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 we gotta move these color tv's (jeu, 18:00)

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Rosamie
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Message (#) Sujet: Re: we gotta move these color tv's (jeu, 18:00) — Ven 1 Mai - 0:17

t'avais même pas pensé à utiliser ton buzz gratuit pour potentiellement pousser Carl à t'en dire plus sur son secret. après, t'as pas vraiment envie de jouer de cette manière. tu préfères laisser les autres s'ouvrir plutôt que de les pousser à avouer dans le secret du confessionnal. j'y avais pas pensé. mais je suis pas sûre de vouloir faire ça, honnêtement. et surtout, t'as pas envie de faire du mal à Carl. ça t'a brisé le coeur de mettre les points sur les i avec lui en début de semaine, c'est pas pour le traumatiser durant un interrogatoire dans une salle sans caméras. c'est pas de cette manière que t'as envie de gagner l'aventure. de ton côté, tu lui poses une question, supposant que la coïncidence était peut-être un peu grosse. deux personnes venant du même endroit en Italie (et qui n'est pas la capitale), ça te semble trop gros. et puis, y'a toujours quelques secrets communs à chaque saison, alors t'as de bonnes raisons de douter. de son côté, Santo nie en te disant qu'il connaît pleins de Costa. ça te fait sourire, tu secoues légèrement la tête. il ajoute que Costa a plus de chances d'avoir déjà croisé Ashley. tu hausses un sourcil. c'est combien d'habitants, Naples ? à peu près ?, non parce qu'avant qu'ils en parlent régulièrement, les deux italiens, toi tu connaissais pas du tout cette ville. c'est trop lointain pour que t'ai une idée de ce que peut représenter Naples. est-ce que c'est grand comme Manille ? après, ce que tu te dis, c'est que c'est plus facile pour des personnes vivants à Londres d'être sélectionnées pour ce genre d'émissions. les anglais ont un avantage non-négligeable : ils jouent à domiciles tandis que vous, vous devez traverser la moitié de la planète pour des castings. alors la probabilité pour qu'il y aient plus d'anglais dans l'émission te semble logique. mais bon, tu reconnais que Santo marque un point, quand même. ensuite, tu demandes si y'a des napolitains connus et il te sort des noms dont tu n'as jamais entendu parler. faut dire que l'équipe de foot des Philippines ne se qualifie jamais pour les coupes du monde et autres joyeusetés mondiales autour du foot. et ça t'arrange, parce que le foot ce n'est pas ta passion. tu comprends que certaines personnes apprécient, mais c'est pas quelque chose qui t'intéresse à titre personnel. tout comme tu n'y connais rien rap, d'ailleurs. t'as sûrement l'air très surprise à l'écoute de tous ces noms de napolitains "connus". pourquoi il rendait vos mères dingues ?, tu demandes parce que tu sais pas qui c'est. un acteur, un chanteur ? un danseur ? aucune idée. bon, je t'avoue que je connais personne de ta liste. j'en suis navrée., tu lui avoues presque gênée de ne pas pouvoir réellement partager sa passion pour toutes ces célébrités italiennes. et c'est vrai, t'aurais aimé pouvoir partager toutes ces références et connaître tous ces gens. sauf que la vérité, c'est que t'as aucune idée de qui ils sont et pourquoi ils sont connus. d'ailleurs, y'a pas de femmes connues ?, parce que t'as l'impression qu'il t'a cité que des hommes. alors soit c'est un pays de machos qui ne voient pas pourquoi certaines femmes gagneraient à être connues, soit c'est Santo qui a sélectionné que des hommes. à côté de ça, Santo il t'annonce qu'il compte bien faire un tour en Italie, maintenant qu'il est proche géographiquement de sa mère patrie. t'iras voir qui, en premier ?, tu te permets de demander. tu te doutes un peu que ses parents vont certainement être les premiers à le voir débarquer tout sourire. mais il a peut-être d'autres priorités, t'en sais rien en réalité. il te demande si tu penses rater des choses chez toi. oui, forcément. sûrement, oui. des cours, déjà. et puis certainement quelques déclarations douteuses de la part de notre président., le monde entier parle de Trump tous les jours, mais Duterte en tient une sacré couche aussi. sauf que y'a finalement assez peu de gens qui ont entendu parler de lui, parce qu'il n'est pas à la tête de l'une des premières puissances mondiales. après c'est pas ça qui compte le plus, je loupe des moments avec ma famille surtout. c'est précieux tout ça., tu avoues dans un sourire. d'un autre côté, ça te fait du bien de passer du temps loin d'eux, tu seras bien contente de les retrouver à la fin de l'aventure finalement.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: we gotta move these color tv's (jeu, 18:00) — Sam 2 Mai - 18:24

