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Carl
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Message (#) Sujet: cyber (mardi, 12h30) — Lun 29 Juin - 21:54


@santo
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Carl il trainasse dans le salle de bain sans même profiter du tout nouvel environnement lui étant offert cette semaine. Les cinq étoiles c’est la première fois qu’il les atteint mais ça lui en met pas plein la vue au bonhomme, et de toute façon ça risque pas quand ses yeux sont rivés sur sa tablette où il guette la moindre notification susceptible d’arriver. Ça fait un moment qu’il attend dans le vide Carl et attendre quoi.. il sait même pas vraiment. Une réponse cinglante de Boris, des nouvelles de son frère, un follow inespéré de Virna ou un update sur la page de Jill pour savoir comment se passe le retour. Un peu tout ça à la fois, mais clairement la première option lui procurera pas les mêmes sentiments que les trois autres car quand son coloc va décider de répliquer ça risque de faire mal. Carl il est convaincu que c’est un type pas net alors s’il doit obtenir une réaction à son gros fuck pour lui elle sera forcément assaisonnée, parce qu’il voit pas trop comment le message aurait pu parvenir jusqu’à Brighton sans le mettre en pétard. C’était un peu un manque de respect son gros majeur sur la photo mais il regrette rien, sur le moment ça l’a bien défoulé et il avait besoin de ça. De s’abandonner à une idée de gamin quitte à avoir l’air encore plus immature et puis la petite validation de Santo derrière c’était son filet de sécurité, ça lui a évité de faire flop et de se taper la honte avec son message digne d’un mauvais troll qui chercherait à régler ses comptes sans qu’on sache trop pourquoi. Pester dans le vent sans être soutenu par personne aurait été gênant au possible et il aurait perdu le peu de crédibilité qui lui reste, c’est-à-dire vraiment pas grand-chose. Il lève le nez de son écran quand la porte s’ouvre et laisse justement apparaître son coloc, qui doit se demander ce qu’il fout dans un coin de la salle de bain et surtout s’il est capable de décrocher un peu du réseau social. La réponse, elle est évidente vu le secret qu’il est allé défendre dans ce jeu. Il lui offre le sourire de celui qui est content de le voir, et aussi de ne plus être seul. « Pourquoi on a jamais vu la mère de ton fils poster sur ta page ? » il demande directement à Santo qu’il a bien évidemment déjà eu l’occasion de saluer vu qu'ils partagent la même chambre cette semaine, donc à cette heure-ci il s’encombre pas de convenances inutiles. « Y’a eu l’ex de Gianni, le mari de Roma, les frère et sœur de Rosamie.. » et puis leurs potes à Costa et lui, le meilleur ami de Maci, l’un des frères de Kara, ainsi que Blake et son besoin de fame exacerbé. Ils ont tous plus ou moins eu droit à un petit coucou de leurs proches mais Lucia, s’il se goure pas de prénom, elle reste la grande absente du rs à l’heure où ils parlent. « J’aurais bien aimé voir sa tête, pareil pour ton fils histoire de décider à qui il ressemble le plus. » Il étire un nouveau sourire et Carl depuis qu’il est à l’aise avec le blond il se permet d’aborder des sujets qui le dépassent un peu, parce qu’il s’intéresse vraiment à sa vie et à tout ce qu’il ne connaît pas encore de lui. « Il a tes yeux ? » il reprend et il se souvient que ces yeux c’est le premier truc qui l’a vraiment saisi chez Santo. Un regard pareil ça peut pas laisser indifférent et Carl il lui envie sacrément cette incroyable génétique car le reste est pas dégueu non plus il doit bien le reconnaître.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Mar 30 Juin - 22:14

Aller titiller Mica ce matin ça l'avait pris comme une envie de pisser. Il aurait pu tranquillement finir sa petite session de basket en solo, mais l'image de la daronne en train de s'étirer, en pleine descente d'endorphines, était trop tentante pour être ignorée. Au moins, ils avaient pu mettre à plat cette question d'adversité qui n'en était pas vraiment une. Et depuis il zonait, partagé entre son envie de bouffer, celle de s'allonger sur son pieu et celle de se foutre sous une bonne douche avant d'aller se dorer la pilule au soleil. Son programme de la semaine il était tout fait. Santo il ne comptait pas déroger à ses petits objectifs qui se comptaient sur les doigts d'une main : faire trembler le confess, idéalement aller jusqu'à la révélation, chiller et ne pas se faire nominer. Au milieu de tout ça il était bien déterminé à vivre sa meilleure vie, conscient que le luxe du chalet lui semblerait bientôt trop loin. Il avait lâché sa tablette, ses clopes, briquet et casquette sur son lit, avant d'ouvrir la porte de la salle de bain. Sauf que là, au lieu de la trouver vide ou embuée, il s'était simplement retrouvé né à né avec un Carl trop absorbé par sa tablette. Rien d'étonnant. Frate', y'a pas plus confortable que le carrelage pour mater la gueule de Jill en Corse ? Il s'était marré en jetant un coup d'oeil par-dessus son épaule pour zieuter rapidement le contenu qui l'intéressait. Santo, c'était un passionné, si on le lançait sur un sujet qui le touchait il pouvait ne pas décrocher pendant un moment. Là, Carl, il avait tapé dans le mille. Et ça le dérangeait même pas trop qu'on lui pose des questions sur Lucia. Parce qu'au fond, depuis le début du jeu, hors du cadre du confess, personne ne s'était réellement attardé sur elle. Comme si c'était un sujet tabou. Alors qu'il en aurait parlé volontiers, Santo. Lucia c'était tout un pan de sa vie. C'était son obsession adolescente. La meuf pour qui il aurait - presque - tout lâché. Il s'était vu devenir père en moins de quatre mois de relation, avec elle. Et ça l'avait pas effrayé, au contraire, il attendait que ça. Il s'était posé sur le rebord de la baignoire, avant de hausser les épaules. Parce qu'on s'est un peu embrouillés dernièrement. Et ça aussi, il pouvait en parler facilement. Enfin, ça fait une bonne année que c'est plus compliqué. Et elle a pas trop capté que je participe au jeu. La réalité, elle était aussi simple que ça. Ils s'étaient pas mal embrouillés à ce propos, au contraire de ses potes qui avaient trouvé l'idée délirante. Luci' et lui, de toute façon, c'était fait pour se casser la gueule, vu ce qu'ils avaient vécu et ce qu'il avait du lui cacher. Mais ça n'en restait pas moins douloureux, de mentionner tout ça. Grande, brune, avec des grand yeux ronds, couleur noisette, qui te provoquent en un simple regard. Elle avait toujours une fausse moue impatiente au visage, comme si elle était en manque d'attention. C'était insupportable, je craquais toujours. Elle était magnifique, Luci', il était tombé raide dingue d'elle en un demi-regard. A l'époque Santo il aurait donné sa vie pour un de ses sourires. Et quand finalement ils étaient sortis ensemble, il s'était senti comme le plus grand des hommes, du haut de ses 17 ans. Miki' c'est un p'tit blond avec un sourire de canaille et des yeux qui te font marrer rien qu'en les matant. Tu sens direct quand il prépare son prochain mauvais coup. Là, c'était déjà plus difficile pour lui de s'aventurer dans le terrain Michele. Parce qu'il ne l'avait pas vu grandir et que l'image qu'il s'en faisait était purement virtuelle. Mais à défaut de le toucher, de le prendre dans ses bras, de jouer avec lui au foot et de lui apprendre à nager, il avait passé des heures et des heures collé à facetime et à instagram pour voir ses mimiques et les denières photos que Luci' lui envoyait. Il a des yeux entre le gris et le bleu foncé. Trop beaux. Un vrai padre, si on le lançait. Santo il n'avait jamais de mots assez forts et justes pour dépeindre tout l'amour qu'il pouvait leur porter, à tous les deux. Malgré le temps, les difficultés, la distance et tout ce qui s'en était suivi. C'était un bout de son âme, les 50% de son coeur qui battaient encore hyper fort. J'aimerais bien une photo aussi je crois. Arrivés à ce stade, la fin était suffisamment proche pour qu'un moindre message ne le foute pas au fond du trou. D'un côté, il savait que ça lui foutrait l'esprit en vrac quant à ses propres objectifs mais, d'un autre, son égoïsme latent avait simplement besoin de savoir comment ils allaient, là-dehors. T'attends un message de quelqu'un toi ? Il avait pas trop fait gaffe à si Boris avait répondu, ou si son frère avait réagi à cette photo du doigt d'honneur. Santo il avait simplement suivi le mouvement, parce qu'après tout c'était lui qui l'avait poussé à jouer au sale con et qu'il avait kiffé voir Carl se lâcher un peu. Son soutien, il était évident. Et s'il avait fallu lui envoyer une photo de son cul à Boris, en bonus, il l'aurait bien fait.

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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Mer 1 Juil - 23:35

Quand il a le nez dans sa tablette y’a plus grand-chose qui existe autour pour l’irlandais, il est addict à ce truc comme il l’est à son ordi et à son téléphone dehors et il peut pas imaginer à quoi son quotidien dans ce jeu aurait ressemblé si la prod leur avait pas filé ces machins qu’ils peuvent emmener partout. C’est pratique, ils s’accorderont tous à le dire mais pour un gars comme lui qui a pas un rapport très sain aux réseaux sociaux ça entretient aussi un vrai problème parce que Carl il décroche jamais, il saute sur la moindre notif et c’est littéralement le truc le plus palpitant qu’il peut vivre dans une journée ici. La salle informatique en comparaison ça dépanne mais c’est antipersonnel et en plus faut se déplacer, Carl ce qu’il aime c’est d’avoir un truc à lui dont il peut faire ce qu’il veut, où il veut, quand il veut. On a vu ce que ça donnait quand quelqu’un tentait de lui dérober son précieux, c’est le seul truc qu’il est pas capable de prêter aux autres même à un candidat en rade de batterie y’a pas moyen. On peut aller piocher dans ses médocs, dans ses fringues, lui siffler tout son dentifrice ou lui boire son coca mais sa tablette, non, il peut pas la voir entre d’autres mains que les siennes. Santo il se marre quand il le trouve avachi sur le carrelage avec les yeux collés à son écran, et son allusion à Jill le laisse pas sans réaction. « En fait j’étais pas au courant qu’elle devait aller en Corse. » il remarque mi-déçu mi-surpris et à ce moment-là y’a pas encore d’info sur la page de l’américaine qui mette en évidence une escale sur l'Île de Beauté. Alors évidemment il capte que c’est Louis qui l’a amenée voir sa terre et qu’il n’y aura peut-être même pas de retour aux States avant son comeback dans le chalet, mais Carl il est limite vexé de l’apprendre comme ça alors qu’ils ont passé son dernier prime ensemble. De toute façon sa relation avec Jill c’était un truc surcoté dans sa tête un peu comme sa relation avec le corse, il s’attache aux gens mais ils lui rendent pas trop en retour, c’est simplement l’histoire de sa vie. Il marque une nouvelle fois la surprise quand Santo justifie l’absence de la mère de son fils sur le réseau social par une embrouille qu’ils auraient eu juste avant qu’il s’envole pour l’Autriche. Il apprend que Lucia approuvait pas trop son projet de participation. « C’est le côté télé-réalité qui lui plaisait pas ? » il demande avec toute l’ignorance qui est la sienne, parce que c’est un truc que certaines personnes aiment bien juger. Y’a une pensée collective qui associe ces programmes à des réunions de gros décérébrés jetés dans un environnement dépravé, comme si c’était le pire truc qu’on pouvait voir en allumant sa télé. Carl il devine que c’est une très belle femme grâce au portrait dressé par Santo, le genre qui pourrait aussi tout à fait lui plaire mais il lui épargnera des commentaires graveleux comme ceux qu’il a foutu dans la tronche de Gianni car le blond il l’aime bien, et en plus là c’est pas que son ex, c’est aussi une maman ce qu’il respecte d’autant plus. « On dit que les italiennes sont les plus belles femmes du monde. » il laisse entendre en étirant un sourire. Il aimerait aller en Italie rien que pour pouvoir vérifier ça Carl mais il aurait trop peur de tomber sous le charme d’une italienne et de pas réussir à repartir ensuite. « Miki pour ?.. » Un diminutif sûrement, comme Carl. « Un mini Santo quoi. » il ajoute dans un nouveau sourire qui se veut plus espiègle. Les yeux du garçon ont de quoi rivaliser avec ceux de son père apparemment et il arrive même pas à s’imaginer mentalement la couleur dont lui parle Santo tellement ça a l’air incroyable, des yeux comme on doit vraiment pas en voir souvent. « Ça doit faire quelque chose de savoir qu’un bout de soi grandit dans ce monde.. » Carl, le gars pas du tout pressé d’avoir des gosses l’envierait presque là, faut dire que le blond il parle de son garçon avec fierté alors ça le touche lui, notamment parce qu’il sait pas ce que ça fait de rendre son papa fier. « T’en avais pas une que tu pouvais amener avec toi ici, de photo ? » Il est toujours très naïf dans les questions qu’il pose mais c’est parce qu’il connaît pas vraiment son histoire à Santo, ce qui le lie à Lucia c’est peut-être bien plus compliqué qu’il se l’imagine là et il sait même pas si son fils il l’a déjà vu en vrai. La question du blond le fait checker une nouvelle fois sa tablette par réflexe, comme si le simple fait de lui demander ça allait faire apparaître le fameux message même s’il est pas sûr de savoir ce qu’il attend vraiment. « Ça fait un moment que mon frère m’a pas écrit, je commence à me dire qu’il a enfin eu sa certif et qu’il m’a renié. » Il sourit et c’est surtout une inquiétude de grand-frère qu’il a là, Blake il abuse un peu de le laisser sans nouvelles alors qu’il est coincé ici. Le gamin doit juste être absorbé par sa petite notoriété qui s’installe car à la base la star de la famille c’est pas Carl. « Et Boris a pas répondu non plus. Je sais pas quoi en penser de ça. » il confie à Santo qui était à ses côtés quand il a lancé sa petite bombe sur son coloc. Pas de réaction venant de Brighton depuis qu’il a posté sa photo, il trouve ça étrange et en même temps il connaît pas assez bien le gars pour savoir si c’est le genre à répliquer tout de suite ou si les représailles il y aura droit pour de vrai à l’extérieur. « Tu sais je regrette pas, et j’assumerai les conséquences s’il doit y en avoir. » il ajoute dans un bref haussement d'épaules. Il pense pas que Boris irait jusqu’à lui casser les deux jambes pour un simple doigt d’honneur mais il va sûrement en entendre parler durant leur discussion à l’appart dont le rendez-vous est presque déjà fixé. Carl ça le tue d'être obligé d'y aller pour récupérer ses affaires parce qu'il pourra pas éviter la confrontation avec ses colocs il le sait, alors que c'est bien le dernier truc qui lui fait envie là de leur parler. « Les mecs qui ont posté sur ta page et sur celle de Costa, vos potes là, ils doivent être fiers que vous portiez les couleurs de Naples dans un jeu de cette ampleur et devant autant de gens. » il suggère en prenant totalement le risque de se gourer car forcément il a rien pigé lui à leurs messages en italien. Les fratelli ils ont quand même l’air de bénéficier d’un sacré soutien dehors, principalement à Naples où décidément toute leur vie semble être même maintenant qu’ils n’y vivent plus. Carl il a vu passer plein de têtes sur leurs deux pages qu’il serait tenté d’associer à des amis d’enfance, des potes de débrouille, des collègues ou peut-être tout ça à la fois en fait, il sait pas trop, mais c’est fort et ça date pas d'hier ce qui les lie tous ensemble il en doute pas.

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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Sam 4 Juil - 20:14

Il s'était posé tranquillement à côté de son coloc de la semaine. Carl, c'était un peu sa bonne surprise depuis qu'ils s'étaient retrouvés liés quelques jours plus tôt. Il avait résisté aux assauts de Santo et s'était même révélé assez coopératif en matière de brossage d'égo et petites faveurs adressées aux autres, histoire qu'ils s'évitent les nominations. Dans le raz-de-marée que représentait ce sprint final jusqu'au prime des révélations, ils avaient plus ou moins appris à tisser un truc autour de conneries du quotidien. Alors il se sentait pas du tout gêné à l'idée de squatter cette pause stalking de Carl. Qui était vraiment au courant des plans de Jill ? Dès qu'ils cherchaient à poser des questions sur sa vie elle se renfermait comme une défense en catenaccio de la Juve. Il en avait fait les frais en la titillant un peu trop et Jill le lui avait fait payer sur le restant de leurs semaines passées ensemble au chalet. Maintenant Santo il fermait sa gueule et attendait patiemment le prime des révélations, espérant voir dans son petit moment de gloire la confirmation de toutes les hypothèses auxquelles il avait réfléchi depuis leur confrontation. Que Jill se soit faite embarquer par Louis en Corse, ça ne l'étonnait pas vraiment. Surtout quand on savait que Lejla aussi zonait en Europe. Santo il ressentait des trucs hyper contradictoires vis-à-vis de ce petit "other side" que mentionnaient les autres sur les réseaux sociaux. Un coup ça le rendait dingue de jalousie, parce qu'il crevait d'envie de se jeter là-dehors et de gérer les affaires qu'il repoussait depuis cinq ans, tête baissée. Un autre il savait qu'atteindre les demi et le prime des révélations lui permettrait d'avoir ce petit moment de gloire, ce focus caméra sur sa gueule blonde et sur ce qu'il était venu raconter. Alors mentionner Lucia, Miki et tout ce qui attendait là-dehors, c'était à la fois agréable et anxiogène. Il avait de la fierté à revendre, lui, en les mentionnant. Parce que malgré tout ce qui avait pu se passer avec elle, malgré l'amertume de leur situation et de ce qu'ils ne retrouveraient jamais, il éprouvait un respect et un amour sans fin à son égard. Luci', c'était quelqu'un qui occuperait toujours dans son coeur une place entière. Il lui avait fait cette promesse le jour où il avait décidé de l'aimer. C'était pas cinq ans et la distance qui tireraient un trait sur ça. C'était pas non plus ce qu'il pouvait ressentir pour d'autres femmes qui bouleverserait ses certitudes. Y'aurait elle et personne d'autre. Et ça, il avait besoin de s'y accrocher dur comme fer, d'autant plus à quelques jours de sa révélation et des infos qu'il balancerait à la télé. Elle comprenait pas ce besoin que j'avais de venir ici. Il l'avait dit à Louis en confrontation, cette petite mission qu'il s'infligeait elle tenait pas mal de la crise perso. Y'avait une part d'égoïsme évidente. Il n'était pas venu changer le monde, il n'était pas venu délivrer un message pour se soulager le coeur. Il était venu pour lui, pour Cos, pour ses frères et pour ce qui les avait toujours liés. Ce point d'ancrage commun, celle qui les animait. Elle est magnifique Lucia. Quand je l'ai connue je suis tombé direct amoureux d'elle. Il comprendrait bien ça Carl. Vu les discussions qu'ils avaient pu avoir tous les deux dans le confess. Il n'avait aucune difficulté à revenir sur cet épisode là, parce qu'à force il l'avait déjà raconté à Louis et à Aera dans la lueur des confrontations. C'était une rencontre adolescente classique, guidée par la pulsion d'un instinct et d'une certitude. Et potentialisée par l'alcool et l'arrogance qu'il avait à revendre à l'époque, Santo. Michele. Il avait soufflé en souriant, appuyant sur le "k" de son accent napolitain le plus claqué. Comme l'Archange. C'était un peu leur délire à l'époque, à Luci' et Santo, de trouver un prénom qui les connecterait tous les deux. Lui avec son prénom béni des Dieux et elle avec son prénom aux lueurs célestes. Ils partageaient un truc tellement brut et pur qu'ils avaient cherché un compromis dans la beauté de leur croyance. Au final, c'était elle qui avait eu le fin mot de l'histoire, parce qu'à distance de milliers de kilomètres Santo il n'avait pas vraiment pu lui refuser ça. Ouais mais il a les traits plus doux de sa mère. Même si, malheureusement pour Luci', il semblait avoir hérité de la bougeotte et de l'impatience made in bas-quartiers de Napoli. Je sais pas en fait je crois que c'est ce que j'ai toujours voulu. La famille, c'est ce à quoi j'ai toujours aspiré. Du coup ça me semble évident. Et dit comme ça ça pouvait paraître facile, pourtant Santo il s'était construit son petit idéal au milieu d'un environnement extrêmement bordélique. Il avait toujours eu une ambition trop grande pour ses épaules et ce besoin inévitable de s'accrocher à des choses auxquelles il n'aurait pas pu aspirer naturellement. Santo, ses paris, c'était ceux des outsider. Il avait voulu défaire chaque barrière qu'on dressait face à lui. J'aurais bien aimé mais la prod a pris mon portefeuille avec la photo quand j'ai débarqué ici. Comme lui, il avait du lâcher certaines affaires vraiment perso aux portes du chalet. Son regard s'était posé sur le visage de l'irlandais, réciproquement attentif à ce qu'il allait lui dire. Carl était souvent imprévisible dans ses réponses, mais Santo il avait fini par capter comment le mariner pour ne pas le laisser s'écraser sous le poids de son pessimisme. Certif en quoi ? Blake et Carl ils semblaient assez proches, pourtant y'avait toujours une espèce de pique cachée, dans les propos de son coloc envers son frate. Il savait pour l'accident, Santo, mais il n'avait jamais attaché plus d'importance que ça à la compréhension de sa dynamique familiale. Ce qu'il savait c'était qu'il n'avait pas eu une enfance facile. Ca, il le lui avait fait comprendre plusieurs fois à demis-mots en mentionnant sa non relation avec son père. On s'en bat les couilles de Boris. La phrase était lâchée avec ce même sourire qu'ils avaient partagé la semaine dernière, en mettant en scène leur petite photo. Le smile de Carl sur le pola il valait tout l'or du monde. Y'avait tout : la satisfaction, la provocation et la fierté. Et ça le butait un peu qu'il mentionne le mot regret, même si c'était pour lui garantir qu'il se sentait clean vis-à-vis de sa connerie. Parce qu'à défaut de regretter ça signifiait avant tout qu'il y avait réfléchi, Carl. Quand Santo, de son côté, ces genre de trucs il les faisait et effaçait de son esprit à l'instant t. Et qu'est-ce qui t'oblige vraiment à l'avoir cette discussion ? C'était pas la pseudo affirmation de Boris sur sa page qui devait lui attacher les mains. Tu rentres tu chopes tes affaires et tu te barres. Il avait même toute une idée, le blond. Tu nous fais un petit facebook live pendant que tu débarques à l'appart comme ça ils se sentiront bien cons et ils pourront pas te piéger, avec les centaines de milliers de personnes qui materont en direct. Son nouveau statut de people il pourrait bien lui permettre ça. Secret controversé ou pas, Carl il attirerait forcément l'intérêt des personnes en-dehors des murs du chalet. Ca se voyait aux scores qu'il avait alignés à chaque fois qu'il était nominé. Tu sais de quoi ils veulent te parler ? A défaut, il pouvait aussi se préparer à ça. La mention des photos de leur frate' lui avait arraché un sourire. Surtout la dernière. Les voir tous alignés devant ce paysage ultra familier, avec leurs gueules déterminées et fières, ça lui avait fait un truc de ouf à Santo. Dans ses plus simples moments de doute il se les était toujours imaginés, là-bas, chez eux. Et les voir leur renvoyer cette force alors même qu'il redoutait leur rancoeur, c'était le message qu'il avait toujours attendu. Je crois qu'ils sont fiers ouais. Et ça me donne grave envie d'aller jusqu'au bout. En quelques semaines Santo il était passé d'un mindset de résignation à celui de la teigne déterminée qu'il avait été pendant toute son adolescence. Il ne voulait rien lâcher et rafler tout ce qui s'offrait encore à lui. T'imagines les gars ça fait cinq ans qu'on s'est pas vus et ils sont là tous alignés à nous attendre comme quand on allait préparer un match de foot contre les mecs de Scampia. Poing sur le coeur et épaules droites. Avec en bonus le mini-Lupo qui avait l'âge de Miki. Putain, il avait hâte de les voir, ces gueules cassées.

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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Mar 7 Juil - 2:57

Jill qui file direct en Corse à sa sortie il sait pas à quel point c’était attendu par ses potes du jeu, en tout cas lui n’a pas vu venir le truc. Il comprend qu’ils se sont organisé un petit rassemblement d’éliminés avec possiblement Lejla de comprise dans le délire aussi, et faut croire que la benjamine avait rien de pressant à régler chez elle pour poursuivre ses vacances qui durent depuis deux mois en France, après l’Autriche. « T’aurais été où toi si t’avais connu la sortie pour une courte durée avant de revenir à Hallstatt ? » il interroge Santo tandis que de son côté le bonhomme arrive pas trop à répondre à cette question. Le plus logique pour lui c’est de rentrer sur Brighton et c’est ce qu’il fera quand il sortira mais si on l’avait foutu dehors avec la perspective de revenir plus tard dans le chalet il sait pas trop, car y’a des trucs comme la discussion avec ses colocs qu’il veut pas régler avant d’en avoir vraiment fini avec ce jeu. Filer en Irlande pour retrouver sa famille c’est pareil, pas le genre de truc qu’il se verrait entreprendre en sachant qu’il remettrait les pieds dans le chalet ensuite. Carl il doit laisser cette expérience derrière lui pour revenir vraiment à sa vie, pour ça aussi en fin de compte il a besoin d’une cassure donc peut-être que lui aussi il aurait été capable de squatter chez un camarade quand il y pense. « Elle te manque ? » il le questionne alors qu’il peut voir une lueur dans les yeux du blond quand il lui parle de sa Lucia. Elle a beaucoup compté pour lui cette fille c’est impossible de pas s’en rendre compte, et Carl y’a un truc qui le déprime dans le fait de se dire que ces deux-là ne sont plus ensemble. Leur amour a pas l’air éteint et forcément ça le démange de lui demander en plus s’il l’aime encore. Mais c’est un pas qu’il ose pas franchir sachant que sa bonne entente avec Santo est toute récente et que le lancer sur le sujet aujourd’hui il a déjà l’impression que c’est pas rien. « T’as su que c’était elle quand tu l’as vue.. » il interprète et formule entre deux fins sourires. Santo il vient de laisser entendre que c’était possible de tomber amoureux d’un coup comme ça et ça conforte grave le bonhomme dans ces espèces de révélations qu’il connaît à chaque début d’épisode. Beaucoup de gens captent pas comment c'est possible d'affirmer avoir aimé aussi follement autant de filles alors que les coups de foudre c’est pas censé s’enchaîner comme ça, la femme de sa vie quand on a le sentiment de la rencontrer c’est souvent qu’une fois et quand un truc aussi fort voit le jour soit ça existe des deux côtés soit c’est tentant de tout simplement considérer qu’il n’y a rien. Carl il sait qu’aussi longtemps qu’il parlera ouvertement de ses épisodes il y aura des gens pour définir à sa place ce qu’il ressent, ce qu’il vit, et dans le fond il éprouve pas le besoin de prouver que c’est de l’amour parce qu’il espère quand même un jour connaître autre chose lui aussi. Le genre d’histoire que Santo a vécu avec Lucia, il meurt de découvrir ce que ça fait d’être aimé autant qu’il peut aimer Carl. D’éprouver une passion commune, d’être consumés de la même façon par cette flamme qui jusqu’ici n’a brûlé qu’en lui. Il a la conviction que c’est juste pour les autres ça, et il le pensera certainement jusqu’à ce que son foutu destin lui prouve le contraire. « Je connais pas désolé. » il souffle dans une légère grimace car l’Archange ça ne parle bien évidemment pas à l’agnostique qu’il est. Si encore il était un minimum cultivé il pourrait peut-être connaître mais on parle de Carl qui n'a jamais ouvert un bouquin, là. « Si vous aviez eu une fille t’aurais aimé l’appeler comment ? » Le choix des prénoms pour les gosses il sait pas pourquoi ça le fascine. Mais ça cache aussi une petite frustration, celle de savoir que ses parents ont opté pour Carlyle dans son cas alors qu’il y avait un million de noms plus simples et surtout plus beaux qui étaient dispo. Pas la moindre signification derrière en plus, comment il pouvait bien partir dans la vie avec un nom pareil il se le demande. « En tout cas Michele c’est joli. » il reprend dans un sourire et il tente même d’adopter la bonne prononciation en se calquant sur ce qu’il vient d’entendre. C’est pas fou mais l’intention y est. « Ils auraient pu te la laisser, ils abusent. » Ce commentaire lâché dans un soupir c'est pour la prod qui a chouré les portefeuilles de tout le monde avec à l’intérieur des trucs parfois très perso comme la photo de Miki pour le blond. Carl il a vraiment du mal avec cette volonté de les couper de tout jusqu’à leur retirer leurs points d’ancrage, des trucs susceptibles de leur redonner le sourire quand ça va pas trop ou qu’ils pourraient être simplement tentés de partager avec les autres. Lui se rappelle plus trop de ce qu’il a laissé aux portes du chalet parce qu’il se trimballe rarement avec des effets perso style photographies sur lui mais il s'en indigne quand même, parce qu’aujourd’hui Santo peut pas admirer la jolie frimousse de son gosse s’il en a envie. Il récolte une question à propos de son frère et de cette histoire de certif posée là sans précision aucune de sa part, ce à quoi il va s’empresser de remédier vu qu’effectivement c’était pas clair. « Il voulait être certifié sur insta, je crois qu’il avait fait la demande pour les 100k abonnés. » Un nombre qui doit avoir doublé depuis, il sait que ces choses-là peuvent aller vite. « Blake c’est tout le contraire de moi, il est très attiré par la célébrité. » il précise et c’est marrant quand on voit lequel a fini dans une téléréalité. Enfin il se leurre pas Carl, quand il aura l’âge pour ça et que ces programmes seront équipés comme il faut son frère tentera probablement aussi sa chance dans le game. En jouant bien évidemment sur leur lien fraternel, tant qu’à faire. « Il aimerait faire de son handicap un moyen de percer et ma foi ça marche déjà pas trop mal pour lui, j’veux dire pour un gosse de quatorze piges dont le contenu n’est vraiment pas révolutionnaire. » Carl il est un peu dur avec son cadet mais c’est parce qu’il comprend pas dans quoi il va, pourquoi c’est si important pour lui de devenir l’ado handicapé le plus célèbre du net alors qu’avec les capacités qu’il a il peut viser de brillantes études. « Tu sais ce qui me gonfle ? Qu’il le vive aussi bien, je crois. » C’est un truc qu’il a jamais eu le cran d’avouer à qui que ce soit, même si ça avait traversé ses pensées pendant un échange avec Louis dans la boutique de souvenirs. Ça le tue de l’admettre mais il trouve pas ça très juste, parce que lui il vit avec une foutue culpabilité que son père lui rappelle beaucoup trop souvent pendant que Blake vit limite sa meilleure vie sans ses jambes. C’est censé être un drame pour tout le monde, ça a fragilisé toute la famille et anéanti leur maman mais le gosse il est dans son désir de fame que personne n’ose trop contester vu ce qu’il a vécu. Carl quand il s’est barré pour suivre son idée merdique d’aller jouer les au pair il a pas seulement fui la cohabitation impossible avec son père et la morosité contagieuse de sa mère, y’avait aussi la volonté de laisser derrière lui les gros délires de son frère qu’il comprendra décidément jamais. Il en pouvait plus de ne servir qu’à lui faire de jolies photos pour son insta, et on remarque que les rapports pas très sains avec les réseaux sociaux c’est un truc de famille chez eux. Santo il passe pas par quatre chemins pour dire les choses, l’irlandais émet un rire qu’il étouffe très vite entre ses mains en l’entendant s’en branler officiellement de Boris. Il a pas tort en plus, c’est un gars qui mérite pas vraiment l’importance que Carl lui donne. « Je sais pas trop. J’ai juste l’impression de pas pouvoir y échapper en fait. » Il hausse les épaules et retrouve en même temps son ton fataliste. Il a le sentiment d’être pris dans un guet-apens avant même d’avoir remis les pieds à l’appart'. D’avoir été intégré de force dans un truc acté qu’il a même été tenté de voir comme un complot contre sa pomme à un moment. Santo il est trop drôle à lui suggérer de faire un Facebook live sous le nez de ses colocs pour les empêcher de la ramener et les prendre à leur propre jeu. Les centaines de milliers de spectateurs par contre ça lui semble légèrement utopique. « Je suis pas sûr que ça intéressera beaucoup de gens de me voir prendre mes affaires, à la limite improviser un petit home tour.. » il glisse dans un sourire amusé même si en vrai l’idée lui plait bien. Il commence à avoir le goût pour les petites provocs du genre depuis le polaroid, l’influence de Santo n’est sans doute pas un mal même si Carl reste Carl. Chassez le naturel.. « Mais j'ai donné mon accord, j’suis con c’est trop tard. » Ça l’engage à rien en réalité et il se doute que Santo va pas l’entendre de cette oreille, mais dans sa tête Boris c’est un obstacle qu’il pourra pas contourner même avec la meilleure volonté du monde une fois sorti parce que le gars doit pas être du genre à se laisser nexter comme ça. Brighton c’est pas hyper grand en plus, et puis Carl il court quand même pas très vite. « Apparemment l’idée c’est de me prouver que je me suis monté la tête tout seul par rapport à eux. » S’il se base sur le message de Boris c’est l’intention derrière cette discussion, mais il trouve ça bizarre quand même que le gars s’inquiète d’un coup de comment il perçoit ses colocs alors qu’ils ont pas tout mis en œuvre non plus pour qu’il se sente intégré et chez lui à l’appart'. Carl il veut pas trop l’admettre mais y’a des torts des deux côtés dans cette histoire, simplement Boris qui se réveille dès qu’il leur fait une sale réputation à la télé c’est louche et ça parait surtout pas mal hypocrite. « T’inquiète ça va le faire. » il déclare dans un sourire franc pour le fait d’aller au bout. Santo il est bien parti pour terminer dans le dernier quatuor en lice et c’est tout ce qu’il lui souhaite, il serait même content de voir le blond atteindre son objectif. Et la fierté de ses potes dont ce dernier ne doute pas ça renforce son sourire. « C’est quoi leurs noms ? Et ils ont plutôt ton âge, plutôt l’âge de Costa, ou y’a des deux ? » Carl il a soudainement envie d’en savoir plus sur ces gars dont il n’a aperçu que les visages sur les pages des deux napolitaines jusqu’ici, car s'il a vu passer des noms il n'en a évidemment retenu aucun. Ces mecs ils ont l’air importants dans leur histoire et même s’il a renoncé au fait de décrypter ce qui les a amené ici il s’intéresse le bonhomme, c’est même un peu tout ce qu’il peut faire à ce stade. « Mais cinq ans.. » il répète alors qu’il réalise l’éternité que ça a dû être pour Santo d'évoluer loin de tout ça. Cinq ans aussi sans mettre les pieds à Naples. Le blond parle du soutien à distance de ses potes comme de l’effervescence avant un match de foot et ça le fait sourire de plus belle. « Ça va être de la pure folie vos retrouvailles ! Mentalement t’es prêt ? » Il suppose que oui parce qu’il doit attendre ce moment depuis des années et y songer très sérieusement depuis des semaines mais il demande quand même, parce que Carl il a beaucoup de présomptions mais très peu de certitudes.


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Santo
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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Mer 8 Juil - 22:58

Santo il n'avait jamais vraiment envisagé la possibilité de se retrouver dans un entre-deux. Pour lui c'était soit tout le parcours, soit un secret exposé et un départ précoce pour Napule. Mais au fil des semaines il avait quand m^me monté son petit plan, au cas où. Et il n'avait strictement rien de surprenant, ce plan. Je serais allé squatter l'appart de Costa à Londres. C'était presque une question rhétorique, à ce stade. Mais si mon secret était déjà tombé je serais allé direct à Naples et je serais pas revenu à Hallstat. Ca aussi c'était extrêmement clair. Une fois les choses annoncées son chemin prenait une toute autre route. Santo il savait pertinemment que son retour à Naples serait significatif. Pour tous ceux qu'il retrouverait mais aussi pour tout ce qu'il avait à faire. Luci', dans tout ça, c'était presque un élément secondaire. Il devrait lui parler et s'expliquer, mais elle n'avait aucun vrai rôle à jouer dans son histoire post Thrown Dice. Le seul élément qui les liait vraiment et qui les lierait pour toujours, c'était Michele. Evidemment, elle fait partie de ma vie depuis que j'ai 17 ans. Mais ça fait un moment qu'on a appris à vivre autrement notre relation. Et c'était pas ses phrases de grand gaillard qui rendaient la situation plus évidente à affronter. Il avait du mal à l'imaginer avec un autre gars, alors même qu'ils savaient pertinemment ne plus rien se devoir, l'un à l'autre. Ils avaient de toute façon assumé que leurs vies seraient à jamais entremêlées mais, Santo, à l'autre bout du monde, il n'avait pas vraiment son mot à dire. C'était par les $$ qu'il leur envoyait chaque mois qui allaient réellement rattraper le temps perdu. Ouais j'ai su direct. J'ai flashé, c'était évident. Carl ça lui parlerait, tout ça. Même si sa situation était complètement différente de celle de l'irlandais. Santo il avait eu l'impression de tomber dans un nuage de coton. Ca l'avait enivré autant que rendu fou. L'histoire dirait aussi qu'il était bien fait, ce soir là. Mais son coup de foudre c'était ni l'alcool ni la coke qui l'avaient conditionné. Elle les écrasait tous, Luci'. Mais Naples tu sais, c'est une ville d'amour. Il en souriait maintenant, parce qu'il avait appris à voir ça avec la distance, en côtoyant des non-italiens et des non napolitains. Je saurais pas te dire pourquoi, mais j'ai grandi en sachant que ça arriverait vite. Aimer, se donner à quelqu'un, faire des promesses, rêver de cette vie à deux, des enfants... Ca avait toujours été super concret, à ses yeux. Il avait pas 14 ans qu'il disait déjà au prêtre de San Gio' qu'il aurait au moins deux enfants. Un garçon et puis une fille, Chiara. Sans concessions. Et il avait même pas eu besoin de se montrer intransigeant parce que Luci' avait vite construit tout un visage derrière ce prénom. On s'est mis d'accord assez facilement. Parce que Luci' même si elle pouvait facilement lui faire des pseudo caprices pour un défaut d'attention, elle restait extrêmement conciliante. Ils étaient amoureux, y'avait pas d'explication plus claire. De ces amours adolescents qui rendaient fous. De ceux qui faisaient accepter n'importe quoi. Il aurait pu lui en parler pendant des heures, à Carl. Mais il ne savait pas si c'était une bonne idée, d'abord pour lui, puis pour l'irlandais. A force de se replonger dans son histoire, à coup de confrontation, Santo il commençait à ressentir la douleur de la distance et de l'absence de nouvelles. Et il n'était pas non plus certain de vouloir dépeindre la simplicité et l'évidence de cet amour profond à Carl. Pour des raisons évidentes. Alors il s'était contenté de sourire et hausser les épaules en renvoyant des questions à l'irlandais. Le coup du frangin superstar d'Insta il l'avait clairement loupé. Comme le fait que son frère n'ait que 14 ans. Bizarrement il se l'était imaginé plus vieux, déjà affirmé dans sa petite vie et dans son handicap. Mais sa remarque à Carl ça l'avait fait marrer. T'sais chez nous c'est une habitude de faire de ses caractéristiques ou problèmes physiques une force. Il avait braqué ses yeux sur Carl. Mon pote Rosso par exemple. Rosso ça veut dire rouge, et c'est juste que quand il était môme il a eu une varicelle tellement véner qu'il était rouge de la tête aux pieds. Alors on a commencé à l'appeler Rosso et maintenant c'est le nom qu'il porte fièrement. Le parallèle il indiquait simplement que c'était courant de vouloir s'affranchir d'un problème en le revendiquant à haute voix, chez eux. Et Blake il le voyait un peu comme ça. Alors pour un Carl qui semblait vivre encore la culpabilité de l'accident ça n'avait sûrement pas le même impact. Mais rendu à ce stade de la discussion il estimait avoir les cartes en main pour contraster les choses. T'arrives à le voir autrement que par le prisme de l'accident ? C'était ça surtout la question qui l'intéressait. Carl il se traînait déjà assez de boulets aux pieds pour en plus devoir toute sa vie être mis face à cette question là. Ca se sentait dans son fatalisme latent, comme là, lorsqu'il évoquait sa future confrontation avec ses colocs. Santo il captait bien l'idée de prise de responsabilités puisque c'était exactement ce qu'il comptait faire en allant à Napule. Mais à ses yeux, ça devait se faire avec les épaules droites. Et Carl à l'entendre il s'apprêtait avant tout à faire face à Boris et cie avec l'attitude du coupable. Du gars prêt à se faire écraser. C'était quelque chose qu'il comprenait pas vraiment Santo, qu'au fond il n'ait pas envie de faire ressortir tout son amour propre pour les faire taire. Ok, mais toi dans ce cas tu veux leur dire quoi en retour ? Comme d'habitude quand la conversation commençait à s'emballer il commençait à se rouler une clope, le napolitain. Ca l'aidait à rester focus sur ses pensées et à maintenir le fil de son discours. Tu vas pas juste les écouter. C'était une guerre d'égo et de principes qui allait se dérouler à Brighton. Au fond Santo il n'avait aucune idée de qui avait raison ou de qui avait tort, mais lui c'était un gars à frères. Un gars qui s'accrochait, faisait confiance et puis se battait pour ceux qui pénétraient son cercle proche. Y'avait un monde qui séparait un Carl ou même un Gi' de ce qu'il avait avec ses frères, là-dehors, mais dans ce microcosme, dans cet écosystème ultra spécifique, il ressentait quand même un attachement évident à ceux qui partageaient ses journées. Et ça élevait forcément Carl à un nouveau niveau, celui du gars qu'il défendrait contre Boris, si besoin. Sur cette idée il avait hoché la tête en souriant à l'encouragement de son coloc avant de l'inciter d'un geste de la main à scroller sur sa tablette pour retomber sur la photo des 8 abrutis. Y'a des deux. Les plus vieux c'est ceux des deux côtés. Y'a Lupo, à gauche, qui a le crâne rasé. C'est son môme le petit là, il a l'âge de Miki à peu près. Et tout à droite c'est Draco, le meilleur pote de Cos, ils ont le même âge et ils ont quasi grandi ensemble. Rosso c'est celui tout devant, qui porte le môme de Lupo. Lui et Ale', celui en tshirt noir, ils ont mon âge, et pour le coup c'est avec eux que j'ai grandi moi. On a tout fait ensemble. Catéchisme, école, rater notre lycée... Après t'as les deux bouclés là, c'est deux frères. Alto e Basso, ça veut dire grand et petit. Parce que bah, ils s'engueulaient tout le temps quand on avait 15 piges à ce propos. L'abruti au fond qui fait un signe avec sa main c'est Ringhio, en hommage à un joueur de foot qu'on appelait comme ça parce qu'il lâchait rien sur le terrain. Lui c'est un peu pareil, il lâchait rien... mais avec les meufs. Il était toujours en train de chercher une nouvelle fille à draguer et à chaque fois il disait qu'il était amoureux. Maintenant il est marié et il attend sa deuxième fille. Et puis entre Alto et Rosso c'est Luchetto, le cousin de Rosso, il est arrivé un peu plus tard dans le groupe donc il a pas de surnom caractéristique, mais ça reste un de mes frères. Il s'emballait Santo, ça éveillait un truc, ça, parler d'eux. C'est ma famille. Parce qu'au final il avait bien plus passé de temps dans les rues avec eux qu'entre les 4 cloisons de son appart. Et cinq ans ouais, ça paraissait énorme, mais à distance d'une photo il avait la sensation que les années s'étaient envolées. Les voir là, comme ça, fiers et beaux, ça lui donnait presque l'impression d'y être. On va faire péter Napule à nos retrouvailles, j'te le dis. Feux d'artifice de tous les côtés. Il s'y accrochait comme à ses tripes, à cette idée, parce qu'au fond il était loin d'être certain de pouvoir vivre un moment comme celui-ci, Santo. D'abord parce que Lupo était rarement à San Gio'. Et surtout parce qu'avant de faire la fête ils avaient des explications à affronter, tous ensemble. Cette photo elle lui retournait le cerveau et le coeur, mais au fond Santo il restait rationnel sur cette position. C'était pas l'euphorie d'une victoire du Napoli qui effacerait cinq années en un rien de temps. T'as pas d'Ale' et de Rosso, toi ? Il n'était peut-être pas subtile dans sa façon de poser des questions, Santo. Il avait lâché ses manières au confess. Mais c'était un truc qui l'avait toujours impressionné, la capacité qu'avaient certains à se satisfaire de leur solitude. Lui, il aurait pas tenu trois jours comme ça.

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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Dim 12 Juil - 7:28

La réponse de Santo sonne comme une évidence au moment où il la reçoit, c’est tellement logique qu’il se sent bête de pas y avoir songé tout seul. La nuance que le blond y apporte, par contre, fait écho à ce qu’il pense avoir compris de leur situation même si un paquet de choses lui échappent encore et qu’il attend vraiment le moment de leur révélation pour tenter de tout saisir. « Naples c’est l’étape obligatoire une fois que tout ça sera fini apparemment. » Ils ont des trucs à régler chez eux tout le monde l’a pigé mais Carl il avance au ralenti sur le cas napolitain depuis des semaines, il intercepte donc chaque info avec précaution même si là il obtient la confirmation de ce qu’il savait déjà plus ou moins. « Et si l’un de vous deux gagne ? Vous allez gérer ça comment ? » Il fait couler un regard interrogateur vers le blond car il se pose réellement la question à partir du moment où tous les deux semblent hyper bien partis et pourraient même rafler leur place en demi sans devoir la gagner au préalable auprès du public. Et puis il étire un franc sourire quand il lui parle de Naples comme d’une ville d’amour. C’est aussi là qu’est son cœur à Santo, ça il croit quand même l’avoir saisi et il est assez triste de se dire que le blond tient son rôle de papa à distance. Carl il a vraiment aucune idée de ce qu’on ressent quand on devient père et il est sûrement pas près d’expérimenter ça, mais il suppose aussi que Santo n’a pas eu le choix jusqu’ici et que pour lui c’est pas très épanouissant de savoir que son fiston grandit sans qu’il puisse assister à ça. Ce qui est sûr c’est qu’il veut pas du tout appuyer sur un point sensible en amenant cette discussion autour de Lucia et de Miki, c’est un bonhomme curieux qui s’étonne juste de ce silence sur le réseau social et qui serait vraiment content que Santo ait droit à son petit message avec photo avant la fin. Il sait pas si Lucia les regarde mais si c’est le cas il espère bien déclencher quelque chose, mine de rien. « Très beau aussi Chiara. » il commente dans un nouveau sourire et il comprend que ce prénom ait mis tout le monde d’accord. Des questions il en a encore des tas en stock Carl mais il veut pas abuser de sa complicité toute récente avec le blond. Il sait qu’il va pas pouvoir rattraper les nombreuses occasions qu’il a pas saisies d’en apprendre d’avantage sur lui en une fois aujourd’hui et il a surtout conscience de se réveiller hyper tard, là. Santo est déjà sympa de pas lui avoir fermé la porte sur un terrain aussi perso même s’il capte bien que c’est pas du tout tabou pour lui tout ça. Carl il est aussi très accessible pour tout ce qui concerne son frère, tant qu’on lui demande pas de relater l’accident. À un moment il avait interdit à Costa de mêler le nom de Blake à leurs discussions mais même ça c’est fini, et à vrai dire il reste bien plus enclin à évoquer son cadet que ses rapports avec son père. Ça, c’est peut-être l’unique sujet défendu sur lequel faut pas le lancer sans y aller avec d’énormes pincettes et encore, souvent ça suffit pas. Santo en connaît des gars comme Blake, qui veulent faire de leur particularité physique une force et à la base il est plutôt d’accord avec ça le bonhomme. « C’est mieux que de se morfondre toute sa vie, c’est clair. » Ça il l’admet volontiers, et c’est clair qu’il culpabiliserait bien plus encore si son frère avait abandonné toute vie sociale et toute envie de s’amuser comme n’importe quel ado du même âge à la suite de l’accident. Y’a juste différentes façons de surpasser ça, et celle qu’a choisi Blake lui convient pas trop. « Mais j’aurais été bien plus fier de le voir diplômé ou suivre son rêve de devenir basketteur pro en dépit de son handicap. Son ambition aujourd’hui elle se limite à insta et j’trouve que c’est pas digne de lui, mais bon c’est ma faute ça aussi. Je l’ai contaminé. » Il en rate pas une Carl mais c’était à prévoir à partir du moment où son frère l’a pris pour référence pendant des années. Il s’est érigé malgré lui en modèle déconnant pour Blake et tout ce qu’il espère c’est que le gosse suivra pas le même chemin que lui, même si à son âge Carl était déjà sacrément atteint comme il a pu le confier au blond pendant leur confrontation. Blake il parait très équilibré à côté et il a encore le temps d’accomplir de belles choses, mais quand il voit ses préoccupations actuelles Carl est pas hyper rassuré pour son avenir. Il comptait sur son frère pour relever le niveau vu que lui n’a pas été foutu de décrocher le moindre diplôme, et vu les aptitudes qu’il a ce serait vraiment du gâchis à ses yeux. « Non j'y arrive pas. » il lâche dans son honnêteté habituelle, et même si ça lui plait pas d’admettre qu’il porte un regard hyper réducteur sur son frère aujourd’hui. « Quand je le regarde je vois son fauteuil avant de le voir lui. Il a beau être plein de vie et même plus heureux que nous tous je ressasse toujours l’accident. Parce que je m’en veux, et parce que mon père m’en veut. » C’est pas simple pour lui de passer outre et encore moins d’accepter que ce jour-là il a manqué de vigilance, mais aussi que les médecins n’ont rien pu faire pour ses jambes. La voilà, la double frustration qu’il se coltine depuis neuf ans Carl et il vivra sûrement avec toute sa vie. Son regard s’adoucit alors qu'il croise celui de l’italien. « Je peux être un peu dur avec lui mais c’est la personne dont je suis le plus proche au monde mon frère, je lui confie tout et j’ai une confiance infinie en lui. Il est génial même si j’existe plus vraiment depuis qu’il est né. Je suis pas sûr d’être à la hauteur moi en tant que grand frère en comparaison. » Il sait qu'il est pas aussi présent qu’il le devrait Carl, le fait de s’être barré en Angleterre soit la porte à côté ça lui laisse la possibilité de revenir au pays de temps en temps mais ça il le fait rarement. Et puis il est pas toujours très joignable non plus, c’est le genre à déplorer que personne ne lui écrit mais les sms de son frère ou de sa maman il met parfois deux jours à y répondre. Y’a pas trop de logique chez le bonhomme, il se contredit sur un tas de trucs comme lorsqu’il dit ne pas vouloir de la confrontation avec ses colocs et se prépare pourtant à passer un sale moment à son retour. Rien ne l’oblige à s’attarder à l’appart et à écouter leurs conneries mais il va leur accorder cette importance qu’ils veulent se donner, car quelque part il a peut-être aussi besoin de clôturer ce chapitre proprement. « Ouais ouais j’compte bien parler aussi. » il déclare d’une voix faussement assurée. Il aurait des choses à dire lui aussi Carl mais faut voir comment ça sortira le moment venu parce qu’il l’a jamais trop ramené devant ses colocs, Boris en particulier qu’il trouve impressionnant avant d’être rigide et hypocrite. Il sait d’avance que le gars va dominer leur discussion et qu’il aura du mal à en placer une, mais il peut pas se permettre de leur laisser le dernier mot sans l’ouvrir un minimum Santo a raison. Pour ce qui est de savoir quoi leur dire du coup il a déjà sa petite idée car en réalité il a pas dix mille options pour avoir vécu tout juste trois semaines avec eux. « Que j’me suis pas senti intégré, déjà, et que franchement j’espère plus jamais croiser des mecs aussi maniaques parce que l’organisation pour le ménage à l’appart c’était la schlague. » Il ouvre de grands yeux pour appuyer ses propos et marquer à quel point il a trouvé ça extrême. Carl on l’a vu pendant la semaine de corvée à Graz c’est pas un gars à qui tu mets un balais dans les mains comme ça, s’il veut nettoyer il le fait mais les plannings débiles que Mark accrochait sur le frigo il a jamais trop voulu s’y plier. Pour lui le ménage c’est de temps en temps mais clairement pas toutes les semaines, et encore moins dans sa chambre aka le lieu où personne avait le droit de mettre les pieds. Boris lui est tombé dessus une ou deux fois à cause de ça et c’est l’une des raisons qui fait qu’aujourd’hui il peut pas trop encadrer le type. Il s’est incrusté chez des quasi trentenaires en même temps Carl, des mecs avec un rythme de vie très différent du sien donc sous plein d’aspects cette colocation pouvait pas vraiment marcher. « Mais c’est peut-être abusé aussi d’être parti faire ce jeu en les prévenant qu’au tout dernier moment.. J’y pense là, y’a bien moyen qu’ils me reprochent ça. » Il s’est barré en catimini un matin et a lancé à la volée qu’ils le verraient bientôt à la télé, on peut effectivement pas dire qu’il a soigné son départ le bonhomme. Ça aurait été classe de les avertir dès qu’on lui a envoyé son billet d’avion pour l’Autriche histoire qu’ils puissent louer sa chambre direct et pas perdre plusieurs jours, mais y’a aussi le truc du stalker que Boris a vite fait mentionné dans son message et qui sera peut-être l’un des sujets brûlants de cette fameuse discussion. Présentement la conversation avec le blond dévie sur les potes de celui-ci et l’irlandais démontre un intérêt réel pour ces mecs qui ont fait lâcher masse d’emojis cœurs bleus aux deux fratelli l’autre jour. Il part d’ailleurs rechercher le message en question sur sa tablette tandis que Santo les lui présente un à un, et son regard navigue alors de visage en visage tout en essayant de retenir chaque nom y étant associé. « Ils ont l’air grave sympa là-dessus, tous. » Elle sent bon la joie de vivre cette photo, d’ailleurs Carl quand il a la regarde il est obligé de sourire lui aussi. Ça change de Boris et sa tronche de mec snob sur sa photo de profil, il a un balais dans le fion le british à côté de la grande famille de Santo, comme ce dernier aime l’appeler. « Cette photo il faudrait la refaire avec vous deux. Costa à côté de Draco et toi à côté de Lupo. » Les deux mecs aux extrémités s’il se goure pas. Il a failli inverser et mettre Costa du côté de Lupo dans sa tête mais en fait c'est beaucoup plus logique pour lui de le faire poser à côté de son meilleur pote. Pour l’instant il s’y retrouve Carl mais c’est pas dit qu’il reste grand-chose de tout ça si on vient l’interroger dans une heure car il a vraiment pas la mémoire d’une Izïa. Santo confirme, leurs retrouvailles ça va être le feu et il étire un sourire avant que celui-ci vire à la légère grimace quand il réalise subitement quelque chose. « J'vous souhaite de pas être trop embêtés par les paparazzi là-bas, parce que c’est quand même pas n’importe quels gars qui s’apprêtent à faire leur grand retour en ville. » Les dénicheurs de scoops dehors savent où trouver les deux napolitains et si l’un des deux connaît le destin qu’il a évoqué juste un peu plus tôt ça risque d’autant plus de s’affoler autour d’eux. Carl c’est le premier à espérer retomber dans l’anonymat en sortant de là mais faut se rendre à l’évidence, c’est pas trop possible quand t’es resté plusieurs mois à l’affiche du programme le plus regardé d’Europe. Il affiche un sourire franchement gêné face à Santo dont la question vient juste un peu plus retourner le couteau dans la plaie. « Non. Moi je suis tout seul dehors et personne ne m’attend vraiment. » En mettant de côté ses colocs voulant régler leurs comptes, ahem. Il a jamais eu de difficulté pour l’admettre Carl, sa vie sociale à l’extérieur fait peine à voir et il n’a littéralement personne sur qui compter en Angleterre s’il se retrouve dans la merde comme en manque d'argent ou sans logement par exemple. « Pas de retour en fanfare à Brighton ni à Carrick, et encore moins de potes avec qui fêter quoi que ce soit. » il précise alors que c’était déjà très clair. Carrick-on-Shannon c’est même pas dit qu’il y retournera avant un moment même si son frère et sa mère l’y attendent certainement de pied ferme, et qu’il est censé leur ramener un cadeau bien d’ici il n'oublie pas. « Des potes j’espérais un peu en trouver ici tu vois. C’était pas mon goal au départ mais c’est un truc auquel je me suis peu à peu raccroché à mesure que j’apprenais à tous vous connaître. » On voit aujourd’hui le résultat alors que l’aventure s’achève, et il n’est pas fameux. Il a bien noué quelques trucs avec des camarades Carl mais en vérité, qu’en restera-t-il une fois que tout le monde aura retrouvé sa petite vie ? Lui n’a eu droit à aucune promesse, y’a qu’avec Aera qu’il avait un projet concret mais il saurait pas dire si c’est encore d’actualité pour la coréenne. Alors c’est tout, en l’état il considère que le seul truc qu’il peut encore espérer tirer de ce jeu c’est du fric. « Hashtag éternelsansamis. » il conclut dans un sourire résigné et à ce stade il préfère s’amuser du pathétique de sa situation même si intérieurement il accuse le coup. C’est gênant de se dire que c’est le seul parmi les candidats encore en course que personne ne prévoit ni n’aimerait revoir. Gênant mais réaliste, et puis ça se comprend surtout avec ce qu’il a montré de lui dans cette aventure que les autres n’aient pas la curiosité ou l’envie de voir ce qu’il peut donner dans le cadre irl.

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