Partagez
 

 wedding. (lun. 11h30)

Aller en bas 
AuteurMessage
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: wedding. (lun. 11h30) — Lun 15 Juin - 12:54

Wedding.
Lundi - 11h30
@Cami

Louis il se réveille l’esprit mitigé. Son retour de la veille aurait pu le ravir, déclencher une célébration comme ça avait pu être le cas la semaine précédente, l’enchanter de ses retrouvailles avec sa Cami, se réjouir d’être encore de la partie et plus que jamais motivé pour la chasse aux secrets. Impossible. Il y a une tâche à son tableau, un sentiment de déception qu’il n’arrive pas à obstruer. Lejla est partie et dès le réveil ça revient le frapper comme une mauvaise gueule de bois. Aligné dans un duel à l’issue imprévisible face à Aera, il s’était même mis à se projeter dans l’hypothèse d’un tour d’Australie en duo, tandis que son faciès s’affichant sur l’écran avait mis fin à son début d’escapade. Son costume de marié lui faisant face, pendu dans son champ de vision avec un air d’affront, il grogne une complainte à l’attention de Santo qui glande encore dans son lit pour lui témoigner de toute l’angoisse que ça représente. Louis ça lui fou la flemme de se glisser dans un costume, les seules fois où il l’a fait c’était sous pression ou dans sa propre version remasterisée. Là il y avait la panoplie complète : du nœud papillon jusqu’aux chaussures cirées. Pour le peu ça pourrait lui donner une crise identitaire, ce qu’il frôle en constatant son reflet dans le miroir. Il grimace Louis, le mariage c’était un truc qu’il n’avait jamais évoqué avec personne en préférant éluder le sujet même lorsqu’il ne s’agissait que de plaisanteries. Se projeter aussi loin dans quelque chose d’aussi concret il ne savait pas faire et, là, soudainement, en s’observant étranglé par un nœud pap’ il vomit l’image qu’il se renvoie. Au moins il y en a une qui pourra se prétendre visionnaire. Pour sa première journée il a sorti le full monty. Louis il sent bien qu’il va vite fait virer le nœud et la veste et troquer les cirées pour des baskets, mais comme on lui reproche souvent sa mauvaise foi il veut bien faire un effort temporaire pour prouver le contraire. Son habituel café/mandarine, il n’est pas surpris de retrouver sa mariée sur la terrasse une clope calée nonchalamment entre ses doigts fins. Ça l’électrise un peu de constater la longue traine qui tombe sur le sol, symbole de l’image d’unité et d’amour qu’ils vont renvoyer une fois réunis dans leurs accoutrements. Il en frissonne parce qu’il a bien compris qu’on les estampillait déjà d’une étiquette sur laquelle il commençait tout juste à réécrire sur le brouillon de leur passé. Un regard à droite, un regard à gauche. Personne. Parfait. Les caméras sont là mais lui, ce qui l’importe, c’est qu’aucun de leurs camarades ne se saisisse de ce moment. La voie étant libre il s’avance doucement pour couler ses bras le long de sa clavicule, se penchant pour la surprendre d’un acheminement de baisers sur la fine peau de son cou. « Bonjour. » il souffle, le sourire dans la voix, déposant un dernier baiser à la commissure de ses lèvres. Il reste suspendu, les yeux brillants et le sourire heureux, attendant qu’elle feigne vriller ses opales vers lui pour poser naturellement ses lèvres sur les siennes. Ils ont eu chaud hier soir et avant de déprimer le départ de Lejla il avait eu un regard de soulagement pour Cam, tacitement ils avaient plein de choses à mettre en ordre et l’un comme l’autre savaient leur équilibre fragile menacé de s’écrouler par un départ. « Montre-moi. » il demande en se redressant pour admirer sa mariée. Douce ironie. Un large sourire fend son visage, toujours subjugué par celle qui a le monopole de l'émerveiller. « T'es trop belle. » il souffle dans une fascination non dissimulée. Louis il passe son temps à la complimenter, Cam, c'est son petit bijou. « Tu vas la tâcher. » il pronostique avec un air un peu moins enchanté histoire de faire revenir tout le monde sur terre. Tournant sur lui-même il lui offre une vue en 360 qui, il la connait, va lui donner l'occasion de faire état de son style de manière générale. « Le noeud ça va ? J'ai dû demander à Santo de le faire. » il demande en grimaçant un peu, tirant machinalement les deux extrémités du tissu. Elle était bien placée pour connaître son incompétence en la matière, Louis c'était le genre à boycotter les cravates et tout autre accessoires de pingouin et ce peu important la circonstance.

TENUE

_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: Re: wedding. (lun. 11h30) — Lun 15 Juin - 23:05

Son reflet la fait sourciller dans une ironie qu’elle a tout de même du mal à apprécier malgré sa bonne composition naturelle. Pour se rassurer, Cami se dit simplement qu’elle va se balader toute la semaine dans une robe stylée et que le coté too much de la tenue est totalement assumée par le gage de la production. La mariée s’en va donc extérioriser ses frustrations avec son rituel du matin, la petite clope des familles. Se posant sur un des canapés de la terrasse, la môme ne tarde pas à être rejointe. Elle étouffe un sursaut de surprise lorsque ses mains apparaissent dans son champ de vision avant de sentir ses lèvres sur son cou. « Hello » murmure l'israélienne. Dans un automatisme trop ancré, elle checke naturellement les environs comme si cela allait conditionner sa réaction. La parisienne s'autorise à pencher la tête du côté inverse pour allonger son chemin épidermique afin de gratter un peu plus de sa tendresse, en bonne arnaque qu’elle est. Ses opales cherche son regard avant que ses lèvres ne réceptionne les siennes dans un sourire qui se meurt. Sa main libre se cale sur sa nuque pour le retenir quelques secondes supplémentaire de lui offrir à son tour un baiser profitant de sa bonne humeur, pour autant qu’elle dure. Cami est vraiment tout le temps en demande lorsqu'il est question des actions mignonnes dont Louis a le secret, même si les apparences sont contre lui. La parisienne écarte lentement ses bras pour lui permettre de jauger si sa future est assez digne de lui. Cami étire un sourire satisfait lorsqu’il commente sa tenue avant de lui rappeler sa maladresse chronique. Vrai, elle galérait déjà pour cendrer sa clope, ce qui lui promettait une semaine compliquée. « Un petit coup de vanish, t’inquiète » elle glisse avec assurance en mode je gère tout ce qui est ménager baby. Ce n'est que partiellement vrai en fait. « Trop classe » elle ronronne lorsqu’il la laisse admirer sa toute nouvelle dégaine. Ça lui va trop bien, et il est évident que Cami est d’une objectivité exemplaire lorsqu’il s’agit de Louis, la lucidité incarnée. « La dernière fois que je t’ai vu aussi sursapé c’était pour nos remises de diplômes » elle se souvient dans un léger rictus. Louis, ça l’avait pas mal gonflé de devoir sortir le costard simplement parce que c’était les codes dans les promos juridiques lorsqu’il l’avait accompagné pour célébrer la fin de ses études. Ils avaient commencé au champagne pour enchainer quelques conversations badines avec quelques profs, pour l’image et le réseau apparemment, avant de finir dans un appart au random d’un pote où ils avaient dit adieux à la veste et la cravate pour lui et les escarpins pour elle pour s’enivrer avec plus fort. « Du coup, pas trop envie de fuir avant l’autel ? » elle se moque parce la parisienne le connait par coeur, lui et ses angoisses de l’avenir. Il doit être le plus mal à l'aise des deux, parce qu'il est le premier à prôner le fait de vivre au jour le jour. Cami, dans ce genre moment aimait bien lui rappeler qu'il se trainerait dans tous les cas le petit boulet à ses pieds qu'elle représente. Ces tenues les renvoient un peu à leurs actes manqués. « D’ailleurs j’ai ouvert ton cadeau, même si tu n’es pas parti » elle laisse entendre avant de ménager un silence pour capter ses prunelles. Cami ne s’était pas préparée psychologiquement à son départ, refusant qu’on le lui enlève alors que tout était encore trop brouillé surtout les contours de leur nous décimé. La môme hier soir avait découvert un cadre avec un selfie de Louis qui trônait désormais sur sa table de chevet, à l’image d’une bonne fangirl. « Tu avais peur que je t’oublie ou que je craque ? » glisse la poupée dans un sourire en soutenant son regard. Sur le prime, elle s’était tapée une angoisse de son futur abandon qu’elle avait fait taire pour ne pas paraître encore plus égoïste. Sa main s’en va chercher l’une des siennes.

tenue

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: Re: wedding. (lun. 11h30) — Jeu 18 Juin - 0:27

C’est marrant Louis il se souvient mot pour mot de leur première entrevue conditionnée par le jeu sur cette même terrasse, théâtre de leurs actes. Un bonjour qui n’avait plus rien à voir avec la nargue qu’il sifflait avant l’entracte et qu’il murmurait dorénavant au creux de son cou, embrassant la chaleur de sa peau et fur et à mesure qu’elle en allongeait le chemin. Un baiser qui s’assumait sans se cacher derrière un prétexte sournois, le canon pointé sur le cœur. Cam elle lui avait manqué. Il avait beaucoup à lui dire sur sa semaine, sur eux. Graz s’était illustré comme une retraite opportune à la réflexion et à une remise en perspective nécessaire. S’imposer Cami en s’enfermant avec elle dans un huis clos c’était aussi s’imposer de faire face à ses sentiments, et lorsqu’il ne peut s’empêcher de l’admirer il sait qu’au fond, tout ça, ça n’a jamais disparu. Il aura essayé. Ses lèvres s’étirent en un sourire lorsqu’il récupère ses compliments, le genre qui ne lui parviennent pas souvent. Cam dans leur quotidien lorsqu’elle brodait avec lyrisme sur sa prétendue classe c’était plutôt par pur sarcasme et pour le prier de faire un effort. Selon lui ses joggings Kappa ils passaient n’importe où s’il était dans un mood où il n’avait pas envie de s’emmerder avec un vrai futal. Il avait fait un effort pour leurs cérémonies de passage à l’âge adulte, et si le costume cheapos arrivait à faire illusion le mec à l’intérieur beaucoup moins après quelques coupes de champagne. « Ca remonte. » il se souvient avec un sourire. Cette période-là, leur après encore bercé de candeur, il l’avait un peu obscurcie ces derniers mois. Il ne lui dira pas, à Cam, qu’il aura essayé d’enrayer tous leurs souvenirs les plus importants pour détacher son entité de la sienne. Il y a plus d’un mois ils se retrouvaient en s’envolant dans des vocalises et voilà qu’ils en étaient venus au bisou du matin en tenues de mariage. Lui il n’y avait rien de pire que de l’engoncer dans un costard symbole d’engagement et de pérennité pour l’angoisser bien comme il fallait. S’il pouvait encore ignorer sa condition, le déni était impossible lorsque Cami lui faisait face en grande robe blanche. Il ricane un peu parce qu’elle connait son aversion pour la prévision, Louis ce qui le guide c’est le kiff d’un moment présent et des choses tangible, pas d’un futur incertain. L’exemple typique c’était le sujet de la retraite que ses parents avaient tenté d’aborder plusieurs fois, ce mot il l’avait rayé de son vocabulaire et ils avaient beau avoir tenté d’insister ils s’étaient heurtés à un mur. « T’aurais peur que ça arrive ? » il laisse son sourire transparaître l’ironie de leur situation. Cam et Louis la question du mariage même s’ils avaient voulu l’aborder elle était déjà résolue. Jamais. Il avait eu son lot de complications, maintenant il passait son tour. « Mais ça me fait pas tant flipper, maintenant que je sais que ça n'arrivera pas. » il souligne. Gianni sans le savoir il avait vraiment bien joué son coup. « Su-per, comme d’hab tu m’écoutes pas. » Il fait mine de lever les yeux au ciel bien qu’ils sachent l’un comme l’autre qu’il n’y en a pas un pour rattraper l’autre lorsqu’il s’agit de n’en faire qu’à sa tête. « T’as kiffé ? Il est sur ta table de nuit j’espère. » Il avait pris le temps de lui faire un petit cadre personnalisé pour qu’elle puisse avoir sa gueule au réveil et au coucher toujours avec elle. Si Cami faisait dans l’estampillage pour s’assurer son territoire, lui s’infiltrait directement dans son esprit mais bien sûr ce n’était pas par peur de l’oubli. « Que tu craques. » il hausse les épaules avec un froncement de sourcils dans une moue qui se traduit par un « quoi d’autre ? ». « Je sais que je t’es incapable de m’oublier. » Sa main se fait attraper par la sienne et il s’assoit sur la place vacante à côté d’elle sur le canapé, utilisant son emprise pour l’inciter à grimper sur ses genoux. « Raconte-moi ta semaine. T’as fait quoi ? C’était comment ? » Il veut tout savoir. Tout, avant de lui exposer ses nouvelles idées. « T'as pensé à nous ? Parce que moi oui. »

_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: Re: wedding. (lun. 11h30) — Jeu 18 Juin - 21:50

La parisienne profite de son affection qui n’est, pour une fois, pas liée à une volonté de faire de show devant les caméras tout en riant des futures remarques de leur bande de potes. Ça, elle l'avait mal pris, sa capacité à jouer comme un bâtard. Louis, il n’a plus aucun prétexte ici, maintenant. Cami sait que leur équilibre est précaire, sa remarque violente lui démontre qu’elle a encore une fois raison. La môme soutient son regard, décidant de volontairement snober la première question qui les amènerait sur un terrain trop miné pour les deux. Cami est la seule à fuir, elle ne se vante pas de ce palmarès de fille de l’air incapable de tout assumer préférant se réfugier dans les réalités qu’elle crée du bout de ses doigts. Il l’assène d’une vérité qu’elle ne contestera pas. Cami est d’un coup bien plus distraite, perturbée par toutes les choses qui n’arriveront jamais, pour elle. « Tu es pas obligé de ne prendre comme ça, Louis » glisse la parisienne de sa voix fluette sans le quitter des yeux. C'est surement pour s'éviter une énième mauvaise humeur de la part du français qu'elle décide de changer de sujet, évoquant son petit cadre fait maison. Elle dodeline vivement de la tête. « Tu es la première image que mon cerveau imprime le matin, et la dernière du soir » elle ronronne un poil moqueuse bien ce soit la vérité, il pourra même vérifier ses dires. « Tu sais, un vieux sage m’a demandé il y a quelques semaines d’apprendre à me débrouiller toute seule, j’essaie d’appliquer ses doux conseils avisés » elle ironise un peu parce que la môme a encore en mémoire cette fameuse discussion où il lui enjoignait de grandir. Mais c'est vrai que sa sortie prématurée aurait engendré un pétage de plomb interne trop important. Louis déclare qu’elle serait incapable de l’oublier, certes. Un sourire s’étire sur ses pulpeuses. « Je n’ai jamais voulu essayer » contrairement à lui, Cami n’avait jamais tenté de le rayer  de son espace vital pour aller jusqu’à nier son existence dans sa vie. Au contraire, elle s’était toujours appliquée à vouloir se souvenir, malgré la colère ou les effluves de regrets. Louis, il était partout autour d'elle, atténuer sa présence par fierté ou tenter la déconstruction de sa façon de penser n'avait eu aucun sens pour elle. Cami éteint rapidement sa clope et ne se fait pas attendre pour s’installer rapidement sur ses genoux puisqu’elle y est invitée afin de recréer leur proximité d’antan, se pressant un peu contre lui pour gratter un peu de tendresse tout en l’écoutant avec une attention religieuse. Un sourire s’étire naturellement sur ses pulpeuses, s'étonnant même de l'usage d'un nous qu'elle ne pensait pas avoir survécu. Ses bras se nouent autour de son cou avant qu’elle ne s’octroie quelques secondes de réflexion pour paraître concise dans ses futilités. « J’ai partagé équitablement mon temps avec tout le monde, appris à faire une sauce tomate pour pizza grâce à Santo qui capté le niveau de mes skills en cuisine, fait des soirées resto avec les filles… » elle énonce bien que ce ne soit pas le plus important face au reste. Elle se mord limite les lèvres pour réprimer un "on s’en fout". « …et j’ai pensé à toi et à nous, souvent » conclut en croisant ses opales foncées. Quand l’israélienne lui avait balancé sur le prime qu’elle avait parlé de lui, c’était vrai. Cami, ça fait des mois que Louis lui manque alors la parisienne a appris à dealer avec cette sensation même si dans cette configuration s’ajoutait une bonne dose de frustration. A Linz, elle aimait se dire qu'elle n'était plus à quelques jours près, se sentant même bien loin de la solitude qu'elle avait pu éprouver rentrée à Paris. Cam ne fait que suivre sa ligne directrice depuis le début, Louis sait pertinemment ce qu'elle veut, cette semaine n'a simplement fait que confirmer cette vérité. « Tu en as tiré quoi, toi, de cette semaine de distance ? » lance la môme en le cherchant du regard à la recherche d'un indice de son minois qui lui laisserait deviner la suite.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: Re: wedding. (lun. 11h30) — Sam 20 Juin - 0:15

Il a un peu flirté avec les limites depuis le départ, il le reconnait. D’ailleurs s’il l’a fait c’est en pure connaissance de cause, s’amusant à la froisser en lui renvoyant sans cesse l’écho de leur incompatibilité. Masquant ses faiblesses derrière du désintéressement. Louis il n’est pas encore calmé dans son orgueil, s’adonnant à quelques punchlines lancées par pure envie de jouer le rabat-joie et pour conserver sa position d’électron libre qu’il sent lui échapper doucement. Si lui a besoin de temps, il est conscient que Cami, elle, n’attend que ça. Dealer avec sa demande permanente c’était aussi s’assurer qu’il puisse revenir à son rythme sans qu’elle se méprenne sur son incertitude. Cam il lui tendait la main et elle l’aspirait tout entier, toujours à gratouiller un peu plus pour obtenir ce qu’elle voulait. Quand il entendait que Rosie lui avait servi le petit dej’ au lit ou que Santo était devenu son commis sur l’ensemble d’une semaine ça avait le don de le faire sourire autant qu’il s’en résignait. Elle obtenait toujours ce qu’elle voulait avec une facilité déconcertante. A l’évocation du jamais, elle se fragilise comme s’il était seul décisionnaire. « Bah quoi, c’est vrai non ? » il appuie avec la légèreté du mec qui se contente de l’évidence. Elle devra s’y faire, il a décidé de le prendre comme ça l’était : une fatalité. Il s’est résigné, leur futur il ne mérite à ses yeux qu’une projection sur quelques mois le temps de la période d’essai. Elle lui disait souvent, Cam, qu’il était dur, et ce n’était que vis-à-vis de leur histoire qu’il était enfin capable de s’en rendre compte. Vexé, il n’en reste pas moins empreint de sa grande possessivité illustrée par le cadeau de sa gueule en format de poche. Ça lui arrache un sourire de satisfaction, parce qu’il a beau se plaindre de l’omniprésence de Cami il fonctionne exactement de la même façon. « Parfait c’est exactement ce que je voulais. » Rester dans sa tête par simple formalité. Il est confiant, Louis, il l’a bien vue s’articuler au contact des autres et ça le fait discrètement sourire parce qu’il la connait, ils se connaissent, et il n’y a qu’eux qui comptent dans leur finalité. Ils ont toujours été comme ça. « Toi, suivre les demandes d’un sage ? » il s’amuse à souligner l’ironie. Il est incapable de se l’imaginer ce jour, celui où elle l’écoutera. Cami c’est cette fille qui vous fait tourner en bourrique avec une facilité déconcertante, parfois même avec tellement de discrétion qu’on ne s’en aperçoit pas. « Comment tu te sens après avoir appliqué ces doux conseils ? » Il le savait, il n’en était rien. Ses lèvres se pincent sous la problématique qu’elle lui renvoie, celle qu’il a préféré solutionner en tentant de la chasser de son quotidien comme un vulgaire parasite. « Je ne comprends toujours pas pourquoi. » Pourquoi elle ne s’était pas résignée dès le jour où il l’avait chassée avec ce grand air de dégoût, les traits durs et fâchés, justifiant d’une déception à la décision irrévocable. Pourquoi elle n’en avait pas profité pour reprendre la vie à laquelle il l’avait arrachée, lui et ses lubies. Pourquoi elle n’avait pas réussi à comprendre qu’il ne reviendrait pas. Risible. Peut-être qu’au fond elle se doutait qu’il finirait par se calmer. Après une semaine de réflexion sur eux et leurs projets, il se sentait tout à coup complètement pris au piège de ses sentiments. Un piège pour lequel il s’était porté volontaire, convaincu à tort de son mental. Si on lui avait dit ce soir-là sur l’embarcadère qu’il inviterait Cami, en robe de mariée, à débriefer de sa semaine en équilibre sur ses genoux il aurait ri, se disant pas assez faible pour en arriver là. Louis il boit ses paroles, son visage s’étant rapproché du sien par automatisme, prêt à voler un bisou à tout moment sur ses lèvres se mouvant sous l’énumération de banalités. Il a ce petit sourire fasciné collé sur les siennes. « Et t’as pensé à quoi ? » c’est tout ce qui l’intéresse finalement, bien qu’il note que dorénavant elle soit capable de préparer une sauce tomate. On n’arrête plus le progrès. De son côté sa semaine avait été l’équivalent d’un grand bol d’air frai, en profitant pour faire le point sur ses maux et les classer. Il voulait avancer, Louis, et il avait pas mal réfléchi sur ce que ça impliquait. Cam elle ne lui demande pas ce qu’il a fait, elle lui demande directement ce qu’il en a tiré. Ça lui décroche un petit rire silencieux parce qu’elle est vive et il sait bien qu’elle attend après lui depuis longtemps. « J’ai réalisé que j’aimais bien t’avoir constamment à proximité. » il avoue sans gêne, réprimant son grand smile ses prunelles soutenant les siennes. « Et que j’ai failli à ma ligne de conduite parce que je t’aime trop. » Il n’a aucune difficulté à lui dire, des je t’aime il l’en avait inondée des millions de fois. « Rentre avec moi. » il souffle après avoir scellé un baiser. « On termine ensemble ce qu’on a commencé et on avise. La notoriété de l’émission ça va faire décoller la boutique. » Il en est sûr, dorénavant leurs noms étaient des marques exploitables et Louis il comptait bien profiter de ça pour rembourser son prêt ASAP et faire rouler son business le plus rapidement possible. Ils ont toujours eu plein d’idées, plein de lubies, le français il était prêt à boucler leurs obligations et à embarquer dans une autre aventure. La Corse c’était aussi le symbole de toute leur chute. Il s’emballe un peu dans son lyrisme mais il a tout de même un message à faire passer. Il plante ses prunelles dans les siennes empreint à un sérieux soudain. « Mais je n’accepterai jamais de récidive Cam, aux autres tu peux mais seulement si je suis ton complice. » c’était sa condition. Non négociable.

_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
Cami
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: Re: wedding. (lun. 11h30) — Sam 20 Juin - 19:24

La môme soutient son regard, contrariée, les lèvres vaguement pincées pour former une ligne rosée sur son minois pendant qu'il insiste en jouant le désintérêt et la facilité. Un silence de quelques secondes s'étiolent parce que les situations se sont inversées et elle a eu mal à l'accepter encore. « On en reparlera plus tard » se contente simplement de lâcher Cami qui refuse de se laisser entraîner là dedans maintenant, tous les deux n'étant pas libres de leurs mots, constamment surveillés par les caméras ou les autres candidats par exemple. Tous les deux changent rapidement de sujet, d'un commun accord tacide pour se diriger vers la lumière. Depuis quand Cami se mettait à écouter des avis extérieurs ? « Cela s'appelle grandir, tu devrais essayer, ce n'est pas trop mal » elle pique en douceur, rictus traînant longuement sur ses pulpeuses. Il n'empêche qu'ils se comportent parfois comme deux gamins ensemble qui se refusent à la maturité lorsqu'il s'agit de leur interaction. « Je me suis rendue compte que l'indépendance, c'était un concept sur-côté » elle amène façon scientifique ayant faite une découverte majeure afin de sauver l'humanité. Cami, c'est pas son délire la construction en solitaire parce qu'elle n'y voit aucun intérêt. Elle s'en balance de la fierté de pouvoir dire un jour qu'elle s'est débrouillée tout seule, sûrement pas assez d'ego ? Peut être. Elle se refuse de dealer avec l'ennui pendant le temps de sa courte vie. L’israélienne adore penser à deux avec lui. « Je pref être ton boulet » elle souffle dans une certaine nonchalance. Son indépendance, elle la retrouve dans son attachement à Louis et ses choix même si ce dernier s'en étonne toujours. « Parce que j'y crois » A lui + elle. « Même si j'ai mis du temps, une fois que cette idée était entrée dans ma tête, je m'y suis accrochée » déclare simplement la parisienne. Louis, au départ, elle le projetait nulle part, sans comprendre ce qui les faisait encore tenir ensemble mais il lui avait fallu quelques années avant de changer d'avis. Cami, elle n'était pas certaine que Louis arriverait un jour à redescendre suffisamment pour pouvoir avoir une conversation civilisé avec elle. Throw Dice avait un peu forcé les choses, heureusement. « Je m'étais promis que je t'attendrai » elle laisse entendre alors que ses opales très sérieuse croisent les siennes. C'est sûrement pour cela que son retour à Paris n'avait en rien été bénéfique puisqu'elle était restée prostrée dans une non-situation, oscillant entre colère et nostalgie constamment, se refusant d'avancer même si elle prétendait l'inverse. Contrairement aux essais de Louis. Cami attaque dans le vif du sujet histoire d'être fixée. Sa concentration s'accrochent à ses mots qui comptent, un léger sourire au bord des lèvres lorsqu'il avance concernant ses nouvelles certitudes. « Tu es revenu à la raison » elle souffle en capturant ses lèvres un instant pour éviter de lui laisser l'opportunité de la corriger. La vérité, c'est que tout le monde lui dirait qu'il se replonge dans la folie en acceptant de la laisser à nouveau graviter autour de lui après tout ce qu'elle a pu faire. C'est dans ce genre de moment que Cami arrive à mesurer ses sentiment face à l'objectivité de la situation, parce qu'elle a toujours su qu'il l'aimait, la question était de savoir s'il arriverait à lui donner une seconde chance. Égoïstement, elle se réjouit de son instinct de survie/protection inexistant. « Je vais aller remercier la prod de cette idée de génie alors » elle ronronne amusée parce qu'elle ne pensait pas qu'une semaine de séparation serait aussi salvatrice pour leur « nous ». La situation a plus avancé en quelques semaines ici qu'en des mois d'attente dehors. « Tu connais déjà ma réponse » annonce Cami dans un sourire, parce que ça fait des mois qu'elle n'attend que cela ; qu'il lui demande de revenir avec lui en Corse. « On a plein de projets à faire vivre » souffle t-elle de sa voix fluette. La boutique, leur délire de s'installer en Amérique Latine un jour où l'autre, maintenant qu'ils sont bilingues. Les idées ne leur manquent jamais. Ses opales croisent celles de Louis avant de dodeliner avec vigueur de la tête pour lui faire comprendre que oui, cela semblait évident. Plus jamais. « Tu sais tout » elle déclare tranquillement. Ses secrets avaient été éclatés, disséqués dans une grande dispute en Corse entre sa colère à lui et sa peur à elle. Elle se souvient encore de son visage écoeuré, de ses sourcils froncés et de la distance physique qu'il lui avait imposé pour se tenir éloigné de ses bullshit. Louis connaissait désormais tout d'elle ayant décidé d'arrêter de jouer.  « J'ai déjà tout perdu une fois, la leçon a été apprise » elle déclare sobrement en se lovant un peu plus contre lui, fatiguée de ce genre de souvenirs qui ne sont pas encore derrière eux malgré tout ses efforts. « Je te le jure » elle ajoute.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Louis
Voir le profil de l'utilisateur   
wedding. (lun. 11h30) Empty
Message (#) Sujet: Re: wedding. (lun. 11h30) — Sam 20 Juin - 23:11

Elle nexte le sujet et il devine une suite réfléchie de son côté. Il en crève d’envie de cette discussion, la clé de leur « nous » qu’ils ne peuvent pas aborder. Louis il refuse d’abandonner l’entièreté de son intimité dans une émission de télé-réalité, se réservant une certaine pudeur sur leur relation. Il y a un monde derrière qui les attend, un monde qu’ils rejoindront d’ici quelques semaines, voire moins, et qui était leur réalité. Il ne rebondit pas car ils ont déjà évoqué tout ça avant d’être scindés chacun à une extrémité de l’Autriche. Cam elle lui balance un scud qui le percute par surprise, ricanant de l’agilité qu’elle a à lui balancer sa vérité sans décor. « Aïïïïïïe Cam ça fait maaal. » il geint en mimant la douleur sur son visage, moquant théâtralement d’une main sur le cœur. Venant de Cami, assistée jusqu’à l’os, ce genre de scud c’était de l’ironie douce. Il reprend son sérieux face au petit scientifique qui émerge devant lui, validant une thèse sur la sur-cotation d’un concept qui a, selon lui, déjà fait ses preuves. « Et donc, conclusion ? » Conclusion, ô surprise, elle préfère lui rester enchaînée. Louis il réprime un face palm, tant d’efforts pour si peu de résultats. Ses leçons de vie c’est un soufflet qui retombe constamment, Cam elle est butée et elle le fait avec son super smile tout mignon. Dans l’idée ça a le mérite de le satisfaire parce que l’avoir à ses côtés et se donner le beau rôle à se plaindre de son hyper-demande ça lui allait très bien. Il ne peut retenir ce rictus mauvais qui passe sur son visage, toujours piqué lorsqu’elle évoque leurs débuts. Il a encore du mal à se projeter dans leurs premières scènes, leurs premières séductions, leurs premières confessions. Lui il y était allé avec toute sa sincérité dans l’ignorance caractérisant une relation naissante. Cami ça avait été son crush, sa petite meuf, sa meuf puis sa copine. Lui il s’était embarqué dans une relation au jour-le-jour sans se soucier du lendemain et, jamais ô grand jamais, il ne l’avait instrumentalisée comme elle avait pu le faire. Il était naïf dans bien des aspects, Louis. Elle doit le sentir, Cami, ce retrait qu’il a lorsqu’elle expose sa vérité. Elle a toujours su lire sur son visage trop transparent. « Ok. » il digère juste, son regard fuyant se poser sur les restes de petit dej’ abandonnés sur la table d’à côté. Sa déclaration de promesse à elle-même, elle le fait subitement vriller ses prunelles vers elle. « N’importe quoi, tu me l’as pas dit. » il l’accuse parce que c’est trop facile d’avancer ça maintenant, ou peut-être qu’il ne l’avait pas entendu mais il n’allait pas prendre cette option en considération. Louis, pour certains, il était plutôt de ceux qui succombent à la folie. Il y en avait eu quelques-uns dans son entourage pour dézinguer Cami, l’accusant de tous les maux, et rares étaient ceux qui ne l’avaient pas affublée d’un qualificatif dégradant. Seuls leurs potes communs avaient tenté de leur trouver à chacun des circonstances atténuantes, sans doute préoccupés par le chaos que la dissolution de leur duo pouvait provoquer. Il ne réplique pas, rendu muet par la ruse de ses lèvres qui se scellent aux siennes. « Ca fait déjà un moment que j’y pense. » il signale avec un petit sourire en coin, histoire de lui faire croire qu’il la fait mariner depuis plusieurs semaines alors qu’il n’en est rien. Louis il a des doutes depuis une grosse quinzaine, mais évidemment sa décision elle a été poussée par le manque éprouvé à Graz. Un large sourire s’étale sur ses lèvres à sa réponse parce que, oui, il la connaissait déjà. « J’essaie d’être romantique pour la formalité. » il précise en levant rapidement les yeux au ciel. Leurs projets ils sont toujours dans sa tête et ça le rassure de tout retrouver comme il l’a laissé. Cami elle l’avait vraiment attendu. « Plein. » il confirme, le bout du nez frôlant le sien. « Sauf Manuel Valls. » CQFD. Ça, même si l’idée de base ne lui déplaisait pas, c’était un plan foireux à la Cami. Il pince un peu ses lèvres, désolé de ce qui va suivre. « Même ça, je pourrais en douter. » Cam elle ne se rend pas compte de la problématique qu’elle lui a imposé. Il est condamné à la remettre en question à la moindre suspicion. Il lui faudra du temps, beaucoup de temps, pour faire retomber toute sa rancœur et sa vigilance que son peu de lucidité lui accordait. Il y a un détail dans sa dynamique qu’il n’arrive pas à comprendre et qu’il s’efforce d’ignorer, perdu entre le mystère et le mensonge. « Tout perdu ? » il reprend, sourcils froissés, réceptionnant son étreinte en resserrant son emprise. Doucement il glisse son visage en recherche du sien, posant son regard dans ses opales pour sonder sa sincérité sans même que ça ne lui importe réellement. Ses prunelles elles trahissent son intérêt, coulant sur ses lèvres qu’il capture avec la saveur d’un amour à l’absence trop longue. Il se retrouvent enfin, sans inimité, sans incertitude. Leur équilibre semble avoir toujours été là, à disposition. Ses doigts parcourant la douceur de sa nuque, son souffle se meurt dans leurs embrassades, confondues entre excuses et déclarations. Des retrouvailles, enfin. Celles d’un drame qui semble avoir trouvé sa solution. Celles d’un épuisement laissant place au repos.

_________________

bonjour bonsoir.
Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: TERRASSE-
Sauter vers: