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 there's no coming back (lundi - 16h25)

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Kara
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Message (#) Sujet: there's no coming back (lundi - 16h25) — Lun 15 Juin - 14:08

Je suis heureuse d’avoir retrouvé le chalet, même si l’ambiance de Graz était loin de me déplaire. En vérité, c’est plus de pouvoir de nouveau me mêler au groupe au grand complet qui me rend si joyeuse, même si le départ de Aera lors du prime de hier soir me donne toujours un peu le cafard. C’est pour cette raison que je ne m’éternise pas davantage dans le chalet, préférant trouver un peu de réconfort dans les décors de Hallstatt qui procure une certaine nostalgie avec les nombreux départs qu’on a connu jusqu’à présent et qui deviennent à chaque fois de plus en plus éprouvant. Je finis par reconnaître le visage de Klaus et je m’approche de lui afin d’entamer la conversation. C’est qu’en plus des candidats, on finit aussi par se rapprocher des personnes qui font partie intégrante du décor. Klaus, il a toujours sympathique, avec une anecdote sur chacune des friandises qu’il nous propose. Je lui demande comment sa semaine s’est déroulée loin de tous les candidats tandis que lui s’intéresse de savoir si j’ai aimé les paysages différents de Graz. Il y a bien une vingtaine de minutes qui s’écoulent pendant notre conversation lorsque je remarque @Costa marchant non loin de nous. Je me mets à sautiller en agitant les bras pour qu’il me remarque en haussant la voix afin qu’il remarque notre présence. « Le rital ! Ouhou ! » L’italien finit par me repérer et s’avancer vers nous. Je le laisse échanger quelques banalités avec Klaus avant que ce dernier nous propose de nous installer sur sa petite terrasse de fortune face à son stand afin qu’il puisse aller nous faire des boissons chaudes. Je secoue la tête pour lui dire qu’on est ok. « J’ai goûté un café à Graz, je crois que ça s’appelle le Kaisermelange, tu en as ? » que je lui demande dans un accent plutôt approximatif. Il me répond à la positive, prenant la commande de Costa avant de s’éloigner pour aller préparer ça. Je tire la chaise pliante afin de m’installer dessus, mon regard bifurquant vers l’italien afin de sonder son état d’esprit actuel. « Ça va ? » je me contente de demander, même si mon regard insistant lui fait comprendre qu’il ne s’agit pas simple banalité comme Klaus mais d’une réelle question en connaissant les différentes raisons qui pourraient l’amener à répondre par la négative. Je baisse la tête un instant. « Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit éliminée. » A vrai dire, j’étais même certaine de prendre la porte de sortie à sa place hier. Je me sens assez mitigé sur cette situation, heureuse d’être encore au sein du jeu, mais à la fois attristée par son départ. Surtout que des choses ont été révélé lors du prime comme son baiser avec Gianni et le fait qu’elle n’est pas pu s’expliquer là-dessus auprès de Costa ou encore Roma, je sais que ça va lui peser dessus à la coréenne. Et en même temps si je n’arrive pas à déceler l’état d’esprit dans lequel se trouve l’italien, c’est aussi parce qu’il a retrouvé Santo et que ça doit lui faire beaucoup plus de bien qu’autre chose. Peut être que c’est ma propre tristesse du départ de la jeune femme que j’essaye de transmettre malgré moi à Costa.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: there's no coming back (lundi - 16h25) — Mar 16 Juin - 17:20

