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Rosamie
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Message (#) Sujet: welcome to my den (mer, 17:30) — Lun 4 Mai - 13:05

FT. @Costa

après avoir passé toute la journée de mardi accrochée à Ashley, t'as bien besoin de te ressourcer un peu. et toi, quand t'as besoin de te ressourcer, tu réfléchis pas pendant longtemps avant de te réfugier dans ton antre : la piscine intérieure. il y fait sombre, il y fait bon, il y a de l'eau, alors tu serais capable d'y passer tout ton temps. c'est l'endroit où tu te réfugies dès que tu en as l'occasion, bien contente d'avoir ton poignet libéré. tu n'as plus de marque, mais les menottes t'avaient quand même laissé une trace qui a disparu pendant la nuit. c'est franchement pas une expérience que t'as envie de reproduire. c'est pas tant que t'aimes pas Ashley, mais c'est quand même pas pratique de vivre enchaînés l'un à l'autre, surtout quand il y a des choses plutôt intimes à faire, chacun de son côté. Presley a bien de la chance d'avoir abandonné, parce que tu te serais pas gênée pour lui dire deux mots à ce propos. parce que c'est de sa faute, si t'as été dans cette situation, à ne pas répondre à la chronique d'Elena. alors cette petite escapade, elle va faire le plus grand bien. tu soupires de soulagement en te laissant porter par l'eau, comme tu as l'habitude de le faire dès que tu entres dans cette piscine. faut dire que c'est tellement agréable, cette sensation de flotter. tu respires profondément, très heureuse de pouvoir profiter de ce moment. lorsque tu entends la porte de la piscine s'ouvrir, tu ouvres les yeux. t'espères que c'est pas une mauvaise surprise, parce que t'es pas certaine d'être franchement d'humeur à te faire déranger. mais ton visage s'illumine lorsque tu vois entrer Costa dans la pièce, forcément torse nu. ça te dérange pas vraiment tout ça, c'est plutôt agréable de voir deux des trois italiens constamment torse nu, à toute heure du jour et de la nuit. ton regard glisse sur ses tatouages. ils m'intriguent., tu lâches en te relevant pour l'observer d'un point de vue plus classique. tes tatouages., ça peut être pas mal de préciser, effectivement. ils ont forcément une signification... non ?, non parce qu'avec Costa, tu doutes que ce soit simplement à titre décoratif. surtout qu'avant qu'il ne se retrouve avec cette "malédiction", si on peut dire, t'es pas sûre d'avoir déjà vu tous ses tatouages. toi Costa, tu l'as surtout vu très habillé. alors le changement est radical, et il est loin d'être déplaisant.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: welcome to my den (mer, 17:30) — Mar 5 Mai - 1:19

Costa, il est sorti de la salle d'observation un peu de meilleure humeur qu'il n'y était rentré. Il savait que Maci était la personne parfaite pour lui faire oublier sa morosité, tout simplement parce qu'elle fait même pas exprès. Elle a peut-être même pas capté qu'il était de mauvaise humeur, à la base, et c'est ça qui est drôle. Ils ont fini par se séparer en quittant cette pièce de l'horreur et Costa, il s'est chauffé pour aller faire des longueurs. Alors il est remonté jusqu'au dressing des chambres de haut standing pour enfiler son maillot-short, puis il est redescendu aussi sec, direction la piscine intérieure. C'est toujours celle qu'il investi en priorité, parce qu'il fait pas encore assez chaud pour son corps de gars du sud pour tenter la piscine extérieure. Il y est déjà allé et c'était pas ouf. Bref, il pousse la porte qui s'ouvre sur le clapotis régulier de l'eau calme. Il repère aussitôt la présence de Rosa, à qui il adresse un sourire, puis un froncement de sourcils. Hm, ok ? Qui l'intriguent ? Quand il capte finalement de quoi elle parle, il éclate de rire. « Je vais te décevoir, mais il y en a un bon tiers qui sont des défis ou des décisions complètement débiles que j'ai prises en étant défoncé. » il répond en s'approchant de l'eau pour s'asseoir sur le rebord et immerger ses mollets, tout en tendant sa main droite pour qu'elle voie, sur sa paume et ses doigts, le cœur brisé fait à l'arrache ainsi que les points et lignes dispersés. Exemple typique de tatouage à la con qu'il a fait un jour avec ses potes façon stick n poke parce qu'il s'emmerdait. Il n'a jamais vu le tatouage comme quelque chose de nécessairement significatif, il ne donne pas un sens spécifique à chacun des encrages sur sa peau, précisément parce que certains n'ont aucun sens, aucune histoire, aucun symbolisme, si ce n'est peut-être celui du souvenir auquel il est associé. Il a des erreurs sur la peau, Costa, et des dessins qu'il chérira jusqu'à sa mort, parce que ceux-là, il sait exactement pourquoi il les a. « Mais certains ont un sens. » Il va sans doute en oublier quelques uns dans le lot parce qu'avec les années, il en a accumulés un paquet des tatouages, sur les bras, les jambes, la poitrine, le dos. Il y en a qu'il voit si peu, à vrai dire, tellement ils sont positionnés loin de sa vue, qu'il a un peu oublié quelles gueules ils avaient. Il tapote sa cage thoracique du bout de l'index et la main de Fatma qu'il a dessus. « Celui-là, tu le connais sûrement. Symbole de protection contre le mauvais œil et aussi de chance. Pas particulièrement efficace pour l'instant, je dois dire. » il ironise, toujours amer de ce putain de grimoire de ses couilles. Il l'a fait relativement jeune, celui-là, et parmi les premiers. Il n'y a pas vraiment d'histoire particulière derrière, juste un intérêt pour la symbolique. « Les hirondelles, je les ai faites en arrivant à Londres, pour marquer le coup. Dans la mythologie du tatouage, elles signifient que tu as traversé des épreuves, que tu cherches l'espoir après une période trouble, comme les marins qui revenaient d'un long voyage en mer, et plus tu en as, plus tu as galéré. Du coup, ça symbolise aussi la loyauté, l'évasion, la liberté. C'est le gars qui m'a tatoué qui m'a appris ça et j'aime bien l'idée. » Il étire un petit sourire. Ouais, il se voit totalement dans le rôle du marin qui erre en mer, loin de ses proches, de sa go, de sa famille, à se creuser des petites hirondelles sur les clavicules en attendant de rentrer chez lui. Il s'identifie pas mal à tout ça, même si, pour lui, les épreuves traversées, c'est que du bullshit. Il a horreur de reporter la faute sur le monde extérieur, parce qu'il sent sa vie échapper à son contrôle. Costa, c'est le parfait exemple du déterminisme de classe mais il est beaucoup trop prétentieux alors il préférera crever que de le reconnaître. C'est pas pour rien qu'il s'est barré bien loin de chez lui pour échapper à une condition qui le rendait malade et qui torturait son ego.« Sur les bras, c'est beaucoup des dessins que j'aimais, tout simplement. Il y a juste celui-là... » il désigne la tête de tigre sur son épaule « ... celui-là, c'est mes potes. Mes frères. Je peux pas trop t'expliquer pourquoi ça en particulier, mais ça, c'est nous. » En réalité, sur ses bras, il y a pas mal de dessins qui peuvent aussi avoir des significations s'il devait réellement pousser son analyse, des trucs qu'il pourrait relier à son histoire de manière plus ou moins précise. Rien qu'il puisse évoquer maintenant, de toute façon. Mais globalement, s'il faut retenir un truc des tatouages de Costa, c'est qu'il est impulsif, téméraire et qu'il a aucune réelle conscience l'avenir. Il fait ce qui lui plait, sans chercher plus loin. « Je sais pas trop l'importance que ça a aux Philippines mais chez nous, tu sais, on ne donne pas forcément de signification aux tatouages, parfois ce sont purement des caprices. Surtout en ce moment. En Europe, c'est devenu rare les gens qui n'en ont pas. » Il hausse les épaules, sans nécessairement juger. Lui, il aime bien l'idée que chaque encrage soit une idée, une pensée, un concept, même s'il ne l'applique pas forcément. Il adore ça et quand il était môme, il avait cette fascination paradoxale pour les gars des familles camorristes parce que tous leurs tatouages donnaient l'impression d'être ceux qu'on voyait dans les films de taule. Il les haïssait, Costa, ces types-là, mais leurs tatouages avaient un truc de beau. Parce qu'ils racontaient une histoire. « Je vois que t'en as aussi. » il note finalement avec un sourire malin, en désignant sans la moindre subtilité celui qu'elle a juste en-dessous de la poitrine.

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Message (#) Sujet: Re: welcome to my den (mer, 17:30) — Mer 6 Mai - 13:28

il fronce les sourcils et tu vois bien qu'il faut que tu sois un peu plus précise vis-à-vis de ce qui t'intrigue et tu mets pas longtemps à préciser ta pensée. il se met à se marrer quand tu commences à développer et il t'apprend que tous n'ont pas de signification. tiens, t'aurais pas cru ça. il s'assoit au bord de la piscine, les jambes dans l'eau jusqu'au genou et te montre sa main. tu hausses un sourcil et tu t'approches pour regarder ce tatouage de plus près. tu l'as fait tout seul ?, tu demandes, intriguée. non parce que toi, tu laisses ça entre les mains des professionnels de ton pays, hors de question de faire ça toute seule. tu supporterais pas la douleur si c'était toi qui te l'infligeait. et puis de toutes façons, c'est compliqué de se faire des tatouages aux endroits où tu as les tiens, tout seul, sans aide extérieure. bon ceci étant, s'il a fait ça en étant défoncé, tu te doutes qu'il était peut-être pas en mesure de ressentir une quelconque douleur. d'ailleurs, tu sais que c'est pas l'idée du siècle de se faire des tatouages sous drogue ou sous alcool, hein ? c'est un des conseils des tatoueurs pro d'ailleurs : pas d'alcool avant, pendant ou après un tatouage. certains ont quand même un sens et a priori, Costa est prêt à t'en parler. il te montre la main de fatma qu'il a sur le torse et fait de l'humour. ça te fait rire. est-ce qu'il t'a porté chance avant ?, tu demandes, un sourcil haussé. parce que bon, l'important c'est pas tellement l'aventure, c'est plus la vie quotidienne en dehors de celle-ci. c'est pas du tout religieux ? ça aussi, c'est une question importante parce que t'es quasiment sûre, sans en être certaine à 100% que c'est aussi un signe important dans la religion musulmane. alors peut-être que y'a aussi ça qui entre dans l'équation. même si aux Philippines, il n'y a que 4% des gens qui sont de cette confession religieuse, tu ne sais pas ce qu'il en est du côté de l'Italie alors ça te paraît probable. il parle ensuite des hirondelles qu'il a sur la peau, de leur symbolique dans la mythologie du tatouage. tu prends note, t'acquiesce. du coup, avec deux, t'as pas mal galéré déjà ?, ça t'étonnes pas franchement. le secret de Costa, t'as l'impression qu'il est lié à une de ces galères. mais la symbolique est cool, en tous cas. ça correspond effectivement pas mal à ce qu'a vécu Costa dans sa vie. il te montre ensuite ses bras qui sont remplis de divers dessins et il en montre un en particulier qui fait référence à ses potes. tu souris, c'est intéressant de voir que c'est un dessin symbolisant une tête de tigre qui fait référence à eux. un symbole de puissance, intéressant. c'est tout ce que t'as à commenter. pour toi, et certainement pour d'autres, le tigre c'est vraiment ça. Costa, il t'explique qu'en Europe, les tatouages n'ont pas toujours d'importance symbolique. tu fais mine de réfléchir une seconde, t'interrogeant sur la place de ces pratiques aux Philippines. effectivement, aux Philippines c'est assez différent. surtout que c'est une pratique ancestrale chez nous. après y'a de tout, des tatouages modernes, des tatouages  traditionnels, des symboles qui évoquent la Philippines ou des tatouages religieux. donc c'est pas si loin de l'Europe, juste que chez vous, c'est quelque chose qui peut être très symbolique et très lié à l'histoire de votre pays, aussi. surtout pour ceux qui décident de faire un tatouage traditionnel, comme ça a été ton cas. en tous cas, ça a souvent une symbolique particulière. il remarque que t'en portes aussi et désigne celui que tu as en dessous de la poitrine. ouais. j'en ai que trois, donc ça va aller vite. c'est tous des tatouages traditionnels philippins : du hand-tapping. t'en as peut-être, d'ailleurs., mais il a été aux Philippines, alors tu serais pas étonné qu'il ai ramené un tatouage traditionnel de son voyage, c'est chose courante chez toi. bon, tu vas commencer par celui qu'il vient de désigner. celui-ci, ça a pas mal de significations, dont la fertilité, la force, la santé et le passage vers l'au-delà., tu marques une pause et tu regardes Costa dans les yeux. et comme tu dois t'en douter... la signification de celui-ci pour moi, c'est la dernière option. c'est pour mon frère et ma grand-mère, comme ça je les ai toujours avec moi sur mon coeur.. tu te mets sur le côté et place ton bras gauche au dessus de l'eau pour qu'il puisse en voir l'intérieur. tu montres du doigt ce deuxième tatouage, long d'une quinzaine de centimètres, avec plusieurs symboles les uns à la suite des autres. c'est pas des tipis..., que tu dis en rigolant. non parce que c'est clairement ce à quoi ça ressemble. ça représente des gens qui prient, et la symbolique c'est l'unité, l'union et la foi., et il est temps de t'arrêter là, parce que t'en peux pas en dire plus pour l'instant sur ça. on aura sans doute l'occasion d'en reparler plus tard, de celui-là. sur ces mots, tu te retournes et tu soulèves tes cheveux mouillés d'une main pour dévoiler le haut de ton dos où trône ton dernier tatouage. un compas, classique. juste pour me souvenir d'où je viens et où je vais., c'est clair que toi, t'as quand même beaucoup moins de choses à dire. ça paraît simple, mais c'est beaucoup moins simple dans la réalité quand il s'agit de faire des traits droits. tu te retournes pour lui faire face. tu dois avoir à minima une semaine de tatouage, nan ?, tu dis en rigolant, parce qu'il en a un paquet Costa. tu sais combien t'en as ?, parce que t'as franchement l'impression qu'il est impossible de les compter.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: welcome to my den (mer, 17:30) — Jeu 7 Mai - 1:46

Costa, il commence le petit état des lieux de ses tatouages. D'un échantillon, du moins, parce qu'il commence à en accumuler un certain nombre un peu partout sur le corps et s'il devait réellement les passer tous en revue, il en aurait pour des heures. Surtout s'il doit aussi tenir compte des conneries qu'il a, genre les petits points sur les doigts, les lignes sur les jambes, et compagnie. Mais pour bien commencer, il lui tend la main pour lui montrer une oeuvre plus que bancale qu'il tient d'une soirée un peu trop enfumée quand il devait avoir dix-huit ou dix-neuf ans. Faut dire que des conneries, il en a fait pas mal en ayant un peu trop fumé, le regard vaguement délirant et la pulsion insoutenable dans les veines d'être le roi du monde, de pouvoir tout faire. Sauf que des fois, alors qu'il pouvait tout faire, il se retrouvait juste à se gribouiller un coeur brisé à l'intérieur de la paume. « En stick n poke, avec des gars de chez moi. » ça avait pris tellement de temps que la descente était presque terminée en même temps que la nuit, lorsque son pote a mis le point final. Il en a quelques uns, comme ça, qu'ils se sont faits entre eux, sur des coups de tête. Jamais des grosses pièces, finalement, mais des fioritures qui percent au milieu d'une manchette ou à l'abris d'une oreille, d'un ourlet de pantalon ou d'un col de chemise.« Je me souviens plus trop, j'étais dans un sale état, je crois qu'un pote venait de se faire larguer » il sourit un instant, à l'évocation de ce souvenir. Costa et ses potes, ils vivaient un peu tout ensemble, ou en tout cas, ils exorcisaient tout ensemble. Parfois dans la douleur, souvent dans la connerie, toujours dans la fougue. Il étire un sourire moqueur quand elle fait la petite maman du groupe, à lui dire que c'est pas idéal de se faire tatouer en ayant consommé. « Je m'en suis rendu compte, oui » il note. Ouais, vu le nombre qu'il en a, il y en a bien au moins un qu'il a fait dans un état plus que non recommandé, chez un tatoueur plus que douteux, qui lui a fait ça dans des conditions plus que précaires. Il sait plus trop lequel, encore une fois, il a eu de la chance que ça foute pas trop la merde sur sa peau. Du coup, il continue son petit tour des principaux, des plus évidents. Quand il lui désigne la main sur son torse, plutôt malchanceuse pour l'instant, elle s'y intéresse et il se permet un sourire joueur. « Pour certains trucs. » Il ne lui en dira pas plus, parce qu'il a quand même un paquet d'années de vie derrière lui, maintenant, et même si c'est un peu moins avec sa main, il a quand même eu le temps de la tester un certain nombre de fois. Quant à si c'est un signe religieux... « Ma religion, elle est là » il souffle avec conviction en soulevant la croix qui prend à son cou, comme tous les jours depuis son adolescence. Cette chaîne, aussi loin qu'il se souvienne, il ne l'a jamais retirée. C'est un peu comme une relique, un souvenir. « Les symboles, eux, ils sont universels et éternels » et c'est ça qu'il aime, là-dedans. La symbolique, précisément. Ce que les hommes y trouvent et y cherchent, ce qu'ils pensent ou veulent y voir. Lui, il sait que son tatouage, il ne le protège ni ne le rend réellement chanceux, il croit pas du tout à tout ça, tout comme il sait que la croix ne va rien lui apporter de spécial, concrètement. Mais il aime ce que ça représente. Il passe aux hirondelles, alors, et à l'histoire qui y est associée, dans le monde du tatouage. Tout ça, il l'a appris qu'après être passé sur la table, ou pendant, donc il l'associe pas tellement à son histoire personnelle mais encore une fois, la symbolique le fascine, parce qu'il peut y prendre ce qu'il veut et laisser le reste. Quand elle le questionne, Rosa, il reste songeur une seconde. « Pas plus que n'importe quel gars de mon quartier, tu sais. » ça l'emmerde, Costa, de passer pour le pauvre petit malheureux des bas quartiers, même si c'est tout simplement une réalité qui fait partie de lui. Il parle volontiers de sa vie, de comment elle s'est déroulée, dans quelle condition, avec quels enjeux, mais il ne supporte pas qu'on pointe du doigt la complexité des problématiques qui ont secoué son enfance. Parce que ça le rend malade qu'il puisse être le fruit de tout ça. « J'aime pas trop me plaindre. C'était compliqué mais on s'est démerdé comme on a pu. On n'était pas les plus à plaindre. » Il hausse les épaules. Rosa, elle sait plus ou moins dans quelles conditions il a grandi. En fait, tout le monde ici doit le savoir, entre lui et Santo pour témoigner, mais il considère qu'il est le seul à pouvoir émettre des jugements sur ce que ça a été. « Je préfère retenir l'espoir et la liberté que les épreuves » il étire un petit sourire, qui reste accroché à ses lèvres comme un bouclier quand elle relève le tatouage du tigre. Un symbole de puissance, il apprécie l'idée. Il dit rien, parce qu'il n'y a pas grand chose à dire, mais il note, il apprécie, puis reporte son attention sur ce qu'elle lui explique des tatouages aux Philippines. « ça signifiait quoi à la base, alors ? C'était quoi le but derrière les premiers tatouages ? » A son tour, il relève les tatouages qu'elle a sur le corps, ou en tout cas, au moins un, juste sous la poitrine. C'est par celui-là qu'elle commence et il se penche légèrement en avant pour bien discerner les traits. C'est nettement plus abstrait, encore une fois plus symbolique, il imagine, que ce qu'il a lui majoritairement sur le corps. Tandis qu'il l'écoute raconter et qu'il prend la mesure de ses paroles, il n'est pas étonné lorsqu'elle fini par évoquer son frère et sa grand-mère disparus. « ça t'a apaisée ? quand tu l'as fait ? » ça parait un peu con comme question mais quelque part, c'est pas anodin, le fait de se graver éternellement la présence de quelqu'un sur la peau. Lui, ça ne changerait rien à la fureur qu'il avait déjà évoquée mais il peut imaginer une sorte de paix provoquée par la certitude qu'ils ne te quitteront jamais vraiment. Elle tend le bras, ensuite, pour lui montrer un tatouage très similaire au premier. Il relève directement les yeux pour capter son regard quand elle précise qu'ils auront l'occasion d'en reparler plus tard. Il capte direct le message, Costa. « L'unité, l'union, la foi. » il répète doucement. Des mots qui font tellement sens dans son esprit, en réponse à sa propre histoire, qu'il a presque envie de garder ses réflexions pour lui. Mais il y a quand même une question qui le turlupine depuis cette fameuse nuit où ils avaient papoté dans la bulle détente. « Toi, tu crois en dieu ? » Elle avait évoqué la religion comme étant très présente, aux Philippines, au point d'interdire le divorce. C'est presque certain que Rosamie, elle a simplement hérité des croyances de ses parents, de ses grands-parents et ainsi de suite, un peu comme lui. Enfin, elle pivote dans l'eau pour découvrir son troisième tatouage. Un petit compas, dont il trace l'axe vertical du bout de l'index sur sa peau, par automatisme. « Et tu vas où ? » Encore une question qu'ils ont déjà un peu abordée, en filigrane, lors des dernières semaines, mais sans jamais réellement de réponse concrète, ni d'elle, ni de lui. Pas forcément dans la vie en général, mais ici, là, maintenant, dans quelle direction elle va. Il sourit quand elle plaisante. « Aucune idée, il doit y en avoir dont j'ai oublié l'existence » il reconnait en secouant la tête. Des qu'il ne voit jamais, à l'arrière de son biceps, à la base de la nuque, loin sur ses jambes.  « Tu veux les compter ? » il plaisante. Elle a clairement autre chose à foutre de sa vie, Rosamie. « T'auras qu'à décider du prochain, si tu veux » il propose, dans un élan de connerie. L'avantage de ne pas accorder de signification à ses tatouages.

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Message (#) Sujet: Re: welcome to my den (mer, 17:30) — Ven 8 Mai - 20:13

tu acquiesces lorsqu'il te parle de stick and poke, pas surprise que ça ai été fait de cette manière. c'est très connoté, les tatouages comme ça : taulards, accro aux drogues ou à l'alcool. mais tu doutes que l'une de ces choses fassent partie d'une de ces catégories. il a juste l'air d'avoir eu des idées avec des potes pendant des soirées un peu trop mouvementées. en tous cas, il t'avoue ne plus se souvenir de tout et ça te fait marrer. je comprends mieux, le coeur brisé, alors., tu siffles dans un sourire amusé. en vrai, ses potes lui ont juste gravé un souvenir commun, quelque chose qu'ils ont finalement traversé ensemble. comme quoi, c'est pas totalement abstrait, pas totalement vide de symbolisme. il faut juste un peu le chercher. en tous cas, tu lui rappelles quand même que c'est pas une super idée de se faire tatouer en étant défoncé ou déchiré et il a l'air de prendre tout la mesure de la chose, même avec un sourire moqueur sur le visage. il continue, en te montrant sa main de fatma, inscrite sur son torse. c'est une grosse pièce, ça a pas du être fait en une fois. en tous cas, c'est un beau tatouage. tu lui demandes si elle lui a porté chance à d'autres moments dans sa vie et il te répond assez brièvement. tu secoues la tête, t'es bien contente que ça ai aidé de temps à autres ou du moins, qu'il en ai l'impression. t'as quand même en tête que c'est un signe qui peut être aussi lié à la religion musulmane et Costa te montre la chaîne qu'il porte autour du cou. t'avais même pas remarqué, trop occupée à reluquer les tatouages qu'il te montrait. tu te sens un peu bête et ça te fait sourire. ah oui, catholique., tu reconnais très bien la croix qu'il porte autour du cou. toi, tu étais catholique, tu ne te considères plus ainsi. ton regard glisse jusqu'aux clous qui trônent en dessous de la main. les saints clous ?, tu demandes en appuyant ton regard sur ceux-ci. sa phrase suivante te tire un sourire. c'est vrai., tu ajoutes simplement, sans que ça ai un réel intérêt. en soi, il a raison. même si certains symboles garderont la trace de certains événements passés peu reluisants, alors qu'ils n'étaient pas spécialement mauvais à la base. c'est un autre débat. il enchaîne sur les hirondelles et t'en conclus qu'avec deux hirondelles, il s'est sorti de pas mal d'ennuis. il te parle des autres, de ceux qui ont vécu a priori les mêmes galères ou des choses similaires, en nombre égal. tu affiches un sourire en coin, un peu embêtée que dans son quartier, ça ai l'air aussi difficile. t'as pas pitié, parce que ça servirait à rien et Costa, tu te doutes qu'il veut pas de la pitié des autres. c'est juste chiant, ces inégalités. mais tu constates que c'est pas mieux en Europe qu'aux Philippines. et pourtant, l'Italie fait pas partie du tiers monde. alors il fait bien, Costa, de rappeler aux privilégiés (dont tu fais finalement partie, à l'échelle de ton pays), que c'est pas parce qu'on vit dans un pays du nord, on est forcément super riche et qu'on a pas de problèmes. bien sûr, que les gens ont des problèmes. y'en a toujours, partout. il continue, il aime pas se plaindre, ça te fait sourire. il considère qu'il a pire que sa situation personnelle et il a raison. y'a toujours pire, toujours plus compliqué, toujours plus difficile. j'aime cette philosophie., tu approuves dans un sourire lorsqu'il te parle de ce qu'il préfère retenir dans tout ça. c'est exactement ce que t'essaies de faire, retenir le meilleur de chaque situation, même quand elle est merdique. t'aimes pas penser qu'il y a une fatalité et voir le verre à moitié vide. autant le voir à moitié plein. c'est pas facile tout le temps, mais t'essaies toujours de faire ça. alors évidemment, des fois tu perds tout le contrôle de ça. parce que des choses affreuses arrivent, que t'arrives pas à contrôler ta peine ou ton agacement. mais c'est normal, t'es humaine et t'as besoin de recul pour pouvoir être positive après coup. Costa demande ce que signifiaient les premiers tatouages aux Philippines et ça te fait sourire. à ton avis ?, tu demandes dans un sourire amusé, en lançant un regard de défi à Costa. tu vas pas le laisser essayer pendant trop longtemps, il est temps que tu étales ta science. avant que les Philippines ne se retrouvent sous le contrôle des Espagnols, c'était quelque chose de très courant. en fait, on se faisait faire des tatouages au cours de cérémonies où on apposait des tatouages qui indiquaient le rang de chacun dans la société et qui donnaient des indications sur la méritocratie de chacun, aussi. c'était censé être magique, protéger, donner de la force, assurer la fertilité., ça c'était la base. après, puisque le monde a toujours fonctionné de cette manière, les femmes et les hommes n'avaient pas les mêmes tatouages. les femmes en avaient sur les bras majoritairement. et les hommes plutôt sur le torse, le dos et la tête. et ceux des hommes étaient a priori plus élaborés., tu regrettes que ce sexisme ai été si global. t'as pas l'impression qu'un pays ai été épargné par ça, comme si la culture était globale alors que chaque pays était tout de même beaucoup plus isolé à l'époque. évidemment, tout ça, c'était très lié aux guerres entre les tribus., le monde a toujours marché de cette manière. tout est une guerre d'égo. donc les hommes étaient récompensés de leurs exploits guerriers par ces tatouages. ceux qui avaient des tatouages sur la tête étaient les plus glorieux, parce que c'est le dernier endroit tatoué. t'as résumé un peu tout ça, maintenant, il faut quand même qu'il sache que tout ça, ça a bien failli disparaître. les colonisations successives ont bien failli avoir raison de tout ça. en fait ça a été interdit pendant un moment. ça a été sauvegardé qu'à un endroit aux Philippines et heureusement, y'a des gens qui ont continué à exercer ça, sinon ça se serait perdu totalement., ça a été permis par l'éloignement géographique et par l'autonomie dont jouissait ces tribus. mais cet art n'est pas passé loin d'une disparition pure et simple. alors maintenant, est-ce que ça t'a apaisé de te faire tatouer ces symboles sur la peau. tu marques une seconde d'arrêt, le temps de répondre à ça. oui, ça m'a permis d'avoir quelque chose... d'eux., tu souffles. t'as pas de souvenir tangible, rien du tout. pas de boule à neige avec des patineurs, pas de vêtement, rien. alors c'est une façon de remplacer aussi un peu ce manque de reliques. tu lui montres ton deuxième tatouage, très ressemblant. tout est très géométrique, très abstrait, mais ce style te plaît, en dehors de toute la symbolique qu'ils portent, tous ces tatouages. il répète la signification après toi, ça te fait sourire. il te demande si tu crois en dieu. j'y croyais... plus maintenant., tes lèvres s'étirent dans un fin sourire. bien sûr, t'es baptisée, t'as cru en dieu parce que c'était la norme. et puis t'as arrêté d'y croire après les épreuves que vous avez traversé. parce que dieu est censé être bon et que t'as pris conscience qu'il faisait bien de la merde dans ton pays et dans d'autres. alors maintenant, tu crois en la science avant tout et c'est pour le meilleur. c'est l'heure de montrer ton troisième tatouage, alors tu te retournes pour le montrer à Costa et tu sens son index effleurer ta peau. tu fermes les yeux, tu réprimes un frisson. t'es très sensible du dos et tu peux pas prétendre que ça ne te fait rien. tu te réveilles lorsqu'il te pose une question. bonne question. euh... faire ce que je peux à mon niveau pour le bien des autres et mon propre bien., tu restes de dos une seconde, le temps de reprendre une constance. continuer de faire ce que je fais sur instagram, temps que ça aide des gens., tu te retournes pour lui refaire face. et puis, gagner cette aventure, si je peux., mais pas sans révéler ton secret à un moment ou à un autre. c'est trop important. tu changes de sujet, en revenant sur ses tatouages à lui. t'es intriguée par le temps que ceux-ci ont pu nécessiter. il en a aucune idée, te dit qu'il en a sûrement oublié. ça te fait sourire. ça doit pas être évident avec tout ça., surtout qu'il sait pas non plus combien il en a. il te propose de les compter et ça te fait rire. si j'ai vraiment rien à faire, je pourrai faire ça. mais si tu veux, je peux déjà essayer de te donner des descriptions de ceux que tu pourrais avoir oublié., c'est sûrement un peu plus utile. quoi que c'est pas nécessaire non plus, surtout si c'est pas quelque chose qui l'intéresse particulièrement. il te propose de décider du prochain, tu prends ça comme un challenge. ok, si tu veux. mais pas cette semaine, on verra à la fin de l'aventure. que je te fasse pas tatouer un petit poney. ça ferait tâche. ça t'amuse. mais t'es prête à trouver quelque chose qui pourrait avoir une petite signification quand même. quelque chose qui représente l'aventure, sans que ce soit trop obvious.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: welcome to my den (mer, 17:30) — Mar 12 Mai - 19:11

Les tatouages de Costa, ils ne racontent pas son histoire. Il n'y a pas le poids du temps gravé sur sa peau, il n'y a pas les épreuves, il n'y a pas les années, les souvenirs. Disséminés sous le derme, ils le qualifient pourtant lui, en tant que personne. Si on cherche bien, on y trouve ce qu'il est. Ses valeurs, ses proches, sa personnalité. Il y a quelque chose de très transparent dans ses tatouages, pour qui sait lire dans leur présence. Rosamie, par exemple, elle relève les trois clous sous la main sur son torse. « Bien vu » il acquiesce. Celui-là non plus, il a pas vraiment d'histoire à proprement parler, il a pas de contexte particulier ni d'anecdote amusante ou triste. Juste une réalité ancrée dans sa vie et dans tout ce qui la compose. La foi a toujours été fondamentale dans la construction de son être, au sein d'une famille croyante, d'une ville, d'un pays aux élans profondément religieux. ça, c'est l'une des certitudes avec lesquelles il a grandi. Il n'a rien d'un extrême croyant, Costa, il ne prie quasiment jamais, ne tient pas compte de l'opinion du Dieu en lequel il croit quand il prend des décisions, il vit sa vie presque sans conséquence. Pourtant, c'est là. C'est là quand il se recueille face aux cercueils des jeunes partis trop tôt, c'est là quand il accompagnait ses parents à l'église tous les dimanches matins, c'est là quand sa croix bat furieusement son torse quand il est cramponné à son scooter pour fuir la police qui le prend en chasse après une nuit trop arrosée. C'est une réalité au sein d'un univers de réalités. Comme le fait qu'on a besoin d'oxygène pour vivre, comme le fait qu'un pas devant l'autre fait marcher, comme le fait qu'un et un font deux. Il réfléchit un instant avant de hausser les épaules pour signifier son ignorance, quand elle tente de le faire chercher lui-même la réponse à ses interrogations. Il a un peu la flemme de se lancer dans des hypothèses débiles alors qu'il a juste envie d'apprendre. Costa, ça le frustre toujours un peu quand on le contrecarre dans sa quête de savoir parce qu'il aime avoir tout, tout de suite. Alors il garde le silence, pour qu'elle se lance et dès qu'elle le fait, son cerveau retrouve son intérêt. Et il s'attendait pas à autant de détails que ce qu'elle lui donne. Sans la quitter du regard, il accumule les infos, sans nécessairement intervenir. Aucun intérêt qu'il fasse le moindre commentaire. Lui il a pas la moindre foutue idée de ce que représentait le tatouage, à la base, en Italie ou même en Europe. Il est même pas certain que ça signifiait quoi que ce soit ou que ça soit pas venu avec les migrations et les colonisations, justement. « Tu connais hyper bien ton pays » il s'étonne. C'est pas la première fois qu'elle se montre très clairvoyante et très connaisseuse sur les enjeux, l'histoire, les coutumes de son propre pays, et c'est pas la première que ça le surprend un peu, Costa. A chaque fois, ça lui fait se rendre compte que lui, niveau culturel, il a rien d'un type ultra calé. Forcément, il en connait un rayon sur l'Italie, sur la façon dont les gens vivent là-bas et s'il s'intéresse pas mal à l'histoire, il reste un gars très contemporain, symptôme de sa propension à être trop souvent dans l'ici et maintenant. « C'est un truc que vous portez tous, l'héritage de votre culture ? Ou c'est juste toi qui t'intéresses au passé ? » C'est peut-être un truc spécifique aux populations ayant une culture plus particulière. Lui, en européen qui est très rarement sorti de sa zone, qui s'est très rarement intéressé à tout ce qui n'était pas sa propre ville, il a toujours tendance à voir le reste du monde comme étant la culture différente. La culture étrangère. La culture à défendre vis-à-vis de la sienne, plus universelle, plus "normale". Pas volontairement, ni même par mépris. Juste par habitude, par conditionnement. Il reporte son attention sur ses tatouages à elle, du coup, les doigts sur sa peau. Il capte la réaction, ne relève pas. Costa est un tactile, il oublie que ça peut en gêner certains. Quand elle se retourne, sa main reste une seconde en suspend, pour finalement pivoter et lui présenter son avant-bras. Il désigne le petit tatouage en forme de cicatrice qu'il a au niveau de l'intérieur du coude. « Celui-là c'est pour un de mes meilleurs potes. Il était comme un frère, je le connaissais depuis l'enfance. Tué par balle quand j'avais dix-neuf ans. Il a juste été un dommage collatéral dans un règlement de comptes entre deux familles rivales. » Il est complètement fermé, Costa, quand il en parle, sa mâchoire est contractée, son ton sans appel. ça le rend dingue. Là aussi, c'est une trace. Quelque chose de sa vie imprimé à tout jamais. Son ami, c'était pas un frère de sang, c'était pas une grand-mère, mais c'était un frère de coeur, un ami de presque quinze ans, une partie de son âme. Et comme beaucoup, beaucoup trop, il a subi la fatalité douloureuse de Naples et de ses quartiers gangrenés. C'est une douleur, une colère, le genre qu'il ne pourrait exorciser qu'à travers la vengeance, même s'il se rend compte que ça n'a pas le moindre sens. La Camorra, elle ne cessera jamais de régner. Sous l'orage qui gronde depuis toutes ces années, il y a ces trois mots qui tournent en boucle dans sa tête. Union, unicité, foi. Tout s'incruste dans un petit schéma qu'il a commencé à se forger dans son esprit, autour de différentes possibilités et de sa drôle de position sur Dieu. « Tu doutes de son existence ? Ou tu ne veux plus lui donner de l'importance ? » Pour lui, la différence est fondamentale. Entre croire en quelque chose et lui accorder du crédit, de l'importance, il y a un monde. Il a du mal à appréhender qu'on puisse tout bonnement cesser de croire en l'existence de Dieu, à moins d'être frappé d'un drame engendrant une remise en question énorme. Alors il peut pas s'empêcher de poser la question, parce que c'est ce qu'il s'est passé, pour Rosamie. « Sur quoi tu as reporté ta foi, du coup ? » La foi, ça part pas comme ça. Plus qu'une relation à Dieu, c'est une manière d'appréhender la vie, pour Costa. On n'a pas forcément foi en Dieu, juste en quelque chose qui nous pousse à avancer, peu importe ce que c'est. Elle lui parle de ce qu'elle veut faire, pour avancer, elle. Aider les gens, globalement. ça ne l'étonne pas. Rosamie est une fille gentille. Il a pas encore décidé s'il trouvait cette gentillesse réellement gratuite. Chez lui, les gens profondément et naturellement bienveillants, il y en a peu. Ils sont rapidement pervertis par une réalité difficile à ignorer. « On va avoir un souci, là » il remarque avec un petit sourire narquois. Il aime bien faire le gars sûr de lui mais il sait qu'il a très peu de chance de l'emporter, en définitive, même s'il se sent parfaitement capable d'aller loin. « ça te vient d'où ce désir d'aider autant les gens alors que les trois quarts n'en feraient pas de même pour toi ? » il lui demande sans chercher à dissimuler son cynisme. Il irait même jusqu'à dire que les trois quarts la laisseraient crever la bouche ouverte, s'il fallait. Lui, par rapport à ça, il est très honnête avec lui-même. S'il est profondément généreux, c'est aussi pour son propre intérêt. Pas avec tout le monde, pas tout le temps, mais au fond du fond, c'est juste ça : le désir d'être indispensable. Pas forcément visiblement indispensable. Juste assez pour que tout le monde connaisse son nom. Et c'est un pragmatique, Costa, il sait qu'il est très loin d'être seul né généreux mais sans la bienveillance qui va avec. « Chiche pourtant » il étire un large sourie amusé. Ouais vraiment. Un putain de petit poney, vraiment. ça ne serait pas le premier truc débile qu'il graverait sur sa peau. Et Costa, il a la tête dure, peu importe le défi, il fonce tête la première dedans. « Mais faut que tu sois prête à assumer qu'il y aura toujours une part de toi avec moi » il glisse l'air de rien, malicieux, en captant son regard.

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Message (#) Sujet: Re: welcome to my den (mer, 17:30) — Ven 15 Mai - 20:42

t'as un peu de culture, t'en es assez fière d'ailleurs. mais tout ça, tu le dois à ta chance infinie. t'es née dans la bonne famille, au bon moment. t'as eu de la chance, t'as eu accès à internet, t'as pu faire des études, profiter de la vie et avoir la chance de relever la tête quand des merdes te tombaient sur le coin de la gueule. t'as toujours saisi toutes les opportunités qui se sont présentées à toi, t'as fait ce que t'as pu pour en apprendre toujours plus. si t'avais été élevée dans une autre famille, à un autre moment, dans un autre endroit, t'aurais peut-être pas tout ça. alors tu connais l'histoire de ton pays et c'est en partie parce que t'as toujours fait des recherches sur tout et n'importe quoi. mais aussi parce qu'aux Philippines, l'histoire a fait que depuis plusieurs décennies, vous essayez de retrouver vos racines tout en conservant des aspects de ce que vous ont laissé les colonisations successives comme des noms de famille, des langues ou des traditions. alors que Costa s'étonne, tu hausses légèrement les épaules. un peu les deux, je crois., tu souffles en réfléchissant un peu. dans le sens où... on a été colonisés deux fois donc on essaie de retrouver un peu nos racines. typiquement, le tatouage est un super exemple, parce que c'était là avant qu'on se fasse coloniser par les espagnols, et finalement on y revient. mais c'est pareil pour nos langues, on parle anglais parce qu'on a été colonisés par les américains, mais après notre indépendance, on a créé le filipino à partir du tagalog pour revenir à nos racines. donc c'est une sorte de... quête collective, je dirai., tu continues de réfléchir quelques secondes et tu rigoles tout en ajoutant. après c'est aussi lié au fait que je cherche sur internet dès que j'ai une question. c'est comme ça que je sais que les vaches vomissent, tu vois., si t'as un agent de la CIA qui regarde tout ce que tu fais sur internet, il doit bien se marrer avec ton historique de navigation parce que ça doit pas avoir une grande logique tout ça. tu lui montres ton tatouage dans le dos et lorsque tu te retournes, il a un instant de suspens avant de pointer du doigt un tatouage au creux de son bras. tu jettes un oeil au tatouage avant de lever les yeux vers le visage de Costa quand il commence à te parler de son meilleur ami disparu. tu sens bien le poids de la peine, tu sens bien que le temps n'a rien changé et n'a rien guérit. tu sens la colère dans ses traits. tu ne peux que compatir, essayer de comprendre, même pas imaginer. je suis désolée Costa., tu souffles en posant ta main sur son genou. tu ne peux que partager cette peine, les circonstances sont différentes, mais tu comprends qu'un ami puisse devenir un membre de la famille et qu'il puisse l'avoir considéré comme tel. ça te rappelle la dure réalité : Costa il a pas eu autant de chance que toi. t'es pas née dans une famille richissime, mais t'es pas à plaindre aux Philippines. ce genre de choses, ça arrive aussi aux Philippines mais pas dans ton milieu à toi. ça remet les choses en perspectives, forcément. tu retires ta main de son genou et tu vois pas quoi ajouter. y'a jamais rien de plus à dire. et au vu de sa réaction en en parlant, t'as pas envie d'essayer de creuser. tu respectes trop Costa et ses sentiments pour faire ce genre de choses. t'as pas envie de faire passer la chasse aux indices avant les relations humaines. vous abordez ta foi, disparue avec ton frère et ta grand-mère. Dieu est censé être bon. et s'il existe, et j'en doute de plus en plus, il ferait pas subir aux humains autant d'abominations., et tu pèses tes mots. pourquoi s'acharner ? y'a un moment, où ce ne sont plus des épreuves, ce sont des exécutions., tu souffles, un poil excédée par ces soit-disant épreuves. je comprends et j'accepte que les gens aient besoin d'y croire, de se rassurer vis-à-vis de la dureté du monde. je respecte ça, vraiment. mais personnellement, j'en ai assez de me voiler la face et d'essayer de croire en vain. c'est peut-être très bizarre comme vision des choses mais c'est la réalité de ce que tu ressens vis-à-vis de tout ça. ton pays, il est pas épargné et pour autant, vous êtes pas moins pieux qu'au Vatican. et en plus de ça, je suis pas d'accord avec beaucoup de principes évoqués dans la Bible. alors forcément, ça aide pas. et quand t'additionnes tout, on en arrive à une Rosamie qui commence doucement à être dégoûtée par la religion et surtout, aux interprétations douteuses des humains face à des textes sacrés. sur quoi tu as reporté ta foi, c'est une bonne question. tu hausses les épaules. sur l'humain, je crois. j'ai envie de croire qu'on peut prendre les bonnes décisions, construire petit à petit quelque chose de réellement vertueux., tu pouffes avant d'ajouter enfin... c'est clairement utopique et absolument pas réaliste. et puis, vertueux selon tes critères, c'est pas forcément vertueux selon les critères des autres alors c'est totalement subjectif tout ça. forcément, lorsque tu expliques que si tu peux, tu aimerais bien gagner l'aventure, ça le fait réagir. t'inquiète, je ferai des choses bien de cet argent., tu lui balances dans un sourire malicieux. en réalité, tu estimes qu'il y a assez peu de chances pour que tu gagnes. sa question suivante te pousse à réfléchir. bonne question. c'est ptêtre mes restes de bonne chrétienne ?, tu plaisantes dans un sourire. plus sérieusement, j'imagine que c'est parce que j'ai eu l'habitude d'aider les autres dès que quelque chose de grave se passe. ma famille, les voisins, les inconnus... je sais pas, je me vois pas ne rien faire quand quelqu'un a besoin d'aide., tu souffles. et avec internet, instagram et tout, je me suis vite rendue compte que y'avait plusieurs formes de détresse. alors si je peux aider quelques personnes à se sentir mieux d'une manière ou d'une autre, c'est cool. ça me demande pas tant d'efforts, sur les réseaux sociaux. alors pourquoi ne pas le faire ? alors il a raison Costa, peut-être que le jour où tu seras dans la merde, y'aura pas toutes les personnes que t'as essayé d'aider, mais tu t'en fous. ça m'apporte vraiment quelque chose à titre personnel aussi. ça m'aide à me sentir bien et utile, dans un sens. parce que t'utilises la communication pour faire quelque chose qui a du sens plutôt que pour faire vendre des crèmes blanchissantes. alors c'est valorisant, aussi. quant au prochain tatouage de Costa, il se révèle être partant pour ton idée de Petit Poney et forcément, ça te fait rire. mais autant faire quelque chose qui a un minimum de sens, à l'image de certains de ses tatouages et à l'image des tiens. il te faut assumer de toujours avoir une part de toi à ses côtés. tu souris, amusée. ah ouais... du coup, je sais pas trop si j'ai envie., tu plaisantes. tu fais mine de réfléchir. je crois que je suis capable de le gérer, c'est bon. j'ai fait le point avec moi-même. pourquoi ce serait difficile de vivre avec cette idée ? y'a aucune raison que ce soit un souci à un moment donné. c'est plutôt toi, est-ce que t'as envie d'avoir la trace de mon passage dans ta vie, et plus globalement, de ton passage dans Thrown Dice ?, tu demandes dans un sourire.

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