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 theories from another world (mercredi, 23h20)

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Gianni
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Message (#) Sujet: theories from another world (mercredi, 23h20) — Lun 18 Mai - 20:10

THEORIES FROM ANOTHER WORLD.
W / @Costa

Ça avait toujours le don de l'étonner, à quel point le temps semblait s'écouler différemment selon l'endroit où on se trouvait. Les soirées paraissaient toujours relativement longues parce que le champ des possibles paraissait peut être un peu plus réduit pour une majorité de candidats, ce qui n'était cela dit pas tellement vrai pour Gianni, qui se sentait particulièrement à l'aise à ces heures-ci pour se balader – parce qu'il avait l'impression que les caméras relâchaient légèrement leur surveillance, peut être. Il ne voyait simplement pas les heures défiler de la même manière quand il avait passé un moment à errer comme ce soir en salle de détente avant de regagner sa chambre, où il ne se verrait pas s'enfermer au-delà du nécessaire pour la simple raison qu'elle n'était pas encore assez accueillante pour lui en donner l'envie. Rester le nez planté devant le même mur à longueur de temps, très peu pour lui, il avait trop besoin d'évasion pour y trouver son compte même avec un bon bouquin entre les mains. L'italien n'avait heureusement jamais eu à se plaindre des candidats avec lesquels il avait partagé sa chambre et avec qui la colocation avait toujours été relativement plaisante, même lorsqu'au départ leurs tempéraments lui laissaient craindre qu'ils s'accorderaient difficilement. Ça l'avait toujours fait, même avec Jill qui représentait un défi beaucoup plus grand que les autres à ce niveau-là et avec qui il avait fini par déconner assez naturellement, au point que partager la chambre d'une fille de dix-huit ans en était presque devenu anodin. Cette semaine, la partager avec Costa lui faisait dire que les choses seraient encore plus évidentes, pour toutes les raisons qui faisaient qu'ils avaient facilement accroché dès le départ. Entre eux, c'était venu naturellement et ce qui tendait à les différencier sur le papier tendait aussi à faire qu'ils semblaient se comprendre. C'était pas compliqué, même depuis que les équipes s'en étaient mêlées et parce que lui n'avait jamais eu l'intention de les laisser dicter ses affinités dans le jeu. Ce serait ridicule, et ça tenait surtout à trop peu de choses au départ. Poussant la porte de leur chambre, il tomba justement sur son colocataire, déjà installé sur son lit. L'image lui tira un sourire, d'autant plus qu'il ne l'avait pas trouvé la veille au soir et en avait déduit qu'il avait été visiter la loveroom. Gianni avait bien quelques questions à l'esprit, mais pas forcément l'envie irrépressible de les poser maintenant. « Toi et moi dans la même chambre, n'empêche, ça aurait été nettement plus cocasse la semaine dernière. » Il nota sur une note amusée, à peu près certain que comme lui Costa ne déplorerait pas qu'ils puissent garder leurs fringues et se parler comme ils l'avaient fait jusqu'ici sans voir leur dynamique être perturbée par un gage stupide. « Sans parler de notre réputation de booty call, qui donne une petite idée du cœur de cible de ce genre de programmes... » Un sourire plus joueur étira le coin de ses lèvres tandis qu'il s'assit sur son lit, jugeant qu'en fait c'était probablement ça qui aurait rendu la cohabitation la plus amusante, sans oublier que lui avait hérité d'une double casquette à l'occasion de ce sondage. Ça ne lui faisait clairement ni chaud ni froid, la plupart du temps du moins, et dernièrement c'était tout le monde qui se retrouvait rangé dans des cases pour un mot, un geste ou la relation qu'il entretenait avec un candidat. A croire qu'il n'y avait pas de limites à ce que la production pouvait exploiter pour du sensationnel, et que le reste était accessoire.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: theories from another world (mercredi, 23h20) — Mar 19 Mai - 17:01

Costa, il a passé une journée tellement sociale, entre Izïa, Carl et Roma et Kara, plus tous les autres entre temps, qu'il a fini par se planquer dans sa chambre pour surfer tranquillement sur sa tablette l'espace d'un court instant. C'est pas particulièrement différent de d'habitude, en réalité, parce qu'ils restent rarement seuls, ici, il y a toujours bien quelqu'un, quelque part, pour dire ou faire quelque chose. Les moments de solitude, finalement, sont réduits malgré la taille du domaine et même Costa, qui est un grand extraverti, il lui arrive de se lancer dans un périple avec lui et lui-même jusqu'au restaurant pour papoter avec Emre, qui compte à peine comme une personne tellement il sort de son petit écosystème officiel. La balade lui suffit généralement à décompresser et à ne plus avoir en tête les voix babillantes des autres candidats. cette fois, il s'est donc retiré dans la chambre qu'il partage avec Gi cette semaine. ça lui a fait plaisir d'apprendre qu'ils allaient passer les sept prochains jours façon garçonnière dans leur petite chambre pourrie. Il s'est aussi rendu compte qu'il s'en tapait un peu de la chambre dans laquelle il est, et que la chute drastique entre les cinq étoiles qu'il a goûtées et les trois qu'il se tape à présent le laisse assez indifférent. Il a goûté à d'autres aspects du jeu bien plus passionnants et au fond, c'est pas sa préoccupation principale. Dans l'absolu, il