé, pour s'en servir plus tard, parce que c'est inscrit comme paroles pensées dans son esprit. Elle le regarde s'agiter, ses prunelles nerveuses et agacées suivant ses mouvements dans la pièce. Sa mauvaise foi la fatigue autant que son ingratitude rétroactive la révolte. « Tu m'as rien demandé ? J'ai en tête un vol de 14h où t'as fait que m'en parler » elle balance, parce qu'il a vraiment la mémoire sélective quand ça l'arrange. Louis, il lui cale un enchainement qui la met en ko technique sévère en tant il appuie sur l’une de ses plus grosses névroses. Son incertitude chronique, la lenteur de son évolution lorsqu’on la compare au reste du monde, sa volonté de préférer chiller quelques années de plus. Elle le regarde, clairement sonnée parce qu'il vient de lui mettre gratuitement. Cami ne sait même plus quoi lui dire tant elle est tout d'abord choquée qu'il aille sur ce terrain plus que glissant pour elle. Ça a le même effet d'un coup de poing dans l'estomac. « Mon projet de vie, c’était de rester avec toi » Cami répond tout naturellement sans réfléchir. « Mais tu as raison, il n’avait rien d’ambitieux ni de brillant » elle feule. « Tout le monde ne peut pas être aussi parfait que toi, faut croire » et que tous ses prototypes d’école de commerce avec un avenir tout tracé à la sortie. Il se calme à la mention de leur pote en commun, sans qu'elle ne comprenne pourquoi tant il s'agissait d'une évidence. « Mais à quoi tu t’attendais ? » elle demande quand il s’étonne des propos de Rapha. « Qu’il allait m’inciter à me barrer en terre inconnue avec l’impulsif de service ? » glisse Cami durement en guise de rhétorique. Louis, il a toujours été connu pour ça, dans la bande, s’il y avait un rôle à lui attribuer, c’est celui là. C’était toujours elle qu’on envoyait en mission suicide lorsqu’il avait les nerfs pour l’apaiser et tenter de lui faire admettre qu’il allait trop loin. Rapha, il a toujours eu le rictus moqueur face à tout ça juste avant de les imaginer tous les deux bloqués sur une île, loin de paname et d'eux, dans une précarité qui n’était plus à prouver. Louis tente de résumer la situation, sauf qu’elle, ça fait déjà longtemps qu’elle a tiré des conclusions du silence qu’il lui a imposé. Cami ironise en interne sur ce qu'il ose lui dire sur sa participation. « Tu te voiles la face » elle souffle, toujours assise sur le lit. « Si ça avait compté, tu serais revenu avant, et pas maintenant, c'est trop facile » Cami assène. C'est ça qu'elle lui reproche, le peu d'importance qu'il lui a accordé à l'époque. Le mec se pointe quand y a une télé-réalité dans la balance alors qu'il l'a ignoré pendant des mois, ça en dit long sur ses motivations profondes et sur soit disant sincérité. « T’es ici pour toi » Sauf qu'il n'est pas capable de l'assumer. Il est là pour assurer la pérennité de sa boutique, et elle le sait. « Prends ton pull et va-t-en » elle demande simplement parce qu’elle le voit s’asseoir sur le bout de son lit comme s'ils allaient s'éterniser.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: the sweater - lun. 10h30 — Dim 26 Avr - 14:47

Louis ça le met hors de lui qu’elle lui balance des bribes de vie transformées comme si ça n’avait été qu’hypocrisie pendant tout ce temps. Ça lui ravive la flamme de l’amertume et il se contente de la regarder dans un rictus comme s’il n’y avait rien à rattraper lorsqu’elle évoque ce vol de quatorze heures. Une blague, encore une fois. A défaut de rétorquer sur cette nouvelle information trop factuelle pour qu’il ait une défense plausible, il l’attaque un peu plus fort cette fois-ci en visant lui aussi. Les gamins ne cessent de se renvoyer la balle et il semblerait qu’il ait cette fois-ci tapé juste comme pour terminer le combat et en rester là. Il fait face à l’expression désabusée de Cami, se contentant d’expulser un « Ah bah. » de constatation qui en dit long sous son haussement de sourcils. Elle ajoute à ça que ce n’était de toute façon pas une bonne idée dans un passif agressif classique. « N’importe quoi. » Cette conversation le saoule et sans qu’il ne s’y attende elle prend soudainement un autre tournant. Cami sort sa carte secrète et il tombe des nues Louis. Il ne sait pas à quoi il s’attendait, non, ça faisait partie du genre de choses qu’il préférait mettre de côté jusqu’à ce qu’elles viennent le frapper en pleine gueule. La réflexion heurte son égo et ça le pique dans le doute. « T’insinues qu’il avait peur que je te fasse du mal ? » Il sait très bien ce qu’elle insinue, il veut juste entendre de sa bouche ce qu’elle en pense. Rien ne le blesserait plus que ce genre de remarque et clairement s’il avait eu cette information quelques semaines plus tôt il ne se serait pas contenté de simples cordialités lors de sa dernière rencontre avec le compteur de mésaventures. Il s’assoit, prend un souffle pour s’extirper de ce tourbillon infernal. La voix de Cami s’élève à nouveau et sa notion de facilité l’indigne toujours autant. Il est là leur problème. Elle ne reconnait pas la difficulté de ces moments. « Arrête de dire que c’est trop facile. » Leur explication tant attendue vire au fiasco, plutôt que l’ignorance c’est dorénavant l'animosité commune qui les anime. Elle le vire et Louis il ne prend pas le temps de chercher son pull, concrètement il n’en a plus rien à foutre. Son regard glisse dans le sien et il lève ses mains pour se rendre. « Très bien. » qu’il lâche en prenant appui sur ses genoux pour se relever. Il quitte la pièce sans un regard, ouvrant la porte témoin de leur scène sans prendre le soin de la refermer.

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