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 the shelter of your arms (mercredi, 20h00)

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Gianni
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Message (#) Sujet: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Lun 13 Juil - 17:50

THE SHELTER OF YOUR ARMS.
W / @Roma

« Rendez-vous au lac dans une heure. » Il avait glissé à l'oreille de Roma, alors que celle-ci était assise sur le bord de son lit, avant de lui voler un baiser puis de prendre son air le plus mystérieux au moment de quitter leur chambre. Gianni, ça faisait des jours qu'il mûrissait l'idée de la surprendre, mais surtout de lui faire plaisir, pour fêter à leur manière leurs places en demi-finale et aborder la fin de l'aventure avec la légèreté qui les caractérisait. Il ne pouvait peut être pas encore l'inviter dans un vrai restaurant, ou lui faire découvrir quelques uns des endroits qui comptaient le plus à ses yeux, mais il pouvait s'assurer qu'elle passerait une agréable soirée autour d'un bon repas, qu'il aurait préparé lui-même, et parce que ce soir c'était à son tour de lui nourrir le corps et le cœur. A son tour de la faire se sentir spéciale, comme elle l'avait fait pour lui le jour de son anniversaire, parce que Roma dédiait depuis le départ le plus clair de son temps aux autres et méritait d'avoir pour une fois quelqu'un pour s'assurer qu'elle ne manquait de rien. Alors il avait investi la cuisine un peu plus tôt dans l'après-midi, s'était affairé à préparer des recettes bien de chez lui, et parce qu'on faisait pas plus solaire et lumineux que la cuisine du sud, ses saveurs, ses couleurs, et son petit goût d'été. Pas un gramme de viande, mais une tendresse qu'il avait mise jusque dans la cuisson de ses plats, qu'il avait scrupuleusement vérifiée entre deux allers-retours au lac pour préparer le terrain. Une nappe étendue à quelques mètres de l'eau, une vaisselle impeccable et, bien entendu, une bonne bouteille à lui faire découvrir si elle avait envie de changer un peu de la bière. L'heure dite approchant, il s'était fait aider de Cami pour terminer dans les temps et éviter un accident sur le trajet, après avoir précautionneusement recouvert chaque plat de papier aluminium pour conserver leur chaleur. Le soleil déclinait lentement à l'horizon et d'ici quelques minutes les bords du lac baigneraient sous les lumières du soir, et c'est précisément parce qu'il espérait lui offrir ce spectacle-là pour l'une de leurs dernières soirées à Hallstatt qu'il l'avait conviée à le rejoindre à cette heure-ci. Elle arriva avec quelques minutes d'avance, mais fort heureusement tout était prêt. Gianni s'avança alors pour tendre la main vers elle. « J'espère que le cadre te plaît. Ça fait un peu loin du chalet mais j'ai pris la mauvaise habitude de t'avoir rien qu'à moi. » Il glissa dans un petit sourire, dans une allusion aux moments qu'ils avaient partagé la semaine passée, sur ce balcon puis dans cette chambre où le monde extérieur semblait avoir pour un temps disparu. Ça l'avait fait sourire, Gianni, de partager la sienne avec Roma cette semaine, parce que c'était forcément agréable de pouvoir passer toutes ses nuits près d'elle. « Cami m'a aidé à tout transporter. » Et c'était pas sans raison s'il s'était tourné vers elle, mais parce qu'elle était la première à qui il se soit confié au sujet de Roma, et aussi l'une des personnes dont ils étaient tous les deux les plus proches dans cette aventure. Ça comptait pour lui que ce soit Cami, et il savait que ce serait pas sans symbolique non plus pour Roma. « Tout est végétarien. Spaghetti alla puttanesca pour l'entrée, Lasagne al pesto pour le plat principal et Cheesecake alle ciliegie pour le dessert. Et j'ai aussi prévu un petit vin dont tu me diras des nouvelles pour aller avec les antipasti. » Il exposa, son sourire s'étirant tandis qu'il l'aida à s'asseoir sur l'un des coussins qu'il avait disposé par terre, puis entreprit d'ouvrir ladite bouteille et de les servir. Il tendit son verre à Roma et releva son regard vers le sien. « A quoi tu veux trinquer ? » Lui, il avait bien quelques idées, mais cette soirée c'était avant tout celle de Roma.

