Partagez
 

 Stop this train. (lundi s3 - 15h00)

Aller en bas 
AuteurMessage
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Lun 4 Mai - 15:42

@santo
Cami, ça fait une heure qu’elle galère en cuisine pour produire un gâteau mangeable. Chocolat, une valeur sure, s'il n'aime pas ça, elle se jette du premier étage en bonne dramaqueen qu'elle peut être. C’est qu’elle a vraiment du temps à perdre pour se déter pour un mec qu’elle ne connait que depuis deux semaines à peine. Elle a même un tablier de cuisine noué pour se donner de la crédibilité, les sourcils froncés quand elle casse les oeufs en veillant à ne laisser aucune coquille. Chaque acte simple nécessite son entière concentration, c'est pas trop sa came, de perdre du temps en cuisine quand elle peut se faire livrer ou battre un peu des cils pour qu'on cuisine pour elle. La chose sortie du four et les bougies plantées et allumées après quelques coups de chaud pour le bout de ses doigts, elle s'en va chercher la star de la journée. « Tu me suis ? » elle minaude en attrapant la vieille branche du jour qui squatte sur la terrasse, sans rien faire de particulier. Se mettant derrière lui, elle pose ses mains sur ses yeux afin de le plonger dans l’obscurité pour l’amener jusqu’à la cuisine. Elle l’accuse sans preuve de tricher, juste pour qu’il se justifie et se déconcentre partiellement. Une fois dans la cuisine après une longue et lente ascension, elle lui permet de retrouver la vue. Y a son oeuvre enflammée qui trône fièrement sur la table. Excitée, elle le désigne de ses deux bras en mode "tadam". « Ne traîne pas, j’ai un peu peur de l’alarme incendie » elle lui souffle en souriant. Il peut compter, les vingt trois bougies sont toutes au rendez-vous. Cami est irréprochable. « Tu fais un voeux ? » elle glisse en croisant ses prunelles. Elle, ça l’a toujours saoulé, de devoir faire semblant d’y réfléchir quelques secondes avant de souffler. « Pour pas nous foutre la honte, je m'abstiens de chanter » et de taper des mains en rythme. C'est toujours super gênant ça.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Santo
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Lun 4 Mai - 22:00

Santuccio il sortait d'une partie de foot endiablée avec Costa. Il s'était senti revivre comme un môme, coups dans les tibias, cheveux au vent, bras tendus pour bloquer le corps du brun. Ils avaient joué comme on jouait dans les rues de Naples : sans règles et la peau luisante au soleil. Les coudes étaient éraflés et les souffles lourds, mais au final leur petit tour de dribbles s'était soldé d'un parfait 5/5. Ils en étaient presque venus aux insultes quand il s'était agi de départager les tirs au but, mais c'était bien sa tête blonde qui avait gagné la différence. Santo il s'en branlait de l'excuse du "c'est ton anniversaire, j't'ai laissé gagner". Dans sa tête y'avait que les faits qui comptaient, et les faits, ce midi, c'était qu'il menait la partie. Les bières chauffées au soleil elles les avaient pas aidés à garder leur plus grande lucidité et finalement il s'était calé sur la terrasse, à profiter de cette descente d'euphorie et de la clémence du printemps autrichien. Au bout d'une petite demi-heure de chill des petites mains étaient venues lui barrer les yeux, et au son de sa voix Santo avait reconnu Cami. Oh Cami qu'est-ce que tu fais ? Il était forcément surpris, même s'il se doutait de la mise en scène qui se cachait derrière cette balade à l'aveugle. Aujourd'hui il avait 23 ans et il avait bien voulu le rappeler au monde. Ils avaient avancé calmement, guidés par la voix de la parisienne et par des coups d'oeil furtifs d'un tricheur émérite. Santo, au fond, il était pas très surprises. Mais ce coup là il s'était mis à sourire comme quand il était ado, en voyant le gâteau et les bougies. T'es trop cool, merci. Le voeu, c'était vite vu dans sa tête. Il avait pas réfléchi ultra longtemps avant de s'appuyer sur la table, prendre quelques secondes d'inspiration, et souffler ses bougies. Attends. Il s'était redressé pour venir la serrer dans ses bras, sous réserve d'un accord visuel tacite. On va bien s'éclater le bide à deux. Au fond Santo il parlait un peu pour meubler, là, parce que ça le touchait ce geste. Y'avait pas des masses de personnes avec qui il avait fêté ses anniversaires ces dernières années. Des mecs du resto, des voisins, mais que des personnes qui dans sa tête avaient une valeur finie. Les vrais, ils étaient tous loin. Et aujourd'hui, en pleine Autriche, il se sentait bizarrement hyper proche de sa Napule natale. On ouvre une bouteille pour trinquer ? Ses réflexes ils restaient là. Il avait mis une bouteille de prosecco au frais tout à l'heure, en anticipant un éventuel verre tardif. T'y crois, au coup du voeu ? Ses yeux avaient cherché ceux de la française. Santo son avis sur ce genre de trucs il évoluait toutes les trente secondes. Un coup son mode rationnel étouffait tous fantasmes, un autre son éducation religieuse lui faisait croire au destin. Mais aujourd'hui ça lui plaisait bien l'idée de se conformer à cette petite tradition.

_________________
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Hpic8mN
la paranza dei bambini
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Mar 5 Mai - 22:41

Santo feint la surprise quand elle l'embarque dans son délire de gâteau surprise. Elle roule des billes avec l'envie de répondre "non rien, je t'emmène faire du sport, t'emballes pas" parce qu'il se doute bien de ce qu'elle a fait. Cami a surement encore des traces de farine qui ont échappé à son radar. Elle se fait over attentive quand il souffle toutes les bougies afin de les retirer rapidement afin d'éviter de manger de la cire. Elle s'interrompt quand Santo lui gratte une étreinte en guise de remerciements, y a quelques secondes de raideur de sa part, toujours un peu mal à l'aise avant qu'elle ne se reprenne. « Avoue que c'est mieux que de le fêter à Miami » elle glisse de sa voix fluette. Ils vont surement peut être faire une petite soirée ce soir en plus histoire de fêter l'évènement. « Je t'accorde que je ne remplace pas tes potos de Naples, mais on est cool nous les parisiens pour les bday t'inquiète » elle le rassure, ils sont très railleries et sous-entendus liés à la fin de vie, rien de mieux pour mettre à l'aise. Santo veut ouvrir une bouteille. « Regarde si c'est casher alors » elle ronronne en dessinant en l'air d'un index naturellement nerveux l'étoile de David pour qu'il capte. Ils ont tous tendance à oublier, elle se retrouve toujours à donner les verres qu'on lui sert sans réfléchir au premier candidat ayant les mains libres. Mais suite à ses demandes, la production essaie de lui acheter quelques bouteilles par semaine, histoire qu'elle puisse également socialiser sans passer pour la môme avec son jus d'orange pressé aux soirées. « Je crois plus aux choix et aux objectifs » elle lui répond dans un sourire. Ce n'est pas pour autant qu'elle en fait ou qu'elle s'en impose. « Mais j'préfère rêver » elle glisse. C'est sûrement ça son gros problème dans la vie, qui est une vaste blague au fond. « On te souhaite quoi pour ta vingt-troisième année ? » Cami l'interroge en croisant ses prunelles grises. « De continuer à ne pas te soucier de ce que les gens pensent de toi ? » elle minaude moqueuse avant de sortir deux petites assiettes et un couteau. « d'arriver à trouver un moyen pour faire ton 24e avec tes proches ? » elle enchaine, en lui laissant un an comme délai pour remédier à ça, ça lui semble large dans sa petite tête de meuf sans responsabilité ni souci. C'est même trop easy.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Santo
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Mer 6 Mai - 12:48

C'est complètement pété Miami. Il s'était contenté de confirmer en un sourire. Enfin, la première année c'était marrant, c'était nouveau, c'était l'euphorie. J'ai fait que des conneries. Il s'était plus senti pisser avec ses tunes, Santo. Pour un mec comme lui qui venait des quartiers populaires de Naples, la grandeur de la Floride avait été un superbe terrain de jeu. Il s'était laissé aller comme un con à toutes les beauferies qu'il avait imaginé dans son petit parcours mental d'exil en terre américaine. Mais après c'est devenu plus chiant. Il arrivait à être bizarrement bavard avec elle, et sans doute que son geste y était pour quelque chose. Santo, mine de rien, c'était un mec plutôt sensible. Il avait appris avec le temps à cacher ses émotions, mais il retenait quand même chacune de ces petites attentions. C'était super significatif. Surtout que Cami elle tapait vrai en lui parlant de ses potes. Elle avait intégré son mécanisme et son fil de pensées et ça lui permettait d'arrêter de se répéter, de s'expliquer, autour d'un monde qui était désormais assez loin. Vous avez des traditions à Paris pour les anniversaires ? Chez eux, pas mal. Des petites choses, mais y'avait le systématique petit déjeuner ramené de la pâtisserie, par sa mère. A midi c'était déjeuner chez la nonna, d'un bon plat de spaghetti aux fruits de mer. Et le soir pizzata avec les potes. Tout s'articulait autour de moments conviviaux avec de la bonne bouffe. C'était ça l'esprit de chez eux. Y'avait que la dernière année qu'il avait un peu dérogé à la règle. Santo il se barrait le lendemain et il avait besoin de passer quelques heures avec Luci pour accuser le coup. Leur groupe de pote ce soir là il s'était dissout. Pour pas y penser il avait filé vers le frigo et vérifié l'étiquette de la bouteille. Putain, Santo il zappait toujours ça, la religion des autres. Son identité cathodique était tellement ancrée dans ses gènes qu'il avait du mal à assimiler les coutumes des autres. Mais par chance la prod avait du lui faire une petite faveur, à la parisienne. Du prosecco casher je savais même pas que ça existait... Dans sa tête ça dénaturait un peu le truc, mais c'était une sensation fondamentalement basée sur rien, alors il avait rien ajouté. Elle servait le gâteau, il faisait péter les bulles pour trinquer avec leurs coupes d'hôtel 5 étoiles. C'était pas comme d'habitude, mais il était content. J'ai l'impression de perdre mon temps en rêvant moi. Il en allait de sa nature un peu négative, mais Santo on lui avait jamais appris à rêver. Même son American Dream il s'était un peu cassé la gueule. Cami elle le faisait marrer avec ses phrases ressorties telles quelles, comme s'il avait signé un contrat avec son sang. Mais elle avait pas tort de taper sur les sujets évidents. Je vais sûrement y passer en sortant de Thrown Dice. Avec un peu de chance ils me séquestrent et je repars jamais. Il avait attendu le service des parts avant de lever sa coupe pour la claquer contre la sienne.

_________________
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Hpic8mN
la paranza dei bambini
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Jeu 7 Mai - 18:21

Santo lui confirme que Miami, c'est pété. Un sourire s'étire sur ses pulpeuses. « Quoi comme connerie ? » elle roucoule dans un sourire parce que la parisienne aime bien généralement ce genre d'histoire à la con. S'ils ont des traditions à Paris ? « Resto avec les proches le soir même généralement, en petit comité » avec le cercle le plus restreint. Elle fait toujours un truc le jour J sinon elle trouverait cela trop badant, elle se sentirait oubliée. « Et après une grosse soirée un peu plus tard dans le bar le moins cher du centre de Paname, histoire de capter les cadeaux quand même » elle ironise un peu sur la fin quand même. Bizarrement pendant cette période, Cami, elle a toujours envie de sacs pas donnés comme des Sezane ou Polène. Elle s'arrange toujours pour que les bonnes personnes soient au courant de ses petits caprices matériels. Evidemment en bonne parisienne élitiste qu'elle est, elle zappe Chatelet trop craignos pour préférer son petit cinquième arrondissement d'intellos et d'étudiants. Santo s'assure que la bouteille est casher tout en s'en étonnant. Encore heureux que cela existe. « T'es croyant ? » glisse Cami simplement pour rebondir sur la chose et rentabiliser les informations qu'elle peut attraper sur lui. Elle lui coupe une part énorme, à la star de la journée. L'italien n'a aucune délicatesse dans sa réponse mais elle continue de l'observer tranquillement de sous ses longs cils sans trop rien dire. C'est comme s'il lui disait kiffer le foot et que la seconde d'après elle énonçait le plus naturellement du monde qu'il faut clairement être décérébré pour adorer regarder des milliardaires courir après une baballe. Elle décide de ne pas vraiment relever. « C'est quoi ton crédo, faut vivre vite et très fort ? » elle expulse de son doux soprano avant de chercher à nouveau son regard. L'italien a dans l'idée de faire un détour par Naples avant de revenir à Miami. « Ils en pensent quoi que tu sois ici d'ailleurs ? » elle demande. Sa miff à elle, si elle comprenait que Cami avait le temps et l'énergie de faire une télé-réalité plutôt que de venir la voir, elle ne serait clairement plus de ce monde. « T'as des frères et soeurs ? » elle lui demande histoire de capter son schéma familial. Ouais, dans sa tête, Santo elle l'imagine super entouré.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Santo
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Sam 9 Mai - 2:13

C'était facile de retomber dans ces souvenirs de Miami. Ca datait de plus de trois ans maintenant mais dans sa tête tout semblait super récent. De sa descente de l'avion à l'arrivée dans son appart. Des premières semaines avec Giorgio jusqu'à leurs premières disputes. Pour Santo, cette première année sur le sol américain elle avait été assez inoubliable. C'était l'année de toutes les premières fois. Offrir ma tournée à tous les gens d'un bar, comme dans les films. Sauf que putain c'était pas les mêmes prix que dans mon bar du coin à Napoli. Celle-ci elle était soft, mais on était dans ce genre de thématiques. Y'avait juste des trucs qu'il se voyait pas encore dire à la télé. Mais c'était le premier anniversaire loin de tout le monde, fallait trinquer. Santo il avait ce côté démesuré. Il pouvait être vachement précautionneux sur certains trucs, mais s'il lâchait deux secondes son self-control il perdait toute rationalité. Ouais nous c'est un peu pareil, sauf qu'on fusionne tout pour que Naples explose juste une fois. Il avait relevé en souriant. Mais bon, ses souvenirs de fiesta à Napoli ils dataient d'avant sa majorité alors forcément il avait pas toujours eu la même liberté qu'aujourd'hui. L'italien il avait aucun filtre aujourd'hui. Il était encore plein d'euphorie du déroulement de sa journée et ça le foutait dans un espèce d'état second, entre l'adrénaline et l'émotion. Il se sentait à vif, et - bizarrement - ça lui faisait un bien fou. Oui. Il avait désigné sa petite croix accrochée à son cou. Toi aussi du coup. Pour Santo c'était toujours difficile de se confronter à d'autres manières d'exprimer une religion. Chez lui le catholicisme régnait en maître, mais ils avaient quand même ce respect intrinsèque envers toutes les autres religions. Il avait juste du mal à comprendre les coutumes, les restrictions qui pouvaient peser sur les autres. Comme le fait de ne consommer que du kasher, pour lui c'était un grand point d'interrogation. Il avait attrapé sa part de gâteau et mordu dedans, hochant la tête d'un air satisfait en sentant le goût du chocolat lui taper les papilles. Oui, il faut vivre fort. Et avec ce qu'on a. Santo c'était ni le concept de rêve ni le fait de rêver qui l'irritait. Mais il était juste trop focus sur lui-même pour se permettre de penser à autre chose, pour oser idéaliser un autre monde. C'est quoi le tien de crédo ? Lèvres plantées dans son prosecco. Honnêtement... Je pense que maintenant ils s'en foutent, mais au début y'a eu quelques discussions, surtout avec la madre. C'était le jeu de la franchise napolitaine. Lui ça le gênait pas le moins du monde d'avouer ça avec le sourire. C'était un raisonnement par lequel ils avaient tous du passer, en tant que candidats. Santo il aurait très bien pu faire sa petite inscription sans prévenir personne, mais il se voyait mal ne pas avoir un minimum l'approbation de ses proches. Non j'ai que ma mère. Et ma grand-mère. Les autres sont plus là. Par contre j'ai des potes qui sont comme des frères. Et ça c'était un élément super important dans son petit monde. Santo il avait jamais évolué réellement seul. Sauf ces quelques dernières années. Toi t'as une grande famille non ? Comment tu fais à t'affirmer au milieu d'eux ? Il croyait avoir entendu ça quelque part. Cami, pourtant, c'était celle qui semblait la moins à l'aise la première semaine quand il s'agissait de s'habituer au monde autour.

_________________
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Hpic8mN
la paranza dei bambini
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Dim 10 Mai - 19:16

Santo, il était du genre tournée pour tout le monde. Ça va, il s'est pas foulé pour l'anecdote. « T'es pas sensé rien payer le jour de ton bday plutôt ? » elle se marre. C'est quoi ces potes en carton ? Normalement c'est lui le prince de la journée. « Ou c'est moi qui j'suis trop une michto » elle complète. Déjà ils honorent la terre de leur naissance, ils ne vont pas en plus se ruiner en demis alors qu'ils en offrent le reste de l'année non ? « C'était pas trop badant justement ce premier anniversaire là bas? » elle questionne en croisant ses opales avant de tchiner son verre contre le sien pour lancer les hostilités culinaires. Son crédo ? « Profiter, en se rendant tout possible » elle répond dans un sourire. Cami, elle est pas du tout à la recherche d'une intensité chelou tout en étant dans la crainte de tomber dans l'habitude ou une routine, elle s'impose aucun rythme. Elle kiffe sa vie absurde à deux à l'heure, se perdre dans des quêtes inutiles mais qui l'occupent, ça lui permet de voir des choses que les autres ne prennent pas le temps d'observer. C'est surement pour ça qu'elle a choisi d'aider Louis à monter sa boutique de vin absolument pas casher, ça n'avait tellement aucun intérêt pour sa vie et ses aspirations soient disant pro qu'elle a trouvé la chose attrayante, de se perdre dans ce projet. Cami, elle assimile Santo à Louis de ce côté là, il n'arrivera surement pas à comprendre. Ils dérivent sur le sujet de sa mif italienne. « Elle avait peur de quoi ? » demande la parisienne en parlant de sa mère. Elle sourcille quelques secondes à l'entente de la suite, préférant ne pas demander des précisions sur les mots employés qu'elle se contente de retenir. « Je t'imagine vraiment comme un animal super sociable » elle laisse entendre dans un sourire, du genre à avoir vraiment la masse de potes. Elle l'imagine aussi particulièrement malheureux à Miami. C'est bizarrement ancré dans son petit cerveau de névrosée de Paname. « T'es du genre leader avec tes potes ? » elle glisse en croisant ses opales grises. Cami s'octroie une bouchée du gâteau. Trop bon, elle ne sait pas qui l'a fait mais ça cache forcément un gros talent derrière. « Yes, je suis le numéro 6 » elle lui confirme dans un sourire, fière de son rôle de petite dernière de leur grosse secte. Sa question lui arrache un léger rictus. « Justement, je ne m'affirme pas » elle se marre franchement, c'est pas trop compliqué pour le coup. Ça ne l'intéresse pas de se faire forcément trop entendre même au sein de sa propre mif. Elle va pas trop s'inventer une personnalité pour briller devant Santo, ça ne la dérange pas du tout en plus. Ses frères et soeurs, c'étaient ses idoles quand elle était gosse, Cami, elle voulait trop faire comme eux tout le temps. Le truc c'est qu'elle était justement jamais trop la bienvenue à cause de la différence d'âge. Ils n'avaient pas trop envie de s'encombrer de la dernière et de ses réflexions de flippée de la vie. Ça a sûrement renforcé l'attention de ses darons sur sa personne dans un délire de mère juive qui s'est avéré super vrai pour elle. Niveau surprotection, elle s'est vite retrouvée blindée. « Au début j'ai pas trop eu d'espace, on me laissait faire mes bails de mon côté c'était le principal » glisse la môme à qui on a laissé ses cycles d'obsessions tranquilles fort heureusement. Pas touche à Manuel Valls, à Philip Roth et tant d'autres. « Et quand les premiers ont quitté le nid, j'ai pu un peu respirer » elle glisse.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Santo
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Mar 12 Mai - 21:52

Je réfléchis pas trop le jour de mon anniversaire. Il s'était jamais dit qu'il y avait une pseudo norme à ce sujet. Pour Santo c'était qu'une question de passer du temps avec ses potes et avec ceux qui lui étaient chers. A l'époque il était dans la démesure. Il était tellement dans sa petite galère perso que la moindre possibilité d'évasion était saisie à 100%. Si, un peu. Pas forcément parce que j'étais pas à Naples, mais surtout parce que mes potes et ma famille étaient pas avec moi. Ses petites habitudes s'étaient retrouvées bouleversées. Santo il avait surtout du se confronter au fait qu'un an était déjà passé depuis son départ et que ses petits plans initiaux étaient mis à mal. Pour un gars qui comptait rentrer au bout d'un an max, ou voir sa meuf le rejoindre, il s'était pris une petite claque. Je crois que je préfère ton crédo au mien. Tu me le prêtes ? Au fond Santo ça lui arrivait aussi de se dire qu'une vie plus calme ne lui ferait pas de mal. Il y avait un peu goûté depuis qu'il était à Miami et qu'il avait quitté son bordel ambulant. Mais ça restait quelque chose de relativement abstrait, loin de la structure de vie dans laquelle il se projetait. Santo ça faisait des années qu'il vivait de routine et pourtant il se voyait encore comme le gamin libre et indépendant qui zigzaguait dans les rues de Napule. Il était incapable de se voir autrement que dans ce spectre passé. Alors les préoccupations de sa mère elles étaient totalement légitimes. Santo il s'était reconstruit une vie, un quelque chose qui - pour la première fois de sa vie - tenait la route. Il était lancé dans un monde et une ville qui l'avaient accueilli. Venir ici c'était faire un crochet sur tout ça. C'est une mamma à l'ancienne, son premier réflexe c'est de remettre en question mes choix. Il avait souri avant de mordre une deuxième fois dans le fondant. Tellement satisfaisant. Mais je pense qu'elle avait peur que je trace une croix sur tout ce que j'ai construit depuis 5 ans. Parce qu'au fond ça aussi il l'avait compris depuis le temps Santo. La connexion qu'il pouvait y avoir entre un parent et son enfant. L'envie de le voir grandir, heureux, épanoui, en bonne santé. Sa mère, après des années de sacrifice, elle avait enfin réussi à le voir se structurer dans quelque chose de concret, loin du poids qui pesait sur toutes les âmes perdues de leur quartier. Alors cette mise en lumière, aussi bénéfique soit-elle, elle la voyait comme quelque chose de pas forcément positif. Oui, plutôt leader. Le premier à foncer dans le tas. Ca lui avait valu pas mal de coquards. En fait j'ai jamais été un gros causeur mais j'ai toujours eu tendance à me mêler de ce qui ne me concernait pas. Et ça Santo il l'assumait pleinement. Il avait cette fâcheuse tendance à aimer prendre position dans les débats, sans qu'on ne l'y invite. Et en fait, plus globalement, mes potes c'est vraiment ma famille. J'veux dire, c'est pas un truc dit comme ça à la légère. J'ai grandi en me baladant dans les rues avec eux. Pour Santo quitter son appart à un certain moment de sa vie c'était devenu quelque chose d'inévitable. Il avait à peine 11 ans quand il avait intégré la réalité dans laquelle évoluait sa mère et ça l'avait poussé à passer plus de temps dans les rues, sur les places, que dans sa chambre. Alors mener le groupe, gérer les mouvements, c'était un truc qui s'était fait naturellement. Lui, plus que les autres, il avait eu ce besoin d'évasion. Cami par contre, avec sa famille nombreuse, c'était tout le contraire. Et ça t'a fait du bien qu'ils partent ? Ca a vraiment changé quelque chose à ta façon d'être ? Ces dernières années loin de son groupe de potes lui avaient pas mal fait cogiter à la manière dont s'équilibraient les opinions dans un ensemble. Mais avoir l'avis de quelqu'un qui baignait depuis toujours dans ce genre de problématique, c'était un truc qui l'intéressait forcément.

_________________
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Hpic8mN
la paranza dei bambini
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
Stop this train. (lundi s3 - 15h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Stop this train. (lundi s3 - 15h00) — Jeu 14 Mai - 23:17

Un crédo, ça se prête pas pour la raison suivante : « Faut juste y croire » elle propose à Santo dans un sourire en lui glissant tranquillement sa seule formule magique. Sauf que l'italien, il est bien trop pragmatique, ce côté terre à terre qui préfère dealer avec ce qu'on lui a donné initialement, ou pas, pour adhérer à son crédo, ils se savent tous les deux. « Elle s'inquiète que ton coté compétiteur impulsif t'amène à faire des choses pas forcément smart ? » Cami glisse en croisant ses prunelles grises. Elle est persuadée que Santo maitrise son image comme jamais. « T'es pas un causeur ? » elle s'étonne simplement. « On va dire que tu fais des efforts ici alors » elle glisse dans un sourire parce qu'il est bien loin de faire parti des plus silencieux du casting. Santo évoque ses potes de la rue, elle s'en doutait un peu, ça colle plutôt bien avec le personnage au fond. « Fais moi un mini portrait de quelqu'un de ta nouvelle famille » demande la parisienne dans un sourire. « J'adore les histoires » elle se justifie. Parce que c'est ce qu'elle préfère, se poser et écouter les autres plutôt que répondre dix milles fois aux mêmes questions ici. C'est surement pour ça qu'on la trouvera le plus souvent à chiller au niveau de la piscine, un bouquin dans les mains plutôt qu'à discuter avec tout le monde. D'ailleurs cela ne lui réussit pas cet exercice, la preuve, Cami réalise un peu ce qu'elle dit et la façon dont cela peut être interprété, et même à distance enfermée dans ce huis clos anxiogène, elle ne veut pas les blesser par sa connerie trop facile. Quelques secondes de silence s'étiolent« Ca me fait passer pour la soeur ingrate si je réponds un franc oui » glisse la poupée dans un sourire clairement maladroit. « Mais forcément tu tries tes humeurs et tes frustrations quand tu retrouves ponctuellement quelqu'un de ton quotidien qui n'est plus sur ton dos h24 » elle explique en croisant ses pulpeuses. Ça leur permet de se concentrer sur l'essentiel et simplement les bons moments impulsés par le manque et l'absence de la personne. « Ça m'a offert l'opportunité d'être déjà » répond simplement la parisienne. Cami, elle est super lucide sur l'influence qu'ont ses frères et soeurs sur elle ; beaucoup. Le fait qu'ils commencent à s'envoler pour ailleurs, ça lui a ôté ses oscillations entre ce qu'elle voulait et ce qu'elle pensait devoir faire pour leur plaire. Au fond, c'est toujours une histoire d'intégration.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» NuiT. [PV/Adriene] [/!\ semi-hentaï, - 18 ans]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: CUISINE-
Sauter vers: