Partagez
 

 Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00)

Aller en bas 
AuteurMessage
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Mar 19 Mai - 10:02

@louis

Costa, il est affalé sur la terrasse avec son nouveau pote le chat à scroller les dernières actus des autres. C'est quand même pitoyable de devoir se tenir au courant de ce qu'il se passe dans sa propre maison de cette manière, en checkant les photos, vidéos, commentaires et autres conversations sans substance postés par tout les monde. Mais parfois, quand il a vraiment trop la flemme pour réellement s'intéresser à ce qu'il se passe autour de lui, et ça arrive plus souvent qu'on ne pourrait l'imaginer vu sa nature sociable, il se contente de la version résumée et prémâchée sur sa tablette. De toute façon, c'est pas comme s'ils avaient autre chose à poster que la vérité toute nue de leurs activités de plus en plus routinières. Il a l'impression qu'ils ont un peu atteint l'étape de la stagnation, pour l'instant. Il y a d'abord eu une phase de découverte, de créativité intense, d'excitation collective, d'attrait de la nouveauté, qui les faisait tester tout et n'importe quoi. Puis là, depuis quelques jours, c'est la descente vers la routine, vers l'appréhension plus directe de leur petite condition d'enfermés. Il voit bien que certains tournent un peu en rond, en dehors de leurs petits moments entre eux. Il n'y a pas assez de drama cette saison pour réellement occuper leur temps. Et comme le bon petit mec de télé-réalité qu'il est, dès qu'il capte une once de potin sur son écran, il l'éteint pour sauter sur ses pieds. Il rejoint le bar tranquillement et y découvre Louis sans surprise. « Je savais que tu serais là à boire tout seul » il lâche avec son smile de relou en s'approchant et en se chopant un verre par-dessus le bar pour se servir un verre de la bouteille que Loulou a ouverte. « Je t'ai pisté » il précise en désignant du menton sa trusty tablette. ça l'a fait marrer son petit commentaire. Quand il lui a raconté ses petits exploits la semaine dernière, il s'imaginait pas que ça deviendrait un tel sujet de débat. Même Maci, elle a pas l'air de comprendre ce qui se passe et ce qui leur arrive à tous les deux, ni pourquoi se donne le droit d'en parler à leur place. Costa, il a pas trop envie d'en parler encore et encore, donc il se contente de lorgner vers son pote. « Bon, on boit à quoi ? » Aux rageux ? Aux effets dramatiques de l'alcool ? Et au soleil qui revient et, avec lui, les bikinis ?

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Mer 20 Mai - 12:41

Louis il a fini son prime en enfilant clopes sur clopes. Ça l’avait aidé à décompresser de la tension de fin. Quelque part ça l’emmerdait que Natéo soit parti, lui il aurait bien aimé régler ses comptes et en profiter pour décharger toutes les énergies qu’il accumulait depuis trois semaines. L’enfermement c’était son soucis numéro un avant même d’entrer dans ce chalet, la prod’ avait direct cerné le personnage en l’interrogeant à ce sujet lors de son casting. Louis il avait besoin d’être actif pour se canaliser et éviter l’explosion. Les semaines passant il lui devenait de plus en plus difficile de trouver des soupapes de sécurité, de quoi le rendre plutôt fier de ne pas avoir succombé à une pétarade trop facile la veille. A défaut d’avoir réellement ouvert sa gueule en direct il avait laissé une petite dédicace en ligne concernant tout ce joyeux bordel dont il avait été la cible vivante toute la soirée. La vérité c’est que ça l’a vraiment gonflé, il est vanné car pas encore tout à fait redescendu. Le français c’est un putain de rancunier et même quand l’origine du drame ne concerne personne en particulier ça ne l’empêche pas de faire sa tête de con. Il s’est installé là tout seul, son verre de vin et sa clope coincée entre ses doigts comme s’il s’offrait un verre en terrasse en plein Paris. L’air de rien ça lui manquait. Lui il s’en carre des règles de bienséance à l’anglaise, il s’est allumé son bâtonnet qu’il cendre dans un verre à shot sans se déranger du confort des autres. Tout ce qui l’a préoccupé c’est l’alarme à incendie dont il s’est éloigné, ouvrant grand la fenêtre pour éviter toute alerte. Ce n’est pas l’odeur du tabac qui a ramené la trogne de Cos jusqu’à lui mais plutôt celle du vin. L’italien il débarque en plein milieu d’une réflexion intense, son âme étant à deux doigts de se faire la malle. Heureusement que son pote est là pour le ramener sur terre avec cette histoire d’alcoolisme passif. « 5 euros et t’en parles pas à William. » Le français il soudoie avec les moyens du bord pour pas se taper les remontrances du patron sur sa fumette clandestine, pour sûr qu’il doit pouvoir trouver un billet de cinq dans la poche d’un de ses fut’. « Grillé. »  Accoudé au comptoir avec sa clope en lévitation, il suit Cos dans ses gestes jusqu’à ce qu’il s’installe devant lui. Louis ça lui arrache un petit sourire qu’il vienne se caler, c’est typiquement le genre à qui il aurait proposé une terrasse justement. Cos c’était une rencontre assez marquante pour trinquer en leur honneur. « A nous. » Il tire longuement sur sa dernière taffe, écrasant son mégot dans l’étroitesse du petit verre. « Et notre future folie. » il expulse, évitant de souffler dans la gueule de Cos. C'était évident qu'une fois passée la phase d'excitation et de découverte ils finiraient par tourner comme des lions en cage déconnectés de toute réalité. Faisant tinter le cristallin de leurs verres, il laisse couler un nouveau filet de rouge.  « Ca doit être un sacré bordel dehors. » Toute cette agitation twitter pendant le prime ça l'avait fait réfléchir sur ce qui se passait au-delà de leur perception. Il avait peut-être un peu sous-estimé l'impact social que ça aurait sur eux cette participation. « T'as déjà pensé à comment t'allais gérer les ravages que tu vas faire en sortant d'ici ? » Cos il est déjà connu chez eux pour avoir son petit harem, le type inaccessible et protecteur ça fait mouiller les meufs. Ajoutez à ça l'embobine à l'italienne et c'est un full monty le gars. « T'es déjà le nouveau mec à marier avec tes vingt-neufs balais. » Il raille, s'amusant déjà des potentiels appels à l'aide de Cos. « Tu pourras venir souffler à la maiz t'inquiète les frères c'est fait pour ça. » Il charrie un peu mais qu'il ne s'inquiète pas, Louis lui ouvrira les portes de son petit paradis pour se remettre de sa vie trépidante.

_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Jeu 21 Mai - 17:04

Loulou il est là, tout seul, avec sa clope de rebelle à l'intérieur et son verre, à probablement refaire le monde coincé dans son propre crâne. ça le fait sourire, Costa et il s'installe avec lui en prenant totalement ses aises. C'est ça qu'il a direct aimé avec Louis, c'est naturel. Easy. Ni l'un, ni l'autre, ils se font chier avec les conventions entre inconnus. Dès le début, il a eu l'impression d'être entre potes. « ça vaut pas cher l'élimination » il note. Comme s'il allait balancer sa petite sauterie perso et sa clope. Costa, il a pour principe de pas balancer, de toute façon. Jamais. Même pour les choses les plus insignifiantes. C'est typiquement une dynamique de quartier. D'abord, parce qu'il y a une solidarité tacite, un truc construit par la massa grouillante pour s'opposer au monde, il y a ce côté honneur, droiture, dans le fait de ne pas dénoncer, de supporter le truc soi-même, en famille, sans avoir besoin de passer par une justice extérieure qui n'en a souvent rien à branler. Et puis au milieu même de ce microcosme soudé, il y a leurs propres embrouilles : on ne dénonce pas, parce que sinon, il faut être prêt à en subir les conséquences. Ici, il n'y a aucune conséquence. Juste la même petite dynamique de groupe qu'il y a dans les banlieues fermées au reste du monde. « Au premier qui pétera un câble » il scelle leur toast dans un tintement de verre. Costa, il commence un peu à tourner en rond, lui qui est intenable, dans la vie de tous les jours, lui qui est en permanence dehors, entouré, à lancer tout un tas de plans, d'enroules, lui qui est toujours en soirée, de sortie, à se trouver de nouveaux potes quand les siens sont déjà occupés. « Tu tiens le coup ? » il glisse à Louis, qui sort un peu du même moule que lui à ce niveau et qui doit aussi commencer à sérieusemen se faire chier. Costa, il compense beaucoup avec le sport, qu'il pratique tous les jours, sous toutes les formes possibles : la boxe avec Mica, la course avec Lejla, le foot avec Santo, le patin tout seul, en général. ça lui permet d'évacuer, de pas trop réfléchir, de zapper un peu tout ce qui peut se passer autour de lui et loin de leur petite bulle. « Bien content que ma mère ne parle pas un mot d'anglais et qu'elle puisse pas lire tout ce qui doit se dire sur internet. » Il ne peut qu'imaginer tous les commentaires qui sont faits sur chacun d'eux. Ils en ont des petits aperçus pendant les primes, via Gossip TD, ou lorsque l'un ou l'autre compte s'amuse à troller leurs RS persos. Costa, de manière générale, il s'en fout un peu de ce qui se dit à son sujet, mais parfois, quand on le pique sur des trucs bien spécifiques lui-même ne s'explique pas forcément, y'a son tempérament impulsif qui remonte et qui peut le rendre infect. Par contre, sa famille, il sait qu'elle peut être touchée par les commentaires. Il a aucun doute sur le fait que Giu censure pas mal de choses. Même si, dans le fond, ils ont vu pire avec lui. « T'as déjà eu des nouvelles de ta famille ou de tes potes ? » Pas mal de proches commencent à se manifester auprès des uns et des autres. Il n'attend pas trop de la part de son entourage le même genre d'attention, parce qu'ils savent tous que ça le distrairait. Pas ses potes, mais ses vrais proches, sa famille, ses meilleurs amis. Il se marre en l'écoutant raconter ses conneries, Loulou. Ils vont jamais la fermer avec ça. ça le dérange pas cette étiquette de gros chineur qu'il se tape mais dans le fond, il sait bien que c'est archi biaisé, parce que dans le cast, ils ont vite perdu une partie de l'effectif masculin et dans ceux qui restent, il y a Carl qui ne voit que Rosamie, Louis qu'on associe directement à Cami, Ashley qui est d'une autre génération que la plupart des candidates. Donc sa popularité, elle est sans doute plus due au manque de choix côté mecs. « Tu sais que j'ai vécu déjà vingt-neuf ans hors d'ici quand même, j'ai l'habitude » il plaisante avec son petit sourire de merdeux. « Des italiens il y en a des millions, à la prochaine série netflix ils m'oublieront. » Il hausse les épaules en buvant une gorgée de son verre. L'attention est focalisée sur lui et son soi-disant tableau de chasse, là, maintenant, parce qu'il est un peu le joujou idéal à l'instant T mais des têtes plébiscitées, il y en a et il y en aura toujours plein. « De toute façon, y'a que ceux qui pourront piger mon histoire qui comptent, à l'extérieur, la fame pour la fame, ça ne m'intéresse pas. » Costa, il veut être reconnu plus que simplement connu. Il a ce côté arrogant qui l'oblige à toujours vouloir grimper, mais c'est ce même ego qui fait qu'il deviendrait dingue à percer sans rien derrière. « N'oublie que c'était toi le MVP à la base, tu seras peut-être pas si tranquille chez toi » il sourit en lui rappelant que semaine un, c'était lui qui était sur toutes les lèvres, lui le mec mignon, lui le petit prince. Puis le monde a dû piger que c'était mort de se créer une petite place dans son cœur alors ils se sont rabattus sur le deuxième choix. « A force, on oublie qu'il y a un monde, derrière tout ça » il pense tout haut en suivant le fil de ses pensées, entre le bordel, le retour à la vie normale, les projets. ça lui plait bien l'idée d'aller visiter la maison de Loulou, voir un peu d'où il vient, découvrir son sud à lui. La Corse, c'est pas si loin de Naples. « Un peu comme quand tu changes de pays, tu débarques dans une vie qui a déjà commencé et quand tu reviens chez toi, le monde il a continué de tourner sans toi. » C'était une sensation archi bizarre qui le faisait un peu flipper. Quand il a débarqué à Londres, il a dû forcer pour se faire sa place, s'intégrer dans des groupes de potes déjà construits, devenir une vraie partie d'un écosystème déjà bien établi. Et quand il pense à Naples, il peut pas s'empêcher de se dire que la vie, elle a continué sans lui pendant cinq ans. Ses potes, sa famille, ils ont pas arrêté de grandir, d'évoluer, parce qu'il était plus là. Rien que pour ça, ça matrixe son désir d'y retourner, juste pour voir. Il a pas la moindre idée de l'état dans lequel il va retrouver le foutoir qu'il a laissé. « La Corse c'est un plan pour toujours ? Ou tu prévois de bouger ? » Il a son business là-bas, mais l'un comme l'autre ils ont prouvé qu'ils pouvaient très bien tout plaquer pour recommencer ailleurs.

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Dim 24 Mai - 0:52

« Problème de pauvre. » il n’avait pas les moyens de soudoyer Cos, ses finances n’étant pas à la hauteur de sa valeur réelle. Si la prod avait tapé sur les doigts de Carl pour une histoire de boîte aux lettres il était probable qu’ils viennent lui rappeler les règles de base de la bienséance en communauté mais ça ne l’inquiétait pas le moins du monde. Il avait le droit à son petit kiff lui aussi après la soirée de merde qu’il avait passé la veille. Le poids de l’enfermement commençait à se faire sentir au commencement de cette quatrième semaine et les temps devenaient difficiles pour les plus actifs d’entre eux. Cos et Louis ils étaient logés à la même enseigne là-dessus. Il hoche de la tête, trinquant à l’implosion qui les guette. L’inquiétude de l’italien ça résonne comme celle d’un pote qui prend la température et ça le touche le français, c’était principalement à ça que leur lien se différenciait des autres. Il n’y avait pas ce sous-entendu du jeu à chaque conversation, c’était honnête et sans prise de tête. « Le prime d’hier c’était ma limite. Plus les semaines avancent plus je sens que ça peut vriller au moindre truc. » Et par truc il veut bien entendu parler de contrariété, parce que c’est de ça dont il s’agit. Il suffit d’un détail l'irritant pour qu’il monte dans les tours illico. La veille il avait bien cru qu’il allait péter un plomb contre Natéo heureusement Cami avait cet instinct d’arrêter le feu avant qu’il ne se déclare. Si certains avaient considéré son intervention comme une attaque lui il avait bien capté qu’elle l’avait devancé mais avec diplomatie. Ce genre de technique ça ne fonctionnait pas tout le temps mais ça avait eu le mérite de lui rappeler qu’il fallait qu’il se tienne un peu mieux pour assurer sa survie dans le jeu. Louis pour se canaliser il lui fallait un défouloir et il galérait à s’y atteler avec efficacité ici. Le manque d’exploration ça le rendait dingue, il se sentait enfermé malgré l'espace qu'on leur laissait. « Et toi ça va ? » Cos il ne manquait pas de caractère non plus mais il avait une meilleure prise de son self-control, on sentait l’expérience derrière ses trois années supplémentaires. « Ca doit être bien crade. » Les réseaux leur prouvaient que chacun s'était fait étiqueter à l’extérieur, du pain béni pour les netizens qui s’en donnaient à cœur joie. Sur leurs tablettes ils n’avaient accès qu’à la surface émergée de l’iceberg, tout ce que leurs proches pouvaient lire en supplément devait dégueuler d'irrespect à leur égard. Louis il n’avait même pas songé à ce détail avant que Cos ne le mentionne, opérant un parallèle pour se rassurer. « T’imagines le temps que ça lui prendrait de tous leur répondre. » il laisse couler avec un petit sourire. La mère de Cos il l’imagine bien dans le cliché de la mama italienne prête à foutre une torgnolle au premier qui ose la défier ou s’attaquer à sa progéniture. Ca le faisait marrer d’imaginer une adaptation sur les réseaux. « Non personne. Ca me ferait plaisir mais j’y accorde pas trop d’importance, je sais qu’ils m’attendent dehors. » Louis il les avait briefé, il était trop joueur pour risquer de voir un indice filtrer car c'était quelque chose dont ils étaient parfaitement capables en pensant bien faire malgré la production veillant au grain. « Si tu devais avoir des nouvelles d’une seule personne tu choisirais ta sœur ? » Il demande, portant son verre à ses lèvres. Le napolitain il avait l’air super proche d'elle, c’était quelque chose qu’il ne pouvait pas comprendre lui mais qui collait bien avec le personnage qu’il avait en face de lui. Le personnage de Cos c’est aussi celui du grand ténébreux dont on lui a collé l’étiquette sans lui demander son avis. Il se marre en le projetant à l’extérieur de leur cocon déconnecté. « Tu dois être ingérable. » Il l’imagine bien enrouler n’importe quelle nana avec ses airs d’inaccessible et ses mots bien placés, brisant des cœurs sur une sérénade italienne. « Mais t’es pas du genre à entretenir ta réputation dans des carrés VIP de boîtes de beaufs toi ? » Il s’étonne dans une petite provocation, sortant un second bâton de cancer de son paquet bien entamé. L’avis de l’italien il est bien tranché sur la question de l'après et il est trop terre-à-terre pour se laisser embarquer dans ces conneries. Les napolitains c’est assez clair qu’ils sont venus ici en songeant principalement à leur après. « Tu penses que le jugement sera négatif ? » il demande en allumant son cylindre coincé entre ses lèvres. L’opinion public il était imprévisible pour eux, cibles vivantes sans fenêtres de tir. Impossible de prédire ce qu’il en serait du sort qu'on leur réservait, dans l'époque dans laquelle ils vivaient même une histoire glauque pouvait attirer de la sympathie. Louis il ricane parce que ça lui avait traversé l’esprit de jouer sur son côté mec dans la tranche d’âge exploitable, dispo et sympa pour gagner du poids dans la compétition. La longévité dans un jeu de popularité ça se jouait énormément sur la séduction, prétendre l'inverse serait hypocrite. « Stratégiquement au début j’ai hésité à passer mon lien avec Cami sous silence. Je savais que ça me ferait chuter de mon piédestal d’entrée de jeu. Sinon crois-moi je m'en serais donné à coeur-joie.» il lâche avec son sourire de petit con. Il ne s’y était pas trompé, si l’annonce de sa popularité en première semaine avait été belle il avait vite disparu du tableau la semaine suivante. Louis il avait laissé tomber cette stratégie de l’omission que Costa connaissait bien car il était incapable d’ignorer l’israélienne. « On se rend pas compte de l’extérieur à quel point c’est phasant de s’isoler du monde. On vit dans un microsystème où tout prend le triple des proportions habituelles. » il analyse à voix haute, expirant une taffe le regard un peu lointain avant que Cos ne le ramène à leurs réalités. Il acquiesce à ses propos, se projetant dans ce qu’il raconte dans une moindre mesure. Son histoire c’est évident qu’elle est lourde et Louis au-delà de vouloir péter un secret en ce qui le concerne il est surtout curieux de comprendre ce qui anime son pote. « T’as peur qu’ils aient avancé plus vite que ce que tu imagines ? » il demande, le regard posé dans le sien. Il se demandait comment il abordait son retour dans sa ville natale au vu du bordel que semblait avoir été leur départ. Les réseaux ça offrait un bel angle de vue mais ils savaient tous que cette image était biaisée, tout comme un coup de téléphone où on ne fait part que de l'essentiel pour magnifier le tableau. Pour Louis aussi l’après c’était un peu foutoir l’air de rien, surtout concernant sa projection plus lointaine de son avenir sur l’île. « C’était un plan sur trois ans. » une utopie avec une logique qui lui était propre et qui ne faisait peut-être pas sens aux yeux des autres mais dans laquelle il plaçait toute son obstination. « Si ça fonctionne j’aimerais construire une petite franchise et m’installer ailleurs. » Ça c’était les grandes lignes. Si ça ne fonctionnait pas en revanche il était bon pour improviser. « Mais je ne sais plus. Ce plan à la base je ne l’ai pas fait tout seul. J’ai pas encore eu le temps de le réviser. » un peu éteint à ce sujet il a un léger mouvement d'épaules, cendrant dans le verre à shot trônant devant lui. Malgré tout le temps de réflexion que lui offrait ce huis clos c’était indéniablement encore plus le bordel qu’avant de ce côté-là.

Spoiler:
 

_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Mer 27 Mai - 17:27

Le bordel qu'il y a eu au prime de la veille, il a eu un peu de mal à piger, Costa. De la façon dont tant Louis que Maci lui ont présenté les événements, ça lui avait paru totalement disproportionné de parler de l'attitude de son pote de la manière dont leur ancien chef l'a fait. « Tu sais que personne t'en tient rigueur pour tout ça ? Natéo il a voulu faire le fou mais tout le monde sait bien que t'avais pas de mauvaises intentions. Maci la première. » Il le sait probablement déjà, Loulou, mais ça lui parait important de le lui dire. En attendant, ils n'ont plus qu'à former le petit duo de gros connards, entre le harceleur sexuel d'un côté et l'homophobe de l'autre. « Tu gères comment dehors ? » il demande en levant son verre jusqu'à ses lèvres. Dehors, il y a de l'espace, de la stimulation, les proches, la vie. ça n'a rien à voir avec ici, même s'ils ont tout mis en oeuvre qu'ils soient bien. C'est aussi le principe du jeu, sinon quel intérêt de les enfermer ? si ce n'est pas pour les voir tout doucement glisser vers la folie ? « Moi, ici, je parle beaucoup avec Klaus, Emre et Frida. Ils me racontent leur vie à l'extérieur. ça aide. » ça peut paraître con, et peut-être que pour d'autres, ça sera encore pire d'écouter des PNJ raconter tout ce qui leur manque et qu'ils ne peuvent pas avoir. Mais Costa, ça lui fait du bien, ça lui ramène un souffle de normalité malgré les circonstances, il se sent un peu moins comme une bête de foire enfermée dans une cage de luxe et un peu plus comme un être humain. « ça va, mais c'est en partie grâce à toi » il précise en lui offrant un petit sourire. Grâce à son buzz et à sa révélation qui leur a permis, à Santino et lui, de lever le voile sur leur lien. Il avait évidemment eu droit à tous les off, Costa, et il espérait un peu que Loulou ne décide pas de zapper cette partie de son intitulé final. « J'ai l'impression de vivre un jeu différent maintenant qu'on peut se parler librement avec Santo, je retrouve un peu de ma vie. » Il y a eu un avant et là commence à se dérouler l'après. C'est réellement comme un second chapitre, comme si tout avait changé alors qu'au fond, rien n'a changé. C'est l'effet que fait un changement minime dans leur écosystème bien rôdé. Les petits messages ponctuels des proches sur le RS, ça fait un peu le même effet. En tout cas, il imagine. Rien que voir la tronche de Ciro sur la page de Santo, ça l'avait fait sourire, même si ça lui était pas destiné à lui. « En vrai, ils n'ont aucune chance contre elle, elle a bouffé plus coriace que des trolls sur twitter » il ricane avec quand même une bouffée d'affection qui le submerge en pensant à sa madre. C'est pas une femme belliqueuse, sa mère, mais c'est une putain de mère poule et elle aurait fait front face à toute la camorra de leur quartier pour son fils aîné. Il tape en plein dans le mille, Louis, en évoquant Giulia. « Ouais, sans hésiter » il sourit à nouveau. S'il ne devait choisir qu'une personne, ça serait clairement elle, la prunelle de ses yeux, presque autant sa fille à lui que celle de ses parents, en définitive, tellement il a passé de temps à la trimbaler à gauche, à droite et à l'élever. Ses potes aussi, ça lui ferait plaisir, si l'un d'entre eux décidait d'enfreindre les règles tacites de non contact établies avant le début du jeu, mais la réalité, c'est que les plus susceptibles de lui poster un truc, ça serait ses potes de Londres, plus insouciants, plus familiers avec tout ça. « Mais je pense pas qu'elle m'enverra quoi que ce soit, elle aurait trop peur d'entacher ma petite réputation de criminel séducteur, et elle pourrait plus se la péter dehors » il se marre en la taclant sans la moindre honte. A ce niveau-là, ce sont des vrais frères et sœurs, Cos et Giu, à se faire chier et s'embrouiller en permanence pour des conneries. Et Costa, il n'a pas besoin d'être avec elle pour savoir qu'elle entretient soigneusement l'image de marque de son frère auprès du monde pour pas se taper la honte. Et prétendu délinquant mystérieux et plein de gonzesses, clairement, ça doit parler. Il rigole en l'entendant, Louis. « Il y a cinq ans je t'aurais dit que c'était le but de ma vie » il réplique direct. Clairement, c'était ça leur délire, à une époque. Aller en boite pour gratter des accès au cercle VIP où ils faisaient les pachas comme des gros enfoirés. Ils arrivaient toujours bien à copiner avec l'un ou l'autre videur et l'un ou l'autre serveur pour grimper les échelons. Costa et ses potes, ils ont jamais eu de mal à se faire apprécier au bon moment. « Maintenant j'ai d'autres priorités, des trucs plus importants que les mojitos gratos, ouais je sais, c'est dur à imaginer. » En soi, son goût pour la reconnaissance, pour le pouvoir, pour la grandeur, il n'a jamais disparu, il a encore moins diminué. Mais il a vieilli aussi, Costa, depuis, il a mûri et être confronté à autre chose qu'à leur petit panier pourri de Naples, ça lui a ouvert les yeux sur pas mal de trucs et il voit certaines choses différemment, maintenant. Donc là où, il y a cinq ans, il aurait totalement pris la fame pour la fame, c'est un peu différent aujourd'hui, où il préfère faire les choses bien. Il soupire imperceptiblement, avant de finir son verre et de s'en resservir un. « Y'a des chances mon pote. » il répond simplement, en allant jusqu'à hausser les épaules, parce qu'au fond, ça le touche pas plus que ça. Il sait que son secret, il va diviser. Il y aura des réponses négatives, d'autres plus nuancées, autant ici que dehors. C'est un truc qu'il a jamais caché, même si on lui a peu posé directement la question, préférant partir du principe que ça sera forcément déplaisant. « Mais bon, je suis là en connaissance de cause, c'est un truc qu'on a anticipé avant de venir et ça en vaut la peine si ce qu'on veut faire fonctionne. » Il commence peu à peu à briser certaines barrières par rapport à lui et à son secret, Costa, en s'en rendant à moitié compte. Parce qu'il est partagé entre l'envie de le conserver jusqu'au bout et celle qu'il ne passe pas à la trappe au milieu de tous les autres le soir de la demi-finale, lui préférant un vrai moment rien qu'à lui. Et aussi, simplement, parce que sa tendance à être dans le contrôle H24 se craquelle doucement, à mesure qu'il apprend à connaitre tout le monde, dans le chalet, à mesure qu'il délie les noeufs de son cerveau avec l'un ou l'autre. Dont Louis. « Toi, tu seras perçu comment, à ton avis ? » Par rapport à son secret, par rapport à lui, par rapport à Cami, aussi, peut-être. C'est une stratégie intéressante qu'ils ont utilisée, totalement inverse de celle de Costa et Santo qui avaient envie de se challenger jusqu'au bout en voyant combien de temps ils tiendraient. « Pourquoi vous avez décidé de pas vous cacher ? » il relève en fronçant un peu les sourcils, en mode : tiens, c'est vrai, au fond. Enfin, cela dit, ça a l'air de marcher vu qu'ils ne se sont pas encore fait buzzer, ni ensemble, ni individuellement. Il peut pas s'empêcher de se demander si elle fait à Louis le même effet que Santo lui fait, au sein du jeu : un repère, un souvenir de sa vie, un truc qui permet de pas totalement se laisser aliéner par la seule réalité du jeu et du chalet. Parce que c'est facile d'oublier que pas si loin d'eux et de leurs petites embrouilles à la con, il y a tout un monde qui continue de tourner. « Je sais pas ce qui sera le plus bizarre en sortant, entre retrouver le monde extérieur ou quitter ce petit monde-ci » il acquiesce, Costa, tandis qu'ils se font un petit bad à deux sur leur réalité de huis clos versus le monde. « Tu l'as vécu ça ? Tu le sens que c'est différent ici ? » C'est un truc qu'on dit souvent sur les télé-réalités. Que tout est décuplé, que deux semaines ici paraissent être deux mois, à l'extérieur. C'est vrai qu'ici, à part cultiver les liens qu'ils ont tissés entre eux, ils n'ont pas grand chose à faire. A nouveau, Louis, il met le doigt là où ça pique et il lui faut une seconde pour réfléchir, à Costa. Parce que c'est pas un truc auquel il aime penser, même s'il le fait souvent, et c'est encore moins un truc qu'il aime reconnaître. « Un peu, ouais. » Parce que c'est une évidence que Naples, elle n'a pas attendu bien sagement leur retour, à Santo et lui, surtout quand on sait la vitesse à laquelle elle avance et à laquelle elle bouge. ça grouille, à Naples, en permanence, tout le temps, et ça contribue à leur tendance speed à tous les deux, à différents niveaux. « Cinq ans, c'est long, même quand tu gardes contact avec la plupart de tes proches. Y'a probablement plus grand chose qui est encore tel que je l'ai laissé en partant. Même moi, j'ai changé. Et puis y'a d'autres trucs qui sont exactement pareils, et je me demande si c'est pas encore pire, au final. » Costa, dans le fond, il sait qu'il aura du mal à pas faire un saut par Naples une fois que le jeu sera terminé, même s'il fait le mec pas certain. Dans le fond de sa tête, c'est presque acté, déjà, et il n'hésite que pour se donner contenance vis-à-vis de tout ça. Il a pas trop envie d'y penser davantage alors il écoute les plans de Louis. Il étire un fin sourire parce qu'il se rend bien compte que l'un comme l'autre, ils sont un peu paumés au niveau de l'avenir. Même si Costa, en termes concret, il sait très bien ce qu'il a à faire. Le reste ne dépend pas de lui. « C'est pour ça que t'es là ? » il demande, en ayant un truc hyper précis en tête. Pour le réviser. Pour lui, c'est pas anodin qu'il soit là, maintenant, dans ces circonstances, Louis. Il va pas trop préciser quoi que ce soit parce que c'est encore en construction dans sa tête et parce que flemme de chercher quoi que ce soit alors qu'il peut pas buzzer et qu'il risque d'avoir bientôt du monde au cul sur son propre secret. Là, il a juste envie d'être posé avec son pote. « Tu sais que ton invitation, elle va dans l'autre sens aussi frérot » il lui dit avec un sourire de sale gamin, même s'il est hyper sérieux.« Je sais pas si je serai en mesure de t'accueillir à Naples dans l'immédiat, mais Londres est à toi si t'as envie de te sortir de tout ça un moment. » Faire le point, penser à autre chose.


Spoiler:
 

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) — Sam 30 Mai - 13:18

L’enfermement effaçant doucement les frontières du réel, ils commençaient à tous perdre leurs repères même pour les plus pragmatiques. Louis il avait encore Cami qui lui permettait de ne pas s’égarer dans sa ligne de conduite, lui rappelant que tout ça n’était qu’un jeu recueillant un minimum de contrôle. Le soutient de Cos sur le scandale de la veille il est le bienvenu, bien qu’ils soient déjà tous passés à autre chose alors que lui était encore en pleine digestion, c’était réconfortant d’avoir un pote de son côté pour lui confirmer que tout ça c’était que du vent. « Le plus important c’est Maci, les hypocrites dans le genre Natéo ça me tape juste sur les nerfs. Le mec me descendait à chaque prime dès que la rubrique l’autorisait alors qu’en face, pas un mot t’sais. » Ce qui l’avait gonflé dans tout ce drame c’était le manque de franchise de leur chef. Puisqu’ils semblaient bien s’entendre de base, il était parti du principe qu’avoir repoussé les avances du canadien l’avait frustré au point d’être directement visé dès qu’on lui demandait de distribuer un tarif, lorsque par devant c’étaient courbettes, sourires et compagnie. Louis à l’extérieur il ne prête même pas attention à ce genre de personne, tout un tas de choses prenant le relais pour nécessiter un self-control qu’il s’efforçait de cultiver. « Je fais beaucoup de sports qui te prennent aux tripes, tellement que t’oublies tout le reste pour te concentrer sur tes propres sensations genre anciennement du delta ou récemment du canyoning. Le skate aussi, c’est mon truc depuis gamin, c’est comme me retrouver dans ma propre bulle de confort. T’es tranquille dans ces moments-là, y a plus personne pour t’interrompre ou te solliciter. Tu deviens indisponible. » Louis lorsqu’il était au contact de ses sports il ne pensait plus qu’à l’instant présent. Exit toutes ses irritations quotidiennes, ça lui permettait aussi d’appréhender ses journées avec plus de sérénité. Ce genre de truc c’était son shoot quotidien pour ne pas péter les plombs, et pour un nerveux comme lui s’étant embarqué dans une galère comme la sienne il lui fallait bien ça. Difficile de trouver une alternative ici, perdus dans Hallstatt, mais Cos il avait réussi à trouver son truc à lui. « Ah ouais ? Pas con. » Il s’en étonne parce qu’évidemment Louis il n’y a absolument pas fait attention et ça ne lui a même jamais effleuré l’esprit. Les PNJ il les considère un peu comme les dames de la cantine de l’époque, croisant leur route quotidiennement sans jamais s’y attarder. « Ça aide à garder les pieds sur terre. » il déduit, parce que le lien avec l’extérieur il était super important pour garder un semblant de consistance. Encore que, Cos il avait Santo. Il esquisse un petit sourire, ça l’avait franchement étonné que personne n’ait buzzé les deux napolitains avant lui. Pour l’évidence que ça représentait dans leurs parallèles, trois semaines c’était tardif. « Vous êtes des malades. » il décroche dans un léger ricanement. Cos et Santo c’étaient des grands fêlés prêts à leur propre torture pour l’amour de la stratégie, même après 5 ans de séparation dans un contexte aux contours somme toute intenses. « C’est cool. » il était sincère là-dedans. Les deux ils dégageaient une intensité spéciale propre à deux vieux frères tout à coup plus épanouis depuis la révélation. « Je sais pas comment vous avez pu tenir votre ligne de conduite aussi longtemps. Mais j’t’avoue votre culot il m’offusquait. » il décroche dans un sourire railleur parce que plus d’une fois il était resté interdit face à la crédulité de tout un groupe sur des évidences qui lui sautaient aux yeux. Le pire étant le langage corporel, Louis il faisait lui-même trop attention à ses regards et ses contacts complices pour ne pas remarquer une similitude chez les autres. Cos c’est un mec hyper famille, ça se sent et il le revendique ouvertement. Ça ne l’étonne pas que son premier appel, s’il devait en avoir un, soit pour sa sœur. Il se marre sur ses pronostics, Louis il y voit au contraire un moyen d’appâter encore plus de meufs. « L’image du protecteur insaisissable ça fait monter la cote tu sais. Sauf si elle a des gros doss’ à nous partager, auquel cas je lui fais passer le message de bien vouloir nous en balancer quelques-uns parce qu’on se fait chier à force. » Il désigne sa tablette du menton, leur feed RS c’était une vaste blague au fond. Rien que du vide mis à part les quelques messages de proches qui intervenaient de temps en temps. Doucement Louis il se fait une image de la vie de Cos à l’extérieur, de celui qu’il a été en comparaison à celui qu’il est devenu. L’imaginer crâner dans les carrés VIP à flamber comme un connard ça le fait marrer. Lui c’est un peu l’image qu’il a de ces mecs qui sortent en boîte sur les Champs Elysées mais Cos ça lui va bien à l’ancienne, avec son bling à l’italienne. « T’es un mec plein de surprises Cos. » il lâche pour se foutre de sa gueule. Le mec joue avec des pronos, clairement les mojitos gratos ça devait être lui qui les offrait maintenant. Portant son verre à ses lèvres, il observe la réaction de l’italien sur l’avis collectif qui se façonnera autour de son secret après la révélation. Il a bien compris que c’était une dénonciation controversée et il ne peut que lui donner le même appui que celui qu’il lui a offert il y a quelques minutes. « Pour ce qui est de nous tous ici, je crois qu’on s’est tous soumis à un jugement et qu’on sera prêts à entendre les histoires des autres. » Il parle d’eux parce que Costa ça ne doit pas être le genre à se préoccuper de sa réputation dans le cœur de tous les téléspectateurs. « Ca fonctionnera. » il envoie sans connaissance de cause, adoptant la stratégie du coach de ligue 3. « J’y veille. » il ajoute avec son sourire de petit con prêt à péter du secret. La vérité c’est qu’il se pique réellement de curiosité pour le message qu’ils ont à faire passer. Cos il l’aime bien et ça a quelque chose de frustrant de ne pas pouvoir discuter du fond des choses avec lui. Il pourrait forcer mais là, dans leur petit instant de début de soirée, il veut juste chiller avec son pote pour oublier le jeu deux minutes. Il pause un temps parce qu’il n’a vraiment aucune clé sur la façon dont son secret pourra êetre interpréter. « Aucune idée, à mon avis il y a deux balances. Soit je m’enfonce dans mon étiquette de connard soit l’opinion public décidera de me porter en estime. » Le verdict qu’il obtiendrait était à l’image de son attitude envers Cami : noir ou blanc. « On ne peut pas prévoir comment ils décideront de nous interpréter. L’attachement qu’on stimule chez ceux qui nous regarde ça biaise tous les stats. » Louis il avait toute une idée hyper rationnelle sur ce qu’ils exécutaient actuellement en tant que candidats de télé-réalité. Ce phénomène c’était quelque chose qu’il avait souvent critiqué en tant que non-aficionado, demeurant encore à l’heure actuelle complètement objectif à ce sujet. De la même façon il avait jugé, en concertation avec Cami, de la stratégie à adopter pour garder leur secret le plus longtemps possible. Si le duo italien avait opté pour la dissimulation, eux s’étaient positionnés à contre-courant en s’exposant comme ce serait le cas dans leur vie quotidienne. Les parisiens ils faisaient tout de même attention à tout, ne souhaitant pas s’exposer ou s’imposer aux autres. Ils avaient misé sur leur secret plus que sur les relations à construire, conscients qu’entrer en tant que célibataire revendiqué c’était se donner les pleins pouvoirs. « Pour le contrôle. » il esquisse dans un petit sourire joueur. « Plus tu donnes le sentiment d’être accessible et honnête moins on vient te challenger. Et toi, tu contrôles tout. » Si le sujet de leur relation avait été abordé en surface, personne n’avait jamais tenté d’aller au-delà. Tous se contentaient de rester dans leurs questionnements sans les affronter directement, sauf peut-être Santo dans le date qu’ils se réservaient. « J’ai pensé à votre stratégie au début mais je trouvais ça trop bancal. Avoir été mis à découverts après trois semaines ça vous a permis de gagner du temps mais en contrepartie vous avez attisé l’intérêt de trois chasseurs sur les crocs. » Ils étaient plus que jamais en danger, après le premier buzz contre Carl et Izïa c’était claire que cette chasse au secret s’illustrait aussi comme une foire à l’opportunisme ; lorsqu’un petit bout d’évidence était justement pointé ça déclenchait une chasse à la rapidité. « C’était mon but adjacent, de rediriger la lumière vers vous. » il avoue avec un petit sourire satisfait. Cam on ne lui avait pas lâché la grappe avec eux, ça l’avait un peu gonflée et lui il y voyait aussi le fait que les gens commençaient à s’intéresser à eux. Rien de mieux que de dénoncer le duo incognito pour se débarrasser des curieux. Cos et Louis ils font l’état des lieux de leur réalité à l’instant T, tentant de se rassurer leur équilibre futur. « J’sais pas. » il amorce avec un haussement d’épaules. « Ouais c’est différent. Ici c’est pas dans la réalité, y a pas de contraintes, pas de stress, tout est à notre dispo. » ça justifiait leurs excès et leur laissé aller. Louis ça lui était étrangement familier tout ça. « Je l’ai vécu quand j’ai fait un échange, bienheureux pendant 6 mois à vivre ma meilleure vie. Jusqu’au retour sur Paris où je me suis pris une claque dans la gueule en retrouvant la réalité. » C’était difficile de s’en remettre, pas uniquement pour lui mais aussi pour tous ceux avec qui il avait partagé cette expérience. « On a beau critiquer ou se penser détachés, la nostalgie elle sera là à la sortie. » D’un coup ils seraient pris dans le tourbillon de leur après, pourtant vide de leur vie en communauté devenue une réalité partielle. « C’est la première fois que tu déconnectes de ta réalité comme ça ? » Il demande car il se sait privilégié avec ses études à huit mille euros l’année où, en prime, on l’a envoyé faire la fête à l’autre bout du monde. Ça le fascine toujours autant de discuter de ce genre de phénomène, d’autant plus que Cos son après il a l’air super compliqué après son exil de cinq ans et étrangement il en vient à se demander s'il a un jour pris des vacances. « T'as déjà pris des vraies vacances ? » il questionne, forcément.  « Tu penses être en trop grosse déconance après tout ce temps ? » Il se demandait si Cos il pensait encore blender avec son environnement napolitain après s’être élevé à Londres. « Tu veux les changer ? » toutes ces choses qui étaient restées pareilles. Malgré toute la volonté du monde certaines choses sont intouchables, Cos il devait sûrement parler de ça mais ça n’empêchait pas de vouloir parfois lutter à sa propre échelle. Peut-être que c’étaient même ses motivations, à contrario celles de Louis elles n’avaient rien concrètes. « Non pas vraiment, j’avais prévu de le faire mais j’ai juste reporté. » Il annonce banalement avec une pointe de désabusement. Un sourire trace son visage à l’invitation de Cos. « Ah Naples tu sais on en devient curieux à force. » Napule, Napoli, Naples. Louis il avait refait sa culture italienne en trois semaines. « J’hésiterai pas. » il note dans un remerciement silencieux. Eux deux à l'extérieur il pouvait déjà se l'imaginer dans les grandes lignes. « Ce sera un bordel, sache-le. » il assène dans son petit sourire qui en dit long.


_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
   
Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) Empty
Message (#) Sujet: Re: Drippin in finesse. (lundi s4, 21h00) —

Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: BAR-
Sauter vers: