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Costa
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Message (#) Sujet: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Lun 20 Avr - 16:24

@jill

Costa, il traînait avec ses "frères mozzarellas" avant de finalement partir de son côté après avoir mangé. Il les aurait bien embarqués avec lui mais ni l'un, ni l'autre n'était hyper chaud pour la randonnée qu'il se prévoyait dans Hallstatt. Il a beau les emmerder, leur renvoyer à la tronche qu'ils sont deux larves médiocres et que ça ferait du bien à leur gros cul de pizza de marcher un peu, tous les deux ont la flemme. Donc il prend ses cliques et ses claques, sa veste et son paquet de clopes et il est parti. C'est un truc qu'il a toujours fait, marcher, se déplacer, la vie sédentaire ça l'emmerde profondément, même si ça veut dire pour conjurer l'histoire, ne faire que maison - rue - potes. Rester une journée entière sans foutre le nez dehors ça le met d'une humeur de merde, il devient vite nerveux. Pas le nerveux qui ne sait pas tenir en place, le nerveux qui peut exploser à tout moment pour les trucs les plus cons. Costa, il a passé sa vie dans la rue, il passait plus de temps dehors que dedans, ne rentrant qu'une fois obligé, et le conditionnement est complètement effectif, aujourd'hui, à presque trente ans. ça rend toutes les nanas qu'il fréquente un peu dingues parce que même quand il est supposé crécher chez elles, il y a toujours bien un moment il se tire. Même pas forcément pour aller voir ses potes, juste pour faire un tour. Il a trop besoin de voir les gens, même s'il ouvre pas la bouche du trajet, le seul fait de voir le monde bouger autour de lui, l'effervescence du monde, la vie qui file, ça suffit à le calmer. Alors des fois, ça lui arrive, comme maintenant, de partir dans des épopées fantastiques tout seul, d'un côté ou de l'autre du domaine ou du village. Là il s'est mis en tête d'aller fureter du côté du skywalk. Il aime se planter là-bas, au beau milieu de la passerelle, à surplomber les alentours, ça lui donne la sensation d'être un putain de roi du monde. Il a sa clope en bouche, quand il approche et il lui faut pas longtemps pour capter que ses plans de conquête du monde vont être mis à mal par le corps minuscule de Jill, qui est là, contre le garde-fou, à regarder il ne sait quoi. « T'en as déjà marre à ce point ? » il déconne pour seule introduction, en balançant son regard loin en bas. A moins qu'elle ne fasse une crise de tétanie à cause du vide et dans un cas comme dans l'autre, il va gentiment se barrer et faire comme s'il n'avait rien vu. Maintenant qu'il l'observe un peu plus attentivement, il peut pas s'empêcher de lui trouver une ressemblance avec Izïa. A part au niveau des lèvres. Ce qui est vraiment bizarre parce que s'il a toujours comparé Jill à Cece, son ex, jamais il ne lui viendrait à l'esprit de dire que Cece et Izïa se ressemblent. ça doit être une question de vibe autant que de physique. Clairement, Cece c'était une casse-couilles comme Jill. « C'est le moment où je te supplie de ne pas sauter ? » Avec sa clope entre les dents et ses mains dans les poches, il a totalement l'air d'être prêt à lui faire une scène.

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Jill
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Message (#) Sujet: Re: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Mer 22 Avr - 6:58

Jill est de sortie. En général, elle occupe plutôt son temps à lézarder entre sa chambre et la salle de projection, mais il lui arrive parfois de se taper des délires toute seule du genre, ok 10000 pas à faire today, parce qu’hier je suis restée devant Gossip Girl toute la journée. Elle se fixe ses goals persos. Jill, on ne la retrouvera jamais en train de faire des squats dans la salle de sport, ce n’est pas son genre. Tant qu’à se bouger les fesses, autant combiner ses besoins vitaux en allant faire le plein de vitamines B12 sous le soleil autrichien. D’une pierre deux coups. Elle a enfilé ses baskets pour aller au-delà des limites du village, qui constitue normalement son champ d’action maximum. Elle a toujours la flemme d’aller plus loin que le stand de bonbon de Creepy Klaus. A la rigueur, le funiculaire c’est why not pour se laisser porter pépouze jusqu’au restaurant où elle peut manger gratis, mais le reste elle évite. Elle se laisse tenter par la skywalk, objet mystérieux dont elle a entendu parler la semaine dernière sans pour autant s’embêter à y foutre les pieds. Et c’est long pour y aller putain, surtout quand il faut se taper le dénivelé local. Quand elle arrive, c’est chouette deux minutes, mais après en avoir pris plein les mirettes en admirant le paysage, elle ne sait plus quoi glander. Elle s’appuie contre la barrière pour graver une bonne fois pour toute le tableau qui lui fait face dans sa tête, lorsque justement une distraction du nom de Costa arrive à point nommé. « Oui. J’en ai marre de vous. » Le chalet, c’est zéro fun. Tout le monde prend tout au premier degré, ça la gonfle. Ils sont chelou les gens ici. Et puis il y a tout qui ne tourne qu’autour de Rosamie et de Carl ou de la bande des fratellos en carton. Elle se sent délaissée, Jill, même si elle fait genre qu’elle ne veut pas se sociabiliser. Les paradoxes, c’est un peu son rayon. Disons qu’elle est partagée entre le sentiment d'être invisible et celui d'étouffer dès qu’il faut faire du small talk en faisant genre qu’on s’intérèsse aux autres. Oh cool Aera, c’est laquelle la crème de jour de ta routine beauté ? Et toi Lejla, c’est quoi le petit nom de ton poney préféré ? « Et d’ailleurs, j’espère que ces histoires de réincarnations c’est du bullshit. I’ve had enough. » elle ajoute en roulant des billes, sa spécialité quand il s’agit de faire savoir qu’elle est soulée. Jill, c’est le stéréotype de cette fille du lycée. Elle écoute du Bowie et se sent supérieure dans sa latence pathologique. Du haut de ses dix-huit ans, elle n’attend déjà plus rien de la vie, quand bien même elle n’a encore rien eu le temps expérimenter. Il lui demande s’il est censé l’empêcher de ne pas sauter et il y a son petit sourire bizarre qui vient étirer ses lèvres rosées. « J’sais pas. T’as plutôt intérêt si tu ne veux pas que je te manque trop. » elle balance en ayant activé le mode sous-entendus incompréhensibles. Jill, elle l’a déjà surpris à plusieurs reprises en train de la fixer avec ses petits airs de stalker numéro 2 de l’aventure. La première fois, elle n’a pas trop pigé, elle s’est demandée s’il y avait un truc qui clochait dans sa tenue. A partir de la seconde, elle est direct sauté aux conclusions qui l’arrangeaient. Faut pas oublier que le gars, il a aussi essayé de la faire intégrer son équipe imaginaire sur le prime, alors qu’ils ne s’étaient jamais adressés la parole plus de deux minutes jusque-là. Elle vrille son regard affuté dans sa direction. I see you, Costa. Tout est clair, il est déjà in love de ses hot lips de Lolita en puissance. « C’est quoi tes arguments pour que je reste vous supporter ? » Il a plutôt intérêt à se montrer convainquant, parce que ce n’est pas gagné. Jill, elle est blasée du game pour l'instant.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Mer 22 Avr - 21:57

Il la zieute un moment, Jill, mais c'est le genre de nana cheloue qu'il a un peu du mal à cerner, tellement leurs codes sont différents. Déjà parce que c'est une gosse et rien que de savoir qu'ils ont dix ans de différence mais qu'elle a quand même l'âge d'être là, ça le heurte. Puis ça le fatigue de naviguer entre ses humeurs improbables. Ils se sont à peine parlé depuis le début, faute de points communs évidents, sans doute, mais chaque fois il a du mal à passer outre ses "ew" et autres onomatopées de gosse des années 2000. Il a toujours l'impression qu'elle parle en tweets et ça le fascine autant que ça le pousse à rester dans le clan des vieux. Non, la vérité c'est qu'il s'est jamais rien dit de tout, mais maintenant qu'il se retrouve face à elle avec pas d'autre choix que de faire la conversation, simple question de politesse, c'est ce qu'elle lui évoque. Il doit aussi admettre qu'elle a un côté marrant, façon personnage de film d'ado. La gonzesse trendy parce qu'elle sait pas comment être un humain fonctionnel toute seule comme une grande. « Aïe » il se contente de simuler en agrippant son pull au niveau de son coeur. Marre d'eux, hein. Faut voir si le eux englobe le monde entier ou juste quelques personnes spécifiques qu'elle a pris en grippe pour une raison x ou y. Costa, il se sent pas concerné parce que leur absence de contacts le protège de toute implication émotionnelle. Il voit pas très bien ce qu'il a fait pour l'emmerder et pour être très honnête, il en a pas grand chose à foutre. Il souffle un rire bref, secoue vaguement la tête, en se disant quand même qu'elle doit se faire vachement chier, parfois. Tout a toujours l'air de la saouler alors que Costa, tout l'éclate, même quand il en donne l'air. Même cette situation, là, ça l'amuse, quelque part dans sa tête. Probablement parce que le second l'amuse. « T'as raison, mais savoir que je passe premier candidat qui a tapé dans l’œil des téléspectateurs, ça devrait m'aider à m'en remettre » il fait mine de roucouler en la dardant d'un regard railleur. Il sait pas ce qu'elle essaie de lui dire avec son petit coup d’œil typique de gonzesse, là, mais lui il se contente de pas le recevoir. A vrai dire, il est occupé à savourer d'avance sa promotion, même si techniquement, il la partage avec Kai, ce qui est largement anecdotique à ses yeux. Costa, il prend ce qui l'arrange, il garde le 1 et il zappe le blond peroxydé pour retrouver une normalité qui lui convient déjà plus. « Aucun, si tu veux te jeter dans le vide, vas-y, je m'en branle » il lui offre un sourire léger et paisible, autour de sa clope. Il a autre chose à foutre que de supplier une nana qu'il connait pas de pas se jeter dans le vide. Dans la vie de tous les jours, il l'aurait peut-être fait, pour le côté héroïque du geste et l'aura dont ça l'aurait auréolé, mais là ? Nan, là il se balade, il fume, il est bien. Il va pas foutre en l'air sa journée pépouze. Il vient s'accouder à côté d'elle et sort son paquet de clopes qu'il lui tend, sans même savoir si elle fume ou pas. « Mais je consens à respecter tes dernières volontés si tu veux que j'aille hanter quelqu'un pour toi. » Costa, il se dit que s'il y avait vraiment une vie après la mort et qu'ils revenaient tous sous une forme quelconque, Jill, elle serait soit un esprit frappeur, soit une Mimi Geignarde en plus stylé, quand même, le genre a pas vouloir mourir et à préférer squatter une pièce pour faire chier son monde.

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Jill
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Message (#) Sujet: Re: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Ven 24 Avr - 12:21

Jill, elle se fait un peu chier dans ce chalet de bien-pensants. Il y a bien la chronique d’Elena qui lui a donné ce petit coup de Taser dont elle avait besoin pour se sentir stimulée face au drama ambiant, mais c’est vite retombé. Tous les candidats sont allés s’expliquer les uns avec les autres pour rétablir la vérité et la partie fun n’aura donc durée que deux petits jours max. Il se marre et elle conserve son air atone de blasée. En général, c’est à partir de là que les gens commencent à se demander si ses petits sarcasmes habituels ne serviraient pas à cacher le côté psycho de sa personnalité. Disons que ouais, peut-être. Elle est spéciale Jill. « Ouuuh, c’est moche de vouloir évincer la concurrence comme ça. » elle se met à roucouler à son tour, décidée à venir un peu le chercher sur le sujet. « C’est tout ce que tu as trouvé pour me contrer ? Un délit par non-assistance à personne en danger ? » Jill, ça la fait bien marrer cette place de number 1 vis-à-vis des téléspectateurs. Elle en profite et le rappelle à tout le monde dès que l’occasion se présente, parce qu’elle sait que ça ne va sûrement pas durer. Elle est clairement plus du côté des antagonistes de la saison que des héros et elle attend avec impatience ses premières haches de l’aventure. Parce que la plus grosse blague du prime, c’est quand même sa côte de popularité loin d’être aussi dégueu qu’elle ne le pensait. « T’es pas très combatif… » elle souffle en le détaillant du regard. Un gars comme Costa, ça doit le faire chier de voir que la môme insupportable rafle tout, pendant qu’il rame quelques mètres derrières. Jill, elle se sent un peu frustrée quand il lui dit qu’il s’en branle si elle décide de se jeter dans le vide. Elle ne peut pas enjamber la rambarde pour pousser le truc à son extrême et faire son numéro habituel. Ou alors faudrait réellement qu’elle ait quelque chose qui déconne au niveau de son cerveau. Elle se sent contrée dans sa tendance à vouloir en faire des caisses pour rappeler son existence, alors à la place, elle s’adosse silencieusement contre la barrière, le laissant s’approcher. Il lui tend son paquet de clopes. Pas de blague ? Pas de réflexion lui demandant si elle a l’âge légal pour fumer ? C’est rafraîchissant. Elle coince une cigarette entre ses lèvres, tendant la main pour qu’il lui file son briquet. « Tu m’as prise pour Hannah Baker et ses treize cassettes audio ? » elle demande dans un petit sourire, alors qu’il y a moyen que Costa ne pige même pas cette référence spéciale Teen Drama. Elle fait même peut-être un peu exprès, pour lui générer des insécurités « culturelles » ou un truc du genre. En fait, Jill, elle se voit bien lui fournir une liste de personnes à aller tourmenter en son nom. Il serait son Tony perso, le personnage mystérieux, celui qui sait. Lorsque tout le monde en serait à se poser des questions à propos du geste désespéré de Jill, il débarquerait façon deus ex machina pour leur dire: ok les gars, vous êtes juste des boulets boring af, she couldn’t handle it anymore. La première cassette porte sur les posts sur le RS en mode Rosamie fait la cuisine, Rosamie va au sport, Rosamie s’achète un manteau. La seconde, c’est sur les sucreries que mini fratello essaye de refiler à n’importe quelle go pour draguer alors qu’elle pensait avoir l’exclusivité. Franchement, zéro soucis pour que Jill se trouve treize raisons de se plaindre de ses petits camarades. « Remarque, les esprits, c’est souvent parce qu’ils n’ont pas eu l’occasion de faire ou de dire quelque chose qu’ils restent zoner sur Terre, incapables de se libérer de leur vie passée. ». Enfin, à en croire tous les films traitant ce sujet plutôt récurrent à la Harry Potter ou Ghost. Putain, Jill, elle commence à déconner avec ces histoires de fantômes. On croirait entendre ce taré de Presley. « Tu serais quel genre de mort ? A aller pépouze dans l’au-delà ou à vouloir faire de la poterie avec ta go, parce que ce serait trop difficile de passer à autre chose ? »

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Sam 25 Avr - 23:17

Il doit bien avouer qu'il a pas compris, Costa, au début, quand ils ont balancé que Jill était celle qui avait fait la plus grosse impression. Puis il s'est rappelé qu'il est dans une émission de télé-réalité et que la moitié des gens qui matent ça sont plus de sa génération que de celle de Micha, à tout hasard. Ils ont les mêmes codes, les mêmes références, les mêmes délires. C'est cette armée de petits tweetos qu'elle a ralliés à sa cause en la jouant relatable teen, la Daria des 00's. En vérité, il se satisfait de ce résultat, au-delà de la déception de pas se voir premier de la liste. Il préfère voir en tête un personnage comme qu'une personnalité plus conventionnelle, pas forcément moins intéressante mais plus bienséante, du genre Roma ou Nateo. « C'est pas toi qui disais que j'étais, attends que je me rappelle bien, un repris de justice ? » il fait mine de se remémorer le tout premier prime et ce qu'il avait entendu au loin. Lui il trouve plutôt l'idée géniale. Même pas besoin de se salir les mains, il se contente d'être là au bon moment, en opportuniste réussi qu'il est. Jill, elle peut dire ce qu'elle veut, essayer de le teaser autant qu'elle le souhaite, à provoquer chez lui une réaction sanguine d'italien de base, Costa, il a toujours été réfléchi derrière ses instincts forcenés de rital. Dans ses potes, il était le malin du groupe, celui qui répare les erreurs sur les sillages destructeurs des autres. « Plutôt économe. Je laisse les gens se tirer eux-mêmes une balle dans le pied et je profite du spectacle. » il sourit. Il y en a qui commencent déjà à montrer leur point faible, leur tendons d'achille, le gun qu'ils ont choisi pour la balle. Exemple à la con, évident, le plus drôle aussi : Carl. S'il continue, il aura vite fini de se faire cataloguer de freak complet par tout le téléspectateuriat féminin. Pas besoin d'activement chercher à le compromettre, il y parvient très bien tout seul. Jill, faut croire qu'elle aura pas tenu très longtemps non plus si elle en est déjà au stade de sa misanthropie où elle est sur le point de se jeter dans le vide, trop saoulée par son entourage. Et lui, il est là, aux premières loges. Clairement, il va pas la retenir. Quoi que ça lui vaudrait sans doute une adoration non négligeable d'être le type qui a réussi à empêcher Daria d'en finir avec la vie. La réalité, c'est qu'il se connait, Costa. Il se dit ça maintenant, mais s'il était réellement confronté à une nana sur le point de se jeter d'un pont, il pourrait pas s'en empêcher. Plaquage au sol direct et prise de judo pour l'empêcher de bouger. Il a un côté syndrome du héros twisted pas parce qu'il est profondément altruiste et qu'il a besoin de sauver les gens, mais parce qu'il est profondément mégalo et qu'il aime se voir comme un mec dont on a besoin. C'est ce qu'il a toujours cherché, quelque part, le pouvoir, et quoi de plus exaltant que d'avoir le pouvoir de vie ou de mort sur quelqu'un ? Elle se pose près de lui, accepte une clope, réclame un briquet. Quelle princesse. « Connais pas. » Enfin si, vaguement, parce que qui n'a pas entendu parler de la série au suicide qui a été le seul sujet de conversation de tout Londres pendant des semaines. Il a jamais eu envie de la regarder cela dit, parce que ça l'intéressait pas, mais comme le contenu fait à présent partie de la culture populaire, il visualise vaguement le truc. Pas assez pour répondre à son sarcasme. A la place, il essaie de la suivre dans son délire sur les fantômes et leurs raisons de rester ou pas sur terre une fois passée l'arme à gauche. Il s'est jamais vraiment posé la question, parce qu'il a jamais vraiment cru à toutes ces conneries, et qu'il avait donc mieux à faire, mais ça parait faire sens, ce qu'elle explique. Des regrets, des remords qui les retiennent sur place, qui les empêchent d'avancer. C'est clairement une semi existence dont il ne voudrait pas. « C'est parce qu'ils ont pas eu Thrown Dice comme thérapie » il ironise, les dents sur sa clope. C'est un peu ce qu'il se passe depuis quelques années, non ? Ils viennent tous faire leur apostasie de leur passé douloureux ou de leur santé mentale défaillante dans l'émission, comme si le balancer face au monde allait changer quoi que ce soit. Comme les deux fêlés de l'année dernière qui ont fini ensemble là. « Moi ? Je vivrai une putain de vie, je crèverai vite, spectaculairement, j'aurai rien à regretter » il répond simplement avec un sourire amusé. S'il doit devenir un fantôme ou un esprit, il compte clairement pas s'attarder sur terre comme un ex relou incapable de se remettre d'une rupture. Même là, en tant que vivant, il préfère de loin mourir pas trop vieux, encore dans la force de l'âge, sans devoir se taper la tristesse de la vieillesse et l'angoisse de se voir dépérir. « Pour moi, ça serait un signe de faiblesse de devoir rester comme fantôme après ma mort. ça veut dire que t'as pas su saisir ta chance la première fois et qu'on est obligé de te filer un dernier délai avec des indices pour que t'y arrives du deuxième coup. » On a qu'une vie et toutes ces conneries de citations facebook. N'empêche que, quelque part, il y croit à fond à cette maxime, Costa. Il compte pas prendre son temps, faire attention, tenter un premier coup d'essai. Il sait qu'il a pas beaucoup de temps sur cette planète et qu'avant d'aller pourrir en enfer, il a des trucs à accomplir. « Et toi, alors, c'est quoi qui t'a convaincue de rester en vie, du coup ? » Elle a quand même renoncé à découvrir si elle deviendrait fantôme ou pas, si elle était condamnée à vivre une demi-vie en attendant d'accomplir son destin avant d'être envoyée vers le grand ciel. Alors Costa, ça l'intéresse plus de savoir ce qu'elle a dans la vie que dans la mort.

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Jill
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Message (#) Sujet: Re: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Mer 29 Avr - 6:17

Un sourire passe sur ses lèvres rosées. Le repris de justice, c’est une connerie de Presley, mais Jill, elle ne l’avait pas trop rectifié sur le coup. « Je ne vois pas de quoi tu parles. » elle se dédouane en minaudant un peu avec ses yeux de biches innocentes. En même temps, est-ce qu’il se regarde parfois dans un miroir, Costa ? T’as facilement un film sur deux (si ce n’est plus) en Italie qui traite de la mafia. Faut l’excuser de faire des raccourcis, mais les voir lui et son pote Santo jouer aux petits patrons napolitains portant des débardeurs et ayant toujours une clope au bec, ça n’aide pas à éloigner les clichés. De toute façon, dans cette émission, t’es un peu obligé de coller à une étiquette qui tient en deux/trois mots maximum. Jill, elle aime bien l’idée de comparer fiction et réalité, ça donne un côté méta à son aventure. Elle a bien envie de le péter ce quatrième mur, se tournant vers la caméra pour donner son avis comme dans un épisode de Community ou de Fleabag. Lui, dans cette grande saga, c’est le bad boy charismatique. L’attrait du danger, l’aura du salaud parfait. Il fait un peu sale et Jill, elle ne sait pas pourquoi, mais elle aime bien. Comme l’ensemble des gonzesses du chalet d’ailleurs, qui nourrissent l’espoir infime que derrière ses airs de désabusé de la life, se cache en fait un type torturé à cause de son secret qu’elles pourront peut-être amadouer. « Ça se tient comme tactique. » Pas très héroïque, mais ça peut faire le job. Un peu comme Bran dans GoT qui n’a rien foutu de la série, mais qui a tout de même réussi à chopper le trône à la fin laissant Daenerys, Cersei et Jon Snow s’entre-éliminer. « Mais ce n’est pas le processus de conquête qui te fait vibrer ? » La finalité reste la même, certes, mais mettre directement ses mains dans le cambouis, c’est encore ce qu’il y a de plus jouissif. L’or, la victoire avec plaisir, mais sans le sang qui va avec, est-ce que ça reste tout aussi satisfaisant ? Jill, elle aime bien faire son petit cirque, piétinant les alliances des autres pour imposer les siennes. Elle s’amuse pas mal depuis le début du jeu, même si ce petit côté sournois sonnera certainement sa perte à un moment ou à un autre. Du coup c’est bon, elle a décidé de remettre à plus tard ses projets de suicide médiatisé. Elle attrape le briquet que lui tend Costa pour allumer sa cigarette, venant expirer la fumée avec ses petits airs de queen à en devenir. Elle esquisse un sourire. C’est vrai que Thrown Dice, c’est assez spécial. Depuis l’ouverture du casting à l’international, t’as tous les tarés de la planète qui viennent squatter l’émission comme s’il s’agissait d’une thérapie de groupe tout frais payé. « Ok, James Dean. » elle ironise, même si elle voit parfaitement où il veut en venir. Tant qu’à faire, autant crever au sommet de son art, avant de commencer à s’encrouter avec la famille, le labrador, le monospace. Jill, elle est très sensible à ce concept de l’icône pour laquelle on érige un mémorial perpétuel parce qu’elle est partie plus tôt que prévu. Par contre elle est un peu déçue par ce qui suit. Elle avait trop envie d’imaginer Costa en bon petit swayzie qui ne parvient pas à décrocher de son ex. Elle le suspecte d’être un peu neuneu sentimentalement parlant, à cause de toute cette histoire de stéréotype, façon truand du dimanche au cœur tendre. Sauf que lui, il est plutôt dans le mood rien à branler de ma bien aimée, je file dans l’au-delà sans un regard en arrière. « Mon côté altruiste. » elle lâche d’une voix égale lorsqu’il lui demande ce qui l’a convaincue de rester en vie. « Je me dis que si je pars maintenant, vous allez vite vous faire chier entre les origamis de Roma et les pizzas de Gianni. » Jill, elle pense aux téléspectateurs avant tout, généreuse dans l’âme. Derrière le ton ironique qu’elle emploie, elle se considère malgré tout comme tellement plus cool que l’ensemble des candidats. Y’en quelques-uns qui se démerdent pas trop mal, mais elle a quand même l’impression de surnager pour le moment. « C’est quoi que t’es venu soigner en participant à Thrown Dice ? » elle demande, parce que c’est lui le premier qui a comparé l’émission à un traitement thérapeutique. « Me sort pas l’excuse de l’argent, please. » Pour se faire du fric, il y a des méthodes beaucoup moins pénibles, longues et insécures que venir s’enfermer dans une télé-réalité pour plusieurs mois. C’est un pari risqué, parce que rien ne peut t’assurer une place en demi-finale pour valider ta cagnotte. Costa, avec sa tronche, il doit bien avoir quelques tuyaux plus ou moins légaux pour renflouer son compte en banque autrement.

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Message (#) Sujet: Re: Tied up right now. (jeudi s2, 13h10) — Ven 1 Mai - 19:25

Il relève pas l'embrouille derrière son sourire qui ne trompe personne. Il a pris l'habitude maintenant d'entendre ce genre de commentaires tous les trois jours dès qu'on doit l'associer avec un cliché débile. Des fois, il se demande quand même s'ils vivent tous au fin fond de la campagne pour directement penser criminel quand ils rencontrent un mec tatoué. A Londres, et même à Naples, il n'est qu'un parmi tant d'autres et là il se retrouve parachuté dans un monde où il est le tatoué de service, entre une flopée de physiques tout ce qu'il y a de plus vierges et traditionnels. Lui, ça le dérange même pas, il aime l'idée de se démarquer sans avoir à faire le moindre effort et même si ça flirte avec un sujet hyper sérieux sur lequel il déconne pas du tout, il accepte d'être assimilé aux fils de pute qui ruinent sa ville juste pour la beauté de leurs tronches quand ils pigeront à quel point ils se plantent. C'est ce qu'il lui explique à moitié, Cos, même si elle a pas l'air archi convaincue. C'est pas qu'il est partisan du moindre effort, c'est que parfois, y'a pas besoin de tout contrôler, faut savoir