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 the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40)

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Gianni
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Message (#) Sujet: the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) — Mar 19 Mai - 17:54

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W / @Santo

Cette escale dans les combles en compagnie de Santo avait été décidée sur le moment, lorsqu'ils étaient tombés l'un sur l'autre et que la perspective de rendre cette soirée un peu plus excitante s'était présentée. Gianni avait trouvé les lieux étrangement accueillants la fois où Maci les y avait conviés pour son anniversaire, et pourtant dieu sait qu'il n'était jamais tellement à l'aise dans des endroits confinés. Ça devait être les vibes un peu singulières que dégageaient les lieux, à mi-chemin entre un dancefloor et le grenier d'un film d'épouvante, qui lui plaisaient assez. Ambivalent, comme il aimait généralement les choses, qui sortaient de l'ordinaire et qu'on sous-estimait souvent au premier regard. C'est sûr, c'était pas l'endroit où il se verrait passer toutes ses soirées, mais pour ce soir ça ferait l'affaire. Il avait alors traîné Santo jusqu'à la mini-discothèque, et redécouvert les lieux avec des yeux débordant d'envie. Celle de passer une soirée entre mecs, sans penser à demain ni à tout ce qui avait été bouleversé à l'échelle du jeu en l'espace d'une poignée de jours. L'élection d'un nouveau chef du coté des Schwarz qui lui avait rappelé que personne n'était irremplaçable, le fait de n'avoir aucun pouvoir sur les nominations de cette semaine et le sentiment de les subir, quand c'était pas quelque chose qui lui plaisait d'ordinaire. Gianni avait prévu le coup en mettant la main sur des bières, du vin et une bouteille de jus de fruits, pris dans un dilemme au moment de faire des provisions. « J'ai pris un peu de tout, ça veut dire qu'on n'est pas obligés de boire. » De l'alcool, en l'occurrence, mais Santo l'avait sûrement compris. Et il y avait plusieurs raisons au fait que ça lui ait traversé l'esprit, de s'amuser tout en gardant la tête froide. L'une d'elles étant que Santo semblait être dans un état un peu particulier depuis le prime et qu'il n'avait pas envie de lui coller un verre entre les mains en pensant que ça l'aiderait. Ça pourrait aider, ou pas, en tout cas il ne l'incitait à rien. L'autre, c'était que lui aussi aurait bien besoin de ralentir, peut être interpellé par la façon dont on avait souligné que leur consommation d'alcool atteignait des sommets depuis le début. Non pas qu'il en ait grand chose à faire, de ce genre de remarques, mais il était assez conscient pour admettre que dans son cas, ce serait pas mal de freiner un peu. « Plus personne ne dort en haut, on peut faire tout le bruit qu'on veut. » Il ajouta, dans un sourire en coin. La semaine passée il aurait eu des scrupules à mettre la musique à fond parce que Jill dormait seule là-haut, mais ce soir ils pouvaient profiter sans culpabiliser. Gianni régla les projecteurs avant de tourner un regard concerné vers Santo. « Ça va, toi ? » Il n'aurait peut être pas envie d'en parler, mais c'était une manière de lui dire qu'il n'avait pas à hésiter, qu'ils étaient entre eux et que cette soirée c'était aussi pour se vider la tête et passer un bon moment.

