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Rosamie
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Message (#) Sujet: business as usual (mar, 13:30) — Lun 29 Juin - 20:12

FT. @Santo

après ta petite discussion avec Costa concernant leur secret commun, tu comptes bien utiliser la faveur que Santo te doit en t'ayant désignée comme la personne qu'il aurait bien échangé contre une éliminée. tu l'attires dans la cuisine dans un j'ai pas oublié que tu dois me faire goûter tes pâtes italiennes. pour ensuite le cuisiner. on dirait Inception, tu cuisines Santo pendant qu'il cuisine. la dernière fois que vous avez passé un moment tous les deux, il t'a même proposé de venir le voir à Naples et t'es clairement partante pour cette idée. faut dire que Costa et Santo, ils ont marqué ton aventure avec leur passé tout cabossé et plein de trous que t'espères boucher cette semaine. je peux t'aider pour quelque chose ?, tu demandes en t'approchant du plan de travail. quoi que si tu l'aidais, ces pâtes ne seraient plus 100% italiennes. en vrai, tu te trouves un peu bête à rester plantée là, à le regarder faire, alors tu préfères clairement l'aider. surtout que lui, il t'a toujours aidé dans tes plats et que t'es bien contente qu'il l'ai fait. ton regard se pose sur lui et tu vas droit au but. tu te souviens que tu me dois une faveur ?, tu demandes dans un léger sourire amusé. j'aimerais te poser quelques questions. et si tu veux bien, j'aimerais que tu répondes très honnêtement. parce que tu sais très bien que Santo t'a déjà menti, il y a quelques semaines mais tu sais aussi qu'il aimerait bien que son secret finisse par péter. et toi, t'as très envie de le découvrir, ce secret. en gros, je fais passer nos conversations classiques pour une faveur. comme quoi, tu demandes pas la lune. ça te fait marrer d'ailleurs, que ta faveur, ce soit de continuer à vivre votre relation comme c'est le cas depuis le début. vous avez transgressé des règles, n'est-ce pas ?, tu demandes en le regardant dans un sourire. ça t'étonnerait qu'à moitié de leur part à tous les deux.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Mar 30 Juin - 1:10

Santo il sortait d'un tête à tête avec Carlito qui l'avait renvoyé directement face à l'une de ses angoisses les plus ancrées. En un mot : Lucia. D'un côté lui aussi il aurait aimé qu'elle pop-up dans les réseaux pour lui indiquer un semblant de normalité dans leur relation. Mais si elle l'avait fait, il se serait sans doute inquiété à outrance, le blond. Parce que la réaction en chaîne aurait pu être violente, rapide et trop imprévisible à ses yeux. Rosa, elle débarquait heureusement pour le sortir de sa torpeur, à coup d'accusations à moitié formulées. Ah oui tiens. Fallait venir à Linz hein. Ca le faisait sourire de reporter la faute sur elle, alors que les décisions étaient indépendantes de leur volonté. Face au fait accompli il n'avait pas d'autre choix que de dégoter une idée, le blond. Va me chercher un citron et des courgettes dans la réserve please. Lui, il avait chopé le classique oignon qu'il commençait à couper tout en ayant foutu une poêle huilée sur le feu. La mission philippine accomplie il lui avait indiqué de couper les courgettes en fines lamelles. Vu qu'elle voulait aider. Santo il n'allait clairement pas faire ses pates maison aujourd'hui, mais la sauce elle aurait tout des saveurs de son sud à lui. La petite voix de Rosa lui avait arraché un sourire. Evidemment. La faveur, il l'attendait. Et ça l'étonnait même qu'elle décide de la transformer en leur jeu habituel. Depuis quelques jours elle semblait à l'affût, relancée sur sa recherche initialement entravée par l'aventure Carlito. J'crois toujours avoir été honnête, sauf quand je t'ai dit que je connaissais pas Costa. Il préférait quand même préciser, au cas où elle doutait du reste de ses réponses. Mais à vrai dire, à force, il en avait un peu oublié l'ensemble de ces questions réponses qu'ils déroulaient depuis des semaines, Rosa et lui. Sa première question, elle était facile. Le blond avait haussé un sourcil en tournant sa gueule souriante vers elle. Rosa, ma vie c'est de transgresser des règles. Il avait sifflé en continuant ses petits gestes d'habitué. J'ai appris à sécher l'école et à fumer des joints derrière l'église avant même de connaître toutes les règles de grammaire italienne. Elle devrait se mouiller un peu plus que ça. On a fait ce que pas mal de mômes faisaient chez nous pour aider leurs parents, ouais. Et ils ne s'en étaient jamais vraiment cachés, ni Costa, ni lui, d'avoir vendu du shit dans certaines places napolitaines, pour passer le temps et se sentir utiles à leur niveau.

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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Mar 30 Juin - 9:00

tu l'interpelles, l'estomac dans les talons et une envie de pâtes pressente. tu les connais les deux italiens, ils sont bons en cuisine et tu ne regretteras pas d'avoir pris la peine de demander ton dû. bien sûr, Santo fait mine que c'est de ta faute et ça te fait sourire. j'ai pu goûter à celles de Costa en attendant de goûter celles du maître incontesté., tu souffles alors qu'un sourire en coin nait sur tes lèvres. on te voit pas du tout venir avec tes grands sabots, ton idée est fermement ancrée derrière ta tête et t'es prête à aller chercher quelques bribes d'informations. en attendant, tu dois aller choper un citron et une courgette, alors tu t'exécutes. tu ramènes les deux ingrédients de la réserve et propose ton aide dans la préparation de ces pâtes. tu coupes les courgettes en fines lamelles alors que tu commences à parler de ta faveur et du fait que tu veux lui poser des questions. c'est la base même de toutes vos discussions et c'est exactement ce dont tu as besoin maintenant. il te confirme son honnêteté et tu acquiesces de la tête dans un sourire. je sais. mais je sais pas comment tu réagirais si je m'approchais trop de ton secret., parce qu'au fond, t'as effleuré le sujet mais ça n'a jamais été très impressionnant. tes questions, elles tombaient toujours à côté et t'as décidé de faire en sorte d'avoir tes infos rapidement pour pouvoir buzzer rapidement et essayer de les percer à jour tous les deux en deux coups ou moins. tu poses ta première question et bien sûr, il te répond que c'est sa vie de transgresser des règles. tu te mets à rire lorsqu'il te donne un exemple flagrant qu'effectivement, il passe sa vie à les transgresser. enfin, ça te fait rire jusqu'à ce que tu te dises que ça pourrait bien être super sérieux ce qu'il te dit là. non ?, tu demandes finalement. t'avais quel âge quand t'as fumé ton premier joint ? parce que c'est quand même pas l'idée du siècle de faire ça à six ans, t'en as bien conscience. il t'annonce ensuite à demi-mots qu'il a vendu de la drogue pour aider sa famille et tu secoues la tête doucement. donc... tétais impliqué dans la camorra ?, tu demandes sans détour en posant ton regard vers lui. tu faisais partie du système, en bas de l'échelle. c'est un début d'hypothèse concernant le passé de Santo. en fait, c'est là, où tu veux en venir. tu sais aussi que Lucia a quelque chose à voir là-dedans, mais tu ne sais pas encore tout à fait quoi. les indices, ils t'aident pas tellement et tu dois faire en sorte de trouver des choses par toi-même pour faire le lien. et ton amour pour Lucia, il est interdit d'une certaine manière ?, tu demandes enfin dans un léger sourire qui indique que tu n'as aucune envie de l'énerver. il le sait Santo, que t'aimes pas du tout fouiller de cette manière dans la vie des autres et que tu préfèrerais que les indices te tombent dans le bec tout cuit. mais c'est pas si facile, alors il est temps de mouiller le maillot pour avoir les infos dont tu as besoin.

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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Mer 1 Juil - 16:58

Il avait sa petite recette en tête, Santo, convaincu qu'il taperait dans le mille avec une assiette qu'elle n'avait jamais dégusté. C'était un petit bijou qu'ils servaient souvent au resto, le genre que s'appropriaient les riches italiens exilés à l'étranger. Clairement pas le même type d'alimentation qu'ils avaient, Cos et lui, quand ils étaient ado. Mais avec le temps il avait aussi appris à apprécier ce genre de plats, plus raffinés, plus exotiques, relatant la beauté du paysage, de la mer, de Sorrento, plus que la force des rues, de la famille, des choses simples. Les directives étaient claires et pendant que Rosa coupait les courgettes et que lui s'attaquait au soffritto le jeu s'était lancé. J'ai pas perdu mon sang froid quand d'autres s'en sont approchés. Il avait lâché, d'un sourire à semi-arrogant. Rosa, elle se lançait aujourd'hui sur un terrain miné. Lui il ne comptait pas lui faire de cadeaux, même s'il avait pu lui annoncer il y a quelques semaines qu'il commençait à ressentir le besoin d'en parler. Depuis, les choses avaient changé. Il était dans un tout autre mood et ses objectifs persos prenaient le dessus sur n'importe quel type d'émotion. Santo, il sortait ses tripes de battant, parce que la validation de sa cagnotte lui importait, mais surtout parce que rendus ici, il ne voulait pas tout faire péter avant la grosse révélation. L'idée que tous les autres soient là, l'idée que l'attention de toutes les caméras soit dédiée aux secrets, ça le faisait kiffer. Il savait que ce jour là on l'observerait, depuis Naples. Et surtout, il savait qu'il ne lui resterait plus longtemps à vivre dans le jeu. Quitte à sortir d'ici en n'étant pas le grand gagnant il préférait que ça se fasse par la grande porte. C'était un euphorique, le blond. Du genre à s'emballer en quelques secondes pour de nouveaux projets. Là, il était convaincu de sa position. Et Rosa, à moins de lui poser les bonnes questions, il ne lui filerait pas d'indices à outrance. Elle en avait déjà trop, offerts par la prod. Si. J'sais pas, 9 ou 10 ans, un truc comme ça ? Un enfant. C'était pas la première fois du jeu qu'il en étonnait à expliquer sa timeline de croissance. Pourtant il n'avait jamais menti, lui, en affirmant ne s'être jamais vraiment senti comme un enfant. Dans leur quartier, à Napule, ils faisaient très vite face à certaines choses. Rosa, la Camorra elle est partout dans mon quartier. Il s'était mis à raper du parmesan, par anticipation, avant de lancer la cuisson des courgettes avec une bonne dose d'huile d'olive. A sept ans, quand on traîne au bord du terrain de foot, elle commence tranquillement à nous recruter. L'air de rien, elle s'imposait, sympathisait, prenait ses marques. Les familles connaissaient tous les mômes du quartier, parce qu'il y avait forcément un cousin, un fils, un petit frère qui allait à l'école avec certains d'entre eux. C'était une mafia, une vraie, en toile d'araignée. Par contre pour Lucia déconne pas, on n'est plus dans Roméo et Juliette... On n'a pas vécu des mois de relation en se cachant. Il avait squatté pas mal de fois chez elle, connaissait ses parents, ses frères, avait fait des tours de bateau avec la famille. Lucia et Santo c'était avant tout une belle histoire d'amour d'adolescence. Elle avait son importance dans les faits, mais la situation en elle-même n'avait rien d'interdit. Il avait haussé un sourcil, laissant un silence planer dans la pièce, se délectant calmement de son regard interrogatif. Une tête de mule, le blond, avec son sourire scotché aux lèvres.

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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Dim 5 Juil - 17:05

vous préparez l'accompagnement des pâtes, côte à côté. vous avez souvent passé des moments comme ceux-ci, à discuter de vos secrets respectifs, à essayer de sonder l'autre et de comprendre ne serait-ce que quelques détails concernant vos passés respectifs. cette relation-là, tu la chérie, parce que ça compte pour toi. Santo, tu considères qu'il fait partie de tes proches au sein de l'aventure et t'aimerais percer son secret parce que ça t'importe. t'as envie de comprendre, d'avoir une image un peu plus globale de qui sont les deux italiens desquels tu t'es rapprochée au fil des semaines. alors que tu émets tes doutes quant à la réaction de Santo face à ta potentielle découverte, Santo te met face à l'évidence. tant mieux., tu souffles dans un sourire. tu sais aussi qu'il est capable de te mentir, Santo parce qu'il l'a déjà fait. mais tu sais aussi qu'il tient ses promesses et que s'il a décidé de jouer le jeu, il te répondra honnêtement quoi que tu demandes. tu prends un chemin, pour essayer de soutirer des informations à Santo et il te répond assez rapidement avec un âge qui te cloue sur place. wow., tu expires simplement. aucun jugement derrière ça, pas pour Santo qui a sûrement été la victime d'une situation qui l'a conduit à ça. il a eu accès trop tôt à des substances illégales. aux Philippines, Santo à neuf ans, il aurait pu se faire tuer par des policiers pour ça. tu ne sais pas ce qu'il en est à Naples, mais ça n'annonce rien de bon, ce premier aveu. tu t'enfonces sur la piste de la camorra et pour lui, ça semble une évidence qu'il en ai fait partie. t'as pas vécu ça, t'as été épargnée mais tu sais très bien que dans les bidonvilles de Manille, ce genre de chose arrive tous les jours. tu écoutes son anecdote avec intérêt, les sourcils légèrement froncés parce que ça te frappe forcément. lui, il cuisine tranquillement à côté, en te racontant un passé qu'il ne connaît que trop bien pour l'avoir vécu. alors il ne nie pas, il t'avoue simplement qu'il a effectivement baigné dans tout ça et qu'il n'aurait pas pu en être autrement. il a pas eu le choix, tu le comprends. partir, ça t'a permis de couper les ponts avec tout ça. tu conclues en levant ton regard vers lui, t'es à peu près sûre de toi sur ça. Louis, il tenait un morceau de vérité avec ça, t'en es persuadée. maintenant, faut voir ce qui manque. et t'es sûre qu'une grosse partie de ce qui manque, c'est la situation liée à Lucia qui avait tout fait basculer.y'a aussi le lien de Costa dans tout ça. t'as une toute petite idée de ce qui pourrait bien les lier. il te parle de Lucia, t'annonçant que ce n'est pas une histoire d'amour à la Roméo et Juliette, tandis que tu prends note de ça. ils ne se sont pas cachés, ils ont vécu leur relation au grand jour. est-ce que c'est quelque chose qu'en tant que Philippine, je peux comprendre ? tu demandes finalement, pour définitivement avoir une réponse à ce sujet. si c'est très spécifique, t'es foutue. t'y connais rien à la camorra napolitaine et ce sont les napolitains de l'émission qui t'ont appris l'existence de cette mafia. alors t'as peur de pas être à la hauteur parce que tu manques sans doute de culture à ce sujet. c'est trop loin pour que tu puisses avoir accès à ce genre d'informations facilement, trop loin de tes préoccupations quotidiennes pour que tu t'y intéresses. j'ai l'impression que dans vos histoires, y'a deux personnes qui sont la même personne. tu souffles finalement en tournant la tête vers Santo pour sonder sa réaction. je me trompe ? tu demandes finalement, parce que c'est fort possible que tu te trompes. mais tu sais pas pourquoi, Lucia et Giulia, pour toi, elles pourraient être une seule et même personne. ça pourrait coller, proche de Santo et de Costa à la fois.

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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Dim 5 Juil - 23:23

Santo ça le faisait doucement marrer de raconter ses petites réalités d'enfance. Concrètement il n'y voyait rien de tabou, parce qu'aujourd'hui il était extrêmement fier de son parcours et il n'avait rien à regretter de cette enfance considérée chaotique pour d'autres. La drogue, elle avait toujours fait partie de son environnement. L'herbe d'abord, quand ils étaient mômes et se prenaient pour des adultes. La cocaïne après, qui leur donnait cette excitation suffisante à décanter leur quotidien. Ils s'arrêtaient jamais, les mômes de San Gio. Ces faux adultes qui se prenaient pour des semi-dieux. Trop inconscients pour se sentir mortels. Rosa, elle s'engouffrait sur un terrain dont il aurait pu parler des heures. Il avait déjà mentionné certaines choses à Lejla, ce plaisir qu'ils avaient à coloniser les rues, à se disputer le moindre espace avec les gars des autres quartiers. L'euphorie du vendredi soir, quand ils montaient sur les hauteurs où qu'ils préparaient une soirée d'enfer en bord de mer. Santo, se frotter très vite aux choses, ça lui avait surtout fait pousser des ailes. Il n'avait jamais senti le poids de la résignation. Il n'avait jamais accepté de se plaindre de ce qu'il était. La seule chose qui le faisait sortir de ses gonds, c'était la condition de sa mère. Le reste, sa vie, c'était un truc acquis. Un truc qu'il avait toujours voulu renverser. Et en se retrouvant ici, aujourd'hui, dans cette conformation, il se disait que d'une certaine façon c'était réussi. Trop de choses le séparaient encore de son objectif final, mais le chemin, au moins il avait été parcouru. On coupe jamais vraiment les ponts avec Naples. Son sourire s'était élargi. Pas de la façon dont elle l'entendait, au moins. Il n'avait pas fui son passé. Pas fui avec le poids de la honte. La Camorra, elle était toujours omniprésente, quand on mentionnait San Gio, Scampia et les autres quartiers de chez lui. En soufflant ça il avait lancé la cuisson de la pasta, prêt à en découdre avec les ultimes étapes de sa préparation. Et son regard provoc' s'était braqué sur elle. Comme à son habitude, il ne lâchait rien. Il ne comptait pas perdre son secret si près du but, mais l'approche de défi le faisait bien marrer. D'une certaine façon, ça bouclait la boucle. Arrivés aussi proches de la fin du jeu il payait la conséquence de ses interrogatoires incessants. Et lever certains doutes à Rosa, face à une assiette de chez lui, c'était presque pittoresque. Honnêtement j'en sais rien. Ca dépend de quoi tu parles. L'intitulé. Le secret. L'histoire ? Mais il avait laissé la phrase en suspend, amusé par sa dernière question. Elle revenait sur ce point qui en avait fait tiquer par mal. Et sur lequel il avait finalement apporté une réponse précise, autant à Louis qu'à Aera. Tu te trompes. Il aurait préféré lui dire le contraire, pour la satisfaire de cette théorie. Mais rendus à ce stade, si elle comptait pousser ses réflexions, il fallait qu'elle oublie cette idée. C'était ma Lucia. Et Cos avait beau la connaître, la fréquenter, l'apprécier, elle n'avait rien à voir avec une Giulia qui avait toujours fait partie du décor.

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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Mar 7 Juil - 23:39

tu fronces légèrement les sourcils en l'écoutant te dire que les Napolitains ne coupent jamais vraiment les ponts avec Naples. c'est plein de mystère, cette phrase. qu'est-ce qu'il entend exactement par là ? est-ce que c'est simplement parce qu'il a toujours des contacts avec des personnes présentes là-bas ? est-ce que c'est quelque chose en rapport avec la camorra ? t'en sais rien. il te lance un regard provocateur, comme à son habitude. ça te donne encore plus envie de creuser, un sourire illumine ton visage en le regardant. Santo, il te touche parce qu'il se décrit pas forcément comme quelqu'un de particulièrement cultivé, plus pratique que théorique. mais il a une intelligence profonde qui te touche. il a peut-être pas été longtemps à l'école, il a peut-être consommé des drogues et fait ce qu'il devait faire pour s'en sortir, mais ça fait pas de lui quelqu'un de mauvais pour autant. vous venez de milieu totalement différents, toi de ta campagne profonde, sur une île inconnue jusqu'à ce qu'elle ai disparue et lui, il a vécu dans les rues de Naples, au milieu des tours en béton d'un quartier vérolé par la mafia locale. vos vies, elles ont rien à voir et pour autant, vous respectez les vécus de chacun. les mafias italiennes, elles se sont "exportées" aux États-Unis ? tu demandes en mimant les guillemets, à titre d'information uniquement parce que t'en as aucune idée et que c'est un sujet qui t'intéresse, puisque vous parlez de mafia. je pense pas que t'es le relai de la camorra à Miami, rassure-toi., tu lances dans un léger sourire amusé. c'est même pas une possibilité que tu veux creuser, c'est juste pas possible à ton sens. tu demandes si tu peux comprendre, en tant que Philippine et forcément, Santo il te demande de quoi tu parles. tu prends un instant pour réfléchir une seconde. l'histoire. parce que c'est ça, le fond, ce qui engendre tout le reste. si t'as pas l'histoire, comment tu peux avoir le secret et l'intitulé ? ça se raconte une histoire, mais si elle n'est pas comprise..., c'est la base de la communication. si le message n'est pas clair pour la cible, ne lui parle pas, la communication ne sert à rien parce qu'il n'y a pas de feedback. si t'es pas capable de saisir les tenants et les aboutissants, c'est impossible de trouver le reste. alors t'essaies vraiment de faire tout ton possible pour essayer de comprendre, mais t'es pas sûre de pouvoir. Costa, il t'a annoncé que son secret, c'était toute sa vie. alors pour toi, c'est compliqué de réduire ça à une courte phrase, et ça a pas dû être simple pour eux non plus. tu balances ta question suivante, et il t'annonce que tu te trompes et il te précise même que Lucia est sa Lucia. ça te fait sourire. dans n'importe quel autre contexte, cette phrase aurait éveillé en toi des revendications féministes. on t'a beaucoup parlé de ça ?, tu demandes, quand même surprise qu'il ai deviné de qui tu parlais aussi facilement. ça a duré combien de temps, entre vous ?, tu demandes dans un léger sourire. Santo, t'as pas le souvenir qu'il t'ai beaucoup parlé de Lucia. t'es curieuse d'avoir son ressenti sur leur histoire. t'as parlé de Cece avec Costa très vite, mais t'as eu assez peu d'informations sur cette Lucia. juste assez pour te faire délirer sur une potentielle double identité.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: business as usual (mar, 13:30) — Mer 8 Juil - 21:02

Il continuait son petit bordel de prépa, Santo, récupérant un peu d'eau de cuisson des pâtes pour la mélanger à la sauce et la densifier. Les gestes étaient automatiques et nonchalants, gérés en parallèle d'une conversation qui n'avait rien d'anodin. Rosa elle s'était lancée tête baissée sur la question de la Camorra, saisissant au vol un sujet qu'il avait déjà abordé occasionnellement avec d'autres, ici dans le jeu. Santo il détestait qu'on le perçoive comme la victime collatérale d'un système, car ce serait admettre que Napule était mal foutue. Il était parfois incohérent dans ses pensées à ce sujet, mais il ne supportait pas l'idée que d'autres pointent du doigt quelque chose qu'il ne faisait pas lui-même. Rien ne marchait correctement, chez lui, mais pourtant c'était le seul endroit sur terre où il se sentait vraiment bien, épanoui, authentique. Alors jamais il ne se résoudrait à parler de son départ comme on parlait d'une fuite. Tout le liait encore à ses couleurs, ses ruelles, ses hangars et son bord de mer. Oui pas mal, surtout les siciliennes. Cosa Nostra... Le Parrain, tu vois ? Mais j'en sais pas beaucoup plus. Son visage s'était tourné vers celui de Rosa. Il était purement honnête. Ces trucs là ça dépassait largement ses connaissances sur l'organisation des choses. Santo il connaissait au max ce qui se disait aux mariages, aux fêtes, dans les familles, quand les vieux cherchaient à se rendre intéressants aux yeux des adolescents hargneux comme lui. Et surtout il connaissait comme tout le monde le mythe de certains parrains, de ces structures pyramidales à la sicilienne. Parce qu'on leur rabâchait les oreilles à ce propos, dès l'enfance, à l'école et plus tard entre les groupes de potes. Y'avait toujours des fans des Don', qui rôdaient dans les rues de Naples. J'aurais jamais accepté de partir de Naples pour ça de toute façon. Il avait sorti deux assiettes creuses et une passoire, par esprit d'anticipation. Rosa, il la testait volontairement. Il cherchait à savoir ce qu'elle voulait comprendre entre ses mots. Mon histoire... Epaules haussées, il laissait planer un doute évident. J'imagine que si tu m'as compris jusqu'ici, tu devrais pouvoir la comprendre. Parce qu'il n'avait jamais caché certaines choses, Santo. Il avait toujours parlé ouvertement de sa vie, de ses valeurs, de ses croyances. Il n'avait pas la sensation d'avoir mené un double jeu à ce niveau. Comme il n'avait jamais caché l'existence de Lucia et de Miki. C'était pourtant le sujet sur lequel on l'avait le plus rarement interrogé, confess mis à part. En privé, pas mal ouais. A croire qu'ils voulaient tous se garder l'exclusivité de son histoire avec elle, alors même que Santo pouvait raconter à qui le voulait la banalité de leur rencontre. En tout, plusieurs années. A Naples, environ un an. Et ça pouvait paraître étrange cette volonté qu'ils avaient eu de nourrir cette relation à un Océan de distance. Pourtant c'était simple, y'avait tout qui les liait. L'amour, leurs croyances, Miki. On pensait pas rester séparés aussi longtemps. Ses yeux s'étaient posés sur le visage de Rosa. Et puis inévitablement un jour ça n'a plus marché. Santo il était encore plein de rancoeur à ce sujet, même s'il affrontait la situation sereinement. Il ne pouvait pas en vouloir à Luci' alors même qu'il lui avait aussi caché des choses. Mais ça reste, avec Cos, la personne que je respecte le plus au monde. Et c'était aussi ce qui lui permettait d'être extrêmement rationnel en parlant d'elle. Avec le temps il avait appris à s'en détacher, comme on se détache d'un souvenir étouffant.

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