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Santo
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Message (#) Sujet: curtains up (dim, 18h) — Mar 28 Avr - 0:35

Santo il avait attendu comme une fleur que toutes les meufs choisissent leur tenue dans le dressing avant d'y foutre les pieds. Les squatteurs de la semaine étaient aussi venus chercher leurs affaires, sous peine de se retrouver piégés par la guerre des salles de bain. Il avait un peu de mal à gérer ces pics d'animation pré-prime, le napolitain. Depuis quelques années il s'était habitué à vivre seul, sans la présence euphorisante de potes qui allaient et venaient comme bon leur semblait. Tant qu'il était pas nominé les primes représentaient pas une source d'excitation suffisante. Au fond Santo il savait que les choses se dérouleraient assez logiquement. Le seul truc qui pouvait un chouilla le motiver c'était la perspective d'y gagner quelque chose. Mais sans garantie, pas d'anticipation. Parfois il réfléchissait encore comme un gars à qui on devait promettre une récompense pour qu'il se motive à avancer. Ca lui arrivait aussi de douter de la force de son individualité, face à l'effet de groupe. C'était pas Naples. C'était pas Miami. Tous les autres n'étaient pas des potes et il devait pouvoir compter que sur sa petite gueule pour avancer. C'était emmerdant. Il était assis par terre dans son plus beau jeans, à mater les commentaires des téléspectateurs sur sa tablette, quand la voix de Kara l'avait ramené sur terre. Hm ? Elle était déjà beaucoup plus avancée que lui dans sa préparation. Tu crois qu'on va gagner des points ce soir ? Il avait accroché son regard en souriant. La vérité c'était aussi que mis à part les déjeuners, dîners et autres événements en commun, ils avaient pas des masses discuté depuis l'autre soir. Santo, derrière sa question ultra vague y'avait surtout une pensée plus précise qui les mettait, elle et lui dans un même bateau. A Kara de voir comment lire entre les lignes. C'était déjà pas un grand bavard, mais il avait encore plus de mal à mettre des mots sur ses sensations.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Mar 28 Avr - 16:53

Le problème d’avoir proposé mes services de coiffeuse à la plupart des candidats, c’est que j’ai dû passer la fin de journée à coiffer différentes chevelures dans différentes manières comme demandé par chacun. Je termine avec le lissage des cheveux de Rosamie quand je me rends compte qu’il est déjà tard. Je n’aime pas me préparer dans la précipitation, étant du genre à vraiment être indécise toujours au moment de la tenue. Je prends ma douche avant de m’enrouler dans une serviette. Je passe dans ma chambre, soulagée que Louis ne soit pas là pour m’empêcher pendant que je prépare. Contrairement aux autres, je me maquillage et me coiffe assez rapidement, avant d’enfiler mes sous-vêtements. J’enroule de nouveau la serviette autour de mes hanches, histoire qu’on ne pense pas que je me balade presque à poil par pur plaisir. Je décide me rendre au dressing pour le moment que je déteste : galérer à trouver une tenue. Quand j’arrive dans le dressing, je remarque Santo à moitié habillé devant sa tablette. Bon, j’espère qui Jill ne va pas apparaître alors que je suis en soutif et lui torse nu, parce qu’on a déjà déjà assez donné dans les rumeurs cette semaine. « Un jeans ? Tu pourrais faire plus d’effort ! » Franchement les mecs dans cette aventure ne peuvent pas porter autre chose qu’un jeans pendant les primes ? Je ne m’attarde pas plus longtemps sur son choix de tenue puisque je dois encore faire le mien. Je fouille dans mes tenues alors qu’il me demande si on va gagner des points ce soir. Je pense directement aux équipes lorsqu’il me dit ça et je fais une petite moue contrariée en le regardant. « Je ne sais pas trop pour ça, mais j’ai surtout peur qu’avec le départ de Felicity, on perde deux candidats de notre équipe. » Est-ce que ça peut nous porter préjudice ? Clairement oui. Soudain, je comprends réellement où il voulait en venir. « Ah … Tu me parlais de ce qui s’est passé ? » Je me mets à rire, je ne suis pas toujours une flèche pour comprendre. Je hausse les épaules. « Je ne sais pas à quelle sauce on va être mangé, mais ça risque d’être drôle. » Enfin, peut être pas drôle pour tout le monde, mais je suis beaucoup plus détendue que lorsqu’on s’est fait griller. Une fois l’alcool redescendue, j’ai longuement réfléchi et me suis dit que je ne pouvais plus rien changer et simplement assumer, comme je l’ai toujours fait. Je n’en ai pas parlé cette semaine contrairement à Santo qui en a fait un post sur les réseaux sociaux, ce qui m’a quand même surprise. J’attendais plutôt ça de Jill, mais pas de sa part à lui. « T’as mis toute une stratégie de communication en place sur les réseaux, j’ai été étonné de voir ça. » J’ai beau assumer ce qui s’est passé, je continue de ressentir cependant une infime part d’appréhension contrairement à Santo qui a l’air complètement détendue.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Mar 28 Avr - 22:24

Kara elle était peut-être pimpée, bien coiffée et maquillée, mais niveau tenue c'était pas encore ça. Elle avait pas raté l'opportunité de lui faire payer sa posture de clochard assis par terre à attendre que le temps passe, alors qu'elle se trimbalait encore en serviette sans faire gaffe à l'heure qui tournait. Santo il avait haussé un sourcil. Tu me cherches Harlem ? Il était pas bien avancé, certes, mais il ne s'en était pas non plus préoccupé plus que ça. J't'ai déjà mis la misère une fois mais on peut continuer la battle si tu veux. Il avait fini par verrouiller sa tablette et la poser par terre en relevant définitivement le visage vers elle. Si elle était concentrée sur sa recherche de fringues, lui était surtout concentré sur la perspective du prime. Santo il avait pas vraiment de pitié pour ceux qui s'investissaient pas. Si Felicity s'était barrée pour une raison légitime, la perspective de perdre un autre membre de leur équipe ne l'inquiétait pas des masses. Il était confiant à propos du public. Ils sauraient faire des choix logiques, à ce stade du jeu. Santo il avait pas ouvert sa gueule plus que ça, il l'avait laissée interpréter ses mots à son bon vouloir. Et quand elle avait finalement renchéri sur leur soirée de lundi, ça l'avait fait sourire. Il avait fini par se relever et récupérer un pantalon noir dans son tiroir, avant de commencer à fouiller dans ses chemises. Kara elle avait beau sourire, il sentait qu'un truc tournait pas aussi bien que chez lui. En vérité Santo il avait appris à dissimuler profondément ses émotions et à mettre en place des stratagèmes pour garder la face. Briser la glace sur sa page, ça en faisait partie. T'inquiètes, pas con l'italien. Je préfère garder le contrôle sur ce qui se dit. Il avait fini par se retourner pour faire face à Kara. Et ça anticipe le truc. Parce que même si Jill avait décidé de garder cette scène pour elle, il était certain que la prod ne se priverait pas de montrer les images. Normal, il aurait fait pareil. Enfin bon, ça va ? Elle était vraiment là, la question. Santo il s'était appuyé contre la porte fermée de l'armoire. Entre eux il avait pas de doute que ça allait, c'était plutôt le reste qui le faisait réfléchir. Si lui faisait gaffe à ce qu'il voulait montrer il savait que les meufs étaient encore plus du genre à contrôler leur image. Kara elle s'était peut-être vendue comme celle qu'il s'en branlait d'avoir une photo de bite sur son Instagram perso, mais y'avait un monde entre cette photo et des images qui avaient pu être diffusées en direct à ses proches. De son côté il se rappelait que Luci' faisait toujours hyper gaffe à comment elle se comportait face à son père. Santo, les rares fois où il avait mis les pieds dans la baraque familiale il avait du se taper le code de bonne conduite à l'avance. Alors Kara, mine de rien, il faisait aussi gaffe à elle.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Mer 29 Avr - 2:47

Je ne peux pas m’empêcher de faire une remarque sur le pantalon de Santo qui pour moi n’est pas assez habillé pour le prime. La dernière fois, c’était Carl que je critiquais pour son manque de classe, mais je vois que mes petites critiques ce soir porteront sûrement sur l’idiot que j’ai en face de moi. Et sa réponse de petit effronté me fait tilter. « Carrément le rital. » Il continue de me chercher en me disant qu’il m’a déjà mis la misère à notre petit jeu, mais qu’on peut continuer si je le désire. Je ricane en entendant ses propos, lâchant ma recherche de fringue pour le fixer, sourire narquois aux lèvres. « Attends, on n’a pas les mêmes souvenirs. Je t’ai mis la misère et je continuerais à te la mettre aussi longtemps que ça te chante. » Je suis une compétitrice dans l’âme, ça va finir par lui rentrer dans la tête. Je retourne à la chasse de la tenue parfaite lorsqu’il me questionne sur le prime. Je pense d’abord qu’il me parle de notre équipe, mais je finis par saisir qu’il est plutôt question de nous deux et de notre soirée assez arrosée. Je lui donne mon ressenti concernant la question qu’il m’a posée, mais je ne peux pas m’empêcher de parler de la petite pub qu’il a fait sur les réseaux concernant justement ce petit moment passé ensemble. Il semble plutôt fier de lui aux vues de ce qu’il me répond et je reste assez stoïque à ses propos. Un sourire se redessine seulement lorsqu’il se lève pour choisir un autre pantalon. Les critiques ont du bon, parfois. Cependant, je suis surprise lorsqu’il me demande si ça va. Je reste quelques secondes sans réagir, me contentant de le fixer. Est-ce que ça se voit tant que ça que j’ai été plus affecté par tout ça que lui ? C’est l’impression qu’il donne avec cette question pourtant si anodine si elle avait été posée dans une autre situation. Comme à mon habitude, je ne sais pas faire semblant. « Je t’avoue que sur le coup, j’ai été un peu angoissée à l’idée de ce que dirait mes proches en voyant ses images. Que le monde entier pense que je suis une traînée, une fille facile ou une allumeuse, j'en ai pas grand-chose à faire. » Même si je suis au sein de cette émission pour transmettre un message, une façon de penser et que je préférerais être pris au sérieux, je me moque un peu de l’avis des gens en général. « Par contre, l’image que mes frères ou mon père peuvent avoir de moi, ça compte beaucoup à mes yeux. Ils me connaissent par cœur quand je suis à la maison, un brin garçon manqué et bagarreuse, mais jamais ils ont eu la chance de voir d’aussi si près la Kara que je suis à l’extérieure, la moi qui s’éclate librement et qui n’est plus une gamine. » Je me mords la lèvre, baissant un instant le regard. Pour mon père, je serais éternellement la petite dernière, suffit de lui demander mon âge, il répondrait sans aucun doute quinze ans. Sauf qu’en regardant l’émission, il doit se rendre compte que je suis désormais une vraie femme et j’ai envie de connaître sa réaction. De savoir ce qui pense de tout ça. « Mais mes frères ont posté un message sur mon profil et c’est leur façon à eux de me soutenir. Donc je suis plutôt soulagée. » Voilà mon état d’esprit là tout de suite. Je suis soulagée, bien que pas complètement détendu. « J’espère juste pouvoir être pris au sérieux lorsque j’aurais des choses à dire à tout le monde. » que je conclue, avec un petit sourire, en haussant les épaules. « Et toi, t’es vraiment si serein ou c’est ton côté les émotions c’est pour les faibles ? » Quitte à lui confier mes doutes, j’aimerai pouvoir connaître les siens en retour, même si j’imagine que c’est beaucoup plus compliqué de faire parler Santo.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Mer 29 Avr - 21:48

Sa gueule à Santo elle s'était illuminée d'un sourire moqueur. Y'avait un truc simple avec Kara, comme s'il s'était replongé direct dans ses années adolescentes. Santo il avait l'impression de parler à ses potes, aux meufs de ses potes, aux filles du quartier. Kara c'était cette grande gueule à l'américaine. L'Harlem des faubourgs. Elle jouait la diva au même titre que lui jouait son rôle de provocateur. Ce truc entre eux il marchait bien, et Santo il regrettait pas de l'avoir secouée d'emblée à leur arrivée. Il croyait vachement au destin, il croyait vachement aux signes, à la chance forcée. Dans sa tête, si ça avait pas commencé comme ça entre eux dès le premier jour, ça n'aurait pas pu se construire par la suite. L'américaine elle exacerbait ses attitudes de petit con, son arrogance de mec de banlieue, et sa fierté d'italien. Mais il se sentait vivant, et ça, il crachait pas dessus. Il avait agité ses mains à la napolitaine, comme pour lui dire allez cause toujours, et s'était contenté de hausser un sourcil en détournant son regard. De son côté il temporisait, il cherchait dans son amas de fringues celles qui pourraient lui permettre de sortir de sa léthargie récente. Il arrivait pas vraiment à mettre un doigt sur la cause de ce malaise. C'était peut-être le fait de n'avoir toujours pas cramé de secret. C'était sans doute l'idée d'avoir des indices dévoilés sur sa gueule dans quelques heures. C'était un peu l'idée de son anniversaire qui approchait. Bizarrement il se demandait s'il recevrait des messages de ses potes et de tous ceux qui étaient restés à Napoli. Le fait d'être en Europe, si proche d'eux, ça le secouait pas mal. Santo il avait fini par capter le regard de Kara et lui poser la question la plus simple qui soit. Elle avait pas exacerbé son malaise, mais il s'était vaguement demandé comment les filles qu'il connaissait auraient réagi à une telle histoire. Et ça l'avait travaillé. Luci' et toutes les autres elles auraient pas supporté que leurs pères voient ce genre d'images. Les filles chez lui elles étaient fières, extrêmement fières, mais elles restaient les princesses de leurs pères. Kara, ça avait l'air d'être un peu son cas. Oui j'ai vu la photo. Il avait appuyé. C'était sa façon à lui de lui indiquer qu'il s'en était soucié, même de loin. Ca se voit que vous êtes proches. Bizarrement il savait pas vraiment quoi dire pour être réconfortant. Santo c'était ni un grand bavard, ni le grand frère réconfortant. Sa façon à lui de gérer les choses elle était plus directe et révélait un manque évident de recul. Mais il était sincère. Laisse jamais quelqu'un te faire croire ça. Être pris au sérieux c'était une action du terrain. Lui il avait appris ça avec le temps. Il l'avait dit à Cami, parfois ça impliquait de se buter deux fois plus, parce qu'il était jeune et que dans un monde encore paternaliste sa gueule blonde était rarement écoutée du premier coup. T'y vas comme un bulldozer et c'est tout. Il avait amorcé un sourire avant d'enlever son jean pour enfiler son pantalon noir. Santo, sa seule qualité évidente, c'était cette capacité à switcher du mode déconneur au mode psychologiquement impliqué dans une cause plus grosse que lui. Mais il était en partie responsable de ses doutes, à Kara, donc il pouvait assumer pour deux. Non, c'est pas si simple. Elle tapait juste, Harlem, évidemment qu'il y avait des contreparties à son assurance. C'est pas une question d'émotions, c'est une question de respect. Santo il avait pas vraiment de soucis à parler de ses émotions, il savait que si on le poussait il pouvait se montrer super sensible. Mais là c'était pas ce terrain là qui était impacté. Y'a mon ex qui doit mater de temps en temps et même si on est clean vis-à-vis de nos relations, j'ai pas envie que ça l'affecte. Dans sa tête, c'était mathématique. Les choses devaient être claires. Santo il aurait toujours un énorme respect pour Luci' et elle méritait pas que sa famille de merdeux lui tombe dessus parce qu'il s'amusait à la télé.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Jeu 30 Avr - 1:31

Je me sens bien mieux après avoir vidé mon sac. J’ai l’habitude d’avoir mon gang de copines à l’extérieur du jeu qui sont toujours là pour me conseiller quand j’ai un truc qui me tracasse. Elles ne me connaissent pas cœur et savent lire en moi si facilement. Ici, c’est différent. J’ai beau bien m’entendre avec un groupe de filles, au fond, elles ne me connaissent pas si bien que ça. C’est pour cette raison que la simple question de Santo à laquelle j’aurais pu simplement répondre oui me sert d’exutoire. Je lui confie mes craintes sur l’image que je peux donner à mes frères et à mon père dans cette aventure, puis le soulagement que j’ai ressenti lorsqu’ils ont posté cette simple photo sur les réseaux. D’ailleurs Santo a vu la photo, il me dit qu’on a l’air proche. « Oui, personne ne compte plus qu’eux. » Ma famille, c’est tout pour moi. C’est pour ça qu’on vit tous encore avec mon père et que personne n’a très envie de prendre son indépendance. On est bien ensemble et même si on est toujours en train de se vanner entre nous, on ne peut pas vivre les uns sans les autres. Je suis sûre et certaine qu’à l’heure actuelle, je manque à leur quotidien. Comme ils manquent au mien. Leur message sur les réseaux sociaux, c’est ce dont j’avais besoin pour me sentir bien. Non, la seule chose qui arrive encore un petit peu à me préoccuper, c’est de pas être pris au sérieux par les autres candidats, même par les téléspectateurs. J’ai besoin qu’on m’accorde du crédit, au moins dans ce jeu. Santo me balance de manière assez inattendue ce que j’avais envie d’entendre inconsciemment. Ses mots me rebooste assez rapidement. J’avais juste besoin de me sentir soutenu, sauf que ma fierté de gamine des banlieues m’empêche bien souvent de le faire comprendre explicitement. C’est qu’on doit être fort et mature à des âges où on aimerait juste pouvoir jouer tranquillement, puis une fois adulte, on te demande de montrer le moins possible tes faiblesses. Pleurer ou se plaindre, c’est pour les faiblards. On est formaté de cette manière très tôt. Alors j’amorce un sourire lorsque j’entends Santo me dire de foncer dans le tas, mais je reste silencieuse face à ses mots. J’ai envie de connaître également son état d’esprit, même s’il n’a pas trop l’air d’être chamboulé par cette situation une seule seconde. Pourtant, j’en viens à penser le contraire quand je vois ce qu’il a posté sur son profil, comme pour pouvoir contrôler la situation. Il finit tout de même par s’ouvrir un peu et par me dire que non ce n’est pas si simple. J’en oublie presque ma recherche pour la tenue parfaite, continuant de le fixer en attendant la suite. Elle ne tarde d’ailleurs pas à arriver, m’assurant qu’il ne s’agit pas d’une question d’émotion, mais plutôt de respect. Je ne comprends pas où il veut en venir. Et il se décide enfin à cracher le morceau. Je suis quelques peu surprise par cette annonce, je dirais même assez gênée. « Je vois … » ce sont les seuls mots qui sortent de ma bouche, encore assez dérouté par ce qu’il vient de dire. « Je t’assure que si j’avais su pour ta relation avec ta copine ou ton ex, peu importe, je ne me serais jamais permise d’aller aussi loin dans ce petit jeu entre nous … » La situation me rend tout de suite mal à l’aise. Je suis loin d’être la traditionnelle meuf à la recherche du prince charmant, cela n’empêche que je me mets toujours dans la peau de ses filles super amoureuse d’un mec et qui souffre en le voyant s’amuser avec une autre ; je suis loin d’être fan du rôle que je joue là-dedans. « C’est la mère de ton fils ? » Malgré le malaise que je ressens, j’essaye aussi de comprendre un peu mieux Santo et d’en savoir plus sur lui.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Jeu 30 Avr - 8:46

Il savait bien qu'en s'aventurant sur ce sujet il allait ouvrir un boulevard à des discussions casse gueule. Santo c'était un bulldozer, mais quand il s'agissait de parler psychologie, émotions et n'importe quel autre sentiment, y'avait plus personne qui suivait. Lui c'était un mec de l'action, son instinct savait comment gérer des choses extrêmement concrètes. Re-motiver Kara par rapport à son message, sa confiance en elle, c'était un truc qui lui plaisait bien. Mine de rien il aimait avoir ce rôle là, celui du mec qu'on écoutait et dont on appliquait les paroles. Sur certains points il avait l'impression de la comprendre par coeur, Harlem. Sa famille, ses valeurs, sa détermination. C'était des choses simples, peut-être théoriques, mais ça lui parlait. Parce qu'au fond, lui, c'était tout ce à quoi il s'accrochait. Santo il en avait foutu pas mal des revers et uppercuts à sa petite vie depuis qu'il avait bifurqué vers les US. Mais Kara c'était plus vraiment ça qu'elle voulait entendre. Et lui, d'un coup, il était beaucoup moins délicat dans ses réponses. Tant qu'il s'agissait de balancer des concepts, comme le respect, il savait bien faire. Il avait qu'à replonger direct dans ses pompes de napolitain extrêmement fier. A défaut d'avoir été vraiment élevé par ses parents, c'était un gars à qui on avait toujours inculqué le poids de valeurs très fortes. Le problème c'était qu'à force d'entendre la théorie, il avait énormément de mal à adapter la pratique. Le respect, pour lui, c'était aussi de ne pas foutre Kara mal à l'aise. Et maintenant qu'il avait été au bout de ses pensées il pouvait pas s'empêcher de s'accrocher beaucoup plus à elle, qu'à la parcelle d'histoire qu'il venait de lui raconter. Mais non. Il s'était complètement braqué face à elle. Fallait qu'elle l'écoute, Kara, au lieu d'interpréter ses mots. Je te parle pas de sentiments là. Il fallait qu'il temporise, à défaut d'être clair. Mais Santo il pouvait pas s'empêcher de répondre du tac au tac. On n'est plus ensemble, j'ai mes histoires, elle a les siennes. Y'a pas de malaise. Même s'ils s'étaient revus, Luci' et lui, fallait pas croire qu'en 5 ans ils avaient su gérer la distance. Leur relation c'était aussi des disputes et de la rancoeur. Mais sa famille c'est des gros cons et je sais qu'ils la rateront pas. Et Santo ça le dérangeait pas le moins du monde de balancer ça. Il avait aucune raison de mâcher ses mots face à des personnes qui étaient sorties de sa vie. Finalement il avait hoché la tête en souriant. C'était plus facile pour lui de s'accrocher à la gueule blonde du môme que d'essayer de mettre des mots sur son concept de relation. La crapule. Santo il était pas ravi d'être loin de son môme, mais avec le temps il avait aussi su développer une extrême fierté à son propos. Le p'tit, c'était son sang. Il avait un devoir envers lui et c'était pas pour rien qu'il se saignait au quotidien pour renvoyer l'argent à Napoli. Mais y'avait encore autre chose à quoi il pensait, là tout de suite. Arrête de tirer cette gueule. Il avait soufflé en plantant son regard dans le sien. Santo il la provoquait, parce que leur jeu il avait commencé comme ça. D'où tu te préoccupes de moi, Harlem ? Fallait pas qu'elle commence à se sentir mal pour sa petite vie à lui. Il avait amorcé un sourire. Je vais devoir m'inquiéter d'avoir foutu un 10-0 à tes ex avec mon strip-tease ? Il était mauvais quand il s'agissait de mettre des mots sur ses ressentis, mais la vérité il la lui avait dit l'autre soir. Il regrettait aucunement, Santo.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Jeu 30 Avr - 19:43

Sur le moment, y a pas à dire, je suis pas à l’aise. J’ai presque envie d’attraper n’importe lequel de ses t-shirts pour l’enfiler maintenant que je repense au fait d’être en soutif devant lui. Je n’aime pas ça le manque de respect, surtout envers une femme. C’est vrai que je ne lui dois rien moi à son ex, mais je peux pas m’empêcher d’être mal pour elle et me mettre à la place de ses femmes en couple avec des mecs pas toujours très stable. Sauf que Santo reprend la parole, il a même l’air d’être irrité par ma réaction. Je suis à côté de la plaque. Il n’est pas question de sentiment là-dedans, ils ne sont plus ensemble d’après ce qu’il dit. C’est une histoire avec sa famille qui a l’air bien complexe et qui me dépasse vraiment. Je suis mitigée en entendant tout ça, je ne pensais pas que derrière cette personnalité se cachait des histoires aussi complexes et en même temps, je n’arrive pas à être totalement surprise. J’ai beau croire que je comprends bien des choses chez ce garçon, y a encore des détails qui me dépassent complètement. Santo, il ne tarde d’ailleurs pas à remarquer que tout cela, ça me contrarie quand même. Mes yeux retrouvent les siens quand il me demande d’arrêter de faire cette gueule. Je me sens pris sur le fait, mais je me détends déjà plus facilement que y a quelques minutes. « Prends pas tes rêves pour la réalité, le rital ! » Un sourire revient progressivement s’installer sur mes lèvres, retrouvant mon assurance peu à peu. Il a vu juste, je me soucie de lui plus que je devrais et je ne saisie même pas pourquoi. Il a l’air de savoir gérer sa vie comme il le souhaite ou du moins, il arrive très bien à le faire croire. Alors, je n’ai pas à me mêler de tout ça. Quand il me demande si lui doit se soucier d’un quelconque ex, je retrouve complètement mon assurance, pouffant de rire. Je reprends ma recherche de mes fringues pour la soirée qui ne va pas tarder à commencer et où je serais une nouvelle fois en retard si je ne me décide pas. « T’as pas à t’en faire pour ça, le seul mec que je peux considérer comme un ex n’a certainement pas pu voir les images là où il se trouve. » Je m’arrête quelques instants me rendant compte de mes propos qui peuvent porter à confusion. « Il n’est pas mort, je te rassure. Il a pris sept ans pour trafic de drogues. Je suis restée à peine deux mois avec et j’avais seize ans. J’étais contente de sortir avec un mec plus vieux qui avait la voiture pour venir me chercher après les cours. » Je ris à mes propos. Là, je passe clairement pour une meuf matérialiste, mais bon j’étais qu’une adolescente. « Sinon, je n’ai pas d’autres ex, t’as mis 10-0 à personne ducon. » faussement froissée par sa remarque. Contrairement à ce qu’on peut penser, mon célibat est clairement un choix. Je ne suis pas fait pour les longues relations, faisant capoter la moindre relation qui prend une direction trop sérieuse. Mon manque de stabilité et mon besoin d’indépendance prennent toujours le dessus sur mes émotions. C’est pour ça que rien ne dépasse souvent le stade du plaisir charnel ou de l’amitié fusionnel, mais bien loin des sentiments amoureux.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Ven 1 Mai - 1:54

C'était assez facile pour lui d'aborder ce sujet Lucia + baby, créer un peu de malaise, et retomber dans ses baskets trois minutes plus tard. Santo c'était pas la première fois qu'il devait expliquer ce bordel à d'autres personnes et à chaque fois on s'étonnait soit de son âge, soit de la distance qui le séparait de sa famille. Alors oui, dans son monde idéal il l'aurait épousée direct Luci', et il serait à Naples en train de glandouiller à la mer avec le petit. Mais il avait accepté depuis longtemps que son monde idéal il était aussi loin de le toucher que son american dream. C'était pas facile de résumer en quelques phrases une histoire qui s'étalait sur quelques mois d'attachement et des années d'acceptation. Il se retrouvait un peu dans la décontraction de Maci à aborder le décès de son mari. Sauf qu'il était pas aussi délicat que la californienne, Santo. Et qu'en plus il était suffisamment déconnecté de la psychologie féminine pour ne pas capter qu'il agissait comme un con. Ce qu'il ressentait c'était souvent ce qu'il voyait à un temps t. Et toutes ses réactions elles étaient fondamentalement basées sur ces analyses à très court terme, plutôt qu'à une réflexion plus poussée. En voyant Kara s'agiter il avait cherché rapidement à poser des mots sur sa réalité, sa vérité. Le blond il était à l'affût de son regard pour détendre à nouveau l'ambiance avec ses phrases bien claquées. Pour ça il avait toujours été bon. S'imposer et influencer une situation. Il s'était marré à son tour en entendant le sobriquet avec lequel elle l'appelait depuis quelques jours. Là, les choses redevenaient normales. Il avait profité de cette trêve pour mettre la main sur une chemise et l'enfiler. Kara, son histoire elle lui avait d'abord arraché un haussement de sourcil, puis un sourire moqueur. Il le sait ça, ton père ? Que le fruit de ses entrailles s'était entichée d'un bad guy. Tu lui as reparlé à ce mec depuis ? La prison à Naples c'était toujours un truc qui gravitait au-dessus de leurs têtes. Dans le quartier y'avait toujours quelqu'un qui en sortait et quelqu'un qui s'y rendait. Eux ils avaient jamais vraiment eu peur de se faire attraper par les flics, malgré leurs conneries adolescentes, parce qu'à l'époque ils se sentaient tous immortels. De son côté il était bien content de s'être barré de Naples pour ça, quand il voyait où se retrouvaient certains de ses potes d'enfance. Il avait officiellement adopté son sourire goguenard au coin des lèvres. La victoire est absolue alors. Pendant qu'elle traînait toujours en soutif, lui il avançait dans sa petite préparation. Pourquoi t'aimes pas les flics ? C'était un truc qu'il se demandait depuis leur premier tête à tête. Pour lui y'avait toujours une histoire derrière ce genre d'affirmations. De son côté il en avait plein des raisons. Mais ça l'intéressait de comprendre si à l'échelle de son quartier à elle les gamins ressentaient cette même amertume, où si leurs problèmes étaient radicalement dissociés.

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la paranza dei bambini
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Kara
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Message (#) Sujet: Re: curtains up (dim, 18h) — Dim 3 Mai - 16:18

Reparler de mon ancienne relation me fait sourire et me remémore d’anciens souvenirs de mon adolescence qui ne remonte qu’à six en arrière. Pourtant, je me souviens de chaque détail de cette époque d’insouciance et à quel point j’étais immature également. J’en oublie presque de chercher une tenue pour la soirée qui ne va pas tarder à commencer et je pense à quel point j’étais fière d’être avec ce mec devant mes copines lorsqu’ils venaient me chercher au lycée. Il avait une voiture et quatre ans de plus que moi, de quoi rendre jalouse toutes les filles du bahut. Le simple fait qu’il me paye quelques restos et ciné me suffisait, parce que pour moi à l’époque, c’était ça à l’amour. J’en rigole aujourd’hui, parce que j’ai bien compris que ce n’était pas du tout de l’amour que je ressentais pour lui, peut être un peu d’affection et de reconnaissance, mais bien loin d’un sentiment amoureux. Et pourtant, j’en étais convaincu à l’époque. Quand Santo me sort de ma rêverie, c’est pour me demander si mon père est au courant. Il doit se douter de la réponse, puisque j’en parle face aux caméras sans sourciller. D’ailleurs, je ris en entendant cette question. « Oh oui, un soir en rentrant avec lui mon père l’a chassé à coup de balai et il lui a dit que s’il tentait de me revoir, il lui enverrait l’un de mes trois frères. » Je ris de nouveau en revoyant cette scène qui ne m’avait pas fait rire à l’époque. J’avais même piqué une crise à mon père et pleurait en pensant ne jamais me remettre de cette rupture. Puis finalement, j’y ai survécu et j’ai compris que je n’étais pas amoureuse. « Ouais, il s’est mis à sortir avec plusieurs filles de mon quartier, donc je le croisais souvent. » Je hausse les épaules, toujours le sourire aux lèvres. Finalement, mon père n’avait pas si tort que de vouloir m’éloigner de ce coureur de jupons. « Mais depuis qu’il est en prison, pas trop. » Il arrive qu’au détour d’une conversation avec des potes, son nom soit mentionné pour réitérer ses exploits du passé ou pour raconter ses frasques en cellule, mais il y a bien longtemps que je ne cherche plus à savoir ce qu’il devient. Je me tourne de nouveau vers mes fringues et là, je me décide pour une petite robe dorée. Elle est classique, mais fera l’affaire pour ce soir. Je ne relève pas la petite phrase qu’il lâche concernant sa soi-disant victoire, mais je suis surprise par sa question. Pourquoi je n’aime pas les flics ? Je ne m’y attendais pas, mais je trouve la réponse assez prévisible. Je ne réponds pas tout de suite, enfilant ma robe par-dessus ma tête avant de l’ajuster correctement. « Tu sais aux states, il ne vaut mieux pas être noir et pauvre, sinon t’as le droit au contrôle d’identité à chaque fois que t’es dehors. Et en sachant qu’en plus, je participe souvent à des manifestations assez virulentes, j’ai souvent fini en garde à vue. » Rien qui ne me donne envie d’apprécier les flics pour le coup. J’attrape mes bottes que j’enfile avant de reposer mes yeux sur Santo « Prêt ? » On se dirige alors vers le salon, impatiente de savoir tout ce que l’on va pouvoir découvrir lors du prime.

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