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Gianni
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Message (#) Sujet: stumble on my way (mardi, 19h10) — Lun 15 Juin - 18:02

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W / @Santo

La tension pouvait donner l'impression d'être légèrement retombée depuis dimanche, mais ce début de semaine portait la trace du prime et de ses rebondissements. Gianni n'aurait jamais pensé se laisser autant atteindre par un ensemble de choses aussi éloignées de ce qui pouvait lui polluer l'esprit à l'extérieur, mais comme tout le monde il était tombé dans le piège des rubriques, des relations et des départs. Il avait le cœur lourd de pas savoir comment se comporter avec certains, le cœur lourd d'avoir été privé de l'occasion de discuter posément avec Aera, quand son départ avait achevé de le frustrer et de lui miner le moral. Et une folle envie de tout envoyer balader, par moments, même si le fait d'avoir pu s'isoler avec Roma pour se parler au calme et revenir sur toute cette histoire loin des caméras et du regard des autres l'avait soulagé d'un certain poids. Ça ne l'empêchait pas de goûter à des émotions contradictoires depuis la veille mais ça, au fond, il avait plutôt l'habitude. Ici il s'était efforcé depuis le départ à ne pas trop s'impliquer émotionnellement, précisément parce qu'il connaissait les pièges et se connaissait surtout assez pour savoir qu'il était impulsif, émotif et profondément entier dans sa façon de donner aux autres dès le moment où il acceptait de laisser tomber ses barrières. Dehors, il n'y avait rien qu'il ne soit pas capable de faire pour les siens et aucune émotion qu'il n'ait jamais poussé à l'extrême pour eux, et c'est un peu ce qui l'inquiétait avant de venir. De se laisser affecter par des trucs sur lesquels il ne pouvait pas avoir le moindre recul, ici, enfermé sans aucun vrai lien avec l'extérieur. C'est pour ça que dans son besoin habituel de redescendre en pression, il s'était entouré d'un Santo toujours plus en mesure que n'importe qui de lui changer les idées. Parce que quand ils ne passaient pas leur temps à délirer, ils le passaient à se provoquer sur fond de jeu et de chasse aux secrets. Et c'était ce dont il avait besoin, aujourd'hui. « A ce qu'il paraît ils ont vraiment foutu le labyrinthe laser au fin fond des sous-sols. » Il avait relevé, l'air pensif, affairé derrière le bar à fouiller parmi les bouteilles. C'était sûrement pas déconnant d'implanter un truc de cette taille dans cette partie du chalet parce qu'il avait toujours un peu tiqué sur le fait que la superficie des sous-sols pouvait difficilement se limiter aux quelques endroits auxquels ils avaient accès, mais ça lui ferait bizarre de tomber sur cette porte sortie d'un peu nulle part. Et s'il en parlait à ce moment précis, c'est évidemment parce que ce labyrinthe c'avait été le théâtre de leurs exploits relatifs, avec Santo. « Mais on battra notre record un autre jour, pour l'instant on a mérité de se laisser vivre un peu. » Il voulait pas seulement parler de la semaine de corvées dont ils sortaient à peine, parce que c'était déjà loin au fond. Mais du prime et plus généralement du fait que ça s'intensifiait, à ce stade. Gianni, il savait qu'il risquait de boire pour de mauvaises raisons mais ce soir il s'en moquait un peu. « Même si toi tu pourrais théoriquement refaire le parcours les yeux fermés, vu l'adresse dont t'as fait preuve dimanche malgré ton bandeau... » Il glissa dans un sourire, amusé d'y repenser. « On trinque à quoi, tes retrouvailles avec Kara ? » Gianni releva vers lui un petit regard entendu, parce que c'était bien l'un des seuls trucs qui lui inspiraient un peu d'optimisme en ce début de semaine. C'était son anniversaire demain et il commençait à comprendre que ce serait compliqué, et c'était sans compter tout le reste.

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Message (#) Sujet: Re: stumble on my way (mardi, 19h10) — Mer 17 Juin - 14:13

C'était acté qu'ils passeraient leur soirée ensemble, Gigi et lui. Leur entente était claire depuis le début, mais cette semaine à Linz semblait avoir scellé un truc dans leur relation, qui leur permettait d'aller au-delà de la simple déconnade ou de la châsse au secret. Les deux, ils avaient vraiment commencé à chercher à se comprendre, comprendre ce qu'ils cachaient mutuellement et comprendre comment permettre à leur relation de se dessiner au-delà du jeu. Pour Santo, ça tenait du grand pas. Même si Miami lui avait permis d'apprendre à construire des relations amicales au-delà de ce qu'il avait connu à Napule, il n'en demeurait pas moins convaincu que les seuls gars qui feraient réellement partie de sa vie étaient ceux qu'il pouvait qualifier de frères. Ceux qui avaient vécu sa même vie, ses mêmes emmerdes, ses mêmes espoirs. Ceux qui le suivaient de loin, poing serré, prêts à bondir au besoin. Il avait bien hâte de pouvoir lui révéler son histoire entière, à Gi', simplement pour voir si ses intuitions étaient justifiées. Au fond, Santo il ne se souciait aucunement de la réaction du pugliese. Sans doute parce qu'il connaissait en partie la réalité napolitaine. Et réciproquement, lui, il ne pouvait s'empêcher de réfléchir un peu trop à l'histoire que voulait leur révéler Gi. A deux ils étaient pas trop mauvais pour refaire le monde, se tendre des perches et se provoquer. Mais ce soir y'avait plus urgent, au-delà de ses petits caprices d'enquêteur Santo il voulait simplement capter l'état d'esprit de son pote. Un peu à la manière de ce qu'avait pu faire Gi' pour lui il y a deux semaines. Boire pour oublier c'était un truc dans lequel il excellait. C'était sa jeunesse qui parlait, son inconstance, son instinct débile, mais sa tête avait complètement vrillé dans le mood lâcher prise. Trop bizarre. Ils ont engagé une équipe de la prod pour faire les travaux en voyant notre résultat exceptionnel à ton avis ? Ses yeux avaient croisé ceux du brun qui fouillait au milieu des bouteilles. De toute façon je suis plutôt dans l'idée de savourer notre victoire sans rien foutre jusqu'au jour où quelqu'un explose notre score. A ce moment là, on verra. Il avait cherché deux verres à whisky avant de hausser un sourcil. On est plutôt cuite au whisky ou à la vodka ? Autant profiter de ces derniers jours avec un bar qualitatif à portée de main. Pas sûr qu'il aurait autant de perspectives une fois sorti des environs d'Hallstat. La mention de son parcours à l'aveugle l'avait fait marrer. Il avait hoché la tête comme pour s'auto-congratuler, pas franchement mécontent d'avoir réussi à gérer cette histoire d'embrassades sans créer de gène supplémentaire. Frate, un enfer. J'ai eu l'impression de passer à côté du prime. Je déconseille. Il s'était calé une clope aux lèvres, allant ouvrir l'une des fenêtres histoire de s'éviter une engueulade de la prod. Enfin, ça reste une bonne méthode pour s'éviter des emmerdes. Pot de crème fraîche mis à part. Et par emmerdes il entendait évidemment les conséquences des 400 histoires balancées par Elena. Depuis, il avait eu le temps de capter l'étendue du bordel Santo. Cos avait balayé le truc le temps d'un regard mais il avait pu compter sur les RS pour combler ses lacunes. On trinque à nous Gi'. Evidemment, il était content de retrouver Kara et au moins les choses étaient claires entre eux, mais Santo il ne voulait pas qu'on conditionne sa semaine au rythme des histoires balancées par la Maslov. Il avait déjà le bail Jill qui tirait la tronche à gérer et ça lui foutait la mort. Ca lui déplaisait pas de retrouver son entière individualité au sein de l'aventure, surtout cette semaine, avec son destin lié à Carl. A partir de combien de verres je dois m'inquiéter ? Le blond tirait tranquillement sur sa clope en dévisageant l'autre italien, sourire claqué aux lèvres, histoire de comprendre l'étendue du malêtre dans lequel ils se retrouveraient demain matin.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: stumble on my way (mardi, 19h10) — Ven 19 Juin - 4:58

Cette soirée tenait de l'évidence pour Gianni, Santo étant l'un des rares ici avec qui il se verrait aussi bien s'embarquer dans un labyrinthe jonché de lasers à effleurer des questions profondément personnelles, que dans une escapade au bar qui risquait fort de leur inspirer quelques regrets demain matin. Mais il s'en moquait un peu, autant parce qu'une partie de lui avait besoin de se libérer de ce qui lui pesait depuis le prime, que parce qu'il savait que tout ce qui pourrait lui échapper s'il avait la main un peu trop lourde sur l'alcool, Santo serait prêt à le recevoir et le verrait comme un peu plus que les confessions d'un mec bourré. C'était même pas un si gros buveur en temps normal, parce qu'il se connaissait assez pour savoir que quand il décidait de se lâcher un peu, il contrôlait justement plus grand chose. Et ce soir, il prévoyait pas de boire juste pour boire, mais il était décidé à relâcher un peu la pression et à se vider la tête. Santo devait l'avoir compris et de la même façon qu'il lui avait laissé le choix quant à la manière dont il voudrait évacuer sa frustration deux semaines plus tôt, la seule chose dont il était sûr c'est qu'il ne le forcerait pas à le suivre. Mais que s'il en avait envie, il apprécierait de lâcher prise avec lui comme il l'aurait fait avec un de ses potes à l'extérieur. Parce qu'il pensait à demain, il voulait marquer le coup ce soir, en compagnie d'une des personnes à lui avoir donné le plus naturellement envie de baisser sa garde – ce qui au départ était pas forcément gagné. « Ouais, et là ils sont probablement entrain de visser une plaque à nos deux noms pour afficher le record à battre. » Il glissa, faussement sérieux, dans l'esquisse d'un sourire. Il avait pas tort Santo, ils avaient tout le temps de s'inquiéter qu'on puisse potentiellement leur voler leur record. « Cela dit j'ai pas checké, mais il me semble qu'Aera et Maci ont pas mal brillé aussi la semaine dernière, on s'est peut être même fait coiffer au poteau sans le savoir. » Et c'est au moment où les mots trouvèrent une connexion logique dans son esprit qu'il comprit que c'était peut être même là qu'il avait été question des conseils dont Elena avait parlé dans sa rubrique. Ça le mettait pas très à l'aise d'y penser, cette semaine surtout, ainsi il trancha rapidement à la question de Santo. « Vodka, à 100%. » Il serait même tenté de proposer de boire à la santé d'Elena, qu'il savait russe, parce qu'après tout elle pouvait se vanter d'avoir fichu un sacré bordel. Et forcément, comme toute cette histoire le saoulait pas mal, c'était pas extérieur à son envie de boire avec un pote. Santo, lui, n'avait pas l'air de garder un souvenir impérissable de son prime à l'aveugle et c'est clair, c'aurait déjà pas été simple en temps normal mais là ça tenait du pur sadisme de la part de la prod'. « Tu te rends compte que même Carl a refusé de porter leur casque ? Dans ces cas-là je me dis que c'est aussi relou de pas avoir le son que de pas avoir les images. » Ça l'étonnait cela dit pas une seconde que Santo soit allé au bout du truc, et pas seulement parce que c'était le choix de Kara et finalement plutôt cocasse quand on voyait les choses de ce point de vue. « Ouais, le pot de crème... C'est qu'une impression ou Kara et toi, vous êtes entrain de virer à l'obsession pour Jill ? » Il étira un petit sourire, histoire de dédramatiser cette partie qui finalement importait moins que le fait que Santo ait pu retrouver Kara de qui il semblait se languir la semaine passée. Jill, il savait plus trop ce qui la motivait à réagir comme ça et il espérait qu'elle était pas vraiment entrain de souffrir de la situation. « On trinque à nous. » Il répéta, solennel, au moment de poser deux shots face à eux pour commencer à les remplir. Lui aussi, ça lui allait bien qu'ils se focalisent sur leurs petites discussions habituelles, leur manière de se challenger et de se tendre des perches en voyant les contours de ce qu'ils étaient venus défendre se dessiner petit à petit. « A partir du moment où on les comptera plus. » Et c'avait beau être glissé avec malice, c'était histoire de l'informer que ce soir, il avait pas spécialement envie d'être aussi raisonnable que d'habitude. « Mais ça dépend, à partir de combien de verres tu commences à devenir vraiment bavard ? » Il lui jeta un regard amusé, histoire de voir ce qu'il pouvait espérer récolter d'intéressant, quand en vérité Santo devait déjà avoir compris depuis le temps que c'était pas tant son secret que le reste, tout l'ensemble, qui l'intéressait. « C'est quoi, ton pire souvenir de cuite ? » Qu'il sache lui aussi dans quoi ils mettaient les pieds exactement.

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Message (#) Sujet: Re: stumble on my way (mardi, 19h10) — Dim 21 Juin - 18:31

Santo il agitait frénétiquement sa tête de droite à gauche pour nier le doute émis par Gigi. Nope. Impossible. C'était bien eux les champions du game. Le laser, ils l'avaient géré à la façon d'un duo de voleurs partis en mission suicide. C'était leur tendance claustrophobe qui leur avait permis de taper dans le mille en s'évitant dangereusement les derniers obstacles à une vitesse déconcertante. Trop maladroites. Un sourire moqueur avait illuminé son visage. Surtout Maci, à coup sûr elle avait lâché un mouvement trop brusque après s'être exclamée d'avoir franchi un col compliqué. C'était du gratis, comme elle s'était foutue de sa tendance à fuir certains tas de vaisselle la semaine passée. En réalité le fait d'affronter cette semaine de malus en duo avec Gi' leur avait d'autant plus permis de confirmer cette relation qu'ils avaient construit since day 1. Ca matchait bien, à tous les niveaux. Ils s'étaient parfois marrés à cuisiner ensemble, parfois évité des tâches ménagères mutuellement, mais surtout, ils s'étaient pas mal congratulés d'avoir géré le loft comme des chefs. En témoignait le resto du dernier soir qui avait du revenir huit fois leur servir des assiettes à chacun et gérer le bordel résultant directement de la présence de deux italiens chauvins dans sa salle. De mémoire, Gi' leur avait même lâché deux trois remarques cinglantes sur l'absence de vin italien à la carte. Sur une même thématique de pétage de crâne ils s'étaient enfermés au bar tous les deux, prêts à dégommer les réserves d'un chalet toujours étrangement généreux en matière de refill. Santo il avait foutu un peu de rap de chez eux en fond sonore, histoire de pas perdre l'oreille, avant de remplir un bac de glaçons pour leurs verres à vodka. E così sia. Il avait braqué le regard vers le brun. Prends la plus chère. Ca se jouait à pas grand chose, mais quitte à boire il préférait boire du bon. Lui, il avait suffisamment donné en matière d'alcool de fond de bar, quand il était à Napule. Y'avait bien quelques bonnes bouteilles qui tournaient en boîte de nuit quand ils y allaient, mais globalement c'était un doux amateur d'alcool cheap mélangé à deux trois pétards. San Giovanni's way. En vrai, le casque, c'était pas cool. Je le comprends, si c'était mon hypothétique dernier prime j'aurais sacrifié 5k. Surtout que Santo il n'était pas bien sûr de pouvoir revenir, si son secret tombait avant le prime des révélations. Il en était même persuadé. Alors, à la façon d'un Carl qui semblait préoccupé par l'après et les conséquences de son étiquette de stalker pro, il aurait préféré vivre un prime comme tout le monde. Le sujet Jill, dans tout ça, il était délicat. Santo il captait bien le fond du problème, un peu comme tout le monde, mais il n'avait aucune vraie solution à y apporter. J'en sais rien c'est zarbi, on était ok elle et moi avant Linz. Ils s'étaient mutuellement avoués certains trucs sur leur vision du couple dans le jeu, ils s'étaient provoqués, chamaillés, la routine. C'est con. Mais je la travaille pour qu'elle se calme un peu là. Santo c'était pas un gars qu'on avouait vaincu aussi facilement. Il ne se laissait pas mater par KO en deux secondes. Et Jill, si elle voulait qu'on la laisse tranquille, il se ferait un plaisir de faire le contraire. Main posée sur son shot il avait relevé ses yeux brillants vers Gi, cherchant à y lire l'image de la catastrophe future. S'ils attaquaient sec aux shots de vodka, ils ne feraient pas long feu. Nasdrowie frate. Et d'un même geste ils s'étaient libérés du poids de ce shot. Et de un. S'il était prêt à se péter la tête ce soir, pour soulager Gi de cette tension qu'il avait accumulé au prime, Santo n'en restait pas pour autant assez confiant sur sa capacité à accuser le défi. Mon pote, tu me feras jamais parler sous alcool. Toi par contre... Ca tenait un peu de la menace, mais ça allait bien à leur ambiance provoc' de la soirée. Tu me dois des explications en plus. Sur l'argent. Il n'oubliait pas, le napolitain. On ne lui lâchait pas trois petits mots comme ça l'air de rien au milieu d'un parcours du combattant en espérant faire passer le truc comme une lettre à la poste. Son sourire, il était sincère. Il s'y intéressait vraiment, à Gianni. Parce que c'était son pote, parce qu'ils venaient tous les deux du même coin de terre, et parce qu'il était certain que son histoire le soufflerait pas mal. Mon pire souvenir... Y'en avait pas mal. Et à plein de niveaux. Santo, les souvenirs de sborgne il pouvait malheureusement les associer à plein de trucs compliqués. Y'avait des histoires drôles et d'autres nettement moins. Gi', vu qu'ils se la jouaient franc jeu depuis un moment, il allait lui raconter deux de ses petites exclus, en direct du bas Napule. Le premier, c'était une soirée avec deux de mes fratelli, Rosso e Ale. Rosso venait de se faire larguer et on avait décidé de se mettre une caisse monumentale. On avait mélangé pas mal de trucs mais on s'était surtout dégommés beaucoup, beaucoup, beaucoup de bières en haut d'un container sur le port. On devait être à quoi, quatre cinq mètres du béton ? On boit, on boit et puis on finit par s'endormir en matant les étoiles. On s'est réveillés quelques heures plus tard avec la voix de ce stronzo d'Ale qui avait trop bougé et était tombé du container. Il avait pas eu de répit, le pauvre, ils s'étaient tous foutus de sa gueule pendant des semaines. Rien de grave à part une jambe pétée. A l'époque il était grave gros, le médecin lui avait dit que son ventre lui avait sauvé la mise. Ca, c'était le clou de l'histoire. Santo, avec ses 5g dans le sang, il s'en était pas remis quand il avait entendu ça aux urgences. Il avait relancé deux autres shot, le temps de faire s'effacer calmement son sourire. Mais le pire, vraiment. C'était la veille de mon départ pour les States. J'ai passé la soirée avec Luci', et après j'ai juste bu seul, comme un trou, pour oublier. Même Cos, il n'avait pas pu le rejoindre. Ce soir là pour Santo c'était la définition même de douleur. Y'avait trop de trucs qui lui étaient tombés à la gueule. Trop de trucs qu'il réalisait à peine. Trop de trucs qu'il voulait fuir, sans chercher à en comprendre la vraie raison. Par exemple, fuir les au revoir à son frère, qu'il n'aurait pas revu pendant cinq ans. D'un coup de tête il avait braqué ses yeux vers Gi', dans l'attente de sa propre réponse à cette question.

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Message (#) Sujet: Re: stumble on my way (mardi, 19h10) — Jeu 25 Juin - 19:28

Santo, il émettait aucun doute sur le fait qu'ils soient encore à ce jour les champions du labyrinthe laser, et ça tira à Gianni un rire franc, rien que de se rappeler les frayeurs qu'ils s'étaient faites avant de terminer le parcours avec un temps honorable. Si ça se trouve, ils apprendraient d'ici quelques jours qu'en fait tout le petit groupe de Linz s'y était succédé et que c'était l'archi-sportive Michaela qui détenait le record du meilleur parcours, alors en attendant ils profitaient. « De toute façon, le vrai test, ce sera quand on aura plusieurs verres dans le nez. Les vrais champions, ça te dégomme un parcours de lasers même bourrés. » Il railla dans un petit sourire amusé, pas certain que ce soit un truc à tenter après une soirée arrosée comme celle qu'il prévoyait de passer avec Santo. Passablement alcoolisé, Gianni contrôlait plus ses mouvements avec la même précision et ce serait pas non plus les conditions idéales pour s'adonner à leurs discussions habituelles, entre vannes légères et confessions plus poussées, sans jamais de prise de tête. Et ce soir, c'était exactement ce qu'il lui fallait pour aborder les choses avec un peu plus de recul et pas laisser les événements du prime le plomber, une pure soirée entre potes à boire et se marrer un peu. Ça allait déjà mieux depuis qu'il avait pu discuter avec Roma après le prime, mais c'était agréable, de juste se poser avec un ami et profiter de son dynamisme et de sa répartie habituels. Impossible de trouver le temps long avec Santo, c'était la définition même du parfait compagnon de soirée et ça Gianni l'avait plus d'une fois constaté quand ils étaient à Linz. « Russian Standard. » Il clama, sortant de dessous le bar une bouteille qui devrait trouver grâce à leurs yeux. Lui non plus il tenait pas à boire n'importe quoi, c'était peut être le vin rouge sa spécialité mais il avait l’œil pour repérer les bonnes bouteilles. « Ils cassent vraiment des verres pour se porter bonheur, les russes ? » C'était le genre d'histoires qu'on entendait souvent mais qui tenaient probablement surtout du mythe, et autant les traditions de chez eux il les maîtrisait, autant là c'était pas sa culture. « On se ferait probablement incendier si on essayait, de toute façon. » Il conclut, dans une grimace amusée. Ouais, déjà que la production était capable de leur faire la morale sur leur consommation d'alcool alors que cet endroit était l'exemple même de leur mauvaise foi, il les imaginait facilement leur tomber dessus si l'envie leur prenait de revisiter ce genre de traditions. « Moi aussi. Te sentir totalement extérieur à ce qui se passe quand c'est peut être ta dernière soirée, c'est pas cool. » Alors lui aussi il aurait probablement sacrifié une partie de sa cagnotte pour vivre son prime dans de bonnes conditions, alors il pouvait comprendre que Carl, qui en avait déjà apparemment bavé la semaine dernière, ait préféré refuser de jouer le jeu du casque. Jill, elle, avait été privée de la parole mais on retiendrait surtout le moment où elle s'en était prise à Kara et Santo pour des raisons pas bien difficiles à deviner. « Ça finira par lui passer. » Qu'elle ait vraiment ou non le début d'un petit quelque chose pour Santo, il savait que le napolitain était bien placé pour espérer arranger les choses face à une Jill un peu remontée. « En tout cas j'avais évité de trop entretenir ce truc autour de toi, quand Jill et moi on planchait sur l'idée de lui trouver un mec. » Parce qu'il se doutait déjà qu'il y aurait plus probablement un rapprochement avec Kara et que c'était donc pas le bon plan d'aller dans ce sens. Ça partait d'un délire au départ, mais c'était pas pour rien s'il avait un peu nié le fait que Santo était le plus susceptible de coller à ses critères de préférence, parce qu'il avait quand même les intérêts de Jill à cœur dans cette histoire. Pas sûr que ça ait suffi, cela dit, vu la tournure que prenaient les choses. Ils entamèrent après ça d'avaler un premier shot, leurs gestes tellement synchros qu'on savait plus qui entraînait l'autre dans ce qui s'annonçait être une longue soirée. « T'es entrain d'insinuer que nous, les mecs de la campagne, on peut nous délier la langue après trois verres ? » Il glissa dans un sourire mutin, posant son regard sur Santo qui cela dit avait pas tort quand il disait qu'il lui devait des explications après ce qu'il avait laissé en suspend la dernière fois. « Si t'avais le droit à une question, tu préférerais savoir qui c'est pour moi ou pourquoi j'aurais envie de lui faire profiter de cet argent ? » Parce qu'il imaginait que c'était deux questions qu'il avait pu se poser, et que si Gianni avait effleuré le sujet c'était aussi parce qu'il se savait capable d'y répondre sans trop se compromettre. C'était ce qu'il faisait avec Santo depuis quelques temps, c'était ce qu'il avait fait avec Roma l'autre soir dans la loveroom, parce que sans trop de surprise ils étaient ceux qu'il avait toujours voulu voir s'approcher de sa vérité. Parce qu'il savait que pour eux c'était pas qu'une histoire de secrets, comme son intérêt n'avait jamais été motivé par ça non plus. Il invita Santo à lui confier son pire souvenir de cuite, et plongea dans son récit à peine celui-ci débuté. Il l'imaginait très bien, avec ses potes, entrain d’enchaîner les bières et repousser leurs limites parce que Santo, il était déjà téméraire quand il était sobre. Et ça lui tira un sourire attendri, à Gianni, avant que la chute de ne lui arrache un rire étranglé de surprise. Parce que son pote s'en était tiré avec plus de peur que de mal, sinon ça lui aurait inspiré une autre réaction. « Ça veut dire qu'il a quand même voulu perdre du poids après ça ? » Il releva, amusé, croyant comprendre que c'était pour ça que Santo avait choisi cette formulation. « Dis-moi la vérité, qui avait entraîné les deux autres ? » Il demanda, en lui lançant un regard curieux. Ça le surprendrait pas qu'il lui réponde que c'était lui, peut être parce que c'est comme ça qu'il l'imaginait dehors, Santo, toujours là pour ses potes et pour les entraîner dans de folles aventures. Il était un peu comme lui, plus jeune, c'est peut être bien pour ça que ça avait tout de suite collé entre eux. Son sourire s'estompa finalement quand il reprit la parole. C'était toujours les pires, ces cuites-là, et il pouvait sentir qu'encore aujourd'hui c'était pas anodin pour lui d'en parler. « Et ils étaient où tes potes, avant ton départ ? C'est toi, qui voulais voir personne ? » C'est ce qu'il lui semblait comprendre. Le Santo qui avait tout quitté pour partir à Miami était sûrement triste au point de vouloir ressasser seul, et ça c'était un truc qui lui parlait. « C'est Lucia, que tu redoutes le plus de revoir ? » Il avait bien compris qu'il en avait envie, ou en tout cas l'intention, et même s'il ne voulait pas lui donner l'impression de le cuisiner comme tout le monde devait déjà le faire, il aimerait savoir comment il se positionnait par rapport à elle. Son fils, aussi, mais son but ce soir c'était pas de lui miner le moral à Santo. Au contraire, et encore moins alors qu'il lui tenait compagnie dans un moment où il en avait besoin. Gianni avait avalé son shot et reposé son verre sur le bar. « Moi aussi, c'était avec un pote. Je devais avoir dix-sept ans et je m'étais mis la tête à l'envers parce que j'étais dans ma phase où j'avais besoin de m'émanciper de pas mal de choses. Alors on s'était procurés de l'alcool, on avait bu toute la soirée et puis en voyant qu'il commençait à être tard on était rentrés à l'hôtel. Tout le monde dormait mais le veilleur de nuit nous avait fait entrer, sauf qu'on était tellement bourrés qu'on a pas vu qu'on avait pris la direction de l'aile des clients, là où on est pas censés se trouver la nuit. L'endroit, c'est un vrai labyrinthe, t'as toutes les portes qui se ressemblent alors dans notre état on a bêtement enfoncé l'une d'elles... qui donnait sur la chambre d'un couple de clients. Forcément, on a fait tellement de bruit que ça les a réveillés, la femme s'est mise à hurler et le type a foncé sur nous avec la lampe posée à coté du lit. On a couru tellement vite qu'on a fini par se planquer dans le cagibi où on est restés des heures après ça, tellement on avait la trouille qu'il aille chercher mon père. » L'image lui tira encore aujourd'hui un rire étouffé, un peu honteux aussi. « Au final, mes sœurs m'avaient couvert donc mes parents ont cru que j'avais dormi chez mon pote, du coup quand le client s'est plaint ils ont pas fait le rapprochement et personne m'a rien dit quand je suis réapparu le lendemain. » Il savait pas trop si c'était le fait que le type ait pas vu grand chose cette nuit-là ou s'il avait juste eu de la chance qu'il soit reparti le matin-même, mais ils avaient tous évité un drame. « Je crois que sinon y'aurait à ce jour une tombe à mon nom au fond des jardins de l'hôtel. » Parce que son père aurait pas laissé passer cet écart de conduite, et même si aujourd'hui il le confiait à Santo en sachant bien que si ses parents tombaient sur cette séquence un jour, ça ferait juste une histoire de plus à raconter pendant les dîners de famille. « Y'en a eu quelques unes pas mal à New York, mais rien qui te fera vraiment marrer. Je te jure, si tu m'avais connu à l'époque, t'aurais pas eu à me supplier de monter sur ce container. » Il glissa, sourire complice aux lèvres, espérant à son tour effacer la mélancolie qu'il avait vu se dessiner dans son regard. C'était chacun son tour, ce soir, et c'était précisément sa définition de l'amitié.


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Message (#) Sujet: Re: stumble on my way (mardi, 19h10) — Sam 27 Juin - 23:25

Russian Standard ce serait. La soirée, elle aurait vite fait de dégénérer, mais Gi et lui étaient bien trop lancés dans leur délire de lâcher prise pour se soucier des conséquences de tout ça. Santo de son côté il avait besoin de passer outre la petite dispute qu'ils avaient eu avec Cos la veille et qui lui pourrissait l'esprit, à l'aube d'une évidente révélation de Louis. Je savais pas qu'ils faisaient ça... Mais en même temps après 10 shots j'imagine que tu perds toute notion de force. Il avait mimé un mouvement brusque et violent de bras sur le bar, avant de se marrer à la conclusion de Gianni. Ouais, il valait sans doute mieux jouer plus finement leurs cartes, à quelques semaines des demi-finales. Il se rappelait vaguement d'une histoire de nomination d'office pour deux gars qui avaient joué aux cons, il y a quelques saisons, en frôlant avec les limites de la bienséance prônée par la prod'. Après j'imagine que ça dépend aussi de l'ampleur que prend ton secret à l'extérieur. Genre, Carl, il doit pas avoir forcément hâte de sortir. Et j'crois qu'il commence vraiment à se sentir bien au chalet, malgré tout. Y'avait toute une symbolique derrière un potentiel dernier prime. Santo il croyait pas mal aux signes, au destin, à ces machins là, parce que son éducation religieuse l'avait toujours aidé à se raccrocher à quelque chose. Et pourtant la fin de Thrown Dice il ne la redoutait pas vraiment. Dans sa tête, la situation était extrêmement claire. Il savait que ses perspectives là-dehors seraient compliquées, mais il avait hâte de les affronter. Y'avait tout un truc, un mouvement, une détermination qui s'accentuaient depuis une dizaine de jours. Après ce court laps de temps où il avait manqué de lucidité sur sa situation émotionnelle il était prêt à passer à la prochaine phase de son histoire. Alors les tensions autour de Jill, la frustration de Maci, les triangles amoureux, les disputes de Gi et Louis, tout ça, ça lui effleurait à peine l'esprit. Il s'emparait de ces sujets de façon temporaire, sans s'y engager psychologiquement. Evidemment, il préférait ne pas amplifier la colère de NYC, mais il ne comptait pas non plus se foutre à quatre pattes pour elle. Lui, il avait déjà pas mal pris sur son égo en allant la titiller lundi. Maintenant Santo il assumait cette attitude détachée, provoquant Jill comme aux débuts de leur relation cheloue, et ne se privant pas de venir piétiner son espace vital, même si elle l'envoyait bouler. Frate, il n'a jamais été question de sortir d'ici maqué. Ses yeux gris avaient cherché ceux de Gi en amorçant un sourire. Ils avaient peut-être entretenu le doute, avec Kara, du fait de l'entente évidente qui régnait entre eux. Mais ni elle ni lui n'avaient jamais envisagé cette possibilité. Et si leur dispute avait exacerbé certaines émotions, Santo avait aussi capté qu'il était temps d'arrêter de déconner et d'assumer la finalité de leur relation. Cet attachement, cette empathie, cette attirance, ils n'avaient pas lieu d'être. Et il ne comptait pas blesser Kara, comme il ne voulait pas blesser Jill. Les verres se remplissaient aussi vite qu'ils étaient avalés, non sans des petites grimaces. Comme une fleur il avait ramené le sujet de discussion de la semaine passée sur la table. C'était inévitable, Santo il n'arrivait pas à se détacher de ces pensées là. Pourquoi tu veux lui faire profiter de l'argent, direct. Son regard s'était un peu allumé, braqué sur le brun, avec un chouilla d'air de défi. Pour l'identité, il avait sa petite idée, mais il se contenterait de la taire pour l'instant. Gi, c'était un vrai mystère à plein de niveau. Il en était encore à essayer de relier les points par rapport à sa ricaine, alors même que cette histoire d'argent l'apportait en Italie (du moins, d'après ses petites idées). Ce drame en plusieurs continents, il s'y perdait complet. Et pourtant c'était pas faute d'être attentif. Gianni jouait bien ses cartes, tout comme lui se plaisait à attirer l'attention des uns et des autres sur certains aspects de sa vie, au fil des semaines. Et parler de ces conneries d'adolescence ça l'avait aussi inévitablement poussé à mentionner cette maxi gueule de bois qu'il se tapait dans l'aller simple en direction de Miami. Même s'il avait voulu perdre, avec la quantité d'huile que t'ingurgites à chaque repas chez nous tu sais à quel point c'est compliqué... Parler d'Ale comme ça, ça lui foutait le smile aux lèvres. C'était son pote, son plus proche pote à l'époque. Et maintenant Dieu sait où ils se retrouveraient, tous les deux. Entraîné à boire ? Franchement je crois que c'était de l'engouement mutuel. On prenait rarement les décisions les plus rationnelles. Il s'était marré, Santo, avant de hausser les épaules à la question plus terre à terre de Gi. Je voulais juste passer quelques heures solo avec Luci', ils ont respecté ça. Et puis quand elle est rentrée chez elle je me suis foutu la taule de ma vie. Santo, il voulait affronter les regards de personne. Pourtant, le lendemain, c'était eux les premiers à être grimpés sur leurs scoots pour suivre Cos qui l'accompagnait à l'aéroport. Jusqu'au bout, sans jugement, ils étaient tous là. Ouais, je sais pas. Elle et mes potes c'est du kif-kif, mais pas pour les mêmes raisons. Si Luci' décide que malgré mon retour elle veut plus me voir, ça veut dire que je vais aussi galérer à voir Miki. Et ça, pour le môme en lui qui avait toujours rêvé d'être père, c'était le plus difficile à accepter. Il pourrait comprendre ça, Gi, vu sa propre histoire familiale. Pour Santo c'était compliqué de se foutre dans les pompes de celui qui ne serait jamais personne pour son gosse. Si au début ils faisaient en sorte de s'appeler tout le temps et de combler la distance, le temps et la résignation avaient mis un coup de marteau définitif à cette illusion. Lui, il ne s'était jamais vu reconstruire quoique ce soit avec quelqu'un d'autre. Mais Luci, elle ne venait pas de son monde, elle n'avait pas la même famille et les mêmes ambitions. Son cadre de vie, sa façon de voir les choses, tout ça était largement plus sain que dans sa gueule à lui de gars bouffé par la rapidité de son existence. Après un nouveau shot les projo s'étaient focus sur Gi. L'air de rien, il se laissait absorber par son souvenir, lâchant un sourire et un pouce en l'air à la conclusion de l'histoire. Vous avez été bons sur ce coup là. Enfin, on dit surtout merci à Ludo' ! Il se moquait, main déjà serrée sur la bouteille pour relancer le mouvement. Sympa la nuit dans le cagibi ? Gi', il avait du mal à se l'imaginer autrement qu'avec sa bonne gueule d'ange. Et même s'il cherchait à dépeindre un portrait plus contrasté de sa jeunesse, la réalité de son contexte social le rendait indissociable de certaines choses. Alors quand il mentionnait NY c'était direct source d'intérêt pour Santo, qui voyait dans ce départ aux States la petite rébellion interne du fils prodigue. Pourquoi, t'étais une épave ? Le sous-entendu allait en tout cas dans ce sens. Et il y voyait plus très clair, le napolitain, parce qu'il s'était toujours convaincu que NY restait associé à un sentiment de liberté pour Gianni. Mais après autant de shots, c'était pas déconnant que les idées commencent déjà à s'embrouiller.

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