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 Odyssée. (mercredi s4, 14h20)

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Cami
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Message (#) Sujet: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Lun 18 Mai - 15:23

@louis
Sa maladresse lui fait s'entailler salement l'index alors qu'à la base, elle était juste venue pour une tartine de Nutella en guise de dessert. Ca saigne pas mal selon elle, suffisamment pour faire appel à son infirmier mis très récemment au chômage qu'elle ne trouve pas. Elle opte pour un quadrillage super militaire du chalet afin de ne pas le louper. Ses opales fébriles captent un Louis trop chill en tailleur posé sur son lit, pas encore prêt par sa demande trop récurrente d'affection. « T’es là » elle glisse dans une pointe de soulagement teintée des restes d’une paranoïa d’avoir mis cinq minutes à mettre la main dessus. Il se cachait ou quoi ? Ses sourcils se défroissent bien rapidement. « Ce n’est pas le moment de faire la sieste » Cami annonce pour qu’il se remue, il a un costume à endosser tout de suite, celui de son infirmier attitré. « Je fais une hémorragie » geint la môme en s’étalant sur son lit de tout son long avant de tendre sa patte blessée, en lévitation au dessus du drap pour ne pas le souiller de son sang afin de lui montrer l’étendue du problème. C’est grave, elle le sait, ça la fait pas du tout rire en plus là. D’entre ses lèvres s’expulsent un soupir désespéré. Louis sait que c’est ce genre de connerie qui lui fait sauter la cervelle, avec son angoisse des infections et des douleurs inutiles. Cami, elle a toute une théorie fumeuse sur le sujet qu’il connait par coeur, avec ses frontières concernant les douleurs qu’elle accepte de subir ou non en silence. Celle-ci, elle n’en fait pas partie, elle va se trainer une coupure pendant trois jours qui va lui fait mal à chaque fois. Elle lui laisse le soin de dérouler le sopalin humide autour de son index qu'elle a posé à l'arrache, histoire de mettre la dose de bactérie sur la plaie. Cami hésite à regarder, vaguement écœurée à la vue de son propre sang, mais elle préfère contrôler qu’il ne fasse pas un truc à la Edward Cullen, à lui aspirer son sang avec son air de petit con satisfait de sa connerie et du niveau d’hystérie chez elle que cela peut engendrer. « Avec le couteau à pain » elle explique bien que cela ne plaide pas à sa faveur. Elle ne comprend pas comment cette merde aux grosses dents puisse être aussi dangereuse. « Fais quelque chose » demande la parisienne.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Mar 19 Mai - 22:25

Louis il a retrouvé ses quartiers dans la chambre quatre étoiles et il s’y plait bien. Non pas qu’il avait un problème concernant la chambre partagée la semaine passée avec Lejla mais regagner un peu en prestige c’était tout le but de son investissement de la semaine passée. Alors il est là, tranquille, assis en tailleur comme un enfant sage à scroller son feed. Ça devenait de plus en plus récurrent et inquiétant cette manie qu’ils avaient de tous checker leurs vies en ligne alors qu’ils étaient tous enfermés au même endroit. Le timbre de Cami caressant ses oreilles lui fait relever le nez sur l’urgence de la situation. « Oula. » Il accuse direct parce qu’il sait ce qui va s’en suivre. Ce regard paniqué c’est celui d’un petit animal prêt à succomber à ses blessures. Il se fait engueuler en plus de ça. Il avait l’air de faire une sieste là ? C’était hyper prenant de liker les postes de chacun. Il l’observe s’écrouler à ses côtés sans ciller, constatant son petit numéro de chat blessé. Ça lui avait presque manqué ça tiens. « Ô seigneur, montrez-moi ça. » il ordonne platoniquement, se défaisant de sa tablette. Louis c’est connu il est urgentiste. Il devrait aller réclamer une certification d’ailleurs pour avoir su gérer tous les bobos et angoisses de Cami et son léger souci d’hypocondrie. Déroulant la compresse de manufacture imbibée de rouge vif il constate évidemment la plaie superficielle qui se remet à saigner à peine a-t-il décollé le papier de son doigt. Il ricane un peu, relevant ses prunelles vers elle lorsqu’elle lui sort l’histoire du couteau à pain. « Oublie ce que j’ai dit la semaine dernière. » Il se moque un peu concernant son émancipation parce que là ils touchent le summum de l’assistance. Louis dans le fond ça lui plait ce genre d'action. Après un mois à se côtoyer 24/24h certaines habitudes faisaient de nouveau surface, projetant un peu de sa réalité dans ce cadre hors temps. Sauf que lui ili n'était pas venu pour retrouver ces moments justement. Il recouvre la plaie de son air désintéressé, affichant une mine tout à fait sereine.« Garde ton sopalin. » Il tranche catégoriquement après une analyse très poussée. Cami elle va vriller il le sait et c’est bien pour ça qu’il en rajoute avec son petit sourire de connard je-m'en-foutiste. « Autre chose ? »

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Cami
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Jeu 21 Mai - 0:04

Louis, elle l'a toujours élevé au rang de magicien qui réussit à lui changer les idées quand elle phase comme une obsessionnelle sur ce genre de connerie. Alors forcément, c'est tout naturellement vers lui qu'elle le tourne, ici et maintenant. Elle attend que le docteur l'examine pour prendre les mesures adéquates. « Ça saigne, t'as vu ? » elle murmure lorsqu’il se fait concerné quelques secondes le temps d’examiner sa blessure profonde. Il peut bien admettre ce fait là. Ses sourcils se froncent instinctivement suite à son attitude, l'observant jouer de sous ses longs cils. Cami, elle lui lance un regard réellement blessé lorsqu’il ne lui offre que sa nonchalance vaguement moqueuse alors qu'il sait très bien que c'est de l'ordre de irrationnel chez elle. Et encore, elle s'est bien calmée depuis des années. Au début, silencieuse, elle se contente de récupérer sa main, pressant le sopalin avec son autre main fonctionnelle. La môme oscille entre l'envie de partir et celle de s'agacer immédiatement, elle a cet air un peu atone qui s'installe sur ses traits quelques secondes, un peu épuisée de se faire constamment repousser par le français à chaque occasion qui lui est donnée. « Oui » elle répond sèchement. Elle en a plein en stock, des demandes qu'elle sait impossibles au regard de la situation et de son caractère. « C'est possible de parler de temps en temps à la personne que j'ai connu à l'extérieur ? » demande Cami de la façon qui soit le plus neutre possible. « Parce que la personne ici est à chier » continue la môme avec distance. Louis, elle ne le reconnait pas tellement dans sa provocation trop ultime visant simplement à l'énerver. Parce qu'il sait que ça marche, et il lui prend plaisir. Et elle comme une conne, elle revient à chaque fois dans le mince espoir de capter une humeur agréable de sa part. Cami, elle capte bien pourquoi elle se tape des commentaires foireux sur sa santé mentale en fait. Cette fois-ci au lieu de se mouvoir dans une attaque vive avec des mots aiguisés, elle a simplement un air un peu écorché qui stagne sur sa gueule, en pleine accumulation depuis le premier jour du jeu. « Mais c'est bien, au moins tu t'éclates à être comme ça » elle souffle simplement d'un voix blanche. Louis, il sait très bien comment ça finira, pour l'avoir vu à l'oeuvre plusieurs fois, spectateur de chaque étape du phénomène. Cami, elle est capable de mettre en veilleuse très longtemps son amour propre et sa fierté jusqu'à ce que la lassitude et la déception ne finissent par plus la quitter.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Sam 23 Mai - 17:14

Les coups de flippe de Cami c’était un sujet duquel il s’était anciennement accommodé. Conscient de l’angoisse que ça provoquait chez elle, il s’était parfois plié en quatre pour maîtriser la crise. Gérer cet aspect de l’israélienne c’étaient des contraintes nécessitant une quasi-dévotion qui l’avait souvent fait péter un câble. Louis cette dimension de sur-fragilité ça le rendait fou, étant plutôt de ceux qui s’étonnent de constater qu’une douleur cache en réalité une blessure, plutôt que de ceux qui envisagent le pire au moindre piquotement. Cami évidement elle saigne, c’est ce qui arrive lorsqu’on se coupe. Sauf qu’elle, elle y voit sûrement des milliards de bactéries qui ont déjà infecté son sang. Il constate dans un petit grognement, s’attardant un peu pour vérifier la réelle ampleur du dégât. Cette situation ça le téléporte directement dans leurs petites habitudes, celles qu’il s’était repassées en boucle, qu’il avait parfois regretté et que finalement il retrouvait. Plus le temps avançait dans ce huis clos et plus son contrôle sur les choses semblait filer entre ses doigts. Cami il la repousse pour s’avertir lui-même de ce dans quoi il est en train de replonger. Il tient sa ligne de conduite même si c’est un véritable conflit interne de dealer avec son regard blessé. Lui aussi ça l’emmerde mais il est trop borné pour agir autrement. Ce genre d’urgences c’était un peu leur truc à eux, celui où il avait toujours répondu présent. C’était tacite que le jour où il ne répondrait plus présent ils n’auraient plus rien à tirer d’eux. Il l’abandonne à son sort avec son petit sourire et forcément elle a quelque chose à en redire, c’était clairement ce qu’il cherchait. Il la déçoit, il le lit dans ses yeux et le mesure dans son irritation. Elle lui envoie ce pic bien lancé qu’il réceptionne avec un petit étonnement feinté juste pour l’agacer. « Désolé de te décevoir. » il commente avec ironie dans un sourire qui, il le sait, saura trouver écho chez l’israélienne. « Tu parles à la même personne. » Il joue au con Louis, il le sait et dans la finalité ça ne l’amuse que partiellement. Le silence retombant lourdement sur eux, son regard glisse sur le sopalin qu’elle tient autour de son doigt suite à quoi il lâche un soupire. « Bouge pas. » Sans un regard il se lève et disparaît en direction de la salle de bain, en revenant avec la trousse à pharmacie dans une main et une serviette dans l’autre. Reprenant place à ses côtés sur le lit il pose la serviette sur un de ses genoux et tend une main pour qu’elle lui confie sa blessure. « Fais voir. » Accrochant rapidement ses prunelles, il dispose de sa petite manufacture pour laisser respirer la plaie pendant qu’il prépare les compresses et l’antiseptique. « C’est superficiel, je te la nettoie pour que ça ne s’infecte pas. » La rassurer avec des mots ça fait partie du process pour faire redescendre sa psychose. « Un couteau à pain. » Il répète dans un petit ricanement. Cami c’est une petite miss catastrophe, il a toujours trouvé ça mignon sa façon d’être à côté de la plaque sur les choses les plus simples de la vie. « Je ne suis pas venu ici pour retrouver ce qu’on a perdu tu sais. » il lâche après quelques secondes de silence. Quand il la voit réclamer son attention et revenir vers lui au moindre souci ça le fait tiquer. Lui ce n’était pas sa motivation officielle de la retrouver ici, qu’elle devienne officieuse en revanche c’était une autre histoire. Leur épisode de la semaine passée avait discrètement planté quelques graines qu’il sentait germer dans son esprit. Louis c’est surtout lui qu’il rassure avec ce genre de punchline trop dure. « Tu dois apprendre à te gérer Cam. » il glisse doucement, tamponnant sa plaie à vif. Dans quelques semaines il repartirait sur son île et elle allait devoir retrouver son autonomie ou combler le manque en se redirigeant vers sa famille ou un autre, idée le faisant grincer des dents. Louis il veut l'avertir parce qu'il sent bien que tout ça, ça risque d'avoir un effet auto-destructeur sur Cami. « Je ne sais pas si j'arriverais à revenir. J'en crève d'envie mais j'arrive pas à processer. » Focalisé sur ses travaux, il se confesse sans trop réfléchir jugeant le moment opportun. Ils arrivaient à leurs limites, son manège commençait à devenir trop redondant et il se sentait responsable du choix d'une directive qu'il n'arrivait pas à prendre.

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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Sam 23 Mai - 23:34

Louis poursuit dans ce rôle du connard trop content de ses propres vannes. Cami lui offre un sourire aussi sec qu’hypocrite face à ses répliques, ne sachant plus quoi faire pour qu’il cesse. Elle ne capte pas en quoi cela peut le soulager qu’elle s’énerve sous ses yeux, comme s’il n’était réceptif qu’à sa détresse peu important la situation. Il semble s’en jouer, l’utilisant également comme warning pour savoir quand finir par se calmer afin de les apaiser. « J’ai dû être aveugle pendant des années alors » elle se contente de lâcher, amère face à sa connerie blessante et inutile. « Pas besoin de me répondre que l’on est deux, ta répartie est has been » elle devance tout de suite, calmement. Cami le connait par coeur, surtout quand elle lui laisse des fenêtres de tirs aussi importantes que celle-ci. Il n’empêche qu’elle n’a rien d’une coureuse de fond, surtout sur ce type de terrain, s’épuisant trop facilement pour tomber dans un état de lassitude trop facile devant lui. Il se lève rapidement, revenant avec la trousse à pharmacie. « Merci » elle énonce lorsqu’il se décide à jouer l’infirmier pour quelques minutes, lui tendant rapidement sa main blessée prête à se soumettre à ses soins. Ses opales ne quittent pas son visage, à peine rassurée qu’il ait fini par céder à sa demander, pour s’occuper d’elle. Dans cette situation, y a trop d’enjeux sous-jacents pour qu’elle arrive à se détendre une seule seconde. Louis enchaine avec les uppercuts cette après midi. Elle redresse son minois, croisant ses prunelles le temps de quelques secondes trop longues. « Je sais. Je n’ai jamais eu l’audace de le penser » elle répond, prudente, trop consciente du sujet glissant qui s’amène. C’est toujours une question d’équilibre vacillant depuis qu’ils sont enfermés ici. La môme a son espèce de fébrilité habituelle lorsqu’il se fait bien plus sérieux et surtout sincère. Cami sait ce qu’elle a fait. Ce qu’elle lui a fait. Elle reste quand même incapable de nier la pointe de tristesse du moment. « Tout comme je n’ai pas la prétention de te demander d’oublier » souffle la poupée. La parisienne ne débarque pas ici, la bouche en coeur, dans l’espoir qu’il cesse de lui même de se torturer avec le passé pour repartir sur de bonne base. « Je veux qu’on essaie d’y survivre » elle amorce de son doux soprano avant de le scanner de ses opales trop claires. Cami, elle a piétiné Louis avec une allégresse dérangeante sans en mesurer les conséquences à l’époque, trop impliquée dans son tourbillon d’histoires à gérer. Elle est en complet déni concernant ce qu’elle a pu laisser derrière en rentrant chez elle. « Ne t’inquiète pas » elle glisse de sa voix fluette quand il lui demande juste après de se prendre en main. « Je ne m’accrocherai pas indéfiniment, ma liberté c’est d’être avec toi, mais j’entraverai jamais la tienne » énonce simplement Cami dans un sourire un peu forcé. S’ils ont souvent abordé ce sujet avec légèrement sous le soleil d’Ajaccio, elle n’a pas dans l’idée d’être un boulet non désiré qu’il se trainera toute sa vie. Elle l’a suffisamment tiré vers le bas avec ses problèmes trop compacts et insolvables sans bonne volonté de sa part. « Si c’est ce que tu veux » Cami complète. Il est grand temps de faire comme il le souhaite, lui. Elle s’est permise ce genre d’attitude parce qu’il ne lui a jamais dit non, l’accueillant trop souvent les bras ouverts pour la calmer ou l’aider à faire des choix qu’elle jugeait cornéliens, pas capable de supporter une once de responsabilité, agissant comme une enfant trop gâtée. Il continue et elle se fait trop attentive, le regard surement trop en demande, selon ses critères à lui. Cami veut sélectionner uniquement le « j’en crève d’envie » plutôt que devoir dealer avec le reste de la suite qu’elle ne sait pas accuser sereinement. Partagée entre son optimisme constant et le faux espoir récurrent, elle oscille sans trop savoir quoi répondre. Forcément y a des questions qui elle lui crèvent le coeur mais qu’elle se retient de poser, de peur d’avoir une réponse qu’elle serait incapable d’entendre. Elle se retrouve paumée dans sa chambre, le regard un peu hagard et semi-pensif par rapport à ces mots/maux. « Laisse nous un peu de temps » c’est ce qu’elle lui demande. « et ne te force pas » elle glisse également, les traits emprunts malgré tout d’un léger désespoir.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Dim 24 Mai - 15:28

Ses provocations elles ont tendance à s’éteindre lorsqu’il sent la limite se dresser devant lui. Il ne veut pas qu’elle se résigne à le croire complètement imperméable alors il la rattrape toujours avant qu’elle ne s’en aille pour lui intimer de ne pas trop s’éloigner. S’il était arrivé il y a quatre semaines avec la certitude que Cami n’était qu’une fine manipulatrice s’étant bien foutu de sa gueule, son discours tendait à se tempérer au fil des semaines passantes. Louis il révisait petit à petit ses convictions, tentant de lutter contre une rechute trop brutale. Au fond c’est plus compliqué qu’une simple rancœur, Cam elle a chiffonné sa confiance pour en faire des origamis au grès de ses humeurs. Elle a dorénavant l’avantage de pouvoir prétendre le connaître mieux que lui n’a de réelles connaissances à son sujet. Louis il avait absolument tout remis en cause lorsqu’il lui avait demandé de partir. Depuis leurs retrouvailles il ne se gênait pas pour lui renvoyer ses torts dès que l’occasion se présentait, c’était facile d’anticiper ce qu’il pouvait répondre. Dès que l’israélienne se plaçait en victime il s’empressait égoïstement de lui rappeler lequel des deux avait mis l’autre à mal. « Cool j’ai même plus besoin de me répéter maintenant. » Il lève ses mains en l’air, débarrassé de la corvée de la piqûre de rappel. Cam elle n’est pas dans la confrontation, elle préfère se laisser couler alors il abdique, non adepte de l’acharnement, et passe à autre chose en allant chercher la trousse à pharmacie. Sentant le poids de ses opales posées sur lui, il se concentre davantage sur le soin de son bobo. Être focalisé sur autre chose c’est aussi l’occasion de glisser quelques aveux sans avoir à confronter son regard qui le rend incapable de formuler la dureté de leur réalité. Il assoit ses propos puis se consacre à un échange silencieux, jaugeant quelques secondes l’impact de ses mots au fond de ses prunelles. « Alors qu’est-ce que t’as pensé ? » il demande vaguement, ouvrant l’enveloppe du pansement. Il était curieux de le savoir parce qu’il y avait beaucoup de non-dits qu’ils s’imposaient et qui les empêchaient de dialoguer librement. Louis il ne veut pas oublier, il veut simplement comprendre pour savoir à quoi il peut réellement se raccrocher. Il la scanne à son tour, suspendu à l’écho de ses derniers mots et l’espoir audible qu’elle y place. Il n’y répond rien, conscient que la décision lui revient mais qu’il est toujours incapable de la prendre. Il panse sa plaie, termine le travail proprement puis se fait happer par ses déclarations. L’œil plus vif, ses prunelles glissent de nouveau dans les siennes pour s’y attarder, y cherchant les clés qu’il n’a pas. « Pourquoi ? » il demande avide d’une explication. Ses exigences elles sont à double-tranchants, incapable de se positionner sur ce qu’il veut vraiment. Que Cam soit sans cesse en réclame ça flattait son égo mal placé mais il lui fallait s’avouer que ce n’était pas la meilleure chose pour elle. « Je dis ça pour toi. » Il n’y a qu’à constater ce regard qu’elle lui porte pour comprendre les dangers auxquelles elle se prête en ne se projetant qu’à travers lui. « Ca n’a pas de sens que ta vie se résume à me suivre sans réfléchir. On aurait pu éviter tout ce bordel. » L’accusation était facile mais il lui fallait trouver quelque chose à blâmer pour pouvoir avancer. Louis il donnerait tout pour retrouver leur avant et il l’expulse enfin de la barrière de ses lèvres. Pour un hyperactif comme lui la notion de laisser au temps le temps l’avait toujours irrité, convaincu qu’il existait toujours un moyen d’accélérer les choses. Pourtant il acquiesce aux propos de l’israélienne, voulant bien consentir la nécessité d’un temps supplémentaire. « T’as raison. » Il rompt leur connexion, refermant la boîte sur laquelle il dépose la serviette en bouchon. « J’étais convaincu de ma position en venant ici mais je t’ai sous-estimée. » il lâche dans un léger ricanement, moqueur envers lui-même pour avoir été encore une fois trop borné pour être objectif. Il avait sous-estimé l’effet qu’elle lui faisait surtout. « Un jeu dans un jeu. » il moque. « J’ai compris la problématique Cam et j’ai parfois songé à un équilibre qu’on aurait pu se trouver. » il confesse à nouveau, glissant dans ses opales. « Tu penses toujours ça impossible ? » en apnée dans l’attente de son verdict. Celle qui n’avait pas cru suffisamment en eux c’était elle. « Je repasserai sur Paris à la sortie. » Pour revoir sa famille, ses potes, pour la retrouver aussi dans la mesure où il serait amené à partir avant elle ou inversement. « On pourra en discuter plus au calme, dans l’hypothèse où l’un de nous sortirait prématurément. » sous-entendu avant la grande victoire qu’il avait toujours en ligne de mire. On lui avait assez évoqué ses petits instants avec la parisienne pour qu'il se sache observé, certaines conversations n'avaient pas lieu d'être enregistrées par les micros.

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Cami
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Mar 26 Mai - 0:14

« Que tu as raison » glisse la parisienne de son doux soprano, voilà ce qu’elle en pense. Louis, il est clairement dans son droit d’agir ainsi, soufflant le chaud et le froid avec elle dans une légitimé qu’elle ne lui enlèvera jamais. Si elle lui concède facilement son droit, il n’empêche que la pratique reste difficile à accuser, surtout pour elle. Cami brûle de lui dire plein de trucs à « son pourquoi » mais y a la frustration de ne pas pouvoir s’exprimer librement ici, pas tout de suite. Ils se le rappellent souvent, du point rouge clignotant des caméras du chalet. La môme cherche ses mots tout comme son regard, esquissant un sourire très éphémère.  Il ne peut pas encore tout comprendre, ignorant d’une bonne partie des faits. « J’avais fait un choix » elle glisse simplement en se redressant pour s’installer en tailleur sur son lit afin d’être à sa hauteur. Il était temps, après des années d’incertitudes et de fuites. Cami, elle était devenue une professionnelle dans ce domaine, suivant à la lettre son schéma familial, laissant parler son profond instinct de survie depuis l’adolescence pour s’éviter une surcharge émotionnelle pas bien gérée. Elle navigue dans le flou, sauf que là, tout était bien plus concret dans sa tête concernant la direction à prendre sans pour autant être décisionnaire. « C’était trop tard » elle lui rappelle quand elle avait en vain essayer de se faire entendre, la parisienne s’était heurtée à un mur. Louis avait été très clair sur le moment, il ne voulait plus aucune trace d’elle dans son existence. Cami avait décidé d’écouter leurs proches, prônant le temps et l’espace pour créer l’apaisement et le manque. Ça elle l’avait eu, l’apaisement beaucoup moins en étant reléguée à un personnage silencieux d’arrière plan. « Il est toujours d’actualité » la môme ajoute en espérant qu’il comprennent, ses prunelles plantées dans les siennes. Louis ne pourra jamais mesurer ce qu’elle est capable de faire pour lui malgré tout, après avoir eu largement le temps de revenir sur ses positions. Il dit ça pour elle. Ça l’écorche quand même un peu parce que la môme a l’impression de savoir ce qu’elle veut et ce qui est bon pour elle. La remarque de Louis la souffle quand même, ses sourcils se froissent face à l’idée. « T’es injuste là » elle murmure même en ne se sachant pas forcément en position de force cette après midi. Cami, elle trouve ça un peu facile de balancer ça. Si elle avait réfléchi, l’israélienne serait surement restée sur Paris et rien n’aurait existé ; leurs souvenirs au soleil tout comme leurs embrouilles débiles qui relevaient plus de la prise de position que véritablement d’un vrai clash. Si elle avait réfléchi, la distance aurait tout terni pour finir par étioler leurs liens malgré leurs efforts. « Le problème se serait posé à un moment ou un autre » souffle la môme. « On aurait pu y réfléchir ensemble, certes » elle concède sans pour autant affirmer que tout aurait pu être évité. Sauf que Cami, elle était pas prête justement à le plonger dans tout son bordel au tout début. La suite lui offre un début d’espoir lorsqu’il parle d’une position dont elle avait forcé la révision sans le vouloir. Ses prunelles se contentent de scruter ses traits qui trahissent souvent ses émotions. Elle a le prudence de ne rien dire sur le sujet, n’ayant encore envie de le faire vaciller. Ses opales croisent celles du français à l’entente de sa question, celle qui leur a coûté cher, surtout quand il a fini par capter toutes les contraintes et les paradoxes qu’elle se trimballait à l’époque. La parisienne avait essayé de le maintenir dans l’ignorance, pour le garder près d’elle dans une petite pulsion qui n’avait rien eu de saine, surtout quand on voit le résultat.  « Non, ce n’est pas impossible » elle étire avec honnêteté parce que c’était sur ces derniers mots qu’elle s’était barrée, n’ayant pas su comment organiser sa propre défense. A l’époque, elle s’était enfoncée avec maladresse, le blessant plus que nécessaire avec ses palabres irréfléchies. « Si je le pensais, je ne m’amuserai pas à essayer de graviter autour de toi comme maintenant » elle complète de sa voix fluette, parce que son égoïste à tout de même des limites. Cami l’écoute avec attention lorsqu’il évoque de Paris. Avant de dodeliner de la tête. « Rien ne se règlera réellement ici » elle approuve simplement, sachant qu’ils ont besoin de s’ancrer dans leur réalité.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Jeu 28 Mai - 11:24

Il cherche sur ses traits la confirmation de ce qu’il vient d’entendre. Dans leur langage codé la piste d’un compromis semble avoir été avancée par le côté israélien. Celui d’un aveu qu’elle ne lui avait pas encore fait et contre lequel il butait jusqu’alors. Elle a fait un choix et il y a la frustration de l’inédit qui se heurte à l’obligation de garder le silence. Ils le savent, au moindre faux pas leur secret peut tomber et leurs cagnottes avec. Au-delà des risques qu’ils prennent en effleurant leur besoin cruel de communication il y a aussi la dimension de ces millions de paires d’yeux qui les scrutent au travers des caméras auxquelles ils ne veulent pas étaler les détails de leur vie. Douce ironie que de vouloir protéger leur semblant d’intimité. Louis il était venu ici pour jouer et il ne s’en était pas caché, mais ce qu’il avait mal anticipé c’était l’ampleur de leur exposition qui avait pris une toute autre tournure au prime dernier. Silencieux, il se contente de l’observer, plongeant dans la profondeur de ses opales pour y chercher sa confirmation comme il le fait pour chacune de leurs conversations cryptées. « Oui, c’était trop tard. » il répète pour confirmer que sa décision était l’unique qu’il ait pu prendre à ce moment-là. Louis il l’avait rejetée comme on haïssait quelqu’un, ne lui accordant pas même le bénéfice du doute, se fermant à toute discussion. Son extradition avait été violente et radicale, à hauteur de l’entêtement qui le caractérisait. Cami il lui avait donné l’accès d’un monde où personne n’avait pu s’aventurer auparavant, il l’avait laissée prendre ses quartiers autant qu’elle le voulait et l’en avait exclue sans prévenir, comme si tout ça n’avait jamais eu d’importance simplement pour s’en soulager. L’israélienne elle remet en cause tous ses principes, toutes ses convictions. Elle fait ça avec quelques mots finement sélectionnés qu’il note attentivement. « T’as attendu ? » il froisse un peu les sourcils, lui ce n’est pas ce qu’il avait retenu. Cam il prétend la tenir à distance autant pour elle que pour lui mais dans le fond ses interventions elles sont purement égoïstes. Il est injuste et il pince légèrement ses lèvres dans une approbation silencieuse, incapable de garder la face. « Peut-être. » Leurs souvenirs au soleil il les chérissait autant qu’il pouvait les renier. « C’est pas faute de te l’avoir demandé plusieurs fois. » il note en guise de piqûre de rappel. Réfléchir ensemble. Elle était là, la déconance de leur duo. Ça leur avait coûté cher. Buté dans son coin, il avait construit plusieurs alternatives à leur scénario dans sa tête avant de tous les abandonner par épuisement. Se ramener ici c’était se faire avoir à son propre jeu, à se penser plus fort que ce qu’il n’est. Cami, elle, elle était restée constante mis à part ce jour où ils avaient haussé le ton à l’unisson. « T’as pas changé d’avis. » il souffle avec un petit sourire qui en dit long sur son changement de position opérant. Elle dit graviter et ça lui étire un sourire parce qu’il en a la preuve concrète, là, sous ses yeux. « Ca fait partie de ton plan ça ? » il demande, retournant doucement sa main pour exposer sa petite réussite. Cam elle était tellement maladroite que le fait qu’elle se coupe avec un couteau à pain ça n’aurait étonné personne chez eux, en revanche il y avait des candidats tout autant disposés que lui pour panser ses blessures. Roma par exemple c’était l’infirmière personnelle parfaite, elle avait dû en voir passer avec ses deux filles. Il acquiesce parce qu’ils ne peuvent pas aller plus que ça dans l’instant, le reste se règlera une fois dehors. « T’es contente de ce que ça t’apporte ici ? » Quittant le poids d'une conversation trop sérieuse, il lie sur un sujet qu’ils n’ont pas encore réellement abordé tous les deux. « Attend, tu veux faire un jeu pour apprendre à se connaître ? Genre on se pose chacun des questions et on répond par la vérité. » il moque, se redressant légèrement. Depuis un mois ils passent leur temps à ça, c’était devenu denrée commune de s’interroger mutuellement sur tout et n’importe quoi en prétendant tous être plus honnêtes les uns que les autres. « Ils doivent être ravis tes parents. » il raille doucement. Les siens ils avaient abdiqué il y a bien longtemps, ceux de Cami en revanche c’était un autre délire avec tout son côté petite famille ultra-soudée où elle se confortait dans la position de l’ultra-protégée. Avec son comportement en demi-teinte Louis il s’attendait à recevoir les foudres des frères et sœurs en sortant, clairement.

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Cami
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Message (#) Sujet: Re: Odyssée. (mercredi s4, 14h20) — Ven 29 Mai - 0:46

Son cerveau décide de ne pas sélectionner les réponses de Louis qui la plombent, dans un mécanisme de défense assez naturel lorsqu'ils remuent tous les deux le passé. La môme se redresse. « Je t’attends » elle répète au présent, dans une correction naturelle. « Tu en doutes ? » Cami demande en fronçant les sourcils. Evidemment, elle avait eu une certaine amertume qui l’avait faite vaciller parfois dans sa prise de position, surtout quand la parisienne avait des échos de ce qu’il se passait au loin. Elle peut même facilement admettre avoir céder à une colère silencieuse qui l’avait fait tout remettre en cause, en doute. Cami n'a plus de rien de rationnelle une fois que ce seuil est atteint. Inspectrice des travaux finis, ses opales observent avec attention l’état de sa main pour vérifier s’il s’est donné pour la réparer. C’est d’ailleurs ça leur plus grosse défaillance ; sa capacité à s’appuyer sur lui dans l’espoir qu’il gomme toutes ses incohérences et ses erreurs. Cami s’est toujours refusée à souffrir, préférant tout refiler à Louis sous prétexte qu’il saurait mieux gérer qu’elle son propre historique, ne comprenant jamais pourquoi il finissait par péter un plomb. La parisienne lui offrait toujours le même regard, comme maintenant, semi-perplexe, semi-surprise. « Je t’en prie... » elle relève, plongée dans l’évidence, avec un sourire lorsqu’il sous entend qu’elle serait venue le voir de façon intéressée pour se faire soigner. « ... mes moves sont plus calculés que cela quand même » elle glisse légère en haussant les épaules, histoire de faire honneur à la réputation de snake qu’il lui construit surement. Elle lui accorde tout de même un fond de vérité, sous ses airs distraits, très peu est laissé au hasard. Sa mère lui a toujours dit qu’elle tenait trop de son père sur ce point, maniant la douceur pour servir ses objectifs. En attendant, Cami, elle le noie dans les souvenirs de ce qu’ils ont vécu, pour qu’il se rappelle. Qu'il se souvienne, lorsqu'ils étaient inséparables. La parisienne n’a pas besoin de se forcer, revenant tout naturellement vers lui, dans des habitudes surement malsaines mais bien ancrées. Louis a raison lorsqu’il lui balance qu’elle ne peut pas le suivre toute sa vie. C'est bien trop vrai. Il évoque TD à défaut de pouvoir s’attarder sur le reste. « Oui » répond sommairement la môme parce qu’elle assimile cette aventure à sa présence. « Et toi ? » souffle Cami alors que ses billes curieuses et inquisitrices s’en vont se poser sur lui. Ses pensées sont interrompues par sa connerie qu’il souligne de son air moqueur. Elle relève son minois vers lui, un sourire s’étirant sur ses pulpeuses. « C’est vrai que l’on ne se connait pas assez » elle glisse parce qu’à l’exception de Costa et Santo, ils sont les seuls à s’inscrire ensemble dans un semblant de réalité. Il fait mention de ses parents. « Majeure et vaccinée » réplique simplement la môme en haussant les épaules. Il est vrai qu’ils ne doivent que moyennement apprécier que leur dernière fasse la guignol devant les caméras. Au fond, elle espère bien qu’ils ne regardent pas. Quand Cami parlait d’émancipation, c’est tout cet ensemble qu’elle désignait, l’avis aussi pesant que pensant de ses parents sur ses actes. Cet amour comme cette pression familiale est un terrain glissant, elle n’a pas encore de solution sur cette emprise qu’elle a nourri elle-même pendant vingt cinq ans. « Ils seront contents de te voir » elle lance, ironique. Elle ne trainerait pas trop à Paname, à sa place. « A l'image des tiens, j'imagine » annonce Cami, ses parents ne devaient pas apprécier de le voir ici, coincé avec elle dans les parages. Surtout qu'ils n'ont rien de matures enfermés ici. « Qui s'occupe de la boutique d'ailleurs ? » questionne Cami. C'est eux ou un de leurs potes ?

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