préférerait travailler à sa cagnotte qu'à son niveau de luxe, par exemple. Il est en train d'élaborer plein de petits plans sur les meilleures méthodes pour y arriver, tout en scrollant distraitement le RS, quand la porte s'ouvre sur un Gi habillé. Il a toujours du mal à se faire au fait de le revoir sappé, c'est fou comme le cerveau s'habille à certains trucs plutôt que d'autres. Même lui, ça le perturbe un peu de devoir remettre un tee shirt tous les matins. « Nettement moins rentable aussi, deux fois moins d'images intéressantes » il réplique en se marrant. Clairement, en les séparant, ils maximisaient la part d'audience sur deux espaces temps différents. Deux fois plus d'images dans les chambres, d'autant plus que les deux étaient chacun avec leur petite nana respective, Costa avec Izïa et Gi avec Natéo. Ils sont pas cons sur la BBC. Mais Costa, ça le dérange pas d'être une pute à vues sur YouTube dans les rediffs. De toute façon, il passe son temps torse nu dès qu'il en a l'occasion, de base. ça le dérange pas non plus qu'on le prenne pour une teub sur pattes, le genre que tu veux baiser et puis oublier, que ça soit les candidates ou les téléspectatrices. Déjà, ça flatte son ego, et puis ça fait parler de lui. pas forcément de la façon la plus gratifiante, mais le principal, c'est d'être sur une bonne lancée, tu peux rectifier le tir plus tard. « Elles ont pas eu de mal à capter lequel des deux était bon à marier, cela dit. Mais fais gaffe fratello, il y a quand même une chance sur deux qu'elles finissent par se barrer avec moi » il esquisse un sourire de petit con. Même les nanas qui voudront le marier, parce qu'on ne résiste pas à la saveur de la nuit de sa vie. Gi, il a quand même été nommé plan cul potentiel mais aussi homme d'une vie, et ça, c'est la grosse différence avec Costa le criminel. Gi, il a une bonne famille, un château, une belle gueule, tandis que lui, il alimente les fantasmes chelous des nanas qui veulent souffrir. Alors que depuis le début, il ne montre aucune tendance particulière allant en ce sens, bien au contraire, il passe son temps à dire qu'il respecte trop les femmes et qu'il veut en faire des reines. Y'a comme un message qui est pas passé, là, mais encore une fois, ça le fait sourire avec amusement plus qu'autre chose. Pour l'instant, peut-être que ça finira par le lasser. « Sans rancune, bien sûr. » Ils sont potes après tout, ils partagent tout. Même les filles. Faut dire que le stock est plus que limité ici, donc forcément, il n'y a pas tellement de plates-bandes à respecter, d'autant plus que comme tous les italiens, ils doivent avoir un genre de femmes plutôt similaire. « En vrai, entre toi qui plante ta meuf avant votre mariage, moi qui préfère aller vivre sans elle dans un autre pays après quatre ans de relation et Santo qui laisse la sienne avec un gosse sur le dos, je suis étonné qu'on nous imagine encore capable de gérer n'importe quelle meuf. » Pour le coup, c'est pas eux qui vont redorer le blason de tous les italiens perçus comme des lovers de première et probablement un peu des connards, aussi. Ils avaient tous leurs raisons personnelles et sans doute valables, bien sûr, mais ça reste difficile à avaler quand tu les réunis tous les trois dans la même pièce. ça fait un putain de zéro sur trois pour l'Italie, là. « je dirais pas non à me faire gérer, du coup » il songe alors tout haut avec un petit sourire, une main calée dans la nuque. Vu que c'est pas lui qui va y arriver, avec ses antécédents. ça lui déplairait pas que les rôles soient inversés.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: theories from another world (mercredi, 23h20) — Mer 20 Mai - 20:08

Cocasse, en vérité, il n'était même pas sûr qu'une cohabitation sur fond d’exhibitionnisme l'aurait tellement été, peut être parce qu'il se convainquait que ça n'aurait pas changé grand chose au naturel et à la décontraction qui entouraient toujours ses échanges avec Costa. C'est surtout qu'au fil des jours, ils s'étaient tellement habitués à se voir à moitié à poil que ça n'aurait pas rendu les choses particulièrement déstabilisantes au moment de partager la même chambre. Et puis, Gianni avait toujours été à l'aise avec ce genre de choses, parce qu'à ses yeux être pudique avec un pote c'était comme être pudique avec le monde entier, il pourrait par exemple se désaper sans ciller devant un de ses meilleurs amis alors que quand il était avec une fille, pour peu qu'en plus elle lui plaise vraiment, ça avait tout de suite une symbolique très différente. Son rapport à l'amitié était particulier et ce depuis toujours, et les siens savaient qu'il n'y avait rien au monde qu'il ne puisse entreprendre pour eux, parce qu'il était comme ça, capable de tout plaquer à deux heures du matin pour retrouver un pote en galère et incapable d'être heureux où qu'il en soit rendu dans sa vie si son entourage ne l'était pas aussi. Dieu sait pourtant qu'il pouvait être compliqué à suivre et encore difficile à cerner pour ceux qui le suivaient depuis des années et l'avaient connu dans pas mal de phases assez opposées de sa vie, mais si Gianni savait chambrer ses potes comme personne, il leur était aussi infiniment loyal. Et peut être bien que cette colocation tombait à point nommé dans son aventure, et qu'une semaine entre mecs, à parler de tout comme de rien et à déconner avec légèreté, c'était ce qu'il fallait. « Je serais curieux de savoir s'ils se sont faits beaucoup de fric sur notre dos, avec cette histoire. Parce qu'on a beau vendre ça comme un jeu de stratégie, il leur a pas fallu un mois pour exhiber deux types à moitié à poil. » Gianni remarqua, l'air amusé mais surtout conscient que tout ça, c'était surtout un engrenage typiquement télévisuel auquel on ajoutait simplement assez d'ingrédients pour être sûr de captiver un public. Les secrets, le jeu et tout ce qui tournait autour, il ne serait franchement pas étonné d'apprendre que ça représentait qu'un quart de l'intérêt que des types avachis devant leur télé portaient à l'émission. Et c'était logique, l'humain était voyeur par nature, attiré dès qu'on lui offrait la possibilité de surprendre autrui au cœur de son intimité, alors enfermez vingt personnes dans un huis clos et ajoutez-y une touche de perversion, et vous aviez un cocktail détonant et l'assurance de faire de l'audience et donc du chiffre. Comme cette histoire de sondages, au départ, orientée de façon à éveiller des fantasmes chez un public probablement plus jeune que ce qu'il lui plaisait de penser, ce qui était bien le seul point de cette histoire à le faire tiquer. Le reste, ça ne l'impactait pas vraiment et ça le flattait, à la rigueur, qu'on ne soit pas capable de s'entendre sur l'étiquette à lui coller. « Pourquoi elles iraient voir ailleurs si elles peuvent trouver les deux chez un seul homme ? » Il glissa, l'air mutin, ses lèvres se fendant d'un sourire en coin. « Moi, c'est plutôt pour nos potes que je m'inquiéterais. » Et il se marrait bien sûr, parce que si on allait par là c'était pas le bon plan pour qui que ce soit d'avoir une nana quand deux types avec ce genre d'étiquettes traînaient dans les parages. Et clairement, ça continuait un peu de l'étonner qu'on semble le voir comme un type bon à marier tout en remettant régulièrement sur le tapis l'histoire de sa rupture, mais maintenant qu'il y réfléchissait, ça faisait peut être sens au final. Cette double casquette, à mi-chemin entre le type à qui on se verrait faire confiance sur le long terme et le gus qu'on compterait pas revoir au-delà d'une nuit. Il aimait aussi penser, quelque part, que c'était peut être une manière de ne pas s'arrêter au début de l'histoire, parce que le fait d'être encore relativement secret par rapport à ça ne signifiait pas qu'il n'appréciait pas qu'on attache de l'importance à comprendre. « Y'a pas de place pour ça dans cette chambre. Pour un G2, par contre... » Il acquiesça, dans une esquisse plus entendue, s'imaginant très bien se prendre au jeu et jouer l'avenir de leur colocation sur des débats profonds et inspirés, passées vingt-trois heures et après s'être potentiellement enfilé un ou deux verres avant. C'était un peu sa définition de la coloc' idéale : zéro prise de tête, beaucoup de communication et surtout, une solidarité à toute épreuve quelles que soient les emmerdes que l'autre pourrait rencontrer sur son chemin. Cela dit, le napolitain n'avait pas tort, sur le papier ni eux ni Santo n'affichaient un curriculum vitae sentimental tellement reluisant. « C'est peut être une stratégie féminine, de nous faire croire qu'on nous en tient pas rigueur jusqu'au moment où l'occasion se présentera de nous virer du jeu comme des malpropres et sous une pluie d'insultes. » Est-ce que c'est qu'il croyait vraiment ça possible ? Pas vraiment, et pas juste parce qu'aussi vrai qu'il savait qu'on découvrirait bien assez tôt pourquoi il avait du prendre cette décision et qu'elle n'avait pas été inspirée par autre chose que l'envie d'offrir à Virna comme à lui une chance d'être heureux après qu'ils s'en soient empêchés l'un-l'autre pendant des années, il se doutait que les explications viendraient aussi pour ses deux fratelli. Gianni tourna son visage vers le lit de son colocataire, dans un sourire plus amusé. « Tu sais que c'est comme ça que ça a commencé, mon idée de dégoter un mec à Jill ? » Mission qu'il prenait plus au sérieux qu'il le laissait penser, et même si jusqu'ici les résultats n'étaient pas très probants. Il ne voulait pas lui foutre la trouille, mais à sa place il ne dirait pas ce genre de choses à la légère. « De mon coté, c'est un peu le flou. Y'a pas si longtemps je pensais finir mes jours avec une fille super mais avec qui ça le faisait plus vraiment depuis déjà quelques temps, et maintenant je me dis que j'aurais de la chance d'en trouver une qui tienne à moi autant qu'elle a pu le faire. C'est comme... me retrouver sans parachute pour la première fois depuis des années. » Il souffla, plus pensif. Et c'était pas quelque chose qu'il irait facilement confier, comme ça, à n'importe qui et n'importe quand. Mais entre mecs, c'était pas si bizarre et ça avait quelque chose de profondément rassurant de pressentir qu'on serait écouté, sans doute compris, sans jugement ni aprioris.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: theories from another world (mercredi, 23h20) — Jeu 21 Mai - 22:37

ça c'est clair qu'ils ont dû se faire un putain de fric sur leur dos, ils sont loin d'être cons, dans la prod, ils savent très bien ce qu'ils font et ça l'a bien fait marrer, Costa. Il s'en fout pas mal d'avoir été instrumentalisé. Dans la vie de tous les jours, il a horreur de pas être maître de ses décisions, de pas pouvoir avancer comme il l'entend et de devoir obéir à qui que ce soit. Il a la fierté napolitaine, mélangée à beaucoup de construction personnelle qui peuvent le rendre insupportablement et excessivement revêche dès qu'il s'agit de ça. ça a toujours été l'une de ses fiertés, sa liberté, l'un de ses biens les plus précieux. Mais là, franchement, il s'en branle un peu, parce que c'est que du jeu, c'est que sa manie de toujours foncer tête la première dans n'importe quel défi à la con. « Il y a trop de buzz et pas assez de baise, ils doivent être déstabilisés dans la prod, ils veulent retomber en terrain connu » ça l'amuse tout ça, Costa et en dépit de tout ce qu'on peut dire sur lui et son prétendu petit harem, ça lui déplaît pas d'être tombé dans la saison où les gens semblent particulièrement motivés par l'aspect purement jeu et stratégie de l'émission. Suffit de voir le nombre de gens qui se sont rués au confessionnal après qu'ils aient reçu les nouveaux indices. « Cela dit, si les bénéfices excèdent les trois zéros, je veux ma part. » Et autant dire que c'est l'évidence même que ça excède les trois zéros vu les parts d'audience qu'ils se font chaque année avec l'émission. Costa, depuis qu'il est à Londres, il a parfois rien de mieux à foutre que de regarder le jeu quand ça passe sur la BBC, quand il est tout seul, avec ses potes ou avec une gonzesse. C'est toujours l'un des sujets de conversation préférés des anglais qui adorent se poser devant, alors il fallait bien qu'il se mette à jour. Gi, il réplique direct avec son pur air de tchatcheur latin et ça le fait trop marrer, Costa. « Elles aiment les bad boys, il parait » il rétorque. L'étiquette qu'il se tape depuis le début du jeu, pour une raison ou une autre. Pas de sa faute quand même s'il a un visage pas forcément avenant, quand il a pas son gros smile qui, pour le coup, illumine complètement ses traits. « Mais si tu me dis que depuis tout ce temps, t'as un tatouage caché, alors c'est bon, je m'incline. » Ils ont toujours été les deux faces d'une même pièce, avec lui en faux bad boy au grand cœur et Gi en bachelor avenant à la plastique parfaite. C'était marrant, au début, puis là, ça devient un peu redondant en termes d'éternelle blague. C'est vrai que Costa s'entend bien avec la plupart des nanas d'ici, mais la réalité c'est aussi qu'il y en a plus que des mecs, donc il y a plus de chance qu'il finisse par traîner souvent avec elle. Et les mecs, il s'entend hyper bien avec tout le monde aussi, sauf avec Carl qui le déteste par principe et qu'il commence à sérieusement déprécier aussi. D'ailleurs, Gi, quand il évoque les autres, Costa, ça le fait sourire. « Pas notre problème ça, frérot » il balaie le souci avec emphase, d'un geste de la main. Chacun sa merde, chacun ses talents. Eux, ils ont déjà leurs propres emmerdes à ce niveau, vu leur passif respectif. « ça me fait plaisir qu'on soit ensemble mec, on passe trop de temps à draguer et pas assez entre potes » il plaisante en le checkant mais en réalité, il est archi sérieux, Costa. Gi, ça a été une évidence directement parce que pour lui qui était exilé au Royaume-Uni depuis cinq ans, retrouver un italien, un mec de chez lui, en dehors de Santo, ça a été un vrai putain de bonheur. ça s'est vu, ils ont fait chier tout le monde avec leur joie de se retrouver à trois, au début, malgré toutes les différences qu'il pouvait y avoir entre le pugliese et les napolitains. Parfois, il suffit d'un truc qui surpasse le reste. Et Costa, il est content d'être en mode soirée entre potes chaque soir, cette semaine, parce qu'il a eu le sentiment la semaine dernière d'avoir moins eu le temps avec son pote, même s'ils ont largement commenté ensemble leur condition. Il roule un regard amusé vers Gi, qui part dans une parano improbable qui le fait doucement marrer. « Mamma mia t'as des trucs à exorciser toi » il remarque avec un sourcil haussé. C'est de la pure stratégie de fils de chien qu'il sort là, Gianni, quelle femme a bien pu le faire douiller à ce point pour qu'il en arrive là ? Et quand il lui balance qu'en plus, il est en plein projet pilote de premier mec pour Jill, là, c'est la cerise sur le gâteau. « Pourquoi tu te fais du mal comme ça ? » il coule un sourire narquois. En plus, il a comme une idée de la target potentielle qu'il lui a trouvée, à Jill. « Et t'as des résultats ? Parce que t'as pas un rayonnage particulièrement fourni niveau options » Il reconnait le côté divertissant de l'entreprise, cela dit, peut-être qu'il devrait songer à se trouver sa propre nana à encadrer et coacher. Même si, avec six mecs restants pour neuf femmes (Mica ne compte pas, bien sûr), ils vont vite finir par se marcher sur les pieds. D'autant plus si ni Santo, ni lui, ni Gi ne sont très chauds de se retrouver du côté des éléments masculins à maquer. Il l'écoute sans rien dire, Costa, beaucoup plus sérieux quand son pote lui parle de sa relation. L'amour, c'est un truc avec lequel il déconne pas du tout, malgré tout ce qu'on pourrait imaginer vu la réputation qu'il a. Lui, il veut vraiment se trouver la femme de sa vie, avoir quelques gosses, une vie sympa, et pas le moins du monde de façon ironique. C'est le genre de vie un peu façon happy ending qu'ils connaissent pas trop, dans leurs quartiers de Naples, contrairement aux classes plus moyennes qui peuvent, logiquement, rêver d'autre chose que de ce schéma classique et ennuyeux. Quand il était avec Cece, il était réellement persuadé qu'ils finiraient leur vie ensemble, parce qu'il en était raide de cette femme. « Oui, je vois ce que tu veux dire. C'est difficile de lâcher prise quand t'as aucune certitude sur l'avenir et de renoncer à une vie dont tu sais qu'elle peut être sympa et facile