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 The recapitulation (lundi, 22h04)

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Izïa
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Message (#) Sujet: The recapitulation (lundi, 22h04) — Lun 4 Mai - 11:43

Lundi soir tu n'es pas allée te coucher. Après ta discussion avec Roma tu es allée te réfugier dans la salle informatique. Tu t'es calée devant un ordinateur et tu n'as pas bougé d'un pouce jusqu'à ce que le soleil se lève, que les candidats se réveillent un à un, que la journée commence et que tu te fonde dans la masse. Ton sourire timide aux lèvres tu as discuté avec plusieurs candidats, ta petite voix allait de son commentaire à chaque échange, mais tu arrivais à garder le contrôle... ou du moins elle ne se battait pas pour. Tu as beaucoup marché aujourd'hui, non pas pour faire les cent pas, mais dans le domaine pour réfléchir à la chasse aux secrets. Les relations c'est compliqué. On pourrait croire que tu es touché par ce qui s'est passé au prime, mais ce n'est pas le cas. Elena Maslov a relevé un point intéressant qui te fais travailler depuis. Les stratégies que tu as mis en place sont-elles les bonnes ? T'es-tu alliée avec les bonnes personnes ? Ta petite voix a remarqué que tu as changer le sens de tes priorités et elle est agacée car pour le moment elle ne peut pas les toucher. Défendre Carl. Protéger Rosamie. Ne jamais voter contre Kara ni Roma sauf si obligation et l'annoncer au préalable. Mettre en avant l'équipe Schwartz. Voici tes règles, elles sont claires, simples et logique pour toi. Tu n'as pas pris en compte le vecteur candidats et leurs potentiels changements. En fin de soirée tu décides enfin de monter dans ta chambre. Au contraire de certain tu n'avais pas à bouger. Tu es restée dans la même, il y a juste le colocataire qui a changé. Ce n'est plus Santo, mais Costa que tu retrouves dans la chambre 2 de la suite 5 étoiles. "Salut." Dis-tu avant de lui tourner le dos, tu te changes et enfile ton pyjama. Tu t'assois en tailleur sur ton lit. Ce n'est pas comme si tu allais te coucher."Tu as une idée pour mon gage ou tu veux qu'on se lance dans un troisième défi ?" Au vu du lieu, à part une bataille d'oreillers il n'y a pas d'autres activités pour se challenger. Si j'ai une idée. "On peut jouer à 3, 2, 1 c'est de la lave. 3... 2... 1..."

@Costa

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) — Mar 5 Mai - 16:20

Costa, il a prévu d'aller se fumer une petite clope dehors mais il a complètement oublié de prendre son pull avec lui et comme il ne peut pas décemment y aller torse nu sous peine de clamser d'hypothermie foudroyante, il remonte quatre à quatre les escaliers qui le mènent jusqu'à sa chambre. Cette semaine, il est upgradé dans l'une des chambres cinq étoiles et ça, il apprécie. Il sait pas ce qu'il a foutu de plus que les semaines d'avant pour avoir eu droit à cette promotion mais clairement, il l'estime méritée dans tous les cas. Cette semaine, il crèche avec Izïa la petite weirdo. ça l'avait pas mal intrigué sa petite histoire, parce qu'il imagine que même si ce n'est pas son secret, c'est ce qui l'a conditionné. Donc ça l'intéresse. Et Costa, il l'a écoutée vraiment dans un but informatif et stratégique. L'empathie, c'est pas trop son délire. Il est hyper doué pour piger les émotions des gens et les enjeux qui les entourent intellectuellement parlant, mais sur le plan strictement émotionnel, ça lui fait pas grand chose. Elle a beau avoir raconté une histoire horrible, Izïa, il a pas été poigné dedans comme certain. Il reconnait l'horreur, la cruauté, la douleur, la peur, le désespoir. Il ne les vit pas pour autant.  Mais quelque part, ça fait de lui quelqu'un d'autant plus important quand il est généreux et attentif parce qu'il a une objectivité que certains n'ont pas. C'est aussi pour ça qu'il a des putains de principes chelous. Bref, il attrape son pull qui traîne sur son lit et tandis qu'il s'assied sur son pieu pour chercher dans ses affaires après son paquet de clopes, Izïa entre dans la chambre. « Yo. » Elle se met en pyjama sans qu'il ne lui adresse un regard, simplement étonné qu'elle aille déjà dormir. Izïa, elle fait partie du petit clan de noctambules du chalet, dont il fait aussi partie un jour sur deux. Ils se croisent souvent la nuit alors la voir déjà prête à aller dormir. Il sourit distraitement quand elle lui reparle de leurs petits défis débiles qu'ils se lancent régulièrement. Un troisième défi, hm ? Intéressant. Son gage ? Possiblement intéressant aussi. Il n'a pas le temps de répondre qu'elle lui fait sa propre proposition. Un peu surpris, il ne bouge pas d'un poil. « Mais on est déjà tous les deux en hauteur » il fait remarquer en regardant successivement leurs deux lits. Ou alors, elle a une manière différente de jouer que lui quand il était môme. Eux, ils devaient se percher le plus vite possible parce que le sol devenait de la lave et quand ils étaient petits, parce qu'ils ont arrêté de jouer à ça à peu près à 10 ans, ça finissait toujours en embrouille, en blessure ou en voisin mécontent. « T'es sûre de savoir comment jouer ? » il se moque gentiment. Franchement, il a le droit d'en douter, vu son espèce d'exil social de vingt ans, elle doit pas avoir beaucoup de skills en matière d'entertainment avec les autres. Cela dit, il pige mieux son inexpérience sur la patinoire. « Tu avais quand même des amis quand tu vivais recluse, du coup ? Comment tu passais le temps ? » il demande. Parce que quand t'es môme et ado, tu dois vivre d'expérience sociale, tu dois avoir des copains, découvrir le monde. Il sait pas trop à quoi point elle était ermite, Izïa, elle avait sans doute sa mère, mais à part ça ?

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) — Jeu 7 Mai - 14:59

3. 2. 1. Attention c'est de la lave. Ce jeu, si tu cherches bien dans les souvenirs tu en retrouveras un d'Athénaïs qui te rappelle cette anecdote de William et de toi. Toi tu ne l'a pas en mémoire, mais tu imagines la scène par les mots de ta mère. C'était une relation complice que tu avais avec William. Comme la majorité des petites filles tu étais fière d'être sa fille et tu déclarais à tout ceux qui voulait l'entendre - ou non - que ton père c'était le plus fort, le plus beau, le plus drôle, bref le meilleur. Aujourd'hui William n'est qu'un souvenir et toi ? Qui es-tu ? Costa te demande si tu connais bien le jeu que tu proposes. "Tu aurais pu jouer le jeu et changer de place." Dis-tu avant de sourire timidement. Costa ne se déplace pas, Costa ne joue pas, mais il te pose des questions sur ce passé dont tout le monde parle, ils veulent savoir le comment et le pourquoi et à chaque fois tu gardes ce sourire collée à ton visage, puis tu réponds : "Non... pas vraiment. J'ai parlé avec quelques personnes sur internet, mais ça n'a pas vraiment abouti. J'ai passé beaucoup de temps devant l'ordinateur, je faisais du sport, je lisais et puis le soir je sortais pour faire quelques graffitis." Tu n'as jamais caché cette partie de toi, celle que tu trouves la plus talentueuse. "Et toi, tu as toujours été hyper entouré ? Ou tu as vécu quelques moments solo ?" Il peut te répondre par oui ou par non ou développer à la première question. Ça fait trois semaines que vous vivez sous le même toit, alors il doit certainement te connaître et savoir que lorsque tu poses une question tu attends une réponse détaillée.

@Costa

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) — Dim 10 Mai - 1:46

Il a du mal à piger, sur le moment, Costa, tellement ça lui parait improbable qu'elle soit en train de lui proposer de jouer au sol c'est de la lave. C'était pas arrivé depuis... au moins vingt ans. Surtout dans un espace aussi réduit qu'une chambre. Quand il jouait avec Giulia, quand même vachement plus jeune que lui, ils investissaient tout l'appart de la famille. Les deux chambres, le salon, même la salle de bain et la cuisine y passaient et ça partait souvent en couilles, en dispute, en Giu qui pleurait. C'est des bons souvenirs, pour lui, mais c'est avant tout ça : des souvenirs. Là, maintenant, il a absolument aucune envie de faire ça, même quand elle le reprend pour lui dire qu'il aurait pu faire semblant. « Un jour, je te créerai un vrai parcours de floor is lava comme je les faisais pour ma frangine » il réplique directement en étirant un fin sourire. Ouais, plutôt que de simplement changer de lit pour lui faire plaisir. ça le dérange pas de se lancer ce petit défi-là, s'il se prête vraiment au jeu. Mais du coup, ça le fait marrer de l'imaginer ne pas savoir jouer à des jeux aussi basiques, parce que bon, quand on vit seule pendant quinze ans, quand on passe son enfance avec soi-même pour seule compagnie de son âge, ça doit être compliqué. « Ta mère te laissait sortir pour faire la délinquante ? » il se marre sans méchanceté. Ou alors c'est pas interdit de dégrader l'espace public en Corée. Mais l'idée que la fameuse Athénaïs n'autorise sa gamine malade à sortir que pour aller gribouiller à la peinture sur les façades, il aime bien. Elle l'interroge à son tour, Izïa, et pour lui, la réponse, elle est on ne peut plus simple. « Non j'ai jamais été seul, je déteste ça. » C'est un grégaire, Costa, un extraverti, un sociable, la solitude, il a horreur de ça. En fait, il connait pas des masses, parce que depuis qu'il est gosse, il vit au milieu d'un quartier populaire où tout le monde connait tout le monde, où les voisins rentrent sans frapper, où lui-même traînait dans les rues à sept ans. « Mes meilleurs potes, ils sont comme mes frères, on faisait toujours tout ensemble, à 8h du matin j'étais à la fenêtre de l'un ou l'autre et on passait la journée tous ensemble, pour rentrer seulement le soir. » C'était leur petite routine. Il n'y avait quasiment pas un jour où il ne voyait pas ses potes, Cos. Pas toujours tous en même temps, mais au moins l'un ou l'autre. Quand ils étaient mômes, ils courraient le long des ruelles pour atteindre les paliers des copains ou ils se retrouvaient à l'agora improvisée sur une place déserte. Quand ils ont grandi, qu'ils ont eu leurs scooters, les rendez-vous se faisaient plus diffus, moins statiquement. Il finissait souvent perché sur sa selle, à klaxonner jusqu'à ce qu'une tête ébouriffée dépasse de la fenêtre. « Enfin, quand je suis arrivé à Londres, je connaissais personne. C'était la première fois que je me retrouvais vraiment seul. Je peux te dire que j'ai jamais autant dragué en boite qu'à ce moment-là. » il sourit tranquillement. C'était sa manière à lui de se faire des potes et de pas être seul dans son petit appart pourri, même si c'était que pour un soir, une nuit, ou un peu plus quand ça matchait bien. Après quelques semaines, il a fini par se dégoter le petit groupe qu'il a toujours aujourd'hui. C'est pas le genre à attendre que les potes lui tombent dessus, Cos, il va se chercher sa petit cour. « Du coup, après ta petite expérience dans le jeu, tu comptes retourner dans ta bulle ou essayer de vivre une vie normale ? » Il fait pas attention aux mots qu'il choisit. De toute façon, c'est la spécialiste du manque de finesse, Izïa, donc il sait qu'il a pas à prendre de pincettes avec elle. « Y'a des trucs que tu voudrais vraiment faire ? » Maintenant qu'elle est libre, que l'expérience semble montrer des résultats encourageants pour sa réadaptation en société.

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) — Dim 10 Mai - 15:10

"Tu ferais ça pour moi ?" Tu es surprise par le geste. Costa gagne des points sur le coup. "Je le note, mais attention dès que c'est noté, il faut vraiment que tu le fasses !" Dis-tu avant d'esquisser un sourire, plus grand que d'habitude. Il te parle d'Athénaïs et la relie à tes sorties nocturnes. "Oui, elle est réputée pour son côté rebelle." Réponds-tu automatiquement. On l'a déjà décrite comme étant une force de la nature et un génie. Pour la première description c'est surtout une image, mais la deuxième vise juste. Athénaïs est une personne brillante, qui malgré le décès de son mari ne s'est pas laissé abattre. "On veut bouger les choses... à notre manière." Rajoutes-tu avant de lui poser une question personnelle auquel il répond rapidement à la négative. Tu le laisses continuer sur sa lancée et en dire plus sur sa vie extérieure. "Ça doit être amusant." Tu acquiesces tes propres paroles. Tu entends ta petite voix, elle est aussi intéressée par la discussion. "Tu dis qu'ils sont comme tes frères... il n'y avait pas de filles dans ta bande ?" Demandes-tu innocemment. Il te parle de Londres. Te raconte son parcours social. "Tu as ramené beaucoup de filles chez toi ? Tu n'as jamais pensé à une relation sérieuse ?" Les coups d'un soir, les sex friends et les relations non-définies ont l'air de régir votre génération. Comment tu vas être toi à la fin de cette aventure ? "Sortir de ma bulle. Maintenant que j'ai goûté à ça, il est difficile de retourner en arrière." Tu dis ça, parce que ta petite voix le pense, mais toi tu sais que ça va être bien plus compliqué à ta sortie. "Je veux voyager et me trouver une bande d'amis... comme toi ! Et je veux aussi prendre soin des autres. Et toi comment tu envisages ton après ? Tu attends des changements précis ?" Comment Costa se visualise. "Tu n'as peur que l'engouement qu'on puisse te porter ici te monte à la tête ?" C'est un risque, même si Costa semble avoir ce trait de personnalité qui est d'avoir les pieds sur terre.

@Costa

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) — Mar 12 Mai - 20:03

Elle a l'air surprise, Izïa. Pourtant, Costa, c'est typiquement le genre de gars à faire ce genre de trucs. Être le maître du jeu, celui qui organise. C'était toujours lui qui gérait les compètes de foot entre les jeunes de son quartier, qui organisait les petits pour atteindre un objectif, qui créait des jeux pour occuper les mômes de la voisine. Il a toujours été plus coordinateur que réellement acteur de terrain, même s'il a besoin des deux pour se stimuler. « Je ne parle jamais en l'air. » il sourit. S'il lui dit ça, c'est qu'il s'engage. Il aime pas balancer des trucs à tort et à travers sans aucun poids derrière. Pour lui, les mots ont de la valeur, les promesses encore plus. Il tient la déloyauté en horreur. En l'écoutant, il tente de se représenter sa mère, Athénaïs la rebelle. Jamais il n'aurait songé à qualifier sa propre de rebelle. Elle a tout de la madre populaire napolitaine, à vrai dire. Douce et dure à la fois, bruyante mais toujours secrète, inlassablement portée sur ses enfants mais constamment seule. « Tu laisses des messages dans tes graffs ? » Il peut pas s'empêcher de se dire qu'il y en a beaucoup, parmi les candidats, qui tiennent ce même discours idéaliste de vouloir faire changer les choses. Il s'est jamais lancé là-dedans, Costa, parce qu'il a rien d'un militant. Il préfère faire ses petites affaires dans son coin, à son échelle, sans chercher à changer quoi que ce soit dans le grand ordre des choses. Tout est bien trop fatalisme, chez lui. Ils ont toujours tenté d'évoluer aussi heureusement que possible dans une bulle de merde. C'est aussi pour ça que ses potes sont aussi importants pour lui, s'ils sont comme des frères. Quand tu grandis là-dedans, tu te raccroches à ce qu'il y a de beau, inexorablement. « Pas vraiment, non. Nos copines traînaient souvent avec nous mais les liens qu'on avait avec elles n'avaient rien à voir. C'était des pièces rapportées, elles avaient leur petit groupes de filles de leur côté. J'ai jamais gardé contact avec l'ex d'un de mes potes après qu'ils aient rompu, par exemple. » il explique. Il y avait vraiment leur groupe de mecs, de frères. Il peut pas trop expliquer pourquoi, c'est juste que ce groupe, il s'est construit très tôt, lorsqu'ils étaient tous très jeunes, et probablement pas encore capable de voir les filles de cette façon. « J'irais pas jusque-là » il rit, quand elle lui demande s'il a ramené plein de meufs. C'est un peu exagéré quand même. Quand il dit qu'il drague en boite, ça veut pas dire que ça sort nécessairement de la boite pour finir dans son pieu. « J'en ai déjà ramenées oui, parce que j'aime la découverte et le contact avec les gens, mais j'ai préféré mes relations sérieuses. » Il l'a déjà évoqué à d'autres, Costa. En quasiment trente ans, il considère qu'il n'a eu que deux relations vraiment sérieuses. Celles de quelques mois, il ne les compte pas, parce que c'était condamné d'avance. Il a un côté un peu vieux jeu dans le sens où les vrais liens lui importent plus, même s'il adore flirter comme le rital qu'il est. La puissance de l'amour, ça le laisse toujours muet. Et ce genre de passion, ça le ferait faire n'importe quoi. Vraiment n'importe quoi. « Elles datent de Naples. J'en ai pas eu depuis que je suis à Londres, je crois qu'une partie de moi sait que je vais pas y rester, et donc que ça sert à rien de m'investir dans quelque chose qui va foirer à un moment ou à un autre. » Il hausse les épaules. Il sait qu'il accorde trop d'importance aux relations dans lesquelles il se lance vraiment pour envisager de s'enfermer à Londres pour toujours. Il pourrait tenter la relation à distance mais c'est pas son truc. Ils ont essayé avec Cece quand il est parti à Londres, et ça a foiré. Au-delà du fait qu'il a détesté ça, ça a foiré. « ça ne t'a pas pas manqué de ne pas expérimenter ça dans ton adolescence ? » Il suppose en tout cs qu'elle n'a pas dû avoir beaucoup d'expériences en la matière, enfermée dans ses quatre murs. Pour lui, c'est tellement une partie essentielle du développement qu'il a du mal à imaginer le truc. « C'est sympa de parler aux gens sur internet, mais le contact physique ça joue beaucoup quand tu développes une relation avec quelqu'un. Parfois, il n'y a même pas besoin de mots pour se comprendre. » il souffle. Devoir se contenter de parler à Cece par téléphone ou sms, sans pouvoir la toucher, simplement être dans la même pièce, ça le rendait fou. Mais peut-être qu'elle pourra rattraper le temps perdu après le jeu, si elle décide de reprendre sa vie en main et de redécouvrir le monde extérieur. « Tu t'en sens capable ? » il demande sans aucune arrogance. Mais il a cru comprendre que c'était l'un des enjeux de sa situation et de sa condition. Pas de contact physique, l'anxiété. Ici, c'est un crash test plutôt extrême mais ça reste aussi juste une portion de vie. Juste un petit écosystème créé de toute pièce. Il sourit en l'entendant dire qu'elle veut se trouver une bande de potes comme lui, puis réfléchit un instant en considérant sa question. « Je ne sais pas trop. Je prévois pas trop ma vie à l'avance, tu sais, j'aime bien être surpris par ce que chaque jour peut m'apporter. » ça fait parole de citation facebook archi cheap mais c'est la triste réalité. Costa est un mec qui doit toujours se forcer s'il veut anticiper les problématiques du futur. Il prévoit pas naturellement six coups à l'avance, dans sa vie de tous les jours et paradoxalement, il a quand même ce côté stratège et réfléchi qui s'oppose toujours à sa témérité naturelle. ça se bat toujours dans son esprit; si bien qu'il finit toujours par tourner en boucle sur les dix mille possibilités qui s'offrent à lui, il a terriblement conscience du pattern de choix et ce vers quoi ils peuvent amener et pourtant, dans la pratique, il a du mal à en tenir compte. Sa question, elle le laisse interdit un bref instant. « Non, ça ne me fait pas peur. » il ne ment pas vraiment. Bien sûr que ça va lui monter à la tête, parce qu'il est naturellement mégalo, parce que le pouvoir et la reconnaissance l'ont toujours fait vibrer au-delà de tout. Mais ça ne lui fait pas peur. Pas une seconde. Il a l'habitude d'être bien considéré. « Toi bien ? » Elle n'a pas l'être de ce genre, cela dit.

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) — Jeu 14 Mai - 0:07

Organiser un jeu pour toi ? On ne l'a jamais fait auparavant. On a fait attention à toi, pour te protéger ni te mettre en danger, mais il n'a jamais été question de divertissement. Un sourire se dessine sur ton visage, un sourire plus grand qu'on pourrait décrire comme joyeux ! "J'ai hâte de voir ça !" Dis-tu avec un certain enthousiasme pour montrer ton excitation qui redescend légèrement par la suite, lorsque le sujet change et qu'il te pose des questions sur les graffitis que tu fais. "Tout dépend de mon humeur à vrai dire, mais dans la majorité du temps mes graffitis sont plutôt engagé. Pour citer le théoricien Jack Halberstam : j'explore une politique féministe qui ne s'appuie pas sur un faire mais sur un défaire, non pas sur un être ou un devenir féminin mais sur un refus d'être ou de devenir une femme telle qu'elle a été définie et imaginée dans la philosophie occidentale. Dans mon travail, le refus de devenir une femme tel que prescrit par la société, va au-delà du remplacement de l'esthétique traditionnellement féminine par une palette plus neutre ou masculine. Je cherche plutôt à récupérer le langage de la féminité, à l'éloigner de son association à la frivolité et à la naïveté, et à embrasser agressivement des teintes pastel et des émotions tendres comme un acte de résistance." Sors-tu à Costa dans le plus grand des calme. Ton sourire s'agrandit de nouveau. "Tu as des convictions de ton côté ?" Demandes-tu à l'italien avant que votre discussion s'intéresse à ses relations. Tu acquiesces à ses dires et lorsqu'il rit ton sourire reste. C'est donc un homme à femmes, mais avec des limites. "Elle s'appelle comment la fille a qui tu as dit je t'aime la première fois ?" C'est une question précise et intime, mais votre chambre, le lieu, votre échange y prête. "Tu comptes aller où après ?" C'est intéressant ces personnes qui n'ont pas de pied à terre ou alors sont à cette limite du grand changement. Tu peux aussi te compter dans le lot. Ta petite voix donne sa réponse et tu te met à répéter : "Si... mais le sentiment de peur a toujours rattrapé et écrasé cette envie d'être touchée. Alors on peut dire aujourd'hui que je suis totalement vierge." Dis-tu en espérant avoir utiliser le bon ton pour l'humour. "De toucher quelqu'un ou d'avoir une discussion avec les yeux ?" Il faut être précis Costa si tu veux une réponse directe. Tu ramènes, par la suite, la discussion au jeu. Sa réponse tu l'enregistre et lorsqu'il te la retourne tu prends une demi-seconde pour apporter ton point de vue. "Du tout. Je suis immunisée !" Annonces-tu à ton roommate.

@Costa

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Message (#) Sujet: Re: The recapitulation (lundi, 22h04) —

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