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 I care what people think (mardi - 20h20)

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Kara
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Message (#) Sujet: I care what people think (mardi - 20h20) — Lun 1 Juin - 19:34

Je regarde depuis deux bonnes minutes la carte du restaurant, mais rien à faire, je n’arrive pas à me décider. Costa nous a parler de ce restaurant en ville pas très loin du loft qui fait des plats qui sont d’après lui plutôt bons, je me suis donc dit que je pourrais le tester et juger de la qualité des plats moi-même, ce qui aussi ne m’obligera pas à faire à manger ce soir. Contre tout attente, c’est à Louis que je propose de m’accompagner et il ne refuse pas mon invitation. Depuis notre petit passage au sein de la loveroom, j’ai l’impression que les petites tensions entre nous se sont un peu apaisés même si on est loin encore d’être les meilleurs amis du monde. En fait, c’est surtout parce que j’ai envie de revenir sur notre discussion qu’on n’a pas eu le temps de terminer, interrompu par l’eau du bain que j’ai laissé couler un peu trop, devant épongé les dégâts, basculant par la suite sur des sujets plus légers. Louis, il avait mis le doigt sur mon secret, dû moins, il s’en était fortement rapproché. Et depuis la révélation, j’ai plutôt évité tout le monde jusqu’au prime. J’ai envie d’en parler avec lui, pas parce qu’il me semble plus fiable sur le sujet que mes copines présentes aussi dans ce loft, mais plutôt parce que j’ai envie de connaître son point de vue à lui. J’ai peur que les autres prennent des pincettes sur ce sujet avec moi, alors que Louis, il est assez frontal et direct. Surtout, on est loin d’être super proche, donc son avis sera je pense impartial. Pourtant, depuis qu’on est arrivé dans le restaurant, je ne sais pas comment aborder le sujet. Maintenant que je suis libérée du poids de mon secret et que je ne suis plus obligée de garder le silence, je n’arrive même pas à me lancer. Mes doigts se crispent sur la carte, tandis que mon cerveau commence tout doucement à surchauffer. Je ferais mieux de me calmer dans un premier temps. Je dépose d’un geste sec la carte sur la table, plantant mes pupilles dans celle du français. « Je prends comme toi, je ne suis même pas sûr de connaître un seul plat sur cette carte sauf le steak frites. » Je crois que ce plat-là, il est international. Je veux cependant me porter vers quelques choses que je ne connais, se serait dommage d’être en Autriche pour manger un plat aussi simple. Mes doigts trahissent mon stress, alors que je remarque que je tapote la table depuis quelques secondes. Je m’arrête instantanément, un peu gênée de la situation. Je souffle un bon coup avant de me lancer, jaugeant d’abord l’humeur de Louis afin que cette conversation ne bascule pas vers quelques choses de dramatique. Ça reste un sujet très important à mes yeux, je n’aimerai pas qu’il prenne ça à la légère.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Lun 1 Juin - 22:31

Il n’a pas trop compris l’invitation soudaine de Kara. Toute initiative de sa part demeurant surprenante à ses yeux bien qu’ils aient déjà passé un cap le soir où elle lui avait partagé son ticket, de son plein gré ou non, pour la loveroom. Il n’a pas trop réfléchi avant d’accepter, Louis, même s’il ne s’est pas gardé de la questionner sur la disponibilité de Rosamie. Leur petit séjour au septième ciel l’air de rien ça leur avait fait du bien et l’un comme l’autre ils étaient redescendus dans leur animosité respective. D’ailleurs ce soir-là il avait été surpris de la façon dont Kara avait eu d’être avenante et même s’il mettait ça de prime abord sur du pur intéressement ils avaient fini par aborder quelques conversations intéressantes. En revanche en ce qui concernait leurs choix gastronomiques elle était beaucoup moins curieuse. « Ok. » il note, déportant curieusement son attention des lignes de son menu à celui qu’elle vient de plaquer contre la table. Ce soir elle dégage quelque chose de complètement différent, Kara, en comparaison à la semaine précédente. Elle est crispée, tendue, comme si quelque chose la dérangeait au fond d’elle-même et à vrai dire ce n'était que la cristallisation de son attitude globale depuis la révélation de son secret. Avec tous les indices donnés il n'avait pas été étonné qu'elle y perde sa mince cagnotte, comme il le lui avait exprimé directement c'était plutôt explicite. Assez pour que la foire au buzz se déclare. Elle a beau être irritable depuis sa révélation, ce soir il sent qu'elle a décidé de communiquer quelque chose qu'elle n'arrive pas à extérioriser. Louis il arrive à percevoir ce genre de chose car il a eu une meuf assez longtemps pour y être familier. Il s’en doutait avec son invitation mais maintenant c’était clair, l’américaine elle avait quelque chose à lui dire et ses ongles tapant dans une rythmique régulière et anxiogène contre la table lui donnaient raison sur ses intentions mal assumées. « Je ne savais pas que je te mettais mal à l’aise. » il glisse naturellement en remontant ses prunelles jusqu’à elle brièvement, se concentrant de nouveau sur son menu. « Surtout qu’on n’a pas couché ensemble, au final. » il étire d’un air désintéressé en laissant trainer son regard sur la carte. Les lendemains de folies charnelles qui se retentaient avec des verres de l’après, sonnant le glas de la désillusion et de la malaisance, il connaissait bien. Au moins avec Kara ça avait été fixé direct, Louis il avait dormi sur le divan ce soir-là. « Speckknödel revisitées. Bière ? » il écorche de son français, remontant une nouvelle fois ses prunelles dans les siennes pour l’interroger d’une inclinaison de menton. Le suivre dans ses choix de restauration ce n’était assurément pas la meilleure idée qu'elle puisse avoir, le français c’était le genre à choisir ses plats sur un coup de tête. Toujours quelque chose de différent et qui ne lui parlait souvent qu’à moitié, estimant que l’autre moitié était la part de surprise qu’un restaurant de qualité se devait d’offrir. « Accouche, qu’est-ce que t’as ? » il demande sans aucune animosité, prêt à amorcer la conversation comme elle l'avait fait la semaine dernière.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Mer 3 Juin - 23:28

Louis ne met pas longtemps à remarquer mon stress que j’ai dû mal à cacher. Ce n’est pas mon genre d’être dans cet état, j’ai toujours été connue comme la meuf plutôt chill qui balance des vérités sans chercher à savoir si elles vont plaire ou non. Sauf que depuis tous les événements qui me sont tombés dessus l’année passée, beaucoup de choses ont aussi évolué chez moi. Je mesure davantage mes propos, l’avis des autres comptent bien plus qu’auparavant et surtout, j’ai un mal fou à parler des choses importantes sans m’emporter ou me mettre à chialer. C’est encore tôt d’après les dires de mes amies à l’extérieur qui trouvent toujours une bonne excuse à mes propos parfois virulents lorsque l’une d’elle aborde le sujet trop frontalement. Je veux me prouver le contraire, parce qu’une fois à l’extérieur de cette aventure, je vais devoir parler. Raconter le jour où ma vie a basculé sans broncher. De nouveau, c’est Louis qui me sort de mes pensées en affirmant qu’on n’a pas couché ensemble pour rendre ce moment aussi malaisant. « Ta gueule. » que je siffle naturellement, même si ses propos m’aident à me détendre davantage. Il se décide sur un plat qu'il arrive à prononcer presque parfaitement, même si en vérité, il aurait pu inventer un mot que j'aurais pris ça pour de l'allemand. Il me propose de la bière, je secoue la tête de gauche à droite pour répondre à la négative. « Vin blanc pour moi. » Autant profiter des bouteilles du restaurant qui sont certainement meilleures que celle qu’on nous offre au loft. Louis, il tient plus face à mes longs silences, me demandant de vider mon sac. Ma langue passe nerveusement sur la commissure de mes lèvres, bataillant intérieurement pour ne pas me défiler. Pour me donner un peu plus de contenance, je jette des coups d’œil vers les autres tables, sans oser croiser le regard du français. « Depuis la révélation de mon secret, tout le monde a l’air de prendre des pincettes avec moi, me demandant si ça va, que je suis courageuse, ect… » Retrouvant un peu plus de courage, je tourne la tête vers lui. « Ce que j’ai besoin de savoir, c’est si tu trouves que ma démarche est bonne jusqu’ici. » Mon regard ne se détache plus du sien. « On est loin d’être les meilleurs amis du monde et tu l’ouvres souvent pour dire ce que tu penses, c’est pour ça que je me tourne vers toi. » Un petit sourire se dessine sur le coin de mes lèvres à la suite de mes propos, avant de reprendre plus sérieusement. « J'appréhende vraiment l’après Thrown Dice, t'es un peu mon test. » Je baisse le regard un instant, me sentant plus vulnérable que jamais alors que j’essaye toujours de me montrer forte. J’ai aussi un peu d’appréhension dans ce que Louis va bien pouvoir me dire, même si je viens littéralement de lui demander de pas prendre de gant avec moi.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Jeu 4 Juin - 12:29

Il réprime un sourire arquant discrètement ses lèvres, continuant à explorer le menu après la riposte de Kara. L’amour fou. Madame souhaite du vin blanc, pour lui ce sera une bière honnêtement il a ralenti un peu la vinasse son foi lui ayant expliqué qu’il fallait varier les plaisirs. De toute façon c’est un peu se mentir, il sait qu’il aura d’office le réflexe de vouloir jauger par lui-même ce que la cave locale a à leur offrir. « Tu deviens chic. » il note, reposant la carte sur la table et captant le serveur d’un regard entendu. Occupé à débarrasser les couverts voisins, ils disposent de quelques minutes avant qu’il ne s’attarde sur eux et Louis il ne veut pas supporter le silence anxiogène de Kara plus longtemps. Sa tension elle est palpable et il la presse dans sa façon bien à lui, considérant ça comme une ouverture évidente à la conversation. Qu’elle y aille, il est disposé. Son regard le fuit en prétextant accrocher des détails qui semblent ne pas exister et lui il la fixe en observant ce spectacle qu’elle lui offre. Il ne capte toujours pas pourquoi, de tous ceux disponibles cette semaine, elle l’a choisi lui pour exposer sa faiblesse. Elle commence à défaire les nœuds, Kara, dépeignant les changements d’attitude propres à la compassion voir de la pitié à son égard. Il acquiesce doucement de la tête parce qu’il a bien cerné le truc, au moindre évènement dans le chalet tout le monde se sent super-concerné. Fidèle à lui-même, Louis il n’avait pas cherché à aller réconforter Kara ou à en discuter avec elle après sa révélation. Son secret il était super intéressant et il aurait voulu en connaître quelques détails à défaut  d'avoir pu creuser ce soir-là dans la loveroom mais c’était un peu comme Carl et Rosamie où tous les curieux recueillaient les impressions de l’un sur l’autre en y allant de sa morale, ou Costa et Santo qui avaient droit à la mention de l’autre dans chaque conversation. Louis il ne mettait pas les pieds dans toutes ces trends de conversations, pas parce que ça ne l’intéressait pas mais parce qu’il trouvait ça lourd de tous se faire écho. Les informations qui l’intéressaient il les demandait, pour le reste il se fiait aux conversations de groupe qui suffisaient à la circulation de n’importe quelle information. Il capte enfin le fond de sa démarche lorsqu’elle lui explique qu’elle vient vers lui pour son franc parlé, un « Ah » silencieux formalisant l’éclairage de sa lanterne. Kara elle lui demande l’impossible en exigeant de lui qu’il jauge sa démarche. Louis il n’en avait aucune idée de ce qui était juste, il n’avait aucun pouvoir de jugement là-dessus. La seule juge possible c’était elle-même. « C’est ton histoire je ne peux pas te dire ce qui est bon ou pas. » Pour ce qu’il en pensait lui, c’était une démarche courageuse délivrant un message qui a besoin de circuler. Un réel problème sociétal qu’elle avait eu le cran de porter à l'exposition du monde par le biais de son traumatisme personnel. Il la trouvait forte, Kara, de s’être levée pour faire justice à son frère et à toutes les autres victimes anonymes. « Et ça dépend de tes objectifs aussi. » Ca il ne captait pas bien pourquoi sa révélation était aussi tourmentée, l’après-révélation ils l’avaient normalement déjà tous anticipé. « Qu’est-ce que t’appréhendes au juste ? » Il demande sourcils froissés, parce que Louis il ne pige pas ce qu’il y a à appréhender là-dedans. Kara elle venait porter la voix d’un mouvement par l’histoire de son frère, c’était une dénonciation directe. « Les jugements ? Ou l’impact ? » Est-ce que son appréhension était personnelle ou bien concernait-elle ce que ça impliquait socialement ? Sûrement un peu des deux. « C’était ton objectif de devenir une porte-parole en venant ici ? » Pour lui il n'y avait pas à stresser si son objectif était de retomber dans l'anonymat, en revanche toute cette notoriété allait engranger beaucoup d'opportunités pour sa cause et peut-être que là il y voyait effectivement où elle venait en venir. « Moi je trouve ça courageux et nécessaire. » il conclut en ne la lâchant pas des yeux. Si elle voulait savoir ce qu'il en pensait c'était on ne peut plus bien résumé.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Dim 7 Juin - 16:43

Je finis par ouvrir mon sac à Louis et lui demander un peu de juger ma situation, de savoir ce qu’il pense sincèrement. Je ne dis pas que les autres candidats ne se sont pas montrés sincère avec moi, mais j’ai juste l’impression que tout le monde prend maintenant des pincettes. C’est vrai qu’ils ont sûrement tous eu écho de ce qui s’est passé pendant la confrontation avec Santo, sauf que j’ai besoin qu’on me dise les choses, que si ma démarche est la bonne et si jusqu’ici je n’ai pas porté préjudice à mon combat. Louis, il ne semble pas trop comprendre ce que j’attends de lui, faut dire que j’ai tellement de mal à mettre des mots sur mes pensées, que je ne suis même pas sûre d’être totalement compréhensible, même pour moi. « Ce n’est pas mon histoire que je te demande de juger. » que je reprends après ses dires, prenant le temps d’un silence pour me retrouver dans mes idées. Il pense que ça dépend de également de mes objectifs. « C’est là où je veux venir. Si je suis venue ici de base, c’est surtout pour réclamer justice pour mon frère. Sauf que j’ai l’impression que ça serait égoïste de ma part de m’arrêter là, c’est pour toute la communauté afro-américaine que je dois me faire entendre. » On n’a pas eu le temps d’en parler avec mes frères. Quand j’ai parlé de passer ce casting avec mes frères, c’était surtout un moyen pour nous de faire réviser le résultat du procès, pour que justice soit rendu pour Sean. Jamais je n’aurais imaginé prendre la parole pour représenter un nombre important d’individus, puis j’ai compris que ce n’était pas possible de faire autrement, c’est clairement une nécessité de prendre la parole. Louis me demande ce que j’appréhende au juste. Mon regard se pose un instant sur mes mains que je frotte l’une sur l’autre, nerveuse de me dévoiler autant. « Que je ne sois pas à la hauteur. Je n’ai jamais voulu ce rôle-là, je vivais ma petite vie tranquillement et ça m’es tombé dessus. J’ai toujours été nulle à l’école, je n’ai pas un langage soutenu et je ne suis même pas une bonne chrétienne. Je me pas légitime pour prendre la parole et représenter un si grand nombre de personne. » J’étale toute mes craintes sur la table, ne sachant même pas si Louis il en a quelques choses à faire dans le fond, mais j’ai besoin de tout sortir pour me sentir mieux. Je n’ai jamais eu l’habitude garder ce que j’ai sur le cœur, c’est bien pour ça que garder mon secret a été plus que pénible à mes yeux. « Je ne me vois pas soutenir une cause en m’occupant uniquement de ma famille, c’est tout un pays qui a besoin de se faire entendre. » Malheureusement, les bavures policières ça se passe à travers tout l’Amérique et bien au-delà des frontières de notre pays encore. Si chacun ne s’occupe que de sa propre vie, on ne pourra jamais changer les choses concrètement. Les derniers mots de Louis me font sourire. « Je suis d’accord, c’est nécessaire. » C’est une lutte devenue même obligatoire pour notre communauté. Mes pupilles se plantent sur le français, curieuse à son propos. « Et toi ? T’as un objectif en étant ici ? »

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Dim 7 Juin - 17:39

Il a du mal à comprendre où Kara veut en venir, à l’instar de leur conversation la semaine passée sauf que cette fois-ci c’est sur elle que ça porte. Elle a ce côté super frontal où, pour autant, elle tourne autour du pot lorsque la réponse l’intéresse vraiment. Elle ne lui demande pas de juger son histoire, il s’en jugeait de toute façon incapable, mais sa position dans tout ça. « Dans tous les cas tu as mis les pieds dans la défense d’une cause en venant réclamer justice pour ton frère. » il expose avec évidence. Les deux étaient indéniablement liés, Kara sur ce coup-là elle s’était peut-être piégée elle-même à ne pas anticiper la voix qu’elle allait donner à toute une communauté opprimée. A ses yeux elle ne peut pas faire demi-tour. « Tu ne vas pas t’arrêter là, non ? Il y a des étapes qui t’attendent dehors. » Sa participation c’était un accélérateur au combat qu’elle menait, un déclencheur pour faire bouger les choses. Kara, là, en face de lui à lui dévoiler ses insécurités à cœur ouvert, elle lui semblait tout à coup très vulnérable. Ce n’était pas la vipère s’improvisant adjudant cheffe qu’il avait affronté en semaine deux dans le cadre de leur colocation. Elle dégage une soudaine sensibilité qui le touche et son regard capte le mouvement nerveux de ses mains qui ajoute à toute l’anxiété qui s’émane d’elle. « Ta communauté tu la soutiens à travers ton propre combat. Tu ne peux pas porter la responsabilité de tout un système défaillant sur tes épaules. » il glisse comme si c’était ce qu’elle avait besoin d’entendre. Kara elle remet soudainement toute sa légitimité en question, que ce soit concernant son éducation ou sa personne entière. Louis ça l’irrite ce genre de discours et sans qu’il n’anticipe quoi que ce soit ses sourcils se froissent pour assener un « C’est des conneries ça. » tonnant comme un début d’orage. Louis il n’a jamais trop supporté ces catégorisations sociales, sans doute parce qu’il vit dans une certaine naïveté autour de la question. « Au contraire. Les gens écoutent ceux à qui ils peuvent s’identifier. Par exemple toi, tes potes, tes frères, vous vous sentez légitimement représentés par des leaders qui préparent des discours politiquement corrects ? Vous les trouvez honnêtes ? Vous arrivez à les penser 100% bienveillants ? » Il doit y en avoir dont il ignore l’existence mais la réalité était ailleurs. « Aujourd’hui on réclame de l’authenticité, de la transparence. » Il a l’impression de s’exprimer comme ses profs de management, ça le bute il a presque l’impression de se transformer en coach Louis. Il se fait bavard lorsqu'il s'agit de remonter un égo qui ne mérite pas d'être aussi bas, Kara elle a beau être agaçante lorsqu'elle est à son max il la préfère tout de même comme ça. Il est un peu ferme dans ses paroles, renversant sa tonalité pour l’adoucir parce qu’il sait que ce qui va dire peut toucher Kara dans sa sensibilité. « Les petites filles qui vivent l’oppression elles préfèrent s’identifier à une Kara et son histoire, une fille qui parle avec les mêmes codes qu’elles et qui vit sa jeunesse entourée de ses frères et viellant au bonheur de son père. Qui peut te reprocher de ne pas être une bonne chrétienne ? C’est toi qu’elles prendront en modèle, pas la meuf au brushing parfait qui s’exprime exclusivement en figures de styles. » Ca c’était plus que jamais vrai à l’heure des réseaux sociaux dans lesquels le scepticisme collectif trouvait à la fois une certaine solution et un réconfort. « Tu n’es pas seule. » il note parce que son cas il doit être loin d’être isolé et il a tendance à penser qu’elle se met une pression énorme sur les épaules. « Tu ajoutes ta pierre avec ton histoire et ta médiatisation. C’est bien d’avoir parlé, ça doit déjà s’activer dehors après ce coup de projecteur que tu viens d’apporter. » En soi c’était déjà énorme mais elle était beaucoup trop effrayée par l’après pour s’en rendre compte. « C’est l’affaire de tout un mouvement. » il conclut, en profitant pour caler sa commande auprès du serveur qui se pointe juste à temps, s’affairant rapidement à leur servir les boissons. Il lui cale un sourire entendu concernant la nécessité de son action tandis qu’elle enchaine sur son objectif à lui. « Oui. » il articule en glissant doucement un sourire. Comme à son habitude lorsqu’on lui demande une information sur sa participation il donne une réponse concise, s’efforçant un peu d’étioler comme si c’était le juste retour des choses. « Mais il est plus égoïste et moins valeureux que le tien. » c’est pour ça qu’il estimait que l’award de l’égoïste de la saison lui revenait haut la main sans vraiment pouvoir leur expliquer pourquoi même si à son sens ça demeurait un trait de caractère proéminent chez lui.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Lun 8 Juin - 22:28

Le problème avec le message que j’ai voulu faire passer dans ce jeu, c’est qu’il implique que je continue ce rôle à l’extérieur. Si je concevais déjà cette idée avant de venir ici, le fait d’approcher de la fin me m’angoisse réellement. J’ai toujours été plutôt confiante en beaucoup de mes capacités. Je n’ai jamais douté de ce que je connais, par exemple, je suis une très bonne coiffeuse. Et les critiques que j’ai eu sur la boule à z de Louis ne m’en feront pas démordre. Pourtant, là toute ma confiance s’effrite à cause de l’inconnu de la situation. Représenter ma famille, ça je sais faire, mais devoir représenter tout un mouvement, tout un peuple qui connait les mêmes souffrances, je ne suis pas sûre d’en être capable. Quand Louis me dit que je ne vais pas m’arrêter là, je secoue la tête vivement pour lui signifier que non, ce n’est pas le cas. « Je continuerai à me battre jusqu'a ce que justice soit rendue. » Rien que d’imaginer que les flics qui ont pu le descendre sont actuellement dans les rues avec une arme à la ceinture, ça me révolte. Les mots et le soutien de Louis me touchent, mais mes doutes continuent de prendre le dessus. Je finis par lui balancer mes incertitudes et ce sentiment de ne pas être légitime dans ce rôle, moi qui n’ai jamais rien fait de bien impressionnant dans ma vie. Tout le bordel dans ma tête, il est en train de me ronger de l’intérieur. Pourtant, la voix de Louis, moins chaleureuse qu’avant, me sort de mon désordre interne. Il se lance dans une tirade que j’écoute avec beaucoup d’attention, trouvant en ce qu’il dit beaucoup de logique. Quand il me demande si mes proches et moi, on arrive à s’identifier à des politiques, si on arrive à trouver tout le baratin qui nous sorte vraiment honnête. Je n’ai pas besoin de réfléchir, secouant la tête pour lui donner raison. Obama a bien été un symbole un temps, grâce à son élection qui a permis de prouver que les noirs peuvent avoir une place importante dans la société, mais ça n’a été qu’une avancée dans la sphère publique. Dans la vie de chaque noir américain, rien n’a réellement changé. Des hommes noirs ont continué à mourir sur le territoire américain à cause de leur couleur de peau. Ça été la désillusion totale. Je comprends où il veut en venir le corse et ses propos sont plus reboostant que pourrait l’être une boisson énergisante. Quelques craintes sont encore présentes, mais d’autres se sont amenuisés totalement. Je ne peux pas m’empêcher de poser ma main sur la sienne et de poser un regard doux sur lui. « Merci. » Je n’en dis pas plus, mon regard en dit bien plus que tous les discours du monde. Je m’intéresse un peu plus à Louis et son objectif au sein du jeu. On est interrompu par le serveur qui prend les commandes, coude sur la table, je pose ma tête au creux de mes mains pour détailler les expressions du français. Sa réponse est concise, dans un oui qui pourrait vouloir dire tellement plus. Je me sens un peu lésée face au peu d’explication donné, mais je repense au secret qu’il cache encore. Il ajoute que son objectif est plus égoïste que le mien, un sourire assuré se dessine sur mes lèvres. « Et Cami, elle a le même objectif ? » J’essaye toujours de comprendre leur relation, même si je pense pouvoir tout comprendre que lorsque la révélation de leur secret sera donnée. « Elle te manque, d’ailleurs ? » Cette semaine loin de la parisienne, est-ce que ça lui donne à réfléchir sur elle ou alors ça ne lui fait ni chaud ni froid, lui qui a déjà été loin d’elle avant tout ce jeu. Je me demande si le doute s’immisce en eux depuis qu’ils sont en eux sur leur avenir ou cette relation qu’on a tous du mal à saisir.

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Louis
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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) — Mer 10 Juin - 0:29

Kara elle s’est officiellement engagée dans une lutte publique et il comprend, bien qu’il ne soit pas en mesure de s’en rendre compte comme elle seule en est capable, ce que ça représente. Si elle attend de lui une opinion claire et sans filtre, il la lui livre sur un plateau d’argent. « C’est ça qu’on veut entendre. » il glisse avec un sourire lorsqu’elle exprime son envie de se battre jusqu’à ce que justice soit faite. Louis il se fait coach et supporter à la fois, n’assumant pas de la voir aussi éteinte pour une cause qui est son leitmotiv. Qu’elle se discrédite par rapport à son milieu social ça l’emmerde autant qu’il trouve ça injuste, durcissant le ton pour corriger cette erreur de jugement. Le français c’est un homme de cœur, il fonce dans les choses avec ses tripes et ne réfléchit jamais à deux fois sur ses idées arrêtées. Son avis il est tranché et il le lui expose volontiers puisqu’elle le lui a demandé. Sa conviction elle est boostée par l’envie de la réanimer, aussi distant ai-t-il l’air avec ses airs de mec calé sur sa chaise à s’emballer hasardeusement dans une tirade exposant faits après faits les raisons pour lesquelles elle ne doit pas douter. Kara elle ne répond pas, se contentant de gestes dans lesquels il devine sa vulnérabilité. Sa main glisse sur la sienne et il se laisse surprendre, Louis, coulant brièvement un regard perplexe avant de remonter vers ses prunelles sombres témoignant tous les mots qu’elle ne prononce pas. Merci. C’est tout ce qu’elle lui dit pour les efforts qu’il y a mis, pourtant ça veut en dire bien assez. Il esquisse un sourire doux et sincère, effacé son air de petit con permanent. Le temps de donner les commandes, il se retrouve face à une Kara dont l’attitude lui annonce les prémices d’une nouvelle enquête sentimentale à son sujet. Louis il a compris qu’elle voulait percer à jour son manège de mec ultra détaché pas si crédible que ça. Elle semble avoir nourri une passion pour le duo qu’il forme avec Cam et c’est forcément vers cette dernière qu’elle oriente la suite de la conversation après l’avoir questionné sur ses propres objectifs. Il ricane d’emblée. « Non. » Ca l’étonnerait, pour ce qu’il en savait. « Je ne crois pas. » qu’il ajoute en fronçant un peu les sourcils sans réelle conviction à ce sujet. Quant à son manque, après 48h il commençait effectivement à cogiter dessus. « Qui ça ? Ma sœur ? » il demande avec un petit sourire en coin. « Bien sûr. » ça l’amuse de se moquer de ceux qui insinuent qu’ils pratiquent l’inceste tranquillement devant le monde entier. Il fallait vraiment avoir raté quelques notions importantes sur leurs intégrités respectives pour continuer de trouver une logique à cette hypothèse. « Oui elle me manque, un peu plus que prévu. » ça c’est spécialement pour elle, parce qu’il peut bien se confier un peu après ce qu’elle vient de lui raconter. « Enfin on est que mardi, ne nous emballons pas on était encore tous ensemble avant-hier. » Il faut tempérer ses propos aussi, son cœur n’est pas étouffé par le manque même s’il a pris goût à voir sa petite Cam tous les jours et à n’importe quel moment de la journée. « Et toi, t'as aussi tes têtes de l'autre côté. » Louis il ne va pas lui sortir la sauce Santo parce qu’ils sont tous lourds avec ça et il ne prend pas part aux cancans populaires. Il lui laisse la petite porte ouverte, au cas-où elle donnerait suite à leurs confessions intimes. « Tu le vis comment le départ d'Izïa ? » Il traine tellement avec Jill depuis la veille qu'il a failli lâcher le mot cyborg. A sa connaissance les deux filles étaient proches et c'était malheureusement un fait, chaque élimination allait devenir douloureuse. « J'espère que ça se passe bien pour elle dehors. Elle avait l'intention de profiter au maximum de l'après mais j'ai peur qu'elle tombe sur des types mal-intentionnés. » dixit Izïa: elle voulait s'envoyer en l'air. Il lui avait servi un petit cours sur le sujet pour éviter les entourloupes classiques mais l'extérieur était incontrôlable. Ou peut-être que sa mère était venue la récupérer, tout simplement.

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Message (#) Sujet: Re: I care what people think (mardi - 20h20) —

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