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Message (#) Sujet: Re: the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) — Mer 20 Mai - 0:07

Avec Gigi ils ne s'étaient pas trop croisés la semaine dernière, à part lors d'attroupements  de circonstance. Pourtant son pote de Fifa des premiers soirs lui avait pas mal manqué. C'était plaisant pour un gars comme lui de se retrouver face à quelqu'un qui, à défaut de venir de son même monde, partageait les valeurs d'un drapeau commun. Gianni et lui sans doute que là-dehors ils ne se seraient jamais captés, question de milieu social, mais ici les animosités et petites jalousies enfantines étaient réduites à néant. Les mecs se complaisaient dans le spectre d'un patriotisme exacerbé. Le pugliese c'était le seul qui devait pouvoir entrevoir les images de leur Naples à eux. Parce qu'on en parlait souvent à la télé, parce qu'elle avait tout d'un tableau, cette ville. Riche en couleurs, riche en contrastes, riche en pénombres et jets de lumière. Le croiser, ce soir, ça avait été un petit soulagement. Dans sa bulle de frustration Santo il avait besoin de s'accrocher à quelque chose de connu, compris, assumé. Gigi, ses bouteilles et son regard aguicheur, c'était tout ce dont il avait besoin. A l'image de ces vieux potes, ces vieux filous qui trainaient avec lui près du port, les soirs de désillusion, les soirs de douleur ou de tristesse. Je suis toujours partant pour des bières frate. C'était mal le connaître que de penser qu'il pourrait vriller à cause de l'alcool. Certes, il accusait le coup d'une contrariété évidente, mais c'était loin de ce qu'il avait pu vivre par le passé. Et même alors, il ne s'était jamais rendu minable face à d'autres regards. Le spot de débauche était bien choisi. Pour le coup il s'était rarement bougé jusqu'ici, lui, se contentant très bien des espaces en plein air et de la douceur d'un bar bien connu. Donc on part en battle de musique de chez nous ? Pas sûr que Gigi apprécie son rap napolitain, mais Santo il pouvait très bien se contenter d'une variété classique qui le projèterait direct des années en arrière, lorsqu'ils fêtaient les anniversaires et les événements de quartier. Il avait décapsulé deux bières pendant que Gigi s'amusait avec les spots, appuyé dans un coin, le temps qu'ils se décident pour la musique. En vrai, une ambiance plutôt calme ça lui irait très bien. Le gars accusait encore le coup de sa mauvaise humeur. Ouais, je sais pas comment te dire, mais j'ai envie qu'on respecte mon histoire. Et ça, la foire aux indices, ça lui laissait un goût amer en bouche. Avec ce qui était déjà sorti Santo il sentait qu'on lui balancerait un peu tout et n'importe quoi, au prix de le faire passer pour un gars qu'il n'était pas. Et toi ? Santo il se rendait compte qu'il avait zappé pas mal d'étapes avec Gi. Un peu comme avec Louis, ils avaient commencé l'aventure sur un espèce de pied d'égalité, inhérent à leur nature de déconneurs. La méfiance n'avait pas trop eu sa place dans leurs échanges, ni des quelconques questions basiques, des questions de circonstance qui permettaient de dessiner les contours d'un personnage. Le fait d'être confronté à plein de buzz, dernièrement, ça le faisait pas mal réfléchir aux histoires des autres. Lui, la sienne, il l'avait en partie dévoilée. Je me demandais, c'est quoi ta relation avec ta famille ? Tu m'as parlé de ta soeur avec qui t'as repris l'hôtel, mais les autres ? Ton père ? Il en parlait souvent de ce père Gianni, de façon détournée. Aborder ce sujet ça avait allumé un petit sourire au napolitain. Pour un gars comme Santo qui n'avait jamais connu le sien, de père, ça faisait forcément son petit effet.

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Message (#) Sujet: Re: the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) — Jeu 21 Mai - 21:34

« Alors, bières ce sera. » Gianni énonça, pas décidé à priver Santo de ce qui lui ferait plaisir – et peut être un peu de bien – même si ça leur vaudrait probablement de pas se contenter d'une seule, c'était pas comme s'il leur en fallait aussi peu pour déraper. Il y aurait toujours un gus pour dire que dans ce chalet les alcooliques cohabitaient entre eux mais ça lui passait bien au dessus de la tête. S'il avait décidé de lever un peu le pied cette semaine, c'était pour lui, à la rigueur parce qu'il n'était pas moins susceptible qu'un autre de balancer des trucs compromettants avec quelques verres dans le nez. Et cette soirée, c'était une trop belle occasion de se retrouver entre mecs et de passer un bon moment, loin du reste. Un peu comme ils l'auraient fait dehors, s'ils s'étaient croisés par hasard et parce que Gianni était convaincu qu'il était le genre de type avec qui ça l'aurait fait, enfermement ou pas. Il se trompait rarement sur les gens et son premier ressenti sur Santo ne l'avait pour l'instant pas détrompé. « Ça dépend, ça risquerait de tourner en pizzica pizzica. Et là, notre relation prendrait un autre tournant. » Il s'amusa, jaugeant la réaction de Santo avant d'apporter une légère précision. « Je déconne, c'est juste que chez moi on sait que c'est jamais anodin d'inviter une fille à danser. » Surtout cette danse qui voulait que les deux partenaires communiquent sans se toucher, par le regard essentiellement, et tout ce qui y passait pendant qu'ils se laissaient juste porter par le rythme et l'énergie torride et frénétique du moment. « Et puis, il me faudrait une guitare. » Il ajouta, dans un sourire rieur. C'est pas qu'il était spécialement doué, mais c'était le genre de choses qui s'apprenaient quand tu baignais dans ce genre de culture et que t'avais pris l'habitude de sortir de chez toi en cachette pour arpenter les plus petits recoins de ta ville, jusqu'à surprendre parfois ce genre de scènes où des musiciens s'en donnaient à cœur joie sous les fenêtres des riverins. Non pas qu'il ait de toute façon vraiment prévu de lui faire la démonstration ce soir, l'heure était surtout à se vider la tête et s'assurer que Santo ne rumine pas plus longtemps ce qui lui pesait depuis dimanche. Gianni avait bien compris que cette histoire d'indices lui donnait un peu l'impression qu'on chercherait à lui extorquer son secret au prix de n'importe quel effort et il pouvait comprendre que ça perdait de son sens, tout ça, dès lors qu'on n'avait plus l'impression que d'être le choix facile, celui qui viendrait clore un dossier brûlant et satisfaire la curiosité des autres. « Je comprends. Et je crois que c'est le danger, ici, d'oublier  qu'on est tous venus défendre quelque chose qui va chercher plus loin que des indices, une cagnotte ou la satisfaction d'avoir vu juste. » Il ne doutait pas que certains le gardaient en tête au moment de buzzer, pour autant c'était dans l'intérêt de la production de les faire cogiter en continu pour s'assurer des révélations et ils savaient très bien ce qu'ils faisaient en leur collant sous le nez des dilemmes comme l'autre soir. Tout le monde était là pour jouer, mais personne n'avait sûrement envie d'entendre les théories même les plus scabreuses à son sujet, quand chacun avait ramené avec lui un peu de son histoire. « Dans l'idéal, tu préférerais que ton secret tombe maintenant pour que l'attention se porte sur quelqu'un d'autre, ou le plus tard possible ? » Il posait la question mais croyait déjà connaître la réponse, parce qu'il n'imaginait pas Santo espérer qu'on le débarrasserait de son secret avant la fin, même si ça devait lui garantir une certaine sérénité dans le jeu. Le napolitain lui retourna la question, et Gianni haussa les épaules. « Je me sens plutôt à l'abri, et je sais pas trop si ça me plaît de savoir que y'a pas vraiment d'enquêtes pour planer au dessus des relations que je noue, ou si ça me déplairait pas qu'on se penche sur mon cas. » C'était une chance autant qu'une légère frustration, malgré tout, de ne voir jamais tomber aucun indice sur son secret parce qu'il savait qu'en l'état on n'avait pas encore de vues particulières sur ce qu'il cachait, et ça le poussait parfois à espérer que la donne change. Ça le ferait chier de perdre son secret à ce stade, mais il voudrait juste sentir, quelques fois, que c'était malgré tout une possibilité. Santo l'interrogea sur sa famille, et ça le ramenait en effet à l'un de leurs premiers échanges, lui rappelant aussi que malgré ce qu'il pouvait parfois confier, il ne rentrait jamais vraiment dans ce genre de détails. Par pudeur, ou par impression de devoir encore cloisonner certaines parties de sa vie. « Ça a pas toujours été simple, notamment avec mon père justement. Je suis son seul fils, alors le plus gros de ses attentes c'est sur mes épaules qu'il les a placées. Moi j'ai toujours voulu le rendre fier, au détriment souvent de mes envies, surtout en ayant su très tôt qu'on n'était pas du même sang. » Parce qu'il avait beau dire que ça n'avait presque rien changé, c'était vrai dans ses rapports avec le reste des membres de sa famille, mais pas vraiment dans ce qui le liait depuis toujours à son père. Savoir qu'il n'était pas son fils, que c'était le sang d'un autre qui coulait dans ses veines, ça avait fait naître en lui le besoin irrépressible d'être deux fois plus légitime dans tout ce qu'il entreprenait, et ça n'avait eu pour effet que de les voir s'affronter quand c'était tout sauf le but au départ. « Mes parents ont perdu un garçon, après la naissance de mes sœurs. Un accident qui a fait que ma mère pouvait plus tomber enceinte. J'ai toujours eu une place un peu bizarre dans ma famille à cause de ça. » Pas parce que qui que ce soit le voyait différemment, ils l'avaient toujours aimé comme leur fils ou leur frère sans jamais faire de différence, mais lui s'était construit autour de l'idée qu'il lui fallait remplir un peu du gouffre de cette souffrance qui n'était jamais évoquée qu'à demi-mot. On n'avait jamais attendu ça de lui, mais il l'avait longtemps perçu comme ça. « Et chez toi, comment ça se passait ? Vous étiez tous proches ? » Tout le monde savait maintenant que Costa et lui se connaissaient, mais il avait bien mérité qu'on lui parle aussi d'autre chose, et Gianni aimerait dresser un portrait un peu plus précis de sa vie auprès des siens, avant son départ. « Quand je pense que le frère de Gianni Versace s'appelle Santo, et que le mec est mort à Miami. Fratello, si ça c'est pas un signe. » Il glissa dans un petit sourire, comme un parallèle amusant avec ce qu'il lui avait dit tout au début sur le fait qu'il aurait bien aimé avoir un frère.

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Message (#) Sujet: Re: the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) — Sam 23 Mai - 22:51

Gigi le crooner. Il avait glissé en souriant. C'était la remarque sur la guitare qui lui avait fait penser à ça. Même si, la pizzica, ça n'avait rien à voir avec les danses et chants traditionnels du latin lover que pouvaient s'imaginer les petites meufs devant leur télé. Tu vas me faire chavirer. Santo il avait vu ça une fois, à une fête à Napule. Ca venait de chez Gianni mais dans le Sud de l'Italie tout le monde connaissait les traditions des régions voisines. Et ces sonorités là elles se retrouvaient aussi parfois dans la musique napolitaine. C'est comme ça que t'as dragué ta petite new-yorkaise ? Ciao le risotto maison avec un vin de la famille, déjà trop vu. Les pugliesi tendance ils draguaient grâce à leurs coups de talons. Le napolitain ça lui allait bien de charrier un peu son pote. C'était toujours une façon efficace de se détendre et de laisser derrière lui ses petites pensées obsessionnelles. Il était bon Gi', il savait trouver les bons mots pour décrire une sensation qui lui prenait au coeur. Santo il avait jamais trop su exprimer ses émotions. Il pouvait mettre des sensations primaires derrière son malaise, il pouvait trouver une justification quelconque, mais assembler les éléments pour y donner un sens concret c'était pas son meilleur scope de compétences. C'est exactement ça. Plus il y pensait et plus il réalisait des petits détails, Santo. Comme le fait qu'il n'arrivait plus complètement à penser à son secret sans réfléchir aux retours que lui feraient les autres à ce propos. Il était arrivé ici plein d'assurance, après des semaines d'hésitation sur les raisons de sa participation, et il pensait réussir à tenir son cap comme un chef jusqu'au bout. Là, voir sa petite identité être mise à mal à coup d'images trop vagues pour dessiner une histoire précise, ça l'emmerdait. Le problème c'est pas forcément l'attention qu'on me porte, mais plutôt l'interprétation qu'on se fait des indices. Santo il voulait pas passer pour un bouffon. Il avait trop fait gaffe à son image pendant des années pour se faire attaquer par n'importe quelle théorie. Pour l'instant il jouait encore bien le jeu, mais si on commençait à taper dans du délirant ça finirait vraiment vite par l'emmerder, malgré les 5k gagnés ou pas. Mais dans l'idéal pas cette semaine, ni celle d'après. Autant temporiser un max. Enfin, l'essentiel c'est d'avoir une grosse cagnotte à valider. Il était là son objectif initial. Contrairement à d'autres, son besoin de tune était réel, d'autant plus en ce moment. S'il fallait vraiment se barrer sans rien tant pis, ce serait se plier au jeu. Mais dans son objectif y'avait quand même de quitter le chalet avec un petit pactole sécurisant entre les mains. Il se voyait honnêtement pas en grand vainqueur final, et c'était loin d'être une ambition malgré ce qu'il avait pu raconter au début pour déconner. Santo c'était un môme, il parlait vite et fort. Mais sa réalité, ses petits plans et ses petites idées, étaient bien évidemment beaucoup plus travaillés que ça. Il jouait d'abord pour lui, puis pour l'argent et l'adrénaline de la victoire. T'as déjà laissé filer de gros indices ? Gi' il était grave à l'abri pour l'instant. Lui il s'était posé quelques questions, mais objectivement il avait zéro matière pour le mettre un peu en danger. Ca lui avait arraché un sourire, ponctué d'un haussement de sourcil. En fait t'es un peu comme Cos et moi. Ton histoire elle a tellement d'éléments qui s'entrecoupent qu'on ne sait pas où taper pour trouver de l'info. C'était sans doute à leur avantage parce que ça rendait le taf plus complexe pour les autres. Et dans ce tout il fallait pouvoir capter si chaque élément avait son poids dans le secret où s'il avait simplement son poids dans l'histoire de Gi, en l'occurence. Il avait croisé ses jambes et avalé quelques gorgées de bière pour se concentrer sur les mots du brun. La question de ses relations familiales c'était un truc qui l'interloquait depuis un moment. Et Gigi il avait ce chic d'être hyper transparent à ce propos. Il t'a toujours fait comprendre que tu devrais hériter du domaine ? Ou il voulait que l'héritage se fasse par ton nom, ta carrière au sens large, peu importe ton taf ? Parce qu'il lui avait bien parlé de la déception de son père lorsqu'il était revenu des US sans diplôme d'archi. Peut-être qu'au fond ça allait beaucoup plus loin que leur propre business familial. Il avait posé sa main sur l'épaule de son pote quand il avait mentionné l'accident de sa mère. Santo c'était un gars croyant et chez eux à chaque faits divers comme celui-ci on renvoyait souvent des questions au bon Dieu. Le respect, l'entre-aide, c'était des actes simples qui étaient inscrits sur la peau de tous les gamins napolitains. Ca s'est passé comment ton adoption ? Il partait peut-être loin dans ses questions mais vu que Gi' avait abordé le sujet il ne se sentait pas trop gêné de le pousser. Au pire, il lui dirait qu'il était temps d'arrêter. Ils avaient tous appris à dresser des barrières mutuelles, si besoin. J'ai grandi avec ma mère, mais je voyais pas mal mes grands parents aussi. Enfin, ses parents à elle. J'ai zéro contact avec mon père. Et oui, on est proches, c'est mon plus gros soutien. Enfin ça a parfois été compliqué avec ma mère, mais c'était aussi parce qu'il n'y avait que nous et qu'on pouvait compter que sur nous-mêmes pour s'en sortir. Santo il avait vrillé quand il avait capté les activités de sa mère pour gagner de la tune. C'était la première raison qui l'avait poussé à vouloir se démerder pour changer leur situation. Il avait déjà éprouvé de la rancoeur et du dégoût à son propos. Mais au fond, il savait, il comprenait que tout était la conséquence d'une condition beaucoup plus grande, une condition qui le dépassait complètement. Le simple fait d'être né dans un morceau de ville bouffé par la malavita. Ma siiiii, è vero !! Bon t'as pas intérêt à venir me voir à Miami, sinon c'est un gros doigt d'honneur à ton karma. On lui avait déjà raconté l'histoire des Versace de Miami. Normal, pour un italien qui débarquait dans le coin. Il s'est fait shoot par un fou, non ? Ca lui avait arraché un sourire. Dommage, il aurait bien vu Gigi débarquer pour lui filer un petit coup de main au bar à l'occaz. Il aurait fait des ravages avec sa gueule d'italien pur souche.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) — Lun 25 Mai - 21:10

La remarque de Santo lui tira un rire franc et Gianni songea que ce serait presque dommage qu'il l'imagine maintenant manier la guitare à la perfection, parce que la réalité en était assez loin. « J'ai même pas eu besoin, elle m'a vu débarquer avec mon accent à couper au couteau et mon air de rital un peu paumé, et ça a du sonner suffisamment exotique à ses yeux. » Il énonça, dans un rire. Et une chose en ayant entraîné une autre, ils s'étaient rapidement rapprochés. Le reste, c'était pas vraiment une histoire heureuse, entre ses problèmes à elle, ses futurs problèmes à lui, et le fait que ça se soit fini un peu brusquement. A force on allait croire que quand il ne les quittait pas avant leur mariage, il les faisait délibérément fuir. Et de toute façon, c'était pas vraiment ce qui comptait dans un moment où il tenait surtout à être là pour Santo et pour lui changer les idées. Il pouvait imaginer combien c'était pesant, de voir ces indices tomber à intervalle régulière, de savoir qu'ils alimenteraient toutes sortes de pistes dans l'esprit des autres et que certaines directions seraient peut être moins agréables à emprunter. Il pouvait comprendre ça, parce qu'il savait qu'à sa place aussi il serait probablement en alerte. « Du coup, j'imagine qu'à choisir tu préférerais être buzzé par quelqu'un à qui t'as déjà pu donner assez d'éléments pour qu'il se contente pas d'interpréter des indices. » Ça ferait sens en tout cas, et il imaginait que Santo avait déjà du effleurer plusieurs choses auprès de certains, donné un peu de matière à ceux qu'il avait peut être le plus envie de voir se rapprocher de ce qu'il cachait. « Le pire sinon ce serait quoi, qu'on se rapproche de ton secret par opportunisme ? » En dehors même des théories plus ou moins délirantes qu'on n'avait pas forcément envie d'entendre quand on se retrouvait à la place de celui sur qui on enquêtait. Ça n'aurait sûrement pas la même saveur que si son secret était percé à jour par quelqu'un dont on savait qu'il s'y intéressait. Il comprit, en tout cas, qu'il ne tenait pas tant à garder son secret jusqu'au bout qu'à se voir au moins laisser encore un peu de temps. « Tu sais déjà ce que tu ferais de cet argent ? » Il y avait sans doute déjà réfléchi, à en juger par la détermination qu'il renvoyait, et Gianni ne pouvait pas moins le comprendre sous prétexte que lui n'en avait pas fait son objectif. Au contraire, le fait de pas avoir particulièrement besoin de cet argent le poussait à s'intéresser d'autant plus aux projets des autres, dans un besoin peut être un peu naïf de prouver qu'il ne vivait pas sous une cloche qui l'insensibilisait à leurs problèmes. Ça avait pu être le cas, mais il aimait croire que certaines choses vous faisaient parfois changer pour faire de vous quelqu'un d'un peu moins centré sur vous-même. « En théorie oui, parce que j'ai jamais été autre chose que transparent dans mes échanges avec vous, même quand ça effleurait des trucs moins anodins. Mais c'est resté assez soft. » Il avoua dans un petit sourire. Il avait eu pas mal de discussions qui tournaient autour de détails en soi importants, mais jamais au point de s'être senti menacé. Peut être le fait qu'il n'y ait jamais eu d'indices pour aiguiller qui que ce soit dans telle ou telle direction. Mais Santo avait raison dans ce qu'il avança ensuite. « Ouais, c'est tout à fait ça. Je sais pas à quel point vous vous sentez à l'abri malgré ce qui tombe sur vos ou votre secret(s), mais moi je sais que y'a trop d'éléments pour qu'on y pense spontanément. » Il n'excluait pas que les candidats qui finiraient par en savoir le plus sur lui pourraient s'en rapprocher, mais ça englobait plusieurs choses, d'une manière un peu complexe. Alors pour le moment il s'attendait à ce que les choses ne changent pas vraiment et à ne pas devenir une cible particulièrement prisée, ce qui lui allait autant que ça le poussait à espérer qu'on finirait par le mettre un peu plus en danger. Ses rapports avec son père, eux, étaient compliqués pour pas mal de raisons malgré le lien aussi extraordinairement fort qui les unissait. « Non, son premier souhait c'était que je m'accomplisse dans un boulot qui présenterait bien. L'hôtel, ma sœur a toujours été plus taillée que moi pour le reprendre, parce que ça exigeait une discipline dont j'ai souvent manqué. Aujourd'hui je peux sembler plutôt à l'aise dans ce rôle-là, mais ça a jamais été une évidence pour moi de gérer une équipe qui a toujours d'abord répondu aux ordres de mon père. Par fierté, je me rêvais dans quelque chose qui serait vraiment à moi. Lui, je crois qu'il espérait surtout pouvoir me présenter comme le fils qui pouvait se payer le luxe de renier son héritage. » Parce qu'en tant que seul garçon de la fratrie on s'imaginait plus le pousser dans une voie prestigieuse, que lui confier les clés du domaine. Gianni n'avait jamais caché que c'était pas son rêve, et encore aujourd'hui il prenait beaucoup plus de plaisir à produire leur vin ou superviser leur restaurant qu'à gérer toutes les tâches beaucoup plus strictes qu'imposait ce boulot. La pression de la main de Santo sur son épaule lui tira un sourire, qui se teinta d'une pointe de tristesse. « On m'a raconté que j'avais été laissé devant une église, quand j'étais qu'un nourrisson. Mes parents l'ont su comme pas mal de monde, par des connaissances, sauf qu'eux n'ont jamais cessé d'y penser après ça. Ils ont rencontré le curé qui m'avait trouvé, ils m'ont rencontré moi, le reste s'est fait ensuite par voie juridique et de ce que je sais, ils en ont fait leur combat. Je crois pas qu'ils aient avant ça tellement pensé qu'ils adopteraient un jour, mais tel qu'ils me l'ont raconté ça a été comme une évidence pour eux. » Et c'était toujours bien particulier de se livrer sur le sujet, réveillant un pêle-mêle d'émotions qu'il avait du apprendre à gérer, avec le temps, mais qui parfois se rappelaient à lui pour lui faire comprendre que oui, ça ferait toujours partie des sujets un peu plus sensibles, fatalement. Alors c'était plus simple pour lui d'amener Santo à se confier sur ses propres relations avec sa famille, l'absence de son père, son lien avec sa mère. Gianni comprenait rien qu'à sa façon de l'évoquer combien elle était importante pour lui, et pour placer la famille au dessus de tout ça lui parlait. « Ça a du être difficile pour elle, de t'élever seule. J'imagine en effet que ça rendait certaines situations explosives mais que grâce à ça vous avez aussi un lien d'autant plus fort. » Il voyait la tendresse dans le regard de Santo, il sentait que ça lui avait pesé à lui aussi et que ça l'avait sûrement fait mûrir plus vite que les autres. « Ton père, il a jamais fait partie de ta vie ? Et ta mère, elle a jamais refait la sienne ? » C'était lui qui maintenant s'intéressait à son vécu, et au même titre que Santo s'était montré précautionneux au moment de l'interroger tout à l'heure, il lui lança un regard qui suffirait à lui faire comprendre que c'était ok, s'il ne voulait pas aller plus loin dans les confidences. Il avait le sentiment de pouvoir le comprendre, au moins sur quelques points, mais il savait aussi que rien n'était aussi intime et parfois difficile à effleurer que la famille. Alors l'allusion qui suivit visa à détendre l'atmosphère et rappeler à Santo qu'ils étaient aussi là pour déconner. « Au contraire, moi je pense qu'il faut que je mette un gros coup de pied dedans. Je suis sûr qu'un type avec un flingue a moins de chances d'abattre un autre Gianni à Miami, que moi d'y passer en goûtant à vos cheeseburgers aux donuts de sucre. » Il se mit à rire de bon cœur, prêt à prendre le problème à bras le corps et à regarder son karma les yeux dans les yeux. « Ouais, et c'était pas sa seule victime il me semble. Ça a pas fait l'objet d'une série, d'ailleurs ? » Ça lui disait quelque chose, mais pour peu qu'il y ait bien un show dédié à son homonyme, il était probable qu'il soit passé un peu à coté.

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Message (#) Sujet: Re: the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) — Mer 27 Mai - 21:07

C'était difficile de l'imaginer paumé, Gi. Il avait la gueule de l'assurance, même s'il leur avait déjà fait comprendre à d'autres occasions qu'il n'avait pas toujours été considéré comme le latin lover de base. Il avait souri en posant ses lèvres sur le goulot de sa bière et d'en avaler une longue gorgée. T'avais quel âge déjà ? Parce que Santo dans le délire débarquement aux US avec la gueule paumée il s'y connaissait bien. Il avait tout fait pour cracher son arrogance et son assurance en arrivant, mais on l'écrasait assez vite en lui rabattant ses jeunes 18 ans. Même pas majeur sur place. Même pas le droit de se payer une bière dans un bar après le taf. Le mec il avait du entretenir son petit réseau illégal de contrebande rital pour remplir son frigo de bouteilles de Corona. Il avait finalement hoché la tête à la remarque de Gigi, posant son regard sur son visage. Ses deux questions se rejoignaient et il avait pris quelques secondes pour y répondre correctement. Aujourd'hui si tu me le demandais ouais, je voudrais que ce secret soit trouvé par Kara ou Louis. Cos aurait sans doute répondu un truc du genre, en remplaçant Kara par Aera. Ils avaient chacun révélé plus ou moins d'informations aux différents candidats. Gi, il avait des billes. Cami et Lejla aussi. Mais pour le reste il doutait que les autres puissent réellement lier les choses à leur histoire personnelle. Y'avait un monde entre son intitulé et ce qu'il enfermait. Santo il savait pertinemment que ça apporterait certaines réactions disparates, mais ça ne l'effrayait aucunement. Il était là pour lui-même, pour son pote, et pour ce pour quoi ils avaient fait certains choix. Il était aussi là pour chercher une certaine forme de pardon. Parce qu'il se trainait depuis 5 ans les conséquences d'un choix qu'il avait fait à un moment de sa vie. Choix qu'il ne regrettait absolument pas, mais qui avait eu son lot de conséquences. Cet argent, il irait à ma mère et à mon fils. A son ex aussi peut-être, selon l'issue des choses. Il y voyait aussi deux trois autres utilités, mais c'était des éléments qu'il était obligé de garder sous silence pour l'instant. De toute façon ce soir il était plutôt pessimiste. Santo il avait du mal à s'accrocher à l'idée qu'il ressortirait de tout ça aussi indemne qu'à son arrivée. A certains potes aussi. Ses fratelli, ceux avec qui il avait grandi. Les gars qui s'étaient confrontés à leur petite loi locale, comme lui. Ceux qui avaient voulu voir au-delà des sentiers battus. Il aurait aimé faire plein de trucs Santo. Aider son quartier, construire de nouvelles infrastructures. Mais il savait qu'il en ressortirait pas d'ici avec le chèque final, et que la somme qu'il tirerait d'une éventuelle demi-finale ne suffirait pas à aider l'ensemble de ceux à qui il pensait. Faut faire quoi pour te brusquer du coup ? Le voilà qui était à nouveau rattrapé par sa grande curiosité de joueur. Santo il avait déjà promis à Louis de venir le brusquer, mais il lui suffisait de passer une soirée avec Gigi pour que ses petits élans de fouine se déclenchent. L'intitulé il est aussi compliqué que ton histoire ? Y'avait ça aussi, qui rentrait en compte. Gi il avait cette chance là aussi, de pouvoir jouer sur plein de tableaux. Orienter les discussions à sa convenance en se concentrant sur certains événements de sa vie. Entre NY, son adoption, son mariage avorté et sa relation avec son père, il avait déjà pas mal de cartes pour disperser l'attention. Il fallait juste comprendre s'il voulait les disperser, ces indices, ou si au contraire il était là pour faire retentir un message avant le prime des révélations. Auquel cas sa stratégie devrait finir par varier. Pour Santo c'était toujours compliqué de se projeter dans une vie comme celle de Gianni. Parce qu'il n'avait pas les mêmes références familiales, il n'avait jamais fait face à de tels objectifs et du satisfaire autant quelqu'un. Les mots ne lui venaient pas naturellement, parce que les objectifs qu'il avait pu avoir, Gi, ne lui avaient jamais effleuré l'esprit à lui. Cette fierté exacerbée de vouloir construire quelque chose indépendamment du capital familial. Evidemment, il le comprenait, mais c'était tout sauf naturel. A 18 ans il se serait sans doute foutu de lui, le traitant de pauvre gars pourri gâté qui faisait sa crise de l'enfant riche. En grandissant il avait appris à se modérer, à développer un nouveau regard sur les choses, mais il n'en restait pas pour le moins maladroit vis-à-vis des critères de succès des autres. Pour lui, réussir sa vie c'était simplement pouvoir se payer ce qu'il n'avait jamais eu naturellement. Rien de plus. Et maintenant, vous êtes en paix l'un avec l'autre ? C'était surtout ça la question. Est-ce qu'ils avaient finalement tous les deux assumé ces choix là. Parce que Gi avait l'air passionné, et ça c'était sans doute la seule chose sur laquelle devait se concentrer son padre. La suite, par contre, elle était plus terre à terre pour un Santo qui avait longtemps gravité autour de l'église. Des histoires comme celle-ci on en voyait souvent dans les faits divers italiens. T'es leur petit miracle. Il avait soufflé en amorçant un sourire. Et t'as jamais su la vérité, du coup ? T'as jamais su qui étaient tes parents biologiques ? Il n'éprouvait pas forcément de gêne à aborder ce sujet là, parce que lui-même venait d'une famille dysfonctionnelle et qu'autour de lui aucun gamin n'avait eu une relation évidente avec ses parents. Peut-être que pour Gi c'était difficile à aborder, mais pour Santo c'était juste la vie, la vraie. Il manquait certainement d'un peu d'empathie, mais ce soir il avait du mal à se soustraire à sa spontanéité. Ils se traînaient tous leurs tâches de boue. Gianni, dans son malheur, il avait trouvé un petit paradis. Mais en sentant peser un instant son silence le napolitain avait finalement repris. J'arrête les questions. De toute façon, il avait son lot de réponses à apporter de son côté. Pour lui c'était plus évident à aborder. Sa situation elle n'était le fruit d'aucun drame. Elle s'était juste toujours imposée à lui, comme à de nombreux mômes du quartier qui étaient complètement laissés pour compte. Chez eux, à Napule, personne ne s'inquiétait de voir des gamins de 10 ans zoner dans les rues jusqu'à 2h du matin pour fumer des cigarettes et voler des bouts de bois en prévision de la prochaine fête de quartier. Non, et non. Je connais rien de mon père, juste son surnom, et encore. Apparemment il était polonais, mais bon... J'ai eu droit qu'à quelques histoires quand j'étais môme et que je revenais encore de l'école plein de questions. Puis j'ai compris que c'était juste un truc qui était acté. Et elle, c'est compliqué, mais elle n'a jamais eu une relation hyper saine avec les hommes. Ca, ça avait contribué à rendre leur relation explosive au début de son adolescence. Et ça avait contribué à le faire traîner en-dehors de chez lui. Santo, il ne tenait pas à faire face au tableau de chasse qu'entretenait sa mère pour leur payer un paquet de Barilla en plus au supermarché. Mais bon en vrai ça va y'a rien d'anormal. C'est un peu la vie des mômes de mon quartier. On leur avait vite appris à raconter leur petit contexte avec le sourire. C'était ça, la beauté de l'enfance, on faisait gober n'importe quoi à des mômes sans qu'ils en souffrent. Gigi, je mate pas trop de séries j'avoue. Mais par contre le rdv est pris à Miami, quand j'y remettrai les pieds. Avant, je compte bien me faire un petit stop par chez nous. La légèreté, elle était là. Même si à ses yeux ça n'avait rien d'aussi évident.

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the deeper i get, the less that i know (lundi, 23h40) Hpic8mN
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