Après leur bouffe et leur entrainement, avec Santo, Costa s'était évidemment douché puis avait renfilé son jogging Adidas et son pull pour aller papoter avec Emre, qui a dû se faire bien chier sans les passages épisodiques des candidats au restaurant. A moins qu'il ait juste pris une petite semaine de congé pour compenser. Il irait voir Klaus puis Frida ensuite mais son petit préféré, ça a toujours été Emre et ses trop longues histoires, sa descente surnaturelle et son rire chelou. Aussi, il prend la direction du village, ses écouteurs dans les oreilles, et à ses pieds, l'un des ballons de foot qu'il a piqués dans la salle de sport. Il dribble, jongle et fait des petits ponts furtifs aux habitants d'Hallstatt qu'il croise en chemin, sans prêter attention aux regards obtus qu'il se prend de leur part. Cos, il s'occupe l'esprit comme il peut, pour ne pas repenser au prime d'hier. Son plan, c'est d'opérer un plan de reconquête des gens et des lieux. Retrouver ses marques avec chaque Linz, dans chaque pièce, avec chaque PNJ. Bref, courir d'un bout à l'autre du domaine pour remplir chaque seconde de ses journées jusqu'à ce que la voie soit libre pour se permettre de zoner un peu dans ses pensées. Il a toujours Eminem dans les oreilles quand, au loin, il entend une voix familière et malgré les lyrics folles qui inondent ses tympans, il capte très nettement le mot : rital. Kara identifiée de suite. Machinalement, son regard effectue un scan rapide des lieux, jusqu'à la repérer en train de draguer Klaus et il opère une convergence dans sa direction en calant un écouteur au-dessus de son oreille et l'autre sur son épaule. « Usain Bolt putain, j'peux avoir un autographe pour mon petit frère ? il s'appelle Santo, ça s'écrit S-t-r-o-n-z-o  » il déconne sans réfléchir, face à une Kara qui ne comprendra de toute façon que la moitié de la blague. Il renvoie son sourire à Klaus avec qui il papote une seconde, le temps qu'il les installe à sa terrasse. Clairement pas le même standing que Graz, beaucoup plus débrouille, mais ça lui plait davantage, à Cos. Ils se posent donc avec Kara et il commande une bière pression, simplement. Son regard, à Harlem, il le capte avant même qu'elle ouvre la bouche et machinalement, instantanément, son esprit se verrouille sur lui-même, prêt à balancer son blindage contre toute tentative d'entourloupe sentimentale en approche. Il s'en rend même pas compte, Costa, c'est juste un truc naturel chez lui. C'est un gars qui a aucun problème à raconter combien il aime ses frères, sa famille, sa ville, combien il a aimé ses ex, et comment il aime de façon générale. Par contre, il réagit archi mal aux approches trop frontales du genre qu'on risque de lui servir quelques fois après le prime. Il montre rien, Cos, se contente de sourire en retard quand elle lui demande si ça va. « Rien d'insurmontable. » il répond avec un hochement de tête entendu. Mais il s'oblige à dénouer les nœuds dans son cerveau, face à Harlem et son regard scrutateur qui ne souffrira aucune mauvaise volonté de sa part. En vérité, c'est la seule avec qui il a parlé d'Aera de cette façon, alors il peut bien daigner élaborer un peu sur ce qu'il a dans le crâne, pour une fois. Le temps qu'il prend pour réfléchir, elle l'utilise à lancer les hostilités. « Moi non plus, je pensais qu'elle allait être sauvée » il admet, très sincèrement. Dans sa tête, c'était pas ce scénario-là qui était supposé avoir lieu, il avait anticipé des résultats tout autres. Comme quoi, faut jamais s'attendre à rien. A ce stade, les éliminations, elles deviennent moins évidentes. C'est con, mais il était si persuadé qu'elle allait rester qu'il a pas vraiment fait de move pour aller la voir durant le prime. Il profitait de Santo et de Maci, en se disant qu'ils pourraient parler plus tard. « Et je m'attendais encore moins à ce qu'elle sorte sur un prime pareil, pire qu'un épisode des Feux de l'amour » il soupire finalement. Après, il s'attendait surtout pas à un prime pareil, tout court. Il s'attendait pas à ce qu'il s'y est passé et ce qu'il s'y est dit. Il s'attendait pas à être happé malgré lui dans un drama à la con dont il n'a jamais voulu faire partie et qu'il n'avait aucunement l'intention de nourrir, que ça soit auprès d'Aera, de Gi, de Roma ou de Maci. Costa, c'est vraiment le dernier truc qui l'intéresse, lui il est là pour jouer, pour son secret, pour s'éclater un peu avec une nana cool en mode flirt temporaire pourquoi pas, mais clairement pas pour se retrouver coincé dans des conneries de lycéens. « Je lui en veux même pas et à Gianni non plus. Elle fait ce qu'elle veut, elle ne me doit rien. Mais j'aime pas les non dits. » il lâche en attrapant sa bière que Klaus est venu apporter et en plongeant les lèvres dedans. Et là, y'a juste rien qui est dit. Et ça l'emmerde. Pour plein de raisons. Dans son monde à lui, tout va vite, tout va fort, tout est hurlé, la vérité, elle finit toujours par être offerte parce qu'ils savent pas faire autrement que d'être douloureusement honnêtes. Il ne doute pas qu'Aera, elle lui aurait pas caché les choses par facilité, elle aurait pris le truc à bras le corps pour gérer la situation à sa manière. Mais là, elle est partie et Cos, il n'est pas plus avancé. Et en même temps, pour lui, il n'y a rien à régler, son comportement il aurait changé vis-à-vis de personne, de toute façon, parce que tout ça, au fond, c'est pas grand chose. « J'aurais préféré pouvoir mettre les choses à plat avec elle, là je sais même pas si on se reverra un jour. » Et malgré tout, ça le ferait chier que ce prime foireux ait servi d'aux revoir définitifs à la complicité qu'ils avaient, même au-delà de ce qu'ils ont échangé de moins platonique. ça serait con, complètement con. Pourtant, c'est une réalité, en dépit de ce round 2 qu'ils sont supposés avoir pour parler de son secret à lui. Il repose son regard sur Kara. « Et toi, ça va ? » Parce qu'elle était très proche de Kara, peut-être même plus que n'importe qui, ici. Alors même si elle a l'air de s'être réconciliée avec Santo, en partie en tout cas, elle doit être touchée par le départ d'Aera.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: there's no coming back (lundi - 16h25) — Mer 17 Juin - 23:24

Après avoir reconnu Costa au loin, je peux m’empêcher de l’interpeller. C’est le moment idéal pour connaître son état d’esprit après le prime plutôt spécial auquel on a eu le droit hier. En quelques foulées, il se retrouve très vite à notre portée. L’entendre m’appeler par le surnom qu’utilise les gens de mon quartier me surprend d’abord, puis un sourire fend mon visage me rappelant lui avoir fait cette confidence à Graz. Il continue dans son délire en me disant qu’il voudrait un autographe pour son frère et je secoue vigoureusement la tête de droite à gauche. « Hors de question, il a déjà un portrait de moi fait par Roma, il ne va pas tout me gratter le rital junior quand même. » Surtout qu’il refuse de me céder le dessin qu’elle a fait pour la petite fête de noël qu’on a improvisé il y a quelques semaines. Klaus étant à nos côtés, je laisse les deux hommes échangés un court instant, puis on finit par s’installer face à la confiserie pour profiter de ses délicieuses boissons chaudes qui sont bien meilleurs qu’à New-York. Costa, il reste fidèle à lui-même en prenant une bière juste après un footing, je ne peux pas m’empêcher de rire face à sa commande. Klaus s’éloigne, tout heureux d’avoir retrouvé les candidats qui remplissent les rues de Hallstatt depuis plus d’un mois maintenant. Mon regard se pose instantanément sur Costa après le départ du marchand, afin de sonder une quelconque émotion qui pourrait trahir son état d’esprit, mais il est loin d’être super expressif. Alors, je lui pose la question fatidique. Celle de savoir comment il se porte. Sa réponse, elle est donnée très rapidement, trop rapidement même. Je ne tourne pas longtemps autour du pot, j’aborde le départ de Aera directement. Parce que j’étais la plus proche d’elle et qu’il faisait aussi partie du cercle très intime de personne de confiance dont elle s’est entourée dans cette aventure. L’italien aussi, il avait cru au retour de la coréenne hier soir. Sauf que ça ne s’était pas passé comme ça et j’avais dû revenir dans le jeu sans elle. Il ajoute qu’il s’attendait encore moins à son départ après un prime rempli d’autant de drame. J’acquiesce vivement de la tête. « C’était un joyeux bordel ce prime, on aurait pu croire que c’était Elena aux commandes de cette soirée. » En plus de sa chronique qui fout souvent la merde en révélant des choses pas toujours souhaité, la production a décidé de mettre en place un action et vérité complètement con qui a crée plus de discorde qu’autre chose. Costa, il n’en veut apparemment ni à la brune ni à Gianni pour ce fameux baiser qui a fait réagir pratiquement tout le monde. Elle ne lui doit rien continue-t-il, mais il aurait aimé pouvoir en discuter avec elle. Quand il conclue qu’il ne sait même pas s’il la reverra un jour, mon corps réagit instantanément en s’agitant, un peu surprise par sa pensée. « Bien sûr que tu vas la revoir, elle reviendra à la fin, j’en suis sûr. » Bien sûr, elle n’a pas confirmé mes propos, mais je ne l’imagine pas faire autrement. Je sais qu’au fond, elle a aussi envie de s’exprimer sur cette stupide histoire de baiser, mais en plus de ça, elle reviendra parce qu’elle ne peut pas balayer l’aventure Thrown Dice aussi facilement. « Ça t’as fait quoi d’apprendre qu’elle a embrassé Gianni ? » Il a l’air de s’en foutre royalement en disant qu’il n’en veut à personne et que Aera ne lui doit rien, mais au fond je crois que ça lui fait un petit quelques choses à Costa. Je me rappelle ses paroles sur le fait de ne pas avoir besoin de se protéger, car elle le faisait déjà pour deux. Peut être que justement, il a pris un petit coup au passage. « J’essaye de me faire à l’idée qu’elle soit plus là, mais c’est compliqué, je la lâche plus depuis notre colocation en semaine 2 » Je hausse les épaules, essayant me remettre à sourire. « Mais c’est pas grave, on se retrouvera elle et moi, ce n’est pas fini nous deux. » Aera, je lui ai dis qu’elle deviendrait quelqu’un d’important dans ma vie, même à des milliers de kilomètres l’une de l’autre et je me trompe rarement en matière d’amitié. « Je suis quand même contente d’avoir pu discuter avec Santo. » Un petit sourire niais se dessine sur mes lèvres. « Il m’a manqué. » j’avoue, avant de pointer mon doigt en direction de Costa d’un air menaçant. « T’as pas intérêt à lui répéter ce que je te dis ou je te fais une coupe horrible en pleine nuit. » Les menaces, y a que comme ça que ça fonctionne avec eux.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: there's no coming back (lundi - 16h25) — Dim 21 Juin - 20:18

Il ricane tranquillement en balayant sa tignasse d'une secousse affectueuse quand elle joue les meufs inaccessibles, avant de se caler avec elle à la petite terrasse DIY de Klaus. ça lui fait toujours plaisir de se poser là et de profiter de ses petites spécialités, même s'il n'est pas forcément très branché confiseries à la base. Simplement, ça ramène d'autres clients. Cos, c'est le genre à aller s'asseoir ostensiblement à la terrasse des cafés ou des restos vides, même s'il doit se taper une bouffe à vomir, juste parce que ça le fume de voir des établissements complètement délaissés par rapport à d'autres qui ne désemplissent pas. Il sait bien que de ne voir personne consommer, ça rebute un peu les passants, alors il fait toujours en sorte de jouer les clients pour filer un coup de pouce au gérant. Tout ça, c'est encore et toujours son petit côté sauveur qu'il est incapable de réprimer. Mais avec Klaus, c'est moins flagrant, parce qu'il est bien installé dans son petit village où tout le monde le connait probablement. Il s'allume une clope en papotant avec Kara et bizarrement, il se sent pas trop mal à l'aise à l'idée de lui parler d'Aera et de tout ce qui a été balancé lors du prime de la veille. Il s'en serait abstenu face à n'importe qui d'autre, sauf Santo même s'il ne lui serait jamais venu à l'idée d'interroger Costa sur tout ça, mais avec Kara, ils ont en commun leur affection pour elle. Ils en ont déjà parlé de tout ça, c'est celle qui en sait le plus sur la situation, au final. Et puis, il faut qu'il se sorte de la tête sa dispute avec Santo. « On verra frangine, dans le doute, je lui ai dit au revoir correctement. » Elle a dû le voir elle-même, il s'est pas vraiment caché au moment de l'embrasser. Il ne remet pas tellement en cause son retour pour la révélation des secrets, il est à peu près sûr qu'elle reviendra. Mais dans sa tête, il arrive pas à ne pas penser que ça ne sera pas pareil. Que la page, elle est déjà tournée. A tort, peut-être. Par facilité, probablement. Au fond, il ne sait même pas si lui sera là, quand elle reviendra. Il est quasi certain d'être nominé cette semaine, et pour peu que son secret tombe avant le prime des révélations, il n'aura strictement aucune possibilité de revenir, même une demi-journée, dans le chalet, s'il est éliminé. « Honnêtement ? Sur le moment, j'ai eu envie de prendre leurs deux têtes, là, comme ça » il étire un sourire narquois, cale sa clope entre ses dents, et lève les deux mains, l'air d'être enroulées autour de deux touffes de cheveux qu'il secoue, « et de les éclater l'une contre l'autre. » Il lui dit les choses telles qu'il les a pensées, sans embellir ses manières de gros con. A cet instant t, il a eu envie de leur balancer un pied bouche des enfers, à tous les deux. Parce que c'est un faux calme, Cos, il peut vriller en deux secondes quand on le cherche en tirant les mauvaises ficelles, un peu comme Carl l'avait fait, quelques semaines plus tôt. Et contrairement à ce qu'on peut croire, les relations, c'est pas un truc sur lequel il déconne. Pas du tout. Qu'elles soient amoureuses, amicales, fraternelles, familiales, professionnelles ou juste cordiales, entre voisins. Il a un honneur en putain de béton armé, une loyauté à toute épreuve. Lui, dans sa tête, à partir du moment où il avait embrassé Aera, même si ça avait été sans la moindre signification, il s'était fermé toutes les portes possibles avec qui que ce soit d'autre ici. Pas par exclusivité, parce qu'ils étaient tellement loin de ça que l'idée les aurait probablement fait rire tous les deux, mais juste par principe. Il n'a rien d'un chineur ou d'un connard, Cos, aller gratter plusieurs femmes en même temps, même pour déconner, ça ne l'intéresse pas. « ça m'a cassé les couilles, je me suis senti très con et je l'ai eu hyper mauvaise. » Comme ça, elle saura tout. Y'a pas mal de trucs qu'il ne s'explique pas trop qui sont passés dans sa tête, à ce moment-là du prime, d'autant plus que c'était couplé avec la tristesse de Maci dont il était partiellement responsable. Et au final, cette composition, ça avait eu pour effet de le retirer complètement de tout ça, de le claquemurer dans son esprit derrière son air froid et distant. Il a coupé tout influx émotionnel dans son cerveau pour analyser le truc sans être parasité, parce que c'est ce qu'il sait faire de mieux. De cette histoire, il ne tirait plus que le douloureusement pragmatique, le techniquement logique, le mathématiquement statistique. « Mais en même temps, j'ai jamais été réellement disponible, et même maintenant, je le suis toujours pas, parce que je suis venu ici avec des objectifs vraiment personnels qui surpassent tout le reste et qui risquent de pas mal secouer ma vie quand je sortirai, donc je peux pas faire le mec déçu après, quand j'ai pas la place que je pensais avoir, tu vois ? » il lui offre un sourire désabusé. Il n'a jamais caché qu'il n'était pas contre le fait de s'amuser mais qu'il était hors de question que ça tourne à la réelle relation. Et ce n'est même pas une question d'envie, parce qu'au fond, il n'a jamais eu à se poser cette question, c'est juste une affaire de possibilité. Il ne peut pas. C'est tout. Prospectivement parlant, psychologiquement parlant, il n'est pas disponible. Mais c'est impossible pour lui de leur faire comprendre à quel point tant qu'ils ne connaîtront pas son secret. Tant qu'il ne pourra pas leur expliquer à quel niveau son futur est sur le fil. Alors forcément, il ne peut pas leur en vouloir, à Gi, à Aera, pour quelque chose qu'il s'est permis lui aussi. Pour avoir voulu capturer un moment spécial à travers quelque chose de spécial. Il peut être saoulé d'avoir été pris pour un con, il peut être piqué d'avoir été zappé complètement, il peut être vexé d'avoir pensé qu'Aera et lui partageaient un truc spécial, mais il peut pas leur en vouloir. « Et puis je vais pas te mentir, j'ai beaucoup trop de fierté pour jouer le jeu du triangle amoureux, je préfère laisser Gi plier ses bails et faire comme si j'en avais rien à branler. » il admet en tirant une taffe, face à une Kara qui doit très bien savoir ce qu'il veut dire. Maintenant qu'il a quitté ce fameux instant t et tout le ressentiment qui pouvait aller avec, c'est surtout ça qui reste. L'absence totale d'envie de se retrouver dans un jeu à la con qu'il n'a pas la moindre envie d'alimenter et qui le pousserait à avorter absolument tout avec n'importe quelle gonzesse, juste par ego. Et ça, il est persuadé qu'Aera, elle le sait très bien. Il lui renvoie sa question, à Kara, en posant le regard sur elle. Parce qu'elle aussi, elle a perdu quelqu'un d'important dans son petit microcosme. A croire qu'ils sont faits tous les deux pour porter les deuils ensemble. « T'es importante pour elle, elle te lâchera pas » il sourit sans hésitation. Kara, c'est pas pareil que lui. Aera, c'est une fille à filles. Ses amitiés entre femmes, elle ne laissent place à aucun doute, et à beaucoup moins de fierté qu'une amitié avec un Costa, par exemple. « En plus, elle a envie de voyager, tu pourrais facilement la convaincre de visiter New York. » il pose malgré lui un regard d'attente sur elle qu'elle ne pourra pas vraiment comprendre. Comme destination de choix et, surtout, de base pour une voyageuse novice, il n'y a pas mieux. Pour peu qu'elle ne s'enterre pas dans sa vie à reculons de Séoul, comme elle le faisait depuis des années et comme elle avait prévu de le faire. Cette idée-là, ça le frustre pas mal, Cos, surtout après tout ce qu'elle a pu lui dire, ça et là. La savoir coincée dans le rôle étriqué qu'elle s'attribue par facilité, à repasser encore et encore aux mêmes endroits remplis de souvenirs douloureux, à préférer un quotidien anesthésié pour ne pas prendre le risque d'avoir mal, quitte à ne jamais réellement goûter les couleurs, ça le rend malade. Alors s'il doit compter sur Kara pour la faire bouger de là, même temporairement, il le fera. En silence. Il sourit machinalement quand elle avoue que Santo lui a manqué. « ça va mieux entre vous ? » il demande simplement, avant d'ajouter, en soufflant un rire : « à part l'épisode crème fraîche. » Il les a bien vus discuter durant le prime, sans trop savoir quelle était la teneur de leur conversation et à quel point ils avaient déjà pu aborder les sujets qui fâchent. « Essaie Harlem, la boule à zéro ne me fait pas peur » il se moque. Mais elle a pas à s'inquiéter, il ne comptait pas courir vers Santino pour aller tout lui répéter. Ils sont là ensemble mais il sait ce qui est de l'ordre du privé et ce qu'il peut partager avec son frère. Ils ne se relatent pas chaque conversation depuis deux mois. « Faudrait couper en vrai, non ? Je commence à ressembler à Gi. » il soupire en passant une main dans les boucles qui commencent à s'accumuler sur son crâne.

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Kara
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Message (#) Sujet: Re: there's no coming back (lundi - 16h25) — Mer 24 Juin - 21:54

Depuis quelques temps, je vois en Costa un peu de mes grands frères. S’il est un vrai mélange des trois, j’aurais plutôt tendance à l’associer à Sean. Des caractéristiques évidentes qui sont semblables chez les deux, comme l’écoute, les bons conseils et surtout cette manie de toujours prendre les choses sans y accorder trop d’importance. C’est ce que je ressens à l’instant avec Costa, à cette terrasse de fortune pendant qu'il me dit qu’il n’en veut à personne pour cette histoire de baiser. Je ne suis pas dupe, n’importe quel garçon s’étant un tant soit peu intéressé à une fille n’aurait pas pris bien d’apprendre qu’elle est partie embrasser un autre. Alors même si je veux bien le croire lorsqu’il dit n’en vouloir à personne, il a dû ressentir quelques choses se rapprochant de la jalousie ou de l’incompréhension. Je m’attends à ce qu’il élude une nouvelle fois la question par une réponse bancale, mais ce n’est pas le cas. Au contraire, il exprime la colère qu’il a ressenti à l’instant même en imageant ça avec des gestes. Je ne peux pas m’empêcher de ricaner, alors qu’en vérité, si Costa avait eu un tel geste envers Aera, je lui aurais sûrement sauté à la gorge. « Ah ouais, quand même ! » Je ne suis pas si surprise, Costa malgré son calme olympien, il a une facette de sa personnalité qui est plutôt volcanique comme celle de Santo et il n’aime pas être pris pour un con. C’est logique, je me mets moi-même à sa place, je sais que les insultes auraient été balancé aux visages des deux protagonistes et que je n’aurais cherché à avoir que des explications que bien plus tard, une fois totalement calmée. Il continue en exprimant le fait qu’il s’est senti con et qu’il l’a eu mauvaise. Je suis embêtée pour lui et en même temps, j’ai eu toujours eu pour principe de défendre mes copines même quand elles sont en tort. Je me retrouve bêtement le cul entre deux chaises à ce niveau-là. J’ai aucune envie d’enfoncer la coréenne, mais en même temps, je n’ai moi-même pas compris son geste. « Je reste persuadée qu’il y a une explication logique et que si la production ne s’était pas empressée de sortir ce dossier, elle t’en aurait parlé en privé. » Aera n’aurait jamais voulu lui cacher ça, parce que son but n’a jamais été de blesser qui que ce soit. Costa, il ajoute qu’il n’est de toute façon pas disponible et qu’il est venu ici avec des objectifs personnels qui prendront le dessus sur tous le reste dès qu’il sera sorti d’ici et qu’il ne peut donc pas faire le mec déçu. « Je ne suis pas d’accord. Tu ne peux peut-être pas lui accorder plus à Aera, mais ça ne veut pas dire que tu n’en as pas envie. Ça ne se contrôle pas ce genre de truc et ça te donne quand même le droit d’être déçu même si tu sais que ça n’aurait rien changé au final ce baiser. » Je ne sais pas encore tout ce qui attend Costa ou même Santo dès qu’ils sortiront d’ici, mais ça ne les empêche pas d’être humain et de ressentir comme tout le monde des trucs qui ne se contrôle pas vraiment. C’est pas parce qu’il ne pourra pas aller au bout des choses qu’il a pas le droit de ressentir de la peine ou de la déception quand il se passe un truc pareil. Réprimer ce qu’on ressent, ce n’est jamais bon. Il conclue là-dessus en disant qu’il a trop de fierté pour faire partie d’un triangle amoureux à la con. « C'est ce que je vis depuis des semaines, bon courage. » Être constamment lié à Santo et Jill, ça m’a blasé plus qu’autre chose. Surtout la gamine, elle n’a pas l’air décidé à nous lâcher non plus. On en vient à parler de ma propre relation avec Aera et on peut dire que c’est vraiment un fort lien qui s’est crée entre nous. Il souligne à quel point je suis importante pour elle et puis cette envie de voyager qui l’amènera peut-être à New-York. « Elle sera toujours la bienvenue, elle le sait et de toute façon, elle sait très bien que je ne la laisserais pas m’oublier. » Si y a bien quelqu’un que je compte revoir à l’extérieur de ce jeu, c’est indéniablement la jeune femme. On a eu le temps d’en discuter plusieurs fois elle et moi, la fin de ce jeu ne signera pas la fin de notre amitié. Il me demande si ça va mieux entre nous, mis à part l’épisode crème fraiche, une grimace de dégoût me tord les traits à cette simple mention. « Oui, on a pu se dire clairement les choses, surtout pendant le prime. Je m’attendais tellement à sortir dimanche que je lui ai dis tout ce que j’avais en tête. » Cette discussion, si j’avais pu l’avoir au calme sans être dérangé par une Jill prête à foutre sa merde partout où elle passe, je l’aurais fait avec plaisir, mais la peur de le quitter pouvoir le faire était beaucoup plus forte. « Maintenant, il me reste plus qu’à découvrir ce que vous cachez pour pouvoir totalement vous comprendre. » Mon coude s’appuie machinalement contre la table, tenant mon visage à l’aide de ma main, j’offre un petit sourire à Costa. « Je patiente. » Leur secret est encore intact, mais j’ai espoir que quelqu’un puisse les buzzer cette semaine et enfin découvrir le poteau rose. Ma petite menace l’effraie pas et il pense même qu’il vaudrait mieux couper, ayant l’impression de ressembler à Gianni avec sa coupe actuellement. Je passe ma main libre dans sa touffe, les balayant en arrière. « C’est vrai que t’es bien mieux avec la coupe skinhead. » Contrairement à Louis qui m’a forcé la main pour que je la lui fasse, Costa sera bien mieux comme ça.

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Message (#) Sujet: Re: there's no coming back (lundi - 16h25) —

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