pour chercher un plus qui ne viendra peut-être jamais » il hoche la tête, l'air dans ses pensées, absorbé par ses propres souvenirs. Il a jamais été fiancé, Costa, il a jamais planté sa meuf avant le mariage, mais il en est pas si loin, quand on y pense. Cece, il l'a un peu laissée en Italie, au fond, quand il a pris la décision de partir. Beaucoup se sont demandés pourquoi elle n'était pas partie avec lui et lui aussi, des fois, il lui en veut de ne pas l'avoir fait. ça dure en général dix minutes d'énervement intense, avant de retomber direct, sa rancune avec. Elle n'y est pour rien, elle n'y a jamais été pour quoi que ce soit, elle n'est qu'une victime collatérale de ses choix à lui et il aurait été injuste de lui reprocher quoi que ce soit. « Parfois, ça m'arrive encore de me demander si je serais pas déjà marié, à l'heure actuelle, si je n'avais pas décidé de déménager en Angleterre » il reconnait. Il en est même quasiment certain, et c'est pas impossible non plus qu'au moins un môme ait suivi dans la foulée. On attend pas des plombes à sa Napule à lui, on vit les choses comme elles viennent, on se fout des conventions modernes qui préfèrent qu'on se laisse le temps. Des filles qui deviennent mères à peine sorties de l'adolescence, c'est loin d'être rare. Quand il y pense, ça lui serre un peu le cœur. « Et puis je me dis qu'elle n'a pas voulu venir avec moi, que ça s'est cassé la gueule avec la distance, donc c'est peut-être pas plus mal que ça se soit terminé, puisque c'était pas inconditionnel ni de son côté, ni du mien. » Il se souvient de sa conversation avec Cami. Une âme soeur, ça se construit. C'est ce qu'il pense. Et eux, ils ont arrêté de se construire ensemble. S'ils en sont arrivés à cette décision-là, c'est qu'ils n'étaient sans doute pas faits pour être ensemble.« Mais j'ai trop vu ce que rester ensemble par facilité et par obligation peut faire aux gens, je veux pas m'infliger ça, et pour ce que ça vaut, t'as eu raison de faire pareil. ça ne vaut pas le coup. » Il pense à ses parents, Costa, ensemble depuis plus de trente ans, il pense à comme ils ont dû être heureux tous les deux, à une époque, comme ils ont dû s'aimer, comme la vie a fini par les briser au point de ne plus ressentir d'amour. C'est pas tellement la faute de l'un ou de l'autre, c'est juste la vie. Les difficultés, les galères, le stress, la tristesse. Il soupçonne qu'ils soient toujours animés par une affection inexorable, ses parents, mais ils ont plus la capacité émotionnelle de s'aimer. Simplement de survivre en binôme, comme ils l'ont toujours fait.

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Message (#) Sujet: Re: theories from another world (mercredi, 23h20) — Sam 23 Mai - 17:32

Dans cette histoire, il n'y avait pas mis autant de bonne volonté qu'il aurait pu parce qu'il avait toujours assez d'esprit de contradiction pour pas facilement se plier à ce qu'on attendait de lui, pour autant il y avait des perspectives plus déplaisantes que d'imaginer la production se faire du fric sur son dos, parce que c'était jamais que quelque chose qu'il était de toute façon amené à partager avec les caméras, et les autres, et que sa pudeur n'allait pas vraiment chercher de ce coté-là. « La prochaine fois, ils auront qu'à orienter leurs dilemmes de manière à repérer les plus chauds. » Il s'amusa, pas certain en réalité que la production ait tant à y gagner que ça si tous les candidats commençaient à se désintéresser du jeu pour se sauter dessus aux quatre coins du chalet. Que les secrets soient au cœur de toutes les attentions, c'était aussi la preuve qu'ils ne s'y étaient pas trompés au moment de constituer leur casting, particulièrement réactif dès qu'on dévoilait de nouveaux indices ou qu'une révélation remettait les compteurs à zéro du coté des pistes des uns et des autres. « Je connais de bons avocats, on peut les faire raquer. » Et c'était plus pour la plaisanterie qu'autre chose, en partie parce qu'il voyait pas mal de raisons qui pourraient pousser les types de la prod' à vouloir rester en bons termes avec leurs candidats, l'une étant qu'ils étaient tous leur image de marque, aussi longtemps que c'était leur saison qui leur faisait faire de l'audience. Quand ils auraient été remplacés par un casting plus frais, forcément ces types-là n'en auraient plus rien à faire de les voir retomber dans l'anonymat, mais pour l'instant ils leur étaient trop précieux. Et que Costa sorte la carte bad boy, ça lui tira un sourire amusé parce qu'en plus de faire écho à l'un de leurs premiers échanges, ça lui rappelait qu'en matière d'étiquettes ils en avaient décidément récolté pas mal rien qu'à eux deux. Cette histoire de gage, quand on allait par là, paraissait tout de suite plus logique. « Pas un tatouage. » Il souffla en prenant un petit air entendu, s'étendant de tout son long sur son matelas au moment d'ajouter. « Mais si vous avez rien remarqué la semaine dernière, vous remarquerez plus rien maintenant. » A moins de repasser toute une semaine à moitié à poil, mais ça c'était pas franchement prévu au programme et si personne n'avait rien capté c'était aussi parce qu'il savait où attirer l'attention quand il le voulait. De toute façon, dans cette histoire ils ne pouvaient pas gagner parce qu'il y aurait toujours quelqu'un pour commenter leurs rapports avec les filles de l'aventure ou leur coller une image toujours plus légère sur le dos. Assez drôle, quand on sait qu'à l'extérieur ça ne choquerait personne qu'ils sympathisent avec des nanas alors qu'elles étaient autrement plus nombreuses. Et puis le napolitain n'avait pas tort, c'était pas trop leur problème en soi ce que faisaient les autres mecs et avec qui. « A l'allure où ça va, on va bientôt devenir une espèce en voie de disparition de toute manière. » C'est que jusqu'ici la population masculine au sein de l'aventure avait essuyé un déclin radical, un phénomène qui allait notamment chercher du coté des abandons, qu'ils soient officiels ou non. La suite, elle, aurait pu lui arracher un rire s'il n'avait pas aussitôt étiré un sourire paisible. « C'est à se demander où sont passés les mecs qui improvisaient des concours de pizzas en pleine après-midi. En tout cas, moi ils me manquent. » Et c'était pas solennel seulement pour la vanne, c'était vraiment le genre de moments qui avaient fait que cette complicité si singulière qui s'était nouée d'entrée de jeux entre les deux napolitains et lui avait pris tout son sens. Peut être même encore plus maintenant qu'il avait eu confirmation qu'ils n'étaient pas des inconnus l'un pour l'autre quand ils étaient arrivés ici, comme lui n'avait pas eu l'impression qu'ils venaient de se rencontrer quand ils avaient commencé à délirer naturellement tous les trois. C'était toujours quelque chose d'hyper particulier pour lui, de se sentir appartenir à quelque chose, parce que toute sa vie il s'était débattu avec l'idée de ne jamais être totalement désiré ni légitime. Ici, cette espèce d'évidence lui était tombée dessus sans qu'il s'y attende et ça lui avait donné l'impression d'hériter d'un nouveau groupe de potes, comme ceux qui l'attendaient dehors et pour qui il pourrait tout donner. « Oh, tu sais, les sœurs... » Il ironisa en prenant un petit air résigné, puis se mit à sourire, parce qu'en réalité quiconque connaissait la relation qui l'unissait aux siennes savait quel rôle elles avaient toutes les deux joué dans le respect inconditionnel qu'il avait pour les femmes et pour la manière dont même une ex-copine gagnait à jamais sa protection et une place particulière au panthéon de celles qui avaient compté. « Au début, c'était juste sympa comme objectif pour m'occuper l'esprit. C'est ensuite que j'ai compris que le cahier des charges allait poser un léger problème. » Est-ce qu'il était vraiment surpris que l'entreprise de dégoter un mec à Jill soit par définition compliquée ? Non, c'est certain, mais il aurait pensé qu'une fille de son âge se nourrirait aux séries US et n'aurait du coup pas beaucoup d'autres critères de préférence qu'un physique avantageux et un peu de conversation. « J'ai voulu taper en dehors des candidats précisément pour cette raison, mais ça l'a pas convaincue. Et puis, on a parlé de Santo. » Qui était assez logiquement celui qui collait le mieux au profil, même si Gianni n'était pas convaincu qu'il ferait bien d'encourager un rapprochement, ne serait-ce que parce qu'il n'était pas sûr de ce que ça donnerait si deux tempéraments comme les leurs formaient un tout. En dehors même du fait qu'il doute que qui que ce soit soit venu avec l'envie de se caser – hormis Carl avec qui il avait effleuré la question la semaine passée – et qu'à l'instar de Costa ou bien lui il n'avait pas le sentiment que ce soit ce qui avait motivé Santo à intégrer un tel jeu. Pour autant, ça avait quelque chose de libérateur de se confier sur la fin de sa relation et, surtout, sur ce que ça soulevait comme interrogations, comme doutes, comme craintes parfois. C'est une discussion qu'il n'avait eu qu'à demi-mot jusqu'ici, parce que pas mal d'aspects à l'extérieur avait rendu compliqué de livrer ce qu'il avait sur le cœur, mais il savait en venant que quelque part ce serait plus facile, parce que tout le monde aurait une partie de l'histoire et donc un recul différent qui faciliterait les choses. « C'est ça. Plus j'avance et plus je me dis que j'étais moins convaincu par l'idée que ça finirait par me rendre heureux qu'angoissé à l'idée d'affronter un après où tout restait à écrire et où tout était incertain. » Et c'était pas le constat le plus évident à faire, après avoir mis autant de lui-même dans une relation dont il savait déjà depuis un moment qu'elle n'irait nulle part, ou pas là où il aurait aimé qu'elle aille quand tout était plus simple. Il avait profondément aimé son ex, à une époque ça aurait probablement pris tout son sens de lui proposer de l'épouser parce que c'aurait eu le goût d'évidence qu'il avait toujours recherché dans ses relations avec les femmes. Alors il n'avait pas de mal à se retrouver dans ce que confiait Costa, quand bien même ce n'était pas tant ses choix que ce qu'il n'avait précisément pas pu contrôler qui avaient conduit à cette réflexion qu'il avait aujourd'hui sur lui-même. « Donc cette cassure, et la manière dont ça t'a mis face à ce qu'il y avait déjà de problématique entre vous, ça a quelque part confirmé ce que tu pressentais peut être sans te l'être avoué ? » Parce que c'était bien souvent quand quelque chose nous forçait à ouvrir les yeux sur notre situation qu'on se repassait le film et admettait, petit bout par petit bout, que ça n'aurait pas pu fonctionner quelle que soit l'énergie qu'on aurait pu déployer pour se convaincre du contraire. Gianni avait essayé, mais rien n'aurait pu pourrait altérer l'évidence. « Ça peut avoir l'air con, mais je m'étais imaginé le moment où je demanderai à une fille de m'épouser, parce que quand on te fait comprendre que c'est un peu un passage obligé tu te prends à espérer qu'un jour les choses seront suffisamment évidentes pour que ça tombe sous le sens, de te marier. » Pas parce qu'on lui aurait fait comprendre que c'était bien vu, pas parce qu'arrivés à un certain stade d'une relation ça aurait l'air étrange de ne pas y songer, mais parce qu'il n'aurait jamais éprouvé d'envie plus forte que d'unir sa vie à celle de quelqu'un. Se marier, c'était pas une fin en soi pour lui au départ parce qu'il avait toujours accordé plus d'importance au fait de simplement être bien, avec quelqu'un, mais il avait toujours un peu attendu de la vie qu'elle le détrompe et le surprenne. « Du coup, c'est pas vraiment comme ça que je m'étais représenté les choses. Le cœur qui s'emballe, le grand huit des émotions, l'impression que ton monde s'écroulera si y'a le moindre risque pour qu'elle dise non... j'ai rien connu de tout ça. » Parce que c'était pas ce genre de moments, et que dès qu'il en avait eu conscience il avait su que ça ne pourrait pas le rendre heureux, que ça n'aurait jamais le sens qui aurait rendu impossible après ça de n'avoir ne serait-ce que l'envie d'un début de retour en arrière.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: theories from another world (mercredi, 23h20) — Mer 27 Mai - 2:12

Costa, il a eu l'occasion de mater l'émission par le passé, déjà parce qu'il vit à Londres et que c'est difficile d'échapper même quand ça t'intéresse pas, tellement les potins sont partout, mais aussi parce que sa petite soeur, à l'époque, se démerdait déjà pour télécharger les épisodes et qu'elle aimait bien regarder avec lui, même s'il en avait pas grand chose à branler, à ce moment-là. Ils se calaient tous les deux dans le fauteuil  et ils commentaient en napolitain comme deux petits vieux, en se disputant jusqu'à ce qu'elle refuse de continuer à regarder avec lui. Mais tout ça, ça lui a laissé un certain bagage de connaissances sur le passif amoureux de l'émission. Des couples, il y en a eu plein, et du cul n'en parlons pas. « Tu parierais sur qui ? Pour les chauds sous couverture ? » il demande, le regard malicieux. Franchement, à ce stade, il a pas l'impression que qui que ce soit tombe de ce côté-là, à part la réponse évidente de Carl, qui n'attend qu'une chose, c'est que Rosa n'ait plus les idées claires et le prenne pour quelqu'un d'autre. Mais on n'est jamais à l'abris de surprise ou d'ennui suffisamment profond que pour en arriver à le combattre à deux. Lui-même il exclut pas le truc, parce qu'il se connait et qu'il sait qu'il peut vite partir en couilles (littéralement, du coup) sans pouvoir s'en empêcher, par simple esprit de provocation ou de défi, et parce qu'il sait aussi que ça n'ira jamais plus loin. Se trouver une go, c'est vraiment pas dans ses objectifs, qui sont très clairs dans sa tête et dont il ne se détournera sous aucun prétexte, ni pour personne. Du coup, quand on fait le compte, rien que chez les mecs, ça laisse pas beaucoup de prétendants, de base parce qu'ils sont plus des masses, tout court. « En même temps, on est cons. Les nanas font des alliances à tout va entre elles et nous on reste là à quand même les chiner gentiment, elles sont trop fortes » il s'amuse en secouant la tête. Dès la première semaine, il y en avait quatre qui décidaient de se promettre monts et merveilles. Si en plus, elles se mettent les quelques mecs restants dans la poche, sans que ceux-ci ne pensent à contrer le truc d'une façon ou d'une autre, faut pas s'étonner que ça soit foutu pour eux. Costa, il considère qu'il fait partie d'aucun plan. Son seul allié, ici, c'est Santo. Ils ont plus ou moins établi avec Roma, sans qu'il ne sache si elle était vraiment hyper sérieuse. Mais à part ça, ça l'intéresse pas de devoir quoi que ce soit à d'autres. Ses petites strats pour les nominations, elles sont strictement personnelles, même si elles incluent Santo, et elles sont indépendantes de ses affinités, globalement. C'est le dernier truc qu'il prend en compte, même si, pour l'instant, il y a quand même quelques noms qu'il garde hors de danger tant qu'il peut. Pour l'instant. Gi, il fait partie de ceux-là, parce que c'est son pote depuis le début, et que rien que pour ça, ça le ferait chier de le voir partir. « Quand les choses sont évidentes, tu finis par oublier qu'il faut autant les nourrir quand même » il acquiesce. On pourrait croire que c'est impossible qu'ils manquent de temps pour passer des vrais purs moments ensembles, à deux ou à trois avec Santino, et pourtant c'est vrai. Parfois, ils ont du mal à prendre le temps, parce que les nominations, parce que les confrontations, parce que les soirées, parce que les autres. Mais dans sa tête, il se promet de faire plus gaffe, Costa. Qu'ils conservent leur petit trio de prétendus séducteurs en carton, qui sont pas foutus de se garder une nana, même quand elle leur est complètement dédiée. « Putain m'en parle pas » il se marre quand il évoque ses soeurs. La sienne aussi, c'est un putain de calvaire mais en même temps, il l'aime plus que tout au monde et comme il l'avait si bien dit à Izïa, il éborgnerait avec des petites cuillères quiconque porterait la main sur elle. Même s'il s'agissait de Santo, comme beaucoup semblent le croire. Mais c'est vrai qu'il leur a jamais raconté l'histoire de sa dent. Dans son crâne, il a un méga sourire carnassier rien que de penser au futur mec de sa sœur qui va devoir galérer comme un dingue pour se faire accepter par le grand frère. Gi, il lui explique qu'il a pour plan de trouver un mec à Jill, justement, et après avoir exploré toutes les options un peu alternatives, avec Klaus et Emre, il a fini par se rabattre sur Santo. Ouais, c'est un peu la seule option valable, au fond. Louis, c'est mort, Costa, c'est mort, Carl, c'est mort. « Santo ? Mais je croyais qu'elle aimait bien les vieux, Jill ? Ashley ça serait pas plus pertinent comme choix ? » il relève en considérant cette seule et dernière option. C'est pas ça qu'elle arrête pas de dire, les dilf ? Ashley il a totalement l'âge d'être son père, sur le papier c'est le candidat parfait. Mais comme toutes les nanas de dix-huit ans, elle a sans doute un truc inavoué avec les mômes un peu plus âgés et un peu sale gosse. Mais Costa, il n'est pas objectif de toute façon, Santo c'est son frère, personne n'est assez bien pour lui. « De toute façon, c'est sûrement plus le fait que tu t'occupes de son cas qui l'intéresse, plus que de lui trouver un petit jouet. » Jill, elle trompe personne avec son besoin maladif d'attention. ça se voit que ça la met hyper mal à l'aise et en même temps, quand on s'occupe pas du bébé qu'elle est, ça l'emmerde. Alors le fait que Gi passe du temps à analyser sa situation pour lui soumettre des options, ça doit la régaler. « Elle a pris en charge ton cas aussi, j'espère ? » il roule des billes vers Gi, avant d'étirer un fin sourire. « Enfin, pas que t'en aies besoin. » Dès le début, c'était conclu entre eux que ni l'un, ni l'autre n'aurait besoin d'aide pour ça, comme ils se l'étaient fait comprendre en se renvoyant mutuellement le compliment, comme les deux ritals bourrés d'ego qu'ils sont. Mais pour le coup, Gi, avec sa tête de gendre idéal, il a un putain d'avantage qui est clairement transparu dans cette chronique qui l'a fait se retrouver à poil pendant une semaine. Le truc triste, c'est que malgré ça, l'un comme l'autre, ils se sont déjà retrouvés dans cette situation où l'évidence, elle a été là pendant un moment, jusqu'à ce que le rêve s'éclate la gueule. C'est de notoriété publique maintenant, que Gianni, il a lâché des fiançailles, une vie toute tracée pour retrouver sa liberté et plonger la tête la première dans l'inconnu. « Comment tu t'en es rendu compte ? Que tu t'accrochais plus à la facilité qu'à elle ? » il demande, Costa, sans trop savoir s'il s'avance en terrain miné ou si c'est juste qu'il préfère rester discret pour plein de raisons à ce sujet, depuis le début. Le truc, c'est que même pour lui, c'est important de savoir, d'avoir la perspective d'un autre gars, même si leurs deux relations ont merdé pour des raisons et de façon différentes. ça remet en perspective ce qui est arrivé avec Cece, aussi. « C'est aussi dur que ça en avait l'air, en fin de compte ? ça en valait la peine ? » L'incertain, l'inconnu, le saut sans parachute. Maintenant, avec un peu de recul, est-ce que ça valait le coup ? Lui, il en est toujours pas certain. Il regrette absolument pas d'être parti, même si ça a en quelque sorte mis une fin implicite à sa relation avec Cecilia, mais il peut pas s'empêcher de se dire : et si ? « Je sais pas trop. Même à l'époque, quand je suis parti, j'étais persuadé que j'allais faire ma vie avec elle, j'étais vraiment fou de cette fille. Mais je crois que la décision a vraiment cassé un truc. Un peu comme si on avait tous les deux accepté qu'on ne peut pas lutter contre certaines choses, tu vois ? » C'est difficile à expliquer, probablement parce que lui-même, et elle-même aussi, sans doute, ne se l'explique pas. C'est comme si le simple fait d'avoir pris la décision, lui de partir, et elle de rester, avait suffit pour leur faire prendre conscience qu'il y a des choses plus fortes qu'eux, plus fortes qu'eux ensemble. Quand tu sais ça, c'est plus dur de s'investir et de chercher à faire marcher le truc. « C'est pas con du tout. » il expire, Costa. Pour lui, les questions d'amour, de relation, de mariage, c'est jamais con, parce que c'est jamais simple et c'est jamais sans importance. Gi, il pige un peu dans quel état d'esprit il devait être, sur la fin, et il se rend compte que ça n'a rien à voir avec la manière dont on appréhende les choses, chez lui. Probablement parce qu'ils ne viennent pas du même milieu social, aussi. Dans les quartiers d'où vient Costa, on se marie vite, parce qu'on est vite adulte. Parce qu'on arrête l'école avant la fin, parce qu'on doit vite trouver un job, parce que les filles tombent vite enceintes. Quand t'as vraiment le temps de profiter de ta jeunesse, t'as pas forcément tout ça en tête. « Tu crois que ça aurait été différent entre vous, si t'avais pas ressenti la pression de lui faire ta demande ? » il roule la tête vers son pote, allongé dans le lit jumeau de celui sur lequel il est posé. Quand il regarde ses parents, il voit bien que ce qui les a foutu en l'air, c'est le poids de la vie extérieure, des responsabilités, des galères. Il sait pas trop quel genre de pression il peut avoir, à l'extérieur, Gianni, mais il voit bien qu'il y a un truc de cet ordre-là. « T'aurais quand même eu envie de te marier, si on t'avait complètement laissé le choix ? » La question se pose, au final. C'est pas le but de tout le monde, de se marier, de fonder sa petite famille. Costa, il est totalement dans ce schéma-là parce que chez lui, les familles sont toutes dysfonctionnelles, alors forcément, ça fait aspirer à un petit rêve modeste comme ça.

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