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 Tomorrow comes today. (mercredi, 14h30)

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Costa
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Message (#) Sujet: Tomorrow comes today. (mercredi, 14h30) — Lun 15 Juin - 18:56

@gianni

Cos, il était posé avec Santo et les jeunes mariés pour un petit double date en famille autour d'une spécialité italienne qui a clairement mis tout le monde d'accord, quoi qu'en disent les deux frouzes trop fiers pour admettre l'évidence. C'est le genre de moment à la cool qui fait du bien. Le genre de moment qui le ramène des années en arrière, sous le soleil, face à la baie, où ils étaient dix autour d'autant de pizzas, à parler trop fort pour la quiétude du port vide, ou sur les toits des bâtiments vétustes de San Gio, étalés dans leurs doudounes entre les antennes de fortune bidouillées par les nonni. Alors qu'il n'y a rien, ici, absolument putain de rien qui soit comparable en quoi que ce soit à a vie à Naples. Mais au fond, ça lui rappelle même Londres et les pubs crasseux où ils s'entassaient, ses potes et lui, là-bas. Les visages étaient largement différents, beaucoup plus colorés, moins uniformément olives, surmontés de cheveux foncés, les regards sombres. C'est le sentiment d'être entouré de ses potes qui lui plait, à Costa, et peu importe qui ils sont, en réalité. Santo et ses frères mis à part. Tout ce qui est étranger à ça, c'est un peu interchangeable, secondaire et peu important. Agréable, nécessaire, mais aussi largement épisodique au regard du reste de sa vie. Il est dans ses pensées quand ils se séparent tous pour vaquer à leurs autres occupations, jusqu'à aller se poser dans la piscine intérieure. Sans raison particulière, juste un instinct. En poussant la porte, il tombe sur Gigi qui a probablement eu la même idée random que lui, un mercredi aprem. Il y a comme une seconde de latence quand ils se retrouvent face à face, pour la première fois réellement depuis le prime et tout ce qu'il s'y est passé. Cos, il est retombé, depuis, il est passé à autre chose, peu désireux d'alimenter des querelles imaginaires et des triangles amoureux inexistants. Dès le départ, Gianni, il lui en avait pas voulu, parce qu'à ses yeux, il n'y avait aucune raison de lui en vouloir. Si le mec avait fait le même plan à Cecilia, dans la vraie vie, ça aurait différent, il l'aurait tué de ses mains. Ici, Cos, il a d'autres ambitions que de nourrir une romance télévisuelle vouée à l'échec, alors il n'a aucune raison de se battre contre ce qui se fout en travers de cette route. « Je lui mets huit, toi ? » il plaisante avec un petit sourire de merdeux, pour désamorcer le regard chelou que lui lance Gianni. Autant faire dans l'échange d'expérience, faut croire qu'ils partagent vraiment tout en Italie, et Cos il se retient à grand peine de faire un commentaire à la con sur Roma et son prénom. Il le rejoint, l'attrape la tête sous le bras avec ses grands airs de patron, pour se bagarrer comme deux débiles. « y'a pas de malaise, frate » il articule entre deux prises avant de le lâcher pour reculer et lui balancer une dernière claque derrière la tête avec un smile de gosse. Il déconne, Costa, à faire le gars, mais il le pense réellement, qu'il n'y a pas de malaise entre eux. Parce que franchement, flemme, qui a le temps pour ce genre de connerie dans un jeu pareil ? Lui, il est là pour s'amuser, tant dans le jeu qu'avec Aera, parce que dans sa tête, c'est plutôt clair que s'il y avait quoi que ce soit entre eux, ça serait un CDD, il voit même pas comment il pourrait en être autrement, tellement il n'envisage pas ses deux vies se mélanger. Son ego, il en a pris un coup, sur le moment, et dans le fond, ça l'avait fait chier, cette situation, parce qu'il pensait partager un truc avec elle. Et pour lui, à ce stade durant le prime, c'était clair : il lâchait directement l'affaire, hors de question qu'il se batte soi disant pour une gonzesse de télé-réalité. Depuis le début, il avait qu'une envie : prendre la chose tranquillement, comme du jeu, comme quelque chose de simple, ce qu'il avait en définitive fait, en lui disant au revoir. Alors qu'on le foute dans cette position de mec qui doit se battre avec son pote pour une femme qu'ils n'ont au fond fait qu'embrasser, c'était presque ça qui l'emmerdait le plus. Mais ça aussi, c'était rapidement retombé, dès que son impulsivité naturelle avait laissé place à son analyse acquise. « J'avais pas capté que t'étais à ce point un foireux, par contre » il se moque gentiment en guise de conclusion, parce que quand même, entre Aera, Roma, Maci et Cami, le boy il cumule un peu. D'un point de vue extérieur, ça le fait presque marrer, Costa, de voir son pote répéter les mêmes schémas encore et encore. « Au fait » il lâche brusquement, en se souvenant d'un truc auquel il avait pensé plus tôt dans la journée. Son regard s'allume direct d'une lueur sanguinaire et il pivote d'un mouvement fluide pour agripper le col de son tee-shirt et le faire valser dans l'eau. « Buon compleanno Gigi » il chantonne de son grand rire bruyant de rital.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: Tomorrow comes today. (mercredi, 14h30) — Mer 17 Juin - 1:10

Dès le début de la semaine, Gianni savait que son anniversaire aurait une saveur particulière, mais en réalité ça aurait été le cas même sans cette ambiance un peu électrique qui persistait depuis le prime, parce que c'était pas vraiment banal de fêter ses vingt-huit ans dans ce contexte, loin de ses proches, et de ceux qui faisaient partie intégrante de sa vie. Il disait souvent que c'était pas trop son genre, de faire un truc énorme pour l'occasion et c'était vrai, la plupart du temps il avait pas besoin de beaucoup plus que de la compagnie de ses potes et d'un endroit sympa où passer la soirée. Alors forcément, au-delà même de ce qui rendait cette semaine un peu compliquée, ce manque qu'il avait enfoui en lui se faisait plus ardemment ressentir en cette journée qui s'annonçait pas vraiment aussi festive que d'ordinaire. Et il risquait pas non plus de croiser grand monde à cette heure-ci au niveau de la piscine intérieure, mais depuis la fois où il y avait passé un moment à discuter avec Lejla, il songeait que c'était pas le pire endroit pour faire le vide et apprécier ce que cette journée avait à offrir. Pour une fois, il tenait pas tant à se baigner qu'à simplement profiter des lieux. La silhouette de Costa apparut près du bassin au moment où il releva la tête, et Gianni eut une seconde d'hésitation lorsqu'un sourire trouva naturellement le chemin de ses lèvres. C'est con, parce que pour lui rien n'avait changé et toute cette histoire n'avait aucune raison d'entacher ce qu'ils partageaient, de leurs délires perso à leurs discussions beaucoup plus sérieuses autour de leur vie dehors. C'était juste un peu étrange de l'avoir devant lui quand depuis dimanche il espérait qu'ils pourraient s'isoler pour revenir sur toute cette histoire et faire que ça ne prenne pas de plus grosses proportions encore. Alors lorsqu'il s'approcha avec son petit air malin et glissa une remarque toute en  déconnade et légèreté, Gianni se fendit d'un rire étranglé de surprise. « Même chose, c'est une note honnête. » Il glissa avec la même dérision dans la voix, petit sourire au coin des lèvres parce que c'était évident qu'il allait juste répondre à la plaisanterie et se ranger à son expertise, ne serait-ce que dans l'hypothèse où la prod' aurait les yeux rivés sur eux et espérait capter le moment où la discussion vrillerait sur fond de fausse rivalité. Le fait qu'il semble justement avoir pris du recul ne l'étonnait pas plus que le fait qu'il tienne à détendre l'atmosphère. Et ça, mine de rien, ça le rassurait pas mal Gianni. « De mon coté non plus. » Il assura, une fois qu'il eut répondu à sa petite attaque et lui ait rendu un sourire espiègle. Il tempéra ensuite, en croisant son regard. « Je t'en aurais parlé, qu'Elena l'ait fait ou pas. » Il savait pas s'il avait tellement besoin de le préciser mais c'était important à ses yeux que Costa sache qu'il aurait pas gardé ça pour lui, de la même manière qu'il avait prévu d'en parler avec Roma dès la fin du prime – dans des circonstances qu'il espérait plus calmes et propices, au départ – et de la même manière qu'il ne doutait pas qu'Aera aurait procédé de la même façon. « Et parce que j'ai pas envie que t'aies de doute là-dessus, je savais pas encore pour la loveroom quand je l'ai embrassée. Qu'Elena mette en doute mes intentions, je m'en fous, mais toi ça me ferait chier. » C'est tout, il voulait juste qu'il ait cet élément-là, qu'il sache que ce baiser partait d'une envie mais pas celle de blesser ou de la faire à l'envers à qui que ce soit, quand bien même ils y en auraient peut être pour en douter – et très franchement, c'était pas à eux qu'il estimait devoir la vérité. Ils avaient déjà décidé de pas épiloguer là-dessus et c'était sûrement la seule fois qu'ils mettraient le sujet sur la table parce qu'il connaissait assez Costa pour savoir que c'était pas le genre à ressasser ce genre de choses ni à y accorder plus d'importance après coup. Raison de plus pour apporter les précisions qui à ses yeux avaient manqué à l'intervention d'Elena. Ils savaient tous les deux les proportions que ce genre de choses pouvaient prendre entre les rubriques et le reste, et si deux personnes étaient capables de dédramatiser la chose, c'était bien eux. Ça se faisait même l'écho d'une de leurs discussions et Gianni imaginait sans mal que ça gonflait Costa autant que ça le gonflait lui, de voir ce qu'on pouvait vous mettre dans la tronche pour un baiser. Il était préparé à ce qu'on lui prenne la tête toute la semaine et quand on savait que c'était potentiellement sa dernière au même titre que tout le monde à ce stade, c'est sûr, ça le faisait un peu chier. D'où l'importance de retrouver cette légèreté et cette complicité avec Costa, qui finalement tapait juste même quand il faisait que se foutre un peu de sa gueule. C'était plus vraiment un secret que Gianni savait pas gérer tout ça, et que le célibat c'était un putain de cadeau empoisonné qu'il s'était fait à lui-même quand il avait rompu ses fiançailles. Parce que c'était un instinctif, un passionné, et que même quand il voudrait que ce soit fondamentalement simple ça prenait une tournure qu'il n'avait pas prévue. « Un foireux qui ferait peut être bien d'entrer dans les ordres, vu qu'en plus on me devra peut être bientôt un mariage. » Il railla doucement, songeant que si sa vie sentimentale était chaotique il y avait au moins Louis et Cami pour parader dans leurs habits de mariés. Un choix qu'on aurait vite fait d'associer à une ultime provocation mais qui tenait surtout d'une évidence, à ses yeux. Costa reprit la parole et il lui jeta un petit regard interrogatif, n'ayant même pas le temps de réagir qu'il l'agrippa par le col et le jeta sans plus de cérémonie dans le bassin. « Bastardo ! » Il s'écria, hilare, au moment de réapparaître à la surface pour retirer son t-shirt trempé. Putain. Il aurait du s'y attendre, surtout sachant qu'un vrai pote vous charriait toujours le jour de votre anniversaire. « Merci, fratello. C'est con qu'on ait rien pour trinquer. » Quoi qu'en deux secondes, il pouvait se chauffer et partir leur récupérer de quoi boire, c'était pas un problème. Là il prenait plus la température qu'autre chose pour voir si Costa était chaud. « Tu m’emmènerais où pour le fêter, si on était chez nous ? » Parce que Costa, il devait plus ou moins avoir compris que c'était pas cette semaine qu'il allait se risquer à réunir tout le monde et leur proposer de faire la fête quand c'était pas forcément l'envie qu'il devait inspirer à certains d'entre eux depuis dimanche, alors là tout de suite ça l'intéressait de savoir quel programme il lui aurait proposé pour sauver cette journée. Et chez eux, c'était Naples, Manduria et tout à la fois. C'était l'Italie, à laquelle il pensait avec un petit pincement au cœur.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: Tomorrow comes today. (mercredi, 14h30) — Dim 21 Juin - 18:05

C'était cousu de fil blanc que le début de semaine allait être ponctué de ce genre de moments ultra gênants et surtout, particulièrement peu nécessaires, au regard de ses ambitions à lui. Parce qu'au fond, plus le temps passe, plus les histoires autour de pas grand chose, au final, l'agacent davantage que les histoires en elles-mêmes. Si ça n'avait tenu qu'à lui, ça aurait été dit puis oublié. Parce qu'il n'a pas envie de donner de l'importance à un événement qui le met en porte-à-faux, qui lui donne une certaine responsabilité vis-à-vis des autres et de ce qu'il représente pour eux autant que de ce qu'eux représentent pour lui. Jusque-là, il s'était contenté de kiffer ses petits moments sans se soucier réellement de l'impact qu'ils pourraient avoir, parce qu'à ses yeux, c'était simple : ils n'en avaient aucun. Une fois sorti du chalet, tout serait rangé dans ses bons souvenirs, dans ses expériences stimulantes et dont il retient du positif, mais ça serait sans implication pour ses projets, son avenir, tout ce qui l'intéresse, en réalité. Parce que tout ça, tout ce qu'il veut percevoir de son futur, il ne peut le faire que de façon très floue. Il n'a aucune certitude quant à ce qu'il deviendra, une fois le jeu terminé, une fois son secret révélé, une fois de retour à Naples. Alors ici, il n'a jamais essayé de se projeter avec qui que ce soit, même amicalement, si ce n'est lorsqu'on le faisait pour lui, comme Roma. S'il en a la possibilité, il sera content de revoir ceux qui souhaitent le revoir. Mais il n'aura aussi aucun mal à effacer de sa vie quiconque doit l'être. Alors ça le blase un peu qu'on l'inclue dans des polygones inexistants de love alors que depuis le début, et en dépit de l'image de gros chineur qu'on tente de lui coller, il est on ne peut plus clair sur le fait qu'il ne sortira d'ici avec personne à son bras. Jamais. Never. Mai. Il n'y a de place pour personne dans sa vie, à ce stade. Que ça soit Aera ou une autre. Et quelque part, au-delà de la complicité sincère entre eux, il est convaincu que c'est pas un hasard que la nana qui retienne son intérêt, ça soit celle qui est ultra méfiante vis-à-vis de lui et celle qui soit incapable de se lier complètement à un homme. « Gi, Aera elle me plait, oui, mais je suis pas son mec, tu me dois rien du tout et elle non plus. » il se contente de répondre avec un simple sourire quand Gigi veut mettre au clair ses intentions, alors que clairement, il s'en branle un peu de ses intentions. A la rigueur, la seule personne avec qui il voudrait réellement en parler, de tout ça, c'est Aera, et même pas pour lui demander des comptes, parce que s'ils avaient eu l'occasion de débriefer, il aurait été bien trop fier pour jouer un autre jeu que celui du type qui s'en fout, juste pour vérifier qu'ils sont bien sur la même longueur d'ondes. Et au fond, Costa, il veut juste qu'on le sorte de ce drama parce que ça ne l'intéresse pas une seule seconde de jouer le pauvre type trahi par sa pseudo-go et son pote. Autant jouer le rôle du médiateur qui va arranger le coup entre Santo et Kara ça le fait marrer, autant allumer Aera dans la loveroom, ça lui plait bien aussi, autant qu'on rende le truc aussi officiel, ça lui casse tout son plaisir et ça n'a pour seul résultat de le faire reculer. Exactement comme Jill avec Lejla. A ce stade, il s'est complètement désinvesti émotionnellement de tout ce qui s'est passé, parce que c'est sa façon à lui de gérer les contrariétés. ça ne change strictement rien à l'affection qu'il a pour Aera, ni à l'amitié qu'il a pour Gianni, mais maintenant que son nom a été balancé dans la chronique et qu'il a pu profiter de ce rayonnement temporaire, il préfère qu'on lui foute la paix. « Honnêtement, la seule chose qui m'importe pour l'instant, c'est mon secret et Santo. Tout le reste, c'est secondaire. » Et même s'il avait rencontré la nana de ses rêves, son âme sœur, dans l'émission, ça serait resté secondaire. Il n'y a rien, absolument rien, qui se mettra en travers de ses plans et de la surveillance permanente qu'il opère sur son frère, à mesure que la fin approche et leurs échéances avec. Et toute cette histoire, tout ce que ça aura réussi à faire, c'est le rappeler à tout ce qui a de l'importance pour lui et tout ce qui n'en a pas, le faire retourner aux sources de ses ambitions, de ses envies pour lui-même et pour sa vie. ça a soufflé dans son esprit tout doute subsistant sur sa migration à Naples et depuis quelques jours, depuis sa discussion avec Santo, il n'a plus qu'une seule chose dans son viseur : Napoli. Et peu importe qui il doit écraser pour y arriver. « T'inquiète, ils ont besoin de personne pour ça, t'auras pas à cacher tes parjures » il plaisante. Cami et Louis, ils savent pas encore exactement ce qu'ils cachent, mais c'est plus ou moins admis qu'ils ont été ensemble à une époque, qu'ils s'aimaient aussi probablement, vu l'état disloqué de leur relation quand ils sont arrivés. Gianni, il n'y est probablement pour rien dans l'évolution de leur lien, déjà la semaine dernière, Louis, il le sentait un peu fragile à l'idée de quitter le jeu sur une semaine éloigné de Cam. Puis Gi, il décevrait quand même une bonne moitié de la population mondiale, s'il rejoignait les ordres. Comme il a la flemme de parler davantage de tout ça, Cos, il fait éclater dans sa tête l'évidence de la date d'aujourd'hui et ça lui tire direct un petit smile de gros con machiavélique, tandis qu'il balance Gianni à la flotte sans la moindre hésitation. C'est ça le genre de moments qu'il aime passer avec ses potes, loin des prises de tête sur les gonzesses et autres. Et Gianni, par essence, il lui rappelle sa bande laissée à Naples, indépendamment de la situation des uns et des autres, même s'il n'a finalement de commun avec eux que les origines. ça a suffit à ouvrir une brèche différente de celle ouverte pour les autres et ça a permis d'apprendre à le connaître plus sereinement, plus sincèrement, pour simplement révéler une évidence paisible. Il se prend jamais la tête avec Gi, et c'est aussi pour ça que ça l'a gonflé, l'histoire du prime, pour ça qu'il n'a pas envie d'épiloguer. « Attends ça peut se régler rapidement ça, t'es plutôt petit champagne élégant ou grosse pool party sur bière ? » il s'anime direct. Il imagine sans problème que c'est pas la meilleure semaine pour lui fêter son anniversaire, à Gi, avec tout ça. Pas comme Rosamie qui prévoit déjà de préparer quelque chose pour ses vingt-quatre ans. Et ça, ça le mécontente pas mal, Costa. Les punitions collectives comme ça, c'est pas un truc qu'il accepte. Finalement, il se pose sur le rebord de la piscine à ses côtés, passe le bras autour de son épaule et balance le second face à eux comme s'il ouvrait le vide sur un grand théâtre invisible.« Mon pote, je t'emmènerai à Napule, évidemment, tu le fêteras aussi bien nulle part ailleurs » il balance avec un sourire rempli d'évidence. Gianni, il est temps qu'il découvre la ville de ses potes, qu'il en capte réellement l'essence, la vie, la beauté et Cos, noyé dans l'ineffabilité de son amour pour sa ville, il est convaincu qu'il pourrait y trouver tout ce qu'il cherche. Toutes les réponses, toutes les évidences, tout. Parce que pour les mecs comme Costa, Naples est une réponse plus qu'une question. « D'abord la bouffe chez Salva, meilleures pizzas de la ville, on y reste de l'ouverture à la fermeture, il nous fait jamais payer depuis qu'on l'a tiré d'un sale plan à une époque, c'est un vrai frère. » il commence à établir son petit plan tel qu'ils l'auraient suivi s'ils avaient été avec ses potes. Chez eux, ça se fête ensemble, les anniversaires, y'a tout un rituel. « Tu verras le plus beau couché de soleil là-bas. Mais pas à San Martino et tous ces trucs de touristes. On se cale sur les toits de chez nous, la lumière tape sur les façades, tout le quartier devient orange, tu changes complètement de monde. » Il sourit parce que ça le ramène en arrière, à toutes les fois où il avait escaladé les façades à moitié défoncé pour profiter de cette faille avec les siens, à s'enivrer face à cette beauté offerte tout droit par le soleil. Gorgés de la lumière, ils se sentaient invincibles. « Puis on aurait pris le dernier bateau pour Ischia et on aurait terminé la nuit sur la plage, face à l'eau turquoise, à refaire le monde, jusqu'à ce que le jour se lève. » ça le fait rêver rien que d'y penser, Cos, à cette insouciance maladive qu'il a abandonnée sur les pontons d'Ischia, sur les toits des immeubles, dans les ruelles étroites. ça le prend comme le manque d'une personne, d'un coup, brusquement, sauf que lui, c'est pas une personne, c'est une vie toute entière. « Mais quand c'est ton annif, c'est toi le roi, t'aurais voulu le fêter comment si on était dehors ? » Dans sa vie, c'est plutôt bien réglé parce que ses potes et lui ont tous les mêmes délires et qu'ils finissent toujours entre eux à kiffer comme des gosses, à se bagarrer sur le bateau, à être chez eux au resto, parfois à taper un saut en boite où ils trouvent toujours le moyen de se faire inviter chez les VIP. La question s'est jamais vraiment posée, peu importe leur âge. Mais Cos, il faisait toujours attention de passer la journée avec Giu, ou au moins une partie, parce qu'elle était plus importante que tout le reste et que ça lui aurait fait de la peine de ressentir l'inverse. « Vous fêtez ça comment chez vous ? » Pas forcément dans les Pouilles, mais chez Gi, dans sa famille, dans son cercle d'amis.

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Message (#) Sujet: Re: Tomorrow comes today. (mercredi, 14h30) — Mer 24 Juin - 3:24

Gianni, il savait avant même la fin du prime que la semaine allait être longue, entre explications et mises au point qui se mélangeaient un peu bizarrement avec son mood déjà mélancolique. A croire qu'il avait passé cinq semaines chill et agréables pour tout se prendre dans la tronche en même temps, et que même Louis avait choisi son moment pour péter un câble pile quand tout était déjà compliqué. Et ça le gonflait un peu, ces histoires qui allaient chercher du drame et du sensationnel là où y'en avait jamais eu. Ça lui pesait, de voir qu'on pouvait apprendre à le connaître pendant plus d'un mois et tout à coup décider que cet extrait de trois minutes diffusé dans la rubrique d'Elena, c'était plus représentatif de la personne qu'il était que tout ce qu'il avait pu montrer jusqu'ici. Et ça lui donnait juste envie que la semaine se termine pour que tout le monde puisse passer à autre chose. L'italien se connaissait et savait combien il pouvait parfois prendre les choses à cœur quand ça dépassait les frontières du jeu, et tout ça aurait eu vite fait de le dépiter si y'avait pas eu quelques moments pour apaiser la tension accumulée depuis le prime. A l'instar de celui qu'il avait passé avec Roma dans la loveroom, qui avait permis de faire entendre ce qui comptait vraiment, dans tout ça, et de livrer sa vérité quand elle était peut être l'une des seules à y accorder de l'importance. Ça l'avait reboosté comme peu de choses en auraient été capables, comme sa famille le faisait habituellement, mais ça lui avait surtout prouvé que ce genre d'histoires dramatisées au possible, elle s'en fichait à peu près autant que lui. Et Costa, il l'imaginait pas non plus y trouver son compte, quand depuis le début il paraissait évident qu'il était celui qui fuirait autant que possible ce genre de drames amoureux créés de toute pièce pour vendre l'émission auprès d'un public séduit par ce genre de bails. Il faisait pas là-dedans, Costa, et c'est aussi pour ça que toute cette histoire lui avait laissé craindre qu'il puisse être gonflé par l'ampleur que c'était entrain de prendre, peut être même plus encore que par sa réaction. Parce que si ça entrait aussi en ligne de compte, il partait du principe qu'ils se connaissaient tous les deux assez pour savoir ce qu'il y avait à savoir de cette histoire, autrement dit, que ça allait absolument pas chercher aussi loin que ce qu'on essayait de faire croire. Et à ce stade Gianni savait aussi que c'était pas tellement les réactions extérieures qui lui importaient. Il était venu ici sans rien vouloir prouver à personne en dehors de lui-même, s'était attaché en court de route sans l'avoir nécessairement prévu mais sans avoir non plus tellement fait en sorte de l'éviter, et aujourd'hui il savait exactement ce qui importait et quelles opinions il laisserait l'atteindre. « Ça a jamais eu le potentiel dramatique que certains ont voulu y voir, de toute façon. » Il trancha simplement, et parce que dans cette histoire on avait surtout décidé de donner beaucoup d'importance à quelque chose qui dans un autre contexte aurait pas pris ces proportions, ils en avaient tous conscience. « J'encaisserai ce qu'il y a à encaisser jusqu'au prime parce que certains l'ont pris à cœur et que je respecte ça. Au-delà, y'a de grandes chances que je sois nominé donc si je reviens du SAS, ce sera sujet clos et basta. » Il haussa les épaules, aussi franc qu'à son habitude avec Costa, qui était aussi celui qu'il imaginait le mieux comprendre pourquoi il voulait juste que ça se tasse. « Moi aussi, je suis là pour kiffer mon aventure. » C'était même un besoin particulièrement fort et pour pas mal de raisons. Il respectait les ressentis de chacun et tenterait d'arranger ce qui pouvait l'être avant la fin de la semaine parce qu'il était comme ça, mais ensuite cette histoire serait mise de coté et il se laisserait plus atteindre. Il en avait parlé avec Roma, il le faisait aujourd'hui avec Costa, et c'était tout ce qui importait le plus au départ. Il n'y aurait que quand Aera reviendrait qu'ils en discuteraient naturellement, parce que c'est ce qu'ils auraient fait si la coréenne n'avait pas été éliminée. « Je te le dis parce que je sais que tu feras pareil, et que t'aurais raison. » Il glissa dans un sourire entendu, et parce que Costa il l'imaginait pas non plus laisser quiconque lui rabattre les oreilles avec ça plus longtemps. La plupart d'entre eux passeraient de toute façon à autre chose dans quelques semaines, et ce genre d'histoires allaient pas alimenter les conversations jusqu'au moment où tout prendrait fin. Gianni, il aimait croire qu'ils parleraient secrets, projets et hypothétiques retrouvailles plutôt que de ressasser les dramas des uns et des autres. Il aimait même penser qu'ils feraient tous la fête pour la fin de leur aventure, que ce soit pour le mariage surprise de Cami et Louis ou un truc qui viendrait un peu compenser le fait qu'il fêterait pas son anniversaire avec sa petite bande comme chaque année. Cette semaine, c'était pas vraiment idéal et il allait pas prétendre être lui-même tellement dans le bon mood pour ça, alors juste passer des petits moments privilégiés avec certains, ça lui allait tout aussi bien. Alors Costa, quand il rebondit du tac-o-tac sur sa petite remarque pour lui parler toasts et soirées, il lui donna aussitôt le smile. « Un mixte des deux ce serait parfait, style white party au bord de la piscine avec cocktails sans alcool pour les uns et prosecco pour les autres. » Chill, avec de la bonne musique et une ambiance au top. A choisir, ce genre de plans lui avaient toujours beaucoup mieux convenu que les réceptions pompeuses ou les grosses fêtes hyper bruyantes où ça partait en live au bout d'une heure. « T'imagines, Jill habillée en petit ange ? » L'image lui tira un rire, parce que ça aurait le mérite de contraster avec ce qu'elle montrait d'elle depuis le début quand en vérité, il lui aurait probablement donné le bon dieu sans confession s'il l'avait croisée dans la rue ou au rayon DVD d'une grande surface. Costa le rejoignit sur le bord du bassin et Gianni pivota vers lui un regard brillant de curiosité lorsqu'il ouvrit son récit sur Naples, bien sûr, comme sur le théâtre idéal d'une virée d'anniversaire qui le temps d'une seconde lui arracha un petit sourire mélancolique. Il aimait l'entendre parler de sa ville, parce qu'il jurerait la voir se dessiner sous ses yeux à mesure qu'il lui poussait un peu plus loin les détails. Mais aussi parce que le mal du pays qui le grignotait doucement depuis une ou deux semaines, il le ressentait plus fortement ces jours-ci et ça lui inspirait à force une tristesse un peu désarçonnante. C'était un ensemble de choses qui rendait juste ça plus concret, alors il se sentait un peu sentimental quand il l'entendait parler des lieux qui comptaient pour lui, des paysages qu'il lui aurait fait découvrir, des recoins qui ne se laissaient pas admirer au premier coup d’œil. « Le plan parfait, je signe direct. » Il lâcha spontanément, un rien d'émotion dans la voix parce que c'était vraiment le genre de trucs qui lui parlaient et qui lui donneraient envie de caler quelques fringues au fond d'un sac pour aller profiter de ses potes dans un cadre idyllique. « Tu sais qu'en plus, j'ai pas du mettre les pieds à Naples depuis bien quinze-vingt ans ? » C'était pas bien loin de chez lui même en bagnole, pourtant, mais c'était surtout avec son grand-père qu'il quittait la région pour voyager, voir du pays, ses parents n'auraient pas eu le temps et une fois adulte, pas mal de choses s'étaient enchaînées. « Mais là, tu me vends des pizzas et un coucher de soleil, c'est sûr que je débarque un matin avec mon petit vin sous le bras. » Il déconnait en substance, parce que c'était pas ce qui faisait le charme du récit de Costa et qu'il avait capté suffisamment de choses pour savoir que ça leur serait peut être même pas possible de garder contact à l'extérieur. Ça le faisait chier, mais il disait rien, parce que si c'était en lien avec sa venue dans l'émission il pouvait pas être déçu par quelque chose qui le dépassait probablement. Gianni, ça lui donnait juste envie de profiter de ses potes tant qu'il le pouvait. « Franchement ? En l'état, avec les gens que j'aime ça m'aurait suffi. » Il glissa dans un sourire pensif, et parce que c'était aussi bête que ça, c'était la chaleur de ses proches au sens large qui lui manquait et ce que cette journée symbolisait pour eux. Alors il secoua doucement la tête à sa prochaine question. « En général je le fête d'abord en famille, c'est l'occasion pour la plus âgée de mes sœurs de nous rejoindre alors on se réunit autour d'un repas, on laisse ma mère ressortir les vieilles photos de famille, on se lâche un peu sur le vin... » C'était l'un de ces moments où tout le monde dégageait un peu de temps pour se retrouver entre eux, où les rancœurs passées n'avaient plus leur place et où ils étaient plus unis que jamais. Son père, jamais très loquace, s'ouvrait souvent à ces occasions et ça en faisait déjà une journée spéciale. « C'est ensuite qu'on le fête entre potes, et là généralement on va boire un verre, danser, se marrer, et on finit par se poser sur la plage et par y passer une partie de la nuit. Mes meilleurs souvenirs avec eux c'était en Grèce, à Lefkada. C'est pas vraiment un anniversaire si y'en a pas un qui finit complètement bourré à chanter sous la lumière de la lune. Et spoiler alert, ce gars c'est rarement moi. » Il se fendit d'un rire et lui lança un regard amusé, parce que Gianni il avait peut être bu pas mal hier en compagnie de Santo parce que ça lui avait fait pas mal de bien, mais en général c'était pas lui le gros buveur de la bande. « Avant je le passais aussi avec Virna, on faisait un truc juste tous les deux et j'avais beau lui dire que je voulais pas de cadeau, elle arrivait toujours à trouver le truc auquel personne à part elle aurait pu penser. » Elle était comme ça, surprenante en plus d'être désintéressée dans tout ce qu'elle faisait, et ça l'avait toujours touché. Parce qu'avoir grandi dans un milieu qui plaçait les apparences au centre de tout, ça l'avait rendu sensible à ceux qui dégageaient une simplicité et une authenticité à toute épreuve. C'était peut être ça, finalement, que la production avait cerné chez lui lorsqu'ils l'avaient fait entrer avec Roma et que l'évidence avait été totale. « Mais te fais pas de bile, Cos, ici et comme ça c'est très bien aussi. » Il glissa dans un sourire, ramenant une main au niveau de son épaule avant de se raviser, au dernier moment, pour les plaquer toutes les deux à hauteur de son dos et le faire basculer dans le bassin. Il eut quand même la solidarité d'y retourner lui aussi, puis éclata de rire. Parce qu'avec eux ça avait toutes les chances de dégénérer, mais surtout parce que c'était comme ça, qu'il aimait le fêter.

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