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 Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40

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Ashley
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Message (#) Sujet: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Lun 4 Mai - 11:02



Il a retrouvé sa liberté hier vers minuit et mine de rien ça fait du bien. La journée avec Rosamie s’est bien passée, c’était pas toujours l’extase mais c’est assez normal quand deux personnes qui ne sont pas copines comme cochons se retrouvent collées ensemble. Aujourd’hui, il a besoin de profiter du calme avant la tempête que sera forcément le date de ce soir. Michaela, Rosamie et lui, en tête à tête-à tête, ça promet d’être une expérience. D’aussi loin qu’il s’en souvienne, Ashley n’a jamais eu de rencard avec une homosexuelle, ce qui est plutôt logique quand on y pense, mais il peut pas s’empêcher de trouver l’idée marrante. En attendant que sonne le glas, il profite de son temps libre pour arpenter les rayons de la bibliothèque à la recherche d’un truc à lire. À vrai dire, il aime bien tous les types de livres, même s’il lit principalement des bouquins sur la théorie de l’art et sur l’analyse d’oeuvres, il se plonge avec plaisir dans un roman noir ou dans une comédie romantique. Alors qu’il s’apprête à piocher un livre, il remarque que @Roma est entrée dans la pièce. Elle ne l’a probablement pas encore vu comme il est sur la mezzanine alors il signale sa présence : “Si j’étais toi j’éviterais de m’approcher trop du grimoire, il s’en est encore pris à moi quand j’ai voulu le consulter.” C’est une mise en garde doublée d’une supplication, il est vraiment pas dans une bonne série avec le grimoire et comme il a pas un sou, personne ne buzzera son secret, donc il ne se fera pas d’argent sur le dos des candidats, donc il n’aura pas de cagnotte etc. C’est un véritable cercle vicieux. Il descend l’échelle avec précaution, son attelle rendant la descente plus périlleuse qu’elle n’a de raison de l’être. “J’ai une idée. On choisit un livre au hasard dans la bibliothèque et l’autre doit inventer le résumé en se basant uniquement sur le titre.” propose-t-il d’humeur à se changer les idées.


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Roma
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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Lun 4 Mai - 16:09

La journée s’annonce plutôt tranquille pour l’instant. Il faut dire aussi que la soirée des rencards risque d’être assez mouvementé  pour certains. Elle se compte pas vraiment dans le lot, parce qu’elle aura un tête à tête avec Jill. Et elle espère que ça ressemblera pas trop à du baby sitting. Pour l’instant elles se sont pas tellement parlé les deux là. Sans trop savoir pourquoi. C’est que Jill elle a sa petite réputation et Roma elle se demande si elle aura la patience qu’il faut pour gérer la petite plus longtemps qu’un date. Elle verra bien, en attendant elle compte s’octroyer une après-midi tranquille de lecture. Ayant terminé le livre qu’elle avait apporté avec elle, elle se dit qu’un petit tour du coté des livres de William ne lui ferait pas de mal. C’est une pièce qu’elle aime bien Roma, bien qu’elles’y passe pas toutes ses journées pour autant. L’aspect circulaire des lieux, les vieux bouquins qui s’alignent comme des reliques d’un ancien temps, la lumière qui reflète sur le bois. C’est tout doux ici. Elle y vient principalement pour faire un tour au niveau du grimoire enchanté qui jusqu’ici à été plutôt sympathique si on exclu la perte d’argent de la semaine passé. Elle lève la tête lorsqu’elle entend la voix d’Ashley. Rien d’étonnant de le trouver dans les recoins de la bibliothèque. Elle sourit. « Je crois que c’est trop tard pour ça. » Elle y a fait un tour dès le lundi pour voir ce qu’il allait lui réserver. Elle a toujours une petite appréhension, mais elle s’en sort bien. Elle a juste peur que le grimoire l’empêche de continuer la chasse au secret. Et des petites marmottes aussi, au bout d’un moment ça devient presque flippant cette histoire. « J’ai eu droit à un ours et un buzz gratuit. Et toi ? » Quelque chose de plus funeste si elle en croit ses dires. Peut-être une banque route ? Ou des indices révélé sur son secret ? Ce serait pas mal ça. Enfin chaque chose en son temps, elle a déjà une cible toute désignée en la personne d’Izïa. Elle l’observe descendre, l’attelle au bras qui semble le gêner un peu dans son périple. Elle s’approche histoire de pouvoir être prête s’il se casse (encore) la figure. Il a offert un sacré spectacle durant le prime. Elle l’avait jamais vu comme ça Roma, c’était quand même assez inédit cette histoire. Elle l’aurait pas imaginé aussi sujet au stress d’un prime, le voyant comme le sage de la bande qui ne s’effondre jamais. Dans le fond, ça lui plait bien à Roma qu’i ne soit pas que le conservateur sérieux en cravate. « Ça va ? » Elle désigne l’attelle d’un geste de la tête. Il s’est pas loupé. C’était quand même assez drôle. Mais quand elle y pense il a quand même une semaine bien compliqué, entre ça et les menottes d’hier. Elle expire un léger soupire. Pour Gianni elle sait à quoi s’en tenir, il lui en veut pas du tout, mais pour Ashley c’est autre chose. Sa proposition de petit jeu la laisse penser qu’il n’est pas trop rancunier. Elle laisse quand même cette question en suspend pour plus tard. « Bonne idée. » Elle s’approche de la première étagère qu’elle rencontre, ferme les yeux et laisse son index caresser le dos des livres. Le livre entre les mains elle réouvrir ses petites prunelles noires pour lire. « Les neiges du kilimandjaro. » Un Hemingway… une histoire qu’elle a toujours voulu lire et qui traine justement dans sa bibliothèque personnelle. « Alors ça t’inspire quoi ? » Elle lui demande en retournant le livre pour lire la quatrième de couverture. « Tant que t’imagine pas une Roma perdue dans la montagne enneigée, supplice pour t’avoir fait subir la punition de Maslov… » Histoire de mettre tout ça sur la table. Elle relève un oeil amusé pour guetter sa réaction.

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Ashley
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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Mar 5 Mai - 0:57

Roma a déjà été en contact avec le grimoire et Ashley se sentirait presque désolé pour elle, sauf qu’elle ajoute qu’elle a gagné un buzz gratuit. C’est cool pour elle, ça prouve aussi qu’il y a une chance (infime) pour qu’il finisse par choper autre chose que de la merde. “Jusqu’à présent ? Des marmottes, des ours, une banqueroute et deux indices sur mon secret révélés…” énumère-t-il un peu déconfit. Il veut pas lancer les paris mais il est presque sûr d’être le candidat que le grimoire déteste le plus, ou du moins celui sur lequel il se lâche le plus. Non seulement il n’a aucune cagnotte mais maintenant son secret va être mis en danger. C’est la cerise sur le gâteau, sauf que le gâteau est moisi et la cerise n’est pas dénoyautée. Roma fait référence à son poignet et il hausse les épaules. “Ça va, c’est plus encombrant et gênant qu’autre chose.” décrète-t-il en agitant l’avant-bras et en montrant le peu de mobilité qu’il a dans la main gauche. C’est de sa faute s’il doit porter cette merde, alors il peut vraiment pas se plaindre. Il a pas réfléchi, il a pas regardé où il foutait les pieds et en plus il avait trop picolé. Un combo détonnant qui ne pouvait que se solder par un accident, au moins il a blessé personne en tombant. Roma est partante pour son jeu, qui est pas non plus révolutionnaire (mais on occupe le temps comme on peut après plus de quinze jours coincés dans le chalet) et décide même de commencer en lui proposant le titre : Les neiges du Kilimandjaro. “Hm…” fait-il en considérant le titre alors qu’elle ajoute une petite remarque sur la punition dont il a écopé. Ça le fait sourire parce qu’il prend ça comme sa façon à elle de s’excuser et de passer à autre chose. “Non, ça va, la punition était pas si horrible que ça. Mais je trouverai une manière de me venger !” plaisante Ashley parce qu’au fond il en veut pas à Roma, c’est pas comme si elle avait pu se douter que ça finirait par lui retomber sur la gueule. Il sait pas pourquoi elle n’a pas joué le jeu et donné le nom d’un candidat ou d’une candidate, ça n’engageait à rien et ça n’avait même pas besoin d’être réellement pensé, c’était presque une façon de faire un compliment. Sauf dans le cas de Carl, là c’était clairement une déclaration d’amour éternel pour Rosamie. Tant que Roma a retenu la leçon et qu’elle provoque pas les foudres d’Elena une deuxième fois, Ashley peut lui pardonner. “Les neiges du Kilimandjaro c’est un thriller dans lequel un groupe d’aventurier qui a entrepris l’ascension d’une montagne se retrouvent coincés dans une tempête. Et puis un à un ils disparaissent. On sait pas si c’est un des aventuriers qui tue ses camarades ou si c’est l’oeuvre de l’Abominable homme des neiges.” tente-t-il clairement à côté de la plaque mais même si c’est pas ça, faut avouer que son histoire à de la gueule. “Alors, j’ai juste ?” demande-t-il avec autant de confiance en lui qu’il en aurait si on lui demandait de battre le champion du monde de bras de fer avec son attelle. Il ne sait pas pourquoi il a tendance à toujours avoir envie de transformer les bouquins en enquêtes. Peut-être que c’est d’avoir grandi avec une mère qui adorait Agatha Christie et Sir Arthur Conan Doyle ? Il suppose que ça a dû l’influencer, au moins un petit peu. En attendant que Roma évalue son résumé, il parcourt du regard une étagère à la recherche d’un titre qu’il connaît et qui peut faire l’objet d’un résumé complètement hors sujet. Ah ça y est ! Il a trouvé un bon candidat. Il sort l’ouvrage de l’étagère et le tend à Roma en énonçant : “Les raisins de la colère.” Spoiler alert, ce n’est pas l’histoire d’une vigne qui devient douée de raison et est en colère contre son agriculteur qui lui arrache ses bébés. Rien de tout ça dans l’oeuvre de Steinbeck.


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Roma
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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Mar 5 Mai - 14:29

En effet il a pas vraiment eut de chance Ashley. Elle connait bien le coup des marmottes, la première semaine elle s’est fait troller par le grimoire. Vraiment elle en était presque déçue de pas avoir quelque chose de vraiment négatif, mais quand elle pense à la banqueroute ou aux indices révélés sur le secret d’Ash, elle se dit que les marmottes c’est quand même pas une mauvaise chose. « Hâte de voir ces indices. » Elle perd pas le nord Roma, les indices c’est toujours une bonne chose, enfin sauf pour la personne concernée. En matière de mal chance il est verni cette semaine l’anglais. Après sa chute du prime il se retrouve avec une attelle. Quand elle y repense c’était quand même drôle, même si à dire vrai elle s’est quand même inquiété pour lui. Ne s’attendant pas à ce qu’il régisse comme ça sous le coup de la pression. Elle se dit du coup, qu’il doit avoir de bonnes raisons d’être ici. « C’est quoi tes motivations pour venir dans ce jeu ? » Elle croit bien que tout le monde à ses raisons personnelles au delà de l’envie de faire ses preuve dans une aventure particulière. Personnellement Roma elle est là pour le jeu, mais pas seulement. Y a d’autres choses plus importantes qui motive sa venue dans l’émission. Et à y repenser elle serait bien stressé si elle devait être nominé dans l’avenir, ça arrivera bien un jour. Son idée de jeu lui plait bien alors elle se lance dans une première sélection au hasard qui leur offre le beau titre d’un roman d’Ernest Hemingway. Un auteur qu’elle s’est promis de lire l’oeuvre entière, pour l’instant elle n’a lu que « L’adieu aux armes » qu’elle a dévoré en quelques heures. Le prochain sur sa liste c’est « Le vieil homme et la mer » mais elle a bien peur que ce soit d’un ennui terrible. Elle lui raconte une petite histoire potentiel qui est un peu sa manière à elle de s’excuser pour cette histoire de menottes. « Vraiment ? » Est-ce qu’il va fomenter un complot pour qu’elle se fasse punir la prochaine fois par Maslov. Elle rigole doucement. Après tout ce serait mérité, elle a pas géré l’histoire là. « Tant que ça implique pas de me mettre torse nu. » Elle ricane, parce que niveau punition ça vole pas haut pour l’instant. Entre le costume autrichien, le fait de rester torse nu une semaine et les menottes d’un jour… ça va finir en film porno bas budget cette histoire. Elle écoute sa petite histoire qui prend des airs de roman policier, pas sûr que ce soit ça le véritable scénario, il fait pas dans le polar Hemingway si ? Mais en tout cas ça ferait une bonne histoire. « Va falloir que tu te lances dans l’écriture de cette histoire, parce que tu la vends bien, je veux savoir la suite maintenant ! » Que leur arrive-t-il à ces aventuriers ? Comme prévu il est à coté de la plaque. Elle lit. « En Afrique, pendant un safari, un écrivain nommé Harry souffre d'une sévère infection à la suite d'une banale éraflure. Il fait ainsi le point sur sa vie conjugale décevante et sur sa carrière d'écrivain. Peu à peu, il glisse dans le délire, prélude de sa mort. » On est loin du roman noir. « Je me demande si je préfère pas ta version. » Bien que le coté introspection personnelle du personnage provoqué par une infection, certainement délirante, lui donne quand même envie de s’y plonger. C’est certainement pour ça qu’elle ouvre le livre au hasard pour lire la première phrase qui lui vient. Pendant ce laps de temps Ashley il a trouvé un second livre dont le titre laisse place à de nombreuses hypothèses. Elle remet le Hemingway pour se concentrer sur le Steinbeck qu’elle connait que de réputation, elle croit bien connaitre les contour de l’histoire alors elle essaye de s’y détacher pour pondre une histoire rocambolesque. « C’est l’histoire d’un vigneron et de sa femme. Ils ont vécu une belle histoire d’amour qui a donné naissance à deux jolies têtes blondes. Mais depuis plusieurs années leur amour s’étiole pour laisser place à une distance glaciale entre les deux amants d’autre fois. Greg, le vigneron ne sait plus quoi faire pour reconquérir sa femme, mais la vigne ça il connait. Alors il bichonne sa vigne, il lui donne toute la tendresse que Vilma refuse. Un jour de vendange, il remarque la proximité de sa femme avec un ouvrier agricole qui est là juste pour la saison. C’est le son de son rire qui l’interpelle, il ne l’a pas entendu rire comme ça depuis tellement d’année. Le même rire cristallin qu’elle avait lors de leur rencontre. Son coeur se tinte d’une couleur amer. Quelque temps plus tard il finit par être témoin de l’irréparable, sa femme dans les bras d’un autre homme. Son coeur devient colère. Une colère qu’il garde pour lui et qu’il transmet dans ses gestes à sa vigne tant aimée. Une vigne qui perdra de son éclat jour après jour, à l’instar de sa femme avant qu’elle ne rencontre l’ouvrier agricole. Il prend ça comme un mauvais présage, il imagine une faillite et un repreneur qui saura raviver l’éclat de sa vigne adorée. Fou de rage et de colère il en oublie l’adultère de sa femme. Non ce qui compte pour lui c’est sa vigne, une vigne à laquelle il va mettre le feu animé par la folie qui l’a atteint. Feu qui se propagera sur tout le domaine et tuera jusqu’au dernier, femme y comprit. Il n’y a que lui qui se tiendra seul dans les décombres de sa vie, le front teinté de charbon. » Elle s’est légèrement emballé avec cette histoire non ? On parlait d’un résumé, elle raconte tout le scénario d’un livre dramatique l’indienne. Elle rigole doucement, ne s’était pas tellement rendu compte de son débit de parole. Elle est loin de la vérité, ça c’est certain. « L’attrape-coeur ? » Un Salinger qui peut laisser l’imagination d’Ashley s’emballer. Si elle devait deviner, elle se dirait qu’il va certainement lui parler d’une histoire de crime, avec un serial killer arracheur de coeur ?

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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Mer 6 Mai - 0:22


Roma a hâte de voir les indices sur son secret et lui a hâte que les gens les oublient. Il sait bien que c’est peine perdue mais tout ce qu’il voudrait c’est que les gens ne s’intéressent pas aux deux images qui seront publiées à son compte. “J’espère qu’ils ne seront pas trop évidents… même si j’ai rien sur ma cagnotte il y a bien une ou deux personnes que je soupçonne de vouloir tenter une confrontation juste pour montrer que ce sont de bons enquêteurs.” C’est peut-être idiot, mais même s’il n’imagine pas garder son secret jusqu’à la validation des cagnottes -déjà parce qu’il pense pas aller aussi loin dans l’aventure- il aimerait le conserver aussi longtemps que possible et le perdre bêtement à cause de deux indices perdus en jouant au grimoire ce serait vraiment rageant. “Il y en a plusieurs, mais la vérité c’est que j’ai toujours eu envie de tenter l’aventure et mon boss voulait me forcer à prendre des vacances parce que ça faisait des années que j’en avais pas pris… Je voulais aussi me prouver que je pouvais battre des milliers de postulants. Et puis j’avais besoin d’un électrochoc. Ça fait des années que j’ai l’impression de ne stagner. Et toi ?” explique-t-il, pas sûr qu’ils aient envie qu’Ashley se lance dans une intense analyse de sa vie ces dernières années. Ce qu’il se demande c’est surtout comment Roma a trouvé la motivation de laisser ses filles pour participer à l’aventure. Quelle force la pousse vers Thrown Dice de façon si irrésistible qu’elle est prête à ressentir le manque qu’il a vu en elle à plusieurs reprises. “Promis, ton intégrité physique sera préservée.” dit-il en souriant. Jamais il ne chercherait à humilier Roma. Ni personne d’autre en fait, il dit pas qu’il est parfait et que jamais il ne ferait ça, il ne le ferait jamais volontairement et sciemment. Elle a l’air d’apprécier son résumé inventé et ça lui fait plaisir. Il y a pas mis beaucoup de coeur mais son idée l’amuse. “Franchement… mon idée a l’air bien plus marrante à lire. Pas sûr que ça deviendrait un classique de la littérature, mais c’est bien plus divertissant.” admet-il après avoir écouté le résumé du bouquin. C’est pas que ça l’intéresse pas, mais c’est le genre de roman qui se veut ancré dans le réel et qui montre comment la déraison vient avant la mort, ce qui le laisse un peu de marbre. Quand il lit un bouquin, Ashley veut se sentir vivant parce qu’il est excité par l’intrigue, pas parce qu’en fermant le livre il a l’impression de regagner sa vie. Il écoute Roma lui fait une description très détaillée de l’histoire des Raisins de le Colère et ça le fait sourire. Ok, elle est à côté de l’histoire, mais elle y met tellement de coeur et d’intention qu’il ne peut pas se plaindre. Il a presque l’impression d’être transporté en enfance quand sa mère lui lisait des contes le soir. “T’as rien de bon, mais en même temps, ça semble vachement moins déprimant que l’histoire de base.” dit-il en rigolant avant de prendre une profonde inspiration pour lire le résumé de la quatrième de couverture qui est écrit en tout petit. Super, voilà qu’il va s’assoiffer pour un roman qui a l’air aussi palpitant qu’un dimanche d’hiver quand il pleut et qu’il n’y a pas d’électricité dans une maison de campagne. “Alors : Années 1930, Oklahoma. Tom Joad est libéré de prison suite à un homicide involontaire. Il retourne à la ferme familiale mais une mauvaise surprise l'attend : la ferme a été saisie par une banque et sa famille, totalement ruinée, est sur le départ. Elle s'apprête à partir en Californie, avec l'espoir de trouver un emploi et de vivre dignement. La famille Joad, partagée entre la peine de devoir quitter "la terre de ses pères" et l'espoir d'une vie meilleure, entame donc un long périple sur la route 66, à travers les grandes plaines de l'ouest, en direction d'une Californie mythifiée. Mais le voyage ne se fait pas sans difficulté. La dislocation de la famille commence. La famille Joad arrive finalement en Californie et réalise rapidement que, non seulement il n' y a pas assez de travail pour tous les immigrants et qu'elle devra vivre dans des conditions de vie effroyables, mais également que les "Okies" sont craints et haïs par les autochtones qui ne voient en eux que des marginaux et des agitateurs potentiels. Malgré les difficultés, la famille Joad ne perd pas espoir et, malgré la faim, la pauvreté et l'injustice, mobilise toute son énergie pour essayer de s'en sortir… Pfiou… ça à l’air complètement déprimant.” note-t-il. C’est maintenant à son tour de se lancer et il attend le titre du roman. Bon, il se trouve que celui là, c’est un classique de chez classique. Le genre de classique qu’on fait étudier aux adolescents à l’école. Donc forcément, il sait de quoi ça parle mais le titre est une métaphore irénique qui surgit au milieu du bouquin, alors que lui il va donner une interprétation plus… littérale, au risque de passer pour un obsédé des faits divers. “Ok, celui-là je l’ai lu, mais si je me basais que sur le titre… Tu vas croire que j’ai un esprit tordu, mais ça m’inspire encore un polar ! C’est l’histoire d’une enquête passionnante dans les rues du Londres victorien. Le récit commence alors qu’un message adressé à la Reine vient d’arriver à Buckingham Palace, celui-ci semble écrit avec du sang et menace de tuer une jeune fille vierge si la Reine n’abdique pas, ce qui est évidemment hors de question. Une semaine passe et le message est traité comme une plaisanterie jusqu’à ce qu’un coffret arrive pour la Reine, qui contient un coeur. À la fin, Scotland Yard découvre que le coupable n’est autre qu’un des héritiers de la Reine qui séduisait de jeunes roturières avec son titre de noblesse et la promesse de faire d’elles les prochaines reines d’Angleterre.” Franchement ? Il est fier de lui, ça a l’air complètement barré comme histoire mais en même temps il serait complètement capable de lire ce genre de truc en une seule après-midi. Surtout si, comme dit plus tôt, c’est un dimanche pluvieux à la campagne. “Alors… le bizarre incident du chien pendant la nuit.” suggère-t-il un sourire malicieux aux lèvres.


(désolé, j'avais oublié de "surveiller les réponses" du coup j'avais loupé ta réponse comme un boulet)

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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Mer 6 Mai - 16:48

Clairement quand elle apprend que quelqu’un perd des indices sur son secret, elle est toute contente Roma. Bon, elle compatis quand même, mais ça lui plait bien parce que ça lui permet d’échafauder des théories complètement fumeuses. Il est inquiet forcément. Mais ils en passeront tous par là, c’est certain. Roma elle appréhende pas trop la révélation de son secret pour l’instant, parce que jusqu’ici il a pas du tout été mis en danger. Mais c’est sûr que si un jour quelqu’un la buzz elle aura du stress. Même si pour être honnête elle aimerait bien qu’on découvre son secret avant qu’il ne soit plus possible de buzzer, pour le jeu ça ajoute un challenge supplémentaire. Perdre sa cagnotte, son secret et essayer de se renflouer pour pouvoir buzzer d’autres personnes et finir avec la plus grosse cagnotte. Ça ce serait quelque chose quand même. « Vu le niveau de ceux déjà révélés sur le site, je pense que ce sera pas quelque chose d’évident. Si ça peut te rassurer, j’ai rien capté aux images de la dernière fois. » Rien et pourtant elle s’est triturée les méninges pour essayer de trouver des théories qui tiennent la route. « Tu vas certainement te renflouer un peu au prochain prime. » Enfin s’il est pas aussi nulle qu’elle aux jeux, elle a peut-être gagné 2000 £ à tout casser le prime dernier. C’est mieux que certains, elle va pas s’en plaindre. Elle le questionne par la suite sur ses motivations pour venir ici, ça l’intéresse parce qu’elle se demande s’il s’est pas mis une pression monstre au prime dernier et aimerait en connaitre la raison. Elle se dit qu’elle tient peut-être quelque chose dans ses motivations personnelles à venir dans ce genre de jeu. Elle comprend que c’est un acharné du travail et qu’il s’est perdu là dedans. C’est sûr que niveau électrochoc, ici il aura sa dose. « Pourquoi tu travaille autant ? » Elle comprend, elle aussi elle passe son temps à bosser, mais elle arrive toujours à s’octroyer des moments pour elle. Rien qu’en décrochant totalement du travail pendant un moins entier, c’est le truc quand on est à son compte on peut se donner un rythme qui nous convient. Elle cours pas après l’argent à tout prix. Même si sa boutique marche super bien, elle veut pas que ce soit en dépit de sa vie de famille et de sa vie de femme. « Moi je suis là pour raconter mon histoire. » Elle a des choses à dire et pas seulement dans le privée. Elle a besoin d’une audience pour ça. « Et je suis là aussi parce que j’ai besoin que cette histoire soit entendue par un grand nombre, ça pourra m’aider par la suite. » Elle va pas rentrer dans le vif du sujet, même si elle a décidé de lui répondre avec honnêteté. Il comprendra tout à fait que part histoire elle veut dire secret et que du coup elle peut pas développer comme ça. C’est de la faute de Roma s’il s’est retrouvé menotté la veille. Elle s’attendait pas à ce genre de sanction, mais maintenant que c’est fait. Elle n’a plus qu’à apprendre de cette « erreur » qu’elle a encore du mal à considérer comme tel. S’il veut se venger elle opposera pas de résistance, à moins que ça implique qu’elle se mette torse nu, ça elle acceptera pas. C’est pas dans ses plans, heureusement. Elle lui répond d’un petit rire avant d’enchainer sur le jeu qu’il propose. Elle lui raconte le résumé du titre d’Hemingway qu’elle a sélectionné au hasard. « C’est sûr qu’il y a plus d’action dans ton idée. » Bien que le résumé lui plait quand même à Roma, elle aime bien les histoires un peu lentes où tout est dans la description. Rentrer dans la tête du personnage, ses désillusions, ses introspections. C’est un truc qu’elle aime bien, quand c’est bien fait. Et elle doute pas qu’Hemingway s’en est très bien sorti. Pour les raisins de la colère elle s’emballe un peu dans son histoire là, elle y met du coeur et tout. Comme si elle racontait une histoire à ses filles. C’est clair que l’avantage d’avoir des gamins, c’est que l’imagination est sans cesse stimulée. Parce qu’un gosse il le sait quand tu bullshit, il s’en rend compte. Alors si tu promets une histoire inventée, t’as intérêt à y mettre de ta personne, de ton coeur. Bien sûr elle a pas mit dans le mille. C’est une histoire qu’elle connait que de réputation elle la sait pas tellement joviale, sans en connaitre réellement les tenants et les aboutissant. Il se lance dans une lecture sans prendre son souffle, ce qui fait qu’elle en perd le sien aussi Roma. « Ah ouais, il est dans ma liste de livre à lire, mais j’attendrais l’été, histoire de pas finir en dépression. » Les rayons de soleil lui remontra le moral quand elle sera en plein dans une description de famine et de pauvreté. Elle lui propose un classique de chez classique dont le titre laisse songeur quand on ne connait pas l’histoire. Et comme elle l’avait anticipé il part dans un polar. Elle rigole doucement face à ses détails sur le coffret qui contient un coeur. « Y a un peu de l’histoire de blanche neige là. » Elle remarque dans un petit rire. « T’es genre le Dexter des conservateurs d’art ou quoi ? » Non parce que ce serait sympa de prévenir au cas où il en ferait sa prochaine victime à découper au  couteau de peintre ! « Je t’épargne le résumé, vu qu’on connait tous les deux. » Pas la peine de lui ressasser les aventures d’Holden Caulfield. Il lui propose un nouveau titre, qui la laisse complètement perplexe. Elle connait pas, ni de nom, ni l’auteur. Au moins elle sera pas influencé. L’index sur les lèvres elle se laisse aller à la réflexion. Elle est moins inspirée qu’avec le Steinbeck. « C’est l’histoire d’un gars. Il vit seul, si ce n’est son chien, avec qui il fait la conversation tous les jours. C’est un gars normal, genre comptable, qui parle pas trop aux gens habituellement. Ses journées se ressemblent toutes. Il s’habille toujours de la même façon. Mange toujours le même plat. Son chien lui, il se fait chier. Il essaye d’apporter un peu de fun dans sa vie quoi. Par exemple, quand il le sort il fait en sorte qu’il se retrouve emmêlé dans la laisse d’une autre promeneuse de chien, pour provoquer une rencontre. Un peu comme dans les 101 dalmatiens. Ça marche pas. Alors une nuit le chien, désespéré d’appartenir à un maitre aussi mou du genou il part dans un délire un peu mystique. On connait pas trop les détails, mais en gros le lendemain matin le maitre se retrouve dans la peau du chien et vice versa. Le chien devenu le maître prend donc les choses en main et rend la vie de ce comptable sans histoire, beaucoup plus intéressante. » C’est pas si mal finalement, même si ça berce dans le fantastique à la Kafka là. Maintenant elle attend le vrai résumé, parce qu’elle est curieuse là de savoir si, sans le savoir, elle a eu du flair. Sans mauvais jeu de mot. Pendant ce temps elle cherche un nouveau livre. « Souvenir Pieux. » Hm, ça peut donner quelque chose de marrant ça non ? Ou de terriblement ennuyeux. On va voir s’il lui sort un polar sur fond de cathédral. Mais connaissant de réputation l’oeuvre de Marguerite Yourcenar, y a peu de chance qu’il tombe juste.

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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Jeu 7 Mai - 17:32


“J’attends de voir si des gens ont buzzé les secrets de ceux dont les indices ont été révélés, faudrait que je leur demande s’ils ont trouvé les indices très parlants ou au contraire vachement obscurs.” Il préfère ne pas trop espérer que les indices sur son secret qui seront révélés la semaine prochaine seront très abstraits. Il a vu la gueule des indices et à part ceux sur Kara, il a trouvé qu’il y avait moyen de tirer des conclusions assez facilement des indices proposés sur les autres. Peut-être qu’il est parti dans des délires absurdes mais ça a directement suscité des idées chez lui, alors il imagine qu’il en sera de même pour le sien. “Si je fais aussi bien que cette semaine… ça va être long avant que je puisse buzzer qui que ce soit, mais l’espoir fait vivre !” dit-il mi-amer mi-amusé. Faut dire qu’à l’avenir il évitera probablement de boire pour s’assurer d’avoir une chance de gagner de l’argent lors du prime au lieu d’être trop à l’ouest pour réussir à réfléchir. Il est un peu mal à l’aise quand Roma lui demande pourquoi il travaille autant, parce que la réponse n’est pas franchement facile à admettre. “Je crois… je crois qu’une réponse honnête c’est que je n’ai pas grand chose d’autre dans ma vie que mon boulot. Je cherche pas à faire pleurer dans les chaumières, c’est juste un constat. Je bosse toute la journée, quand je suis chez moi, c’est pas rare que je passe des heures à faire des recherches pour un projet ou simplement à lire des bouquins sur l’art. En dehors de mes amis et d’une ou deux activités, ma vie c’est mon boulot.” explique-t-il d’un ton détaché, qui se veut complètement dénué d’émotions parce qu’il essaie de regarder les choses d’un point de vue extérieur. Ashley ne veut pas mentir, s’inventer une vie folle une fois les portes du musée fermées. Il aime sa vie mais parfois il se demande seulement s’il est vraiment heureux ou s’il pourrait se sentir plus vivant et plus comblé en ayant une séparation plus claire (et peut-être plus saine?). “J’ai hâte de la connaître.” Son histoire, son secret, ce qui fait qu’elle est qui elle est. Tout ce qu’Ashley ignore encore mais qui ne l’empêche pas de trouver que Roma est une personne sensationnelle. Il se dit que c’est marrant de penser qu’ils ne se seraient probablement jamais rencontrés alors qu’ils vivent dans la même ville et qu’ils fréquentent peut-être les mêmes endroits. Preuve, s’il en fallait que l’on croise des tonnes d’inconnus dont on pourrait être proches si on prenait le temps d’apprendre à les connaître. “Tu trouves que les saisons influencent beaucoup ton humeur ?” demande-t-il parce qu’il n’a jamais vraiment réfléchi à quand il aimerait lire un livre. Peut-être qu’inconsciemment il est moins dans le mood pour des polars l’hiver, ou un truc du genre mais il n’a jamais repéré de corrélation. Elle fait un lien entre lui et Dexter et il met une ou deux secondes à faire le lien avec la série télévisée où un serial killer tue d’autres serial killers L’idée est marrante même s’il imagine pas prendre le risque d’être démasqué. À moins qu’une de ses victimes soit dans le casting. “Est-ce que je suis le conservateur qui tue les conservateurs qui restaurent mal des oeuvres avec mon scalpel ? Tu le sauras qu’en buzzant ! Ne crois pas que je te vois pas essayer de percer mon secret à jour !” rétorque-t-il en rigolant parce que franchement ça aurait été une idée de secret tellement énorme. Bon, peut-être qu’il pourrait être juste le conservateur qui détruit les carrières de mauvais conservateurs, mais pour ça il faudrait qu’il soit à son compte. Dommage. Ceci dit, si un jour il prend sa retraite de la conservation institutionnelle, c'est une idée à explorer. “Alors, non, mais je suis sûr que tu tiens potentiellement une super idée pour un livre pour enfants qui a un message sur l’importance de pas se laisser-aller.” dit-il approbateur. Il veut pas dire que son idée n’est pas digne d’être lue par des adultes, juste qu’il y a un message qui pourrait être très formateur pour des citoyens en devenir. Et, si les adultes peuvent en tirer profit quand ils lisent à leurs enfants, ce n’est qu’un bénéfice ajouté. Qui a tué Wellington, le grand caniche noir de Mme Shears, la voisine ? Christopher Boone, " quinze ans, trois mois et deux jours ", décide de mener l'enquête. Christopher aime les listes, les plans, la vérité. Il comprend les mathématiques et la théorie de la relativité. Mais Christopher ne s'est jamais aventuré plus loin que le bout de la rue. Il ne supporte pas qu'on le touche, et trouve les autres êtres humains... déconcertants. Quand son père lui demande d'arrêter ses investigations, Christopher refuse d'obéir. Au risque de bouleverser le délicat équilibre de l'univers qu'il s'est construit… lit-il, même s’il connaît déjà l’histoire et qu’il encouragerait n’importe qui à la lire parce que c’est une enquête, certes, mais aussi une réflexion sociale sur l’expérience de la vie d’un enfant atteint d’Asperger. Elle lui suggère le prochain titre de livre et il explose de rire parce que l’idée qui lui vient est, à l’évidence, pas la bonne, mais qu’il refuse de la garder pour lui. “Ça c’est assez facile, j’entrerai pas dans les détails parce que c’est une émission tout public, mais c’est très certainement l’autobiographie ou le mémoire d’un acteur ou d’une actrice de films pour adultes. Non ? T’as pas l’air convaincue…” Ok, il plaisante, mais la vérité c’est qu’à part une considération sur l’impact d’éducation religieuse reçue par l’auteur.e du bouquin, il n’a aucune idée de quel genre d’histoire pourrait-être “souvenir pieux”, alors il a préféré jouer sur l’homophonie entre les deux termes. “Ok… celui-là, je crois que je vais le lire dans la semaine : L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau.” lit-il sur la couverture, vachement intrigué par l’histoire qui se cache sous le titre aguicheur.


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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Sam 9 Mai - 1:44

Elle commence à se demander si la nature du secret d’Ashley pourrait les choquer. Parce qu’il semble quand même être assez agacé pour les indices qui seront dévoilés la semaine prochaine à son sujet. Elle, elle a pas été tellement inspiré parce ce qu’elle a vu sur ceux de Presley, Jill et Kara. Elle garde la question pour plus tard, essayant de démêler un peu tout ça dans son esprit. Elle se contente donc d’acquiescer d’un geste de la tête. Pour ce qui est de sa cagnotte il devrait pouvoir se renflouer au prime non ? Enfin s’il est plus dégourdis qu’elle sur les jeux. Mais maintenant qu’elle y pense au vu de sa performance alcoolisé, il a pas du se faire tellement d’argent le Ashley. « Y a toujours l’option cliffords. » Il lui semble qu’il est possible d’acheter des buzz gratuits si on arrive à s’entendre avec l’équipe à ce sujet. En réalité elle est beaucoup plus optimiste que lui, un jour ou l’autre le grimoire il sera bien lassé de lui proposer des trucs de merde. Ça se trouve il va se faire pas mal de fric, genre une cagnotte doublée. Et puis s’il retient la leçon du prime de la semaine dernière, peut-être qu’il aura plus de chance d’amasser un peu d’argent. Par la suite elle le questionne sur ses motivations à entrer dans un jeu comme celui-ci. Il correspond pas forcément aux codes classiques de ce genre de jeu. C’est justement ce qui est bien ici, peut importe la case dans laquelle la société t’as enfermé, tu peux trouver ta place au sein de Thrown Dice. C’est certainement pour ça que beaucoup d’anciens candidats parlent de leur saison comme d’une famille. Il en vient à lui dire qu’il travaille beaucoup et s’est enfermé dans une routine qui ne lui convient plus. Elle en connait des acharnés du travail et peut-être même qu’elle entre elle-même dans cette case, pour certains. Mais, elle arrive toujours à trouver du temps pour elle et sa famille. Alors lui c’est quoi son excuse pour travailler autant ? Il dit qu’il veut pas faire pleurer les chaumières, mais sa confidence est quand même bien triste. Il a l’air assez solitaire si on exclus les quelques amis dont il parlait. D’ailleurs il ne mentionne pas de famille. « C’est pour ça que tu as divorcé ? Parce que t’arrivais pas à laisser de la place pour autre chose que ton travail ? Ou bien c’est le divorce qui a un peu accentué cette situation dévorante ? » C’est qu’elle en pose des questions. Il l’intéresse, voilà-tout. Elle veut pas paraitre insensible Roma, c’est juste qu’à chaque truc qu’il lui dit y a des tas de questions qui s’allument dans sa tête. Et encore, elle est sage, elle en garde pour plus tard. Forcément sa question se retourne contre elle, et là voilà entrain d’évoquer les raisons de sa venue ici. Elle parle d’une histoire qu’elle doit raconter, ici de préférence. Histoire d’en tirer le plus de bienfaits. Il a hâte de la connaitre cette histoire. Elle sourit tranquillement. « Peut-être que tu changeras d’avis à mon sujet qui sait ? » Lui qui l’a cité dans ses potentiels crush, si Elena n’a pas déformé cette partie. Peut-être qu’il aura beaucoup moins d’affection pour elle. « D’ailleurs, ça te fait peur toi ? Que les gens changent d’avis sur toi après la révélation de ton secret ? » Justement le créneau dont elle avait besoin pour placer la petite question restée en suspend de tout à l’heure. Ils passent à leur petit jeu sur les titres des livres et clairement le Steinbeck c’est pas en hiver qu’elle va le lire, avec le temps grisâtre de Londres elle sera vraiment déprimée pour le coup. « Depuis que je suis à Londres oui ! La lumière de l’Inde me manque. Quand les rayons de soleil de l’été arrivent, j’ai tout de suite la pêche. » C’est ce qu’on dit non ? Que la lumière joue beaucoup sur le moral des gens. Pour Roma c’est assez frappant. Bien qu’elle adore Londres, l’absence de lumière pourrait lui donner envie de s’exiler dans une partie plus ensoleiller de l’hémisphère nord. Lui en tout cas il doit avoir de ses idées glauques dans la tête, à toujours penser à un polar. Ça la fait bien marré, parce qu’elle avait anticipé ce genre d’histoire. Elle commence à se demander s’il serait pas le Dexter des restaurateurs d’art. Elle a bien cru que sa référence allait faire un flop, mais finalement il se rattrape aux branches. « Bah attend, c’est pas le but du jeu ? » Elle le taquine, mais clairement elle ira pas gâcher un buzz là-dessus, même un gratuit. Le prochain titre la laisse perplexe parce qu’elle connait pas du tout. Genre vraiment pas, y a rien qui s’allume dans ses souvenirs. Pas de référence cinématographique, pas de nom d’auteur ou une vague idée de la couverture. Alors elle tisse une histoire avec une bonne morale. Elle hoche la tête à la positive, ça ferait un bon livre pour enfant oui. « Je vais garder cette idée en tête, si jamais je fais faillite. » Elle ricane, elle pourrait bien se lancer dans l’écriture d’un livre pour enfant. Sans blague, ça lui plairait bien en plus. Elle s’y perd là à imaginer les illustrations et tout. Elle se rattrape tout juste avant la chute dans les abysses de son imagination quand Ashley lui lit le résumé du bouquin. « Est-ce que tu te reconnais dans ce personnage ? » Elle parle pas tellement de la version adulte d’Ashley, mais elle l’imagine bien à 15 ans être un peu ce style de gamin. Encore une question, elle peut pas s’en empêcher. Y a quelque chose d’inaccessible chez Ashley et elle a clairement envie de l’atteindre. Pour ce qui est du titre suivant, de Yourcenar il provoque un grand éclat de rire chez Ash. Elle rigole doucement sans trop savoir où il veut en venir. Elle explose enfin de rire quand il lui partage sa pensée. L’histoire d’un acteur porno. Elle fait non de la tête essayant de contenir son rire. Il est fou. « Là où t’as raison c’est qu’il s’agit d’un roman autobiographique. Mais je doute que Margueritte Yourcenar fasse dans le film porno. » Elle ricane doucement, reprenant difficilement son sérieux. « Moi qui pensais que t’allais me parler d’un meurtre dans un église ou un truc du style. » Elle s’en remet pas, tellement qu’elle a du mal à se concentrer sur le prochain titre. L’homme qui prenait sa femme pour un chapeau. « Je sais pas, j’imagine un histoire un peu beaucoup misogyne, sur un type qui prend sa femme pour un accessoire de mode. Et j’espère que ça se termine par le meurtre de celui-ci. » Un peu trop violent ? A peine. Elle est pas plus inspirée que ça, mais Ashley qui semble bien apprécier le roman devrait pouvoir lui livrer plus de détails la prochaine fois qu’ils se feront un petit tête à tête. « Voyage au bout de la nuit ? »

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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Dim 10 Mai - 10:08


“Je pense pas que mon équipe aura très envie de dépenser une petite fortune en cliffords pour que je puisse buzzer quelqu’un et me renflouer… et je les comprends, c’est le genre d’avantages qui sera plus facile à utiliser quand il y aura plus trop de monde dans l’équipe et que tous pourront en profiter.” La liste des récompenses et autres avantages qu’on peut utiliser quand on a assez de cliffords est intéressante mais presque impossible à atteindre. D’abord parce qu’ils sont encore dix dans son équipe et que ce serait profondément injuste de sa part de réclamer qu’on utilise cinq mille points (ou un truc du genre) pour qu’il soit le seul en profiter dans un buzz qui ne rapportera que deux ou trois cent points. Quand ils auront une véritable fortune, là ils pourront discuter de comment la diviser, mais pour l’instant, Ashley qui a été sur le siège éjectable la semaine dernière, n’est vraiment pas en position pour faire ce genre de demande.  “Oula non ! J’ai divorcé parce que je me suis marié sur un coup de tête après quelque chose comme trois mois de relation. On était jeunes, un peu cons, on pensait avoir trouvé l’amour de notre vie.” dit-il en riant. Les gens ont l’air de penser que son mariage est un événement traumatique, beaucoup oublient au fur et à mesure de l’aventure qu’il s’est marié à vingt-et-un ans et a divorcé un an plus tard et que, de fait, ça rentre plus dans la catégorie des erreurs de jeunesse que des traumatismes qu’il n’a jamais digérés. “À moins que tu sois une tueuse en série, franchement…” Il ne veut pas écarter totalement la possibilité que son regard sur Roma change un peu, mais de là à ce qu’il change d’avis ? Qu’il revienne sur toute leur relation pour dire qu’il s’est trompé et qu’elle n’est pas la personne qu’il pensait ou qu’il voulait qu’elle soit ? Y’a vraiment peu de chances. Quant à lui… “Pour être honnête, c’est plus ce que les gens à l’extérieur vont penser qui me fait un peu peur. Genre mes amis, mes collègues, les gens dans ma vie quoi.” dit-il en haussant les épaules. Il n’a aucun contrôle sur leur réaction et n’a aucun droit de se plaindre quelle qu’elle soit. Il a choisi de venir défendre ce secret, maintenant il n’a plus qu’à assumer. Ça sera probablement un choc pour certains de ses proches mais, il espère, rien qui ne remette en cause des amitiés. “Oui… j’imagine que niveau vitamine D, ça doit pas être le même délire. Y’a quoi d’autre qui te manque de l’Inde ?” s’enquiert-il parce qu’il n’a pas une connaissance intime de la vie en Inde, il s’en fait une idée assez claire, mais pas au point de pouvoir mettre le doigt sur ce qui pourrait manquer à quelqu’un en dehors du soleil. En partie parce que Londres a une assez grande communauté indienne est qu’il imagine que c’est plus facile de retrouver des points d’attaches qu’au milieu de la campagne galloise. Au sujet du résumé qu’il vient de lire, Roma lui pose une question qui le laisse perplexe. “Non, pas vraiment… À vrai dire je reconnais plus Izïa que moi-même.” commente-t-il pas sûr de savoir comment Roma est arrivée à la conclusion qu’il s’identifiait à un jeune autiste pour qui le monde n’est que chiffres, sciences, ordre et peur du contact humain, quand Izïa présente la quasi-totalité de ces traits de caractère. Peut-être que son expérience d’Izïa est très différente de celle de Roma, ou peut-être que l’image qu’il renvoie est très différente de celle qu’il a de lui-même. Allez savoir… “Je sais pas… on m’a dit qu’elle avait une vie sexuelle très active à l’époque.” fait-il l’air de rien, vraiment pas sûr de qui était Marguerite Yourcenar sinon qu’elle était française et femme de lettres. Sa vie privée, il ne s’y est pas intéressé et puis d’ailleurs, elle pouvait bien coucher avec qui elle voulait et se filmer aussi. Ça aurait fait d’elle une femme ultra-moderne, précurseur d’une mode. “Non, ça aurait été trop facile.” explique-t-il rapidement alors qu’elle se lance dans une présentation brève est limite violente du bouquin. Ashley n’est pas sûr que la misogynie soit une bonne excuse pour un meurtre, sinon une bonne partie des compatriotes de Costa, Gianni et Santo risque d’y passer, mais l’idée est pas mauvaise. “C’est un recueil d’histoires qui racontent les cas les plus étranges qu’un neurologue a rencontrés. Le livre s'ouvre sur le cas étrange du docteur P. incapable de reconnaître les visages, y compris le sien. Possédant pourtant des yeux intacts, il ne sait reconnaître le plus banal des objets. Le docteur P. est atteint d'une agnosie visuelle lui ayant fait perdre tout sens du « concret ». La partie abstraite du monde n'est en revanche pas un problème puisque qu'il identifie à coup sûr des formes géométriques quand on les lui présente (c'est aussi pour ça qu'il n'a pas de problème avec la musique). C'est dans son monde abstrait que cet être quasi extraterrestre (comme le définit l'auteur) a un jour confondu la tête de sa femme avec son chapeau. lit-il avec intérêt. Ashley est toujours intrigué par ce que le corps et le cerveau peuvent faire quand ils ont besoin de survivre ou qu’un élément quelconque vient déclencher une réaction en chaîne. Le fait que ce soit un neurologue et pas un psychologue qui a écrit le bouquin lui inspire d’ailleurs un peu plus confiance parce qu’il y a dans la neurologie un côté scientifique plus tangible que la psychologie compense avec des théories qui viennent expliquer des troubles, souvent a posteriori. Roma lui donne le titre du prochain livre et il se sent bête. Il sait qu’il connaît ce bouquin et il aurait aimé faire semblant de tomber par hasard, mais il est incapable de mettre le doigt sur les informations qui lui manquent. Alors il part sur autre chose. “Ça c’est le quatrième livre dans une série. Voyage au bout de l’aurore, voyage au bout du zénith, voyage au bout du crépuscule et voyage au bout de la nuit. Un trio d’adolescents qui ont des pouvoirs magiques, pour une raison inconnue, doivent traverser la grande forêt qui les sépare de leur but : La capitale où siège le tyran qui a réduit en esclavage le pays. Ce qu’ils ignorent c’est que la forêt est vivante et que certaines plantes vont tenter de les faire succomber à la tentation, l’appel du pouvoir et l’appât du gain. S’en sortiront-ils vivants ? En sortiront-ils encore amis ? Ou auront-ils découvert leur véritable nature profonde et rejoint les rangs du dictateur ?” Il raconte ça comme si c’était une aventure épique et que la réponse pouvait tomber à tout moment. Il se dit que puisque c’est des adolescents, il y a peu de chances qu’ils arrivent au bout de leur projet et qu’ils se laisseront tenter par le premier truc qui les arrête et leur offre un semblant de confort. C’est un fait avéré que les ados sont tous paresseux, le fait qu’ils soient arrivés jusqu’au quatrième livre, c’est déjà une réussite. Ça prouve aussi que quand un auteur ne veut pas faire dans le réalisme, il peut aller jusqu’au bout. “Ça te dit qu'on fasse une pause dans le jeu ? Je sens que j'ai épuisé toute mon inspiration...” demande-t-il avant que leur petit jeu devienne trop répétitif et taxant.

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Dernière édition par Ashley le Lun 11 Mai - 22:03, édité 1 fois
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Message (#) Sujet: Re: Still life with book, papers and inkwell - François Bonvin - mercredi 15h40 — Lun 11 Mai - 16:26

C’est sûr que l’histoire d’équipe ça complique niveau achat d’avantage là. Faut s’entendre avec tout le monde et clairement offrir un buzz gratuit alors qu’il y a des avantages bien plus intéressant, ça semble un peu fou. « T’as raison, il te reste plus qu’à tout donner sur le prochain prime. » Vraiment tout, pas se déconcentrer avec de l’alcool. Faut qu’il se donne à fond pour se faire au moins 5000 histoire de pouvoir buzzer s’il a des idées de secret et se renflouer par la même occasion. C’est compliqué, Roma jusqu’ici elle a eu plusieurs buzz gratuit alors elle a pas encore vraiment entamée la cagnotte qu’elle a dans le jeu, sauf le petit malus du grimoire. Elle le questionne à propos de son mariage essayant de savoir si son train de vie aurait put être symptomatique de son divorce. Mais vu qu’elle a pas toutes les infos là-dessus, elle s’est grave imaginée quelque chose de terrible. « Ah oui c’est ce qui s’appelle se marier sur un coup de tête. » Elle ricane en l’imaginant aller à Las Vegas pour se faire marier par un Elvis bedonnant. « Tu regrettes ? » Elle espère que ce ne soit pas le cas, parce que malgré tout ça reste une expérience intense, s’aimer de manière aussi inconditionnel et se marier dans la foulé. Elle est pas tellement pro mariage Roma, mais ce genre de démonstration d’amour, spontanée ça lui plait bien. Elle rigole doucement quand il dit que la seule chose qui pourrait le faire changer d’avis, c’est qu’elle soit une tueuse en série. « Peut-être bien. » Elle hausse les sourcils avec son air amusé habituel. Non, elle n’est pas une tueuse en série. Mais peut-être que ça va le surprendre son histoire. Information importante, ses amis les plus proches, ses collègues ne semblent pas au courant pour son secret. « C’est un truc dont tu parles à personne ? » Parce que elle c’est pas le cas. Ses amis les plus proches sont justement au courant. Bien que clairement c’est pas un délire qu’elle va raconter à la première personne qu’elle rencontre. Pour ce qui est de la météo qui pourrait influer sur son humeur, clairement c’est pas un mythe. Quand le soleil pointe le bout de son nez elle est toujours plus souriante Roma, si c’est possible. « Principalement ma famille. Mais si je devais être plus spécifique, je dirais les jours de marché, les couleurs, la musique aussi… la langue. Oui surtout la langue. Bien qu’à Londres je peux retrouver ça, mais c’est différent. » Clairement, y a beaucoup de chose qui lui manque de l’Inde. Mais en même temps elle chéri tous les jours la liberté qu’elle a gagné en quittant son pays natal. Il lui raconte le résumé du dernier livre dont elle a tenté d’imaginer l’histoire. Bien entendu elle est loin du compte. Quelque chose dans la description lui fait imaginer un Ashley ado. Lui il pense plus à Izïa. C’est sûr ça lui correspond bien à l’américaine. « Je t’imaginais en gamin un peu solitaire, plongé dans tes bouquins d’art. » Sans le coté je veux pas qu’on me touche de ce Christopher en question. Pour ce qui est de Marguerite Yourcenar, elle fait peut-être pas dans le porno mais d’après Ashley sa vie sexuelle était plutôt débridée. Roma rigole doucement, elle aurait bien eu raison. Elle ne va pas alimenté ce sujet plus longtemps puisqu’ils sont déjà passés à autre chose. Elle a un peu balancé au hasard une histoire qui colle au titre, mais qui est clairement trop facile. « Oh, tu me raconteras pas l’histoire je le lirais après toi ! » Ça donne envie. Et en même temps ça à un coté effrayant cette histoire de visage qu’on ne reconnait pas. Ils pourront ouvrir un club de lecture après et se raconter les passages les plus intéressants. Elle balance le dernier titre, Voyage au bout de la nuit. Elle rigole doucement face à son histoire. « Ça me donne envie de regarder Harry Potter ton truc. » Même si elle connait par coeur les films, moins les livres, à cause de sa fille qui est complètement fan. Avec tout ça elle oublie même de lui raconter le véritable résumé. En plus Ashley il a plus d’inspiration et elle non plus. Alors elle range le bouquin et vient prendre la main de l’anglais. « D’accord, du coup je vais te lire les lignes de la main. » Elle sait pas faire ça Roma, juste en théorie parce qu’elle a lu un bouquin là dessus et que ça fait marrer. Elle le tire par le bras pour qu’ils s’installent dans le coin cosy des fauteuils près de la fenêtre. Elle garde la main droite d’Ash dans sa main, vu que le but c’est de lui lire l’avenir. Ce qu’elle a retenu c’est que la droite signifie le futur et la gauche la passé. Son index vient effleurer sa ligne de vie. Une ligne presque totalement droite et ça fait sens dans sa tête. « Il me semble qu’une ligne droite comme ça, ça veut dire que t’es un gars prudent dans tes relations humaines. » Ce qui lui correspond bien au vu des conversations précédentes qu’ils ont eut. Elle passe à la ligne du destin, qui se trouve au milieu. « C’est une belle ligne bien marqué ça, niveau signification si je me souviens que ça veut dire que tu te laisses trop contrôlé par ton destin, un truc comme ça. » Qu’il oublie son libre arbitre. Elle passe à la ligne de coeur, normalement d’ailleurs c’est par là qu’on commence, maintenant qu’elle se souvient. « Tu crois que la ligne de coeur te prédit un grand amour ? » Elle lui offre un sourire en suivant la ligne pas très longue qui commence sous son index. « Malheureusement je crois que là on est face à un égoïste des sentiments amoureux, ou bien alors quelqu’un qui tombe facilement amoureux. Je sais plus. » La ligne n’est pas très longue et elle croit bien que ça oscille entre ces deux interprétations. « Ta ligne de tête, c’est clairement toi. Elle est longue et bien marquée, pensée claire et déterminé. Mais vu la longueur je dirais aussi que t’es quelqu’un qui suit une pensée réaliste. » C’est ce que disent les livres. Et puis ça lui correspond bien non ? Alors verdict ?

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