Elle était trop sympa pour partir dans ces stratégies là, Rosa. Pour Santo c'était qu'une technique comme une autre. S'il avait un doute sur un secret et qu'il sentait que la personne ne laissait rien transparaître à cause des caméras et de la proximité des autres il n'aurait pas hésité à jouer le confessionnal. Mais il venait d'un monde où on aimait les confrontations. Santo sur cet aspect là c'était une teigne, il se laissait vite emballer par son instinct et il avait besoin de foncer dans le tas plutôt que de trop réfléchir. Ca lui jouerait peut-être des tours, mais pour l'instant c'était la seule technique qu'il se voyait appliquer. Enfin bon de toute façon s'il était aussi psycho que certains le croient, je pense pas que la prod l'aurait choisi. A un moment fallait aussi être rationnel. Ils étaient dans une émission présentée aux yeux d'un public plutôt jeune, et sans réelle censure. Des secrets polémiques il y en avait toujours eu, mais de là à faire débarquer un mec aux comportements ultra border envers des meufs... Moi je l'aime bien Carl. Facile à dire vu qu'ils n'avaient jamais eu de grosses discussions en face to face. Mais Santo il était assez partisan de ces grandes vérités lancées comme ça. C'était pas pour autant faux. Le mec il se frittait contre tout le monde et il lâchait rien. Une petite boule de nerfs. Du haut de son vécu, Santo il trouvait ça assez cool. Hmm, je sais pas, genre un million. Peut-être 5 fois plus si tu comptes la banlieue. Aucune idée des chiffres précis, il avait jamais été très bon en géographie. En vérité ça l'intéressait pas vraiment ces données là. Naples, au sein de l'Italie, c'était une broutille. Mais c'était une broutille dont on parlait régulièrement dans les journaux, dans la presse, dans les faits divers. C'était suffisamment grand pour qu'il y ait des quartiers délimités, avec des fiertés bien ancrées. Assez grand pour qu'il y ait les coins riches et les coins pauvres. Assez grand pour n'être qu'un individu dans la masse. Après sa description des Philippines de la dernière fois c'était à son tour de lui balancer quelques infos random sur sa ville. Il avait déballé les premiers éléments de son chauvinisme. Le foot et la musique populaire. J'en sais rien, je pense que c'est parce que c'est un gars qui parle d'amour. Il s'était jamais posé vraiment la question en fait, mais du coup il avait pris quelques secondes pour affiner sa réponse. Il parle d'amour, de beauté, de choses légères mais importantes. Et je pense qu'au fond à Naples, dans mon quartier, les femmes elles ont pas l'habitude de se sentir aussi aimées. Elles étaient plutôt là pour gérer les problèmes, pour relever leurs maris, pour éviter des emmerdes à leurs fils. Les mères, elles géraient la ville. Alors pour une fois avoir quelqu'un qui leur chantait l'amour, à elles, pour elles, c'était important. Les femmes, c'est l'âme de Naples. Il avait souri. Santo à ça il y croyait dur comme fer. Les hommes chez eux ils avaient totalement conscience du fait qu'elles étaient dirigeaient tout. Les reines, c'était elles. Il devait bien y avoir deux trois chanteuses célèbres mais au fond elle devait s'en foutre de ça Rosa. J'irai voir ma mère. Et puis mon fils. A ce stade Santo il cachait plus vraiment l'existence du gamin, ni de Lucia, la mère du petit. Il savait plus qui était au courant, qui ne l'était pas, mais il essayait de garder une certaine distance envers la chose. Après tout, son départ à l'autre bout du globe il avait pas été évident à gérer pour leur néo-famille. Tu vis encore chez tes parents ? Rosa elle avait aussi l'air d'être très connectée à sa famille. Au fond Santo il se doutait bien que son secret était lié à ça, à son frère décédé. Mais il était pas non plus assez con pour aller la titiller direct sur ces points là. Il a quoi votre président ? Lui il avait jamais mis une once d'intérêt dans la cause politique. Un peu partisan du "ils sont tous pareils". Santo il croyait à ce qu'il voyait, il croyait à la force du peuple, au terrain, mais certainement pas à la notion de politique telle qu'on la leur vendait aujourd'hui. Les seuls mecs qu'il avait pu un peu estimer dans sa vie c'était les Empereurs, comme César, mais ça c'était purement biaisé par ses petits délires d'éternel ambitieux.

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Rosamie
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Message (#) Sujet: Re: we gotta move these color tv's (jeu, 18:00) — Sam 2 Mai - 19:54

Santo, il marque un point lorsqu'il dit qu'il peut pas être aussi dangereux que tout le monde veut bien le penser. tu acquiesces. je suis d'accord avec toi., tu souffles dans un sourire. même si Santo, il a pas les informations que tu as en ta possession. au fond, même si ce qu'il a fait est un délit dans certains pays, c'est pas non plus la mer à boire. il a pas volé une de tes petites culottes sales et ne t'a pas regardé dormir, assis au pied de ton lit. et surtout, t'as pas l'impression d'être en danger avec Carl. notamment parce que son honnêteté le pousse à te dire ce qu'il a pu faire de mal vis-à-vis de toi. alors, t'es pas ravie quand il t'apprend qu'il a fouillé dans l'intimité de ta boîte aux lettres, mais tu relativises totalement. Santo il t'avoue qu'il aime bien Carl, ça te fait sourire. moi aussi, j'aime bien Carl. juste pas de la manière dont il le voudrait., et t'es un peu gênée vis-à-vis de ça parce que clairement, t'étais pas prête à ce qu'il te dise qu'il veut être avec toi. t'as rien vu venir, trop occupée à penser que c'était juste un mec perdu qui trouvait en toi un repère. t'étais loin d'imaginer qu'il était déjà à ce point épris. je pense qu'il est juste maladroit, en vrai., tu ajoutes simplement avant de passer à un autre secret, celui de Santo. ça te semble peu probable de voir deux candidats débarquer de la même bourgade d'Italie. pour toi, Naples, tu te représentes ça comme un village parce que tu connais pas bien l'Italie, t'y as jamais foutu les pieds. sortie de ton pays et de quelques uns au coeur de l'Asie du Sud-Est, t'es totalement paumée. ce que tu sais, c'est qu'en Europe, il y a beaucoup moins de gens, certainement parce que la natalité est moins impressionnante que sur ton continent. d'accord, c'est plus grand que je pensais..., tu avoues, un peu honteuse d'avoir pensé que c'était une petite ville d'une centaine de milliers d'habitants. en tous cas, ça t'intéresse de savoir si y'a beaucoup de personnes connues venant de Naples et tu poses alors davantage de questions sur les noms qu'il vient de t'énoncer. il te parle d'un homme en particulier, et te balance que les femmes n'ont pas l'habitude de se sentir aimées. tu ne peux que comprendre, parce que c'est aussi le cas aux Philippines. les filles sont mariées au premier mec qui les met enceinte et se retrouvent avec le poids d'une famille souvent nombreuse sur le dos. certaines femmes abandonnent leurs enfants pendant plusieurs années pour pouvoir subvenir à leurs besoins. alors ce que te dit Santo, ça a un écho en toi. je vois très bien. et c'est triste. aux Philippines, c'est la même chose., tu souffles dans un demi-sourire. ça doit paraître bizarre de te voir sourire tout le temps comme ça, mais c'est aussi caractéristique de la culture aux Philippines. vous souriez tout le temps, quelque soient vos sentiments intérieurs. alors tu te doutes que ça peut paraître bizarre pour les personnes qui se trouvent face à toi. ton sourire est beaucoup plus franc lorsqu'il te dit que les femmes sont l'âme de Naples. tu sens beaucoup de respect pour les femmes dans cette phrase. en tous cas, Santo il ira voir sa mère et... son fils. tu hausses les sourcils, surprise d'apprendre qu'il puisse déjà avoir un enfant. surtout qu'il est parti depuis un moment, d'après ce que t'as compris de ce que vous vous êtes racontés la semaine dernière. ce que tu sais aussi, c'est que Santo est jeune, alors son fils, tu sais pas quel âge il peut bien avoir, mais il a du l'avoir jeune. tu décides d'y aller doucement, parce que cette révélation est surprenante pour toi, mais il t'a annoncé ça tellement naturellement... alors tu finis par sourire il s'appelle comment ?, tu demandes. aux Philippines, les gens adorent parler de leurs enfants et c'est la première question que vous posez à quelqu'un qui a des enfants. selon les cultures, c'est peut être différent, mais maintenant que tu as cette information, t'as envie d'en savoir plus sur cet enfant qui vient de s'ajouter à l'arbre généalogique de Santo, dans ta tête. de son côté, Santo te demande si tu vis encore chez tes parents, alors tu hoches la tête. on vit encore tous chez eux., toi, ton frère et ta soeur, vous n'avez pas décollé du foyer familial. trop difficile d'opérer une cassure supplémentaire dans le foyer. et pourtant, les uns comme les autres, vous y avez tous pensé. mais est-ce que vous êtes vraiment capables de les abandonner ? non. alors vous restez là, même si c'est aussi de votre plein gré. peut-être qu'eux, ils aimeraient bien vous voir sortir de cet appartement pour vivre vos vies, mais vous, vous n'arrivez pas à vous y résoudre de peur de les blesser. alors du point de vue de Santo, c'est peut-être curieux, lui qui n'a pas hésité à rejoindre un pays géographiquement très éloigné pour vivre sa propre vie. mais toi, ta pensée est différente. et puis il est ensuite question de votre président, et tu sais pas trop si tu dois rire ou pleurer en en parlant. hm. c'est Rodrigo Duterte, c'est notre président depuis 2016. et c'est un personnage très problématique., tu lâches. dans les dernières conneries qu'il a débité, il a dit que l'homosexualité était une maladie. ah, et il a aussi raconté avec des détails, comment il avait violé une domestique quand il adolescent. et bien sûr, si le nombre de viols augmentent aux Philippines, c'est la faute des femmes. tu comprends, elles sont trop belles, c'est trop tentant. tu hausses un sourcil, soudain un peu froide. en réalité, ce président, il te sort par les yeux. tu comprends pas qu'une telle personne puisse représenter votre pays. ah, et c'est un adorateur du dernier dictateur qu'on a eu au pouvoir. il est en train de prendre la même voie que lui., tu conclues avant de souffler bruyamment. donc les Philippines, c'est bien, quand t'es touriste., fallait que tu finisses par une note positif. tu secoues la tête, ça t'indignes tout ça. tu te rends bien compte de ce que tu risques en dénonçant tout ça publiquement. parce que s'il est réellement en train de prendre la même voie que son prédécesseur, c'est pas dit que tu rentres au pays en étant très bien vue. tant pis, c'est pas grave. il faut bien qu'il y ai des critiques qui soient faites par les Philippins, sinon ça ne bougera jamais.

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Message (#) Sujet: Re: we gotta move these color tv's (jeu, 18:00) — Dim 3 Mai - 12:12

Il doutait pas vraiment du fait qu'ils seraient alignés sur ce point. Rosa c'était peut-être la seule qui semblait pas douter des bonnes intentions de Carl. Peut-être qu'elle prenait sur elle en grande partie, ou peut-être qu'elle voulait juste pas s'ouvrir à lui. Mais bon le fond de l'idée était le même. Le pauvre Carlito il devait avoir les épaules bien solides pour se prendre des stop dès les premières semaines de jeu. Et Santo il trouvait ça bien cette force qu'il avait, d'aller au bout de ses idées. Il se rendait pas vraiment compte de la difficulté dans laquelle ça pouvait foutre Rosa, parce qu'il était plutôt du genre à réfléchir aux conséquences après coup. Je pense pas qu'il soit maladroit. Santo il avait haussé ses épaules. Peut-être que ça la rassurait de penser ça elle, mais y'avait une autre réalité à ses yeux. Il sait ce qu'il veut. Santo il l'avait un peu observé, à force, et il avait sa petite opinion bien tranchée sur l'irlandais. Fallait pas l'infantiliser en le prenant pour ce petit mec maladroit. Y'avait rien de pire pour un gars que de se sentir pris pour un con comme ça. A Napule dire à un mec qu'il était maladroit ce serait perçu comme une insulte. Les mecs par chez lui avaient un égo tellement surdimensionné que n'importe quelle critique faite à leur manière de draguer était perçue comme agressive. Entre potes ils pouvaient bien en rigoler, et la première réaction aurait sans doute été un rire d'apparence. Mais au fond ça éveillait juste une fierté exacerbée. Ils étaient comme ça par chez eux, assez mal foutus. Ouais c'est grand. Mais je connais par coeur. Quand on naissait dans ses coins à lui, loin du coeur de la ville, près de la mer, dans vieux buildings de l'après-guerre, le truc qu'on faisait le mieux c'était grimper sur un scoot et arpenter la ville. Les mômes de chez lui ils étaient comme des fourmis, ils s'infiltraient partout. On les arrêtait jamais. Santo il pouvait citer tous les cul de sac des Quartieri Spagnoli, il pouvait partager les meilleures vues de la Chiaia ou Posillipo. C'était chez lui. Et les napolitains ils aimaient la chanter, Naples. C'était sans doute la communauté italienne la plus chauvine, à l'étranger. Peut-être la plus nombreuse, à cause du taux de chômage dans leur ville, mais aussi la plus accrochée à son territoire. Et alors, vous aussi y'a des hommes qui vous chantent l'amour ? L'italien avait amorcé un sourire. Rosa elle était forte pour garder la face. Admettre que les mères étaient aussi malheureuses c'était un truc que les gamins du quartier avaient du accepter assez tôt. Santo il lui avait pas fallu beaucoup de temps pour s'y fritter à cette idée, quand il voyait sa mère se prostituer pour quelques euros de plus. Tout ce qu'il avait pu faire dans sa vie, partir, essayer de reconstruire quelque chose, ramener de l'argent à la maison, c'était pour elle. Il avait réussi à la faire déménager de leur quartier et le poids sur ses épaules s'était déporté d'elle au petit. Michele. (Mikélé) Mais je l'appelle souvent Miki.. A vrai dire il avait pas eu trop le choix de son prénom. Santo il avait perdu ce droit en se barrant. Mais c'était un prénom important pour Luci', alors il l'avait bien évidemment accepté. Il va bientôt avoir 5 ans. C'était sans doute la prochaine question. Santo il en parlait pas des masses parce qu'il assumait pas vraiment son rôle de père absent, mais il était ultra fier de son môme. Tout l'argent qu'il gagnait il partait à Napoli à la fin du mois. Pour lui c'était une manière d'aider Luci', même si elle en avait pas forcément besoin. Le blond avait hoché la tête. Que Rosa vive encore chez ses parents c'était pas forcément quelque chose qui l'étonnait. Chez eux en général les femmes partaient de la maison quand elles se mariaient. Y'avait pas cette culture du premier appart, de l'indépendance. Vivre seul, c'était partir. Son explication sur la politique aux Philippines par contre Santo il s'y attendait pas. Il était tellement déconnecté de ces choses là qu'il avait du mal à appréhender la politique comme autre chose qu'un jeu de pots pourris. Aux US il avait vaguement été mis face à la politique de Trump, mais concrètement ça l'impactait peu lui dans son petit monde. Les personnes s'opposent pas à lui ? Un mec comme ça ça valait bien un coup de révolte populaire. Ou y'a l'armée dans la rue ? Chez eux les jeunes avaient jamais vraiment eu peur de se confronter à l'autorité en place. A Naples les meurtres c'était un fait quotidien, y'avait une forme de justice sociale qui s'auto-perpétuait. Quand les autorités s'en occupaient pas c'était la mafia qui faisait sa propre loi. Ca leur donnait un peu cette sensation d'être immortels, d'être légitimes. Ouvrir sa gueule c'était normal, parce que de tous les côtés ils se faisaient écraser.

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