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 We belong way down below. (mardi, 12h30)

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Costa
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Message (#) Sujet: We belong way down below. (mardi, 12h30) — Lun 15 Juin - 15:02

@jill

Quand il sort du chalet, armé simplement de son short des Azzurri et d'un tee-shirt de sport, comme 85% du temps, paire de chaussures de course aux pieds et écouteurs vissés dans les oreilles, Cos se prend le soleil dans la tronche. Pire moment pour aller courir, mais il a besoin de se changer les idées définitivement, lassé par le mood pourri qu'il se tape depuis le prime. Le pire, c'est que c'est un mood latent, pas trop présent dans la réalité des faits, qui l'amènent à être majoritairement heureux de retrouver Santo et globalement content du nouveau changement d'environnement. C'est un retour dans leur petite zone habituelle, rien d'incroyable, mais rien que le move du pseudo déménagement, ça lui ôte ce sentiment d'inertie atroce qu’insuffle le jeu. C'est aussi ça qui lui permet de pas trop ressasser, exactement comme dans la vraie vie, où il passe son temps à s'empêcher de trop réfléchir en étant hyperactif, constamment sur le fil, voire à faire de la merde pour compenser ce qu'il a dans la tête. Et comme d'hab, ça marche. Il a rangé les dossiers Lejla et Aera dans une zone de stock de son cerveau, pour potentiellement les ressortir plus tard si nécessaire. Cos, il s'embarrasse pas du passé, c'est pas un nostalgique et si on pourrait débattre sur le fait qu'il est incapable de la boucler avec Naples, c'est surtout parce que dans sa tête, c'est son futur autant que son passé. ça transcende tout et c'est tout ce qui compte. Pour le reste, pour ce qui est secondaire, c'est-à-dire absolument tout, ça peut être classé sans trop de complexité, même si l'ambiance huis clos du chalet balance à l'occasion ses petites difficultés. Il s'en inquiète pas, totalement lucide sur le fait que tout ça disparaîtra dès qu'il aura raconté son secret et qu'il aura foutu un pied dans sa vraie vie Tout ça, ici, il l'oubliera. En passant près de la piscine, il repère la silhouette de Jill qui profite des rayons d'un soleil encore timide pour la jouer carpette, avec ses lunettes de soleil trop grosses pour son visage. « Ah, Daria » il balance avec d'avance un méga smile d'emmerdeur. Rien que le plaisir de lui trouver de nouveaux surnoms débiles à chaque fois qu'ils se croisent, ça suffit à le motiver.  Il se plante à côté de son transat et la jauge une seconde, sans en avoir rien à foutre qu'elle ait envie d'être seule. « C'est ça ton plan pour nous éviter la nomination ? » il remarque, d'un ton moqueur. Encore une grande nouvelle du prime, ça. Les nominations en binôme et le petit duo mal assorti qu'ils se retrouvent à former. Costa, à son habitude, il s'est déjà amusé à élaborer toutes les combinaisons possibles, à réfléchir à toutes les possibilités de votes de chacun jusqu'à établir certaines probas qu'il ne garde que pour lui et pour son frère. Pas comme s'il allait faire quoi que ce soit en conséquence, il préférerait crever que de gratter l'amitié, mais c'est le genre d'enjeux qui l'amènent à avoir des petites manies de contrôle freak qu'il peut pas maîtriser. Jill, par contre, ça n'a pas l'air de l'inquiéter plus que ça. L'habitude, sans doute. « Je partais courir, tu viens avec moi ? » il roucoule, comme s'il y avait la moindre particule de chance qu'elle accepte vu le mode larve dans lequel elle s'est établie, sur sa serviette de bain. « J'y allais tous les matins avec Lejla, avant, c'est à ton tour de la remplacer. » il appuie tout de même, pour la prendre par les sentiments. Après une semaine à Graz où elle n'a cessé de répéter qu'il fallait remplacer sa bff, elle peut bien renvoyer un peu l'ascenseur. Distraitement, il attrape son iPod qu'il avait calé dans l'élastique de son short pour diminuer le son des Roots dans ses oreilles. « C'est quoi la soundtrack de ta vie ? » il demande en balayant sa liste de son pouce avant de reporter son regard sur elle, prêt à faire des concessions, genre la laisser décider de la musique. Sauf si elle lui sort Teenage Dirtbag. Trop prévisible.

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Jill
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Message (#) Sujet: Re: We belong way down below. (mardi, 12h30) — Mer 17 Juin - 18:24

Jill, elle ne sait plus trop quoi glander de ses journées à ce stade de l’aventure. A part regarder des séries pour passer le temps, elle ne voit pas comment combler les blancs dans son schedule  personnel. Le truc, c’est qu’à force de rester dans l’obscurité de la salle de projection comme un petit parasite fuyant la lumière du jour, elle commence à vriller légèrement. La môme, elle est à deux doigts de se taper un trouble de l’humeur saisonnier en plein mois de juin, alors que les premiers symptômes en mode agressivité et baisse d’énergie ont déjà commencé à pointer le bout de leur nez. Normalement, elle devrait se la couler douce devant le 3x05 de Charmed en attendant que quelqu’un daigne préparer un repas qu’elle pourrait venir squatter sans vergogne, mais Jill vient tout juste d’entamer le début de ses séances de luminothérapies quotidiennes. Direction donc la piscine extérieure, histoire de lézarder au soleil, couchée sur une chaise longue. Elle se fait grave chier, mais y’a une distraction en short de sport qui se pointe dans son champ de vision. Costa, il a l’air d’être ready pour s’adonner à quelques jumping jack dans le jardin et elle le mate sévère derrière le verre teinté de ses lunettes de soleil. Jill, elle se la joue neutre malgré tout, même quand il dévie sa trajectoire pour venir lui pomper l’air avec ses surnoms débiles. « Mon plan, c’est d’attendre que Carlito fasse encore un truc débile pour se mettre tous les candidats à dos afin qu’ils le nominent à ma place. » C’est un plan passif, mais néanmoins efficace puisqu’il a permis à Jill d’enfin passer un prime peinard dimanche soir. La gamine, elle est assez lucide pour avoir capté que sans ce teubé et ses missions d’espionnages pour débutant/tentatives de suicide avortées au bout de deux secondes, elle se serait sûrement mangée une énième nomination. Elle est habituée à la longue et Costa, il ferait mieux de ne pas trop se faire d’illusions à propos de leur destinée vu qu’il s’est retrouvé lié à la pétasse de la saison. « De ton côté, je propose que pour sécuriser notre position, t’ailles draguer Roma et Maci afin de trouver les remplaçantes pour ton harem. » Lejla et Aera, c’était deux voix assurées pour un autre binôme que le leur. Là, ils se sont fait squeezer deux alliées de choix. Entre autres choses. La môme, elle n’a toujours pas digéré le départ de sa copine avec sa tendance à tourner en boucle sur les mêmes choses H24. Costa, il a déjà le droit à un haussement de sourcils dubitatif, perceptible derrière les lunettes de soleil quand il lui propose de venir courir avec lui et ça ne s’arrange pas lorsqu’il sort la carte Lejla. C’est quoi le rapport ? En quoi une Jill frôlant l’arrêt respiratoire en plein jogging ferait un bon hommage pour sa bestie ? « Tu me portes ? » Il a parlé d’accompagnement sans penser à préciser qu’elle devait aussi se bouger les fesses de son côté. Jill, elle aime bien sa weakness d’ado passant trop de temps enfermée dans sa chambre, donc le sport, c’est pas trop un domaine qui lui parle. « Ca te fera les mollets… » elle glisse avec son sourire de chatte d’intérieure qui vient donner un petit poke du bout de la chaussure sur les dits muscles nécessitant un entraînement renforcé. « Psycho Killer. » elle balance sans ciller à sa question. Dans le slasher-movie de sa vie qu’elle avait un peu teasé lors de son casting, elle se verrait bien buter ses petits camarades avec cette chanson en fond sonore. « J’ai hérité de mon père une passion pour les Talking Heads » Elle se redresse pour choper l’ipod des mains de Costa, afin de faire sa propre recherche de titres. « Je suis pas sûre de comprendre les paroles, mais ça, ça me parle bien. » elle explique plus sérieusement en pressant sur play. Chill/Mélancolique de ouf. Qui te donne autant envie de danser que de chialer. « C’est quoi ton soundtrack à toi ? Il va avec quel genre de films ? »

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: We belong way down below. (mardi, 12h30) — Lun 22 Juin - 23:41

Son petit plan consistant à envoyer Carl se faire niquer à sa place, ça le ramène très nettement sur le skywalk, des semaines plus tôt, face à une Jill plus que perplexe en l'entendant disserter sur sa façon simplissime d'avancer tranquillement dans le jeu : laisser les gens se tirer eux-mêmes une balle dans le pied et en profiter après. Le plus drôle, c'est qu'il pensait très précisément à Carl, à l'époque. « T'es pas très combative... » il laisse couler sur un sourire malin, en reprenant ses mots exacts. Elle est nettement retombée, Little J, pour en être à reprendre les stratégies de planqué qu'il avait balancées au début. Mais en même temps, elle a parfaitement raison, et lui, il a toujours été au clair là-dessus. Faire du gringue à tout le monde pour être certain de s'éviter les nominations, c'est pas son style. Il préfère de loin se frotter au banc et montrer à tout le monde qu'il peut le gérer sans problème, même s'il fait mine de l'inverse quand ils sont en réunion d'équipe. Et puis s'il est pas foutu de survivre à un banc, alors il n'a plus rien à leur dire, à eux qui ont assisté à ça. Même quand Jill le balance en mode arme ultime, de son côté. Il est tenté de soupirer et de passer son chemin, l'espace d'une seconde, mais l'improbabilité des blases qu'elle a cités a le mérite de l'amuser. S'il y en a bien deux que personne n'aurait songé à associer à lui de cette façon, c'est Roma et Maci. Mauvais italien. « Clairement les deux nanas les plus accessibles du chalet, en ce moment. » Entre Roma qui n'a d'yeux que pour Gi et sa petite pseudo trahison et à qui personne n'ose demander où ils en sont tous les deux de peur de provoquer une troisième guerre mondiale et Maci qui a décidé de remettre en question absolument tout de leur camaraderie sous prétexte qu'il a suivi les règles du jeu et qu'il l'a nominée - clairement, mission taillée pour lui, le chineur en chef, cette semaine. « Mais je prends » il accuse joyeusement le coup, en joignant ses doigts pour les faire craquer d'un mouvement vers l'avant, comme un gros beauf prêt à littéralement choper sa nouvelle mission. Grosse blague, bien sûr. Il n'a aucunement envie de remplacer Aera ni Lejla, toutes deux ayant pour lui une place particulière, chacune à leur façon. Roma et Maci, il les apprécie toutes les deux aussi, pour des raisons différentes, à des degrés différents, mais clairement, flemme de les saucer pour sauver son cul. Le harem, sur le principe, plus il disparaît, mieux il se porte. « T'irais pas consoler Gi toi, tant qu'à faire ? Il est seul, blessé, il s'en branle des secrets. » il glisse, amusé. Elle qui veut draguer, elle qui veut qu'on la remarque, Gi c'est la proie idéale, à attaquer au moment idéal. Il est à terre, il est blessé, il est seul, éloigné d'Aera, renié par Maci, douté par Roma. Il y a tout l'espace pour Jill la sous-estimée, Jill le pansement, Jill la sauveuse. Elle n'a qu'à compatir un peu, battre des paupières quand il regarde, souffler quelques répliques inexorablement bateaux pour lui indiquer qu'elle comprend. Easy peasy. Moins que de lui faire bouger ses fesses pour aller courir une petite heure mais c'était couru d'avance. Il y avait aussi peu de chances qu'elle accepte que de chances qu'il s'en sortent cette semaine avec leur binôme boiteux. « Me chauffe pas trop ou tu vas passer dix kilomètres en sac à patates » il rétorque, le ton doucereux. Hors de question de lui filer le rôle de la princesse avec ses lunettes de soleil, elle se contentera d'un remake de Shreck. Et il ne déconne même pas. Mais comme il est magnanime, il daigne lui parler dans son langage. Jill, suffit de lui parler de films, de séries, de bande originale, de personnages ou de façons de les ranger et elle est partie. Suffit de voir comme elle se redresse direct pour lui choper son iPod. Sa réponse, elle lui arrache un sourire amusé. « En fond de American Psycho 2.0 ? » ça l'éclate pas mal de l'imaginer dans le rôle de nana barge et marginale qu'elle se façonne face à eux. Plus le temps passe, plus il l'imagine comme une petite Alyssa dans The End of the Fucking World, armée de son keum psychopathe, pour se faire une fugue/roadtrip et fuir une mère cinglée, en quête d'un père idéalisé. Sauf qu'avec ses dix ans de plus, et les quelques véritables psychos qu'il a rencontrés dans sa vie, Costa, ça l'intéresse, mais ça l'impressionne pas autant que ça devrait. « Plutôt tronçonneuse ou hache ? » Il accepte les deux tant qu'elle conserve la petite séance de dancing en faisant le ménage en poncho en plastique après. Finalement, elle lui met la vraie chanson, badine sur sa passion pour Talking Heads et il en profite pour se poser sur le fauteuil à côté du sien. « Je vois, famille de vieux rock » il soupèse. Vieux rock ricain, même. Même si on peut débattre sur la catégorisation de Talking Heads dans la grande famille du rock, vu comme ça flirte parfois avec du punk doux. C'est pas trop son domaine de prédilection, à Cos, même s'il a toujours été plutôt éclectique dans ses goûts musicaux. Il a surtout parfait sa culture à Londres, obviously, et à travers les rares sons de ce genre (toujours européens, la musique ricaine c'était pas arrivé jusqu'à chez eux) qu'écoutaient ses parents quand il était plus jeune, et quand ils n'étaient pas branchés sur la variété italienne. « Ma mère était raide dingue de Bowie à l'époque. Un mec beau et totalement libre, ça la faisait rêver. » il balance distraitement, concentré sur la musique. Comme toutes les mères de son âge, probablement. Il pige ce qu'elle lui trouve, Jill, au morceau, ou plutôt pourquoi elle se l'associe. Il a ce petit côté à côté, justement. « ça serait quoi ton endroit ? » il demande en référence au titre de la chanson, quand les dernières notes s'éteignent. Elle lui renvoie la question, Jill, forcément, en ajoutant le paramètre du film pour parfaire son petit portrait mental. Mais le truc, c'est qu'il n'est pas archi calé en cinématographie, Cos. Il a jamais passé son temps devant la télé, à part pour mater le foot. « Je referais une version moderne de Affranchis » il répond direct, presque avec un air d'ennui tellement c'est évident, sans avoir besoin de réfléchir très longtemps parce que sa vie, au fond, elle est on ne peut plus clichée. Il s'identifie pas spécialement aux personnages du film, ni même au contexte, mais le nom en lui-même, ça l'attire forcément. Et qu'il le veuille ou non, tout le monde passe son temps à le rattacher à ce genre de bullshit. « Avec ça en bande originale » il ajoute en farfouillant un instant dans la bibliothèque de l'iPod pour sélectionner un son bien précis. Elle va adorer son petit combo, Jill, c'est sur et certain. « Mais c'est toi la spécialiste, trouve-moi un truc moins prévisible. Mon perso il serait plus intéressant avec quel genre de paradoxe secret ? »

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Jill
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Message (#) Sujet: Re: We belong way down below. (mardi, 12h30) — Sam 27 Juin - 19:44

Jill, elle commence à s’adapter aux techniques anti-nominations de Costa. Le gars, c’est le pire des planqués à laisser tout le monde s’entretuer pendant qu’il se la coule douce dans son coin. Y’a toujours des bails qui lui grillent la priorité au moment de choisir qui on a envie de jeter hors de l’émission. La môme, elle est la première victime du phénomène. Elle aligne les nominations à l’encontre de tous les antagonistes qu’elle est parvenue à se créer dans le game, délaissant le rital qui peut de son côté la nominer en toute décontraction. Là, il doit être bien emmerdé à l’idée de se retrouver lié avec Jill et sa grande gueule de psycho-bitch. Il va vraiment falloir raquer niveau cliffords s’ils souhaitent se laisser une chance d’échapper aux nominations parce qu’ils constituent une cible de choix pour la moitié du chalet avec leur binôme full Adler. La gamine, c’est clairement le poids mort du binôme qui va précipiter leur chute, mais elle n’aura aucun souci à reporter la faute sur Costa en l’accusant de s’être mis à dos Maci après l’avoir faite pleurer comme si tout pouvait se jouer sur cette seule voix. « Ewwww. » elle lâche de tout son cœur lorsqu’il essaye de lui refourguer le Gianni en mal d’amour. Ce gars, il est un peu sur tout le monde et  personne à la fois depuis le début de la saison. Jill, elle n’arrive pas à savoir si elle trouve que ça fait pitié ou si c’est distrayant à suivre façon remake de la sitcom Hello Ladies. Truc un peu chelou d’ailleurs, c’était l’un des rares à avoir répondu positivement à ses techniques d’approches de Lolita malaisante dont elle s’était depuis lassées. A la décharge de l’italien, elle faisait pas mal de forcing à l’époque et même Costa a eu l’occas de se frotter au phénomène Jill, bien qu’il semble complètement immunisé à ses petites manières de gonzesse underage. « Avec son look de serial dragueur de thé dansant, là ? » elle fait mine de checker pour savoir s’il essaye réellement de la brancher sur ce mec pas du tout adapté à ses goûts d’ado rebelle. La môme, elle a besoin d’un type qui la malmène un petit peu afin qu’elle puisse pleinement jouir ensuite de sa capacité à tyranniser sa moitié. Faut pas oublier que pour le moment, dans ses crushs connus, y’a du Aaron Paul et du Santo. Soit deux personnalités qui ne correspondent pas vraiment avec celle de l’italien. Jill, il lui faut du mi-flirt, mi-agression sinon elle s’ennuie. Gianni, il fait trop propre sur lui avec son château de prince charmant pour parvenir à l’intéresser. « Dix kilomètres ? » elle demande dans un rictus moqueur. « T’es sûr de pouvoir tenir jusque-là niveau cardio ? » Espèce de vieux trentenaire. Et le tout dit de la part d’une gosse dont l’activité physique principale consiste à monter et descendre les escaliers pour se rendre de la cuisine jusqu’à ses quartiers persos dans la salle de projection. « Bien entendu. » elle confirme la référence à American Psycho d’une voix distraite en même temps qu’elle tripote l’Ipod à la recherche de son vrai soundtrack. Jill, elle serait parfaite dans ce rôle de la gosse qui rêve de zigouiller l’ensemble de ses camarades vu comment ils lui pompent son air sans arrêt. « Mes mains. » elle agite ses dites armes mortelles de prédilection dans un sourire afin qu’il puisse les admirer. « Les deux. Pour bien tenir ma victime. Rapide, propre et romanesque. » Ambiance Hans Landa versus Bridget von Hammersmark dans Inglorious Basterds. Que demander de mieux que ce genre de contact physique pour admirer la disparition de toute trace de vie dans le regard d’une personne ? Comme quoi, Psycho Killer en guise de BO, ce n’était pas si déconnant. Dans le film de sa vie, elle pourrait aisément glisser tous les titres des Talking Heads qu’elle kiffe pas mal entre d’autres références musicales un peu particulières pour une fille de son âge. Jill, c’est le cliché de la lycéenne cool sans grande conviction qui se tape du Bowie dans les oreilles. Elle sourit infiniment quand elle apprend qu’elle partage les mêmes goûts musicaux que ceux de la mère de Costa. La gosse, elle aurait vraiment dû naître dans les années 60-70 pour profiter pleinement de la vie. This must be the place, ça parle un peu de cette sensation de vide étrange, quand t’as toutes les cartes en main pour te sentir bien chez-toi, mais que bizarrement il y a un truc qui a l’air de manquer sans qu’on ne parvienne à capter précisément ce dont il s’agit. « Je ne sais pas encore. » Franchement, Jill, elle est pas mal paumée à ne pas savoir ce qu’elle veut de la vie ou ce qu’elle glande dans une télé-réalité. Il y a un petit moment de pause, avant qu’elle ne se décide à lui retourner sa question. Costa, il lui balance sa réf clichée mood film de mafieux italiens par Martin Scorsese, ce qui fait arquer un sourcil dubitatif à la môme. Really ? « Le combo est sympa. » elle veut bien lui accorder après avoir profité du côté audio de son film. Jill est réquisitionnée pour remodeler le scénario, afin d’offrir une vraie personnalité au héros Costa qui stagne entre deux storylines. « Moi, j’aimerais bien qu’il s’avère être une sorte de megalo looser. Il part chiller pépouze à Londres loin des emmerdes, mais il finit par souffrir de sa descente vers l’anonymat depuis qu’il se trouve hors de la famiglia.  Le genre de petite attention-whore qui se dit que ça pourrait être sympa de s’offrir le prime-time du dimanche soir de la BBC en guise de tribune pour régler ses comptes avec la vie... » Il n’y a pas besoin d’aller lui chercher des paradoxes à son gars. Il en a déjà à la pelle. « Il n'y avait pas d'autre support que la télé-réalité pour pouvoir revenir en Italie ? » Costa et Santo, on dirait un peu qu'ils se font exclure de Napoli ambiance Blair et sa bande à chaque fois qu'ils chassent les nuisibles (les exs de Serena, little J etc) de l'Upper East Side on ne sait pas trop comment.

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