lâcher du lest et contrôler seulement quand c'est nécessaire. Alors parfois, le chemin il est pas aussi fou qu'il devrait l'être, parfois c'est plus sinueux, moins chevaleresque, plus cérébral que réellement palpitant, mais parfois, c'est aussi ce qu'il faut. Ils semblent tous dans ce délire que la manière d'arriver quelque part est importante alors que lui, c'est un profond adepte de la fin qui justifie les moyens. Oui, le comment est important, mais il ne l'est pas plus que le pourquoi. Pas à ses yeux, en tout cas. « C'est bien une phrase de personne qui n'arrive jamais à ses fins, ça » il se moque. C'est pas ce qu'on se dit pour se rassurer, l'important c'est de participer et compagnie. La façon dont elle le formule, ça a quelque chose de percutant, c'est vrai, et il est d'accord que la conquête est passionnante à sa façon, mais le but, il ne réside pas, justement... bah dans la conquête ? Dans cette seconde où tu piges que t'es arrivé à ton objectif, où l'état de fait est accablant, implacable. C'est comme la baise : les préliminaires, les instants de vrai et pur sexe, c'est génial, c'est enivrant, c'est quand tu veux, mais c'est quand même vachement moins cool quand t'as pas l'orgasme à la fin. « Les deux ont leur charme mais le processus perd tout son intérêt si c'est pour échouer au dernier moment, tu crois pas ? » Après c'est une façon de voir les choses et il sait que la mode en ce moment c'est pas son jusqu'au-boutisme de mec du sud, c'est plutôt aux citations pseudo-philosophiques facebook sur fond de mer ou de ciel étoilé. C'est le chemin qui compte, pas la destination. Prendre son temps, profiter de l'apprentissage et de sa propre évolution. C'est aussi pour ça qu'il reviendrait pas comme fantôme, Costa, jamais. Vivre toujours un peu plus de processus sans aucun goal à atteindre, sans savoir qu'à un moment, il aura réussi, il sera le meilleur ou whatever, c'est juste une perte de temps pour lui. Il préfère aller directement chiller en enfers. Tout ça, c'est très clair dans sa tête, mais Jill, il sait pas trop ce qui la motive, au fond. Elle fait la meuf et eux ils répondent tous d'une manière ou d'une autre à son petit manège, mais en attendant, pas sûr que quelqu'un arrive à réellement piger ce qui se cache sous son air blasé. Pour ça, elle mène plutôt bien son truc et quand elle balance qu'elle est simplement altruiste, t'es presque obligée de la croire. « Bien sûr » il ponctue avec un hochement de tête entendu. ça, c'était l'évidence qu'elle n'avait même pas besoin de relever. Ils la connaissent tous, la Jill avec son cœur sur la main, son souci pur et inexorable de l'autre, sa démarche permanente de don de soi. Il se marre quand elle balance Roma et Gi. C'est terrible mais elle a pas tort. « Jill et ses références pop culture sont là pour nous sauver, heureusement » il s'amuse. Sa petite bulle tumblr, voilà ce qu'elle apporte, Jill, pour lui. Il la connait pas encore assez pour réellement savoir ce qu'elle vaut mais sa petite aura Clueless qui s'en va faire chier tout le monde, ça le fait marrer dans son coin. Il roule des billes dans sa direction pour la zieuter une seconde. Il allait pas du tout répondre l'argent, objectivement il gagne sa vie correctement, même s'il dit jamais non à toujours plus de fric. « L'ennui, la routine, l'oubli, l'inutilité. Mon complexe de supériorité. » il répond hyper sérieusement, sans l'être réellement. Il peut bien lui dire, à elle, et en même temps, il a pas particulièrement envie de lui dire exactement pourquoi il est là et quelles sont ses motivations. C'est pas faux, ce qu'il lui dit, mais c'est pas vrai non plus. ça le fait plus marrer de balancer des buts à la con, comme avec Louis à qui il a dit qu'il était là pour s'assurer son visa post-Brexit grâce à la fame qu'il récoltera ici. « Du coup j'aurais besoin de tes conseils » il minaude à sa façon à elle. Si elle veut lancer sur l'ironie, Jill, il peut tourner en boucle pendant des heures.

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