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 Les vagues du silence. (mardi S7, 8h15)

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Cami
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Message (#) Sujet: Les vagues du silence. (mardi S7, 8h15) — Lun 29 Juin - 21:07

@costa
La môme a les traits tirés de celle qui pense trop et qui ne dort pas ou moins déjà. L'équilibre bouleversée, elle essaie de compenser doucement pour retrouver des repères afin de pallier à l'absence de ceux qui sont partis ensemble dimanche. Elle clope pas mal, même à huit heures du matin quand tout le monde dort et que ce geste perd toute sa dimension sociale. Elle a commencé à fumer pour ça, à la base. Ses opales s'accrochent à une silhouette familière. Cami capte de loin Costa avec son fameux jus d’orange du matin, le mec trop hype pour pas aimer le café comme la plupart des mortels qu’il survole. Elle s’approche délicatement en silence pour commencer à s’imposer doucement dans son espace vital pour le préparer à l’invasion prochaine. La môme s’en va squatter son canapé façon chat en quête d’affection et de proximité. Si elle devait se réincarner pour une prochaine vie, elle serait clairement un félin, du genre à se foutre sur le clavier d'ordinateur de son humain pour le priver de choix concernant son occupation future. Sa joue s’écrase sur l’un de ses bras. « Occupe toi un peu de moi » elle demande clairement parce qu’elle se trouve un peu plus errante que d’habitude sans son Louis ni sa Jill sauvage dont la bonne humeur se joue à pile ou face. Costa, faut bien qu’il respecte les dernières volontés de son bro tout de même et elle se sent obligée de lui rappeler ses obligations de frérot se devant exemplaire. « J’ai jamais su gérer le manque ou la solitude » elle avoue sobrement en enroulant un bras autour du sien pour l’emprisonner. Cami, ça arrive tellement souvent de se sentir seule alors qu’elle est entourée sans arriver à enrayer ce sentiment envahissant qui la fait vriller sans trop savoir pourquoi, plongée dans des réalités complexes qu'elle s'invente de toutes pièces. La parisienne s’est tapée pas mal d’introspection à cause de cela, maintenant elle mise dans la sur-sollicitation. Costa, c’est le seul qui a les épaules et la patience pour la manager tranquillement sans qu’elle ne lui tape sur le système. « C'est quoi le moment le plus heureux de ta vie ? » elle lui demande en se redressant un peu pour plus de décence et pouvoir capter ses prunelles lorsque nécessaire. Cami, elle est bien calée là, à finir sa nuit pendant que Costa lui racontera un bout de sa vie façon petite lecture à son gosse avant d'aller dormir.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: Les vagues du silence. (mardi S7, 8h15) — Mer 1 Juil - 12:56

Comme chaque matin, Costa a abandonné son colocataire du moment, en l'occurrence Kara, pour se livrer à sa petite routine matinale, généralement constituée de sport en solo, derrière les paupières closes des autres, toujours endormis. Cos, il dort déjà peu en temps normal, trop stimulé par son propre esprit, mais l'inertie dans laquelle ils sont plongés ici, ça empire d'autant plus son rythme de sommeil déjà intrinsèquement claqué au sol. Il est si peu fatigué de ses journées à ne rien faire ou presque qu'il lui suffirait de de quelques heures, pas plus, avant d'être à nouveau paré. Mais comme d'habitude, il sent venir le retour de bâton, et il sait que la claque retour, elle ne va pas tarder. à force d'épuiser son corps, il va réellement se foutre tout seul un infarctus sur le dos. Ou une psychose délirante quand les taches noires diffuses qui se baladent sous ses prunelles deviendront de véritables monstres. Il ne s'inquiète pas outre mesure, sait qu'il va morfler quelques jours dans peu de temps, être malade, épuisé, complètement explosé, puis retrouver ses habitudes. Comme toujours. Le seul truc qui le titille, c'est que ça ne tombe pas pile quand il pourra reprendre le chemin de Naples. Parce qu'il aura besoin de la moindre parcelle de son être pour gérer le bordel que ça va être. Alors aujourd'hui, il a essayé de se ménager un peu, de zapper le passage terrain de sport et de simplement se poser sur la terrasse, enveloppé d'un sweat, pour profiter de la fraîcheur du matin. C'est finalement Cami qui le sort de ses pensées, en se déposant elle-même comme un gosse à la garderie. Il roule des billes pour appréhender son air boudeur. « C'est toi l'enfant, maintenant ? » il sourit. L'enfant livrée à elle-même, l'enfant à babysitter. Ce qui fait de lui la babysitter de la babysitter (Cam) de la babysitter (Louis). Triple salaire. Naturellement, il se décale un peu sur le côté pour lui faire de la place tandis qu'elle capture son bras pour lui empêcher toute retraite. Mais il ne fuirait jamais face à Cami qui est l'une de ses activités préférées. « Tu te sens souvent seule ? » Cam, il l'a jamais sentie hyper à l'aise en société, depuis cette toute première fois, à leurs débuts, où elle se planquait sur la mezzanine pour mieux s'élever hors de leur folie grouillante. Même si elle tape en permanence des scores de popularité, qu'elle échappe toujours à la nomination, elle a l'air d'être ce genre de nana qui fonctionne mieux en 1v1 qu'en groupe et qui a besoin de gérer la conversation pour ne pas perdre le contrôle. « T'as pas l'impression de toujours le voir au détour d'un couloir, rassure-moi ? » il la taquine tranquillement. Elle lui balance une de ses questions à la Cami, le genre qui dit : je préfère écouter que de parler de moi. Il joue toujours le jeu, Cos, ça le dérange pas de balancer ce qu'il a dans la tête même si c'est pas un truc qu'il fait naturellement et spontanément. Et quand ça devient trop, il pose ses limites. « Les moments les plus heureux de ma vie, je peux pas encore te les raconter » il précise d'emblée, en étirant un sourire. Elle ne pourrait pas encore réellement comprendre, pas avant de savoir réellement qui il est, au-delà du Costa qu'ils ont appris à connaître pendant presque deux mois. Le Costa mesuré et globalement chill qu'il est beaucoup moins dans sa vie de tous les jours. « Mais juste après... sûrement le jour où ma frangine est née. » ça commence à remonter maintenant, vu qu'elle a vingt-quatre ans, mais comme elle a pas dit le dernier moment heureux mais celui le plus heureux, il se permet de lui balancer une petite archive. Tout simplement parce qu'il n'y a pas grand chose qui peut surpasser le bonheur vécu à l'infini à travers le prisme de son petit cœur d'enfant immensément vivant. « Elle va me tuer d'avoir foutu ça aussi bas dans la liste » il se marre. C'est pas si bas que ça, parce que tout le reste, ça ne constitue qu'une seule et unique chose, dans le fond. « J'avais cinq ans et demi, je me souviens pas hyper bien. » Ses yeux se lèvent pour figer son visage dans une expression pensive, tandis qu'il se plonge dans sa mémoire. Il a des imageries furtives, des toiles fixes de l'appartement de ses parents tel qu'il était à l'époque, sa mère assise sur le fauteuil, son père debout, l'atmosphère verte du cuir fané et des murs sombres. Aucun mouvement, juste des expressions. Il avait dû attendre à la maison, sous la surveillance d'un voisin, que ses parents reviennent de la clinique. « Mais ma mère m'a raconté que je me suis approché, j'ai regardé Giulia d'un air perplexe, je lui ai demandé si elle m'aimait déjà et j'ai râlé pendant deux jours parce qu'elle m'a pas répondu. » Étrange de se dire que deux ans plus tard, on lui mettrait pour la première fois un flingue entre les mains. Naples, c'est aussi la ville des paradoxes, la ville des contraires, tout simplement la ville des émotions pures, quelles qu'elles soient. « Par contre, je me souviens très bien avoir eu l'impression que toute ma vie changeait pour toujours. » Probablement parce que c'est un moment important, fondateur, viscéral. De ces moments qui, de fait, te changent pour toujours. Parce que si Costa devait se définir à travers quelque chose, ça serait en grande partie comme ça. En tant que grand frère. « Quand je l'ai vue dans les bras de ma mère, j'ai eu l'impression d'avoir un but dans le vie. » il explique simplement. Costa, il ne fonctionne qu'aux objectifs, qu'ils soient aussi larges et futiles que le bonheur, le pouvoir, la liberté. « Dans la mesure où un gosse de cinq ans peut se dire ce genre de trucs » il précise avec un petit sourire amusé. « Tu crois que le but de la vie, c'est le bonheur ? » il balance en suivant le fil de ses pensées, comme s'il n'était pas huit heures du matin, se laissant tomber contre le dossier du fauteuil, une main dans la nuque.

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pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

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Cami
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Message (#) Sujet: Re: Les vagues du silence. (mardi S7, 8h15) — Jeu 2 Juil - 22:16

Cami a tout de la môme rageuse qui traine des pieds parce que personne ne lui donne ce qu'elle estime mériter : amour & attention pour la vie. Forcément, c'est beaucoup demandé pour certains mais elle s'essaie à se trouver quelqu'un qui fera l'affaire. Costa risque de bien gérer son essai et après c'est l'embauche définitive. Elle se love contre lui pour lui exprimer son besoin du moment : une compagnie positive capable de prendre soin d'elle. Elle tire un sourire distraite. « T'avais toujours rêvé d'avoir une fille non ? » elle lui rappelle en lui coulant un petit regard parce qu'elle a enregistré dans sa mémoire infaillible la moindre de ses conneries pour les ressortir en occultant le contexte et le ton initialement utilisé en mode Cami l'embrouille. Quelques secondes de silence s'étiole. « T'as jamais eu ce genre de sensation, d'être seul même si t'es entouré toi ? » elle questionne simplement. Cami, c'était souvent ça même si ça relevait de l'irrationnel un peu, de ce qu'elle se montait toute seule en boucle et façon mantra malveillant, elle finissait par en être persuadée. Evidemment la présence de Louis en variable venait souvent le résultat de l'équation. Sauf qu'il ne peut pas être tout le temps là, même s'il aimerait et qu'elle aussi. « C'est qui la personne la plus importante pour toi, ou du moins celle dont la présence ne te lasseras jamais ? » elle amène en suivant sa propre logique interne. Cami lui offre une alternative se rendant compte que cela n'a aucun sens de lui demander de prioriser ou de hiérarchiser l'incomparable. « Ce n'est pas grave, tu me les raconteras après, lorsque je saurai » elle lâche avec tranquillité en esquissant un léger mouvement d'épaules de son air conciliant qui n'a rien de frustré. Elle a simplement hâte de savoir et d'entendre ses mots ou ses maux, peu importe. « Tu penses qu'avec ton secret, je vais te kiffer encore plus ? » elle balance avec un sourire moqueur en croisant ses opales. Cami, elle s'est toujours faite à contre courant, que ça soit par conviction profonde soit par simple volonté de contrarier le bien pensant. C'est son petit plaisir personnel, l'envie de bousculer les plus fermés d'esprit qui règnent sur un système de valeurs en noir et blanc même si elle n'est pas foncièrement dans le bon. Peu importe. La môme le toujours fait avec douceur et subtilité, posant les bonnes questions pour titiller avec une innocence qu'elle commence à maitriser depuis le temps, faisant mine de se remettre modestement en question devant son interlocuteur pour l'obliger à quitter son agressivité et ses idées trop ancrées par la force des choses. Au départ, elle était persuadée que ça découlant de son éducation avant de capter qu'elle était juste comme ça. Cami écoute le récit de la naissance de sa soeur et de la place qu'elle s'était automatiquement faite dans sa vie. Elle a cet espèce de rictus aussi attendri qu'indéchiffrable. La môme espère que ses frères et soeurs ont pu ressentir quelque chose de similaire à sa propre naissance. « Elle fait quoi dans la vie ta soeur maintenant ? » demande sobrement l'israëlienne. « Ça ne dépend que de toi, ça » elle répond dans un sourire, en se rappelant la discussion qu'elle a pu avoir avec Santo, ayant déjà effleuré ce sujet assez conceptuel. « Y en a que ça n'intéresse pas, parce que c'est trop compliqué ou trop risqué » elle glisse très sérieuse. La chute peut être aussi brutale qu'enivrante. « En tout cas, ça restera ma ligne de conduite, peu importe que ça peut engendrer par la suite » Cami annonce. C'est ce qu'elle a toujours fait, s'enfermant dans une espèce instabilité qui faisait flipper son entourage par peur qu'elle en perde sa crédibilité. La môme avait un historique assez erratique : Tel-Aviv, Paris, la F1, Ajaccio, l'ambassade ,qui peinait à être compris par toute personne tentait d'en capter la logique à l'aube des temps modernes qui pousse chacun à se vendre façon petit entrepreneur. « Toi aussi ? » elle glisse en s'en allant chercher ses prunelles pour y lire une réponse sincère.

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