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 cyber (mardi, 12h30)

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Carl
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Message (#) Sujet: cyber (mardi, 12h30) — Lun 29 Juin - 21:54


@santo
cyber


Carl il trainasse dans le salle de bain sans même profiter du tout nouvel environnement lui étant offert cette semaine. Les cinq étoiles c’est la première fois qu’il les atteint mais ça lui en met pas plein la vue au bonhomme, et de toute façon ça risque pas quand ses yeux sont rivés sur sa tablette où il guette la moindre notification susceptible d’arriver. Ça fait un moment qu’il attend dans le vide Carl et attendre quoi.. il sait même pas vraiment. Une réponse cinglante de Boris, des nouvelles de son frère, un follow inespéré de Virna ou un update sur la page de Jill pour savoir comment se passe le retour. Un peu tout ça à la fois, mais clairement la première option lui procurera pas les mêmes sentiments que les trois autres car quand son coloc va décider de répliquer ça risque de faire mal. Carl il est convaincu que c’est un type pas net alors s’il doit obtenir une réaction à son gros fuck pour lui elle sera forcément assaisonnée, parce qu’il voit pas trop comment le message aurait pu parvenir jusqu’à Brighton sans le mettre en pétard. C’était un peu un manque de respect son gros majeur sur la photo mais il regrette rien, sur le moment ça l’a bien défoulé et il avait besoin de ça. De s’abandonner à une idée de gamin quitte à avoir l’air encore plus immature et puis la petite validation de Santo derrière c’était son filet de sécurité, ça lui a évité de faire flop et de se taper la honte avec son message digne d’un mauvais troll qui chercherait à régler ses comptes sans qu’on sache trop pourquoi. Pester dans le vent sans être soutenu par personne aurait été gênant au possible et il aurait perdu le peu de crédibilité qui lui reste, c’est-à-dire vraiment pas grand-chose. Il lève le nez de son écran quand la porte s’ouvre et laisse justement apparaître son coloc, qui doit se demander ce qu’il fout dans un coin de la salle de bain et surtout s’il est capable de décrocher un peu du réseau social. La réponse, elle est évidente vu le secret qu’il est allé défendre dans ce jeu. Il lui offre le sourire de celui qui est content de le voir, et aussi de ne plus être seul. « Pourquoi on a jamais vu la mère de ton fils poster sur ta page ? » il demande directement à Santo qu’il a bien évidemment déjà eu l’occasion de saluer vu qu'ils partagent la même chambre cette semaine, donc à cette heure-ci il s’encombre pas de convenances inutiles. « Y’a eu l’ex de Gianni, le mari de Roma, les frère et sœur de Rosamie.. » et puis leurs potes à Costa et lui, le meilleur ami de Maci, l’un des frères de Kara, ainsi que Blake et son besoin de fame exacerbé. Ils ont tous plus ou moins eu droit à un petit coucou de leurs proches mais Lucia, s’il se goure pas de prénom, elle reste la grande absente du rs à l’heure où ils parlent. « J’aurais bien aimé voir sa tête, pareil pour ton fils histoire de décider à qui il ressemble le plus. » Il étire un nouveau sourire et Carl depuis qu’il est à l’aise avec le blond il se permet d’aborder des sujets qui le dépassent un peu, parce qu’il s’intéresse vraiment à sa vie et à tout ce qu’il ne connaît pas encore de lui. « Il a tes yeux ? » il reprend et il se souvient que ces yeux c’est le premier truc qui l’a vraiment saisi chez Santo. Un regard pareil ça peut pas laisser indifférent et Carl il lui envie sacrément cette incroyable génétique car le reste est pas dégueu non plus il doit bien le reconnaître.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Mar 30 Juin - 22:14

Aller titiller Mica ce matin ça l'avait pris comme une envie de pisser. Il aurait pu tranquillement finir sa petite session de basket en solo, mais l'image de la daronne en train de s'étirer, en pleine descente d'endorphines, était trop tentante pour être ignorée. Au moins, ils avaient pu mettre à plat cette question d'adversité qui n'en était pas vraiment une. Et depuis il zonait, partagé entre son envie de bouffer, celle de s'allonger sur son pieu et celle de se foutre sous une bonne douche avant d'aller se dorer la pilule au soleil. Son programme de la semaine il était tout fait. Santo il ne comptait pas déroger à ses petits objectifs qui se comptaient sur les doigts d'une main : faire trembler le confess, idéalement aller jusqu'à la révélation, chiller et ne pas se faire nominer. Au milieu de tout ça il était bien déterminé à vivre sa meilleure vie, conscient que le luxe du chalet lui semblerait bientôt trop loin. Il avait lâché sa tablette, ses clopes, briquet et casquette sur son lit, avant d'ouvrir la porte de la salle de bain. Sauf que là, au lieu de la trouver vide ou embuée, il s'était simplement retrouvé né à né avec un Carl trop absorbé par sa tablette. Rien d'étonnant. Frate', y'a pas plus confortable que le carrelage pour mater la gueule de Jill en Corse ? Il s'était marré en jetant un coup d'oeil par-dessus son épaule pour zieuter rapidement le contenu qui l'intéressait. Santo, c'était un passionné, si on le lançait sur un sujet qui le touchait il pouvait ne pas décrocher pendant un moment. Là, Carl, il avait tapé dans le mille. Et ça le dérangeait même pas trop qu'on lui pose des questions sur Lucia. Parce qu'au fond, depuis le début du jeu, hors du cadre du confess, personne ne s'était réellement attardé sur elle. Comme si c'était un sujet tabou. Alors qu'il en aurait parlé volontiers, Santo. Lucia c'était tout un pan de sa vie. C'était son obsession adolescente. La meuf pour qui il aurait - presque - tout lâché. Il s'était vu devenir père en moins de quatre mois de relation, avec elle. Et ça l'avait pas effrayé, au contraire, il attendait que ça. Il s'était posé sur le rebord de la baignoire, avant de hausser les épaules. Parce qu'on s'est un peu embrouillés dernièrement. Et ça aussi, il pouvait en parler facilement. Enfin, ça fait une bonne année que c'est plus compliqué. Et elle a pas trop capté que je participe au jeu. La réalité, elle était aussi simple que ça. Ils s'étaient pas mal embrouillés à ce propos, au contraire de ses potes qui avaient trouvé l'idée délirante. Luci' et lui, de toute façon, c'était fait pour se casser la gueule, vu ce qu'ils avaient vécu et ce qu'il avait du lui cacher. Mais ça n'en restait pas moins douloureux, de mentionner tout ça. Grande, brune, avec des grand yeux ronds, couleur noisette, qui te provoquent en un simple regard. Elle avait toujours une fausse moue impatiente au visage, comme si elle était en manque d'attention. C'était insupportable, je craquais toujours. Elle était magnifique, Luci', il était tombé raide dingue d'elle en un demi-regard. A l'époque Santo il aurait donné sa vie pour un de ses sourires. Et quand finalement ils étaient sortis ensemble, il s'était senti comme le plus grand des hommes, du haut de ses 17 ans. Miki' c'est un p'tit blond avec un sourire de canaille et des yeux qui te font marrer rien qu'en les matant. Tu sens direct quand il prépare son prochain mauvais coup. Là, c'était déjà plus difficile pour lui de s'aventurer dans le terrain Michele. Parce qu'il ne l'avait pas vu grandir et que l'image qu'il s'en faisait était purement virtuelle. Mais à défaut de le toucher, de le prendre dans ses bras, de jouer avec lui au foot et de lui apprendre à nager, il avait passé des heures et des heures collé à facetime et à instagram pour voir ses mimiques et les denières photos que Luci' lui envoyait. Il a des yeux entre le gris et le bleu foncé. Trop beaux. Un vrai padre, si on le lançait. Santo il n'avait jamais de mots assez forts et justes pour dépeindre tout l'amour qu'il pouvait leur porter, à tous les deux. Malgré le temps, les difficultés, la distance et tout ce qui s'en était suivi. C'était un bout de son âme, les 50% de son coeur qui battaient encore hyper fort. J'aimerais bien une photo aussi je crois. Arrivés à ce stade, la fin était suffisamment proche pour qu'un moindre message ne le foute pas au fond du trou. D'un côté, il savait que ça lui foutrait l'esprit en vrac quant à ses propres objectifs mais, d'un autre, son égoïsme latent avait simplement besoin de savoir comment ils allaient, là-dehors. T'attends un message de quelqu'un toi ? Il avait pas trop fait gaffe à si Boris avait répondu, ou si son frère avait réagi à cette photo du doigt d'honneur. Santo il avait simplement suivi le mouvement, parce qu'après tout c'était lui qui l'avait poussé à jouer au sale con et qu'il avait kiffé voir Carl se lâcher un peu. Son soutien, il était évident. Et s'il avait fallu lui envoyer une photo de son cul à Boris, en bonus, il l'aurait bien fait.

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Carl
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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Mer 1 Juil - 23:35

Quand il a le nez dans sa tablette y’a plus grand-chose qui existe autour pour l’irlandais, il est addict à ce truc comme il l’est à son ordi et à son téléphone dehors et il peut pas imaginer à quoi son quotidien dans ce jeu aurait ressemblé si la prod leur avait pas filé ces machins qu’ils peuvent emmener partout. C’est pratique, ils s’accorderont tous à le dire mais pour un gars comme lui qui a pas un rapport très sain aux réseaux sociaux ça entretient aussi un vrai problème parce que Carl il décroche jamais, il saute sur la moindre notif et c’est littéralement le truc le plus palpitant qu’il peut vivre dans une journée ici. La salle informatique en comparaison ça dépanne mais c’est antipersonnel et en plus faut se déplacer, Carl ce qu’il aime c’est d’avoir un truc à lui dont il peut faire ce qu’il veut, où il veut, quand il veut. On a vu ce que ça donnait quand quelqu’un tentait de lui dérober son précieux, c’est le seul truc qu’il est pas capable de prêter aux autres même à un candidat en rade de batterie y’a pas moyen. On peut aller piocher dans ses médocs, dans ses fringues, lui siffler tout son dentifrice ou lui boire son coca mais sa tablette, non, il peut pas la voir entre d’autres mains que les siennes. Santo il se marre quand il le trouve avachi sur le carrelage avec les yeux collés à son écran, et son allusion à Jill le laisse pas sans réaction. « En fait j’étais pas au courant qu’elle devait aller en Corse. » il remarque mi-déçu mi-surpris et à ce moment-là y’a pas encore d’info sur la page de l’américaine qui mette en évidence une escale sur l'Île de Beauté. Alors évidemment il capte que c’est Louis qui l’a amenée voir sa terre et qu’il n’y aura peut-être même pas de retour aux States avant son comeback dans le chalet, mais Carl il est limite vexé de l’apprendre comme ça alors qu’ils ont passé son dernier prime ensemble. De toute façon sa relation avec Jill c’était un truc surcoté dans sa tête un peu comme sa relation avec le corse, il s’attache aux gens mais ils lui rendent pas trop en retour, c’est simplement l’histoire de sa vie. Il marque une nouvelle fois la surprise quand Santo justifie l’absence de la mère de son fils sur le réseau social par une embrouille qu’ils auraient eu juste avant qu’il s’envole pour l’Autriche. Il apprend que Lucia approuvait pas trop son projet de participation. « C’est le côté télé-réalité qui lui plaisait pas ? » il demande avec toute l’ignorance qui est la sienne, parce que c’est un truc que certaines personnes aiment bien juger. Y’a une pensée collective qui associe ces programmes à des réunions de gros décérébrés jetés dans un environnement dépravé, comme si c’était le pire truc qu’on pouvait voir en allumant sa télé. Carl il devine que c’est une très belle femme grâce au portrait dressé par Santo, le genre qui pourrait aussi tout à fait lui plaire mais il lui épargnera des commentaires graveleux comme ceux qu’il a foutu dans la tronche de Gianni car le blond il l’aime bien, et en plus là c’est pas que son ex, c’est aussi une maman ce qu’il respecte d’autant plus. « On dit que les italiennes sont les plus belles femmes du monde. » il laisse entendre en étirant un sourire. Il aimerait aller en Italie rien que pour pouvoir vérifier ça Carl mais il aurait trop peur de tomber sous le charme d’une italienne et de pas réussir à repartir ensuite. « Miki pour ?.. » Un diminutif sûrement, comme Carl. « Un mini Santo quoi. » il ajoute dans un nouveau sourire qui se veut plus espiègle. Les yeux du garçon ont de quoi rivaliser avec ceux de son père apparemment et il arrive même pas à s’imaginer mentalement la couleur dont lui parle Santo tellement ça a l’air incroyable, des yeux comme on doit vraiment pas en voir souvent. « Ça doit faire quelque chose de savoir qu’un bout de soi grandit dans ce monde.. » Carl, le gars pas du tout pressé d’avoir des gosses l’envierait presque là, faut dire que le blond il parle de son garçon avec fierté alors ça le touche lui, notamment parce qu’il sait pas ce que ça fait de rendre son papa fier. « T’en avais pas une que tu pouvais amener avec toi ici, de photo ? » Il est toujours très naïf dans les questions qu’il pose mais c’est parce qu’il connaît pas vraiment son histoire à Santo, ce qui le lie à Lucia c’est peut-être bien plus compliqué qu’il se l’imagine là et il sait même pas si son fils il l’a déjà vu en vrai. La question du blond le fait checker une nouvelle fois sa tablette par réflexe, comme si le simple fait de lui demander ça allait faire apparaître le fameux message même s’il est pas sûr de savoir ce qu’il attend vraiment. « Ça fait un moment que mon frère m’a pas écrit, je commence à me dire qu’il a enfin eu sa certif et qu’il m’a renié. » Il sourit et c’est surtout une inquiétude de grand-frère qu’il a là, Blake il abuse un peu de le laisser sans nouvelles alors qu’il est coincé ici. Le gamin doit juste être absorbé par sa petite notoriété qui s’installe car à la base la star de la famille c’est pas Carl. « Et Boris a pas répondu non plus. Je sais pas quoi en penser de ça. » il confie à Santo qui était à ses côtés quand il a lancé sa petite bombe sur son coloc. Pas de réaction venant de Brighton depuis qu’il a posté sa photo, il trouve ça étrange et en même temps il connaît pas assez bien le gars pour savoir si c’est le genre à répliquer tout de suite ou si les représailles il y aura droit pour de vrai à l’extérieur. « Tu sais je regrette pas, et j’assumerai les conséquences s’il doit y en avoir. » il ajoute dans un bref haussement d'épaules. Il pense pas que Boris irait jusqu’à lui casser les deux jambes pour un simple doigt d’honneur mais il va sûrement en entendre parler durant leur discussion à l’appart dont le rendez-vous est presque déjà fixé. Carl ça le tue d'être obligé d'y aller pour récupérer ses affaires parce qu'il pourra pas éviter la confrontation avec ses colocs il le sait, alors que c'est bien le dernier truc qui lui fait envie là de leur parler. « Les mecs qui ont posté sur ta page et sur celle de Costa, vos potes là, ils doivent être fiers que vous portiez les couleurs de Naples dans un jeu de cette ampleur et devant autant de gens. » il suggère en prenant totalement le risque de se gourer car forcément il a rien pigé lui à leurs messages en italien. Les fratelli ils ont quand même l’air de bénéficier d’un sacré soutien dehors, principalement à Naples où décidément toute leur vie semble être même maintenant qu’ils n’y vivent plus. Carl il a vu passer plein de têtes sur leurs deux pages qu’il serait tenté d’associer à des amis d’enfance, des potes de débrouille, des collègues ou peut-être tout ça à la fois en fait, il sait pas trop, mais c’est fort et ça date pas d'hier ce qui les lie tous ensemble il en doute pas.

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Santo
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Message (#) Sujet: Re: cyber (mardi, 12h30) — Hier à 20:14

Il s'était posé tranquillement à côté de son coloc de la semaine. Carl, c'était un peu sa bonne surprise depuis qu'ils s'étaient retrouvés liés quelques jours plus tôt. Il avait résisté aux assauts de Santo et s'était même révélé assez coopératif en matière de brossage d'égo et petites faveurs adressées aux autres, histoire qu'ils s'évitent les nominations. Dans le raz-de-marée que représentait ce sprint final jusqu'au prime des révélations, ils avaient plus ou moins appris à tisser un truc autour de conneries du quotidien. Alors il se sentait pas du tout gêné à l'idée de squatter cette pause stalking de Carl. Qui était vraiment au courant des plans de Jill ? Dès qu'ils cherchaient à poser des questions sur sa vie elle se renfermait comme une défense en catenaccio de la Juve. Il en avait fait les frais en la titillant un peu trop et Jill le lui avait fait payer sur le restant de leurs semaines passées ensemble au chalet. Maintenant Santo il fermait sa gueule et attendait patiemment le prime des révélations, espérant voir dans son petit moment de gloire la confirmation de toutes les hypothèses auxquelles il avait réfléchi depuis leur confrontation. Que Jill se soit faite embarquer par Louis en Corse, ça ne l'étonnait pas vraiment. Surtout quand on savait que Lejla aussi zonait en Europe. Santo il ressentait des trucs hyper contradictoires vis-à-vis de ce petit "other side" que mentionnaient les autres sur les réseaux sociaux. Un coup ça le rendait dingue de jalousie, parce qu'il crevait d'envie de se jeter là-dehors et de gérer les affaires qu'il repoussait depuis cinq ans, tête baissée. Un autre il savait qu'atteindre les demi et le prime des révélations lui permettrait d'avoir ce petit moment de gloire, ce focus caméra sur sa gueule blonde et sur ce qu'il était venu raconter. Alors mentionner Lucia, Miki et tout ce qui attendait là-dehors, c'était à la fois agréable et anxiogène. Il avait de la fierté à revendre, lui, en les mentionnant. Parce que malgré tout ce qui avait pu se passer avec elle, malgré l'amertume de leur situation et de ce qu'ils ne retrouveraient jamais, il éprouvait un respect et un amour sans fin à son égard. Luci', c'était quelqu'un qui occuperait toujours dans son coeur une place entière. Il lui avait fait cette promesse le jour où il avait décidé de l'aimer. C'était pas cinq ans et la distance qui tireraient un trait sur ça. C'était pas non plus ce qu'il pouvait ressentir pour d'autres femmes qui bouleverserait ses certitudes. Y'aurait elle et personne d'autre. Et ça, il avait besoin de s'y accrocher dur comme fer, d'autant plus à quelques jours de sa révélation et des infos qu'il balancerait à la télé. Elle comprenait pas ce besoin que j'avais de venir ici. Il l'avait dit à Louis en confrontation, cette petite mission qu'il s'infligeait elle tenait pas mal de la crise perso. Y'avait une part d'égoïsme évidente. Il n'était pas venu changer le monde, il n'était pas venu délivrer un message pour se soulager le coeur. Il était venu pour lui, pour Cos, pour ses frères et pour ce qui les avait toujours liés. Ce point d'ancrage commun, celle qui les animait. Elle est magnifique Lucia. Quand je l'ai connue je suis tombé direct amoureux d'elle. Il comprendrait bien ça Carl. Vu les discussions qu'ils avaient pu avoir tous les deux dans le confess. Il n'avait aucune difficulté à revenir sur cet épisode là, parce qu'à force il l'avait déjà raconté à Louis et à Aera dans la lueur des confrontations. C'était une rencontre adolescente classique, guidée par la pulsion d'un instinct et d'une certitude. Et potentialisée par l'alcool et l'arrogance qu'il avait à revendre à l'époque, Santo. Michele. Il avait soufflé en souriant, appuyant sur le "k" de son accent napolitain le plus claqué. Comme l'Archange. C'était un peu leur délire à l'époque, à Luci' et Santo, de trouver un prénom qui les connecterait tous les deux. Lui avec son prénom béni des Dieux et elle avec son prénom aux lueurs célestes. Ils partageaient un truc tellement brut et pur qu'ils avaient cherché un compromis dans la beauté de leur croyance. Au final, c'était elle qui avait eu le fin mot de l'histoire, parce qu'à distance de milliers de kilomètres Santo il n'avait pas vraiment pu lui refuser ça. Ouais mais il a les traits plus doux de sa mère. Même si, malheureusement pour Luci', il semblait avoir hérité de la bougeotte et de l'impatience made in bas-quartiers de Napoli. Je sais pas en fait je crois que c'est ce que j'ai toujours voulu. La famille, c'est ce à quoi j'ai toujours aspiré. Du coup ça me semble évident. Et dit comme ça ça pouvait paraître facile, pourtant Santo il s'était construit son petit idéal au milieu d'un environnement extrêmement bordélique. Il avait toujours eu une ambition trop grande pour ses épaules et ce besoin inévitable de s'accrocher à des choses auxquelles il n'aurait pas pu aspirer naturellement. Santo, ses paris, c'était ceux des outsider. Il avait voulu défaire chaque barrière qu'on dressait face à lui. J'aurais bien aimé mais la prod a pris mon portefeuille avec la photo quand j'ai débarqué ici. Comme lui, il avait du lâcher certaines affaires vraiment perso aux portes du chalet. Son regard s'était posé sur le visage de l'irlandais, réciproquement attentif à ce qu'il allait lui dire. Carl était souvent imprévisible dans ses réponses, mais Santo il avait fini par capter comment le mariner pour ne pas le laisser s'écraser sous le poids de son pessimisme. Certif en quoi ? Blake et Carl ils semblaient assez proches, pourtant y'avait toujours une espèce de pique cachée, dans les propos de son coloc envers son frate. Il savait pour l'accident, Santo, mais il n'avait jamais attaché plus d'importance que ça à la compréhension de sa dynamique familiale. Ce qu'il savait c'était qu'il n'avait pas eu une enfance facile. Ca, il le lui avait fait comprendre plusieurs fois à demis-mots en mentionnant sa non relation avec son père. On s'en bat les couilles de Boris. La phrase était lâchée avec ce même sourire qu'ils avaient partagé la semaine dernière, en mettant en scène leur petite photo. Le smile de Carl sur le pola il valait tout l'or du monde. Y'avait tout : la satisfaction, la provocation et la fierté. Et ça le butait un peu qu'il mentionne le mot regret, même si c'était pour lui garantir qu'il se sentait clean vis-à-vis de sa connerie. Parce qu'à défaut de regretter ça signifiait avant tout qu'il y avait réfléchi, Carl. Quand Santo, de son côté, ces genre de trucs il les faisait et effaçait de son esprit à l'instant t. Et qu'est-ce qui t'oblige vraiment à l'avoir cette discussion ? C'était pas la pseudo affirmation de Boris sur sa page qui devait lui attacher les mains. Tu rentres tu chopes tes affaires et tu te barres. Il avait même toute une idée, le blond. Tu nous fais un petit facebook live pendant que tu débarques à l'appart comme ça ils se sentiront bien cons et ils pourront pas te piéger, avec les centaines de milliers de personnes qui materont en direct. Son nouveau statut de people il pourrait bien lui permettre ça. Secret controversé ou pas, Carl il attirerait forcément l'intérêt des personnes en-dehors des murs du chalet. Ca se voyait aux scores qu'il avait alignés à chaque fois qu'il était nominé. Tu sais de quoi ils veulent te parler ? A défaut, il pouvait aussi se préparer à ça. La mention des photos de leur frate' lui avait arraché un sourire. Surtout la dernière. Les voir tous alignés devant ce paysage ultra familier, avec leurs gueules déterminées et fières, ça lui avait fait un truc de ouf à Santo. Dans ses plus simples moments de doute il se les était toujours imaginés, là-bas, chez eux. Et les voir leur renvoyer cette force alors même qu'il redoutait leur rancoeur, c'était le message qu'il avait toujours attendu. Je crois qu'ils sont fiers ouais. Et ça me donne grave envie d'aller jusqu'au bout. En quelques semaines Santo il était passé d'un mindset de résignation à celui de la teigne déterminée qu'il avait été pendant toute son adolescence. Il ne voulait rien lâcher et rafler tout ce qui s'offrait encore à lui. T'imagines les gars ça fait cinq ans qu'on s'est pas vus et ils sont là tous alignés à nous attendre comme quand on allait préparer un match de foot contre les mecs de Scampia. Poing sur le coeur et épaules droites. Avec en bonus le mini-Lupo qui avait l'âge de Miki. Putain, il avait hâte de les voir, ces gueules cassées.

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