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 headrest for my soul (mercredi, 17h20)

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Gianni
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Message (#) Sujet: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Lun 4 Mai - 8:00

HEADREST FOR MY SOUL.
W / @Aera

Ses mains glissèrent sur chaque coté du mur tandis que ses pas craquèrent sur le parquet, le conduisant instinctivement d'un coté du couloir lorsque du bruit se fit entendre derrière la porte du dressing. Gianni ne pensait pas s'éterniser à l'étage, voyant l'heure défiler et sachant qu'il lui faudrait un certain temps pour se fixer sur la tenue qu'il porterait ce soir, mais sa curiosité fut piquée et lui incapable de continuer sa route. Une partie de lui espérait sûrement surprendre un candidat qui n'avait pas plus de raisons de se trouver ici que lui, ou mieux encore un spectacle qui ne lui ferait pas regretter d'avoir fait un détour. Après tout, tout le monde pouvait profiter de les voir Costa et lui à moitié à poil depuis le début de la semaine, alors ce ne serait qu'un juste retour des choses et on ne pourrait pas lui reprocher d'espérer que les caméras capteraient aussi un peu de chair chez les autres, question d'équité. Il pénétra alors à l'intérieur aussi discrètement qu'il en était capable lorsqu'il sentait ses muscles se raidir chaque fois qu'il poussait une porte et qu'un courant d'air lui chatouillait la peau, bientôt surpris d'apercevoir Aera. Agréablement cela dit, et lorsqu'elle se tourna vers lui Gianni y vit une occasion de s'avancer à travers la pièce. « T'interromps pas pour moi, je suis même pas censé être ici. » Il souffla, non sans noter l'ironie de la situation, avec toutes ces fringues autour et lui condamné à faire le pied de grue le torse découvert. Il espérait qu'au moins ceux qui avaient voté à ce sondage appréciaient leurs efforts, qu'il n'ait pas risqué de se faire vanner par ses proches pendant des semaines pour rien. « Au fait, on avait parlé d'une faveur il me semble. » Un sourire étira tout à coup le coin de ses lèvres et l'italien lui lança un regard assez entendu pour qu'elle comprenne qu'il faisait allusion à leur échange de l'autre jour dans la cuisine, et à cette faveur qu'elle disait lui devoir sans même qu'il soit en vérité exactement sûr de la mériter. « J'ai peut être trouvé ce que tu pourrais faire pour moi... » Et ça devait probablement l'intriguer autant que l'inquiéter, qu'il ait mis plusieurs jours à trouver une idée qui tienne la route et ne risque pas de la traumatiser, avec un peu de chance. D'ailleurs, le court suspense qui suivit était voulu, et pendant une seconde il aurait donné cher pour se glisser à l'intérieur de sa tête et savoir quelles hypothèses elle avait pu nourrir, comme ça, avec un type à moitié dévêtu qui lui parle de lui demander un service. A sa place, il aurait probablement checké le chemin le plus court vers la sortie, l'air de rien. « M'aider à me trouver une tenue sympa, pour ce soir. Je me dis que puisque ton bon goût en matière de fringues est plus à prouver, tu dois bien avoir quelques conseils à donner. » Et là, une partie d'Aera devait sans doute être soulagée qu'il ne soit question que de ça, quand pourtant c'était loin d'être une petite faveur aux yeux d'un Gianni très consciencieux quand il était question de son image. « Parce qu'en attendant sans pouvoir essayer quoi que ce soit j'ai du mal à me rendre compte, et je crois que j'ai surtout besoin d'un regard féminin. » Car en face se trouverait non seulement une femme, mais aussi la cheffe de l'équipe adverse. Pas le moment de se foirer. Est-ce qu'il avait vraiment envie de tout miser sur son bagout habituel et une penderie bien fournie quand il pourrait en plus de ça profiter des conseils avisés d'une fille comme Aera ? Sa robe rouge sur le prime, il n'était pas près de l'oublier et l'idée de mettre quelque chose d'aussi symbolique entre ses mains n'était pas non plus déplaisante. « Rien de sexuel ou de morbide, comme on avait dit. » Il lança d'ailleurs, dans un rire amusé et parce que c'était trop tentant, bien que ce soit subjectif et qu'hériter de Gianni quand il avait une idée en tête réservait parfois des surprises.

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Aera
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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Lun 4 Mai - 22:43

Si certains seraient peut-être déçus de passer leur date avec une personne du même sexe, il n'en est rien pour Aera, ravie de pouvoir passer du temps avec Cami. Un moment juste entre elles, dans des conditions propices à découvrir l'autre, qu'importe que la finalité ne soit pas romantique, c'est toujours ça de pris tandis que les jours défilent à la vitesse de l'éclair et qu'on finit par ne plus trop savoir où on en est. Elle aurait pu en profiter pour se laisser aller et ne pas faire le moindre effort, mais ce serait mal la connaître : pourquoi passer à côté d'une opportunité de s'apprêter au beau milieu de la semaine, même si c'est pour le seul bénéfice de Cami ? Elle suppose que la parisienne appréciera l'effort qu'elle a mis à se préparer rien que pour ses yeux – qu'elle a de très beaux, d'ailleurs. Alors Aera regarde, cherche, fouille parmi la quantité d'affaires qu'elle a amenées ce qui pourrait faire office de tenue appropriée. Pas besoin d'en faire une tonne et de sortir la plus belle robe de soirée en stock – c'est de toute façon trop tard, c'était celle du prime et elle ne compte pas la remettre de sitôt – mais elle veut faire mieux qu'un pauvre jean auquel elle a habitué les candidats le reste du temps. Son regard s'arrête sur une petite robe, simple en tout point, mais assez colorée pour attirer l'oeil. Satisfaite, elle s'apprête à la sortir au moment où quelqu'un entre dans le dressing. Elle tourne la tête et capte un torse nu avant même de capter le visage de Gianni. Ses traits s'éclairent, pétillent de malice parce que c'est pas la vision la plus désagréable qu'elle puisse avoir. « C'est ce que j'allais dire, tu t'es perdu ? » elle se moque, parce que c'est facile et léger avec lui. Le pauvre, elle compatit : satisfaire les regards lubriques des téléspectatrices pendant une semaine, faut avoir le courage, sans parler du risque prononcé de se choper une pneumonie. Ca va que Gianni est de bonne composition et qu'il n'a pas l'air plus perturbé que ça par son gage. Il mentionne sans tarder la faveur qu'elle lui doit toujours, une information qu'Aera n'a bien sûr pas oubliée même si elle ne s'est pas attardée plus que ça sur la nature de cette faveur. Elle hausse un sourcil, curieuse, dans l'expectative d'une réponse qu'il fait volontairement traîner comme pour laisser planer le doute et lui donner un petit coup de chaud à l'idée qu'elle ait besoin de faire un truc dingue. Finalement, il poursuit et elle laisserait presque échapper un soupir soulagé. Presque, seulement, parce que dans le fond elle ne s'attendait pas forcément à ce qu'il la challenge. Et puis Aera est sensible aux compliments, notamment sur cette fameuse tenue du prime qui a visiblement plu à en juger par les divers commentaires qu'elle a reçus. Pas sûr qu'elle puisse réitérer l'expérience de sitôt, mais c'était plaisant de se faire un peu remarquer, pour une fois. « C'est que tu m'aurais presque fait peur avec ta faveur » elle plaisante, avant de croiser les bras contre sa poitrine et l'observer de haut en bas. « C'est qui ton date déjà ? Kara non ? » Un sourire amusé traverse ses lèvres. La chef de l'équipe rivale, un point qu'il n'aura probablement pas manqué de relever, ce qui explique aussi qu'il ait envie de faire bonne impression – à moins qu'il soit simplement bien élevé et désireux d'être toujours présentable. « Dit-il, torse nu en me regardant intensément. Tout peut encore basculer... » Elle se marre, comme toujours contente de badiner de façon aussi innocente avec Gianni qu'elle ne compte pas agresser – pas dans le dressing du moins. « Cela dit, est-ce que j'ai vraiment intérêt à bien habiller un candidat de l'équipe adverse ? » elle fait mine de réfléchir, l'idée de faire n'importe quoi n'étant pas encore tout à fait à exclure. Heureusement pour Gianni, Aera est fair play. Elle s'assied sur le banc et observe Gianni très sérieusement. « Bon, réfléchissons. Je n'ai le droit de piocher que dans tes affaires ? » En même temps, vu les goûts des autres candidats, elle soupçonne de trouver les meilleures fringues chez lui. « On part plutôt sur quoi ? Latin lover en campagne de séduction ? Restaurateur timide et propre sur lui ? Italien tranquille qui se la joue nonchalant ? » Les fringues dépendront de l'attitude, et Aera ne voit aucun inconvénient à prendre tout le temps qu'il faudra pour trouver la tenue idéale, surtout s'il continue à se trimballer torse nu devant elle – histoire de joindre l'utile à l'agréable.

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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Mar 5 Mai - 19:18

Quand il avait appris qu'il partagerait un date avec Kara, Gianni s'était dit que ça tombait bien et que ce serait l'occasion d'échanger un peu plus profondément qu'ils ne avaient fait jusqu'ici. Il ne pouvait pas parler pour elle, mais ça lui paraissait presque plus judicieux que de partager une soirée avec une candidate qu'il connaissait mieux ou qu'il aurait peut être délibérément choisie. Où était le challenge, si le jeu allait toujours dans son sens ou que les chroniqueurs n'essayaient pas de brouiller certaines cartes ? Il y avait assez peu de risques que le coup de foudre les frappe ce soir, surtout maintenant que Kara semblait s'être rapprochée de Santo, mais ça n'empêchait pas Gianni de vouloir être impeccable. On ne dirait peut être pas en le voyant comme ça, torse nu car les téléspectateurs avaient jugé qu'il avait le profil du coup d'un soir professionnel, mais en matière de dates, il pouvait sortir le grand jeu et était été plutôt trop que pas assez. Il avait toujours été comme ça, plein d'énergie et susceptible de la placer dans des projets un peu fous, qu'on lui ait demandé quelque chose ou non. Aera, elle, lui était apparue au moment où il avait rejoint le dressing, et le regard de l'italien n’avait mis qu'une seconde à accrocher la robe qu'elle avait sur le dos tandis que la candidate, elle, n'en mit que quelques unes à noter sa présence. Sa raillerie valut à l'italien d'afficher un léger rictus. « J'ai entendu du bruit, et puis je me suis dit qu'au pire j'aurais juste l'air d'un type qui cherche à compenser sa condition en se rinçant l’œil à son tour. » Il souffla, sans détour, une lueur un peu malicieuse au fond du regard. « Je veux dire, c'est quand même une sacrée injustice cette histoire... » Gianni reprit d'un air faussement interpellé, une légère moue pour toute contestation. Non pas que cette semaine soit du domaine de l'insupportable, bien qu'il y ait des perspectives plus agréables que d'imaginer les caméras immortaliser chacun de ses passages avec le torse à l'air, mais on ne lui ferait pas dire que tout ça, ça n'était pas un poil sexiste. Alors oui, peut être bien qu'il s'était aussitôt félicité d'avoir poussé cette porte lorsqu'il était tombé sur Aera, et qu'il lui était revenu un peu dans le même temps cette histoire de faveur. Pour le coup, ce n'était pas son esprit lubrique qui faisait des siennes, Gianni avait bien une idée mais elle n'était pas tendancieuse contrairement à ce que son accoutrement pourrait laisser penser si on prenait la séquence à cet endroit, et hors contexte. De même que le suspense qu'il entretint quelques secondes dut donner l'impression qu'il allait lui sortir une idée qu'Aera ne pourrait que trouver absurde. Et lorsqu'il se lança enfin, c'est presque un voile de soulagement qu'il vit passer dans le regard de la brune. « C'est mon coté rital, quand je prends mon air sérieux on s'imagine que je vais virer mafieux. Faut dire que j'ai pas été subtil en piquant l'idée du commerce d'huile d'olive à Vito Corleone. » Gianni s'amusa, lèvres plissées dans un sourire entendu, comme si qui que ce soit irait croire que ça cachait des trucs louches et qu'on laisserait le fils d'une famille de mafieux s'embarquer dans une émission de ce genre. « Kara, oui. Ça doit pas être la personne la moins fun avec qui passer toute une soirée, et je me demande si elle pourrait lâcher des trucs intéressants au bout de deux ou trois verres... » Il plaisantait mais trouvait l'idée intéressante, après tout le fait qu'elle soit la cheffe de l'équipe adverse était autant une pression supplémentaire qu'un genre d'aubaine dont il pourrait tenter de profiter. Quoi que Gianni n'était même pas sûr que ce ne serait pas lui, qui aurait la main lourde sur l'alcool. « Tu me facilites pas les choses non plus, avec cette robe. » Il reprit dans une esquisse plus mutine, s'amusant à jouer un jeu pas plus désagréable que la vision qu'il avait eu à son entrée dans le dressing. C'était léger et réjouissant, personne ne faisait rien de mal. « Puisqu'on a marqué une trêve la dernière fois, j'imagine qu'on peut bien remettre ça. Et si tu décides de me piéger, je pourrai m'en prendre qu'à moi-même. » Était-ce une possibilité qu'il n'avait pas considérée avant ? Oui, sans doute trop obnubilé par cette histoire de faveur et la perspective de faire bonne impression ce soir. « Incapable de résister au charme d'une adversaire, il finit en marcel et santiags » L'idée le fit s'esclaffer et pourtant, ce serait un comble qu'un type qui pouvait autant soigner son apparence selon la situation se fasse avoir comme un bleu. Chez lui, c'était à peine s'il n'y avait pas un comité d'experts dépêché pour passer ses tenues au crible et rapporter à son père quand il passait ses journées en hoodie. Un peu exagéré comme image, mais l'idée était là. « Pas si tu trouves des trucs intéressants ailleurs. Enfin, exclus quand même Louis, il me porte déjà pas très haut dans son cœur. » Ça, c'était le risque quand on jouait le jeu des rubriques et que derrière on arrivait encore à se faire menotter à Cami, comme si le message n'était pas déjà assez clair la semaine dernière dans le grenier. Gianni voyait bien ce qu'il lui inspirait. « Les trois sont tentants, mais... pourquoi pas le deuxième, pour prendre le contre-pied de mon image habituelle ? » Gianni s'amusa dans un regard empreint de malice, forcé de trouver le contraste intéressant, notamment avec son accoutrement de la semaine. Ça l'intriguait aussi et surtout de voir ce qu'Aera visualisait et de toute façon, il avait décidé de lui faire confiance. « C'était quand, ton dernier vrai date ? » Gianni demanda ensuite, sa curiosité piquée car songeant que ces rendez-vous arrangés leur donneraient l'occasion de se découvrir avant de présenter réellement une dimension romantique.

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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Mer 6 Mai - 12:35

Elle ne peut pas s’empêcher de rire à son commentaire parce que le pauvre, il est clairement mal tombé avec elle s’il espérait se rincer l’œil l’air de rien. Aera c’est le genre à prendre sa douche en maillot de bain, à user de trucs et astuces pour pas que la serviette se casse la gueule quand elle se change et qu’on ne verra jamais tranquillement se changer dans le dressing alors que d’autres sont présents. Elle dit pas que ça pourra jamais se produire, parce qu’il y a un côté franchement relou à jouer les pudiques quand personne s’embarrasse de ça ici, mais elle est obligée d’être un minimum respectueuse de sa culture et surtout de ses parents qui ont déjà bien assez de problèmes avec elle pour pas en rajouter une couche. A défaut de profiter de la vue, c’est Aera qui se fait plaisir en le matant sans le moindre scrupule parce qu’il faut bien que la roue tourne de temps en temps, elle peut pas se plaindre de ce qu’elle a en face d’elle. Gianni, en plus d’être ridiculement canon, est bien gaulé, de quoi foutre des complexes à tous les ados qui espéraient regarder l’émission en fantasmant sur les filles qui, elles, restent toutes habillées. « Mmh oui… vraiment injuste… c'est clair… je compatis » elle répète, moqueuse et l’œil pétillant de malice. « Du coup c’est la déception pour toi de me trouver habillée j’imagine… » elle provoque, amusée, comme s’il était imaginable une seule seconde qu’elle se désape pour se mettre au même niveau. Même pas en rêve, et pour bien trop de raisons qu’elle ne prendra pas la peine de lui expliquer. Elle préfère flirter ostensiblement, c’est plus amusant à défaut d’être surprenant. Aera n’a pas de problème avec le fait d’être prévisible et il faut bien leur donner l’impression qu’ils ne font pas ça pour rien et que les filles en profitent gracieusement (à l’exception de Michaela, qui doit être déçue que la réciproque n’ait pas été d’actualité). « Vito Corleone c’est pas dans le Parrain ? Désolée ma culture cinématographique est pas folle » et encore plus lorsqu’il s’agit de films occidentaux. Ca va qu’elle connait (un peu) les classiques incontournables et il lui semble bien qu’elle a tapé dans le mille. « T’es pas le premier que j’imaginerais devenir mafieux » elle ajoute en se moquant. C’est qu’une question de dégaine, si on compare les trois Italiens du jeu. Gianni a la carte séduction, Santo la carte chien fou, Costa la carte bad boy. Difficile de pas penser que les deux derniers seraient plus susceptibles d’appartenir à la mafia – même si elle leur dira jamais parce qu’elle a cru comprendre que c’était, pour le coup, pas une blague dans leur ville. « Aaaah Kara ne te dira rien, tu fais pas d’illusions, elle fera passer le bien de son équipe en priorité. » Parce qu’elle est déjà assez gavée d’avoir perdu trois membres en une semaine, et va pas en plus prendre le risque de continuer sur cette lancée en les désavantageant. Mais elle fera, à défaut, office de date très agréable parce qu’elle est marrante et se prend pas au sérieux, nul doute qu’ils passeront une bonne soirée. « Je rêve ou t’es en train d’insinuer que je te fais de l’effet dans ma robe ? » Elle plonge son regard dans le sien le plus sérieusement du monde, hausse un sourcil et finit par éclater de rire, histoire de ne pas transformer ce qui est un flirt innocent en un truc casse-gueule à souhait et beaucoup moins innocent (donc moins marrant). Aera secoue la tête : elle ne choisira pas volontairement des trucs laids, elle accorde trop d’importance aux apparences pour s’amuser à faire ça. Et puis, ses compétences de styliste d’un soir sont en jeu, elle ne veut pas décevoir. « Ouais… on va se contenter de ce que t’as toi alors. » Mais que Louis ne le porte pas dans son cœur n’est pas tombé dans l’oreille d’une sourde, et puisqu’il lance le sujet. « Il est jaloux parce que t’es trop proche de Cami à son goût, c’est ça ? » Elle est, comme beaucoup, intriguée par la dynamique entre les deux et compte bien gratter des infos ce soir pour essayer de comprendre, histoire qu’elle n’ait pas l’air de tomber de sa chaise si elle découvre qu’ils n’ont jamais eu la moindre relation sentimentale (ou pire, qu’ils sont de la même famille…). « Donc dans ton quotidien t’es pas du genre timide et propre sur toi ? T’es comment alors ? » Parce qu’elle sait finalement bien peu de choses sur Gianni, à l’exception de ses compétences culinaires et de sa propension au badinage qui en fait un interlocuteur de choix. « Bon, je vais regarder ce que t’as qui pourrait coller. » Elle s’affaire à chercher, une idée déjà très précise en tête et répond à la question posée sans s’interrompre dans sa quête. « Y a trois mois. C’était sympa, mais il n’y avait pas l’étincelle, les papillons dans le ventre, tout ça. Il m’a amenée dans un spot romantique très prisé de Séoul et à la fin je lui ai dit que je voulais pas aller plus loin. » Plus ou moins l’histoire de sa vie ces dernières années. Le type en question a été assez élégant pour ne pas lui en vouloir et la remercier d’avoir au moins accepté une soirée avec lui, comme si elle lui faisait une fleur. C’est là qu’elle a compris à quel point les mecs se font une impression fausse d’elle : comme si c’était une chance d’être à son bras ou d’être regardé par elle, alors qu’elle passe son temps à avoir le sentiment de jamais être assez bien pour eux. « Je suis pas très date, je trouve ça trop formel surtout chez moi. Je préfère l’alchimie naturelle, la spontanéité. » Pour ce que ça lui sert… Elle finit par trouver le haut de la tenue pour Gianni et se retourne pour lui faire face. « Un tee-shirt blanc simple, et un gilet gris foncé par-dessus. » Classique, chic, pas de prise de risque majeur pour l’instant. « T’en penses quoi ? » Avant qu’elle ne continue, mieux vaut vérifier que ça peut lui convenir. « Elle te manque, ta fiancée ? » C’est qu’on oublie que techniquement, l’Italien n’est pas célibataire. « J’imagine que si t’es ici les chances de vous retrouver à la fin sont peu probables, mais peut-être que la distance te fait reconsidérer les choses ? » Elle compatit à la situation de Gianni, cela dit, sans doute parce que ça fait étrangement écho en elle.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Jeu 7 Mai - 19:50

Gianni pouvait lire dans le regard d'Aera combien elle compatissait effectivement à sa condition d'homme objectisé et posa une main à même son cœur, l'air ému. Un sourire mutin ne tarda cependant pas à trouver le chemin de ses lèvres, parce qu'il pouvait imaginer combien c'était tentant de s'amuser de la situation. Cette semaine, c'était devant des millions d'yeux qu'il déambulait et l'italien mentirait s'il prétendait rêver se retrouver dans cette situation, mais à quoi bon lutter, ça avait le mérite de donner lieu à quelques plaisanteries pas désagréables. Aera le provoqua et Gianni sentit ses lèvres s'étirer. « Je peux m'en prendre qu'à moi-même, je passe visiblement pas assez de temps en salle d'observation pour maîtriser l'art du timing... » Il souffla, l’œil malicieux, mais avec quand même ce drôle d'arrière goût dans la bouche à l'idée que selon ce qu'on choisissait de comprendre, ça pourrait être mal interprété. Est-ce qu'il avait la plaisanterie facile ? Assurément. Est-ce que pour autant il voulait être taxé de pervers ? A la réflexion, pas vraiment. « Okay, ça c'était un peu disgustoso. » Il s'esclaffa alors, réalisant que tout le monde avait déjà des soupçons sur ce que Carl pouvait faire quand il s'enfermait là-dedans, et que lui avait bien assez à faire avec ses propres étiquettes. Et si c'était agréable d'entretenir ce petit jeu rafraîchissant avec Aera, ça aurait tout de suite l'air moins innocent si elle se mettait à lui imaginer ce genre de penchants. « Dans les deux premiers, si. C'est pour ça que si tu veux voir à quoi ça ressemble, 'faudra que tu prévois une demi-journée. Les films sont connus pour être longs, enfin c'est aussi parce que moi j'ai du mal à rester assis pendant trois heures. » Mais dans l'idée, c'était surtout des films qui méritaient qu'on les enchaîne. Mais si ça se trouve, Aera, c'était pas trop le genre qui lui faisait envie et c'est pour ça que Gianni avait lancé l'idée sans tourner ça comme une invitation en bonne et due forme. Surtout qu'elle n'avait pas tort, quand on le voyait comme ça on se disait que ces histoires de parrains mafieux trempés dans des trucs louches, ça collait pas avec le reste du package. Alors l'italien étira un sourire insondable. « Disons que pour ça, il faudrait que j'envoie balader l'éducation que j'ai reçu et les efforts de mon père pour réussir en gardant les mains propres. » Le ton était léger, mais Gianni n'osait pas imaginer ce que ça lui aurait fait de découvrir, après cette histoire d'adoption qui avait déjà chamboulé son univers à l'adolescence quand il avait pris la mesure de ce que ça soulevait comme questions, que celui qui était devenu une double figure pour lui trempait là-dedans. « Cela dit, t'es pas la première que j'imaginerais se fier aux apparences non plus. » Il glissa dans un sourire entendu, un peu taquin aussi, parce qu'on leur répétait de pas accorder une foi illimitée dans ce qu'on voulait bien leur montrer et que Gianni en était convaincu, des surprises il y en aurait. Lui, il partait du principe que ce qu'il percevait chez chacun pouvait très bien n'être qu'une image qu'ils mettaient tous volontairement en avant, et c'est ce qui l'incitait à se montrer prudent au début. Il était bien placé pour savoir que c'était trompeur, une façade. « Kara est si intraitable que ça ? Maintenant que tu le dis, ça pourrait expliquer les derniers abandons. Je devrais peut être m'inquiéter. » Il nota d'un air un peu amusé, malgré tout, parce que lui trouvait ça dommage mais pas au point de ne pas voir que ça arrangeait les affaires de la Team Schwarz. Il doutait aussi que Kara puisse lui donner envie de déguerpir, ce date le rendait plutôt impatient parce qu'il avait le pressentiment qu'il passerait une soirée divertissante. La façon dont Aera plongea ensuite son regard dans le sien lui valut de la fixer en retour, une expression indéchiffrable sur le visage, mais un sourire un peu plus malicieux au coin des lèvres. « J'aimerais te répondre, hélas Natéo m'a fait signer une clause stipulant que j'ai l'interdiction de flirter avec l'ennemi... Tu vois, je suis coincé. » Un rire passa pourtant entre ses lèvres et l'italien relâcha les épaules, se pliant avec une apparente délectation à ce petit jeu. Et rassuré de savoir que Natéo ne devrait pas lui en vouloir d'entretenir de lui l'image d'un chef qui ne laissait rien passer. Eux savaient qu'il était surtout le type cool et investi qui leur organisait des soirées détonantes, mais une pointe d’ambivalence ça ne faisait pas de mal. Aera semblait déterminée à lui dégoter une tenue qui ne lui donnerait pas l'air déguisé, et ils ne prenaient pas trop de risque tant qu'ils n'y mêlaient pas Louis. « A son goût sûrement, je sais que moi j'ai pas demandé à ce qu'on se retrouve menottés. Et c'était pas désagréable, mais je suppose que ça a rien arrangé. » Il imaginait bien que si Louis avait mal pris cette histoire de jeu la semaine dernière, la perspective de le savoir menotté à Cami une journée n'avait pas du lui faire plaisir. Et c'est vrai, Gianni tentait comme chacun d'y voir plus clair à leur sujet et pour ça, il y allait de quelques petites provocations. « Si, dans mon boulot, je deviens souvent la version de moi-même la plus éloignée de ce qu'on s'attendrait à voir quand on me connaît un peu. » Quelqu'un d'hyper propre sur lui, justement, de sérieux et pondéré aussi, tout ce que ceux qui le connaissaient en surface pourraient difficilement imaginer. « A coté de ça, je suis plutôt quelqu'un qui va prendre la vie comme elle vient, au jour le jour, parce que quand j'ai les cartes en mains j'ai rarement envie de repousser les choses à plus tard. Là où j'ai grandi c'est pas très bien vu d'improviser, parce que tu dois très tôt savoir ce que tu veux faire et t'y tenir, que ça touche à ton boulot ou au nombre d'enfants que t'auras plus tard. Puis voir comment tu vas faire en sorte que le chemin que t'emprunteras te mène là où tu l'avais prévu. » Il expulsa, ramenant ses deux mains à l'intérieur de ses poches. « Moi, j'ai décidé très tôt que c'était pas comme ça que je mènerai ma vie. » Et cette pensée lui tira un sourire paisible, parce que peu importe les contre-temps sur son chemin qui avaient remis en question pas mal de ses projets par le passé, il se voyait les concrétiser un jour, pris d'un sentiment d'urgence proche de l'euphorie quand il réalisait combien tout ça été fugace au fond. « Toi, tu te ranges plutôt dans quelle catégorie ? » Les gens qui vont articuler toute leur existence autour d'une seule finalité, quitte à passer à coté de beaucoup d'autres choses, ou ceux qui considèrent des milliers de possibilités à chaque pas qu'ils font. Chacun agissait en accord avec ses désirs et ça Gianni le respectait, il ne pouvait juste pas concevoir de vivre à moitié. Et parce que ça l'intriguait forcément vu le contexte et qu'il ne dirait pas non à l'idée de se faire une idée plus précise ce qu'elle était aussi à l'extérieur, il la questionna sur son dernier date et accueillit ses confessions avec attention. « Donc, on fait pas rêver une fille comme toi avec des petits fours et des chandelles ? » Il releva avec malice, s'imaginant très bien le tableau et jugeant que ça collait bien à ce qu'il avait cru percevoir d'elle. Elle devait aimer les choses sans fioritures, et ça le poussait à se demander si Aera avait aussi goûté à un milieu qui avait fini par lui faire apprécier ce qu'il y avait de plus viscéralement opposé à tout ça, comme c'était son cas à lui. Une balade sur la plage, un peu de musique, et il était heureux. « J'en pense que je te fais confiance. » Un t-shirt shirt blanc sous un gilet gris, peut être pas ce qu'il aurait spontanément choisi mais justement, c'était son point de vue qui ici l'intéressait. Et il devait reconnaître que ça lui plaisait assez de la laisser prendre les commandes. « Hm, ça, ça irait ? » Il avait pris une seconde pour récupérer quelques fringues, lui en présentant qui pourraient coller à défaut de les essayer. Sa question lui parvint et Gianni y répondit sans se déconcentrer. « Elle me manque, quelque part, oui. Comme tous ceux que j'ai laissé derrière moi, parce qu'on est très « famille » chez nous. » Et c'était pas une demi-vérité dite pour garder la face. Virna, c'était devenu la famille, simplement pas comme ils l'imaginaient peut être au début de leur histoire. « Mais je lui ai pas rendu sa liberté pour la lui reprendre. Je sais qu'elle serait prête à recommencer quelque chose, mais je sais aussi qu'elle a pris conscience comme moi que c'était pas ce qu'il nous fallait. » Même si ça avait été plus difficile pour elle de se l'avouer, même s'ils y avaient cru. « Tu les reconsidérerais, à ma place ? » Aera n'avait peut être pas tous les éléments, tout ce qui lui permettrait de décider ce qu'elle en pensait, mais elle en connaissait les gros titres, et ça devait déjà lui inspirer le début d'un avis si elle avait mis le sujet sur la table. Et ça intéressait Gianni de le connaître.

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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Ven 8 Mai - 23:05

« T'y as déjà été dans cette salle ? » elle demande, parce qu'il soulève un point intéressant. Elle n'a jamais voulu y mettre les pieds et n'envisage pas spécialement de le faire dans un futur proche ou lointain : c'est peut-être elle qui voit l'aspect négatif trop facilement, mais elle trouve ça un peu malsain de regarder ce que font les autres... à leur insu. Tout le monde sait qu'ils sont entourés de caméras, ils ont signé pour parfois sans réaliser ce que ça impliquerait, mais il y a une différence entre savoir que leur image peut, et va, être utilisée par la production, et savoir que les autres candidats les observent pour leur propre plaisir ou pour trouver des secrets. Mais c'est peut-être juste elle et sa vision biaisée des choses, elle en sait rien. « Rien de tel que le hasard pour pimenter nos vies » elle se contente de répondre. Mieux que de calculer selon ce que les écrans de la salle d'observation montrent, en tout cas. « Je me baladerai avec une clochette au cou la prochaine fois si tu veux, comme ça tu m'entendras à un kilomètre à la ronde et tu pourras te préparer » elle se moque gentiment : il a clairement pas l'air d'être ce genre de type et pas seulement parce qu'il n'a pas besoin de ça pour flirter ostensiblement. Gianni, pour elle, c'est un mec bien. Y a pas d'explication logique derrière, aucun élément qui vienne étayer cette vision qu'elle a de lui, c'est seulement son instinct qui parle et son instinct l'a rarement trompée. Même si dans ce jeu tout peut basculer du seul fait qu'ils cachent tous quelque chose de plus ou moins sérieux, elle a envie de penser que ses sens ne sont pas endommagés au point de pas pouvoir reconnaître quelqu'un de bien, surtout quand c'est un mec. « Ouais non, j'ai pas la patience pour ça. J'ai déjà du mal à regarder des épisodes entiers de mes dramas... » elle avoue sans la moindre honte. Elle a toujours été comme ça, Aera : incapable de rester à sa place sans rien faire ni se déconcentrer. C'est pour ça qu'elle a foiré ses études et qu'elle n'a jamais ambitionné de travailler dans le monde répétitif de la bureaucratie corporate coréenne. La seule idée de passer sa journée derrière un bureau suffit à lui foutre de l'anxiété et elle préfère de loin les boulots qui l'occupent physiquement, plus que mentalement. Autant dire que perdre une demi-journée à regarder des films de mafiosos, ça ne l'emballe pas plus que ça. « Sauf si tu m'accompagnes et que t'es prêt à pas te concentrer sur les films. » Soudainement consciente de ce qu'il pourrait penser qu'elle sous-entend, elle s'empresse de corriger. « Parce que je te poserais plein de questions, je veux dire. » Sait-on jamais, qu'il l'ait prise trop au sérieux depuis le début de leur discussion et s'imagine qu'elle fomente des plans pour lui sauter dessus. Nul doute que Gianni trouvera sans difficulté des volontaires de ce côté-là. « Ah tu serais surpris. Je fais des efforts pour pas en rester à la première impression, mais je suis le genre à me faire une idée des gens la première fois que je les vois et avoir du mal à en sortir. » Elle tente de garder l'esprit ouvert et de pas trop juger les gens à leurs apparences, mais comme tout le monde ça n'a rien d'inné en elle. Elle n'irait pas jusqu'à dire qu'elle peut détester au premier regard (elle n'éprouve pas d'émotion assez forte, ni d'un côté ni de l'autre du spectre de l'affection) mais elle se fait certainement une idée de ce que sont les gens. De la même façon qu'elle juge que Gianni est un type bien, elle se méfie en permanence de Costa alors qu'ils sont plus proches sur le papier, parce qu'il se livre moins et qu'elle l'a senti au premier regard. « Elle n'est pas intraitable, elle sait seulement s'entourer » elle fait remarquer dans un sourire taquin. Aera ne sous-entend pas vraiment que l'équipe de Natéo est naze mais elle commence à adhérer de plus en plus à sa propre équipe alors même qu'elle n'aurait pas hésité à switcher de base. Gianni en revient à cette histoire d'ennemis qui lui arrache un nouveau sourire moqueur. Elle n'a pas le sentiment d'être l'ennemie, mais elle ne pense pas non plus que Natéo ait fait signer cette clause. « Interdiction de flirter avec l'ennemi, ou de flirter avec quelqu'un qui n'est pas lui tout court ? » elle se moque avec facilité parce que tout le monde sait que le chef d'équipe adverse a un petit (gros) faible pour Gianni. Compréhensible, surtout si on se base sur le physique, mais comme elle a vraiment envie de croire qu'il est plus qu'une belle gueule, elle s'efforce de ne pas le réduire qu'à ses yeux verts et son sourire. Le cas de Louis suscite l'intérêt d'Aera, simplement parce qu'elle est trop curieuse pour son propre bien et que sa relation avec Cami l'intrigue. « Tu crois qu'il y a quoi entre eux ? Parfois je me demande s'ils ne font pas semblant d'avoir un passé commun pour nous mettre sur une fausse route. » Si c'est le cas, autant dire que l'un comme l'autre jouent bien la comédie, et elle a pas eu le sentiment d'avoir à faire à des menteurs, mais c'est toujours difficile à dire dans un jeu comme celui-ci. Au fond, elle ne serait pas surprise qu'ils les mènent en bateau. « Clairement, il y a pire que d'être menottée à elle toute une journée. Et vice-versa. » Pas sûr qu'elle aurait apprécié de devoir se plier à l'exercice de son côté ; elle doit déjà composer sans Rosamie toute la semaine, ça lui suffit amplement. Dans tous les cas, elle trouve ça plutôt justifié qu'il y ait des conséquences à ne pas jouer le jeu des chroniques, elle aurait simplement préféré que les coupables ne soient pas tous de son équipe, tant qu'à faire. Gianni se confie un peu sur sa façon d'être, façonnée par (ou plutôt malgré) son éducation et elle l'écoute en même temps qu'elle s'affaire à trouver de quoi l'habiller convenablement pour son date avec Kara. Ca ne la surprend pas, dans le fond, qu'il se soit un peu opposé au moule traditionnel dans lequel on a voulu le mettre. Mieux : ça fait écho à sa propre vision des choses. Quand il lui retourne la question, elle se contente de hausse les épaules. « La catégorie qui prétend qu'elle veut pas faire comme tout le monde, mais qui préfèrerait parfois se satisfaire de son petit carcan bien dessiné. » Les études, le mec, le mariage, les gosses. S'échapper des traditions n'est pas chose aisée, et sa famille ne se prive pas de lui faire savoir que sa ferme volonté de ne pas se plier au conventions les dérange profondément parce que ça renvoie une mauvaise image d'eux auprès des autres. Aera aimerait pouvoir affirmer qu'elle s'en fout complètement, mais elle mentirait. Elle laisse échapper un ricanement quand il parle de petits fours et chandelles et lui offre un sourire malicieux. « Surtout pas. Rien de mieux que la spontanéité. Mon date idéal, ce serait un type qui m'embarque par surprise dans une aventure hors des sentiers battus. » Ca n'a pas besoin d'être une aventure physique, elle pourrait très bien se satisfaire d'une simple interaction profonde, mais elle a besoin d'être challengée, de ne pas savoir qu'on lui est acquis. Le romantisme chevaleresque n'est pas fait pour elle, et c'est pourtant comme ça que beaucoup trop d'hommes dans sa vie ont tenté de la séduire. « Ou mieux encore, de rencontrer quelqu'un, comme ça, par hasard, et découvrir une alchimie de malade autour d'un verre. » Ce serait au moins le plus réaliste. « Et toi, ce serait quoi le date idéal pour te séduire ? » Lui non plus, il ne la frappe pas comme quelqu'un se satisfaisant du formalisme d'un vrai date, mais elle peut se tromper après tout. Peut-être que sous ses côtés modernes, il aime le côté traditionnel du date. Aera se remet à sa recherche de fringues pour lui, et s'arrête sur le combo basique du tee-shirt/gilet. Elle trouve que ça rentre bien dans le côté propre sur lui sur lequel ils sont partis et Gianni s'exécute en lui présentant l'option qui colle le mieux à sa suggestion. Aera acquiesce vivement, très satisfaite de cette affaire. « Parfait. Ca fait très petit Italien bon chic bon genre. » Elle glisse un sourire, plutôt confiante en ses goûts vestimentaires, et l'interroge sur la femme qu'il a quittée presque au pied de l'autel (s'il faut faire du raccourci facile). Les explications qu'il donne lui paraissent plutôt cohérentes, mais même si ce n'était pas le cas elle se permettrait pas de juger sans savoir. Gianni lui demande son avis et elle secoue la tête. « Je te connais pas assez pour le dire. Tout ce que je peux dire, par contre, c'est que toutes les raisons qui t'ont fait partir seront encore là à ton retour. Et aussi qu'aller à l'encontre de sa volonté juste pour faire plaisir aux autres, c'est une recette désastreuse. » Elle parle d'expérience ; après tout, sans avoir jamais été dans une situation identique, elle a préféré quitter son mec avant qu'il la demande en mariage plutôt que de s'enfoncer dans une histoire à sens unique. Elle peut comprendre qu'il ait pas eu envie de ça. « Qu'est-ce qu'il te fallait, alors ? Ou plutôt, qu'est-ce qui te manquait dans votre histoire ? »

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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Lun 11 Mai - 2:18

Ça n'étonnait pas particulièrement Gianni qu'Aera semble adopter un point de vue similaire au sien au sujet de cette salle d'observation légèrement dérangeante, si on considérait qu'il y avait déjà des millions d'yeux braqués sur eux à longueur de temps. Il voyait où la production voulait en venir quand elle leur offrait la possibilité de s'espionner les uns les autres, mais ça n'est pas pour autant qu'il se verrait passer deux heures le nez collé devant un écran. « J'y ai mis les pieds une fois, pour pas mourir idiot. C'était aussi particulier que je me l'imaginais. » Et rien que de savoir qu'on associait cette salle à l'obsession de Carl pour Rosamie lui procurait une sensation désagréable, en partie parce qu'il osait espérer que le candidat n'y passait pas autant de temps qu'on essayait de le leur faire croire. « Je crois que je préfère encore l'idée de tomber sur toi par hasard. Et puis si vraiment tu venais à me manquer, les bonnes vieilles filatures, à l'ancienne, c'est des pratiques qui se perdent aujourd'hui... non ? » Gianni étira un sourire amusé, voyant bien qu'Aera avait déjà saisi qu'en la matière elle n'avait pas grand chose à craindre de lui. Parce que c'est elle qui avait raison, la spontanéité d'une rencontre impromptue, c'était autrement plus intéressant que de provoquer le destin, et il ne savait pas si cette rencontre aurait eu la même saveur s'il avait su où la trouver lorsqu'il avait traversé le couloir. « Tu peux pas battre le roi auto-proclamé des séries entamées mais jamais finies. » Il souffla d'un ton faussement solennel, lorsqu'Aera confessa qu'elle non plus n'était pas tellement bonne élève quand il fallait rester assise plusieurs heures devant un film ou un épisode. Heureusement qu'il y avait des classiques qui incitaient des mecs comme lui à prendre leur mal en patience le temps de rentrer dans l'histoire. Pas sûr toutefois que se repasser les trois Parrains en une fois serait de l'ordre du supportable, et pourtant, la proposition d'Aera ne tomba pas dans l'oreille d'un sourd. Et pas juste parce qu'il aurait pu y voir un double sens si elle n'avait pas précisé le fond de sa pensée, sous le regard rieur de l'italien. « T'as raison de le préciser, sait-on jamais que la prod' soit à l'affût du moindre truc un peu équivoque. » Il glissa avec malice, et juste parce qu'on n'était jamais trop prudente face à un mec torse-nu. Non pas qu'il soit assez premier degré pour y avoir vu une proposition indécente, ceci dit, mais c'est parce qu'Aera n'avait pas l'air d'avoir besoin de ruser pour avoir un homme. « Mais c'est tentant, je vais pas le nier. » Et il appuya ses paroles d'un regard entendu, parce que même si le cadre et les films ne devaient être qu'un prétexte à une conversation au calme, il trouvait la perspective attrayante. Sa précision sur la manière dont elle pouvait fatalement rester sur sa première impression avec les autres fut accueillie avec intérêt par l'italien. « Quel genre d'idée tu t'es faite sur mon compte, alors ? Outre la partie où j'ai pas l'air d'un mafieux. » Il questionna, sourire aux lèvres. Ça l'intéressait de le savoir, d'autant plus qu'il était bien conscient de l'image qu'on lui collait depuis qu'il était ici. Gianni s'en accommodait assez bien la plupart du temps, mais il n'irait pas se plaindre que quelqu'un ici parvienne à la dépasser, quoi que ça veuille précisément dire. Pas forcément demain, ni en une fois. Et il aurait pu répliquer pour le principe à sa remarque sur les fréquentations de Kara, mais il se contenta d'un regard en coin, tenté de prêcher pour sa paroisse mais gardant à l'esprit qu'il y avait des candidats qu'il appréciait des deux cotés. « J'en sais rien, mais je crois qu'on comprend souvent assez vite que je suis pas quelqu'un à qui on va de toute façon empêcher de faire ce dont il a envie. » Il s'amusa, avec tout de même une pointe de sérieux, mais sans croire une seconde que le regard pas désintéressé que Natéo semblait poser sur lui pourrait aller jusque là. Et puis, il ne faudrait pas que sa réputation en prenne un coup, déjà qu'elle partait d'à peu près nulle part, jusqu'ici. Ou bien si, si on considérait qu'il avait le badinage facile ou qu'on se concentrait sur cette histoire avec Louis et Cami, qui commençait à lui retomber dessus sans qu'il puisse vraiment s'en étonner vu la façon dont il s'en était amusé auprès du candidat, sans pourtant de mauvaises intentions. « C'est difficile de se fier à ce qu'ils veulent bien nous montrer, j'ai eu l'impression que Louis était contrarié quand on a parlé de Cami, mais peut être que c'est juste ce qu'il a voulu me laisser croire. » Il serait surpris que ces deux-là ne se connaissent pas du tout, mais il était aussi possible qu'ils jouent avec les apparences, surtout ici où ça n'était pas bien compliqué de tromper tout le monde sur la nature de leur lien. Gianni restait un peu sur ses gardes, tout ça l'intriguait. « C'est clair, surtout une journée. » Parce qu'elle avait raison, on avait vu pire qu'être menotté à Cami sur moins de vingt-quatre heures, ne serait-ce que parce qu'il aurait pu trouver le temps beaucoup plus long auprès de quelqu'un de moins facile à vivre. « Et je sais que ça en donnait pas forcément l'impression, l'autre soir, mais j'étais sérieux au sujet de cette histoire de messager. Donc au cas où... je suis plus fiable qu'un pigeon voyageur et moins cher qu'un coursier. » Gianni se fendit d'un sourire plus malicieux sur la fin, et alors que c'était sa manière de tenir parole, parce qu'il n'avait pas pour habitude de proposer un service s'il ne comptait pas l'honorer. Il se confia ensuite sur sa façon d'appréhender la vie, en totale opposition il est vrai avec l'éducation qu'il avait reçu. Gianni n'était pas quelqu'un qui pourrait couper les ponts avec sa famille juste par désir de s'affranchir de leur influence, mais il cultivait sa propre vision des choses. Son regard posé sur Aera, il l'écouta confier que la sienne n'était pas si différente, même s'il avait bien noté la nuance et croyait comprendre qu'il ne lui était pas toujours facile de l'assumer. « Parce que parfois ce serait plus simple de s'y faire que de devoir continuellement se justifier ? » Il laissa entendre, dans une envie de lui faire comprendre qu'il comprenait, parce qu'il était passé par là. Être comme lui, dans un milieu conservateur, ça n'était possible que parce qu'il était prêt à l'assumer au prix d'éternels réflexions et reproches. Gianni avait toujours eu plus peur de décevoir son père que n'importe quoi d'autre, mais sa liberté, il ne la vendrait à aucun prix. Et comme il s'y attendait, Aera n'enviait ni les chandelles ni les fioritures des dates traditionnels, préférant ce qui s'éloignait du commun et de l'attendu. « Que t'y aies déjà goûté ou non, à ce date idéal, à quel point un homme capable de te surprendre dès cette étape te donne ensuite envie de te laisser porter ? » Aera était apriori célibataire mais ce qui l'intéressait, c'était de savoir à quel point on avait peut être déjà pu lui donner envie de lâcher prise, sans contrôle ni résistance, parce que c'était à ses yeux la meilleure partie d'une relation. Accepter ce qui est là, s'élancer sans filet, se donner le droit de se tromper mais aussi de tomber sur la bonne personne, parfois. « Un mélange de spontanéité et d'atypique, je dirais. Un date qui ferait sortir une femme de sa zone de confort, pas pour lui en mettre plein la vue mais pour se créer un souvenir qui ressemblerait à aucun autre. Marcher le long d'une plage, ou des heures dans la nuit, discuter de tout et finir dans un petit restau sans prétention dont on nous chassera parce qu'on aura pas vu l'heure passer. » Ça n'avait pas à être compliqué pour être mémorable à ses yeux, et ça n'était pas un hasard si aujourd'hui il se retrouvait plus volontiers dans ce genre d'impulsions que dans le traditionalisme de certains rendez-vous. « Mais une femme qui fait le premier pas, c'est aussi extrêmement séduisant. » Et il n'y pouvait rien, une femme capable d'assumer ce qu'elle voulait, ça avait toujours un effet dingue sur lui. En Italie la culture du macho faisait depuis longtemps parler, mais lui n'avait jamais fait partie de ces mecs déstabilisés dès qu'une fille le draguait ouvertement. Il n'avait pas besoin qu'on lui fasse croire qu'il menait la danse pour avoir plaisir à échanger, et ce serait une erreur de croire qu'un mec n'avait pas aussi envie qu'on le séduise. La tenue proposée par Aera fut en tout cas validée par un Gianni convaincu, précisément parce que ça le changeait et que c'était rafraîchissant. « Et je crois que cette semaine, ce sera pas du luxe. » Il se fendit d'un sourire amusé, pas mécontent de troquer pour une soirée son accoutrement des derniers jours. N'importe qui aimait être bien habillé pour ce genre d'occasions, mais son plaisir à lui serait encore au-delà de ça. Au sujet de ses fiançailles rompues, Gianni se livra à quelques confidences et sollicita l'avis d'Aera dont le recul l'intéressait, conscient pourtant qu'il lui manquait des éléments pour réellement comprendre ce qui l'avait poussé à prendre cette décision. Et elle avait raison, mettant sans s'en douter le doigt sur ce qui importait. « Un sentiment d'évidence. Je crois que si ça a été le bon moment un jour, ça l'était plus. Parce que ce sont pas des sentiments qui ont motivé ces fiançailles, alors c'est pas par amour que je me serais marié non plus. » Et c'était ça, le constat le plus difficile à l'échelle d'une histoire qui avait pourtant été sincère. Mais Gianni le savait, ça faisait un moment qu'elle allait sur sa fin et leur problème, c'est qu'ils n'avaient sûrement pas su se quitter quand il aurait fallu. « C'était lui briser le cœur aujourd'hui ou bien la rendre malheureuse toute sa vie. Chacun décidera du choix le plus égoïste. » Mais à ses yeux, après, c'aurait été trop tard. On ne revenait pas sur un mariage, pas chez lui, et il y accordait beaucoup plus d'importance que sa décision le laissait peut être aujourd'hui penser.

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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Mar 12 Mai - 13:48

Elle veut bien croire que ce soit particulier, de passer une partie de sa journée à mater, voire espionner les autres. Pour beaucoup de raisons, liées de près ou de loin à son secret, le concept d'aller regarder la vie des gens sur une caméra ça la dérange, c'est bien pour ça qu'elle n'y mettra jamais les pieds à moins d'avoir une raison très précise de le faire. Y a tellement d'autres trucs à faire ici, elle doit pouvoir survivre sans. « Je veux pas savoir ce que les gens font dedans » elle souligne, railleuse mais mal à l'aise par le côté voyeuriste de la chose. « Vraiment, la cloche ça te tente pas plus que ça ? Je trouvais ça marrant moi... » Un sourire se fraie un chemin jusqu'à ses lèvres, avant de hausser les épaules l'air de dire tant pis. Elle voit la scène d'ici, elle déambulant avec sa petite clochette autour du coup et Gianni sur ses talons dès qu'il entend le bruit. Comic relief compte tenu du fait qu'ils n'ont pas l'air d'être ce genre de personnes. La rencontre improvisée ça lui va aussi, ça lui va mieux même. Elle n'a jamais été très douée pour préméditer, et c'est d'autant plus vrai ici. « Je préfère que tu tombes sur moi par hasard, ça met plus de piquant à nos rencontres » elle commente, le regard pétillant. Comme de le croiser au détour d'un dressing tandis qu'il se promène torse nu. Faut qu'elle en profite, Aera, à partir de dimanche soir c'est fini, il se remettra à s'habiller et elle pourra plus le mater discrètement comme elle l'a fait depuis le début de la semaine. Enfin, discrètement, tout est relatif chez elle. « Ah ouais ? Il y a bien une série que t'as du finir quand même ? » En Corée c'est plus simple, les dramas durent une saison généralement, tu t'investis émotionnellement pendant trois mois et après tu passes à autre chose. Pas besoin de te taper huit ans à suivre une série et devoir encaisser le coup de grâce quand la fin est naze. Genre Game of Thrones, qui doit être une des rares séries occidentales qu'elle a suivies avidement du début à la fin. « Déjà qu'on veut me faire passer pour la transie d'amour avec Costa, si on rajoute un quiproquo avec toi on va finir par croire que j'ai confondu l'émission avec le Bachelor spécial Italie ! » Mais elle serait pas surprise, faut bien mettre des gens dans des cases dans ce genre d'émission et quoi de plus simple que de la mettre dans celle de la croqueuse d'hommes parce qu'elle flirte facilement ? « It's a date then ! Enfin, pas un date date, t'as compris. » Elle précise avec si peu d'innocence dans la voix qu'on ne peut pas s'y tromper : oui elle le fait exprès, parce que ça l'amuse. Même si ça veut dire qu'elle doit se taper quatre heures d'un film qu'elle suivra qu'à moitié pour pouvoir parler avec Gianni de tout ou n'importe quoi. Encore que, allez savoir, elle se découvrira peut-être une passion pour les films de mafieux grâce à lui, même si le profil qu'elle s'est fait de l'Italien ne matche pas avec les personnages qu'elle imagine dans ces films. Et puisqu'il lui demande quelle idée elle s'est faite de lui, Aera va se faire un plaisir de brosser le portrait imaginaire de Gianni tel que dressé la première fois qu'elle l'a vu. « La caution beau gosse de l'émission, genre grand brun ténébreux avec un lourd passif derrière lui que toutes les filles vont vouloir séduire pour satisfaire leur égo mais en réalité un peu creux » elle reconnaît sans la moindre honte. Ca, c'est le premier truc qu'elle s'est dit en le voyant, et on peut pas nier que s'il avait été moitié moins beau, il aurait peut-être pas été sélectionné. « Après trois semaines, j'ai un peu revu la description. J'enlève le côté creux, mais j'ajoute le côté mec bien, sympa et moins prévisible que je le pensais de base. » Elle a conscience que ça sonne pas très flatteur, mais dans sa tête ça l'est : il se révèle un peu et la surprend, ce qu'elle pensait pas capable de voir se produire au départ. Ca la pousse à s'interroger sur ce que les gens ont pensé d'elle quand ils l'ont vue entrer dans le jeu, mis à part son affection non-dissimulée pour les plaisirs simples de la vie (boire et manger). « Et toi, t'as pensé quoi de moi en me voyant ? » histoire de satisfaire sa propre curiosité plus que flatter son égo ; ça fait bien longtemps qu'Aera ne se laisse plus atteindre par la vision des autres sur elle, au moins dans la large majorité de son quotidien. « Ca veut dire que t'es le genre à flirter souvent ? » elle demande, puisque les velléités de Natéo ne semblent pas lui poser le moindre problème à outrepasser toute requête qu'il pourrait lui faire. Elle n'a jamais bien compris le concept de couple libre, d'ailleurs, ça lui paraît très étrange de vouloir partager quelqu'un avec d'autres personnes mais elle suppose que c'est son côté tradi qui ressort involontairement. « Mmmh... ouais, s'ils jouent pas la comédie j'aurais tendance à penser qu'ils sont amoureux l'un de l'autre et veulent pas le reconnaître. » Aera n'a aucun problème avec les raccourcis faciles, mais faut dire que le comportement de Cami et Louis suscite pas mal de questions et elle trouve sa réponse plutôt cohérente. Elle acquiesce à la mention de son potentiel rôle de pigeon voyageur pour Rosa et elle, même si elle ne pense pas faire appel plus que ça à ses services maintenant qu'elle sait qu'elles peuvent s'envoyer des messages par boîte aux lettres interposées. Elle aurait trouvé ça romantique s'il s'était pas agi d'une fille, mais elle peut pas nier que ça lui fait bizarre de devoir toujours s'éclipser quand Rosa apparaît dans le paysage. « C'est pas tombé dans l'oreille d'une sourde. Merci Gianni, c'est cool » elle répond armée de son sourire le plus sincère. Elle serait capable de lui demander ses services juste pour le principe, pour s'amuser un peu à ses dépends et sonder jusqu'où va sa générosité, mais elle n'a pas envie de pousser le vice trop loin alors qu'il se montre spontanément sympa. Il se risque à une analyse de tout ce qui peut donner envie à une fille comme elle de parfois vouloir rentrer dans le carcan, elle le soupçonne de faire une analogie avec sa propre situation à lui, parce qu'en ce qui la concerne, c'est pas tant pour s'épargner les justifications. « Pas vraiment, plutôt parce que ça me rassurerait d'être dans une zone de confort, ça me donnerait le sentiment d'être normale » elle confie sans gêne. C'est surtout ça, qu'elle cherche un peu malgré elle, l'espèce de normalité qui vient avec le fait de rentrer dans le moule et dont elle ne profite pas pour l'instant. « Quand tout le monde autour de toi a l'air d'aimer leur carcan, tu peux pas t'empêcher de te demander si c'est toi qui déconnes. » C'est d'autant plus vrai que les Coréens aiment bien faire les choses comme tout le monde, l'individualité – l'individualisme – y est mal vu et dans ce paysage, Aera détonne d'autant plus qu'elle assure ne pas vouloir de ça. C'est pire que de ne pas réussir à atteindre ce modèle : elle le fuit volontairement. Ca a le don de rendre dingues ses parents et son frère, qui n'ont jamais poussé ce genre de réflexion aussi loin pour leurs propres vies. « Je demanderais que ça, être prise par surprise dans une attirance, un truc un peu passionnel et imprévisible, mais c'est un luxe que j'ai du mal à me permettre » elle admet en baissant le regard. Sans doute que Gianni comprendrait mieux s'il connaissait son secret, mais Aera a ce besoin d'extrême confiance en l'autre pour se laisser aller qui va à l'encontre de tout ce qu'elle voudrait dans une relation. C'est pour ça que ça foire avec tous les mecs qu'elle fréquente : elle attend d'eux qu'ils lui donnent une confiance totale en eux, un sentiment de sécurité, et se plaint finalement de ne pas avoir l'insécurité qui va de paire avec le côté passionnel qu'elle cherche. Gianni raconte à son tour sa vision d'un date idéal, qui fait assez écho avec sa propre vision, avant de se confier sur ce qu'il trouve séduisant : une femme qui fait le premier pas. Elle lui jette un regard curieux, elle s'attendait pas à ça, d'autant qu'elle a bien compris que les italiens sont plutôt du genre macho, un peu comme en Corée même si ça prend une autre forme. « Sérieux ? J'avoue que j'aurais pas imaginé que ce serait un truc qui puisse te plaire... » Faudrait peut-être donner le message aux filles qui sont attirées par lui dans le jeu, genre Maci, ça aiderait sûrement le process. « Je prends note en tout cas. Qui sait, peut-être que j'en aurai l'utilité un jour » elle note, un sourire amusé au coin des lèvres. Le seul problème étant qu'Aera ne fait jamais ouvertement le premier pas, elle peut flirter tout ce qu'elle veut mais serait bien incapable d'aller voir un homme et l'inviter à un date, ou même lui faire savoir un véritable intérêt pour lui. « Même si, pour ton info, je préfère être séduite que séduire » elle ajoute malicieusement, avant de finaliser la tenue qu'il aura le plaisir de porter pour tenter d'arracher ses secrets à Kara. La tentative est vouée à l'échec, mais à défaut elle sait qu'ils passeront au moins une bonne soirée. Elle hoche la tête, consciente que se trimballer à moitié nu toute la semaine, même si ça fait le plaisir de la gent féminine, n'est pas forcément ce qui l'emballe le plus. Quand il parle de sa fiancée, elle ne peut pas s'empêcher de penser que ça fait écho à sa propre situation même si elle n'est jamais arrivée à ce stade d'engagement avec un homme. Y a un point qui l'intrigue plus que le reste, quand même et qu'elle se sent obligée de relever. « Comment ça c'est pas tes sentiments qui ont motivé les fiançailles ? Tu comptais l'épouser pour quelle raison du coup ? » Pour l'argent ? Le pouvoir ? Faire plaisir à quelqu'un ? Elle suppose que c'est probablement mieux pour Gianni et sa fiancée qu'il ait pris la décision de tout arrêter avant de se passer la bague au doigt, même s'il aurait sans doute mieux valu qu'il s'en rende compte avant d'arriver si loin. « Forcément, c'est un peu égoïste comme décision, mais l'alternative me semble encore pire du coup je serais d'avis que t'as fait le bon choix » elle confirme avec sincérité, son regard rivé dans le sien. « Vous en avez parlé ou pas encore ? » Parce que ce serait triste que sa fiancée/ex-fiancée apprenne en le regardant à la télé tout ce qu'il pense de leur relation et pourquoi il y a mis un terme.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Ven 15 Mai - 4:14

La salle d'observation devait faire le bonheur de certains, dans la chasse aux secrets comme dans d'autres circonstances qu'il n'avait pas spécialement besoin d'imaginer, mais à ses yeux à lui les lieux ressemblaient un peu trop à l'image qu'il s'était faite des QG depuis lesquels la production devait les épier, et vraiment, c'était pas le genre d'endroits qui le séduisaient d'ordinaire. « J'avais rien noté de suspect, si ça peut te rassurer. » Il s'amusa, pas certain que ça lui donne tellement plus envie d'y faire une escale, cela dit. « On sait tous les deux que ça deviendrait vite oppressant si tu pouvais plus faire un pas sans me voir débarquer... » L'italien prit un air mutin, incapable toutefois de ne pas trouver l'image amusante, parce que ce qui rendait aujourd'hui cette rencontre légère et plaisante pourrait bien faire qu'à la longue elle ne supporte tout simplement plus l'idée d'être dans la même pièce que lui. Et ça, ce serait franchement dommage, et la raison pour laquelle il valait mieux s'en tenir à des rencontres inopinées, plus spontanées et agréables. Il n'y aurait peut être pas toujours cet accoutrement pour insuffler à la situation une touche de malice pas déplaisante, mais il y avait plein d'autres manières de se dévoiler quand on apprenait à connaître quelqu'un et il était convaincu que ça n'en serait pas moins intéressant, loin de là. « Comme de savoir qu'il y a une chance sur seize pour que la personne sur laquelle je tombe au détour d'un couloir ce soit toi. » Son sourire s'étira dans un trait de malice, laissant apparaître deux fossettes sous sa barbe naissante. C'est vrai, il y avait quelque chose d'enthousiasmant dans le fait de ne pas savoir quand on tomberait sur quelqu'un, et Gianni n'apprécierait pas autant ces rencontres s'il n'y avait pas cette touche de surprise et d'inattendu. Ce serait parfaitement ridicule, autrement, d'avoir inconsciemment toujours envie d’être à son avantage, parce que Gianni avait été élevé pour être présentable quelles que soient les circonstances, ce qui ne faisait que renforcer l'envie qu'il avait aujourd'hui d'improviser et de se laisser porter. C'était tellement plus exaltant de cette manière. « True Detective, quelques trucs sur Netflix quand même, et Band of Brothers. Mais bon celle-là, elle faisait que dix épisodes. » Et c'était toujours mieux que rien, mais quand même bien en deçà de la tendance qui voulait que les autres ingurgitent des séries par dizaines. « Mon problème, c'est que si je me motive pas à les binge-watcher, je m'en désintéresse assez vite. C'est pourtant pas faute d'avoir envie de m'y mettre à chaque fois. » Il souligna, amusé. Le souci, c'est qu'il ne voyait pas grand chose de palpitant dans le fait de rester le nez collé à l'écran de sa télé, alors si le truc n'était pas un peu prenant il laissait souvent tomber pour aller faire quelque chose d'un peu plus stimulant. La prochaine remarque d'Aera lui tira un sourire entendu, parce que le jeu des rubriques et les rumeurs qui vous collaient ensuite à la peau, il connaissait aussi. Et c'était peut être pas tombé dans l'oreille d'un sourd, non plus. « Y'a rien avec Costa, alors ? C'est les espoirs de la production de voir éclater un triangle amoureux que tu viens de ruiner, là. Ils devaient déjà t'imaginer au milieu de nous deux, les deux potes prêts à s'écharper pour tes beaux yeux. » Et Gianni se mit à rire, d'un rire léger mais un peu moqueur, parce que ça ressemblait beaucoup trop à quelque chose qui pourrait sortir de l'imagination de la production pour qu'il soit vraiment étonné d'avoir vu juste. Tellement latin que ce serait dommage de pas surfer sur l'image préconçue qu'on leur collait depuis le départ, n'est-ce pas. Et si ça aurait le mérite d'être amusant sur le papier, ce genre de situations étaient aussi trop pesantes pour être vraiment excitantes. C'était un peu pour ça qu'il n'avait jamais convoité une femme qui n'était pas libre, ou pas totalement. Il pouvait mettre tellement de lui-même dans une relation, aussi bien ses tripes que son cœur ou toute l'énergie dont il était habité, qu'il serait incapable de se contenter d'une place floue dans le cœur d'une femme. Avec Gianni, c'était tout ou rien, il ne savait pas aimer à moitié. « C'est moi, toi ou eux que t'essaies de convaincre ? » Il plaisanta de plus belle, lançant un regard entendu à la caméra la plus proche avant de le reporter sur Aera, l'air plus complice. C'était pas comme s'ils auraient vraiment à se cacher derrière de fausses excuses si c'avait vraiment été un date, de toute manière, mais quoi qu'il en soit c'était plus drôle de poursuivre ce petit jeu au nez et à la barbe de la production. Et parce que c'était trop tentant de se faire une idée de la vision qu'Aera s'était faite de lui au départ, l'italien prit le risque d'entendre certains trucs potentiellement peu reluisants, mais c'était là tout l'intérêt. Et la franchise démontrée par Aera était aussi attendue qu'elle était plaisante, l'italien n'aimant rien de moins que quand les gens lui léchaient les bottes en n'en pensant pas moins derrière. « Donc, tu m'imagines toujours un lourd passif ? » Il tiqua, sincèrement intrigué, peut être parce qu'ici il avait l'impression qu'on l'imaginait parfaite et lisse en tous points, sa vie, entre autre parce qu'il avait de l'argent et un joli toit au dessus de la tête. « J'espère continuer à faire évoluer ton avis sur moi, alors. » Il confia cette fois, dans un fin sourire. Et qu'elle ne s'y trompe pas, il était satisfait d'avoir pu la détromper sur un ou deux points, c'était juste une envie qu'il avait de révéler parfois des facettes plus inattendues, quoi qu'on puisse s'attendre à trouver chez un mec comme lui. L'avis des autres n'importait pas vraiment, mais que les gens qui apprenaient à le connaître puissent le trouver moins prévisible à force de gratter en surface, ça lui plaisait. Alors, lorsqu'Aera lui retourna la question, il se montra aussi transparent. « Que t'étais le genre de fille pas impressionnable, qui a de la suite dans les idées et pas peur de dire ce qu'elle pense. Féminine mais qui cherche pas forcément à ce qu'on la remarque, tout en ayant pourtant conscience qu'elle a pas à faire beaucoup d'efforts pour que ce soit le cas. Assez sérieuse, plutôt cartésienne et un peu dénuée de fantaisie. » C'était ce qu'il avait observé sur les premiers jours, et à mesure qu'ils avaient échangé l'image qu'il s'en était faite s'était aussi précisée. « Aujourd'hui je sais que t'es loin d'en manquer. Que t'es chaleureuse, pas prise de tête et définitivement amusante. A la lumière de tout ça je suis même prêt à parier que tu manges tes spaghettis à la fourchette, sans couteau, dans les règles de l'art. C'est à ça qu'on reconnaît les meilleurs. » Complice ou pas, c'était pas un petit compliment quand on savait combien un italien pouvait se sentir offensé quand un étranger coupait ses pâtes avant de les manger, et peut être qu'il y avait aussi vu le moyen de faire un clin d’œil à leur session cuisine de l'autre jour. Toujours est-il qu'elle aussi s'était révélée surprenante, et Gianni n'était jamais mécontent de réviser son impression sur quelqu'un. « La plupart du temps les gens se convainquent que c'est du flirt, mais c'est parce qu'ils m'ont jamais vu face à une fille qui me plaisait vraiment. Si j'étais comme ça j'aurais jamais pu avoir de relation sérieuse, parce que c'est pas ma vision du couple. » Et personne n'avait à lui interdire quoi que ce soit puisque lorsqu'il avait quelqu'un, c'était une règle d'or qu'il fixait avec lui-même, il se tenait à carreaux. Qu'il ait le contact et la plaisanterie faciles, c'était avéré, mais flirter avec l'intention d'aller plus loin c'était complètement différent et pas une limite qu'il irait franchir. « Quoi qu'il y ait peut être entre eux, je suppose que c'est aussi dans leur intérêt de nous mener sur des fausses pistes. » Et c'est pour ça que la situation entre Cami et Louis l'intriguait autant, parce que d'un jour à l'autre il en venait à penser tout et son contraire les concernant. Mais de plus en plus, il soupçonnait aussi des sentiments, notamment pour ce que leurs échanges de regards laissaient entrevoir. Et s'il aurait pu ne jamais re-mentionner cette histoire de messager, soulevée avec une certaine légèreté sur le prime, l'italien profita de l'occasion pour montrer qu'il n'avait qu'une parole, jamais donnée à la légère. Il sourit simplement, sans l'obliger à quoi que ce soit mais content qu'elle sache au moins qu'elle n'avait pas à hésiter, si besoin. Et réalisant qu'il avait présumé un peu vite des raisons pour lesquelles ses réticences à mener une vie plus traditionnelle lui pesaient aujourd'hui, il l'écouta avec attention livrer sa vérité. « Mais est-ce qu'être dans la norme, ça vaut vraiment de mener une vie dont on n'est pas sûre qu'elle suffirait à nous combler ? » Parce qu'il comprenait que son problème, c'était de pas se sentir comme les autres, de pas forcément se projeter de la même manière. « C'est pas parce que pour l'instant t'as pas envie des mêmes choses que c'est forcément une tare. Et parfois se comparer aux autres, c'est là qu'est le piège, parce que y'aura toujours quelqu'un pour essayer de te faire voir la vie tel que lui la voit. Sauf que c'est ce que toi tu veux, qui compte. » Et il ne prétendait pas le savoir pour elle, seulement elle devrait pouvoir décider de ce qui l'épanouirait ou non, même si pour l'instant ça collait peut être pas avec les attentes de la société. « Je prenais l'Italie pour un pays traditionaliste, mais chez toi j'ai l'impression que c'est pas mal non plus. » Gianni sourit doucement, façon de détendre l'atmosphère, de s'assurer aussi qu'elle ne se sente pas jugée alors que sous certains aspects leur position face à la pression sociale n'était pas si différente. Peut être parce que c'était assez universel, de vouloir faire rentrer tout le monde dans le même moule et remettre en question les choix de ceux qui s'y refusaient. « Parce que tout cet inconnu qui pourrait faire que ce soit magique et exaltant, il fait aussi peur quelque part ? » Gianni questionna à demi-mots, lorsqu'il comprit que quelque chose semblait l'empêcher de s'ouvrir pleinement à une histoire qui conjuguerait passion et imprévisibilité, de loin les plus tumultueuses mais aussi celles qui valaient le plus la peine d'être vécues. Il sentait qu'il y avait quelque chose sans pouvoir mettre le doigt dessus, sans savoir si c'était aimer ou bien souffrir qui lui faisait peur, alors il ne s'en ferait pas ce soir le défenseur, quand bien même il était convaincu que ce qui rendait parfois si difficile d'aimer face à toutes les peurs que ça suscitait en faisait justement une expérience incroyable lorsqu'on décidait de s'y abandonner. « Tu l'as dit toi-même, je suis moins prévisible que j'en ai l'air. » L'italien étira un sourire en coin, conscient de ne pas forcément renvoyer l'image d'un type qui appréciait aussi qu'une femme fasse le premier pas, pour la simple raison que c'était déjà pas une chose qu'assumaient beaucoup d'hommes, mais encore moins chez lui. Qu'elle dise en prendre note fit briller un éclair de malice dans son regard, sans que sa précision ne le laisse pour autant sur sa faim. « Pas du genre à plaquer un mec contre un mur en fin de soirée, donc ? Je suis déçu. » Bien sûr que non, et il afficha un air suffisamment amusé pour imager la plaisanterie. « Tu sais sûrement que c'est trop tard pour revenir dessus, maintenant. » Gianni reprit, plus malicieux, peut être comme une manière d'insinuer que lui aussi pourrait bien décider d'en prendre note si un jour ça devait lui servir. Sait-on jamais, il valait mieux qu'elle le sache. Au sujet des circonstances de la rupture de ses fiançailles, un point avait attisé la curiosité d'Aera et c'était légitime. « Je l'ai aimée, mais c'est par loyauté que j'ai proposé ce mariage. Pour ce qu'elle a fait pour moi et qui m'a convaincu, bêtement, que ce serait pas un moyen si idiot de la remercier. » Et ça lui coûtait de le confier sans pouvoir entrer dans les détails, face à Aera qui en l'état trouverait sûrement ça absurde, et à raison. Il aurait fallu être dans sa tête à ce moment-là pour comprendre ce que symbolisait cette demande. « Oui. Elle a su mes doutes avant les autres et c'était pas un secret entre nous que les choses n'étaient plus comme avant. Je crois juste que ça lui coûtait trop, de l'admettre et de faire ce qu'il fallait. » Parce qu'elle aussi, sans doute, avait trouvé plus simple de s'accrocher même en ayant conscience que les raisons pour lesquelles ce mariage aurait du se tenir en avait fait une erreur, qu'il avait bien fallu tenté de réparer ensuite. « Parfois on fait aussi des trucs qu'on sait stupides juste pour pas se retrouver tout seuls. » Son regard croisa le sien et il haussa les épaules, sans tout à fait laisser parler les angoisses qui allaient de paire avec cette situation. L'après, il évitait de trop y penser mais il savait que la page qu'il avait mis des années à écrire même en vain s'était tournée et ça lui foutait la trouille, de plus vraiment savoir où était sa place dans tout ça.

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Message (#) Sujet: Re: headrest for my soul (mercredi, 17h20) — Sam 16 Mai - 11:13

Elle esquisse un sourire et acquiesce en confirmant ses propos. Oui, elle trouverait ça vraiment oppressant, mais surtout très improbable de la part de l'Italien. Elle a beau très peu le connaître, il ne lui fait pas l'effet d'être ce genre d'homme et c'est tant mieux. « Remarque ça donnerait des séquences exceptionnelles de cache-cache dans tout le chalet pour tenter de te fuir » elle répond, amusée par cette idée qu'elle n'a pas pour ambition de concrétiser notamment parce qu'elle trouverait dommage de se lasser de Gianni alors qu'elle a encore tellement de choses à apprendre à son sujet. Il sort les probabilités mathématiques, le genre de choses auxquelles Aera ne pense jamais même si elle suppose que rationnellement, c'est vrai : une chance sur seize, à condition de ne pas forcer le destin (ou dans ce cas précis, la probabilité). « Tant que ça ne te donne pas envie de fuir dans l'autre sens... » elle s'amuse, un sourire espiègle aux lèvres. Elle ne croit pas qui que ce soit dans le jeu en soit arrivé au stade où la vision d'un autre candidat suffit à lui donner envie de prendre la fuite. Ils ont tous des caractères et des vécus différents, mais personne ne lui jamais donné l'impression d'être problématique ou insupportable. Pas même Jill, qui est pourtant sans grande surprise la personne qu'elle apprécie le moins pour l'instant, quand bien même son jugement se fait sans avoir échangé avec elle. C'est juste une question de feeling, et autant elle ne parle que peu avec un Natéo ou un Maci, autant Jill lui fait vraiment ressentir qu'elle ne l'apprécie pas, ce qui en retour ne contribue pas à lui donner envie de changer ça. Gianni mentionne des séries qu'il est parvenu à finir et, sans surprise, elle n'en connait aucune. Il faut dire que sa culture cinématographique est limitée, ce dont elle ne se cache pas, et que ses connaissances télévisées sont le plus souvent tournées vers les dramas asiatiques, qu'ils soient coréens, japonais, chinois voire taïwanais. C'est peut-être qu'elle peut plus facilement s'y identifier, parce que les cultures ont beau être différentes d'un pays à l'autre, ces pays partagent bien plus qu'ils ne partagent avec les pays occidentaux et notamment les Etats-Unis. Certains phénomènes sont arrivés jusqu'à elle car même Aera ne saurait être entièrement imperméable à l'américanisation de leur monde, mais dans l'ensemble elle reste davantage fidèle à l'entertainement coréen. « Il faut dire que les séries occidentales sont interminables avec toutes leurs saisons, et il faut attendre des mois avant d'avoir la suite... je ne sais pas comment vous faites pour ne pas être frustrés au point de lâcher l'affaire. » Elle n'aurait absolument pas la patience pour attendre, à de rares exceptions près. En cela, elle a toujours trouvé que le système coréen était plus efficace que le système américain, d'autant que ça permet aux acteurs de ne pas rester coincés dans un même rôle même si certains sont plus marquants que d'autres. « Ma série préférée, c'est un drama qui s'appelle Healer. Seize épisodes, une histoire intéressante, de la romance bien amenée... il m'en faut pas plus. » Et qu'il y a Ji Chang Wook dedans, ce qui suffit en réalité à la convaincre de regarder n'importe quel drama s'il joue dedans, pas qu'elle s'attendre à ce que Gianni ait jamais entendu parler de cet acteur. L'italien mentionne un triangle amoureux et elle ne peut pas s'empêcher de rire parce que ce serait tellement à des millénaires de son genre : Aera c'est le genre de fille qui s'emmerde pas avec ce genre de problématiques, elle ne veut pas rentrer dans des jeux malsains et encore moins quand ça implique un entourage amical. Ici, c'est encore pire ; déjà qu'elle se pense imperméable au charme des hommes de la maison, il est totalement exclu qu'elle se prenne la tête dans une compétition ridicule pour l'affection de quelqu'un. « Pas à ma connaissance, non, même si visiblement je suis une des rares à être au courant » elle répond en plaisantant. « Tu parles, t'as bien assez à faire dans ton propre triangle amoureux avec Louis et Cami. Et moi le mien avec Rosa et Costa. J'ai bien une solution en tête pour régler le problème, mais je voudrais pas briser le cœur de tes prétendantes » elle raille, parce que certaines histoires prennent parfois une ampleur qu'elle ne comprend pas. A croire que sans drama amoureux, la télé-réalité ne captive pas autant. Elle s'est toujours demandé si c'était parce que l'amour et la séduction sont des aspects universels qui transcendent les cultures, ou si les gens ont simplement tendance à vivre par procuration. Elle ne fait pas nécessairement exception à la règle, mais elle a assez d'estime d'elle-même pour juger qu'un type qui joue sur deux tableaux n'est pas digne de son intérêt. « La production, histoire qu'on m'accuse pas de vouloir m'approprier tous les italiens même si c'est exactement l'objectif » fait-elle en glissant un clin d'oeil complice à Gianni, dont elle est certaine qu'il ne la prendra – à raison – pas au sérieux. Mais si elle peut entretenir le doute chez d'autres, tant mieux, ça lui permet de rester sous l'oeil des caméras plutôt que de passer entièrement inaperçu. Pas qu'elle calcule ses faits et gestes de telle sorte à maximiser l'impact auprès du public, mais elle n'est pas assez naïve pour croire une seconde qu'elle peut aller très loin dans le jeu sans donner au moins l'illusion qu'elle pourrait faire partie des filles sous le charme d'un candidat. Peut-être qu'à un moment ou à un autre, l'illusion sera remplacée par quelque chose de plus sincère, mais la quantité de paramètres à prendre est compte est si grande qu'elle n'y croit pas une seconde. Pas dans le jeu, du moins. Elle secoue la tête à la question. « Non, je suis plus si sûre que ça du lourd passif. Je pense que t'as vécu des trucs pas évidents mais pas nécessairement un énorme trauma... » elle répond même si dans le fond, elle ne peut rien affirmer sur personne en étant 100% sûre d'elle. Aera se pense très perspicace, et elle l'est sans doute dans une certaine mesure, mais elle ne réfléchit pas toujours avec sa tête, ou veut absolument faire rentrer dans ses cases prédéfinies les gens qu'elle rencontre. Peut-être que Gianni est comme elle : en apparence, un type que la vie n'a pas brisé, et elle se reprochera d'avoir cru ça une fois son secret dévoilé. L'Italien se prête au même exercice, cette fois sur elle et son sourire s'élargit à mesure qu'il tente de la décrire. Spot on, littéralement. A part sur le côté sérieuse, qu'elle traduirait plutôt comme posée et pas du genre à parler juste pour parler. Pour le reste, Gianni tape dans le mille et ça la rassure un peu, parce qu'elle n'a jamais eu envie de se faire passer pour quelqu'un d'autre dans le jeu. Elle éclate de rire à la mention des spaghettis et hoche évidemment la tête. « Après moi je mange mes nouilles avec des baguettes, mais il me viendrait pas à l'esprit de les couper... Du coup la prochaine fois que tu me feras à manger, je mettrai en évidence mes talents de mangeuse de spaghettis » elle propose dans un sourire. Oui, elle insinue absolument qu'elle s'attend à ce qu'il lui fasse encore à manger dans les semaines qui viennent. En échange d'une nouvelle faveur, ou simplement à charge de lui rendre en lui cuisinant elle aussi un truc un jour. Ce qu'il dit a le mérite de susciter sa curiosité et elle ne peut pas s'empêcher de demander. « T'es comment, quand une fille te plait vraiment ? » La question est posée sans arrière-pensée, sans jeu malicieux, elle est seulement spontanée parce que ça lui fait penser à elle et la façon qu'elle a de machinalement flirter au point qu'on se méprenne souvent sur ses intentions. « Oui, c'est sûr. Je vais essayer d'en savoir plus ce soir pendant mon date avec Cami » fait-elle, une lueur espiègle dans le regard. Dans le fond, comme elle n'est pas très proche d'eux, savoir qu'ils les ont menés en bateau tout du long ne lui ferait pas grand-chose mis à part reconnaître leurs talents de joueurs. Gianni lui offre sa perspective en réponse à la sienne, et elle répond d'un sourire en songeant que c'est typiquement une discussion où leurs différences de culture sont flagrantes. « Mais est-ce que le fait de vouloir toujours quelque chose d'autre, ça me rendra vraiment heureuse sur le long terme ? De rester hors de la norme, sans aucune certitude de trouver ce que je cherche parce que je ne sais même pas ce que je cherche ? » elle offre en écho à sa réponse. Aera maîtrise mal les questions métaphysiques, parce qu'elle est trop dans l'action, dans l'immédiateté, mais depuis son entrée dans le jeu elle se pose beaucoup de questions qu'elle se contente d'ignorer le reste du temps. « Oui, c'est exactement ça. Et je peux pas fonctionner avec la peur, pas dans ce domaine-là en tout cas. » Si la peur surpasse l'excitation de l'inconnu, Aera fuit à toute vitesse, si bien que ça finit par devenir un cercle vicieux où elle cherche quelque chose mais a peur de le trouver donc elle s'obstine à trouver autre chose sans être heureuse, et ainsi de suite. « Moins prévisible et surtout très perspicace, en tout cas avec moi. C'est inquiétant, je vais finir par croire que tu passes ton temps à me regarder dans la salle d'observation. » Elle lui jette un regard moqueur, certaine que ce n'est pas le cas et qu'il est soit très doué pour comprendre les autres, soit qu'elle se livre (trop) facilement aux autres et leur permet de toucher juste avec elle. « Pas du genre à le faire non, mais ça ne veut pas dire que je n'aimerais pas qu'on me le fasse » elle répond avec un sourire entendu. C'est le cliché du film romantique, le type qui plaque la nana contre un mur, le côté passionnel, fougueux. Evidemment qu'Aera aussi est sensible à ça, mais elle l'est probablement plus dans sa tête qu'en réalité. « Je te laisse faire ce que tu voudras des informations que je viens de te donner » ajouta-t-elle dans un regard complice. Le degré de flirt qu'elle entretient volontairement avec lui est surtout un reflet de ce qu'elle pense de lui : c'est un mec fiable, qui serait capable de la prendre au mot mais jamais sans s'assurer au préalable qu'il peut le faire. Pas comme un Costa qui irait jusqu'au bout du défi juste pour le principe, et la différence est de taille surtout pour une fille comme elle qui oublie parfois que son flirt, tout innocent soit-il, peut ne pas l'être aux yeux des autres. Gianni développe le sujet de ses fiançailles avortées et plutôt que de répondre à ses questions, ça ne fait qu'en susciter de nouvelles. « Qu'est-ce qu'elle a fait pour toi ? » Il ne faut pas lui donner des demi-réponses, à Aera, elle n'est rien si pas bornée et déterminée à trouver des réponses qui la satisfassent. « C'est pas si simple de remettre en question son couple et d'accepter qu'il vaut parfois mieux en rester là plutôt que de continuer à vivre dans le déni. » Elle l'a vécu, elle aussi, mais heureusement elle a arrêté avant que ça n'arrive au stade des fiançailles. A l'époque, elle aurait pu s'enfoncer dans son mensonge et se forcer à prétendre qu'elle était prête parce qu'elle avait besoin d'un espèce de filet de sécurité pour l'aider à reprendre pied après ce qu'elle avait vécu, mais elle avait finalement opté pour l'honnêteté tranchante pour laquelle on la connait. « C'est humain, d'avoir peur d'être seul. Même si effectivement on finit par comprendre que c'est toujours mieux que de vivre un mensonge avec quelqu'un » conclut-elle, pensive. « Bon, je vais peut-être arrêter de t'accaparer et finir de me préparer, je veux faire bonne impression pour mon date de ce soir » elle fait, moqueuse. « Amuse-toi bien avec Kara ! »

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