Partagez
 

 cill chainnigh (lundi, 19h34)

Aller en bas 
AuteurMessage
Carl
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12120-carlxphttps://www.throwndice.com/t12049-carl 
cill chainnigh (lundi, 19h34) Empty
Message (#) Sujet: cill chainnigh (lundi, 19h34) — Lun 29 Juin - 23:52


@costa
cill chainnigh


Hier y'avait deux salles deux ambiances au moment où Elena a annoncé qu’elle signait son dernier journal de la saison. Carl il a fait partie des candidats plutôt réjouis par la nouvelle et c’est pas trop une surprise, l’intervention de la russe il la redoutait toujours beaucoup parce qu’elle lui a réservé son lot de contrariétés très tôt dans l’aventure,  il savait à chaque fois que c’était avec elle que ses chances de terminer un prime en PLS étaient les plus grandes. À la limite c’est dommage pour le potentiel drama des primes qui va en prendre un coup mais ça c’est pareil, c’est pas lui qui va venir s’en plaindre. Ça lui retire une sacrée épine du pied à l’irlandais, à tel point qu’il décide de trinquer au coca avec lui-même puisque toute occasion est bonne pour qu’il s’enfile une canette de ce truc cancérigène. Sauf qu’il a pas été prévoyant sur ce coup Carl, il découvre avec stupeur que les stocks du chalet en boisson bourrée d’aspartame sont vides. Plus de coca partout où il serait susceptible d'en trouver et pas moyen d’être réapprovisionnés avant demain, c’est qu'elle commence bien cette semaine. Cette pénurie le conduit au bar, aka un lieu où il vient très rarement traîner mais les circonstances exceptionnelles viennent chambouler ses petites habitudes. Là il se laisse tenter par une bière pour la première fois de l’aventure et aussitôt le sentiment de faire une bêtise l’envahit. Chaque gorgée est précédée d’un regard soucieux lancé en direction d’une caméra comme s’il faisait un truc répréhensible - et comme s'il s’était surtout pas illustré dans des trucs bien plus problématiques en sept semaines d’aventure. Il aime bien ça en plus, pas au point de comprendre pourquoi ses camarades ont la descente aussi facile mais un petit verre de temps en temps le tuerait quand même pas. Son coca lui manque mais il découvre d’autres plaisirs, il y va juste mollo parce qu’il tient pas à offrir l’image d’un Carl bourré aux autres manquant encore à son palmarès. Il a pas besoin qu’on lui invente une nouvelle addiction, c’est bon il va pas sombrer dans l’alcool sous prétexte qu’il s’est laissé tenter une fois et là de toute façon il a de la marge avec 4.3°. Mais son vilain petit secret n'en est déjà plus un, Costa débarque alors qu’il a le nez dans son verre de bière et ce qui s'apparente à un flagrant délit dans sa tête est à présent inévitable. « Me juge pas. » il souffle en levant directement ses deux mains comme un voleur. Jugé il a trop l’habitude de l’être mais pour des trucs le justifiant un peu plus, là il commet aucun crime l'irlandais sauf que son cerveau assimile pas forcément les choses de cette façon. « C’est une Kilkenny comme on en trouve chez moi. Y’a plus de coca nulle part, c’est la crise. » Une Kilkenny comme en boit son grand-père, surtout. Son premier réflexe c’est donc de se justifier alors qu’au mieux Costa s’en tape bien de savoir ce qu’il boit, et au pire ça a tout juste dû l’étonner sur le moment. C’est quand même pas l’échafaud qui l’attend Carl, il ferait bien de se détendre. Il avait pas envie d’un jus de fruits, ni d’une menthe à l’eau, en fait aucun soft l’inspirait et il a pas trop cherché à comprendre. Est-ce qu’il avait surtout envie d'opérer un retour à ses origines avec une bière typiquement de chez lui quitte à pas trop assumer ? Inconsciemment peut-être, faut dire que sa terre natale lui manque de plus en plus. « Je sais même pas si ici je suis considéré comme majeur. Au pire c’est pas très grave hein ? » La majorité en Autriche il a pas la moindre idée d’où elle se situe et c’est bien la première fois qu’il est amené à se poser la question. En Irlande ça dépend des endroits mais en Angleterre il est considéré comme majeur partout, c’est d’un compliqué tout ça pour lui. « Tu t’assois avec moi et on débriefe du prime ? » il propose finalement en tapotant le tabouret voisin du sien. « Tu prends quoi ? » il demande au passage et se lève même pour faire le service car ça lui semble bien normal à partir du moment où il invite l’italien. Leurs échanges empreints de tension d’autrefois lui semblent loin, il a plus de haine gratuite à vouer à Costa aujourd’hui et le fait d’avoir été désigné par ce dernier dans un max de catégories négatives la veille ça l’a pas surpris, il s’y attendait. Y’a pas de lézard comme avec Louis et sa fourberie qu’il avait pu anticiper sans pour autant piger comment le gars a pu opérer un turnover pareil à son égard. Costa il est fidèle à lui-même et il préfère vraiment ça. « Alors le clap de fin du journal d’Elena ça t’inspire quoi à toi ? » C’est le premier sujet qu’il décide d’aborder puisque c’est pour ça à la base que Carl a décidé de boire un coup. Dans sa tête y’a un truc à célébrer mais il est pas question que du bonhomme, chacun vit les choses différemment et il ignore pas que la retraite anticipée de la russe ça a aussi fait pas mal de déçus car elle avait ses fans dans le chalet.

_________________
"Come on Superman,
say your stupid line"

Revenir en haut Aller en bas
Costa
Voir le profil de l'utilisateur   
cill chainnigh (lundi, 19h34) Empty
Message (#) Sujet: Re: cill chainnigh (lundi, 19h34) — Jeu 2 Juil - 0:07

Costa passe la porte du bar avec l'intention de choper une bouteille de rouge à servir avec le repas. N'importe lequel, il y connait que dalle et peut sans problème se mettre une mine avec la piquette la moins chère du supermarché. Et maintenant que Loulou est parti, il devra se contenter du nom qui l'inspire le plus. En balayant la pièce d'un scan rotatif, il repère Carl, assis au bar, en train de siroter en solo une petite bière. Vision inhabituelle qui ne le ralentit pas tandis qu'il s'approche. La réaction du gosse, par contre, elle l'amuse. Pris en flag. « Parce que tu bois une bière ? » il relève avec un sourire. Il serait mal placé pour le juger sur ça, Cos, vu comme il a l'alcool récréatif très facile, notamment la bière, qu'il s'enfile comme un daron anglais. Heureusement qu'il fait du sport religieusement, parce qu'il serait ressorti de là avec une panse bien moche. D'autant plus que c'est plus un amateur d'herbe que d'alcool, au quotidien, qui a plutôt tendance à faire maigrir, là il est clairement pas dans son régime habituel. Il s'appuie contre le bar, face à Carl pour méditer sur sa question qui n'en est pas franchement une, à ses yeux. « Si t'as l'âge de participer à une émission de télé-réalité, t'as au moins l'âge pour un verre » il fait remarquer d'un ton sans appel, comme si c'était lui qui décidait. Si le mec peut s'afficher h24 aux yeux de la Grande-Bretagne toute entière, abandonner tout droit sur son image, et s'exposer à l'impitoyable monde de la fame avec toutes les emmerdes qui vont avec, ils seraient quand même gonflés de lui reprocher de boire de l'alcool, même s'il était considéré comme mineur en Autriche, ce dont il doute. De toute façon, même s'ils sont en Autriche, il est pas toujours légalement sous la juridiction britannique, vu qu'il est sous contrat avec une société britannique ? Bref, peu importe. Dans le monde de Costa, on fume et on boit à dix ans, loi ou pas loi. « Les règles sont faites pour être brisées, de toute façon » il relativise, comme si ça résolvait tout le problème. C'est son mantra dans la vie, Costa, le leitmotiv qui guide à peu près toutes ses décisions. Au pire, il se dit qu'il faut toujours des exemples à filer aux autres et ça le dérange pas de jouer le rôle de la transgression, tant qu'il s'éclate au passage. Parce qu'il se ferait vraiment trop chier s'il devait jouer le jeu de la vie selon le manuel. « Tu bois jamais en temps normal ? » Vu comme il a l'air de stresser pour un truc aussi banal. Il se souvient pas l'avoir déjà vu le verre à la main, mais bon, c'est pas non plus la personne qu'il côtoie le plus du chalet, Carl. Mais vu le personnage, ça serait pas si étonnant qu'il soit pas le genre à toucher régulièrement à ça. Costa, il finit par poser ses fesses sur un tabouret en même temps que Carl se lève pour faire le serveur et l'espace d'une seconde, il a envie de se marrer d'incrédulité face à un tel revirement dans leurs relations. Franchement, Rosa elle peut le remercier d'avoir aussi longtemps tenu ses positions en privilégiant l'intégrité de son libre arbitre plutôt qu'une tranquillité qu'il aurait pu gagner direct. Mais dans le fond, il est content, Cos, de plus avoir à balancer des regards en biais à Carl pour constater l'expression insondable sur son visage dès qu'ils se trouvaient dans la même pièce. Et puis même s'il en a pas toujours l'air, Cos il aime découvrir les gens, s'entourer, écouter des particules de vie aussi éloignées de la sienne. Quand il laisse Carl disserter sur sa famille en confrontation, c'est vraiment parce que ça l'intéresse. « La même chose que toi, chef. » Tant qu'à faire. Même à Londres, il en a jamais goûtées des comme ça. La pommette appuyée sur son poing, il songe au prime, puis à Elena, guidé par les mots de Carl. Objectivement, il n'en a pas grand chose à foutre de la fin de sa chronique, mais dans le cadre du jeu, c'est le genre de trucs qui les touche directement. Le truc avec Cos, c'est qu'il essaie au max de ne pas trop laisser le jeu et ses réalités le parasiter en restant concentré sur sa vie à l'extérieur, quitte à ce que ça le fasse passer pour un mec détaché ou désinvolte, comme il a pu l'entendre au prime. ça l'avait fait sourire, cela dit, si ce sont les pires défauts qu'ils ont pu lui trouver, c'est qu'ils ne le connaissent finalement pas tant que ça. Ou qu'ils vont tomber de haut quand il va révéler son secret. Il s'est bien rendu compte qu'il présente aux autres ici une facette de lui qui ne s'accompagne pas de tout ce qu'il est au quotidien, dans sa vie de tous les jours, tout simplement parce qu'ici, il n'est pas du tout soumis aux mêmes enjeux. A la rigueur, les seuls qui ont eu accès à une part de lui non-négligeable qui transparaît peu dans ses relations au sein du chalet, c'est Carl, justement. Et les quelques Adlers qui restent. Un Costa beaucoup plus impulsif, plus virulent, plus dur, beaucoup plus émotionnellement impliqué aussi. « Elle me fait délirer moi, Elena, elle sait mettre de l'ambiance comme personne » il s'amuse. Même s'il a pu en faire les frais une fois. C'est frustrant et casse couilles sur le moment, parce qu'après tu passes ta semaine à devoir gérer les retombées et à t'expliquer avec X ou Y, mais d'un point de vue extérieur, il trouve ça incroyablement divertissant, Costa. Parce que c'est un mec qui a besoin d'être stimulé en permanence, il a besoin que les choses bougent, pour éviter de tomber dans un ennui qui lui ronge l'esprit. C'est pour ça qu'il s'entend aussi bien avec les gens problématiques, avec les boiteux de son quartier populaire, pour ça qu'il traîne avec des types pas clairs et cabossés, tant à Naples qu'à Londres, pour ça qu'il aime les nanas qui sont au moins un peu difficiles à vivre. Parce que quand tout va bien, quand tout est paisible, il a tendance à vriller et à lui-même foutre la merde. « Ose me dire que tu kiffes pas un peu quand elle balance des infos sur tout le monde » il le taquine gentiment, parce que c'est son style de dédramatiser et en l'occurrence, de dédramatiser ses petites obsessions virtuelles. Les retombées, elles se sont un peu apaisées pour Carl, ces derniers jours, même si c'est probablement pas toujours simple avec Rosamie. Mais il a l'air de trouver son équilibre entre ceux que ça gêne ou qui ne savent pas comment réagir et ceux qui font avec. « Ou alors t'es chaque fois déjà au courant de tout ce qu'elle dit... » il réalise brusquement en tournant vers lui des sourcils haussés, hyper intéressé. Pas impossible vu le temps qu'il passe dans la salle d'observation et vu le talent qu'il a l'air d'avoir pour dénicher des infos sur les gens qui lui tapent dans l'oeil. Franchement, il serait presque tenter de voir s'il est capable de niquer le système et avoir accès à l'insta de Giu pour voir comment elle va, au-delà des nouvelles qu'elle ne donne pas sur le RS. Il a même pas peur que Carl ne s'entiche d'elle, même si ça serait largement justifié puisqu'elle est parfaite, parce que si c'était le cas, il lui couperait les couilles au sécateur directement, tout simplement. Et comme ça, plus de problème.  « T'as jamais voulu utiliser tes capacités de recherche pour autre chose que les filles ? » Carl, il est persuadé que c'est ce genre de môme, il suffirait qu'il mette son énergie dans un truc positif, et il ferait des merveilles. Ses petits talents de dénicheur d'infos, ils seraient sans doute appréciés par des bonhommes comme des détectives privés. Bon, il sait pas exactement jusqu'où il va, même s'il lui a globalement expliqué sa petite routine, mais s'il est capable de réellement trouver de l'info, il ferait un bon agent. « Inspecteur Carl. » il souffle d'un air mystérieux au-dessus de la bière qu'il lui a servie. « Si tu pouvais faire n'importe quoi de ta vie, ça serait quoi ? Pas forcément un métier. » il demande en suivant le fil de ses pensées et en zappant finalement totalement le prime. Pendant une seconde, il avait même oublié qu'il était au pair, Carl, tellement c'est pas un truc qui le définit à ses yeux.

_________________
Editer mon profil ZjbKsHQ
pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. pour te mettre une balle dans la tronche, je mettrai pas plus d’une seconde.

Revenir en haut Aller en bas
Carl
Voir le profil de l'utilisateur  https://www.throwndice.com/t12120-carlxphttps://www.throwndice.com/t12049-carl 
cill chainnigh (lundi, 19h34) Empty
Message (#) Sujet: Re: cill chainnigh (lundi, 19h34) — Sam 4 Juil - 17:03

Il sent que Costa est pas du tout là pour le juger et pourtant son verre de bière s’il pouvait le faire disparaître d’un claquement de doigts il hésiterait pas. Carl il est tout piteux devant l’italien et ce dernier s’en étonne à peine parce qu’au bout de presque deux mois de cohabitation ses réactions démesurées elles surprennent plus grand monde, la seule nouveauté ici c’est qu’il s’illustre dans un petit moment picole mais même ça y’a peu de chance que ça crée une onde de choc et de consternation dans le chalet. En ce qui concerne sa majorité pas nécessairement reconnue en Autriche Costa apporte une réponse qui lui plait bien, avançant qu’à partir du moment où il a l’âge d’être ici il a l’âge pour boire et ça fait tout de suite sens dans la tête du bonhomme. Il trouve ça logique en fait, donc il lui en faut pas plus pour se ranger à cette idée. « Ouais allez ! » et là-dessus il siffle une  gorgée de sa bière et on sent que l’italien a vraiment avancé l’argument qu’il fallait pour le détendre. Comme quoi ça tenait pas à grand-chose sa pseudo culpabilité de se laisser aller à un petit verre, il suffisait de lui rappeler où il se trouve et le tour était joué. « Non non, je bois plus du tout. » il l’informe en remuant légèrement la tête car sa consommation d’alcool à l’année et surtout depuis qu’il s’est barré jouer les boniches en Angleterre bah.. y'en a plus en fait. Il avait droit à sa petite coupe chaque fois qu’il allait chez son papi à Carrick mais la binouze, étrangement, c’est sa propre découverte. « Et en fait j’aime bien ça. » il reprend en étirant un sourire et s’il le confie à Costa c’est parce qu’il sait que ça restera entre eux. Il se rue derrière le bar pour choper une Kilkenny pour l’italien et décapsule la bouteille avant de la déposer devant lui, et puis au passage il lui chope un verre même s’il suppose que c’est bien le genre à boire directement au goulot. « C’est une ambrée. Tu bois quoi toi d’habitude ? » il demande en désignant la fameuse bière provenant de chez lui juste histoire de savoir s’il est plutôt blonde, brune, blanche, noire ou rousse comme celle-ci. Carl il a beau quasiment jamais mettre le nez dans l’alcool il vient quand même d’un pays qui a sorti la Guinness, donc il est un peu né connaisseur malgré lui. « Mon papi il dit que les blondes c’est de la pisse. » Et ça l’amuse toujours de raconter ça parce que son grand-père paternel il est connu pour avoir des positions hyper tranchées sur les choses, d’ailleurs Carl il s’est jamais demandé si c’était fondé comme truc car d’emblée il a un peu tendance à lui donner raison. Costa il est pas prêt à danser la polka sur le bar pour fêter la fin de la rubrique d’Elena lui, comme il dit la russe le fait délirer et sa petite intervention chaque semaine apportait un truc pas négligeable aux primes. « Ça avait le mérite d’animer le salon c’est sûr. » il concède à admettre dans un haussement d’épaules. Ça mettait l’ambiance comme dit Costa mais faut voir laquelle, les candidats qui sortaient en trombe du salon après avoir pris une info de travers c’était pas les moments les plus fun des primes. « Et elle faisait bien son job. » il reconnaît là encore et c’est marrant, Carl il parle de la chronique de la russe au passé comme si dans sa tête c'était d'ors et déjà mort et enterré. « Mais moi j’aimais pas me demander à chaque fois si tel ou tel truc était pas bidonné. Et puis ses commentaires.. » il relève sans poursuivre, préférant se raccrocher au regard de Costa pour lui faire comprendre la suite comme ça. Le coup du charisme inexistant il est jamais passé. Elena il sait pas si elle jouait un rôle pour l’émission ou si elle était aussi cassante en vrai, un peu comme Reese qui semble être un vrai con sans qu’il sache si c’est une image qu’il emprunte pour donner l’impression d’une prod de caractère. « Elle avait ses têtes en plus Elena. » et ça il le glisse avant de porter une nouvelle fois le verre à ses lèvres. Il l’a jamais sentie très impartiale la russe et il a aucun problème pour l’affirmer aujourd’hui, d’ailleurs il doute d’être le seul à avoir remarqué qu’elle avait ses chouchous et à côté des candidats sur lesquels elle aimait bien taper. Costa le fixe et se demande d’un coup s’il était pas au courant de certaines infos avant tout le monde, et il décèle facilement une allusion à sa petite routine de fouine. « Tu sais j’espionnais juste Rosamie moi. Bon, et toi. Et puis Gianni au tout début okay. » La liste s’allonge mais il s’arrête officiellement à trois noms, autrement dit les protagonistes tous désignés de son petit scénario. Carl il avait pas trop d’intérêt à écouter la moindre conversation se jouant dans le chalet si elle n’impliquait pas ses candidats cibles car il l’a dit et répété, il le faisait par besoin et sûrement pas par plaisir. La question qui suit il la voit pas du tout venir, par contre. Sur le moment ça le décontenance un peu mais c’est aussi parce qu’il a plus l’habitude qu’on juge ce qu’il fait Carl plutôt qu’on l’encourage à tirer profit des skills que ses pratiques lui ont permis de développer. « Voulu je dirais pas ça mais j’y ai pensé ouais. » Il se rappelle en avoir très vaguement parlé à Jill une fois quand elle lui avait demandé de se projeter dans dix ans. Carl il avait brièvement évoqué un boulot dans l’informatique qui lui déplairait pas et des compétences qu’il pourrait éventuellement apporter à une boîte, mais il a plus jamais étudié la question depuis. Ça avait été survolé sans trop de sérieux et d’ailleurs l’américaine avait pas réagi à ce qu’elle a certainement associé à un énième délire de sa part. « En vrai je crois que je dirais pas non à bosser pour Facebook ou pour Google. » il balance comme ça, car autant mettre son savoir-faire au service de sites qu’il connaît plus que bien et à l'intérieur desquels il est habitué à trifouiller. « Tu pensais à quoi toi ? » il lui demande avec une réelle curiosité car si Costa a des pistes faut pas qu’il hésite à lui en filer, le bonhomme est en pleine errance pro et perso et il est pour le moment bien incapable de dire ce qu’il va faire de sa vie. Justement c’est drôle parce que c’est la question que lui pose frontalement Costa après l’avoir affublé d’un tout nouveau blase qui pour une fois lui plait bien. Inspecteur c’est classe, et ce qu’il apprécie aussi chez l’italien c’est que c’est l’un des derniers candidats qui n’a pas cédé à la tendance complètement pétée de l’appeler Carlito. Ça il n’en peut vraiment plus de l’entendre, au point que les petites provoc de Presley qui voulait pas entendre parler de diminutif lui semblent limite acceptables à côté. « Tu fais bien de préciser » il lance dans un rire nerveux car ça le rassure de pas être obligé de se projeter dans un métier là, et il voit pas trop ce qu’il aurait pu lui sortir comme ça avec aussi peu de réflexion. « Déjà au risque de faire un peu pitié j’aimerais pas avoir vécu pour rien. Pas forcément accomplir des trucs dingues qu’on verra plus tard dans les bouquins d’Histoire mais tu vois.. ça me rendrait triste je crois d’avoir été de passage sans contribuer à quelque chose, quelque part. » C’est vague et c’est brouillon, à l’image de ses pensées là tout de suite qu’il tente tant bien que mal d’ordonner. « Mon palmarès perso pour le moment si on résume c’est être à l’origine de la dépression post-partum de ma maman, c’est pas avoir protégé mon frère quand il aurait fallu, et c’est délirer sur des filles qui savent pour la plupart même pas que j’existe. » il énumère, son regard fixant le verre entre ses mains pour pas croiser le regard de Costa à ce moment-là même si tout ça il le sait, tout ça ils en ont parlé déjà. « C’est pas ce genre de trucs que je veux raconter à mes enfants plus tard si j’en ai. » Il a déjà dit qu’il était pas (du tout) pressé d’en avoir, mais en même temps il trouverait ça un peu triste que la question se pose jamais. Il voudrait prendre cette décision par lui-même en fait, plutôt que la vie la prenne à sa place. Carl il demande pas à marquer le monde de son empreinte, il aimerait juste s’investir dans un projet suffisamment impactant pour que ça devienne le projet de sa vie parce que sa vie à l’heure actuelle elle a pas trop de sens à ses yeux. Il sait pas pourquoi il est là en fait, et il a l’impression que maintenant que le cap des 20 ans est passé il va possiblement vers 10 nouvelles années d’errance s’il fait rien. Et le cap des 30 ans, on sait ce que ça lui inspire au bonhomme donc raison de plus pour se bouger. « Faudrait peut-être que je me trouve un combat à mener comme Kara ou Rosamie. » il laisse entendre en menant en même temps une réflexion avec lui-même, et il pourrait tout aussi bien citer Roma là. Les causes défendues par ses camarades il les soutient même s’il a le sentiment que le combat de sa vie, s’il en existe un, se trouve ailleurs. « Ton combat à toi c’est lequel ? » il demande alors qu'il tourne sa tête vers Costa en supposant que lui aussi dans la vie il se bat pour quelque chose. C’est pas un mec qui reste les bras croisés à regarder le monde partir en sucette l’italien il en est sûr, et y’a sûrement un tas de trucs qui l’animent ici bas contrairement à Carl qui n’est actuellement animé par rien d’autre que ses épisodes. Son temps, son énergie, il investit tout ça dans ses activités de cyberdemeuré donc faut pas qu’il s’étonne s’il passe à côté de son existence alors que parfois tout près de lui y’a des gens qui font bouger les choses.

_________________
"Come on Superman,
say your stupid line"

Revenir en haut Aller en bas
 Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
THROWN DICE - SAISON 13 ::  :: BAR-
Sauter vers: