Partagez
 

 back to what you knew (jeudi, 19h45)

Aller en bas 
AuteurMessage
Gianni
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12109-giannihttps://www.throwndice.com/t12052-gianni 
back to what you knew (jeudi, 19h45) Empty
Message (#) Sujet: back to what you knew (jeudi, 19h45) — Lun 29 Juin - 20:44

BACK TO WHAT YOU KNEW.
W / @Costa

Lorsqu'il avait croisé Costa au village en fin d'après-midi, il avait tout de suite été évident qu'ils passeraient la soirée ensemble autour d'un bon dîner. Oubliées les histoires, ils avaient plus important à penser et notamment la fin de l'aventure qui se profilait dangereusement. Tous les deux, ils avaient pas encore vraiment eu l'occasion de célébrer leur sauvetage, parce qu'ils avaient chacun pu compter sur la compagnie de la personne dont ils étaient les plus proches dans cette aventure pour fêter ça, mais ce soir c'était enfin le moment. Ils s'étaient donnés rendez-vous au restaurant, avaient investi une table au centre de la pièce et s'étaient naturellement jetés sur le menu qu'ils commençaient à bien connaître. Gianni, autant il avait ses petites habitudes quand il était chez lui et qu'il débarquait dans son resto favori avec sa bande de potes, autant ici il s'amusait à tester tout et son contraire, pas certain d'avoir de si tôt l'occasion de goûter à nouveau à autant de spécialités autrichiennes une fois sorti d'ici. « Traite-moi de chauvin, mais j'ai hâte de remettre les pieds dans un resto bien de chez nous. » Il glissa au moment de relever le nez de son menu pour lancer à Costa un regard entendu, lui qui savait déjà quel culte il vouait à la cuisine de chez eux et qu'il était aussi peu objectif sur la question que quand il clamait que ses sœurs étaient merveilleuses et dépourvues de défauts, quand il était pourtant le premier à s'en plaindre quand Ludo' lui prenait la tête pour de la paperasse. « On se prend une coupe pour faire glisser ? » Il proposa, l'air malicieux, songeant que c'était l'occasion ou jamais de marquer le coup et qu'Emre devait avoir pas mal de bonnes bouteilles dans sa cave vu l'atelier dégustation que la Team Schwarz s'était offerte durant l'une de leurs premières réunions d'équipe. « Je voulais aussi avoir ton avis sur cette histoire de gage. » Toujours le même refrain, avec Ophélia qui leur sortait des idées un peu fantasques de son chapeau mais qui cette semaine avait au moins consenti à ce qu'il garde toutes ses fringues. « D'après toi, je la joue sincère ou je trolle gentiment Ophélia pour nous venger de la fois où on a failli choper la crève à cause d'elle ? » Il le connaissait, Costa, il savait que ce genre de trucs ça le mettait pas forcément très à l'aise et que Gianni avait plutôt tendance à donner le change en faisant preuve de dérision. Il avait joué le jeu facilement quand c'était lui qui devait se vendre pendant cette histoire de dates parce que c'était pas grand chose, mais ce coup-ci c'était un peu différent, avec Virna qui traînait pas loin du réseau social, Roma à qui il avait clairement avoué qu'elle lui plaisait l'autre soir et le fait que ce soit bizarre, de devoir décrire sa femme idéale comme il listerait ses films préférés. C'était pas un truc auquel il s'identifiait tellement, parce qu'il avait toujours su ce qui pouvait lui plaire chez une femme mais que c'était pas une question de cases à cocher, ça allait chercher plus loin que ça et Gianni, depuis la fin de sa dernière relation, il avait un peu l'impression de repartir de zéro dans sa vie sentimentale. Et puis, le contexte du sondage en lui-même lui donnait quand même moyennement envie d’appâter des filles à l'extérieur alors que sa sortie était proche.

_________________

☾ we’re all kind of weird
and twisted and drowning.
Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
back to what you knew (jeudi, 19h45) Empty
Message (#) Sujet: Re: back to what you knew (jeudi, 19h45) — Mar 7 Juil - 23:02

Costa, il a capté Gianni au village, où il terminait de faire sa petite balade de papy en manque d'occupation, et tout naturellement, il a été convenu que la soirée serait consacrée à leur amitié. En ce jeudi de nomination, ils avaient d'autant plus à fêter : l'un comme l'autre prenait à contre-pied la semaine précédente en étant catapultés directement en demi-finale et ça, Costa et Santo l'avaient accueilli dans un sourire d'évidence mutuelle et un check à la retenue si fausse et calculée que leur arrogance n'en était que plus visible. En attendant de rejoindre Gi au restaurant, Cos glande sur la terrasse, à browser distraitement sur le RS, globalement peu actif ces derniers temps. Les candidats et anciens candidats postent moins, likent moins, commentent moins, contrairement à ce qu'on pourrait penser vu l'amas de temps dont ils disposent. Au bout d'un moment, alors qu'il sourit bêtement devant la photo de Miki et sa ressemblance flagrante avec le Santino enfant qu'il a connu il y a plus de quinze ans, une notification attire son attention et plus particulièrement le prénom qui y est associé. Intrigué, il quitte sa petite bulle de bonheur nostalgique pour ouvrir sous ses yeux une photo de lui, au milieu des draps de la chambre Amadeus. Machinalement, son sourire s'étire à nouveau pour se figer dans une expression curieuse en lisant la caption qui y est associée. Les quelques mots écorchés d'italien roulent contre ses prunelles comme les faisaient ceux des gosses en décrochage et presque analphabètes de Naples. Il reste une seconde interdit avant de hausser les sourcils d'un mouvement autant moqueur qu'incrédule. Quelle heure il est, à Séoul ? Elle est bourrée, Aera ? Elle s'est fait voler son téléphone par ses copines ? Il ricane seul, dans son coin, pendant quelques secondes avant de balancer doucement la tête, malgré lui un peu attendri en imaginant l'air de dégoût qu'elle a dû avoir la seconde après avoir posté ça. Le temps de lui glisser une réponse, il abandonne sa tablette sur place avant de se redresser, s'étirer et s'allumer une clope pour le trajet. Devant le resto, il retrouve Gigi, passe le bras sur ses épaules pour le serrer avec force et complicité, armé de son smile de vainqueur. Ils s'installent presto à une table et Cos, il n'a même plus besoin de regarder le menu, tant il le connait par coeur, à force de traîner par ici. « Frate, j'en peux plus de tousser chaque fois que je commande un truc » il se plaint avec emphase. Les sons allemands, pour leur accent latin, c'est l'enfer sur terre. Il n'y a rien qui matche. C'est un chauvin à ce point-là, Cos. Il a trouvé ses petits codes pour désigner ce qu'il veut, qu'Emre a fini par apprendre à décoder. « Tu sais me parler » il roucoule en reportant un regard d'évidence sur Emre, qui leur ramène une bouteille de bulles qui tombe à pique vu les circonstances. Armés de leur fierté qui pétille, il souffle : « à la suprématie italienne totale. » Entre leurs scores aux dernières éliminations et leur qualification à tous les trois pour la demi-finale, ils ont régalé le sud. Cos, dans le fond, il ne se sent pas vraiment italien, il se sent avant tout napolitain, mais pour Gi, il veut bien faire une exception. Pour la Nazionale aussi. Il capte son regard d'un air intrigué dès qu'il parle de gage et ça le ramène à la fin du prime, lorsque Santo lui avait débriefé plus en détails ce qu'il s'était déroulé durant le laps de temps qu'il avait raté à cause de sa valise. Et ça lui revient, cette histoire de gage, toujours le même, toujours pour la même raison, et qui pourrait s'en étonner, avec Gi le charmeur. Il se tâte à se foutre allègrement de sa gueule vu qu'il ne partage pas sa punition, cette fois, et il a même le sourire carnassier qui soulève déjà ses lèvres, mais c'est un sujet sérieux, l'air de rien. Alors il se laisse tomber contre sa chaise, un bras enroulé autour de l'ornement du dossier, l'autre brassant le vent dans ses éternelles gestuelles du sud. « Je crois qu'on sait tous les deux ce qu'elle veut entendre » il hoche la tête d'un air entendu en captant le regard de son pote, pour lui signifier que ce n'est pas la peine de lutter, ou de faire semblant de ne pas comprendre les intentions de la chroniqueuse. La vérité, il faut la prendre à bras le corps, il faut faire front avec elle, parce que sinon, on se fait bouffer. C'est comme ça qu'on est un homme. « Les cheveux bruns, les yeux verts, un mètre nonante, des tatouages, l'accent du sud » il fait mine de lister à sa place, l'air dégagé, le regard animé comme un poète qui conte sa dernière oeuvre. Il est rital, Cos, il vient de la plus belle ville du monde, l'amour, il sait le raconter, il sait le faire naître, il sait le définir sans utiliser de mots. C'est pour ça qu'il sait le lire dans les prunelles douces de son ami. « On s'est découvert lors d'un séminaire faites tomber la chemise, ça a été la révélation » il minaude en se rapprochant enfin, le menton posé sur ses doigts liés.


_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: RESTAURANT D'ALTITUDE-
Sauter vers: