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 Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00)

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Costa
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Message (#) Sujet: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Mar 19 Mai - 10:02:38

@louis

Costa, il est affalé sur la terrasse avec son nouveau pote le chat à scroller les dernières actus des autres. C'est quand même pitoyable de devoir se tenir au courant de ce qu'il se passe dans sa propre maison de cette manière, en checkant les photos, vidéos, commentaires et autres conversations sans substance postés par tout les monde. Mais parfois, quand il a vraiment trop la flemme pour réellement s'intéresser à ce qu'il se passe autour de lui, et ça arrive plus souvent qu'on ne pourrait l'imaginer vu sa nature sociable, il se contente de la version résumée et prémâchée sur sa tablette. De toute façon, c'est pas comme s'ils avaient autre chose à poster que la vérité toute nue de leurs activités de plus en plus routinières. Il a l'impression qu'ils ont un peu atteint l'étape de la stagnation, pour l'instant. Il y a d'abord eu une phase de découverte, de créativité intense, d'excitation collective, d'attrait de la nouveauté, qui les faisait tester tout et n'importe quoi. Puis là, depuis quelques jours, c'est la descente vers la routine, vers l'appréhension plus directe de leur petite condition d'enfermés. Il voit bien que certains tournent un peu en rond, en dehors de leurs petits moments entre eux. Il n'y a pas assez de drama cette saison pour réellement occuper leur temps. Et comme le bon petit mec de télé-réalité qu'il est, dès qu'il capte une once de potin sur son écran, il l'éteint pour sauter sur ses pieds. Il rejoint le bar tranquillement et y découvre Louis sans surprise. « Je savais que tu serais là à boire tout seul » il lâche avec son smile de relou en s'approchant et en se chopant un verre par-dessus le bar pour se servir un verre de la bouteille que Loulou a ouverte. « Je t'ai pisté » il précise en désignant du menton sa trusty tablette. ça l'a fait marrer son petit commentaire. Quand il lui a raconté ses petits exploits la semaine dernière, il s'imaginait pas que ça deviendrait un tel sujet de débat. Même Maci, elle a pas l'air de comprendre ce qui se passe et ce qui leur arrive à tous les deux, ni pourquoi se donne le droit d'en parler à leur place. Costa, il a pas trop envie d'en parler encore et encore, donc il se contente de lorgner vers son pote. « Bon, on boit à quoi ? » Aux rageux ? Aux effets dramatiques de l'alcool ? Et au soleil qui revient et, avec lui, les bikinis ?

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Mer 20 Mai - 12:41:52

Louis il a fini son prime en enfilant clopes sur clopes. Ça l’avait aidé à décompresser de la tension de fin. Quelque part ça l’emmerdait que Natéo soit parti, lui il aurait bien aimé régler ses comptes et en profiter pour décharger toutes les énergies qu’il accumulait depuis trois semaines. L’enfermement c’était son soucis numéro un avant même d’entrer dans ce chalet, la prod’ avait direct cerné le personnage en l’interrogeant à ce sujet lors de son casting. Louis il avait besoin d’être actif pour se canaliser et éviter l’explosion. Les semaines passant il lui devenait de plus en plus difficile de trouver des soupapes de sécurité, de quoi le rendre plutôt fier de ne pas avoir succombé à une pétarade trop facile la veille. A défaut d’avoir réellement ouvert sa gueule en direct il avait laissé une petite dédicace en ligne concernant tout ce joyeux bordel dont il avait été la cible vivante toute la soirée. La vérité c’est que ça l’a vraiment gonflé, il est vanné car pas encore tout à fait redescendu. Le français c’est un putain de rancunier et même quand l’origine du drame ne concerne personne en particulier ça ne l’empêche pas de faire sa tête de con. Il s’est installé là tout seul, son verre de vin et sa clope coincée entre ses doigts comme s’il s’offrait un verre en terrasse en plein Paris. L’air de rien ça lui manquait. Lui il s’en carre des règles de bienséance à l’anglaise, il s’est allumé son bâtonnet qu’il cendre dans un verre à shot sans se déranger du confort des autres. Tout ce qui l’a préoccupé c’est l’alarme à incendie dont il s’est éloigné, ouvrant grand la fenêtre pour éviter toute alerte. Ce n’est pas l’odeur du tabac qui a ramené la trogne de Cos jusqu’à lui mais plutôt celle du vin. L’italien il débarque en plein milieu d’une réflexion intense, son âme étant à deux doigts de se faire la malle. Heureusement que son pote est là pour le ramener sur terre avec cette histoire d’alcoolisme passif. « 5 euros et t’en parles pas à William. » Le français il soudoie avec les moyens du bord pour pas se taper les remontrances du patron sur sa fumette clandestine, pour sûr qu’il doit pouvoir trouver un billet de cinq dans la poche d’un de ses fut’. « Grillé. »  Accoudé au comptoir avec sa clope en lévitation, il suit Cos dans ses gestes jusqu’à ce qu’il s’installe devant lui. Louis ça lui arrache un petit sourire qu’il vienne se caler, c’est typiquement le genre à qui il aurait proposé une terrasse justement. Cos c’était une rencontre assez marquante pour trinquer en leur honneur. « A nous. » Il tire longuement sur sa dernière taffe, écrasant son mégot dans l’étroitesse du petit verre. « Et notre future folie. » il expulse, évitant de souffler dans la gueule de Cos. C'était évident qu'une fois passée la phase d'excitation et de découverte ils finiraient par tourner comme des lions en cage déconnectés de toute réalité. Faisant tinter le cristallin de leurs verres, il laisse couler un nouveau filet de rouge.  « Ca doit être un sacré bordel dehors. » Toute cette agitation twitter pendant le prime ça l'avait fait réfléchir sur ce qui se passait au-delà de leur perception. Il avait peut-être un peu sous-estimé l'impact social que ça aurait sur eux cette participation. « T'as déjà pensé à comment t'allais gérer les ravages que tu vas faire en sortant d'ici ? » Cos il est déjà connu chez eux pour avoir son petit harem, le type inaccessible et protecteur ça fait mouiller les meufs. Ajoutez à ça l'embobine à l'italienne et c'est un full monty le gars. « T'es déjà le nouveau mec à marier avec tes vingt-neufs balais. » Il raille, s'amusant déjà des potentiels appels à l'aide de Cos. « Tu pourras venir souffler à la maiz t'inquiète les frères c'est fait pour ça. » Il charrie un peu mais qu'il ne s'inquiète pas, Louis lui ouvrira les portes de son petit paradis pour se remettre de sa vie trépidante.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Jeu 21 Mai - 17:04:04

Loulou il est là, tout seul, avec sa clope de rebelle à l'intérieur et son verre, à probablement refaire le monde coincé dans son propre crâne. ça le fait sourire, Costa et il s'installe avec lui en prenant totalement ses aises. C'est ça qu'il a direct aimé avec Louis, c'est naturel. Easy. Ni l'un, ni l'autre, ils se font chier avec les conventions entre inconnus. Dès le début, il a eu l'impression d'être entre potes. « ça vaut pas cher l'élimination » il note. Comme s'il allait balancer sa petite sauterie perso et sa clope. Costa, il a pour principe de pas balancer, de toute façon. Jamais. Même pour les choses les plus insignifiantes. C'est typiquement une dynamique de quartier. D'abord, parce qu'il y a une solidarité tacite, un truc construit par la massa grouillante pour s'opposer au monde, il y a ce côté honneur, droiture, dans le fait de ne pas dénoncer, de supporter le truc soi-même, en famille, sans avoir besoin de passer par une justice extérieure qui n'en a souvent rien à branler. Et puis au milieu même de ce microcosme soudé, il y a leurs propres embrouilles : on ne dénonce pas, parce que sinon, il faut être prêt à en subir les conséquences. Ici, il n'y a aucune conséquence. Juste la même petite dynamique de groupe qu'il y a dans les banlieues fermées au reste du monde. « Au premier qui pétera un câble » il scelle leur toast dans un tintement de verre. Costa, il commence un peu à tourner en rond, lui qui est intenable, dans la vie de tous les jours, lui qui est en permanence dehors, entouré, à lancer tout un tas de plans, d'enroules, lui qui est toujours en soirée, de sortie, à se trouver de nouveaux potes quand les siens sont déjà occupés. « Tu tiens le coup ? » il glisse à Louis, qui sort un peu du même moule que lui à ce niveau et qui doit aussi commencer à sérieusemen se faire chier. Costa, il compense beaucoup avec le sport, qu'il pratique tous les jours, sous toutes les formes possibles : la boxe avec Mica, la course avec Lejla, le foot avec Santo, le patin tout seul, en général. ça lui permet d'évacuer, de pas trop réfléchir, de zapper un peu tout ce qui peut se passer autour de lui et loin de leur petite bulle. « Bien content que ma mère ne parle pas un mot d'anglais et qu'elle puisse pas lire tout ce qui doit se dire sur internet. » Il ne peut qu'imaginer tous les commentaires qui sont faits sur chacun d'eux. Ils en ont des petits aperçus pendant les primes, via Gossip TD, ou lorsque l'un ou l'autre compte s'amuse à troller leurs RS persos. Costa, de manière générale, il s'en fout un peu de ce qui se dit à son sujet, mais parfois, quand on le pique sur des trucs bien spécifiques lui-même ne s'explique pas forcément, y'a son tempérament impulsif qui remonte et qui peut le rendre infect. Par contre, sa famille, il sait qu'elle peut être touchée par les commentaires. Il a aucun doute sur le fait que Giu censure pas mal de choses. Même si, dans le fond, ils ont vu pire avec lui. « T'as déjà eu des nouvelles de ta famille ou de tes potes ? » Pas mal de proches commencent à se manifester auprès des uns et des autres. Il n'attend pas trop de la part de son entourage le même genre d'attention, parce qu'ils savent tous que ça le distrairait. Pas ses potes, mais ses vrais proches, sa famille, ses meilleurs amis. Il se marre en l'écoutant raconter ses conneries, Loulou. Ils vont jamais la fermer avec ça. ça le dérange pas cette étiquette de gros chineur qu'il se tape mais dans le fond, il sait bien que c'est archi biaisé, parce que dans le cast, ils ont vite perdu une partie de l'effectif masculin et dans ceux qui restent, il y a Carl qui ne voit que Rosamie, Louis qu'on associe directement à Cami, Ashley qui est d'une autre génération que la plupart des candidates. Donc sa popularité, elle est sans doute plus due au manque de choix côté mecs. « Tu sais que j'ai vécu déjà vingt-neuf ans hors d'ici quand même, j'ai l'habitude » il plaisante avec son petit sourire de merdeux. « Des italiens il y en a des millions, à la prochaine série netflix ils m'oublieront. » Il hausse les épaules en buvant une gorgée de son verre. L'attention est focalisée sur lui et son soi-disant tableau de chasse, là, maintenant, parce qu'il est un peu le joujou idéal à l'instant T mais des têtes plébiscitées, il y en a et il y en aura toujours plein. « De toute façon, y'a que ceux qui pourront piger mon histoire qui comptent, à l'extérieur, la fame pour la fame, ça ne m'intéresse pas. » Costa, il veut être reconnu plus que simplement connu. Il a ce côté arrogant qui l'oblige à toujours vouloir grimper, mais c'est ce même ego qui fait qu'il deviendrait dingue à percer sans rien derrière. « N'oublie que c'était toi le MVP à la base, tu seras peut-être pas si tranquille chez toi » il sourit en lui rappelant que semaine un, c'était lui qui était sur toutes les lèvres, lui le mec mignon, lui le petit prince. Puis le monde a dû piger que c'était mort de se créer une petite place dans son cœur alors ils se sont rabattus sur le deuxième choix. « A force, on oublie qu'il y a un monde, derrière tout ça » il pense tout haut en suivant le fil de ses pensées, entre le bordel, le retour à la vie normale, les projets. ça lui plait bien l'idée d'aller visiter la maison de Loulou, voir un peu d'où il vient, découvrir son sud à lui. La Corse, c'est pas si loin de Naples. « Un peu comme quand tu changes de pays, tu débarques dans une vie qui a déjà commencé et quand tu reviens chez toi, le monde il a continué de tourner sans toi. » C'était une sensation archi bizarre qui le faisait un peu flipper. Quand il a débarqué à Londres, il a dû forcer pour se faire sa place, s'intégrer dans des groupes de potes déjà construits, devenir une vraie partie d'un écosystème déjà bien établi. Et quand il pense à Naples, il peut pas s'empêcher de se dire que la vie, elle a continué sans lui pendant cinq ans. Ses potes, sa famille, ils ont pas arrêté de grandir, d'évoluer, parce qu'il était plus là. Rien que pour ça, ça matrixe son désir d'y retourner, juste pour voir. Il a pas la moindre idée de l'état dans lequel il va retrouver le foutoir qu'il a laissé. « La Corse c'est un plan pour toujours ? Ou tu prévois de bouger ? » Il a son business là-bas, mais l'un comme l'autre ils ont prouvé qu'ils pouvaient très bien tout plaquer pour recommencer ailleurs.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Hier à 0:52:42

« Problème de pauvre. » il n’avait pas les moyens de soudoyer Cos, ses finances n’étant pas à la hauteur de sa valeur réelle. Si la prod avait tapé sur les doigts de Carl pour une histoire de boîte aux lettres il était probable qu’ils viennent lui rappeler les règles de base de la bienséance en communauté mais ça ne l’inquiétait pas le moins du monde. Il avait le droit à son petit kiff lui aussi après la soirée de merde qu’il avait passé la veille. Le poids de l’enfermement commençait à se faire sentir au commencement de cette quatrième semaine et les temps devenaient difficiles pour les plus actifs d’entre eux. Cos et Louis ils étaient logés à la même enseigne là-dessus. Il hoche de la tête, trinquant à l’implosion qui les guette. L’inquiétude de l’italien ça résonne comme celle d’un pote qui prend la température et ça le touche le français, c’était principalement à ça que leur lien se différenciait des autres. Il n’y avait pas ce sous-entendu du jeu à chaque conversation, c’était honnête et sans prise de tête. « Le prime d’hier c’était ma limite. Plus les semaines avancent plus je sens que ça peut vriller au moindre truc. » Et par truc il veut bien entendu parler de contrariété, parce que c’est de ça dont il s’agit. Il suffit d’un détail l'irritant pour qu’il monte dans les tours illico. La veille il avait bien cru qu’il allait péter un plomb contre Natéo heureusement Cami avait cet instinct d’arrêter le feu avant qu’il ne se déclare. Si certains avaient considéré son intervention comme une attaque lui il avait bien capté qu’elle l’avait devancé mais avec diplomatie. Ce genre de technique ça ne fonctionnait pas tout le temps mais ça avait eu le mérite de lui rappeler qu’il fallait qu’il se tienne un peu mieux pour assurer sa survie dans le jeu. Louis pour se canaliser il lui fallait un défouloir et il galérait à s’y atteler avec efficacité ici. Le manque d’exploration ça le rendait dingue, il se sentait enfermé malgré l'espace qu'on leur laissait. « Et toi ça va ? » Cos il ne manquait pas de caractère non plus mais il avait une meilleure prise de son self-control, on sentait l’expérience derrière ses trois années supplémentaires. « Ca doit être bien crade. » Les réseaux leur prouvaient que chacun s'était fait étiqueter à l’extérieur, du pain béni pour les netizens qui s’en donnaient à cœur joie. Sur leurs tablettes ils n’avaient accès qu’à la surface émergée de l’iceberg, tout ce que leurs proches pouvaient lire en supplément devait dégueuler d'irrespect à leur égard. Louis il n’avait même pas songé à ce détail avant que Cos ne le mentionne, opérant un parallèle pour se rassurer. « T’imagines le temps que ça lui prendrait de tous leur répondre. » il laisse couler avec un petit sourire. La mère de Cos il l’imagine bien dans le cliché de la mama italienne prête à foutre une torgnolle au premier qui ose la défier ou s’attaquer à sa progéniture. Ca le faisait marrer d’imaginer une adaptation sur les réseaux. « Non personne. Ca me ferait plaisir mais j’y accorde pas trop d’importance, je sais qu’ils m’attendent dehors. » Louis il les avait briefé, il était trop joueur pour risquer de voir un indice filtrer car c'était quelque chose dont ils étaient parfaitement capables en pensant bien faire malgré la production veillant au grain. « Si tu devais avoir des nouvelles d’une seule personne tu choisirais ta sœur ? » Il demande, portant son verre à ses lèvres. Le napolitain il avait l’air super proche d'elle, c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas comprendre lui mais qui collait bien avec le personnage qu’il avait en face de lui. Le personnage de Cos c’est aussi celui du grand ténébreux dont on lui a collé l’étiquette sans lui demander son avis. Il se marre en le projetant à l’extérieur de leur cocon déconnecté. « Tu dois être ingérable. » Il l’imagine bien enrouler n’importe quelle nana avec ses airs d’inaccessible et ses mots bien placés, brisant des cœurs sur une sérénade italienne. « Mais t’es pas du genre à entretenir ta réputation dans des carrés VIP de boîtes de beaufs toi ? » Il s’étonne dans une petite provocation, sortant un second bâton de cancer de son paquet bien entamé. L’avis de l’italien il est bien tranché sur la question de l'après et il est trop terre-à-terre pour se laisser embarquer dans ces conneries. Les napolitains c’est assez clair qu’ils sont venus ici en songeant principalement à leur après. « Tu penses que le jugement sera négatif ? » il demande en allumant son cylindre coincé entre ses lèvres. L’opinion public il était imprévisible pour eux, cibles vivantes sans fenêtres de tir. Impossible de prédire ce qu’il en serait du sort qu'on leur réservait, dans l'époque dans laquelle ils vivaient même une histoire glauque pouvait attirer de la sympathie. Louis il ricane parce que ça lui avait traversé l’esprit de jouer sur son côté mec dans la tranche d’âge exploitable, dispo et sympa pour gagner du poids dans la compétition. La longévité dans un jeu de popularité ça se jouait énormément sur la séduction, prétendre l'inverse serait hypocrite. « Stratégiquement au début j’ai hésité à passer mon lien avec Cami sous silence. Je savais que ça me ferait chuter de mon piédestal d’entrée de jeu. Sinon crois-moi je m'en serais donné à coeur-joie.» il lâche avec son sourire de petit con. Il ne s’y était pas trompé, si l’annonce de sa popularité en première semaine avait été belle il avait vite disparu du tableau la semaine suivante. Louis il avait laissé tomber cette stratégie de l’omission que Costa connaissait bien car il était incapable d’ignorer l’israélienne. « On se rend pas compte de l’extérieur à quel point c’est phasant de s’isoler du monde. On vit dans un microsystème où tout prend le triple des proportions habituelles. » il analyse à voix haute, expirant une taffe le regard un peu lointain avant que Cos ne le ramène à leurs réalités. Il acquiesce à ses propos, se projetant dans ce qu’il raconte dans une moindre mesure. Son histoire c’est évident qu’elle est lourde et Louis au-delà de vouloir péter un secret en ce qui le concerne il est surtout curieux de comprendre ce qui anime son pote. « T’as peur qu’ils aient avancé plus vite que ce que tu imagines ? » il demande, le regard posé dans le sien. Il se demandait comment il abordait son retour dans sa ville natale au vu du bordel que semblait avoir été leur départ. Les réseaux ça offrait un bel angle de vue mais ils savaient tous que cette image était biaisée, tout comme un coup de téléphone où on ne fait part que de l'essentiel pour magnifier le tableau. Pour Louis aussi l’après c’était un peu foutoir l’air de rien, surtout concernant sa projection plus lointaine de son avenir sur l’île. « C’était un plan sur trois ans. » une utopie avec une logique qui lui était propre et qui ne faisait peut-être pas sens aux yeux des autres mais dans laquelle il plaçait toute son obstination. « Si ça fonctionne j’aimerais construire une petite franchise et m’installer ailleurs. » Ça c’était les grandes lignes. Si ça ne fonctionnait pas en revanche il était bon pour improviser. « Mais je ne sais plus. Ce plan à la base je ne l’ai pas fait tout seul. J’ai pas encore eu le temps de le réviser. » un peu éteint à ce sujet il a un léger mouvement d'épaules, cendrant dans le verre à shot trônant devant lui. Malgré tout le temps de réflexion que lui offrait ce huis clos c’était indéniablement encore plus le bordel qu’avant de ce côté-là.

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