Partagez
 

 show no fear (mercredi, 16h50)

Aller en bas 
AuteurMessage
Carl
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12120-carlxphttps://www.throwndice.com/t12049-carl 
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: show no fear (mercredi, 16h50) — Lun 18 Mai - 19:41


@costa
show no fear


Il s'est découvert une nouvelle passion depuis qu'il campe à Hallstatt l'irlandais : les Mozartkugel de Klaus, ces petites boules en chocolat avec de la pistache à l'intérieur qu'il connaissait pas du tout avant de mettre les pieds en Autriche et qui font maintenant partie de ses petits bonheurs de l'aventure. La version pralinée lui plait moins, celle à la pâte d'amande est immangeable donc il reste sur du classique et apparemment ces trucs-là se vendent bien dans le coin. Carl il a du temps à revendre cet après-midi alors il est même disposé à laisser Klaus lui raconter l'histoire de ces bonbons originaires de Salzbourg, il comprend pas grand-chose mais si ça peut lui permettre de repartir avec un deuxième sachet de ces merveilles il peut bien sourire et hocher la tête pendant cinq minutes. Et il a raison de se donner cette peine parce qu'il a effectivement droit à la double dose aujourd'hui, ça va lui faire sa semaine tout ça. Il remonte les ruelles du village en direction du passage qui le ramènera au chalet quand en chemin il repère @Costa devant le restaurant d'altitude, la clope au bec. Bon là il a deux options, soit il trace sa route en faisant comme s'il l'avait pas vu, soit il crée un contact en prenant le risque de se faire jeter. Mais comme il avait prévu d'aller le voir à un moment ou à un autre  la deuxième option l'emporte assez naturellement sur la première dans sa tête. Il s'avance donc vers lui d'un pas peu serein avec un sac de bonbecs dans chaque main, l'arme ultime qu'il dégainera si la discussion s'engage pas bien. « Bravo j'crois que tu peux être fier. » il lance à l'italien en s'adossant contre le mur à environ deux mètres de lui - c'est la distance qu'il juge nécessaire entre eux pour être à peu près confortable Carl, plus proche il sait pas s'il pourrait gérer. Il est gentil de lâcher son petit bravo l'air de rien mais on sait pas à quoi il l'associe là et en fait il a un peu pris son speech à l'envers. Il a deux-trois arguments en stock qu'il était censé sortir avant parce que tout ça c'est évidemment réfléchi, il est pas assez aventureux pour se ramener devant Costa aujourd'hui en totale impro. « Ton nom est revenu dans quasiment toutes les équipes données à Elena, c'est grave flatteur non ? » Lui il trouve que ça l'est, d'ailleurs son propre nom est aussi pas mal revenu mais clairement moins que celui de Costa. Le type c'est apparemment l'allié que tout le monde rêverait d'avoir ici, sûrement parce qu'il donne l'impression qu'il vaut mieux l'avoir avec soi que contre soi. Carl il a compris que c'était le genre de joueur qui faisait pas de cadeau aux autres, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils seront jamais potes tous les deux leur vision du jeu et des relations tissés dans ce contexte est vraiment trop différente. « Et puis ton secret il a l'air d'intriguer beaucoup de monde aussi, t'as réussi à t'imposer comme un joueur qui compte en quatre semaines ici on dirait. » Ça il a pas de mal à l'admettre Carl, il accepte d'être lui-même bon joueur sur ce coup-là. Au départ le nom de l'italien était surtout évoqué à travers son succès auprès des filles dans ce chalet mais maintenant c'est aussi un gars que les autres ont envie d'avoir à leurs côtés dans le jeu qu'ils soient Adler ou Schwarz, le ton est donné. Carl c'est limite le seul gland à pas l'avoir foutu dans sa team de rêve, mais bon ça il croit vraiment pas que Costa en ait quelque chose à carrer. Comme l'autre question à laquelle il a donné son nom finalement, qu'est-ce que ça pourrait lui faire de savoir qu'un petit bonhomme qui existe à peine dans le game serait tenté de l'éliminer si l'occasion lui était donnée. En plus d'être une réponse assez attendue à son sens ça veut quand même pas dire grand-chose, car donner un nom Carl il sait faire mais on sait bien qu'il mettrait jamais ce qu'il a dit à exécution si demain on lui donnait ce pouvoir-là. Ils ont beau ne pas être les plus proches ici il se permettrait pas de porter atteinte à l'aventure de l'italien de façon aussi significative, s'il doit lui mettre des battons dans les roues ce sera pas dans le jeu parce que ça c'est un terrain qu'il maitrise pas du tout. « T'as plus qu'à trouver un secret et c'est bon, ta place en finale est assurée je pense. » il glisse dans un sourire pour détendre l'atmosphère autant qu'il peut parce qu'il mentirait s'il disait qu'il se sent très à l'aise en présence de Costa. Depuis les premiers jours c'est un gars qui l'impressionne et avec lequel il a du mal à rester en tête-à-tête, les moments où ils ne sont que tous les deux se font rares parce que Carl les évite soigneusement. Aujourd'hui il prend un peu son courage à deux mains mais c'est pas glorieux, un frisson le parcourt à chaque regard furtif que lui lance l'italien et s'il se mettait à bouger d'un coup il aurait probablement la peur de sa vie.

_________________
"Come on Superman,
say your stupid line"

Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Mar 19 Mai - 1:52

Costa, il aime bien Hallstatt. Non, il n'aime pas spécialement Hallstatt, c'est un village comme un autre, mais dans le contexte dans lequel il est, il apprécie la possibilité d'avoir un Hallstatt. Pour sortir un peu la tête du chalet, des autres, de leur fourmilière grouillante et consanguine, de temps à autre. C'est probablement ce qui le fait supporter aussi bien l'enfermement, d'ailleurs. Lui qui est un gars de la ville, des ruelles grouillantes, des foules, des quartiers et de la mer. Il n'y a absolument rien qui soit son élément naturel, ici, et son impétuosité naturelle ne l'aide pas à vivre sereinement ce revirement à 180 degrés. C'est un adaptatif, Costa, une anguille qui peut se glisser partout, dans toutes les situations, il n'a aucun problème à se conditionner à un environnement ou un groupe. C'est pas de gaieté de cœur et ça finit toujours par ressortir, mais quand ça arrive, la magie a déjà opéré et ça n'a plus d'importance. Mais du coup, avoir à leur disposition un village, un vrai village, avec de vraies maisons, de vrais commerces, de vraies personnes, c'est ce qui le rapproche le plus de sa vie de tous les jours, et ça lui fait du bien. ça l'apaise, ça le sort du bordel intenable du chalet. Du coup, il fait régulièrement des allers retours, parfois pour aller papoter avec Emre ou Klaus, parfois simplement pour s'aérer. Après sa partie de mini golf avec Roma et Kara, il est montré direct jusqu'au restaurant, simplement parce qu'il aime s'élever pour prendre du recul. C'est un truc qu'il a appris à Londres, ça. Il a toujours été plutôt le réfléchi de la bande, le mec qui pense et qui évalue, mais il a aussi le sang napolitain et hargneux dans ses veines, celui qui te fait câbler pour rien, qui rend tout viscéral, qui anime une témérité dangereuse et un besoin perpétuel de vie. Combo compliqué qui se bat en permanence pour prendre le contrôle dans son crâne. Là, tout de suite, il est posé. Il fume tranquillement, adossé à la façade du restaurant qu'il vient de rejoindre. Il ne capte la présence de Carl qu'au dernier moment, le tirant au passage de ses pensées, avec son annonce cheloue qui le fait hausser les sourcils. Il pige pas de quoi il parle, Carl, ou alors il a loupé une moitié de phrase. Alors il dit rien, se contente de le laisser continuer une diatribe qui finit par le gêner plus qu'autre chose. C'est paradoxal, parce que Costa, il a un ego monumental, il souffre de mégalomanie douce depuis qu'il s'est senti investi d'un devoir et d'un pouvoir particulier, c'est-à-dire depuis à peu près toujours, et encore plus depuis la naissance d'une petite sœur à protéger d'une famille un peu cabossée et d'un quartier impossible. Du coup, tout ce que lui dit Carl, là, il l'a déjà analysé tout seul, il y a des jours. Mais le truc, c'est que c'est aussi un mégalo subtil, Costa, et les attaques trop frontales comme ça, il trouve ça juste chelou, voire suspect. Surtout venant d'un Carl, qui ne pense probablement pas un mot de ce qu'il dit. ça l'empêche pas d'étirer un sourire, Costa, avant de secouer la tête. « C'est gentil, mon pote. Mais je sais pas, personne n'a l'air de vouloir que j'aille le plus loin dans le jeu » il relève sans la moindre fausse modestie, pour une fois. Parce que ça, c'est une réalité. La plupart des gens veulent l'avoir dans son équipe, oui, mais y'en a pas un foutu de le citer comme candidat qui doit gagner, et ça, c'est pas mal significatif aussi, finalement. Il s'en inquiète pas trop pour l'instant, parce que flemme et parce que la finale, c'est encore dans longtemps, mais il l'a quand même noté. « Et les gens s'intéressent à mon secret parce qu'ils s'imaginent qu'il va forcément de paire avec celui de Santo, qui morfle niveau indices. » Il est pas persuadé que le reste du chalet parlerait autant de son secret, sans ça. Bien sûr que ce qu'il cache, ça intéresse certaines personnes depuis le début, mais il y en a aussi pas mal qui en avaient probablement rien à branler avant que ça devienne une opportunité ultra facile de leur niquer leurs deux cagnottes. « Tout est une question de perspective, je m'entends bien avec tout le monde, c'est facile de donner mon nom. » il fait remarquer en tirant sur sa cigarette dans un sourire enfumé. On l'entendra pas souvent parler comme ça, Costa, qui n'hésite d'habitude jamais à ramasser les fleurs qu'on lui lance. Mais il voit pas trop l’intérêt de faire le mec devant Carl, qui a déjà l'air mort de trouille chaque fois qu'ils se croisent et ce, depuis le début. « Toi, par contre, tu ne m'aimes pas des masses » il note sans animosité, l'air davantage curieux que belliqueux. Il a le droit, Carl, de pas l'aimer, et Costa va pas s'emmerder à essayer de le faire changer d'avis. Mais il peut pas s'empêcher de se demander si c'est vraiment juste à cause de Rosamie ou s'il y a une autre vraie raison derrière.

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Carl
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12120-carlxphttps://www.throwndice.com/t12049-carl 
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Mer 20 Mai - 3:45

Mon pote. Ça lui écorche un peu l'oreille d'entendre ça Carl, il a tellement pas l'impression que ce mot définit ce qui le lie à l'italien dans ce jeu mais il suppose que ça fait partie des petits noms affectueux qu'il balance à tout le monde sans que ça veuille vraiment dire quelque chose. C'est pas désagréable en soi il trouve juste que quand Costa l'assimile à ça y'a un truc qui sonne vachement faux. Potes objectivement ils sont loin de l'être tous les deux, et il est pas tellement capable de mettre une étiquette sur leur relation qui n'en est au final pas tellement une. Pour autant ça lui coûte rien de passer du temps avec Costa qu'il fréquente pas beaucoup dans le chalet et son bravo qu'il lance en arrivant il est sincère. Peut-être bien que ça lui racle un peu la gorge de le congratuler de cette façon mais il pense malgré tout ce qu'il dit Carl, sinon clairement il fermerait sa bouche là. Il voit pas quel intérêt il aurait à baratiner l'italien avec tout ça, il pense n'avoir rien à gagner à le caresser dans le sens du poil surtout que Costa il doit bien s'en foutre de son opinion. Tout ce qu'il avance il considère que c'est assez évident mais son camarade trouve pourtant à redire, ce qu'il retient lui c'est que personne ne veut le voir aller loin dans le jeu et il saisit direct la référence faite à la première question d'Elena. Carl il a sa petite théorie un peu fumeuse pour expliquer ça et bien sûr il va lui exposer. « Peut-être que pour beaucoup c'est une évidence que t'iras loin donc ils ont misé sur un candidat dont ils étaient moins sûrs ? Elena elle peut aussi avoir bidouillé certaines réponses, par exemple elle a changé le nom que j'avais donné moi. » Il a rien contre le fait que Jill aille loin, au contraire même il en serait ravi mais c'est pas son nom qu'il a filé à cette question. Carl il  a pas jugé nécessaire de rectifier les choses parce qu'il aurait pu donner des tas de noms en vérité, le sien ou un autre ça fait pas de grande différence car des candidats qu'il souhaiterait voir aller au bout de cette aventure y'en a un paquet dans ce chalet. Pour son secret Costa part du principe qu'il intrigue seulement parce que les autres s'imaginent qu'il faut le buzzer avec Santo, comme ce dernier est une proie facile en ce moment il en devient une aussi à partir du moment où on leur prête un lien. « Ouais je vois. Pour moi vous êtes liés de façon incontestable mais pas au niveau du secret en fait, mais bon si les autres pensent que c'est le cas ils doivent avoir raison parce que j'suis vraiment un enquêteur en carton. » Il laisse échapper un petit rire avant d'assimiler qu'ici y'a que des gens avec lesquels Costa s'entend bien ce qui expliquerait pourquoi son nom est revenu dans autant de dream teams. La remarque qui suit contraste pourtant un peu avec cette idée, il pense que l'irlandais ne l'aime pas trop, enfin pas des masses, et faut avouer que Carl il l'avait pas vue venir celle-là. Quand il s'est ramené devant le restaurant il pensait pas qu'il devrait aussi vite déballer son sac devant l'italien car c'est ce qu'il va faire là, il a pas tellement le choix. C'est une invitation que Costa lui lance après tout, et pour une fois ils vont peut-être avoir un échange digne de ce nom même si forcément y'aura pas beaucoup de positif à en tirer au moins au départ. Carl décide qu'il tournera pas autour du pot, l'italien c'est pas un mec qui se laisse enfumer donc il va confirmer ce qu'il sait visiblement déjà sans passer par mille détours inutiles. « C’est vrai. Je t’aime pas. » il admet en laissant de côté le des masses qui lui parait un peu superflu sur le moment. C'est facile de dire à quelqu'un qu'on l'aime pas, ça peut se balancer comme ça sans justification mais Carl il se voit pas lui annoncer ça sans rien derrière. Quelque part il trouverait pas ça très correct, Costa a quand même le droit de savoir pourquoi il est pas fan de lui. « Tu peux penser que je suis surtout jaloux et clairement t’auras raison, mais.. je crois qu’il y a pas que ça. » Sa jalousie à ce stade elle est indéniable mais il a été jaloux de tas de mecs avant lui sans pour autant avoir décidé qu'il les aimait pas, car pour que Carl s'engage sur ce terrain-là faut vraiment qu'il sente pas la personne. Il s’agit pas tellement de prendre un mec en grippe parce qu’il compromet ses chances avec Rosamie, étant donné qu’en acceptant d'adopter un point de vue un peu réaliste sur les choses Carl parvient à admettre que ses chances elles sont super faibles depuis le premier jour et que c'est pas du tout de la faute de son camarade. Bien sûr que de savoir qu'ils se plaisent mutuellement ça joue et qu’il laissera pas un truc se faire entre eux sans réagir, mais c’est plus profond que ça et il arrive pas encore bien à mettre des mots dessus. Il a le sentiment que ce mec il est pas là pour les bonnes raisons, donc il fera pas partie de ces candidats qui le porteront loin dans l’aventure par principe. « Y’a un truc que je sens pas chez toi. J’ai pas encore trop mis le doigt dessus mais en général les gens me font pas si peur sans raison, et je parle pas du tout du jeu là. » En vérité y’a pas qu’un truc mais c’est plus simple à dire. Costa il sera pas étonné d’apprendre qu’il lui fait peur, du moins il pense pas avoir été très subtile jusqu’à présent pour parvenir à le cacher. Carl il est pas là pour faire semblant d’aimer les gens, il voit pas ce que ça lui apporterait d’être le parfait faux-cul du groupe. Il dit ce qu’il a sur le cœur comme il le fait toujours, là en prenant certainement le risque d’être blacklisté aussitôt mais tant pis, ça lui donnera peut-être enfin une raison légitime de récolter des regards de travers. Et encore son but c’est même pas de se mettre à dos Costa parce qu’il a pas envie d’avoir un ennemi dans ce chalet, ne pas aimer les gens ne veut pas dire les détester mais tout dépend un peu de comment son camarade va choisir d’interpréter les choses. S’il veut se convaincre que Carl lui voue une haine féroce il pourra rien contre ça et il cherchera pas tellement à s’en défendre non plus, ce serait dommage mais il laissera faire parce que son souci d’honnêteté envers l’italien est pas assez grand pour qu'il aille jusque là. La façon dont il voudra prendre les choses ensuite ça le concerne plus trop, en tout cas en tant que simple humain car du point de vue du jeu il se doute bien que ça va lui retomber fissa dessus. Il devait déjà se taper des nominations et des haches de sa part vu que le gars prétend s’entendre avec tout le monde, et il voit pas comment c’est susceptible de s’arranger après ça. « Ça veut pas dire que je t’éliminerais si je le pouvais, c’est vraiment pas une responsabilité que j’aimerais prendre ici. Mais en même temps je vais pas te cacher que tant que t’es dans le coin c’est compliqué pour moi. Et là encore, tu peux mettre le jeu de côté j’y fais pas du tout référence. » Costa c’est pas tellement un mec qui lui fait de l’ombre dans le jeu étant donné qu'il raisonne pas du tout comme ça au quotidien ici Carl, il vit d’abord son aventure avant de prendre part à tout ça mais il peut comprendre que ce soit un joueur qui en effraie d’autres. C’est juste pas son cas. Lui, il a du mal avec tout ce que Costa transpire en dehors de ses alliances et de ses stratégies ici mais là encore c’est particulier, il ressent des choses qu’il parvient pas à nommer pour le moment. Il sait juste que s’ils étaient dans un tout autre contexte il serait pas plus à l’aise avec lui parce qu’il est convaincu que sur plein de points ils sont pas compatibles. Au fond Carl il sait pas grand-chose de l’italien et on le sait, il se fait parfois de sacrés films donc il délire peut-être complètement en lui collant l’étiquette du gars pas fréquentable. Et en même temps il est beaucoup trop dans les sentiments pour pouvoir ignorer que ce mec l’inspire pas sous un tas d’aspects. « Puis j'avoue, je fais pas trop d'efforts avec les gens qui rejettent les autres pour ce qu'ils sont, leur orientation sexuelle ou autre chose. C'est pas dans mes valeurs, mes parents ils m'ont élevé dans la tolérance de l’autre. » il ajoute en affrontant son regard au même moment. Il vient peut-être de signer son arrêt de mort là mais tant pis, c'est dit il peut pas ravaler ses paroles. Une brèche est ouverte au travers d’un tweet et il plonge en plein dedans, venant de lui c’est pas bien étonnant. Carl il a pas trop de mal à croire que ça puisse être vrai, son attitude envers Natéo n’a échappé à personne et il s'est pas mal plaint de pas avoir récolté un date qui lui convenait. Faire une montagne d’un truc voué à ne durer qu’une soirée il a trouvé ça un peu gros, ça s’est senti que le problème au final c’était pas juste de s’être retrouvé avec un gars car il est persuadé que Costa n’aurait pas trouvé à redire dans une situation semblable avec Gianni par exemple. C’est sûrement pas un truc qu’il a envie d’assumer comme ça vu les retombées possibles mais il lui donne quand même l’occasion de le faire, vu que c’est un mec droit dans ses bottes d’après ce qu'il a pu lire dans les résultats d'un sondage.

_________________
"Come on Superman,
say your stupid line"

Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Mer 20 Mai - 17:30

Carl, il sait pas trop comment le prendre. Pas qu'il l'aime pas, pas qu'il le trouve foncièrement étrange (encore que), c'est juste qu'il avait jamais rencontré de type comme lui, avant. Des gosses en perdition, paumés, plongés jusqu'aux pieds dans des idées malsaines, ça grouille partout, à Naples, c'est peut-être même le prototype même du jeune de ses quartiers. Mais Carl, c'est vraiment un cas à part, une psychologie trop opaque, l'incompréhension totale. Il a essayé, Costa. Il a vraiment essayé de créer un truc, avec lui, de trouver quelque chose pour passer outre leurs différences pourtant innombrables. Le pire, c'est qu'il est encore certain que ça aurait pu fonctionner, d'une façon ou d'une autre, mais il a bien vu qu'en face, il avait pas beaucoup de réaction, alors il a juste lâché l'affaire. Courir après les gens qui s'en tapent, c'est pas son délire. Si ça marche pas, ça marche pas, c'est pas très grave. Des potes, ici, il en a d'autres et cohabiter sans se calculer, ça marche très bien aussi. Du coup, c'est inhabituel quand il vient spontanément le voir, comme ça, Carl. Il sait pas trop ce qu'il veut, s'il a un truc à lui demander, une remarque à lui faire, s'il veut juste une clope. Dans un cas comme dans les autres, il est pas fermé, ni hargneux, alors son petit speech sur ses prouesses sans envergure, il l'accepte posément mais avec une teinte de méfiance. « Pourquoi tu dis ça ? Moi j'avais l'impression que t'étais plutôt du genre intuitif, justement. Le genre dont le tripes mentent pas. » il relève quand il se qualifie d'enquêteur en carton. L'ironie, quand on sait que les tripes de Carl semblent justement lui hurler que Costa est pas un mec très net. C'est juste un constat qu'il fait, lui, c'est pas tellement un problème dans sa vie. ça le rend curieux, parce que globalement, il s'entend bien avec tout le monde, certains mieux que d'autres, évidemment et il arrive pas à piger si c'est encore à cause de leur conversation sur Rosamie ou s'il y a vraiment une raison valable. Costa, dans sa tête, c'est presque le plot d'un film ou d'une série dont il aime décortiquer les personnages et les enjeux. C'est presque comme s'il était pas concerné. De toute façon, il a trop confiance en lui que pour être impacté par ce genre de truc. Il hausse un sourcil quand Carl réitère sur le fait qu'il lui fait peur. Il l'avait plus ou moins compris ça, ne serait-ce qu'à cause de la façon qu'il a de s'éloigner inconsciemment dès qu'il l'approche ou qu'il passe à proximité. Aera, elle s'était bien marrée, en lui expliquant comme il pouvait être flippant. Il pensait pas que c'était à ce point-là. « Tant que je suis dans le coin ? » il répète. Tant qu'il est dans le coin, c'est compliqué pour Carl. Le gosse le prend pour une espèce de monstre prêt à l'égorger dans son sommeil ou quoi ? C'est pas juste qu'il flippe socialement, c'est réellement qu'il a un problème avec Costa, qui peut pas s'empêcher de penser à toutes les personnes qu'ils apprécient pourtant tous les deux : Rosamie, Maci, Aera, Ashley. Les mots de Carl le font retomber sur terre et sourciller sévèrement. Là, par contre, ça le fait plus du tout marrer. Costa, globalement, ça le touche pas trop ce qu'on peut bien penser de lui, il accepte sans problème que Carl le prenne pour un dangereux dont il faut se méfier, mais ce qu'il dit là, comme s'il balançait une évidence, un truc acté, une part de lui qui ne relève d'aucun doute, il apprécie moyen. Franchement moyen. « Je m'en fous un peu que tu ne m'apprécies pas, t'as le droit et ça ne va pas changer ma vie. Par contre, je la trouve pas hyper tolérante, moi, ta façon de plonger tête la première dans un jugement contre quelqu'un à qui tu ne parles jamais. Et de le cataloguer sur base de rien comme un mec pas clean. C'est pas l'opposé de la tolérance, ça ? » il relève sans élever le ton, parce qu'il en a pas besoin. ça sort d'où en plus, ça ? Du tweet bidon sur le site de Gossip TD ? C'est tout ce qu'il lui a fallu pour décider qu'il avait un problème avec les homosexuels ? Et le fait qu'il soit apparemment aussi flippant qu'un criminel, ça sort d'où, ça ? Le seul qui manque cruellement de jugeote, ici, c'est pas Costa, qui a jamais rejeté personne pour aucune raison que ce soit. Même Carl le dingue, il l'a jamais jugé sur quoi que ce soit. « T'as raison. J'ai pas particulièrement fait d'effort avec Natéo pendant un mois, parce qu'on n'a absolument rien en commun, on n'est pas du même monde et pour être complètement honnête avec toi, je le trouvais pas très intéressant. Comme toi, t'as tes raisons de pas me trouver rassurant. C'est quoi son excuse à lui pour n'avoir fait aucun pas dans ma direction non plus ? » il hausse les épaules. Franchement, qu'est-ce qu'on s'en branle ? C'est impossible qu'ils s'entendent tous parfaitement comme des enfants de chœur, qu'est-ce que ça peut foutre qu'il adresse pas la parole à un type sur tout le casting ? Carl, c'est le premier à se barrer en courant dès qu'il entre dans la pièce où il se trouve, en quoi c'est plus respectueux ? Costa, il a toujours été franc, il a jamais prétendu apprécier tout le monde et il a pas de problème à admettre qu'il a pas cherché plus loin avec un type qui est l'opposé de tout ce qu'il est et de tout ce qu'il a toujours connu. Ils ont échangé quelques phrases au début, sont restés courtois l'un envers l'autre tout au long du jeu, et voilà. « Donc oui, ça m'a fait chier que de toutes les personnes avec qui ça m'aurait plu de dîner, je me sois retrouvé avec lui. J'en ai parlé à deux personnes. Maci et Cami, c'est tout. Et oui, c'est vrai, ça m'a gêné de me dire que j'allais avoir un rencard avec un mec qui chine les mecs parce que c'est pas mon cas et que je m'étais jamais retrouvé dans cette situation avant. Je l'ai insulté ? J'ai fait une réflexion sur son orientation sexuelle, sur lui, sur quoi que ce soit ? Non. Je suis allé passer la soirée avec lui comme je l'aurais fait avec n'importe qui d'autre. » il fait remarquer. Peut-être que ça s'est senti qu'il avait pas particulièrement envie d'être là, au début, mais lui, ça le saoulait parce qu'il se sentait mis de côté en étant le seul à tomber sur un date avec quelqu'un avec qui ça matchait pas nécessairement. « T'as grandi avec des parents qui t'ont appris la tolérance inconditionnelle ? Bravo, moi j'ai grandi des les banlieues pauvres d'une ville mafieuse et d'un pays qui abrite le Vatican. Mes parents à moi, ils m'ont appris à éviter les emmerdes avec les camorristes, à prier tous les soirs et à veiller à ce qu'il arrive rien à ma sœur. Chacun ses skills. » il ironise. Ce tacle-là, il était pas vraiment voulu et il s'en est rendu compte qu'après l'avoir dit, mais maintenant qu'il est lancé, il cherchera pas à s'excuser. C'est rare quand il se justifie comme ça, Costa, en général il est plutôt adepte de la stratégie de l'ignorance totale, mais c'est aussi parce que d'habitude, ce sont des actions qu'il doit justifier. Pas ça. Et ça, là, ça touche aux valeurs fondamentales qu'il tient de sa famille, de son quartier, de sa manière d'être : le respect, l'honneur, la droiture. Comme il n'a pas songé une seconde à faire le mec et à cacher à Carl le fait qu'effectivement, le concept de date avec un mec potentiellement intéressé par lui a pu le mettre mal à l'aise à cause de son éducation et de son environnement très conservateurs quand il était plus jeune, il se gêne pas non plus pour lui dire très clairement ce qu'il pense. Il veut pas justifier une façon de penser, parce qu'il l'assume. Mais que Carl se permette de balancer sa suffisance bien pensante comme ça, sous prétexte qu'il a décidé qu'il ne l'aimait pas, ça le fait doucement marrer. Costa, il a jamais prétendu être parfait, sous aucun aspect et clairement pas sur tout ce qui touche à son éducation. Là-dessus, il se redresse et écrase sa cigarette consumée dans le cendrier à l'entrée du restaurant. « Mais si tu crois vraiment que j'en ai quoi que ce soit à foutre de l'orientation sexuelle des gens, va donc demander à Mica ou à Rosamie à quel point je les traite mal » il l'invite tranquillement en désignant d'un mouvement de bras le chalet. Ou n'importe qui qu'il aurait apparemment rejeté sur base d'un autre truc arbitraire décidé par Carl.

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Carl
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12120-carlxphttps://www.throwndice.com/t12049-carl 
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Jeu 21 Mai - 16:14

Costa lui fait peur et c'est une info que ce dernier semble avoir un peu de mal à assimiler. Il a pourtant pas pu passer à côté de tous les signes que l'irlandais lui a inconsciemment envoyé et qui allaient dans ce sens depuis le début, tout comme il ne peut pas ignorer qu'en sa présence Carl se tient à distance, et replié sur lui-même comme s'il s'attendait à se prendre une rouste à tout instant. Alors oui un Costa dans l'aventure pour lui c'est compliqué à gérer, comme une menace silencieuse permanente pesant sur lui alors que le gars ne donne pourtant pas l'impression de vouloir sa peau. Carl il est comme ça, il peut se méfier de quelqu'un sans véritable raison simplement parce que dans sa tête l'idée aura germé que le gars cache un truc pas net. Physiquement aussi on peut pas dire que l'italien le rassure beaucoup, à ses yeux c'est un grand type au regard dur et à l'allure cabossée très loin de l'image de playboy dont on l'affuble ici. « Tu me causes du souci.. » il précise sans toutefois s'étendre. Sa présence ici l'inquiète notamment depuis qu'ils ont parlé tous les deux après un prime et qu'il sait qu'ils pourraient poursuivre un intérêt commun dans ce chalet qui concernerait pas du tout le jeu. Depuis la promesse qu'il a pas voulu lui faire et qu'il attendait pas vraiment non plus, et sa volonté de le remettre à sa place avec des vérités dérangeantes. Carl il a accepté un temps d'être secoué et sorti de force de ses illusions tant qu'il sentait de la bienveillance derrière mais avec lui il n'en a jamais senti. Mais comme il dit y'a pas que ça, le reste il arrive pas à mettre des mots dessus mais c'est là, en lui et ça se réveille chaque fois qu'il croise la route de Costa ici. Après ça y’en a peut-être qui diront qu'il prend sacrément la confiance à balancer tout ce qu'il pense de lui à l’italien mais il en est rien, il peut être d’une honnêteté déconcertante parfois et ça c’est pas nouveau. Sauf qu’en face ça coince un peu, Costa lui demande plus ou moins confirmation quant au fait qu’il ne l’aime pas et ensuite il prétend que ça lui fait une belle jambe. « Si tu t’en fous alors me demande pas. » il formule simplement dans un bref haussement d'épaules et il épiloguera pas du coup. Il se doute bien que ça change pas la face du monde de son camarade de savoir qu’il tolère tout juste sa présence dans le jeu mais la prochaine fois il n’aura qu’à rester avec ses idées au lieu de le solliciter pour un truc dont il se fout, ça fera économiser de la salive à tout le monde d’après lui. Enfin bon maintenant qu’il est lancé il va jusqu’au bout au risque de laisser échapper des trucs auxquels il a pas pris le temps de réfléchir en amont. Costa il se sent jugé concernant le tweet qui lui a récemment prêté des idées hétérocentristes, et le cataloguer là-dessus ça démontre selon lui des failles dans la tolérance que l’irlandais prône. C’est vrai que Carl il s’est pas trop posé de questions en lisant ça, il est assez vite parti du principe que ça devait être vrai car dans son esprit c’est une étiquette qui collait très bien au candidat. Entre ce qu’il a pu voir et entendre il a pas trouvé que ça déconnait franchement comme association, et d’un autre côté avec ou sans preuves c’est pas difficile de lui faire gober n’importe quoi au bonhomme. Carl il se range facilement derrière une idée s’il sent qu’il y a du monde pour y croire et là c’était apparemment le cas d’une bonne centaine de tweetos. Influençable comme il est il a plongé dedans sans mener de contre enquête car dans un sens faut avouer ça l’arrangeait bien aussi de diaboliser l’italien. Il sent que Costa est pas près de lui donner raison à ce propos alors que certains éléments dans sa défense accréditent pourtant plus la chose qu’ils ne la réfutent. Peu de gens aborderaient les choses comme lui concernant les dates déjà, y'a peut-être pas eu d'insultes comme il dit mais il connait pas beaucoup de personnes qui se seraient senties à ce point gênées par l'idée de partager un simple date avec le canadien, aussi entreprenant peut-il être parfois. D'ailleurs il commence à se dire que Crystal les a peut-être pas foutu ensemble par hasard, sa volonté de vouloir à tout prix s'entourer de nanas ça lui a peut-être donné envie de le sortir de sa zone de confort et à sa place il aurait fait la même chose parce que c'est assez désespérant de son point de vue. « Moi j'ai trouvé que ton contre-date avec Cami et ta volonté de contrarier à tout prix le schéma initial des dates instauré par la prod ça dévoilait une frustration un peu trop tenace pour que ce soit juste une histoire d'habitude que t'aurais pas. » Carl il va pas arranger ses affaires en disant ça mais au point où il en est de toute façon il a plus rien à perdre, quitte à avouer à demi-mots qu'il investit beaucoup de son temps à le pister. Les raisons de Natéo de ne pas avoir entrepris le moindre pas vers lui il les connait pas donc il parlera pas à sa place, il comprend juste pas comment des candidats peuvent se louper dans un cadre pareil, en étant h24 les uns sur les autres. Costa lui parle du contexte dans lequel il a grandi et il écoute, au départ ça l'intéresse et il se ferme pas à l'idée de comprendre d'où tout ça peut venir finalement. De ce qu'il croit saisir ça viendrait d'une éducation très conservatrice et sûrement très chrétienne aussi, Carl l'agnostique il se retrouve pas du tout là-dedans mais ça commence à faire sens dans sa tête. Enfin ça, c'est avant que tout disjoncte. Deux secondes plus tard il fait tomber ses sachets de bonbons sous un choc qu’il était pas du tout prêt à accuser. L’italien quand il peut se rendre encore moins sympathique que naturellement il hésite pas, comme lorsqu’il lui balance à la figure que ses parents lui ont appris à veiller à ce qu’il n’arrive rien à sa sœur. Sur le moment il tente de se convaincre qu’il lui a pas vraiment dit ça ou qu’en tout cas ça cachait pas l’allusion qu’il redoute. Mais vu le malin plaisir qu’il prend à lui sortir cette réplique, si, ça fait aucun doute que l’idée c’est d’appuyer sur ce qu’il a plus de plus sensible en lui. Le talon d'Achille de Carl c’est son frère, pas mal de monde l’a compris ici mais jusque là personne avait osé l’attaquer là-dessus. Parce que c’est pas humain de s’en servir contre lui en même temps, faut être un parfait sans cœur pour en profiter comme Costa le fait. Carl c’est le premier à penser qu’il a pas assuré dans son rôle de grand frère mais se le voir reprocher de cette façon, par un mec qui connaît rien de sa vie, ça lui fait l’effet d’une balle en plein cœur. Il croirait entendre son père et c’est peut-être ce qui lui fait le plus mal finalement. Faudrait pas entrer dans sa tête là tout de suite parce que c’est vraiment pas beau à voir les pensées qui le traversent. Dans son imaginaire Carl il pète un peu les plombs sur l’italien pour lui faire passer l’envie de le torturer inutilement mais dans la réalité il reste statique, limite mortifié. Les mots ont du mal à sortir et dans un premier temps il ne parvient à en formuler que trois. D’une banalité affligeante. « C’était un accident. » il lâche entre ses dents. La scène il la revit dans sa tête et il s’en passerait bien, il en veut profondément à Costa de l’obliger à ressasser tout ça une nouvelle fois. Lui qui grimpe sur le toit et Blake qui le suit. Leurs gesticulations respectives, puis la chute qu’il ne voit pas venir. Son frère étendu comme une poupée de chiffon trois mètres plus bas. Son père qui lui hurle de descendre et la raclée qu’il se prend ensuite. Les sirènes des pompiers avant que ne commencent les allers-retours incessants à l’hôpital qui dureront de longs mois. Et, enfin, le diagnostic d’abord optimiste puis sans appel : Blake devenu officiellement paraplégique et toute une vie à adapter en conséquence. Il avait onze ans, son frère six et sa culpabilité elle est totale depuis ce jour-là. Cet accident il a pas seulement coûté ses jambes à son frère, il a aussi sacrément fragilisé la famille et fait un peu plus plonger sa mère qui était déjà au fond du gouffre depuis sa dépression postpartum. Si lui replonge là-dedans aujourd’hui il imagine pas ce que ça doit être pour Blake qui le regarde là, et pour qui tout ça a évidemment été encore plus dur. « Un foutu accident. » il répète d’une voix éteinte tandis que son regard se perd autour d’eux. Cet échange il a pas du tout tourné comme il l’avait prévu et si Carl sombre pas dans le silence c’est uniquement parce qu’il veut pas lui laisser le dernier mot et la possibilité de l’écraser jusqu’au bout. Par contre Costa il peut remballer sa Camorra, son Vatican et tout ce qui va avec car il s’en conte-fiche de son background. Ça l’intéresse plus la vie d’un gars comme lui après ça donc il peut continuer de se justifier pendant dix ans s’il veut, Carl s’est fait son opinion sur lui et elle changera pas. Pourtant il conserve encore un peu de respect pour l’italien, car si demain il découvrait sa plus grande faiblesse jamais au grand jamais il ne l’utiliserait contre lui pour s’amuser parce qu’il rigole pas du tout avec les points sensibles des gens Carl. « Ça va, tu te sens mieux d’avoir balancé ça ? » il lui demande en vrillant subitement son regard vers lui. Un regard qui se durcit au même titre que son ton, la combo annonçant qu’il laissera pas passer ça facilement car cet affront qu’il vient de lui faire il va s’en souvenir. Et franchement là il s’interroge : Rosamie elle s’intéresse à ça, vraiment ? Il comprend pas le concept, c’est pas tellement nouveau que les sales types gagnent toujours à la fin quand l’histoire est aussi pipeautée que la sienne mais quand même, là ça pue. Il espère même pas des excuses à ce stade parce qu’un mec avec un égo pareil ne doit pas être capable d’en formuler sans que ses lèvres n’en tombent. « Le karma, t'y crois ? » Cette question elle est pas anodine et encore moins placée ici par hasard, surtout pas quand on sait à quel point Carl est branché destin, forces karmiques et autres croyances un peu perchées. Après un coup pareil il espère vraiment que Costa se prendra un retour de karma qu’il sentira passer et dont il se rappellera. Parce que c’est trop facile de cracher à la figure des gens et de s’en tirer sans encombres. Il aime pas souhaiter du mal aux autres mais c’est plus fort que lui là, il s’en est même jamais autant remis à tous ces trucs auxquels il croit parce que lui ne pourra pas se venger mais la vie, elle, pourra peut-être se charger du cas napolitain. Quant à sa dernière allusion visant à mettre Micha et Rosamie dans le même panier il la survole complètement mais elle ne tombe pas dans l’oreille d’un sourd. Il peut juste pas affronter deux trucs aussi rudes d’un coup Carl faut le comprendre, et clairement si quelqu’un doit lui apprendre quelque chose de ce genre il refuse que ce soit Costa. Alors dans un mécanisme de défense il se ferme à ce qu’il entend et le stocke pour plus tard, en l’occurrence pour le ressortir à la principale intéressée qui sera la plus à même de répondre aux interrogations que ça éveille chez lui.

_________________
"Come on Superman,
say your stupid line"

Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Sam 23 Mai - 19:15

« J'aime pas les non-dits. » il balaie sa protestation sans l'ombre d'une hésitation et sans ciller. C'était certainement prévisible que la situation dégénère comme ça, et surtout aussi vite. Costa, à la base, il relevait juste l'énorme froid et l'énorme gêne du côté de Carl, à son égard, parce que de manière générale, il préfère quand les choses sont dites, avancer sur ce genre de distance inavouée, ça le fatigue. Et il se voyait pas trop faire la conversation pépouze avec Carl en mode hypocrite en sachant très bien que l'heure d'après, il allait recommencer à changer de pièce dès qu'il le croise. Vraiment, que le gosse ne l'aime pas, ça lui fait rien. C'est pas le premier et ça ne sera certainement pas le dernier. Dans sa tête, Costa il a fait le strict minimum, il a engagé un truc avec lui, il est allé vers lui, il a tenté de créer un truc. ça n'a pas pris, il s'est pas acharné. C'est pas grave, tant que c'est clair. Il n'aurait rien mal pris de tout ce que Carl aurait pu lui sortir comme raisons de ne pas l'apprécier, lui, personnellement, et Dieu sait qu'il aurait pu en trouver des tas, des raisons, parce qu'il a trop de confiance en lui pour se laisser atteindre. Ce qui le dérange vraiment, par contre, c'est la façon dont Carl lui balance ses petits jugements de valeurs à la tronche comme des espèces d'évidences alors que ça sort de nulle part. ça le fait doucement marrer qu'il ait cru percevoir quoi que ce soit, vu que Costa, il a absolument jamais abordé le sujet de l'orientation sexuelle de Natéo. Il l'a pensé, oui, un peu, pour les raisons qu'il explique, parce qu'il a grandi dans une culture et une famille conservatrices, parce que l'homosexualité à Naples est vécue discrètement, intimement, et très peu en public, parce que, du coup, ça n'a jamais vraiment fait partie de son quotidien d'associer sa vie à lui à des pans de vie romantiques homosexuelles, que ça soit pour déconner ou pas. Mais il l'a jamais ouvert là-dessus, parce qu'il sait très bien que c'est un sentiment à la con et parce qu'en soi, il s'en branle un peu d'où un type va fourrer sa queue, ça le regarde pas, pareil pour les femmes qui aiment les femmes. Parce qu'il a jamais vraiment eu de tabou non plus, là-dessus. Il plaisante avec ses potes hétéros comme Louis ou Gianni d'avoir rencard, il embrasse Santo à la télé sans gêne. Ce qui l'a perturbé, c'est la possibilité que ça soit pas du jeu, du délire. Parce que ouais, il n'est pas parfait, il est soumis aux règles de son environnement, et il ne s'en est jamais caché. Vivre cinq ans à Londres, ça l'a vachement plus familiarisé aux questions de genre et de sexualité aussi et la gêne qu'il aurait ressentie si on lui avait organisé un date avec un gars homosexuel lorsqu'il vivait à Naples, elle aurait été toute autre qu'aujourd'hui. Alors qu'on vienne lui balancer qu'il rejette les gens à cause de leur orientation sexuelle, ça l'agace, ça le tend directement, ça lui fout la haine d'autant plus que chez lui, on lui a toujours appris l'ouverture, la droiture, le respect. C'est fondamental, là d'où il vient, et Costa, il est trop profondément attaché à ses racines pour leur cracher à la gueule en étant con comme ça. C'est le genre de trucs sur lequel il faut pas l'attaquer, et encore moins avec son air de je sais tout bien pensant qui les lui brise parce que le gosse Carl, il pue l'hypocrisie, à venir lui lécher le cul cinq minutes avant sur combien il est un joueur redoutable et compagnie. Il fronce les sourcils, Costa, face à tout ce que Carl parvient à lui sortir. Il est sérieux ? « Pardon d'avoir des délires avec des potes ? Elle s'est retrouvée avec une fille, moi avec un mec, ça nous a fait marrer de passer la soirée ensemble comme les deux oubliés de la loterie qu'on était. Mais ouais, franchement, on devrait avoir honte. » il ironise. Costa, il a jamais caché le fait qu'il aurait préféré être avec une femme ou, à la rigueur, avec quelqu'un avec qui il a déjà des liens, comme à peu près tous les dates organisés pour les autres. Déjà, parce qu'il aurait kiffé l'opportunité de faire le tchatcheur de première et s'amuser sans sérieux avec une nana du jeu, et aussi parce qu'il s'est senti comme un pauvre con à les voir tous entre potes s'éclater pendant que lui, on l'avait largué avec le seul de tous les candidats avec qui il n'accrochait pas spécialement. C'est même pas contre Natéo, c'est pas de sa faute s'ils n'ont aucun atome crochu particulier, c'est probablement un chouette gars, mais dans son ego, ça l'a fait chier, Costa. Si Carl lui avait balancé qu'il avait fait le mec frustré sur cette base-là, il aurait déjà beaucoup plus compris et n'aurait rien eu à redire. Du coup, pour compenser, ça lui a fait plaisir d'organiser un date pour Cami, parce que c'était l'occasion vu la situation et vu qu'il l'apprécie beaucoup. ça l'énerve d'autant plus et lui qui parvient la plupart du temps à être maître de lui, à laisser tout lui passer largement par-dessus la tête, il se retrouve à l'assassiner, Carl. Parce qu'il le saoule, parce qu'il accepte pas ce genre d'accusation, parce que l'enfermement, parce que l'ennui, parce que la pression, parce que son tempérament tempétueux qu'il dompte tout doucement. Il ne regrette même pas le tacle sur son frère qui est sorti tout seul, sans qu'il ne l'anticipe ni ne puisse le retenir. Costa, il est sympa et tourné vers les autres tant qu'on veut, mais il a jamais prétendu être un chic type. Sa bienveillance peut s'autodétruire dès qu'il est question de ses intérêts et là, clairement, Carl, il en a plus grand chose à branler de le ménager. Il sera moins drastique dans ses pensées quand il sera retombé, mais là, tout de suite, son caractère sanguin et archi individualiste a totalement pris le dessus. Même face aux sachets de bonbons qui tombent par terre, même face à Carl qui balbutie des vérités dont Costa ne doute même pas. Il sait bien qu'il y est pour rien dans le drame qui a touché sa famille, il sait bien que ça doit imploser dans son crâne, là, mais l'armure du Costa froid et indifférent a pris le dessus sans qu'il puisse faire autrement. Il capte son regard, à Carl, quand il ose enfin soutenir le sien, et soupire. « Non, Carl, je me sens pas mieux. ça m'amuse pas de faire du mal aux gens, contrairement à ce que t'as l'air de croire, pas plus que ça m'amuse qu'on me fasse passer pour un facho sans me connaitre et simplement parce que ça t'arrange de me coller tous les défauts du monde. » Et Costa, il veut bien faire le gars chill pour pas le brusquer, mais il va pas non plus accepter bien gentiment d'être le grand méchant dans la petite histoire fantasmée de Carl. C'était déjà passé par le fait qu'il a pas voulu lui promettre qu'il ne se passerait rien avec Rosamie, alors que c'était quoi le plan de demander un truc pareil ? Et faut pas croire, Costa il aurait pu lui promettre, à Carl, s'il avait pas été aussi chelou, si le plan ça n'avait pas été juste d'éloigner tous les types possibles de sa cible pour se l'accaparer comme un creep avec sa proie. Il a l'esprit fraternel, Cos, il est solidaire et il se serait volontiers retiré (de rien, au fond) pour le laisser vraiment vivre son amour avec sa go si ça n'avait pas été un truc aussi glauque, surtout un Carl qui n'a pas confiance en lui et qu'il aurait voulu soutenir. Sauf que là, c'est mort, et il ne laissera pas Carl, qui ne l'aime pas par principe, salir son nom juste sous prétexte que c'est un pauvre petit gars paumé et psychologiquement instable. La question de Carl, posée l'air de rien, elle le dupe pas, Costa. Il sait très bien où il veut en venir. « Non. Mais t'inquiète pas, je vais finir en enfers de toute façon, loin de toi, de ton frère et de Rosamie. » il réplique avec cynisme. Comme si ça changeait quoi que ce soit. Il l'a pas attendu, le petit Carl, pour sceller son destin, et c'est clairement pas trois mots tirés d'une invective qui vont changer quoi que ce soit à l'état de son karma. « Mais avant de faire la morale aux gens, tu devrais peut-être te regarder dans un miroir, Carl, et arrêter de juger les gens exactement comme t'aimes pas qu'on te juge toi. » Carl, tout le monde a son avis sur lui, tout le monde sait qu'il est parfois franchement border voire creepy dans son attitude et dans sa façon d'être avec Rosa. S'il s'imagine que Costa a pas remarqué comme il s'amuse à les espionner parfois, il se met le doigt dans l’œil et en soi, il s'en fout, il le laisse faire si ça peut le rassurer et l'empêcher de câbler dans son coin. Pourtant, ça l'emmerde que les gens le prennent pour un mec chelou, pour un tordu, ça l'emmerde que personne le comprenne, que personne ne cherche plus loin sans essayer de piger ce qu'il se passe dans sa tête, ni pourquoi il fait ce qu'il fait. Alors il le trouve un peu gonflé, Costa, de faire exactement pareil.

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Carl
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12120-carlxphttps://www.throwndice.com/t12049-carl 
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Lun 25 Mai - 17:59

Carl il fait ce qu'il peut pour tenir bon dans cet échange tempétueux mais c'est compliqué face à la montagne d'arrogance italienne en face, et ça le désole de voir que tout ou presque est pris sur le même ton avec Costa. Pour le coup sa remarque sur le contre-date qu'il s'est évertué à faire dans le dos de la prod c'était plus un constat qu'un véritable reproche, parce que ça n'a échappé à personne qu'il a pas attendu plus d'un jour pour réécrire un plan qui lui convenait pas. Le seul, d'ailleurs, à avoir pris ces dates suffisamment au sérieux pour organiser le remake qui l'arrangeait dès le lendemain. Son délire entre potes il va pas le remettre en doute même s'il continue de penser que c'est plus révélateur qu'il veut bien le dire. Et puis le simple fait qu'il parle de rencard prouve qu'il est complètement passé à côté du but de tout ça, mais c’est sûr que s’il s’attendait à un vrai date avec une nana qu’il pourrait dragouiller toute la soirée il avait toutes les chances d'être déçu parce que la prod semble plus disposée à casser la dynamique des crushs et compagnie qu'à l'encourager. Faudrait qu’il arrive à voir un peu plus loin que ses potes l’italien, y’a des gens autour de lui qui sont pas moins intéressants parce qu’ils se sont pas greffés dans sa petite alliance dès le départ. Il se doute bien que c’était plus sympa de s’imaginer dîner en tête-à-tête avec Cami et lui-même n'aurait pas été contre, mais au lieu de se dire que tout a été organisé contre lui pour niquer ses plans il devrait s’interroger sur ce que la prod a tenté de créer à travers ces dates. « Mais non, vous étiez pas les oubliés de la loterie.. » il balance en roulant des yeux parce qu'il trouve ça un peu absurde comme façon de voir les choses. Il tente de prendre un air aussi dédaigneux que Costa histoire qu'ils soient raccord mais il a du mal, chez lui on peut pas dire que ce soit très naturel. « T’as pas remarqué que t’étais pas le seul à t’être retrouvé avec quelqu’un que tu fréquentais pas trop ? » Il fait pas beaucoup d'efforts Costa parce que ça a été clairement dit pourquoi ils avaient été répartis de cette façon. Et s’il le croit pas il a qu’à se remémorer la composition des dates, si tant est qu’il l’ait retenue parce que ça aussi c’était peut-être trop lui demander. Il pourrait lui filer pas mal d’exemples là : Jill et Roma, Gianni et Kara ou encore Izïa et Santo.. des candidats qui n’avaient pas beaucoup échangé avant leur date alors il est peut-être pas très dégourdi Carl, mais ça il s’en souvient et même sans l’avoir entendu c’était pas compliqué de s’en rendre compte. « Le but de ces dates c’était d’apprendre à connaître un candidat avec lequel on avait pas sympathisé, perso j’avais très peu discuté avec Lejla avant le notre donc c’était intéressant de ce point de vue. Ça aurait aussi pu l’être pour toi, avec Natéo. » Sauf qu’il a décrété que le canadien l’intéressait pas alors ils ont dû échanger quelques banalités le temps du repas avant de repartir chacun d’un côté, c’est comme ça qu’il imagine leur date qui n’a apparemment rien décoincé entre eux. Carl il s'aventure en terrain miné depuis qu'il a fait référence au tweet et attribué les idées que l'on sait au candidat, et à force d'avancer là-dessus ça finit par lui exploser à la figure. Costa faut apparemment pas le chercher, le type encaisse, proteste un bon coup et mitraille juste après. À vrai dire que ça l'irrite ça peut se comprendre parce que venant d'un gars comme l'irlandais, qui n'a fait qu'allumer sa tablette et naviguer sur un blog pour décider qu'il avait un problème avec les homosexuels, ça doit paraitre un peu gratuit. Cela dit il pourrait simplement s'en défendre, quitte à hausser un peu la voix, mais se servir d'un truc que Carl a confié à d'autres pour le mettre plus bas que terre et l'attaquer sur une histoire dont il ne connait ni les tenants ni les aboutissants c'est petit de sa part. Il le pensait pas comme ça l'italien, prêt à anéantir les autres en visant leur point le plus sensible. Peut-être qu'il considère défendre son honneur en faisant ça mais il prouve juste qu'il est pas plus digne que Carl pour s'abaisser à ça. D'ailleurs il lui dit bien, tout ça c'est rien de plus qu'une contre-attaque et c'est son truc décidément de contrer tous les trucs qui lui plaisent pas. Encore heureux qu'il se sente pas mieux après lui avoir balancé ça, parce que Carl il a mêlé personne d'autre que l'italien dans ce qu'il a avancé telle une évidence juste avant mais Costa il traine pas seulement l'irlandais dans la boue, y'a aussi ses parents qui sont indirectement visés. Ça aussi c'est dur à digérer quand ça vient d'un gars qui ne connait rien de plus de sa vie que ce qu'il a pu entendre au détour des conversations ici. Et qui, surtout, n'était pas là neuf ans plus tôt sur le toit ce qui ne l'empêche pourtant pas de décréter qu'il a failé dans son rôle de frère. « Tu te sens attaqué alors t’attaques en retour.. » il lui fait remarquer d'une voix désenchantée. Ça le sidère un peu qu'il se réduise à agir par esprit de vengeance, il entend un truc qui lui plait pas alors il décide de riposter puissance mille derrière. Ils ressortiront pas grandis de cet échange ni l'un ni l'autre mais il pourra dire ce qu'il veut Costa, prétendre qu'il a fait que se défendre si ça lui plait de croire que ça passera comme ça, en attendant c'est pas lui qui aura du mal à trouver le sommeil ce soir parce qu'il aura été forcé de revivre le plus gros traumatisme de sa vie. « Pendant quelques secondes t’es devenu aussi méprisant que mon père. » Costa il a pas conscience à quel point la comparaison craint là, parce que l'homme dont il parle s'emploie depuis des années à le rendre coupable d'un truc qu'il a pas su éviter quand il avait onze ans. Onze ans, c'était un gosse Carl. Mais son père se fout bien de l'âge qu'il avait, à ses yeux il se devait d'être vigilant et protecteur envers son petit frère et il a eu besoin de trouver un responsable dans cette histoire pour la digérer un peu mieux. Tout le monde sait qu'il y est pour rien, sa mère en est autant convaincue que son frère mais Carl il garde une sacrée culpabilité depuis ce jour-là et récolter les reproches, même silencieux, de son père depuis neuf ans ça le laisse vraiment pas indemne. C'est aussi ça que Costa vient de réveiller avec son tacle qui avait sûrement plus pour but de le secouer que de le flinguer, mais peu importe, c'est fait et ça restera comme un truc indélébile entre eux. « Ouais ça m’arrange. » il admet honnêtement parce qu’à ce stade il lui doit bien cette vérité-là aussi. Faut se dire que si le tweet en question avait souligné les éventuelles tendances nécrophiles de l’italien il y aurait sûrement aussi adhéré, parce que tout est bon pour lui coller la plus mauvaise étiquette, le truc qui le rendra détestable à ses yeux. Il a besoin de ça Carl, il idéalise l’objet de ses fantasmes et fait tout l’inverse avec celui qui met à mal -selon lui- les histoires qu’il aime se raconter avec sa princesse philippine. C’est de cette façon qu’il fonctionne et Costa a pas son mot à dire, il pourra broncher autant qu’il voudra la conclusion pour Carl sera la même. Mais tout ça c’est juste pour coller à un scénario tout ce qu’il y a de plus fictif et possible uniquement dans le monde qu’il construit dans ses rêves alors bon, c’est pas flatteur c’est sûr mais y’a pas de quoi bloquer dessus plus que de raison non plus. Surtout s’il décide de s’en carrer, ça devrait pas peser sur la balance ses jugements hâtifs entièrement basés sur un tweet de hater. Costa c’est pas le premier mec qu’il décide qu'il ne peut pas saquer, la raison est toujours la même avec l'irlandais y'a que l'étiquette qui va différer d'une personne à une autre. « C’est plus simple comme ça, même si c’est un peu injuste. Tu peux être un gars génial aux yeux des autres ça me dérange pas, mais moi j’ai besoin de trouver des raisons de pas t’aimer. Même si c’est pas fondé, même si ça repose sur rien, moi je prends tout. Mais t’en fais pas ça vaut rien la façon dont un mec comme moi te perçoit, ça change pas qui t’es, t’es juste un mauvais personnage dans mes films. » Carl il veut y croire parce qu’il faut bien qu’il trouve un mauvais rôle à l’italien pour son petit scénario interne, mais de son côté Costa il a qu’à décider que ça compte pas et qu’il sait ce qu’il vaut. D’ailleurs ça, il doute pas que c’est le cas. Et puis même en le diabolisant comme il le fait et en se persuadant que c’est vraiment un sale type, Carl préfèrerait quand même mille fois être dans la peau du napolitain plutôt que rester dans la sienne mais ça il lui dit pas. Il s'attend pas à ce qu'il réagisse vraiment en le lançant sur le karma, c'est plus une façon de lui souhaiter de connaitre un effet boomerang digne de ce nom pour le mal qu'il vient de lui faire. Carl il est à fond sur ces trucs-là mais il croit pas à l'enfer et au paradis par contre, c'est pas le genre de croyances qui l'animent et pourtant quand Costa en parle il saute sur l'occasion de sortir un truc qui va sûrement pas mal déconcerter ceux qui le connaissent bien dehors. « Si y’a un enfer on ira peut-être ensemble. » Et Carl, contrairement à l’Italien, il parait très sérieux en disant ça. « Mais juste, parle plus de mon frère. » C’est pas un ordre parce qu’il se permettra pas de prendre de haut un mec qui peut l’assommer d’un simple coup de coude, c’est plutôt une requête qu’il espère se voir accorder. Ce sera déjà difficile à partir de maintenant de penser à Blake sans songer à ce moment-là, il a vraiment besoin que son frère soit mis de côté aujourd’hui. Et pour ce qui est de Costa, c’est un sujet qui doit plus jamais revenir entre eux en admettant qu’après cet échange ils soient amenés à discuter de nouveau tous les deux. « T’as rien compris sur moi. » il souffle alors que Costa lui reproche de lui faire la morale et de pas se regarder dans un miroir. S'il pense que Carl s'estime bien au-dessus des jugements qu'il récolte depuis son entrée dans ce chalet alors oui, il a vraiment rien compris au bonhomme. « Mon reflet je l’affronte tous les jours et crois bien que c’est compliqué. Ici les gens me voient pas comme moi je me vois. Et crois pas, j’suis loin de me trouver irréprochable et de considérer que mes pensées sont meilleures que les tiennes ou celles de quelqu’un d’autre. Parce que punaise ça tourne pas rond là-dedans, et des fois j’aimerais vraiment mieux être pointé du doigt pour une opinion à contre-courant ou des croyances merdiques car c’est un truc que je pourrais contrôler, je saurais que si on me déteste c’est parce que j’suis juste un gros con. » Ce qu’il n’exclut pas d’être non plus, parfois, mais pour autre chose que des idées plus que limite du genre de celles qu’il a pas hésité à coller à Costa un peu plus tôt. Quand il se regarde dans une glace Carl il se trouve moche et c'est pas que physique, y'a tout ce qu'il assume pas d'être qui ressort et qui l'oblige à détourner le regard très vite parce qu'il sera jamais à l'aise avec beaucoup de facettes de lui. Des facettes qu'il peut pas redessiner sinon il l'aurait fait depuis longtemps, y'a pas d'évolution possible pour un mec comme lui à moins qu'on trouve un moyen d'entrer dans sa tête et d'y remettre tout en ordre. « Et le tien de reflet il te dit quoi ? » il finit par lui demander en croisant son regard et cette question elle vise à savoir s'il est en paix avec lui-même Costa, parce que de son côté l'irlandais en est loin.

_________________
"Come on Superman,
say your stupid line"

Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
show no fear (mercredi, 16h50) Empty
Message (#) Sujet: Re: show no fear (mercredi, 16h50) — Jeu 28 Mai - 17:37

Carl, il tourne en boucle sur ces putains de dates, comme un disque rayé qu'on ne parviendrait pas à arrêter, et Costa, il pige vraiment pas ce que ça peut bien lui foutre, comment ils passent leur temps, avec Cami et comment ils ont passé leur temps avec Natéo. Jusqu'à preuve du contraire, si ça avait été si atroce que ça, il s'en serait plaint auprès de ses potes après coup, il aurait balancé à tout le monde à quel point Costa a été insupportable, méprisant, infâme et homophobe. Sauf que de ce qu'il sait, c'est pas le cas, donc c'est quoi cette obsession qu'il se tape avec ça, le Carl, si ce n'est une façon de plus de le faire passer pour le connard de service. Il a décidé qu'il avait pas envie de piger ni même d'écouter ce qu'il lui dit, Costa, donc il abandonne, franchement pas emballé par la perspective de se battre avec lui pour rien.  « Bon, t'es lourd là, je t'ai dit que ça c'était bien passé avec Natéo. » il se contente de soupirer, en secouant la tête avec lassitude.  ça lui casse profondément les couilles, cette manière qu'il a d'être sur son dos pour un putain de tweet de social justice warrior qui a pas la moindre foutue idée de ce qu'il se passe dans ce chalet ni même de qui il est et de ce qu'il pense. Sauter sur des conclusions que Costa s'efforce d'effacer malgré vingt-quatre ans d'éducation conflictuelle et complexe, et qu'il a jamais énoncées à voix haute précisément pour ça, il trouve ça risible. Comment foutre la merde sur base de rien. Et en soi, le tweet il l'a accepté sans sourciller, parce que tout le monde a eu son lot de joyeusetés et que c'est le jeu, la loi de la jungle, mais de la part de Carl, c'est tellement gratuit et injustifié que ça le sort de ses gonds. Il élève pas la voix, Costa, c'est pas le genre. Quand il est vraiment en colère, c'est le seul moment où il n'est pas bruyant, où il ne parle pas trop fort, où il ne s'exclame pas en napolitain ou en anglais déformé par le volume. Il a ce genre de colère froide et rampante, toute entière dans les yeux, qui faisait peur aux gosses de son quartier quand il y vivait encore. Carl, il l'a pas envoyé au maximum de sa rage, parce que c'est réservé à certaines choses qui peuvent pas avoir lieu ici, et à certaines personnes que personne ici ne peut égaler, à part Santo, mais il l'a quand vachement foutu en rogne. Et dans ces moments-là, il contrôle pas toujours ce qu'il dit, parce qu'il s'en fout de blesser. Il aime pas blesser sans raison, ni même blesser tout court, de manière générale, mais les émotions trop fortes ont tendance à le transformer, à faire ressortir ce qu'il peut y avoir de pire en lui, que Carl cerne très bien sans le savoir. « Je n'attaque jamais si je ne le suis pas en premier lieu » il précise froidement. C'est peut-être une simple question de formulation pour beaucoup, mais pour lui, la différence est essentielle. Costa, c'est un petit con provocateur à l'occasion, mais il n'est réellement belliqueux que lorsqu'il a besoin de l'être. Lorsqu'il se sent en danger, lorsqu'il sent sa famille en danger, lorsqu'on le prend de court sur ses principes et ses valeurs. Son truc à lui, c'est de trouver des alternatives, des moyens de pas être frontalement en confrontation, à ce niveau-là, c'est au choix un pur corporate moderne ou un serpent. Il est toujours pour conserver la paix, c'est ce qu'il a toujours voulu, même si c'est pour entériner des desseins moins cleans. Parce qu'il a grandi dans un quartier où les balles pleuvent régulièrement, où les comptes se règlent à coup de 9mm ou fusil d’assaut, de couteau à cran d'arrêt et de familles endeuillées, et qu'il a toujours haï la camorra pour ça. Il n'aime pas la violence, Costa, même si elle ne le perturbe pas plus que ça. Pas quand elle est évitable, parce qu'elle ne l'est pas toujours. ça, c'est aussi un truc que t'apprends vite, à San Gio. Parfois, c'est impossible de faire sans. Impossible. Il répond pas à ce qu'il lui dit sur son père, Carl, parce qu'il voit pas trop ce qu'il peut bien lui répondre. Son daron, il le connait pas, il sait pas ce qu'il à avoir dans l'histoire, il sait pas quel rôle il a joué dans tout ça. Par contre, ce qu'il lui explique sur sa façon de lui coller tous les défauts du monde juste parce que ça l'arrange, lui et son petit théâtre mental sur sa relation parfaite avec Rosamie, ça, ça capte son attention, à mesure que sa colère retombe, millimètre par millimètre. « Mais le truc c'est que ça me dérange pas ça, Carl, je m'en fous d'être le méchant dans ton histoire, ça me pose pas de problème si ça te rassure et que t'es plus tranquille comme ça. Moi je peux t'en donner dix mille des raisons de pas m'aimer je peux draguer Rosamie sous ton nez, je peux nominer tes potes, je peux te balancer des horreurs, si ça peut te faire plaisir. Mais même si c'est plus fort que toi, il y a des choses qui ne se disent pas et il y a une limite à ne pas franchir. Sinon faut pas t'étonner que ça passe pas et que je réponde. » Depuis le début, il s'est jamais montré plus opposé que ça à sa façon de l'observer les yeux plissés de loin, à sa manie de dire à tout le monde qu'il fait peur ou au fait qu'il long les murs dès qu'ils sont dans la même pièce sous prétexte qu'il pourrait lui arracher la gorge avec les dents pour le plaisir. Il a jamais rien dit, Costa, parce qu'il pige bien que ça tourne pas rond dans sa tête, à Carl, dès qu'il s'agit de Rosamie et, par extension, de lui. Cette fois-là, où ils ont discuté après le prime, il avait saisi certains trucs inexorables avec Carl, qu'il n'approuve pas forcément mais dont il s'est fait à l'idée. Vu comme il stalkait Gianni pour être certain qu'il se passe rien avec sa douce, et comme il s'était rendu compte qu'il s'était "trompé d'italien", il a vite intégré le fait qu'il allait avoir une deuxième ombre pour surveiller ses agissements. Surtout après qu'il ait refusé de lui promettre de laisser tomber le dossier Rosamie pour de bon, simplement par principe. Tout ça, il a pigé que c'était dans la tête de Carl, que c'est sa façon à lui de gérer, qu'il peut pas faire autrement (il se prononce pas sur la véracité de ses propres à ce sujet parce qu'il y connait rien, Costa), donc il fait avec. Et au fond, il s'en tape un peu de passer pour le grand méchant de son conte de fée. C'est pas pour ça qu'il a relevé d'emblée le fait qu'il ne l'aime pas, c'est plutôt en réponse à sa petite séance de lèche cul qui a précédé qu'il a pas trop compris. Alors il est sérieux, quand il lui dit qu'il s'en fout de lui fournir plein de raisons de ne pas l'aimer, parce qu'il y en a des tas beaucoup plus pertinentes que ce qu'il a trouvé, et ça, même Costa il ne peut pas le nier. Il ne le fera pas, d'ailleurs. Mais Carl, il peut pas s'attendre, en foutant le mauvais rôle à quelqu'un, sans s'imposer la moindre limite, à ce que ça ne dégénère pas à un moment, et à ce que cette personne se laisse cracher dessus comme ça. Oui, il a pigé, il peut pas s'en empêcher, Carl, c'est plus fort que lui. Mais ça reste merdique et au final, c'est sur lui que ça retombe, il s'impose lui-même tout ça. Alors au fond, ouais, il va peut-être finir en enfer aussi, Carl. Il en sait rien, Costa, et il s'en branle un peu. « Je parlerai plus de lui » il consent quand même à promettre. Comme il lui a dit, ça ne l'amuse pas de blesser les gens, et il prend pas de plaisir à balancer le frère de Carl dans la dispute comme une armée nucléaire pour annihiler son ennemi. Il sait que c'est un sujet sensible pour lui, dans sa famille, du moins il l'a deviné, puisque jamais Carl ne lui aurait parlé d'un truc comme ça, à lui directement. Ils n'ont jamais été proches, pas même avant que toute cette pseudo histoire entre Rosamie et Costa ne commence, suite à la chronique d'Elena. Probablement qu'ils sont trop opposés pour ça. Peu importe les circonstances, ça n'aurait sans doute jamais matché d'une quelconque façon. « C'est pas faute d'avoir essayé mais tu me laisses pas vraiment la possibilité de le faire » il ironise simplement, sans chercher davantage. Il a essayé de faire un pas vers Carl, de le faire parler sur tout ça, de faire en sorte qu'il le perçoive autrement que comme un rival à tout prix. Il a fait l'effort d'aller vers lui, parce qu'il se sentait concerné. Le reste, c'est de l'histoire connue. C'était limite encore pire, après ça. Donc évidemment que Costa, il comprend difficilement Carl. Même s'il peut pas s'empêcher de se dire qu'il y a aussi un peu d’auto complaisance de son côté, mais bon, encore une fois, il y connait rien aux maladies mentales, donc il peut pas juger réellement. Il se tire une nouvelle cigarette, Costa et tend par réflexe son paquet à Carl. « Je peux pas te contredire là-dessus. » Costa, jusqu'à sa propre image, il a besoin d'être le seul et unique maître de ce qu'il est, sauf ici, par exemple, où il consent à laisser du contrôle à quelqu'un d'autre. Mais c'est maladif chez lui, c'est une réponse douloureuse à trop de choses, à l'absence totale de perspective en dehors de la camorra ou de l'usine, d'une vie furtive et haineuse ou longue et mortifère. S'il doit être considéré comme un gros con, c'est parce qu'il l'aura décidé, s'il doit être apprécié, c'est parce qu'il l'aura décidé. C'est pas toujours conscient, comme lorsqu'il donne au final peu d'infos concrètes sur ce qu'a réellement été sa vie et sa jeunesse, parce qu'il refuse qu'on le catalogue comme une victime collatérale de quoi que ce soit, même si ça pourrait expliquer certaines décisions qu'il a prises dans le passé. Carl, c'est le seul à qui il a avancé cet argument-là pour justifier quelque chose de vrillé dans son cerveau. Parce que ça le rend malade qu'on puisse se faire une image de lui uniquement justifiée par ça et pas par ce qu'il est, lui. « Comment tu te vois, alors ? » il demande, parce que ça l'a interpellé, cette phrase-là. Comme un gosse soumis aux injonctions dysfonctionnelles de son cerveau malade, probablement. Mais il doit quand même se percevoir en dehors de ce spectre-là, Carl, parce qu'il y a quand même autre chose que ça, chez lui, dans son comportement et dans sa tête. Quand il lui demande quel genre de trucs peut bien lui dire son reflet dans un miroir, il se laisse glisser contre le mur, accroupi le long de la façade, ses coudes sur ses genoux, sa cigarette en bouche. « Je sais pas trop. » Parce qu'il a beau être mégalo au possible, Costa il a jamais apprécié l'introspection personnelle. ça le fait chier, il préfère de loin collecter les infos extérieures, parce qu'il sait bien que s'il se perd dans son propre esprit, il en ressortira jamais ou, en tout cas, pas indemne. « Je ne regrette rien, je n'ai honte de rien, je n'ai pas de problème avec qui je suis. ça ne veut pas dire que quand quelqu'un d'autre me regarde, il voit la même chose. » Il est pas complètement inconscient, et il ne veut pas faire le gars irréprochable. Ici, les gens semblent le voir sous son bon angle, mais dans le fond, Costa, c'est pas un mec bien, quand il dit qu'il va pourrir en enfer, il le pense sincèrement, et si quelqu'un s'exhortait à lui poser la question, c'est ce qu'il répondrait franchement.  « J'ai déjà fait des choses regrettables et honteuses. Mais je sais pourquoi je les ai faites, donc l'avis de ceux qui ne peuvent pas comprendre ne m'intéresse pas. » Sans chercher à embellir la réalité ou la façon dont il la donne, il reprend sensiblement les mots qu'il a déjà donnés à Cami, parce que c'est la vérité toute nue. Il sait qu'il est très loin d'être tout blanc, Costa, mais pour lui, c'est du noir nécessaire. Que le monde soit d'accord avec ça ou pas, il s'en branle complètement. Ici, il a pas l'impression que qui que ce soit puisse réellement saisir qui il est et ce qui le motive. Pas parce qu'il est au-dessus de tout le monde, mais simplement parce qu'ils ont tous ds backgrounds différents. Et Naples, comme il l'a déjà dit, se vit. Elle se raconte pas. Il expire une longue bouffée de sa clope, avant de se lever pour aller ramasser les paquets de bonbons de Carl pour les lui rendre. « Tu veux que je te dise un truc ? » il finit par lâcher. Il sait même pas pourquoi il s'apprête à lui dire ça, parce qu'il a pas envie que Carl se fasse des films ou qu'il pense qu'il revient sur sa promesse parce qu'il se sent coupable de ce qu'il vient de se passer. Costa, il a juste eu le temps et rien de mieux à foutre que de songer à ses relations, ici et il en est arrivé à une conclusion. « Il se passera jamais rien entre Rosamie et moi. » Et il ne lui dit pas ça parce qu'il prévoit l'évolution de ses relations à l'avance, mais simplement parce que ça relève de l'évidence, pour lui, malgré tout ce qu'il s'est dit sur eux pendant trois semaines. Rosa, il l'apprécie beaucoup, elle est très belle, mais elle n'a pas grand chose des nanas qu'il fréquente à l'extérieur et qui lui plaisent vraiment. Et puis ça commence à le lasser un peu, cette image qu'il a de mec avec son harem, qui fait son petit marché parmi les femmes du casting, alors que depuis le début, il n'a jamais caché qu'il n'était pas là pour ça. C'est marrant comme ça, ça le sert bien aussi, mais il n'a pas envie que ça éclipse la vraie raison de sa présence dans le jeu. Et s'il doit faire une entorse à ça, ça ne sera pas avec elle, c'est tout. « T'en fais ce que tu veux. » il hausse les épaules. Il s'en fout peut-être à ce stade, Carl. Si ça se trouve, ça va même le faire chier parce que ça va lui donner une raison de moins de ne pas l'aimer. Mais Costa, il aime la franchise, même avec les petits relous dans son genre.

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: RESTAURANT D'ALTITUDE-
Sauter vers: