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 hold on to this moment (mardi, 04h20)

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Gianni
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Message (#) Sujet: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Lun 29 Juin - 15:42

HOLD ON TO THIS MOMENT.
W / @Roma

Un coup d’œil à l'écran de sa tablette lui avait indiqué l'heure, et Gianni s'était retrouvé moins de trois secondes plus tard à s'extirper de la chaleur de son lit et à tâtonner à travers la chambre à la recherche de sa veste pour éviter d'éblouir Cami, qui dormait toujours. Il y avait quelque chose de profondément frustrant dans une insomnie, et pourtant on trouvait peu d'instants plus paisibles que ceux dont on pouvait profiter au milieu de la nuit, quand les couloirs du chalet étaient déserts. Dieu sait pourtant que les lieux s'étaient vidés en l'espace de quelques semaines, gardant l'empreinte de ceux qui les avaient foulé tandis qu'en comptant les protagonistes du village ils n'étaient pas beaucoup plus d'une dizaine d'âmes qui vivent encore aux alentours. Mais la nuit, c'était différent, l'atmosphère était chargée d'une vibration étrange, il n'y avait plus un bruit, plus une ombre pour troubler ce tableau et à cette heure-ci même les couches-tard s'étaient résolus à trouver le chemin de leur chambre. Gianni, il savait qu'il regretterait sa petite excursion à travers le chalet lorsque les premiers rayons du soleil lui rappelleraient sa courte nuit, mais le dernier truc dont il était capable lorsque le sommeil était réticent à venir, c'était de rester allongé à fixer le plafond de sa chambre. Elle avait beau être particulièrement confortable, elle valait toutes les autres lorsqu'elle était plongée dans le noir et silencieuse, et c'est dans ces moments-là qu'il regrettait le plus l'époque où cette présence de l'autre coté du lit apaisait un peu des angoisses que réveillaient chez lui ces nuits interminables. Remontant le premier étage, la démarche anormalement vive et un écouteur vissé dans une oreille, il laissa ses pas le guider jusqu'au niveau supérieur, encore un peu trop habitué à investir les lieux depuis quelques semaines, pour bientôt distinguer une silhouette se diriger vers le balcon. Et il la reconnut, en s'approchant, à la façon dont elle avait noué sa robe de chambre et dont elle avait légèrement relevé ses cheveux. Roma, il s'attendait pas à la voir ici à cette heure, parce qu'il n'y avait qu'un inconscient comme lui pour songer à ce qu'il allait trouver le temps de faire maintenant qu'il était debout, mais il mentirait s'il disait que la perspective était pas agréable. Elle l'était, et c'était pas anodin de tomber sur elle dans un moment où le reste du chalet était comme anesthésié. Parce que c'était comme si ce qui s'écrivait cette nuit s'inscrivait pas vraiment dans le même espace temps que ce qu'ils vivaient d'ordinaire. « Y'a plein d'étoiles, ce soir. » Il glissa doucement, au moment de s'approcher d'elle. Outre la beauté du ciel, c'était le genre de moments qui lui auraient manqué s'il avait du quitter l'aventure dimanche, et ce parce qu'elle lui aurait manqué elle aussi. « Je te demanderai pas ce que tu fais debout à cette heure si tu me fais une petite place à coté de toi. » Il proposa, dans un petit sourire, au moment de désigner la banquette sur laquelle elle était assise. « Sauf si t'as envie de m'en parler. » Il savait ce qui pouvait la tenir éveillée aussi tard parce qu'il savait tout ce que sa révélation remuait depuis quelques jours, et elle le connaissait maintenant assez pour savoir qu'il la pousserait jamais à se confier sans qu'elle en ait envie mais qu'il voulait qu'elle se sente au moins assez en confiance pour le faire. Parce qu'il y avait une discussion qu'ils n'avaient pas pu finir l'autre soir et qui prenait plus de sens encore maintenant qu'il connaissait toute son histoire et était à même de la rassurer, mais qu'il ne voulait rien forcer, préférant la laisser décider du moment, de la manière, et être là. « Il paraît que je suis lumineux, ça doit vouloir dire que je suis pas la pire compagnie dont on puisse rêver à cette heure-ci quand tout le monde dort... » Il lui souffla, un sourire plus doux passant sur ses lèvres, en la couvant du regard.

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Roma
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Message (#) Sujet: Re: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Lun 29 Juin - 21:36

Quand vient la nuit, les mêmes pensées se figent dans sa tête. Alors elle a prit l’habitude de retarder le plus possible l’heure du coucher, quitte à se noyer dans les mots d’un auteur encore inconnu jusqu’à ce que sa rétine en souffre. Mais vient toujours le moment d’éteindre les lumières, après quelques mots échangés avec une Maci bavarde. Et quand la pénombre entre dans la pièce, les peurs et les incertitudes redoublent. Ses yeux dansent sur ses paupières fermés, à force de trop penser. Il lui arrive de se laisser porter par un léger sommeil, puis se réveiller par des bribes de cauchemars. Ça fait déjà quelques heures qu’elle ne dort plus, même pour un mauvais rêve. Elle s’extirpe de ses draps, s’enroule dans son peignoir en soie du japon et se saisit maladroitement de son livre. Elle manque de le faire tomber et de réveiller la douce californienne. Ne souhaitant lui causer des problèmes de sommeil, elle quitte leur chambre dans l’idée d’aller bouquiner dans le coin cheminé. L’idée était plaisante, si ses yeux n’étaient pas si fatigués. A peine installé pour lire quelques lignes, elle referme aussitôt l’ouvrage qui lui cause plus de problèmes qu’autre chose. Elle l’abandonnera là, dans le pli du fauteuil, espérant qu’une âme charitable lui fasse retrouver le chemin de la bibliothèque. Dans l’idée de s’occuper elle déambule dans les pièces du chalet et ce n’est que lorsqu’elle tombe sur les aiguilles dorée de l’horloge qui habille le hall, qu’elle se rend compte de l’heure tardive. Ses yeux sont secs de fatigue, mais son esprit lui est bien réveillé et n’a pas l’intention de retourner dans des draps inhospitaliers. A défaut, elle prendra l’air, alors que ses pieds nus la mène jusqu’aux étages, elle noue nonchalamment ses cheveux sur le haut de sa tête et laisse la brise de la nuit, ou du matin, lui chatouiller la peau. A peine installée sur le petit canapé, une voix familière la sort de sa contemplation. Elle aurait put sursauter, si elle n’avait pas été automatiquement rassurée par le doux timbre de l’italien, qu’elle reconnait sans le regarder. Sur ses paroles elle lève la tête pour laisser ses prunelles sombres refléter la brillance du ciel de ce soir. « On dit que ce sont les enfants de la lune et du soleil, chez les amérindiens. » Elle lui raconte alors, de son doux soprano. C’est toujours ce que lui inspire les étoiles, des légendes, des histoires, des personnages qui prennent vie dans le ciel. Un sourire s’étire sur ses lèvres. Bien sûr il peut la questionner, il le sait. C’est surtout sa manière à lui de lui faire comprendre, qu’il ne lui arrachera aucun aveu, si elle ne se sent pas prête à lui parler. « Tu peux me le demander, mais je ne suis pas sûre de te laisser une petite place de toute façon. » Elle le taquine, en glissant un peu sur la droite pour lui laisser de la place, caressant de sa main gauche l’assise du canapé. « Je ne sais pas, j’ai envie de passer un bon moment, plutôt que de parler de l’éventualité de mon rapatriement forcé en Inde, sans avoir le temps de revoir mes filles. » Elle expulse, presque dans l’urgence, le coeur gros. Peut-il apaiser ce genre de craintes ? Elle partirait sur un oui. Parce que si le mot magique lui avait été inspiré par la douce Cami, elle n’en pensait pas moins de lui. D’ailleurs il revient sur la façon dont elle l’a qualifié, pour la chronique de Crystal. « Le jaune, tu te souviens ? » Elle lui demande alors, à propos du premier dessin papier qu’elle lui avait glissé dans sa boite au lettre. « Peela en hindi. » Elle lui raconte alors en baladant l’index et le majeur sur sa main. « Comme le nom de ma boutique, d’ailleurs. » Elle ne croit pas lui avoir dit, des coïncidences qui lui font toujours pensé au petit coup de pouce du destin. Elle seule capable de trouver une signification aussi forte dans une couleur, qui au final lui avait inspiré par la couleur de sa tenue du jour, la fois où elle avait entré le nom de sa boutique en créant son compte instagram. « Même le jour, tu n’es pas la pire des compagnies. A moi maintenant d’être à la hauteur de la tendresse dont tu parlais. » L’est-elle ? Son sourire l’est en tout cas, comme son regard brodé des lumières de la nuit.

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Message (#) Sujet: Re: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Mar 30 Juin - 5:20

Ça avait quelque chose de troublant, de surprendre Roma dans ce cadre qui lui avait toujours inspiré une certaine mélancolie, parce que c'était aussi ce qui se dégageait d'elle depuis plusieurs jours et qu'à la voir comme ça, méditative face à l'horizon assombri, on la jurerait sortie tout droit d'un film d'auteur. Ça l'interpellait, Gianni, parce qu'il savait tout ce qui devait se jouer dans son esprit et que le seul fait de la trouver ici lui donnait une idée d'à quel point elle pouvait appréhender l'après. C'est pour ça, et pour d'autres raisons, qu'il aurait regretté de pas pouvoir passer ces moments-là avec elle. Il s'était senti impuissant lorsqu'il s'était retrouvé à Linz sans aucun moyen de la rassurer comme il aurait voulu le faire, et c'aurait été plus pesant encore après que leur échange dans la loveroom ait soulevé des questions les concernant eux, leur relation, et ce qu'ils partageaient. Se retrouver sur ce balcon à cette heure, ça ravivait les souvenirs de cette soirée et la manière dont ils étaient tombés de sommeil après avoir discuté, des heures durant, sans s'en être aperçus. Comme un doux rappel de ce qui ce soir-là n'avait jamais paru aussi simple. « C'est une jolie légende. » Il souffla doucement, tandis qu'il avait levé le nez au ciel et songé qu'il avait jamais réfléchi les choses de cette façon et que c'était pour ça, sans doute, qu'il trouvait l'image poétique. « On en revient toujours un peu à l'univers, tous les deux. » Il croisa cette fois son regard et sentit ses lèvres s'étirer dans un sourire paisible, parce que ça lui parlait d'autant plus depuis le dessin qu'elle avait réalisé sur son bras, et ce symbole riche de sens. « Quand j'étais petit, ma mère m'avait raconté que les étoiles qu'on voyait clignoter dans le ciel étaient la manifestation des proches qu'on avait perdus, et que pour chaque étoile qu'on voyait briller quelqu'un là-haut veillait sur nous. » Il y repensait avec beaucoup de tendresse, parce qu'il était à peu près certain que sa fascination pour le ciel et son mystère venait en partie de là. « Elle m'avait raconté cette histoire parce que j'étais un gamin curieux de tout, c'est que bien des années plus tard que j'ai vraiment compris combien elle était réconfortante. » Quand lui aussi avait perdu des gens qu'il aimait, des proches ou des personnes qui en étaient devenus, notamment pour la partie de sa vie qui se retrouvait aujourd'hui symbolisée par cette cicatrice qu'il lui avait montré l'autre soir. Et s'il comptait profiter de ce moment pour discuter avec elle de choses qu'il n'avait aucune envie de la laisser ressasser seule mais qu'il n'irait pas l'obliger à formuler tout haut, ses lèvres se teintèrent d'un sourire malicieux, incrédule face à l'air taquin qu'elle prit avec lui. Il se laissa glisser à ses cotés, puis pivota son regard vers elle, une lueur soucieuse au fond des yeux. « Eh, Roma... » Il intima, dans un souffle, glissant lentement une main sous son menton pour le redresser. « Tu sais que je laisserai jamais faire ça, pas vrai ? » Et tout, dans son regard comme dans le ton de sa voix, lui criait à quel point il était sincère et que jamais il laisserait se produire une telle injustice sans au moins entreprendre de se battre et recourir aux moyens qu'il avait. « Ce que t'as fait, tu l'as fait pour tes filles. Y'a personne qui a le droit de mettre ça en doute, et si c'est peut être pas la meilleure raison d'agir aux yeux de certains, ça l'est en tout cas aux miens. » Et c'était peut être la parole de quelqu'un qui tenait à elle, et supportait moins encore qu'on puisse vouloir la punir pour une chose qui posait peut être problème aux yeux d'une justice aveugle, mais pas dans la vision qu'il avait toujours eu des choses, régie par l'idée que l'amour l'emportait sur tout le reste. Qu'il nous poussait parfois à faire des choses jugées répréhensibles, mais cruellement nécessaires. Gianni se rappela alors de ce mot qu'elle avait employé pour le qualifier auprès de Crystal, et qui aussitôt qu'elle eut fait allusion à la couleur de son premier dessin prit plus de sens encore. « Je me souviens. » Il souffla dans un petit sourire, accueillant la suite avec un regard pétillant de curiosité. « Parce que la lumière, la joie, la chaleur, et tout ce que tu m'as associé ce jour-là, c'est aussi ce dont tu t'imprègnes quand tu créés tes bijoux ? » Ça ferait sens, parce que Roma était une passionnée, une artiste, et quelqu'un qui mettait foncièrement beaucoup d'elle-même dans ce qu'elle créait. « Tu trouves que ça me correspond toujours ? » Il souffla, en posant son regard dans le sien. Cette lumière, cette chaleur. La question n'était pas anodine au regard de ce qu'elle savait aujourd'hui, et parce qu'il pouvait pas s'empêcher de se demander ce qu'elle aurait pensé, Roma, si elle l'avait connu quelques années plus tôt. Ses lèvres étirèrent un sourire, et Gianni passa inconsciemment un bras autour de ses épaules pour la rapprocher de lui. « C'est peut être la commotion cérébrale qui parle, mais après l'autre soir j'ai plus aucun doute sur la tendresse dont tu es capable. » Il glissa, l'air plus amusé de songer qu'il avait fallu qu'il se prenne la porte en plein front pour avoir une nouvelle fois la démonstration de la douceur qui la caractérisait. Parce que c'était pas la première fois qu'il faisait ce constat, que sa tendresse elle était ressortie à bien des occasions et de bien des manières depuis leur rencontre. « Ça t'a surprise ? » Que ça puisse être l'une des premières choses qui lui viennent à l'esprit quand il pensait à elle, quand les autres il n'avait pas forcément ressenti le besoin de les partager avec Crystal à ce moment-là.

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Message (#) Sujet: Re: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Mar 30 Juin - 23:46

Elle ne s’attendait pas à le voir maintenant, mais la surprise est agréable. Elle ferme doucement les yeux et étire un sourire au son de sa voix. Sa présence est apaisante et s’il y a quelques minutes elle n’était pas sereine dans sa tête, ça s’estompe à mesure qu’il lui parle. Elle qui pensait n’avoir que la nuit pour amie ce soir, parée de ses plus belles étoiles. Ce sera un moment à partagé finalement. Un moment qu’elle n’aurait pas pu avoir avec lui, s’il avait quitté l’émission dimanche dernier. Elle n’avait pas voulu l’envisager, tellement qu’elle s’était pas préparé à son départ. Elle aurait été bien surprise de devoir composé sans lui dans l’aventure. Alors qu’elle ne souhaite que partager plus avec lui. Son absence se serait fait ressentir, dans le quotidien. Pour des choses futiles ou importantes. Pour des moments suspendus, éclairés par les étoiles. Elle lui raconte une bribe de légende qu’elle connait certainement grâce à un documentaire ou un bouquin. Un légende qui lui parle et fait travailler son imagination d’enfant. « Tu trouves aussi ? » Elle répond dans un sourire, avant qu’il ne partage une pensée qui la fait rire. « On dirait bien, un coup du destin. » Encore lui, qui frappe à leur pote, envoie des signes ici et là. Pour leur montrer le chemin à emprunter. Pas l’unique, seulement un chemin qui pourrait peut-être leur convenir. Sans pour autant être forcément pavé d’un bonheur éternel. Elle s’accroche à ses mots, alors qu’il lui raconte l’histoire de sa mère. C’est le genre d’anecdote qu’elle aime entendre et tourner, retourner dans son esprit. « J’aime bien cette idée. » L’idée que les étoiles sont là pour veiller sur eux. Que c’était la manifestation d’un ancêtre, d’un être cher. Comme un rappel régulier que quoiqu’il se passe, ils ne sont jamais vraiment seuls. Le Gianni enfant cherchait à assouvir sa curiosité, pendant que sa version adulte y a trouvé un réconfort. « Il y a beaucoup d’étoiles qui veillent sur toi ? » Elle demande alors avec une certaine pudeur dans le regard. Il doit y en avoir quelques unes vu la façon dont il en parle, elle jette de nouveau un coup d’oeil aux étoiles. Il n’y en a pas tellement pour Roma, c’est certainement une chance de ne pas avoir perdu des proches de cette façon. Mais il faut dire qu’elle est passée déjà par pas mal d’épreuves, la vie n’allait pas lui faire subir en plus des pertes de ce genre. Pas encore du moins. Au début de l'aventure elle avait plutôt tendance à dormir d’une traite et se levé très tôt. En ce moment elle peine à s’endormir et finit toujours pas se retrouver à errer au milieu de la nuit ou à compter les moutons dans un lit inhospitalier. Elle lui dit brièvement ce qu’elle a dans la tête, ne souhaitant pas tellement s’y attarder, parce que le ton est doux entre eux et qu’elle ne veut pas le rendre lourd ou triste. Bien qu’il lui a déjà prouvé plus d’une fois qu’il serait là pour elle, qu’il est là pour elle. Elle n’en est pas moins désarmée par ce qu’il lui dit. Le coeur au bord des yeux, elle se laisse porter par ses paroles réconfortante. L’émotion palpable elle le remercie d’un regard, ne trouvant pas les mots pour exprimer sa gratitude. Au final les mots ne sont pas tellement nécessaires, la façon dont elle le regarde suffit à lui faire comprendre à quel point ses mots la réconforte. Les gestes aussi en disent beaucoup, la façon dont elle lui serre la main et le baiser qu’elle vient lui déposer sur la joue. Ça en dit long sur ce qu’elle pense, si bien que les mots n’ont plus tellement d’importance. Il lui parle ensuite de la façon dont elle l’avait qualifié pour la chronique de Crystal. Lumineux. Et ça lui rappel le dessin qu’elle lui avait fait. Le jaune, c’est la lumière, c’est Peela, sa boutique. Et les prunelles curieuses de l’italien répondent à celles de Roma. « C’est ce qui me motive dans tout ce que je fais. J’ai un petit rituel, un jour je me suis promis à moi-même de danser tous les jours. Peut importe si je vais bien ou pas. Parce que même quand ça va pas, danser cinq minutes, rend ma journée plus légère. » Et elle a su tenir son petit rituel, même à Graz où elle n’allait vraiment pas bien. Elle fermait les yeux et se dandinait, parfois sans musique. Et les traits de son visage se détendaient automatiquement. Même si c’était pour un court instant. « Toujours. C’est dans ton regard. » Et même s’il a vécu des moments sombres, ça ne l’empêche pas d’être quelqu’un de lumineux aujourd’hui et peut-être même avant. « De l’obscurité nait la lumière. Je crois que quelqu’un d’intelligent à dit ça. » Elle sait plus trop d’où ça vient, mais c’est un genre d’adage qui revient souvent. Et qui est plutôt adéquate à l’heure actuelle. Il passe un bras autour de ses épaules et l’indienne se rapproche instinctivement, déposant sa tête contre lui. « La commotion cérébrale ? » Elle commente, l’air outrée. Il exagère à peine, sa main droite vient escalader son visage pour aller tâter l’endroit de la bosse éphémère.  Elle se redresse pour aller vérifier du regard. « Tu n’as même plus de trace. » Pas un souvenir de cette mésaventure. « J’aurais du ouvrir plus fort. » Son sourire s’étire, alors qu’elle ne le quitte plus du regard. A propos de la tendresse dont il l'affuble, elle lui répond sans filtre. « Ça m’a plu. » Elle formule, redescendant sa main en une caresse sur sa joue. Elle ne quitte plus son sourire, prolongeant le silence entre eux deux, avant de poser sa main sur son torse à l’endroit qu’elle connaissait depuis peu. « Tu as réfléchis au dessin ? » dit-elle, alors qu’elle ne songe qu’à l’embrasser à l’heure actuelle. Technique d’évitement, parlé d’un sujet connu, sans pour autant cassé la proximité entre eux. Elle l’entretien même, avec cette main sur son torse et son visage à quelques centimètres du sien.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Jeu 2 Juil - 2:02

Roma, il pourrait rester des heures à l'écouter lui conter ces légendes dont la vie semblait l'avoir abreuvée, sensible depuis leur premier échange à la sagesse qui se dégageait d'elle. Il trouvait ça fascinant, d'autant plus maintenant qu'il connaissait toute son histoire et pouvait voir combien elle s'en était nourrie pour porter aujourd'hui un regard éclairé et bienveillant sur le monde qui l'entourait. Il quitta le ciel des yeux pour poser son regard dans le sien et étira un sourire paisible, hochant doucement la tête avant de se fendre d'une remarque qui la fit rebondir d'une manière qui ne le surprit pas vraiment, parce que c'était pas la première fois non plus que le destin s'invitait entre eux. « Je me rappelle de ce que tu disais à ce sujet, à la patinoire. » Il glissa doucement, en se remémorant ses mots et la façon dont elle lui avait dépeinte sa vision du destin, qui ce jour-là avait trouvé un écho inattendu en lui. Ce fut à son tour de partager une anecdote inspirée par la vue de ce ciel étoilé, vers lequel il avait déjà l'habitude de lever le menton étant petit. Sa mère, elle aimait lui raconter toutes sortes d'histoires et c'était une époque à laquelle il aimait repenser, sa relation avec elle ayant toujours été privilégiée. « Quelques unes. » Il confia dans un souffle, au moment de recroiser son regard, et non sans éprouver un soulagement à l'idée de pouvoir pousser les confidences un peu plus loin depuis que Roma avait au moins perçu une partie de l'histoire. Parce que c'était plus seulement une question de secret mais quelque chose qu'il avait à cœur de pouvoir un jour pleinement lui raconter. « J'ai vu partir des êtres qui pour certains étaient devenus comme des frères ou des sœurs, pour moi. La plupart avaient l'âge de Carl, ou de Jill. » Et Gianni, ça lui fendait le cœur d'y repenser, c'est pourquoi il évitait généralement de ressasser des souvenirs fondamentalement douloureux pour lui qui avait jamais caché que lorsqu'il s'attachait, il était plus capable de conserver une quelconque distance émotionnelle avec les autres. « Mais ce soir j'ai juste envie de penser que ma mère avait raison. Elle me renierait de toute façon si j'osais prétendre que c'est pas toujours le cas. » Il conclut doucement, dans un léger sourire amusé, et parce qu'il aurait de nombreuses occasions de lui en parler et que cette nuit, il était attaché à prolonger ce moment privilégié avec elle, qui sous cette lune et sur ce balcon donnait l'illusion qu'ils étaient seuls au monde, quand les seuls bruits aux alentours étaient les bruissements du vent dans les arbres. Pourtant il fut incapable de la laisser face à ses craintes, ou l'idée qu'elle serait seule pour se battre contre une fatalité que lui refusait catégoriquement, incapable d'envisager pour elle autre chose qu'une issue à la hauteur des sacrifices qu'elle avait du faire, et des efforts qu'elle avait entrepris pour protéger ses filles. C'était une nouvelle fois sa manière de lui assurer qu'il serait là, si elle en avait envie, sans oublier les mots qu'elle avait prononcé dans la loveroom mais avec le besoin d'être présent, simplement, et d'aviser ensuite. Il put voir l'émotion passer dans son regard et serra sa main dans la sienne avant de sourire au contact de ses lèvres sur sa joue. De ça aussi, ils auraient l'occasion de reparler, ne serait-ce que parce qu'ils se voyaient offrir une semaine de plus ensemble et que des moments comme celui-ci il y en aurait d'autres. Roma revint sur le premier dessin qu'elle lui avait fait et c'est un Gianni fasciné qui l'écouta lui conter la façon dont cette lumière et cette chaleur qu'elle lui avait associées la guidaient non pas seulement lorsqu'elle créait, mais au quotidien. « N'empêche, en dansant un peu tous les jours tu dois avoir développé un sacré sens du rythme. J'espère que t'as conscience qu'après avoir entendu ça je risque un jour de réclamer une petite démonstration ? » Il glissa, un sourire plus malicieux au coin des lèvres, essentiellement pour la taquiner quand bien même l'idée serait pas pour lui déplaire. Roma, il pouvait pas s'empêcher de l'imaginer bouger sur des airs feel-good, volume à fond, dansant sur les instrus de Queen ou The Beach Boys. Et ça lui tirait un sourire jusqu'aux oreilles de se l'imaginer, juste heureuse, sereine et détachée du reste le temps de quelques minutes. Parce que lui-même avait toujours vu la danse et la musique comme des remèdes anti-monotonie efficaces, y compris sur lui. Il s'était toujours vu comme quelqu'un de plutôt positif, qui se laissait pas abattre et qui mesurait encore un peu mieux aujourd'hui combien c'était con, de se faire la guerre pour des trucs dérisoires quand on pouvait dépenser son énergie à aimer ses proches, voyager, faire des projets et profiter de tout ça. Alors ça comptait à ses yeux que Roma perçoive toujours cette lumière en lui, même maintenant qu'elle savait. « Le tien est loin d'être en reste. » Il souffla dans un sourire plus doux, et parce que si ce qu'il avait traversé avait fait de lui quelqu'un d'assez optimiste pour parfois faire preuve de pas mal d'insouciance, Roma portait en elle plus de sagesse et de positivité qu'il n'en aurait jamais. Un bras autour de ses épaules, il l'accueillit contre lui et s'amusa de cette histoire de bosse en exagérant très, très légèrement la violence du choc. « T'es sûre ? Parce que j'ai quand même encore un peu mal quand je dors sur le coté... » Gianni souffla après un rire silencieux, dans une moue amusée tandis que la main de Roma s'était déposée à hauteur de son front complètement remis. En vérité, il avait à peine eu mal sur le coup mais n'avait rien dit lorsqu'elle avait entrepris de le soigner parce que ça faisait un moment, qu'il n'avait plus connu de tendresse comme celle qu'elle lui avait offerte ce soir-là. Son regard retrouva le sien et Gianni s'y perdit plusieurs secondes, pas sûr des mots qui s'échappèrent ensuite des lèvres de l'indienne, mais les siennes s'étirant dans un sourire paisible de sentir la caresse de sa main contre sa joue. Il resta là à simplement l'observer, ses yeux s'égarant dans la contemplation des siens alors que sa main remonta lentement le long de son dos pour le caresser. L'italien finit par sursauter d'un air un peu coupable lorsqu'elle reprit la parole et posa sa main contre son torse, et il secoua la tête dans un petit sourire. « Je crois que j'ai de nouveau envie que ce soit toi qui choisisse. » Peut être parce qu'il avait toute confiance en sa capacité à trouver quelque chose de symbolique, qui lui serait inspiré par le moment et ce qu'elle savait de cette cicatrice. « Alors si t'as envie d'écrire ton prénom, tu pourras toujours dire que t'avais eu carte blanche... » Il glissa en plissant le nez d'un petit air empreint de malice, dans une allusion à leurs échanges et parce que c'était plus simple que de reconnaître qu'il avait même pas spécialement envie de penser à ce dessin, pour le moment. Sa main remonta doucement pour chasser l'une de ses mèches de cheveux du visage de Roma, comme une petite brise, et il lui sourit. Là, il se pencha pour embrasser sa joue comme elle l'avait fait un peu plus tôt, mais ses lèvres glissèrent jusqu'à la commissure des siennes qu'il effleura doucement avant de se redresser pour capter son regard. Le doute s'empara de lui, parce qu'il voulait ni l'embarrasser devant les caméras ni précipiter quelque chose pour lequel elle était peut être pas prête. Il voulait pas mal faire, surtout pas ce soir.

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Message (#) Sujet: Re: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Jeu 2 Juil - 22:50

Quand le destin s’en mêle il faut savoir le gérer. Peut-être qu’il n’y a que Roma qui voit des signes dans beaucoup de chose en ce qui les concernes. Il n’y a pas que cette façon qu’ils ont à se mettre au diapason. Les idées qui se rejoignent, les couleurs comme témoin d’un destin croisé. Il y a bien des choses que Roma remarque de son oeil créatif, comme le petit appel du pied d’un destin capricieux. Son sourire s’étire quand il mentionne leur conversation à la patinoire. Une petite expérience qui n'avait fait que confirmé leur entente. Elle s’en souvient encore, de cette conversation autour du destin entre deux chassés croisés de lames de patins. Elle qui s’accroche à lui pour ne pas tomber, lui qui n’a toujours pas montré ses compétences en patineur new yorkais. Si cette conversation avait été annonciatrice de leur relation actuelle, ça aurait été drôle. Entre lui qui s’était qualifié comme quelqu’un qui n’était pas un cadeau, elle qui parlait de ses filles comme un bagage compliqué en amour. Les questions sur leur binôme d’entrée, qui les avaient amené à supposer que la prod ce serait peut-être prise pour une agence matrimoniale. Plus elle y repense, plus son sourire s’étire. « On s’en ai dit des choses dans cette patinoire. » Elle ajoute l’air amusé. Avant qu’il ne partage son expérience des étoiles, par l’anecdote que lui racontait sa mère lorsqu’il était petit. Le genre d’histoire dont se nourrie Roma et qui lui fait pétiller le regard. Elle comprend rapidement que derrière ses mots légers, se cachent une allusion plus sombre. Alors elle le questionne avec subtilité, sur le nombre d’étoiles qui brillent pour lui chaque nuit. Comme elle l’avait pensé, il en a quelques unes dans le ciel. Il se confie dans un souffle, le regard quelque peu soulager de pouvoir en parler. Du moins c’est comme ça que l’interprète Roma. Une sorte de poids qui s’échappe de ses épaules. Elle pose un regard plein de douceur sur lui, l’écoutant se confier plus amplement. Son coeur se serre lorsqu’il évoque le destin funeste de jeunes pas plus âgés qu’un Carl ou une Jill. Elle reste silencieuse, mais remarque le voile qui passe sur ses yeux. Un coeur brisé. Elle aimerait trouver les mots. Mais elle comprend bien vite que comme elle, il préfère garder une conversation plus légère. Alors elle étire un sourire, quand il évoque sa mère. Restant prête à l’écouter se confier plus amplement s’il le souhaite. « Je ne sais pas si ta mère à tout le temps raison, mais sur cette histoire d’étoile je crois qu’elle tient quelque chose. » En tout cas ça parle vraiment à Roma et elle peut dire sans rougir que dorénavant elle ne regardera plus le ciel de la même façon. Elle pensera plus à Gianni qu’à sa maman, mais l’idée est là. Comme toujours il a le don de la désarmer avec des paroles lourdes de sens qui montre son envie de l’aider, de la soutenir. L’émotion passe dans son regard, elle ne trouve pas les mots pour le remercier, alors c’est en acte qu’elle le fait. D’abord par le regard, puis le toucher de sa main, pour finir par un baiser sur sa joue. Tout ça, ça fait écho à ce qu’il lui a dit dans la loveroom. Et en instant ses craintes s’envolent pour laisser place à plus de légèreté. Il est aussi magique que lumineux. Ce dont ils parlent justement par la suite. Une chose qui fait également écho à leur conversation à la patinoire. Le jaune, la lumière, la chaleur, l’Italie. Il n’avait pas oublié. Et ce qu’il ne savait pas c’est qu’il s’agit aussi du mot qu’elle a choisit pour sa boutique, en hindi. Un coup du destin. C’est le genre de pensée positive qui la motive dans la vie. Le moteur de ses journées, de ses décisions, de ses créations. S’il n’y a pas de joie, de chaleur humaine, de lumière ou même de danse ça n’a pas d’interêt à ses yeux. Elle cache son visage dans un rire, lorsqu’il émet la possibilité de lui demander une petite démonstration. « J’ai dis danser ? J’aurais du dire gigoter. » Elle précise dans un léger rire. Avant de laisser place à un sourire taquin. « Seulement si tu danses avec moi. » Meilleure moyen d’avoir une petite démonstration non ? L’idée est plaisante et s’impose dans l’esprit de Roma comme un passage maintenant obligatoire dans leur relation. Après le patin à glace, la danse. Bien sûr qu’elle le trouve toujours lumineux, ces dans ses yeux, dans ses sourires. Et c’est quelque chose qu’ils partagent, finalement. Le regard de Roma est chargé d’une certaine couleur, d’une chaleur. Tout comme ce sourire soleil qui la caractérise tant et qui contamine aussi bien ses lèvres que ses yeux, en passant par ce nez qui se retrousse quand elle rit aux éclats. Bien calé dans ses bras elle escalade son visage de son index et son majeur pour aller vérifier l’état de son front. Une commotion ? Il prétend souffrir encore quand il dort sur le coté et un petit rire éclot sur ses lèvres, avant que son regard ne vienne se perdre dans celui de l’italien. Le moment semble suspendu à travers les yeux de Gianni, quand l’indienne continue d’échanger quelques mots sans trop d’importance finalement. Elle ressent l’intensité du moment et ses yeux regardent par intermittence les lèvres de l’italien, sans trop avoir l’audace de s’y perdre réellement. Elle vient rompre le moment, un sursaut l’anime alors qu’elle parle de ce dessin, la main droite sur son torse. Quand lui avait remonté la sienne dans le dos de Roma, elle avait éprouvé un léger frisson qui l’a fit perdre le court de la conversation. Elle croit qu’il veut qu’elle fasse le choix du dessin cette fois encore. Il lui parle de son prénom, faisant référence à leur conversation dans la salle de bain, alors qu’elle avait émit la possibilité d’écrie le nom de toutes ses conquêtes. Elle remarque que son sourire s’agrandit à ce moment, mais l’idée de poursuivre la conversation s’évanouit en même temps qu’il s’approche un peu plus d’elle, s’apprêtant à déposer un baiser sur sa joue qui furtivement se déplaça jusqu’à la commissure de ses lèvres. Son coeur joue les filles de l’air, alors qu’il s’écarte doucement. Elle baisse légèrement la tête pour cacher un sourire imperceptible, avant de redresser son regard brodé de lumière. Son sourire s’impose alors sur ses lèvres, pendant qu’elle enroule ses bras autour de son cou, laissant ses doigts se perdre dans la naissance de ses cheveux. Elle s’approche à son tour pour déposer un baiser tout ce qu’il y a de plus tendre sur ses lèvres. Un baiser qu’elle ne prolonge pas outre mesure, les yeux clos elle se détache déjà de lui, déposant avec pudeur son front contre le sien. Il n’est peut-être visible pour les caméras, mais le sourire qu’elle a à ce moment là vaut largement le détour. « C’est donc ça un crush ? » Elle murmure du bout des lèvres, sur un ton légèrement amusé. En référence à une discussion passée. Si Elena voyait ça, et elle va le voir, elle qui avait lourdement engueuler Roma pour ne pas avoir joué le jeu des crush au début de la saison. Ça devait être un moment pour eux et seulement eux.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: hold on to this moment (mardi, 04h20) — Sam 4 Juil - 17:32

La mention de leur échange à la patinoire lui tira un sourire plus doux, tant il jurerait que ces souvenirs-là remontaient à hier, quand paradoxalement il avait aussi l'impression qu'un monde les séparait aujourd'hui de cette discussion entre pudeur et premières confessions. Il se rappelait de ses patins mauves, à Roma, de la tendresse avec laquelle elle avait évoqué ses filles, et de la façon dont ils avaient théorisé sur les raisons pour lesquelles on les avait fait entrer ensemble, le tout premier soir. Mais c'était surtout le reste, et le moment où ils s'étaient pour la première fois amusés de leurs vies sentimentales chaotiques, qui lui revenait tout particulièrement à cet instant précis où son regard pouvait lire dans celui de l'indienne que ces instants-là, elle les avait pas oubliés non plus. « J'avais surtout raté une occasion de t'impressionner avec mes patins aux pieds, mais j'exclus pas l'idée de retourner m’entraîner à New York pour être prêt la prochaine fois. » Il souffla dans un petit sourire amusé. New York, en réalité, c'était pas vraiment un projet pour le moment et l'italien savait déjà que s'il devait y retourner ce serait pas tant pour y rester que simplement pour y retrouver certaines des marques qu'il y avait prises durant ses études. Mais ce serait pas déplaisant d'y faire escale à l'occasion, lui qui avait pas caché avoir l'intention de voyager un peu une fois qu'il aurait pris certaines distances avec son rôle à l'hôtel. Il comptait pas rempiler indéfiniment et ça tout le monde ou presque chez lui en avait bien conscience, cette aventure étant aussi pour Gianni un moyen de s’affranchir d'un certain nombre de choses et de faire un premier pas vers une nouvelle vie. Et cet échange à la patinoire, c'était peut être la première fois que Roma et lui s'ouvraient un peu l'un à l'autre, mais c'était loin d'être la dernière et aujourd'hui elle était sans surprise l'une de ceux qui le connaissaient le mieux entre ces murs et celle en qui il avait le plus confiance. A tel point que même la pudeur dont il pouvait faire preuve vis à vis de certains sujets plus personnels s'en était naturellement allée avec elle dès l'instant où il avait décidé de lui montrer ce qu'il avait de plus intime, et ce qui avait contribué à faire ce qu'il était aujourd'hui. Elle avait vu sa cicatrice, elle connaissait une partie de l'histoire et même si certains pans ne pourraient être effleurés qu'au moment où il pourrait pleinement se livrer, ça comptait profondément pour lui de pouvoir se confier à Roma sur des choses qu'il n'avait jamais évoqué aussi librement même auprès de ses sœurs. Son regard croisa longuement le sien tandis que son cœur lui parut subitement peser plus lourd, comme chaque fois qu'il voguait vers ses souvenirs les plus pénibles. Et puis il y eut ce sourire pour lui redonner le sien, au moment où il évoqua sa mère. Il avait certes plus souvent mentionné sa relation avec son père depuis qu'il était ci parce qu'elle était aussi intense que singulière, mais avec sa mère c'était profondément fusionnel et elle était comme ses sœurs un modèle et une source intarissable d'inspiration pour lui depuis gamin. « Sa mère, ma nonna, avait la réputation d'être une diseuse de bonnes aventures. Elle dit qu'elle a complètement renié cet héritage aujourd'hui mais je sais que c'est pas tout à fait vrai. » Et il le disait avec la douceur que ça lui inspirait toujours, et alors que cette histoire-là il n'y avait qu'à Michaela qu'il en avait parlé, en substance, quand ils s'étaient retrouvés face à ce jeu divinatoire qui avait fait remonter certains souvenirs de son enfance auprès de sa nonna et de sa passion pour les cartes. C'était pas toujours des histoires très populaires au sein de sa famille parce que son père était l'homme le plus cartésien qu'on puisse rencontrer et qu'il n'avait jamais compris grand chose à tout ça, mais c'était des souvenirs heureux, que lui chérissait pour leur valeur sentimentale. « Vous vous entendriez bien. » Il glissa doucement, un plus fin sourire au coin des lèvres. Il pourrait lui citer dix mille raisons pour lesquelles Roma n'aurait aucun mal à se faire apprécier d'une femme comme sa mère, mais c'était pas nécessairement une discussion qu'il avait envie d'avoir pour l'instant, ne serait-ce que parce qu'il voulait pas que ça sonne comme quelque chose de trop solennel, de limite flippant ou lui laisser croire que ça y est, il prévoyait de lui présenter ses parents quand eux mêmes n'avaient pas encore réellement défini ce qu'ils étaient l'un pour l'autre. Et rien ne pressait, ils en avaient tous les deux conscience, c'est bien pour ça qu'il profitait de chaque moment qui s'offrait à eux pour mieux la connaître, mieux la comprendre, et s'abreuver d'anecdotes dépeignant une Roma aussi nature et chaleureuse que celle qu'il avait rencontré sur cet embarcadère. Il aimait l'entendre parler de danse, Gianni, parce qu'il mesurait combien ça l'apaisait. « T'as de la chance, je suis un peu meilleur danseur que patineur. » Il s'amusa, lui lançant un regard entendu, loin de laisser entendre qu'il avait le groove de John Travolta mais suffisamment entraîné avec ses potes pour penser qu'il se débrouillait pas trop mal, pour un amateur. Les danses de salon, populaires là où il avait grandi, c'avait jamais été son truc là où paradoxalement il avait toujours été attiré par ce qui bougeait. Alors il lui promettait pas un moment de grâce absolue, mais de la faire danser sur des rythmes entraînants, en lui prouvant qu'elle avait raison de penser qu'il était toujours habité de la même chaleur aujourd'hui. Mais déjà, c'était plus vraiment ce qu'il avait à l'esprit, à présent que Roma demeurait dans ses bras et que leurs regards s'encraient l'un à l'autre comme si ce qui substistait hors de ce balcon avait momentanément disparu. Gianni s'amusa de cette bosse qui avait orné son front pendant quelques jours et qu'on ne décelait même plus, puis glissa l'idée de la laisser choisir le dessin qu'elle viendrait apposer au niveau de sa cicatrice, et bien que ce soir le moment semble plus propice à la prolongation de cette étreinte et à une proximité à laquelle Roma et lui n'avaient jamais goûté de cette manière. Ses yeux perdus dans les siens, il aurait pu y déceler son reflet s'il n'avait pas aussitôt éprouvé l'envie de réduire la distance entre leurs deux visages. Son regard se posa tour à tour entre ses lèvres et ses yeux, et sa main contre son dos s'immobilisa dès qu'il eut effleuré ses lèvres avec le crainte, peut être, d'aller trop vite quand chaque pan de son être lui hurlait que ce moment-là, il l'attendait en réalité depuis plus longtemps qu'il se l'était avoué. Alors lorsque Roma enroula ses bras autour de son cou et vint sceller leurs lèvres pour de bon, dans un baiser infiniment tendre, il y répondit sans une hésitation et resserra ses bras autour d'elle comme si ces derniers l'enveloppaient. Leurs lèvres séparées, les siennes étirèrent un sourire d'une rare douceur, alors qu'il accueillit son front contre le sien et laissa l'une de ses mains se perdre dans ses cheveux. « Alors, c'est aussi terrible que tu l'imaginais ? » Il souffla doucement, son regard s'allumant d'une lueur malicieuse, et non sans un écho amusant à l'une de leurs discussions. Parce qu'après ce qu'ils s'étaient avoués, après la façon dont les choses avaient déjà changé entre eux avant même ce baiser et la manière dont elles se concrétisaient maintenant encore un peu plus, cette histoire de crush paraissait loin aujourd'hui. Hésitant une seconde, il se redressa légèrement pour retrouver son regard et glissa sa main dans la sienne. « J'irais bien me recoucher, mais pas tout de suite. Et pas tout seul. » Il lui souffla, dans un petit sourire. C'était évident, cette douceur qui les enveloppait depuis ce baiser il avait pas envie d'y renoncer, pas plus que ses bras tenaient non plus à la libérer de leur étreinte. Il était bien, ici, avec elle. Mais parce qu'il y avait qu'un seul endroit où ils pourraient prolonger ces moments-là et profiter de la présence l'un de l'autre dans une intimité agréable, il se pencha pour lui proposer de rejoindre la chambre Amadeus, si elle en avait envie, pour se retrouver à nouveau un peu au calme tous les deux.

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