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 let it happen (jeu, 14h)

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Santo
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Message (#) Sujet: let it happen (jeu, 14h) — Lun 4 Mai - 7:24

@carl

Santo il avait suivi de loin les hésitations de Carl et avait finalement décidé de se joindre à ses débats intérieurs. Si t'y vas j'y vais. Il parlait de la patinoire, of course. Le blond il avait jamais foutu un pied dans un patin à glace mais dans sa tête ça serait sans doute pas pire que ses premières tentatives en skate. Maintenant qu'il avait cracké le code ça allait. Le code qu'il avait pas cracké par contre c'était celui de Carl. Santo il avait été honnête avec Rosa la semaine dernière, vis-à-vis de lui. Il s'en branlait pas mal de son penchant fouine et de ses déclarations enflammées dès la première semaine. Santo il pensait avant tout que l'irlandais il avait de sacré couilles pour s'exposer comme ça dès les premières semaines de jeu. Même lui, en bon italien romantique, il l'aurait pas tenté aussi frontalement devant des millions de personnes. On se fait une clope avant ? Il en avait glissée une entre ses lèvres et tendu son paquet à Carl. Les fumeurs de la baraque on commençait à les reconnaître depuis vingt jours. Fallait pas compter sur Santo pour diminuer une consommation qu'il avait attaqué à ses 11 ans. Carl c'était peut-être l'un des rares gars avec qui il avait pas causé plus que ça. Pourtant le napolitain il était pas mal attiré par l'aura du petit premier. Y'avait un truc inédit qu'on trouvait chez Carl et que lui n'avait jamais vraiment vu ailleurs. Il arrivait pas encore à mettre le doigt sur quoi, mais Santo c'était un grand curieux avant d'être un fin stratège. Les deux éléments se nourrissaient, mais il était quand même plus propice à se jeter dans la gueule du coup qu'à anticiper un putsch. Depuis qu'il était môme il avançait en équilibriste. Au début c'était facile, parce qu'à Naples tous les gamins ils devaient se faire leur petit bout de chemin en solo pour s'affirmer. Puis Santo il était devenu pote avec un, deux, trois autres mômes comme lui, et ils avaient commencé à avancer en groupe. Là, ça devenait plus compliqué de soutenir la cohésion. C'est quoi le truc que tu préfères faire quand t'es chez toi et que t'as du temps libre ? Face à Carl, il savait pas encore trop comment se positionner, mais pour l'instant, appuyé contre la rambarde, il se la jouait secure, avec son regard gris et son sourire qui switchaient calmement du visage de l'irlandais à la surface de glace.

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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Mar 5 Mai - 1:20

C'est sacrément optimiste de sa part de penser qu'il tiendra plus de deux minutes en équilibre sur ses patins alors que sa dernière fois dans une patinoire remonte à ses dix ou onze ans, et à l'époque déjà il s'illustrait pas franchement par son habileté sur la glace. @Santo a l'air d'avoir eu la même idée que lui et ce qu'il lui lance sur le moment le prend un peu au dépourvu. Il se sent mis au défi Carl et ça lui fout un peu la pression, mais quand il comprend qu'il pourra prendre son temps et qu'ils sont pas forcés de se lancer tout de suite il retrouve son calme. « Sérieux ? Okay, vamos comme on dit chez toi.» il lui sort en pensant marquer des points avec un mot en italien mais manque de pot c'est de l'espagnol, et pour un gars qui est censé l'avoir un peu étudié à l'école c'est vraiment pas fin. Carl adhère complètement au projet de fumer une clope avant de s'élancer et de potentiellement récolter un bras dans le plâtre vu son karma pas fou, et s'il doit offrir à la prod la cascade la plus foireuse de l'histoire de la télévision il sera au moins content d'avoir de la nicotine dans le sang dans un moment pareil. « C'est déjà ma cinquième aujourd'hui mais bon on n'a qu'une peau il parait. » il balance dans un sourire en coin avant d'aller piocher dans le paquet tendu par son camarade. Carl il se demande même pas s'ils ont le droit de fumer ici, au pire ils déclencheront le détecteur de fumée et ils se feront remonter les bretelles, ce sera pas la fin du monde. La question de Santo lui arrache d'abord un petit soupir. « J'ai plus.. vraiment de chez moi. » il l'informe avant de changer radicalement de ton et de visage en songeant au truc qu'il préfère faire durant son temps libre. Une réponse lui vient automatiquement à l'esprit, il hésite pas une seconde. « Mais quand j'ai du temps pour moi à Brighton ce que j'aime par-dessus tout c'est m'aventurer dehors, vraiment n'importe où, pour prendre des photos. C'est aussi ce que je fais ici d'ailleurs quand je sais pas comment tuer le temps, y'a rien qui me rend plus heureux que de sentir que je tiens la lumière ou le plan parfaits. » Ses yeux s'illuminent quand il parle de la photo car comme l'avait très justement souligné Louis c'est une passion pour lui et pas un simple passe-temps auquel il s'adonne quand il sait pas quoi faire de sa peau. « Tu t'es installé aux USA toi il m'semble alors tu dois pas connaitre Brighton ? Bah laisse-moi te dire que c'est une très belle ville, je sais pas encore si j'y resterai mais si j'dois en partir un jour ça me fera quelque chose. » Il pensait pas avoir le coup de cœur pour cette ville en allant s'y installer, à la base Carl il était pas trop chaud pour s'éloigner de son petit village en Irlande mais il doit reconnaitre qu'à Brighton il y a beaucoup plus de vie qu'à Carrick-On-Shannon et que c'est vraiment pas désagréable. Niveau paysages c'était pas gagné pour détrôner ceux du comté de Leitrim mais il est également bien forcé d'admettre que la station balnéaire anglaise possède un charme unique qu'il n'a encore vu nulle part ailleurs. « À quel point c'est différent Miami de l'endroit d'où tu viens à la base ? Désolé je sais plus si c'est Naples ou Florence, j'ai tendance à confondre un peu les deux puis bon la géo et moi ça fait douze alors.. » En vérité il sait très bien que c'est Naples mais il est pas censé être très calé sur le bonhomme vu qu'ils ont pas énormément échangé jusqu'à présent, alors il fait comme s'il était pas bien sûr. Carl on dirait pas comme ça mais il a bien plus d'infos sur ses camarades en sa possession qu'il y parait, et en même temps faut bien que ça lui serve à quelque chose d'écouter quotidiennement aux portes. Quand il lui demande à quel point Miami diffère de son Italie natale c'est pas uniquement au niveau du cadre, il se demande si la qualité de vie y est la même au même titre que les opportunités et les gens, tout ce qui fait finalement que deux villes peuvent offrir deux expériences très différentes à ceux qui viennent y vivre. « Dis Santo, il reprend en se tournant pleinement vers lui pour être sûr de capter son regard au moment où il va formuler ce qui suit : tu penses que j'suis fou de m'imaginer qu'il pourrait se passer quelque chose entre Rosamie et Costa ? » Santo c'est le mec le mieux placé ici pour à la fois le renseigner et le rassurer puisqu'il est le coloc de Rosamie cette semaine et le grand pote de Costa, il a donc un pied de chaque côté et ça Carl il le voit comme une occasion à pas laisser filer même s'il est pas certain que Santo voudra bien être lancé sur le sujet. Après tout ils ont pas beaucoup papoté ensemble jusqu'ici alors il pourrait le voir comme une approche purement intéressée de sa part, pourtant Carl il décide d'aller au bout des choses quitte à se faire rembarrer sèchement. « Pourquoi il plait autant aux filles tu peux me le dire toi ? » il finit par lui demander et cette question ça fait des jours qu'il se la pose, Carl. Le charme à l'italienne, l'assurance et le style bad boy tout ça il a capté que ça plaisait bien aux nanas mais c'est avant tout un grand brun comme il en existe des tas un peu partout - tout du moins de son point de vue, et on se doute bien que Carl il a tout intérêt à banaliser Costa dans sa tête s'il veut continuer de croire aux idées qu'il se fait. Parce que depuis l'arrivée de ce protagoniste imprévu dans le scénario ses illusions en ont pris un coup, et il peut pas s'empêcher de penser que pour une fois son warning intérieur s'est pas déclenché sans raison vis-à-vis de ce mec-là. On le dit parano l'irlandais mais il pense avoir identifié à juste titre sa plus grande menace dans ce chalet - il osera pas l'appeler son rival parce qu'ils jouent objectivement pas dans la même cour tous les deux, et ça il en a quand même bien conscience.

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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Mer 6 Mai - 0:26

Ahah tu sais chez moi c'est plutôt "andiamo", ou "dai". Mais vu que y'a plein d'espagnols dans mon quartier à Miami j'accepte. Santo il s'en branlait royal que Carl s'embrouille entre les langues. Ok il était peut-être ultra chauvin, mais au fond c'était certainement pas à lui de faire la morale sur des notions linguistiques. Le mec il parlait mieux le napolitain que l'italien, alors les expressions étrangères... Y'avait que l'anglais où il se démerdait (pas le choix), mais fallait pas non plus lui demander d'écrire une dissertation. Il souriait vaguement en fixant la patinoire, mais son regard se posait régulièrement sur le visage de Carl. Tu fumes de l'herbe aussi ou que des clopes ? La question était un peu sortie de nulle part mais ça l'aurait bien fait marrer de voir Carl défoncé. Pour Santo c'était un peu naturel de tester tous ces trucs là, vu que ça circulait à la pelle dans les ruelles de Naples. Cette fois il avait allumé sa cigarette avant de se retourner vers l'irlandais pour décrypter ses explications. Santo il avait une image encore assez biaisée de Carl. Son idée elle était totalement façonnée par le regard des autres et les remontées des chroniques. Mais quand il était môme il avait appris à ne laisser personne de côté. Chez eux y'avait toujours besoin d'un mec en plus. Au début c'était celui qui jouait au goal, puis naturellement il se retrouvait partout avec eux. Au port, à la plage, au stade. Les napolitains ils étaient comme ça, un peu méfiants au début et puis explosifs de générosité d'un coup. Carl, dans sa tête, c'était l'underdog. Et par principe ça lui arrachait une sensation d'attachement. Tu dois être sacrément patient. Ca c'était un truc qu'il connaissait pas vraiment Santo. On n'avait jamais réussi à le faire s'arrêter plus d'une demi-heure devant un film, alors rester des heures derrière un objectif pour capturer une image ça tenait de l'impossible. Mais un truc l'avait fait tiquer. Du coup, vu comme tu la décris, c'est Brighton chez toi, non ? Carl il avait un engouement certain dans la voix. Lui il avait pas de vraie passion. Il avait parlé du foot, à Cami, de quand il traînait avec les ultras. Mais au fond ils avaient tous bien compris ici que sa seule et unique passion c'était Napoli. T'as pris un appareil argentique avec toi ? Moi j'ai récupéré un polaroid à Miami mais je sais même pas trop s'il marche. Ca faisait partie des trucs qu'il avait chiné à Giorgio avant de partir. Son pote lui avait filé comme si c'était un cadeau des dieux, alors que le machin occupait la moitié de sa valise et qu'il avait du négocier 50$ de recharges à l'aéroport avant de partir. Miami et Naples ça a rien à voir. Miami ça ressemble à ce que tu vois dans les films, en grande partie. Y'a des grandes avenues, des grosses voitures, des palmiers un peu partout. C'est coloré, mais des couleurs flashy. Et le reste de la ville est super moderne. Naples c'est... des ruelles sinueuses, des vieux immeubles délabrés, un port assez abandonné. Mais quand tu grimpes sur les hauteurs de la ville mon pote, c'est le plus bel endroit du monde. Derrière toi t'as le Vésuve et face à toi la baie de Naples, avec les îles en face et l'eau turquoise. Carl il lui épargnait tous les détails qui allaient avec. L'italien, de base, c'était pas un énorme bavard. Mais si on le lançait sur un sujet qui touchait à ses émotions il s'arrêtait plus. Les deux sont cool, franchement, j'adore Miami. Mais mon coeur il est en Italie. Et ça on le lui enlèverait pas. La Floride elle regorgeait de coins impressionnants, Santo rien que pour aller voir certains fournisseurs il s'était fait des trips cool dans la région. Mais c'était toujours du vite fait. Y'avait ça aussi, comme différence majeure. Miami c'était le boulot. Naples c'était la liberté. Ca, par contre, il le gardait pour lui, le temps d'écraser sa clope en accusant la question de Carl. Je pense pas que tu sois fou, non. Mais s'il lui posait la question c'était aussi parce qu'il connaissait la réponse. Costa, s'il leur plait, c'est parce qu'elles savent que ça durera pas. Santo il en avait connu, des mecs comme lui. Quand il était môme c'était ceux qui se prenaient pour les rois du quartier. Ils savaient jouer, ils savaient se montrer. Costa, c'était encore un peu différent, parce que jusqu'ici il restait discret. Il avait rien du napolitain vulgaire qu'on décrivait souvent dans les autres coins d'Italie. Et je pense que ça rassure tout le monde l'idée de pas s'attacher. Santo il soupesait un minimum ses mots, sans pour autant chercher à lui mentir. Costa y'avait peut-être plein de meufs qui jouaient avec lui, mais ça s'arrêterait sans doute à ça. Y'a que toi qui connais ton secret. Faut te dire qu'au fond on se méfie tous un peu. Ca aide pas, dans les relations. Il essayait de lui apporter une autre vision du truc, parce que Carl il devait déjà en avoir eu pas mal des débats à propos de se relation avec Rosamie. Mais c'était ni son rôle ni son devoir de lui dire de faire gaffe. Y'avait suffisamment de bonnes âmes et de bons darons pour l'avertir du merdier que c'était, ce genre de situations. Lui, il était pas là pour lui foutre un électrochoc.

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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Jeu 7 Mai - 4:10

Andiamo, il enregistre. Ce serait l’équivalent italien du vamos qu’il vient maladroitement de sortir et Santo fait bien de le préciser, il aurait vraiment pas su dire ce que ça signifiait sans ça. C’est comme s’il découvrait que les mots étaient vraiment différents d’une langue à une autre Carl, alors que bon il s’en était déjà un peu rendu compte du temps où il suivait des cours d’espagnol et c’est d’ailleurs pour cette raison qu’il a lâché super vite l’affaire. La simplicité sinon rien, c’est un peu sa devise à l’irlandais. Mine de rien il les admire ses camarades italiens, israéliens ou encore philippins, car lui n’aurait pas eu le courage de se ramener dans un programme étranger et de s’adapter à la langue commune. Il veut bien croire qu’ils partaient tous avec de très bonnes bases mais même, c’est un coup à prendre et lui n’aurait pas pu. Il accueille la question de Santo avec un léger sursaut, avant de secouer la tête. « Non non, les clopes et c'est tout. » Il est même tenté d'ajouter que c'est déjà pas mal vu les effets qu'il pourrait récolter sur sa santé d'ici quelques années, et même si les occasions se sont déjà présentées il s’est jamais laissé tenter par autre chose. Depuis qu’il a vu le témoignage vidéo d’un gars qui a perdu contact avec la réalité à cause d’un joint de trop il est un peu allergique à ces machins-là, Carl. Il juge pas tellement utile de lui retourner la question parce que la réponse il pense la connaître, du coup. C’est pas un truc qu’ils pourront un jour partager tous les deux mais c’est pas grave, ils en trouveront bien d’autres. Bon, l’amour de la photo non plus apparemment et pour Santo il doit être sacrément patient pour s’y épanouir comme ça. « Même pas, j'crois que je suis juste passionné en fait. » il déclare dans un léger sourire car dans le genre patient on a connu mieux quand même. Ça dépend pour quoi en fait, y’a bien quelques situations où il peut faire preuve d’une patience hors pair mais rien dont il puisse tellement se vanter. La photo c’est un truc dans lequel il s’investit à fond et quand il se lance là-dedans il se laisse tellement absorber qu’il en voit plus le temps passer Carl. Brighton, c’est une ville qui a tout pour lui plaire et pour laquelle il a développé un véritable attachement en deux ans, et pourtant il a pas l’impression d'en avoir fait son chez lui. En vérité Carl il se sent chez lui nulle part et ça fait longtemps que ça dure. « J'sais pas si on peut tellement dire ça, en dehors de mon job d'au pair j'ai rien à Brighton. Enfin si y'a quelques coins que j'aime et j'ai mes petites habitudes en ville mais ça suffit pas pour se sentir chez soi, je crois pas. » C’est surtout pas évident de se sentir chez soi quand on navigue de famille en famille en sachant pertinemment qu’on sera jamais intégré comme un membre à part entière, et qu’on finit par atterrir dans une coloc pourrie avec des gars qui n’ont pas non plus fait de son intégration leur propriété. Des gars qui n’ont d’ailleurs pas été foutus de le rattraper en voyant qu’il avait oublié son appareil photo - car il peut pas croire qu’ils s’en soient pas aperçu super vite, sachant qu’il avait tendance à le laisser traîner un peu partout. « Non, tu vas rire mais j'ai laissé mon appareil à l'appart. Si mes collocs l'ont pas jeté à mon retour j'aurai de la chance, du coup ici j'me contente de la tablette qu'on nous a filé et ça va, je trouve qu'on peut faire de jolies photos aussi avec ces trucs ! » Venir sans son matos c'est un peu le comble pour un potentiel aspirant photographe, il le sait bien. C’est sûrement le seul mec assez tête en l’air pour oublier l’objet qui lui permettrait de s’adonner à sa plus grande passion dans une aventure de plusieurs semaines, un peu comme si un musicien avait zappé de prendre sa guitare, ça n’a pas de sens et pourtant il l’a fait. « Ça m'intéresse ton polaroid par contre ! » Pas pour lui piquer, déjà pour voir s'il serait capable de le faire fonctionner pour lui et puis ensuite ils pourraient éventuellement négocier de se le passer si Santo a rien contre mais ça il ose pas trop le proposer directement. Le contraste entre Naples et Miami est assez saisissant de la façon dont Santo en parle, il comprend bien que ces deux coins n’ont pas grand-chose à voir l’un avec l’autre. « Vu comment t'en parles je crois que j'aimerais mieux habituer à Naples moi, ça a l'air plus.. pittoresque ? C'est le mot qu'a employé William au début pour parler d'Hallstatt il me semble, ça veut dire que c'est charmant au point de mériter d'être peint, ou quelque chose comme ça. » Une ville avec une âme en gros, c’est un peu ce qu’il veut dire mais il parvient pas à l’exprimer avec ses propres mots d’où cet emprunt au Maître. « Pourquoi t'y retournes pas alors si ton cœur est là-bas ? » Carl il a le chic pour poser le questions bateau qui découlent très simplement des confessions qu'on peut lui faire, mais là ça l’intrigue vraiment. Santo il a l’air super attaché à ses origines et à côté Miami semble pas lui vendre autant de rêve, alors il s’interroge sur la possibilité qu’il pourrait avoir -ou non- de suivre son cœur et de retourner au pays. Il intègre après ça qu'il est probablement pas fou de s'imaginer que quelque chose pourrait se passer entre Rosamie et Costa, et même s'il attendait de Santo une réponse honnête il faut avouer que ça tranche un peu trop avec ce qu'il était prêt à entendre. « Tu crois que Rosamie ce qui l'intéresse c'est une relation sans engagement aussi ? » il demande à Santo comme s’il avait la réponse, or y’a que Rosamie qui sait vraiment ce qu’elle veut et ce dont elle ne veut pas. Ça le rassure pas des masses Carl, d’ici à ce que le piédestal se fissure il en est peut-être pas loin. La fille qu'il idéalise dans sa tête depuis trois semaines est pas censée vivre un truc sans avenir avec le premier gars venu, c'est pas du tout dans le script et c'est surtout pas ce qu'il a envie de voir de Rosamie ici. À la fois pour pas que ses sentiments soient durement heurtés et pour pas que l'image super lisse qu'il a d'elle en pâtisse, parce qu'il y aurait pas que ses illusions qui partiraient en fumée dans un tel cas de figure. Et il a pas envie d’en arriver là car ça sonnerait pas la happy ending que tout le monde a l’air de s’imaginer, alors il espère franchement que Rosamie n’est pas intéressée par ces histoires qui ne veulent rien dire (de son point de vue de gros romantique) et qui sont tout juste bonnes à durer le temps d’une saison. Costa peut bien faire ce qu’il veut c'est lui que ça regarde, mais son binôme mérite carrément mieux que d’être une passade parmi tant d’autres. « Je sais pas comment vous faites, moi je sais pas faire autrement que m'attacher. » il souffle tandis que son regard se décroche de Costa pour filer droit devant eux. Quant à son secret qui pourrait bloquer les autres, c'est un truc qu'il peut comprendre mais qu'il parvient pas forcément à accepter. « Vous auriez vraiment tort de vous méfier de moi.. » Carl il a conscience que son secret pourrait ne pas plaire à tout le monde ou même être carrément mal interprété, mais ça changera rien à tout ce qu'il aura montré dans ce jeu. Il veut bien que l'excuse du secret empêchant de totalement cerner la personne s'applique à certains candidats, mais il tient à faire entendre que le concernant y'a zéro risque. Il se défend d’un truc dont il est pas officiellement accusé, et c’est tellement Carl de réagir comme ça. « J'suis vrai ici, y'a pas de deuxième Carl tapi dans l'ombre qui sortira de derrière le rideau quand on m'aura percé à jour. » Ça a le mérite d’être dit, maintenant si son camarade veut quand même en douter il pourra rien contre ça. « Tu peux en dire autant toi ? » il lance à Santo pas du tout dans l'optique de le provoquer, mais simplement parce qu'il le connait encore trop peu pour avoir une idée du genre de secret qu'il peut dissimuler. Carl il a pas le réflexe naturel de se méfier des gens et ça lui a joué des tours plus d'une fois, mais il oublie pas où il a mis les pieds, et puis ses camarades sont là pour lui rappeler assez souvent qu'ils n'ont aucune garantie sur ce que les autres sont vraiment ici. Il part aussi du principe que dans un jeu où on peut faire croire tout et n'importe quoi aux autres ils doivent pouvoir s'attendre à se manger une sacrée claque quand certains masques tomberont. « Et t'es ici pour gagner non ? » il l'interroge dans l'esquisse d'un sourire entre deux bouffées de clope. Santo il a tout du mec ambitieux et joueur qui se choisira les bons alliés pour aller loin, et puis ça l'étonnerait pas non plus qu'il soit à fond sur l'argent et qu'il vise aussi bien la place suprême pour sa fierté perso que pour rafler un max. C'est difficile à comprendre pour certains mais on peut se lancer dans cette aventure sans forcément cibler la victoire à la fin. Ils sont pas tous dotés du même instinct de compétiteur et Carl par exemple il s'en fiche pas mal d'aller au bout de ce jeu, c'est pas son but en étant ici et à vrai dire il est même pas certain d'en avoir un.

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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Ven 8 Mai - 19:27

Les clopes et c'est tout. Ok, enregistré. Il aimait bien balancer des grandes phrases comme ça pour titiller les personnes Santo mais il savait aussi s'arrêter quand ça répondait pas en face. Carl on lui avait suffisamment prêté des troubles psychologiques zarbi avec les différents buzz que bon c'était pas le moment de l'enfoncer avec des questions d'addiction. En attendant ils étaient plutôt bienheureux tous les deux à se fumer leur clope sans se lancer sur la glace. Santo il s'en branlait, ils avaient plein de temps devant eux et vu son peu d'échanges avec Carl jusqu'à aujourd'hui, il préférait en profiter. Il avait hoché la tête quand l'irlandais lui avait parlé de passion. C'était beau, dit comme ça. Lui il s'était jamais vraiment posé la question, avant Thrown Dice. Cami l'avait poussé à réfléchir à un truc et il lui avait parlé des ultras, mais la vérité c'était qu'avant ça Santo il avait pas intellectualisé la chose. C'était un gars qui marchait à l'instinct et à la pulsion. Tout ce qu'il entreprenait c'était pour des raisons évidentes, un bonheur rapide, l'adrénaline, l'excitation. Y'avait pas plus de réflexion. Et du coup il avait du mal à coller une étiquette à un type de pratique. T'as pas envie de retourner en Irlande ? Il retombait dans le même schéma de questions qu'on lui posait souvent, mais en même temps il avait pas assez de billes sur Carl pour se souvenir de tous les détails de sa vie. Il se rappelait de son métier, au pair, et du fait qu'il était parti de sa ville natale. Le reste, c'était surtout des informations amenées par les autres, ou le classique refrain à propos de sa passion pour Rosamie. Qu'est-ce qui te fait te sentir chez toi ? Elle était surtout là, la question. Lui il avait aucune difficulté à retracer les éléments de Napule qui le faisaient s'épanouir et qui lui permettaient de relier ses différentes émotions. C'est des connards s'ils font ça tes collocs. Il avait lâché ça sans trop réfléchir. Santo il avait pas vraiment de filtres dans ses réponses, il disait ce qu'il pensait. Jeter un truc qui tenait de la passion c'était une attitude imbuvable. A Napule ce serait pas passé. Les mecs chez lui ils sortaient trop les griffes quand il s'agissait de défendre un truc. Aussi bête soit-il. Ils avaient ces attitudes de sanguins à deux balles, et tout prenait l'allure d'une atteinte à l'honneur. Ok quand on retourne au chalet je te le file. S'il marche je te le prête. Pour ça il était pas du tout égoïste. Il venait d'un coin du monde où les gens avaient peu de biens propres. Alors quand un pote récupérait un truc, ce truc appartenait d'office à la bande, plus qu'à un individu. Ils avaient pris l'habitude de tout partager. Pour lui c'était évident que Carl pourrait en profiter. C'est super beau Naples. Surtout au moment du coucher de soleil. Tu vas un peu dans les hauteurs et bam, tu vois le Vésuve et la mer illuminés. Ca valait tous les tableaux du monde. Santo il avait aucune limite à ce niveau, mêmes les endroits les plus moches de sa ville il les trouvait beaux. Même son quartier pourri, avec ses tours de l'après-guerre et ses hangars désaffectés, il le trouvait beau. C'était une ville qui avait une âme, au-delà d'un décor. Je sais pas, je me pose vachement la question dernièrement, en vous parlant. A Miami les autres s'en branlaient de ses petits états d'âme. Ses potes, c'était aussi d'anciens collègues, et quand ils se voyaient ils parlaient de chose bien plus concrètes. Et son ancien associé c'était le mec qui l'avait accueilli à son départ de Naples, par principe il avait aucun intérêt à miser sur un gars qui comptait se barrer. Santo, bosser tête baissée ça lui avait permis de zapper un peu sa frustration et de niquer son petit système. Mais maintenant qu'il se retrouvait face à 20 gars qui le connaissaient pas, qui connaissaient pas sa vie et qui connaissaient pas son monde, il avait plus de mal à garder cette distance là. Ici ils finissaient tous par lâcher bien plus qu'ils ne le souhaitaient. Je me dis que la ville que j'ai laissé a changé. Et que mon taf est confortable. C'est peut-être un caprice. Il avait haussé ses épaules en écrasant sa cigarette. Ca l'intéressait nettement plus de bifurquer sur le sujet Rosa/Costa/Carl parce qu'au fond Santo il détestait se sentir vulnérable. Et à ce propos il avait des idées bien marquées, même si ça allait pas forcément plaire à l'intéressé. Je sais pas ce qu'elle veut Rosa. Mais à ce stade c'est quand même plus facile de prétendre qu'on veut pas s'attacher. Carl il pouvait pas s'attendre à autre chose de se part. Franchement Santo c'était pas le mec le plus dans les émotions du monde. Enfin si, mais les émotions à vif. Lui il était ni dans le calcul, ni dans la prédiction. Il détestait se poser pour essayer d'anticiper les choses. Son mantra ça avait toujours été de foncer. Mais il comptait pas nourrir les espoirs de Carl alors que Rosa semblait vouloir profiter de sa liberté. C'est quoi qui t'angoisse ? Le fait de t'attacher en général ? Ou c'est juste Rosa ? Santo il avait du mal à capter si l'attitude de Carl c'était un truc qui se déclinait pour ses relations au sens large, avec un pic pour Rosamie, ou si c'était une réelle passion ultra speed pour elle. Même lui, qui avait connu un genre de relation ultra passionnelle avec Lucia, il se reconnaissait pas vraiment dans l'attitude de l'irlandais. Je te crois. Il s'était allumé une deuxième clope, à défaut de filer vers la patinoire. Il se méfiait pas de cette façon là, lui. Il se méfiait parce qu'il avait envie de cramer des secrets et qu'il passait son temps à analyser les attitudes des autres, mais c'était pas le secret en lui-même qui l'impressionnait. Et puis de toute façon il avait toujours été un peu à contre-courant vis-à-vis de ce que les autres considéraient normal ou pas. Il avait déjà à moitié avoué à Kara l'autre jour que les activités illégales c'était pas un truc qu'il considérait forcément mauvais. Franchement, si ça aidait des personnes, why not. Le fond du problème lui il s'en branlait. Ouais moi je suis vrai mon pote. Il avait répondu du tac au tac. Mentir, ça se faisait pour des petites choses, des détails, des choses qui lui permettaient de garder certaines informations pour lui. Mais son attitude, sa manière de penser, c'était un truc qui était profondément le reflet de son éducation, de sa culture, de son enfance, de ses expériences. Santo ici il jouait à aucun jeu. Gagner j'en sais rien. Gagner de la tune, oui. Il aimait juste l'idée de faire parler de lui, au fond. Avoir de l'argent de côté. Et j'aime bien le concept de course aux secrets. Parce que son instinct lui jouait toujours des tours, mais ça le poussait pas mal à mouiller le maillot. Et le napolitain c'était un truc auquel il croyait à fond, l'investissement. Pas toi ? Chaque saison y'en avait qui passaient leur aventure en mode chill sur un bateau de croisière à attendre que le temps passe. Le pire c'était que ceux-là ils finissaient souvent dans le carré final. Santo il savait que la personnalité, les petites intrigues entre les joueurs finiraient par apporter pas mal d'étoiles à certains. Lui il avait ses propres raisons, dans son monde idéal il irait le plus loin possible, mais au fond tout ce qu'il voulait c'était se barrer en ayant révélé son secret. Partir dans l'anonymat, ça il acceptait pas.



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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Dim 10 Mai - 17:42

Le retour en Irlande il y a songé pas mal de fois depuis qu'il est parti se construire une petite vie insignifiante en Angleterre, c'est à vrai dire le truc auquel il se raccroche quand ça ne va pas et qu'il perd un peu pied. À Brighton il est tout seul Carl, il a personne sur qui se reposer et c'est vraiment pas facile tous les jours. Tous ses repères sont restés en Irlande, tous ses souvenirs aussi et c'est sûr qu'il reste profondément attaché à tout ça, il retrouvera jamais un cadre aussi rassurant ailleurs. Seulement voilà il a pris une décision il y a deux ans et il oublie pas ce qui l'a motivée, s'il effectuait un retour aux sources il serait probablement content les premiers jours mais tout ce qu'il avait entrepris de fuir tarderait pas à le rattraper. Et ça Carl, malgré son absence de lucidité manifeste parfois, il en a conscience. « Si, y'a pas mal de trucs qui me manquent là-bas. Mais y'en a aussi qui me manquent pas du tout et chaque fois que j'y remets les pieds le temps d'un week-end je me souviens pourquoi j'ai voulu partir. » Il expulse un soupir presque imperceptible, avant de croiser le regard de Santo vis-à-vis duquel il bien tenté de s'ouvrir un peu plus, là. « Je pourrais pas retourner vivre à la maison en tout cas, même si je sais que ma mère et mon frère le voudraient bien. » Et son père ? Allez, mieux vaut changer de sujet là par contre. La prochaine question de Santo, ça le confronte à un dilemme interne qu’il est jamais parvenu à surmonter et qui trouve possiblement son origine dans un événement qui a changé sa vie du tout au tout il y a neuf ans. « Aujourd’hui rien. J’peux pas me sentir chez moi dans un endroit où de base je me sens pas à ma place, j’y arrive pas. Et comme ma place j’ai le sentiment de la trouver nulle part.. » Chez lui sa place il a la conviction de l'avoir perdue en même temps que son frère a perdu ses jambes, dans son job il a toujours senti que son statut d'au pair marquait nettement le décalage entre les familles et lui, et dans sa coloc à Brighton tout a été fait - de son point de vue légèrement parano - pour qu'il ne s'intègre pas. C’est pareil ici finalement, où on lui fait comprendre assez souvent qu’il est pas fait pour évoluer dans la même société que les autres à cause de son comportement jugé flippant. Du coup il commence à se faire à l’idée qu’il devra tout le temps vivre avec cette incapacité à trouver sa place et donc à réellement s’épanouir quels que soient le lieu, le contexte et ses rapports aux autres. Il offre un hochement de tête silencieux à Santo au sujet de ses colocs, c'est un mot qu'il oserait pas lui-même employer mais qu'il conteste pas pour autant. Santo qui propose de lui prêter son polaroid une fois qu'il se sera assuré qu'on puisse en tirer quelque chose, quand il entend ça Carl ouvre de grands yeux émerveillés. « Wow ! Trop sympa, merci ! J'en prendrai soin tu peux m'faire confiance. » Il devrait peut-être attendre de savoir si le machin fonctionne avant de balancer ce genre de promesses qu'il aura peut-être même pas à tenir, mais effectivement avec un passionné comme lui Santo ne prendra pas trop de risques. Naples ça a l'air d'être un sacré beau coin vu la manière dont son camarade lui en parle et y'aurait de quoi faire des photos incroyables là-bas, à coup sûr. Il bloque alors sur un nom qui lui parait familier, cherche quelques secondes dans sa tête à quoi l'associer et trouve tout seul, comme un grand garçon. « Le Vésuve c'est un volcan hein ? Oh mais.. c'est pas lui qui a englouti la ville de Pompéi ? Punaise j'ai vu un documentaire là-dessus, ça m'a foutu les chocottes. » Pire mort ever. Non Carl ne s'est pas enfin décidé à ouvrir un bouquin d'Histoire, la plupart de ses références sont des vidéos qu'il a regardé en se perdant sur le net et ce documentaire il se rappelle qu'il durait deux longues heures et qu'il s'était collé devant avec un chocolat chaud et une crêpe au sucre. Santo avoue se poser la question d'un retour possible dans la ville de son coeur depuis que les gens d'ici l'invitent à y réfléchir, seulement y'a son job outre-atlantique qu'il a pas l'air de vouloir lâcher comme ça, et c'est sûrement pas une décision qu'il pourrait prendre sur un coup de tête dans tous les cas. « C'est toi qui vois, tant que t'oublies pas d'où tu viens. » il souligne dans un sourire et quelque chose lui dit que ça risque pas d'arriver ça, vu à quel point Santo semble attaché à ses origines et arborer fièrement les couleurs et les valeurs de Naples dans ce jeu. En fait ce qu'il lui souhaite c'est aussi de pas se laisser bouffer par la mentalité américaine qu'il perçoit comme un truc pas du tout enviable, mais il a peut-être simplement regardé trop de films Carl, il part avec pas mal d'idées préconçues sur un pays où il a jamais mis les pieds. Il entend bien que c'est plus commode de dire qu'on court pas après une relation sérieuse dans un contexte comme celui-là, seulement y'a ce qu'on revendique haut et fort et ce qu'on fait réellement, et parfois y'a un monde entre les deux. « Tu dis ça, mais dans pas longtemps tu verras que ceux qui étaient pas venus s'attacher seront finalement les premiers à le faire. » il balance ça avec une conviction étonnante pour un petit gars qui connait que dalle au programme. C'est un grand classique dans cette émission apparemment, Carl il en savait rien avant qu'on lui explique comment les choses fonctionnent ici et maintenant il a tendance à penser que ceux qui prétendent aspirer à autre chose qu'à se caser ici se voilent potentiellement la face. Y'en a sûrement qui sont réellement pas dans ce délire-là, mais de ce qu'il a compris ça peut tomber sur n'importe qui, qu'on soit initialement ouvert à l'idée ou pas. Du coup il attend de voir Carl, mais ça l'étonnerait pas que certaines vestes se retournent dans le courant de l'aventure quand les possibilités se dessineront un peu plus nettement. Et à vrai dire lui il attend que ça, parce qu'il en a marre d'être regardé de travers sous prétexte qu'il est le seul à assumer aujourd'hui. « C'est pas juste Rosamie. » il souffle alors que son regard file tout droit vers l'autre bout de la patinoire. Il aime pas particulièrement mettre des mots sur ses angoisses Carl, il a toujours l'impression d'ouvrir grand la porte aux jugements quand il fait ça. « Quand j'ai compris y'a de ça trois semaines que je développais quelque chose pour elle, le premier truc que je me suis dit c'est oh non ça recommence. C'est une spirale infernale ce truc, je crois que personne ici peut l'imaginer et c'est une bonne chose pour vous tous. » Au début il avait un peu de mal à reconnaitre que son béguin super soudain pour Rosamie était en réalité un truc qui s'était déjà manifesté avec d'autres filles avant, mais à présent il s'en cache plus. Ce problème que tout le monde visualise assez bien maintenant n'a toujours pas de nom officiel ici, y'a que Carl qui sait comment l'appeler. Les autres ont décidé que ça résultait forcément d'un trouble mental, pour eux l'irlandais est malade et dans un sens ils ont pas tort - dans un sens seulement. Santo se présente comme quelqu'un de vrai et il est pas du tout tenté de remettre ça en doute, car jusque là le candidat lui semble franchement droit dans ses bottes et afficher une honnêteté à toute épreuve. Alors bien sûr on peut toujours être trompé par son ressenti perso, surtout dans ce jeu, mais Carl s'il devait douter de l'intégrité de certains candidats l'italien serait pas du tout le premier sur sa liste. Il lui glisse un regard l'air de lui dire qu'il le croit aussi, c'est pas une déclaration de confiance éternelle mais venant de Carl ça signifie quand même quelque chose. Bon, il note que Santo c'est surtout le fric qui l'intéresse. Et puis chasser les secrets, ce qui lui vaut d'apparaitre aussitôt comme un joueur motivé par l'esprit de conquête et de récompense dans son esprit. Un gars qui sait pourquoi il est là, et qui semble pas décidé à se tourner les pouces. « C'est vrai qu'en y pensant cette aventure elle aurait une toute autre tronche sans les secrets. » il remarque surtout pour lui car c'est pas un truc qui va apporter grand-chose à leur conversation. L'enjeu déjà serait tout autre, et puis certains pourraient se montrer sous leur vrai jour sans avoir besoin de dissimuler parfois des pans énormes de leur vie. « Tu crois que tes rapports aux autres seraient exactement les mêmes ici si ton secret n'en était pas un, et que t'en avais parlé librement dès le premier soir ? » Carl, quand il y réfléchit, il serait pas différent s'il pouvait parler ouvertement de son secret mais ce serait peut-être pas aussi simple de se lier aux autres par contre. « Je cracherais pas non plus sur un peu d'argent mais gagner non, c'est pas du tout mon but. » Il est honnête dans sa démarche, ça l'intéresse pas de rafler la couronne à la fin. Il est pas là pour se faire un nom dans le monde de la télé-réalité, encore moins pour profiter des portes que ça pourrait lui ouvrir, Carl c'est un petit gars simple qui est juste de passage dans ce monde-là à défaut de savoir quoi faire de sa vie en ce moment. « C'est trop tôt pour pronostiquer sur un gagnant potentiel tu penses ? » il demande d'une voix assez hésitante. C'est pas le premier truc sur lequel Carl est vachement en avance, pour rappel il a demandé à Rosamie comment ils s'organiseraient pour garder le contact dehors au bout d'une heure et il a commencé à réfléchir aux souvenirs qu'il ramènerait à ses proches au bout d'une semaine. La victoire parait encore bien loin mais lui n'a pas besoin que les choses soient hyper concrètes pour pouvoir les considérer, et ça on l'a compris depuis un moment déjà.

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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Mar 12 Mai - 12:41

Carl il avait pas l'air de se sentir chez lui à Brighton et il avait pas l'air d'avoir forcément envie de rentrer dans sa ville d'origine. Pour un gars comme Santo ultra attaché à son fief ça faisait tilt. Il pouvait pas s'empêcher de penser qu'un truc un peu hardcore avait du se passer dans son bout d'Irlande pour que ça crée une telle appréhension. Et comme il avait zéro réelle retenue et que de toute façon ils discutaient à coeur ouvert, ça le dérangeait pas de rebondir sur ça. T'as pas parlé de ton père. C'est à cause de lui que t'es parti ? En fait il savait même pas si Carl avait un père. Lui il avait grandi sans le sien alors forcément ça l'aurait pas étonné de découvrir que l'irlandais aussi manquait d'une telle figure dans sa vie. Mais vu comme il avait amené le truc il préférait en avoir le coeur net. Et puis Santo il avait toujours marché à l'alignement d'idées. Il mettait tout à plat et petit à petit il effaçait les éléments inutiles. C'est quoi se sentir à sa place à tes yeux ? Il avait un peu l'air d'idéaliser le truc. Santo d'instinct il se sentait à sa place dans son quartier de Naples, parce qu'il y avait grandi et lâché tous ses souvenirs. Mais quand il réfléchissait trop il se disait aussi que Napule avait changé en 5 ans et qu'il y retrouverait sans doute plus de manques, que de repères. On tapait du doigt sur une de ses plus grosses peurs. Dans sa tête y'avait tellement un idéal, un amour pour sa ville de naissance, que l'idée même de ne plus s'y sentir chez lui était inimaginable. Et pourtant ça commençait pas mal à le faire cogiter. Il avait simplement hoché la tête en souriant à propos de l'appareil photo avant de rebondir sur les questions de Carl. Oui c'est ça, le volcan. Mais c'est très cool, y'a plein de mythes et de légendes à ce propos. Mon grand-père me les racontait quand j'étais môme. Peut-être que les napolitains voulaient vivre intensément la vie parce qu'ils étaient intimement liés à la fatalité du Vésuve. A l'école on leur disait toujours qu'en cas de nouvelle éruption toute la ville serait détruite. Naples c'était une espèce de cité qui s'était construite en totale anarchie, ignorant la menace géologique omniprésente. Ca je l'oublierai jamais. Il avait plongé ses yeux gris dans ceux de Carl. S'il y avait bien un truc dont il pouvait être certain c'était ça. Il s'était souvent dit qu'il mourrait en napolitain, plus qu'en Santo lui-même. C'était ça l'amour de cette ville. Son identité entière elle se construisait autour de ses origines. Au-delà de son coeur de fils du pays Santo il avait pas la sensation d'être grand chose. Pas de gros rêves, pas de projet au long terme. Mais il s'en fichait pas mal, ça avait jamais fait partie de sa structure mentale. Kara elle lui avait posé la question l'autre soir et il s'était retrouvé avec rien d'autre que du vide. On leur avait jamais appris à rêver, à eux, les gamins des banlieues. Son seul objectif de vie c'était d'avancer. Et quand il parlait d'attachement à Carl c'était sans doute conditionné par ça. Lui il avait pas hésité à se barrer malgré tout ce qui le retenait à Naples, alors à l'échelle du jeu il s'imaginait pas perdre des points à cause d'une relation. J'en sais rien. Tu vois moi je peux pas vraiment m'attacher à quelqu'un si je sais pas ce qu'il a au fond du coeur. Chez lui ils avaient toujours appris à être transparents. Les amitiés et les relations elles se construisaient autour d'une sincérité absolue. Pourquoi il est là. Et c'était réciproque. Il voulait pas qu'on s'attache à lui pour ce qu'il montrait parce qu'au fond il avait trop de choses à raconter à l'issue du jeu. Et c'est pas une question d'être vrai ou faux, c'est juste qu'on va forcément se prendre des claques. Il avait laissé filtrer un sourire à l'attention de l'irlandais. Santo il donnait un peu cette sensation d'être désinvesti alors qu'au fond il y pensait grave à tout ça. C'était l'éternel combat qu'il s'imposait entre le contrôle de l'attention qu'on lui apportait et sa volonté de passer entre les mailles du filet. Costa lui avait bien dit y'a quelques jours qu'il devait s'en foutre et qu'il pouvait très bien draguer sans que ça ait de réelles implications, mais dans un huis clos comme celui-ci Santo il avait du mal à se soustraire à ce genre de pensées. Alors Carl, qui avait l'air d'être dans une toute autre dimension que la dragouille de circonstances, il captait bien l'étendue de sa galère. Et ça avait duré combien de temps les autres fois ? Vu ce qu'il était ressorti des confrontations de Carl et vu ce qu'il lui racontait là Santo il avait bien capté qu'il s'y était déjà frotté à ce genre de passions. Sauf qu'à l'entendre ça avait tout de la frustration et de la douleur, comme si rien de bon n'en résultait. Est-ce que t'as trouvé une justification à ça ? Au fait de développer des sentiments super forts et super vite ? Il était pas con et il se disait bien que Carl pouvait pas lui filer des infos comme ça, aussi simplement, mais dans sa manière d'agir sans filtres Santo il pouvait pas ne pas rebondir. Les questions de l'irlandais elles faisaient pas mal écho à ce qu'il avait dit plus tôt. Je pense ouais. On arrivait un peu à la limite de ce qu'il était réellement capable d'interpréter chez les autres mais Santo il avait zéro honte de son secret. Son histoire elle était assez chaotique et ça il l'avait déjà expliqué à pas mal de personnes. Le truc qu'il voulait pas, par contre, c'était qu'on éprouve une quelconque pitié à son égard. Le coup du "pas de chance" c'était un truc qui l'horripilait. Il s'était jamais perçu comme un gars malheureux dans sa condition avant d'arriver à Miami et de se confronter au regard de personnes venant d'un autre monde. La claque elle avait été là. Et son égo de merdeux en avait pris un sacré coup. Et toi ? Les autres ils éprouveraient quoi ? Les gars avaient complètement squeezé l'étape où ils étaient sensés se foutre sur des patins et aller se casser la gueule sur la patinoire. Au fond ça lui allait Santo vu qu'il avait pas envie de passer pour un branlos aux yeux des téléspectateurs. Mais y'avait quand même une part d'excitation et d'amour propre qui le poussaient à tester son équilibre. J'aimerais bien que ce soit une femme. Ca démentait pas mal tout ce qu'il disait par rapport à gagner le pactole, mais dans sa tête s'il jouait le jeu comme il l'entendait et qu'il trouvait suffisamment de secrets, la récompense serait déjà pas dégueu. Il avait dit à Kara que ça lui plairait bien qu'elle gagne et au fond il le pensait. Enfin, j'aimerais bien que ce soit quelqu'un pour qui c'est vraiment important de gagner. Lui il savait que malgré ses besoins de tune il finirait par se débrouiller. Il avait jamais eu de mal à trouver des solutions à ses problèmes alors c'était certainement pas Thrown Dice qui apporterait la brique finale.

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Message (#) Sujet: Re: let it happen (jeu, 14h) — Jeu 14 Mai - 20:53

Santo met les pieds précisément là où il faut pas mais il peut pas lui en vouloir, à force d'éviter soigneusement de mentionner son père il allait bien finir par récolter des questions à ce sujet. C'est délicat pour lui d'en parler et Santo doit bien le sentir en le voyant se crisper à l'évocation de son paternel, même si pour sa défense c'est pas un truc qu'il aurait tellement pu anticiper. Tout ce que Carl garde volontairement pour lui n'est pas forcément tabou ou éprouvant à évoquer, en l’occurrence son père ça rentre très nettement dans ces deux catégories mais il est le seul à le savoir. « Oui. On arrivait plus vraiment à vivre ensemble. » C'est jamais facile pour lui de l'admettre parce qu'à la base ils sont une famille, ça représente bien quelque chose, sauf que depuis quelques années la famille elle existe encore sur le papier mais en vrai ça saute beaucoup moins aux yeux. Son père se donne plus vraiment la peine de lui parler ou quand il le fait ça cache presque toujours un reproche, et il sait très bien ce qui lui vaut d'être traité aussi durement aujourd'hui. L'accident il a jamais pu le digérer, même Carl il a réussi à passer au-dessus et ça a pas été facile mais son père il peut pas, il a décidé qu'il lui en voudrait jusqu'à la fin pour ça. « C'est pas évident de croiser tous les jours quelqu'un qui t'aime plus. » il balance dans un petit haussement d'épaules fataliste alors que sa voix déraille un peu sur la fin de sa phrase. Ça lui fait trop mal au cœur cette histoire. Carl il est le premier à s'accabler d'une responsabilité beaucoup trop lourde pour lui mais il peut pas s'empêcher de trouver ça profondément injuste, en fait il sait pas ce qu'il est censé faire de plus sachant qu'il s'est excusé un nombre de fois incalculable et qu'il a participé aux frais d'hospitalisation et de réaménagement de la maison de sa poche avec ses tous petits moyens. Ça le tue de voir son père borné à ce point, y'a trop de fierté dans cet homme-là et c'est vraiment pas un truc qu'ils ont en commun tous les deux. Il laisse entendre qu'il peut pas se sentir chez lui dans un endroit où il se sent pas à sa place et sans surprise Santo lui demande ce que ça veut dire pour lui. Carl il a aucun problème pour exposer sa vision des choses même s'il a conscience qu'elle lui est vraiment propre et que tout le monde s'y retrouvera pas forcément, il part juste du principe que s'il peut aider les autres à le cerner un peu mieux faut vraiment pas qu'il rate cette occasion. « Pour moi c'est déjà être en phase avec les gens qui t'entourent, et accepté pour ce que t'es. Je vois pas comment on peut se sentir à sa place dans un endroit où on nous fait comprendre qu'on est l'élément disparate du système ou la pièce qui rentre pas dans le puzzle, tu vois un peu ? » Cette impression il l'a eue partout où il est passé Carl, ça a commencé chez lui avant de s'étendre dans ses familles d'accueil, dans sa coloc et enfin dans ce chalet. Ici cette impression elle a quand même un peu tendance à s'atténuer depuis le début mais y'a des restes, et il pense pas pouvoir se sentir complètement à sa place dans ce jeu tant qu'on s'amusera à lui coller toutes sortes d'étiquettes visant à souligner très nettement à quel point il est à part comme mec. Y'a du vrai là-dedans bien sûr ses camarades ont pas forcément tort, seulement y'a le penser et le faire savoir et ce sempiternel refrain il a le sentiment qu'il lui collera à la peau jusqu'au bout. Carl t'es creepy, t'es flippant, t'es obsédé, tu fais peur, t'es malade.. en boucle depuis trois semaines et probablement aussi longtemps qu'on voudra bien de lui dans ce programme. Santo lui confirme que le Vésuve c'est bien un volcan, avant de lâcher une petite anecdote à laquelle il s'empresse de réagir. « Ton grand-père il a connu Pompéi avant la grosse éruption ?.. Ah non attends, c'est quand même assez vieux cette histoire il m'semble. » Il croit pas si bien dire Carl, 79 après JC ça commence à dater mine de rien. Il a dévoré le documentaire mais faut croire qu'il s'est pas trop attardé sur les dates, et c'est le genre de détails qu'il laisse filer à chaque fois y'a vraiment rien à faire. « En tout cas si un soir t'as envie de partager ces légendes qu'il te racontait je suis grave partant pour en être moi ! » Les trucs mystérieux avec une bonne dose d'imaginaire ça le botte toujours beaucoup, c'est peut-être bien le meilleur client pour ces choses-là depuis que Presley est parti. Il déploie un grand sourire quand Santo lui affirme qu'il oubliera jamais d'où il vient avec le regard le plus intense qu'il croisera certainement aujourd'hui. Y'a une telle force dans ce qu'il dit que Carl en choperait presque des frissons. Ça se sent que c'est ancré en lui et que ça va chercher beaucoup plus loin qu'un truc inscrit sur son acte de naissance, Santo il a Naples dans le sang et un tel sentiment d'appartenance à l'endroit qui l'a vu naitre et grandir il trouve ça beau même s'il peut pas totalement s'y identifier. Il l'écoute détailler son point de vue sur les relations dans ce jeu et la sécurité semble de mise pour le napolitain. « Donc t'es un peu sur la réserve en attendant de connaitre le contenu des bagages que chacun a apporté avec lui ici. » il en conclut avec sa propre logique et une image qui compliquerait presque l'idée qu'il souhaite formuler. Les bagages c'est évidemment les secrets dans l'esprit de Carl, c'est tout ce qu'il a trouvé pour évoquer ce qui s'apparente pour lui à un truc assez lourd que chaque candidat devra se trainer pendant plusieurs semaines avant le grand déballage. Santo dit qu'il sont pas à l'abri de se prendre des claques et il a sûrement raison, il doit bien y avoir dans le lot des secrets qu'ils sont pas prêts à entendre. La question sur la durée de ses phases obsessionnelles lui demande pas une grande réflexion, pour le vivre depuis un moment Carl sait plus ou moins donner une fourchette même si ça peut sacrément varier d'une phrase à l'autre. Lui il a en tête les deux grands extrêmes auxquels il a été confronté pour avancer des données mais sortir une indication de durée claire qui vaudrait pour toutes ses phases il peut pas, c'est beaucoup trop fluctuant comme truc. « Ça dure rarement moins de quelques semaines et rarement plus de quelques mois. Pas très précis je sais mais chaque épisode est différent. » L'épisode le plus long a duré près d'un an, le plus court à peine quatre semaines alors non il sait jamais vraiment dans quoi il s'embarque Carl quand ça repart pour un tour. Un épisode qui durerait moins d'un mois il sait pas si ce serait possible c'est pour ça qu'il a envie de soupirer quand il entend de la part de certains ici qu'il voit le bout de son obsession pour Rosamie, objectivement il en est loin et encore une fois ils sont pas dans sa tête. « Oui et c'est à vous de la trouver maintenant. » il souligne dans un sourire alors que Santo lui demande s'il est en mesure de justifier ce qui lui arrive quand il s'emballe aussi fort et aussi vite pour quelqu'un. Si ce truc porte un nom les autres devront mettre le doigt dessus, et pour ça faut déjà voir s'ils ont prévu d'éplucher une à une toutes les maladies mentales qui existent ou s'ils vont s'orienter vers un angle du problème pas encore trop étudié jusque là. Le napolitain estime que ses rapports aux autres auraient été les mêmes si son secret avait fuité le premier jour, il a même l'air assez certain de ce qu'il avance comme si y'avait pas trop de risque que ça impacte ses relations ici. Il semble aussi fortement assumer ce secret, et Carl aimerait bien en dire autant pour le sien. « Honnêtement ? Si j'avais mis mon secret sur la table dès le départ y'en a qui m'auraient jamais adressé la parole ici je pense. » Il sait pas à quel niveau de tolérance il aura droit quand tout sortira, mais comme il a pu le confier à Kara l'autre fois il pense pas que sa révélation lui vaudra qu'un seul type de réaction au sein de ce chalet. Ce sera pas tout blanc ou tout noir, ça aussi il a pu le dire et il le pense toujours. Ça va vraiment être du cas par cas alors pour le moment il peut pas trop s'avancer, et quelque part il en a pas trop envie non plus car il préfère penser que tout ça c'est encore loin. Concernant le pronostic d'un gagnant potentiel à ce stade Santo aimerait simplement que ce soit une femme et il accueille cette réponse par un hochement de tête approbateur. Quelqu'un pour qui ce serait vraiment important de gagner, là encore il adopte son point de vue sans problème. « J'suis d'accord. Ce serait bien que ça compte. » Il espère même que ça comptera. Carl à part lui-même il sait pas si d'autres candidats se foutent aussi un peu de gagner, lui il est clairement dans l'optique de profiter de cette parenthèse pour réfléchir à sa vie. La victoire c'est pas du tout son objectif et encore moins un goal qui lui semble atteignable dans son cas, à partir de là n'importe qui lui semble plus légitime pour gagner mais les arguments de Santo il les entend et il y adhère. Il réalise qu'il ont toujours pas mis les pieds sur la glace alors que c'était le projet de base, mais la perspective de poursuivre cette discussion avec Santo s'avère plus motivante que celle de se rétamer comme du n'importe quoi avec des patins aux pieds, faut bien se le dire. « Ça t'arrive de te demander ce que font tes proches pendant que toi t'es ici ? Genre là tout de suite, il se passe forcément des choses chez nous et on peut pas savoir quoi, alors que l'inverse est assez vrai pour le coup. » À condition bien sûr que leurs proches soient branchés et suivent leur aventure au moment où ils parlent, mais connaissant son frère c'est bien une heure pour qu'il soit calé devant son ordinateur à mater les quotidiennes ou les vidéos live. Pour Santo il sait pas, en vrai cette question elle s'applique pas uniquement à l'instant présent c'est un truc qui peut leur traverser l'esprit n'importe quand dans leur journée car y'a pas de moment meilleur qu'un autre pour songer à ceux qu'ils ont laissé derrière eux et à la vie qui continue sans eux dehors.

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