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Roma
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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Lun 13 Juil - 23:38

Un brin de mystère dans la voix et le regard, @Gianni lui donne rendez-vous dans une heure au lac. Elle lève le nez de sa lecture, le livre que Cami lui a offert, pour l’observer l’air surpris. Elle n’a même pas le temps de le questionner, un baiser sur sa joue et le voilà déjà reparti. Elle aurait aimé savoir ce qu’il prépare, pour anticiper si elle pouvait par exemple garder son vieux jean ou faire un petit effort vestimentaire. Trop ravie d’avoir une bonne excuse pour enfiler une petite robe, elle se décide pour l’effort vestimentaire. Déposant son livre sur le bord du lit, elle prend la direction du dressing, puis de la salle de bain. Elle a du temps devant elle pour se préparer, laissant son imagination supposer ce qui l’attend au lac. Il est encore tôt, mais elle prend quand même la direction du rez-de-chaussée. Elle sent comme une agitation autour de la cuisine, mais bizarrement il y a toujours quelqu’un ou quelque chose pour l’en éloigner. Alors elle tue sa curiosité et prend tranquillement la direction du lac, soulevant de temps à autre le bas de sa robe qui a tendance à trainer. Elle profite des paysages autrichien, s’imprègne des couleurs, des odeurs, de l’architecture et se fait la promesse de revenir avec ses filles quand l’occasion de présentera. La fin de cette saison se fait doucement entendre, entre la venue des anciens et cette demi-finale qui plane au dessus de leur tête, Roma ne s’est pas tellement rendue compte du temps qui est passé. Et se remémore avec nostalgie les moments révolus. Les premiers mots échangés avec Michaela sur la route menant au village. Les bâtiments escaladés avec la complicité d’un Santo et d’un Costa. Le restaurant et Ashley. Les bonbons avec Carl. Chaque endroit où elle pose son regard lui rappelle un souvenir avec l’un de ses camarades. Et le lac, quand elle s’y approche, elle repense à Rosamie à ses larmes pour ses filles, durant la première semaine. A ce souvenir, elle ajoutera facilement celui qu’ils vont se créer tous les deux ce soir. Elle affiche un regard plein de surprise quand elle découvre Gianni près d’un pique nique tout ce qu’il y a de plus romantique. Ses petites mirettes, passent de lui à tout ce qu'il a préparé, avec envie. L’indienne s’approche de lui, glisse une main dans la sienne. « C’est magnifique. » S’il continue comme ça, elle va facilement y prendre goût elle aussi à l’avoir rien que pour elle. « Moi j’aime bien cette habitude. » Elle lui avoue, répondant à son sourire. Entre la semaine dernière qui ne pouvait être plus idyllique et le faite que cette semaine ils partagent la même chambre, ils étaient gâtés en moments précieux. Il mentionne la participation de Cami et ça lui arrache un sourire heureux. La petite française avait depuis le début une place particulière dans leur histoire. Si lui s’était confié à elle à son propos, Roma avait également eut son lot de questions à la Cami. Un ange cette meuf. « C’est vrai ? Elle devait être trop contente de te donner un coup de main. » Elle l’imagine bien avec son petit sourire enfantin, les bras chargés de bonne nourriture et se concentrant pour ne pas tomber par inadvertance. Alors qu’il lui explique le menu, elle se rapproche pour l’entourer de ses bras, déposant un baiser furtif sur sa joue. Elle est trop contente qu’il ait organisé ce petit moment pour eux deux. Bien sûr elle a pas tout comprit, elle sait qu’elle mangera des pâtes, un cheesecake, du vin et que tout est végétarien. « Merci, ça à l’air trop bon, même si va falloir que tu m’explique ce que ça veut dire « la puttanesca » et ce que t’as dis après le Chessecake. » Elle se laisse guider jusqu’à un coussin et s’installe le regard émerveillé par ce cadre parfait. Acceptant le verre qu’i lui tend elle se perd un instant dans le clair de ses yeux. Elle se sent tellement reconnaissante pour ce moment qu’ils vont partager. Heureuse qu’il ait eu envie de lui faire plaisir, en passant du temps en cuisine et à confectionner ce petit cocon au bord du lac. Parce que si elle se sentait nostalgique des débuts, là tout de suite elle a juste envie de savourer chaque seconde près de lui, profiter de ce coucher de soleil qui s’amorce, de cette nourriture qui donne envie et de ce bon verre de vin. « Tu veux bien qu’on trinque à toi ? » Elle propose, déposant tendrement sa main sur la sienne. Parce que c’est bien la première chose qui lui vient à l’esprit quand il lui pose la question. Elle veut trinquer à lui et ses jolies tâches de rousseurs. Elle pourrait trouver une centaines d’autres idées. Trinquer au destin, à la production. Faire une petite dédicace à ses filles, ironiser quelque chose sur le mariage, mentionner leur statut de colocataire. C’est lui qui recoupe pas mal de ses propositions, alors ça lui semble plus juste de trinquer à Gianni. Et l’idée la séduit vraiment, alors s’il préfère trinquer à autre chose, elle insistera. Un sourire complice en coin, les verres se rencontrent dans un tintement. Après avoir porté le verre à ses lèvres et exprimé du regard à quel point elle le trouvait bon, une petite question s’invite dans sa tête. Question qu’elle se presse de dire à voix haute, un petit sourire taquin en coin. « A quel moment tu as su qu’on était plus vraiment des amis ? » Elle y a réfléchit Roma et elle pense que ça date d’il y a déjà un petit moment, plus longtemps qu’elle ne l’aurait avoué.
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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Mer 15 Juil - 1:34

Gianni n'avait pas hésité bien longtemps quant à l'endroit où il pourrait bien convier Roma à le rejoindre pour un pique-nique en tête à tête, le lac étant probablement le plus beau panorama qu'ils aient sous les yeux depuis le début. Cet endroit, il dégageait une telle quiétude et un tel charme intimiste qu'il n'aurait pas pu rêver à un cadre plus agréable pour cette soirée. Il avait voulu marquer le coup, parce que c'était l'occasion de lui prouver par des gestes tout ce qu'il lui avait déjà dit. Et qu'après les moments qu'ils avaient partagé la semaine passée, c'était d'autant plus important de montrer à Roma que ce qu'ils commençaient à écrire tous les deux comptait pour lui et qu'à aucun moment il n'aurait laissé les choses aller jusque là s'il avait du craindre de ne pas pouvoir poursuivre cette relation au-delà de ce cadre, et de ce jeu. Tous les deux, ils savaient bien que l'après ne serait pas évident, et que c'était une source d'inquiétude pour Roma depuis sa révélation, mais parce qu'il pensait chaque mot qu'il lui avait dit sur son envie d'être présent, cette soirée avait un vrai sens. Parce qu'il pouvait en attendant s'assurer qu'elle ne doute pas d'une chose : sa sincérité à lui. Alors lorsqu'elle le rejoignit sur les bords du lac, son sourire s'étira en même temps que sa main glissa dans la sienne pour la rapprocher de lui. Tout n'était sûrement pas parfait et il priait pour qu'un coup de vent ne vienne pas balayer la nappe qu'il avait garnie en l'attendant, mais la seule chose qui importait c'était qu'ils passent cette soirée tous les deux. Parce qu'il y avait bien une partie de lui qui avait pris goût au fait de l'avoir pour lui tout seul, que ça changeait rien au fait qu'il ait hâte pour elle qu'elle puisse retrouver ses filles et tente autant qu'il le pouvait d’apaiser ses craintes à leur sujet. Elle le savait, Roma, ça rendait juste ces moments-là plus précieux encore. « On devrait avoir le coin rien que pour nous pendant quelques heures. » Il glissa dans un sourire tendre, et parce qu'il savait que tout le monde risquait d'être occupé ailleurs, entre le retour des anciens et la fin de l'aventure qui poussait un peu chacun à privatiser un bout du domaine pour profiter les uns des autres. Mais plus que ça, il avait fait passer le mot, parce que c'était trop important de pouvoir lui offrir cet écrin de sérénité dont elle avait trop manqué au cours de sa vie. « Alors si après le dîner tu veux faire le tour du lac en barque... » Il soumit, relevant vers elle un petit regard amusé, parce que c'était un élément dont il avait tenu compte au moment de choisir cet endroit. Naviguer sur le lac à la tombée de la nuit, après un pique-nique à l'italienne, c'était le must du romantisme à ses yeux. Évoquant Cami et son aide précieuse, il ne fut pas surpris que Roma semble touchée. « Elle l'était, mais je crois surtout qu'elle m'aurait arraché les yeux si j'avais osé demander à quelqu'un d'autre. » Et l'idée lui tira un nouveau sourire, parce que dans sa tête c'était un choix évident, parce qu'il était sûr que ça lui ferait autant plaisir qu'à lui de préparer tout ça pour Roma et que c'était symbolique, après les confessions qu'ils avaient pu échanger. Ses lèvres s'étirèrent avec douceur lorsqu'elle vint déposer un baiser sur sa joue et Gianni prolongea leur étreinte un instant, impatient de lui faire goûter à ce repas. « Ciliegie, ça veut dire cerises. Et la puttanesca, c'est une sauce préparée à base de tomates, d'huile d'olive, d'ail, de câpres, d'olives noires et de peperoncino, c'est un piment mi-fort. La recette originale comprend des anchois, mais j'ai l'habitude de faire sans avec ma sœur Ludo. » Il confia doucement, sa prochaine précision lui valut d'étirer un petit sourire en coin. « Elle mange ni viande ni poisson elle non plus. » Autrement dit, c'était rien de moins que ce à quoi il était habitué avec sa sœur aînée, qui avait très tôt revendiqué ses convictions et que lui avait toujours soutenue même quand elle avait insisté pour proposer deux fois plus de plats végétariens à la carte du restaurant. Parce que s'aimer, c'était aussi faire des concessions l'un pour l'autre et que Gianni, ça avait toujours été son truc de faire plaisir à ses proches, comme si ça lui demandait moins d'efforts que n'importe quoi d'autre. Leurs verres remplis du vin qu'il avait choisi pour cette soirée, il croisa son regard et sentit son sourire s'étirer avec une infinie tendresse – et une certaine émotion – lorsqu'elle proposa de trinquer à lui. Parce que comme beaucoup de gars du sud il avait jamais manqué de tempérament, d'un certain bagout et de la panoplie du type à peu près sûr de lui. Mais au fond, Gianni, il s'était toujours écrasé pour contenter ses proches, avait toujours placé ses parents et ses sœurs sur un piédestal. Mais lui, on ne l'avait pas souvent encouragé, on ne l'avait pas souvent rassuré sur ce qu'il valait ou convaincu qu'il n'y avait pas de rêve qu'il ne puisse pas atteindre. C'était pas forcément de la faute de ses parents, mais il avait fallu que sa famille traverse une épreuve pour qu'il se sente vraiment soutenu par ceux pour qui lui serait capable de tout. Alors les mots de Roma, ils le touchaient plus qu'elle n'en avait sans doute conscience. « Si toi ça te fait plaisir, alors oui. Je veux bien. » Il souffla doucement, retournant sa main pour entremêler ses doigts aux siens et profiter d'être ici, avec elle, pour un moment suspendu. Leurs verres se rencontrèrent, et il reposa son regard dans le sien avec tendresse et malice à la question qu'elle formula. « Je crois que c'est quelque chose que j'ai commencé à éprouver sans vraiment m'avouer que c'était ça, au début. Je savais au fond de moi que tu me plaisais, tout comme je savais que t'étais entrain de prendre plus d'importance que n'importe qui d'autre pour moi dans cette aventure. Mais tu le sais, une partie de moi avait aussi peur de regarder cette vérité en face. » Elle le savait parce qu'ils en avaient parlé ensemble, la première fois dans la loveroom quand ils avaient évoqué leur relation, le regard que chacun avait commencé à poser sur l'autre et la façon dont leur parcours sentimental rendait légitimes certaines de leurs craintes. « Mais quand j'en ai discuté avec Cami, j'ai compris que si j'évitais de me poser la question jusque là, c'est parce que t'étais plus vraiment une amie pour moi depuis quelques temps et qu'à ce moment-là ça me fichait la trouille qu'il y ait toutes ces inconnues dont je pouvais pas espérer parler avec toi. » C'était la semaine à Linz, et savoir à ce moment-là qu'elle allait mal de son coté n'avait pas rendu les choses plus simples. « Tout ce que je voulais à ce moment-là, c'était être auprès de toi. Et quand j'ai cru te perdre, quand toute cette histoire avec Aera a été largement grossie, là j'ai plus eu le moindre doute. » Sur ce qu'il éprouvait et sur la façon dont il la voyait, parce qu'il l'avait déjà ressenti au fond de lui quand ils s'étaient retrouvés et que le soulagement s'était mêlé à d'autres choses. « Aujourd'hui, j'ai plus peur. » Il souffla doucement, au moment de raccrocher son regard. « Je me sens bien, avec toi, et j'ai assez fait semblant dans ma vie pour savoir que c'est la seule chose qui doit compter. Je sais qu'ici c'est facile de dire ça et que dehors tout pourrait se compliquer. Je le sais, mais ça me fait pas peur. Parce que je tiens vraiment à toi, que c'était le cas avant que je connaisse ton histoire et que ça l'est toujours. Je peux pas te promettre que ce sera évident, au moins au début, mais je peux te promettre que tu seras pas seule. Parce que ça non plus, ça a pas changé. » Son envie d'être là pour elle y compris dehors, si les choses devaient se compliquer pour Roma, elle était toujours présente et il ne changerait pas d'avis, il n'avait pas l'ombre d'un doute là-dessus. « Et toi alors, c'était quand ? » Il reprit dans un petit sourire, ses doigts toujours mêlés aux siens, alors que devant eux le soleil déclinait lentement à l'horizon.

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Roma
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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Ven 17 Juil - 1:55

Elle s’était laissée arracher à un moment banale, pour goûter au mystère romantique qu’il lui proposait. Une petite robe plus tard la voilà déjà entrain de dévaler les rues d’Hallstatt, la hâte guidant ses pas. Heureux chanceux d’une distribution des chambres en leur faveur, ils avaient déjà la chance de partager des moments spéciaux, tranquilles, loins des regards de leurs camarades. Mais l’idée de voler quelques heures au bord du lac, rien que pour eux deux (et les quelques spectateurs) avait su la séduire. Et lorsqu’elle pose son regard sur cette jolie nappe, ces belles assiettes et le repas qu’il a confectionné, elle croit bien que son coeur se met à danser. Son regard passe de lui à ce qu’il a préparer, avec cette lumière qui s’en dégage si souvent. Elle est heureuse Roma, heureuse de passer un moment avec lui. Heureuse qu’il veuille lui faire plaisir avec des choses simples de la vie. Alors cette habitude dont il parle, elle l’aime bien. Elle s’y fait, à l’avoir rien que pour elle. Et compte en profiter le plus longtemps possible, si cette proximité devait simplement avoir une fin. « Tu as privatisé le lac ? » Elle demande, le ton amusé et conquis à la fois. Conquise d’être là, avec lui. Conquise par cette idée d’un tour sur le lac et tout le romantisme qui va avec. « Tu as tout prévu. » Elle commente, épatée. Cette idée de faire un tour sur le lac lui plaisait vraiment, elle porte son regard sur les barques qui se trouvent qu’à quelques mètres d’eux. « Ça me plairait beaucoup. » Elle évoque, avant de poser de nouveau son regard tendre sur lui. Et elle se rend compte alors qu’elle n’avait jamais eut le droit à ce genre de romantisme. On lui a offert des fleurs, des chocolats, récité des poèmes. Mais elle n’a jamais eu le droit au pic nique hyper romantique sur fond de coucher de soleil avec une balade sur le lac à la clef. Et savoir que Cami a participé à l’élaboration de cette petite soirée la touchait vraiment. Et un rire éclos sur ses lèvres quand il évoque la possible attaque sur ses yeux s’il avait osé demander un coup de main à quelqu’un d’autre que la française. « C’est clair, alors que tu as de si beaux yeux, ce serait dommage. » Elle flirte, se lovant un instant contre lui pour lui offrir un baiser tendre qu’elle dépose sur la courbe de sa joue. Il lui raconte le menu, qu’elle a hâte de déguster, mais avant ça il faudrait qu’elle le comprenne. Parce qu’elle n’a pas encore eu son petit cours perso d’italien. « Ciliegie. » Elle répète, tentant de retenir que ça veut dire cerise. « Une fille bien ta soeur. » C’est évident, quand on ne mange ni viande, ni poisson on ne peut que être quelqu’un de formidable. Elle laisse un sourire amusé plané sur son visage. « J’ai hâte de gouter. » Ça la met déjà en appétit. Mais d’abord le vin et un toast. Elle ne réfléchit pas longtemps avant de lui proposer de trinquer à lui, parce que ça lui semblait la chose la plus évidente. Elle voulait que cette soirée soit autant pour elle que pour lui. Parce qu’il sait la faire se sentir spéciale dans son regard, dans ses gestes et ses actions. Et c’est quelque chose qu’elle a coeur de lui faire ressentir à chaque instant qu’ils passent ensemble. Alors oui, elle veut trinquer à lui. « Ça me fait plaisir. » Oui, plus que ça encore de voir cette petite lueur d’émotion dans son regard. Ce sourire à la fois tendre et ému. Alors que leurs verres se rencontrent, qu’elle goûte à ce fameux vin, une question s’impose à son esprit. Elle la formule bien entendu, le petite sourire taquin en prime. Elle hoche la tête à la positive, elle était dans le même cas, ils en avaient parlé. Elle s’était fermé à cette possibilité d’un rapprochement entre eux deux. La peur l’avait quelque peu confortée dans l’idée de garder les choses strictement amicales, même si comme lui elle avait ce sentiment que les choses évoluaient bien vite entre eux. Cami revient de nouveau dans leur histoire. L’inconnu, les secrets, l’après, c’est quelque chose qui la paralyse encore. Même si elle tente de ne pas se laisser guider par la peur, voulant profiter le plus possible de ce qu’ils ont ici, peut importe de quoi il s’agit vraiment. Son coeur se serre lorsqu’il évoque la distance qui s’était creusée entre eux le temps d’une semaine. La pire semaine de jeu pour elle et pas seulement parce qu’il était dans une autre ville. Et puis l’histoire avec Aera. Sa réaction à chaud durant le prime qui l’avait conduite à aller se réfugier auprès de Cami justement. Elle se souvient que sur l’instant elle avait ressentit une grosse déception et la certitude qu’elle n’avait pas encore le bon timing. Aujourd’hui il n’a plus peur. Et cette certitude qu’il a dans le regard la désarme totalement. Elle reste accrochée à son discours, l’émotion la gagnant. Il n’a plus peur. Il se sent bien avec elle. Il sera là pour elle, malgré les difficultés qui pourraient s’inviter sur le chemin. Et toi alors, c’était quand ? Elle l’entend à peine sa question, tellement le discours qu’il vient de tenir la désarme. Il a le dont de l’émouvoir, de la rassurer avant même qu’elle ne formule ses peurs. Et si elle avait encore peur tout à l’heure, elle peut le dire avec certitude que ce n’est plus le cas. Mieux encore, que tout ce qui l’attend à l’extérieur lui semble bien moins effrayant en le sachant à ses cotés. Et toi alors, c’était quand ? Sa question s’invite encore à ses oreilles, sans y trouver encore de réponse au bout de ses lèvres. En parlant de ses lèvres, c’est alors qu’elles viennent se poser avec émotion sur celles de Gianni, la distance réduit entre eux deux elle en oublierait presque le verre de vin qu’elle tient dans sa main. Celui-ci penchant toujours un peu plus sur la droite, avant de revenir droit comme un i, évitant la catastrophe du vin dur la nappe. Et toi alors, c’était quand ? Le baiser se termine en sourire. « Le prime, avant la séparation en deux villes différentes. Je me suis rendue compte que de te savoir dans une autre ville … ça m’a vraiment rendu triste cette histoire. Mais maintenant que j’y pense, je crois que ça date de la fois où on s’est parlé dans ta salle de bain. Je te cherchais tu sais ? Je crois que ce n’était pas anodin. Je m’étais habillée pour te plaire, j’avais refais cent fois ma coiffure dans cette même idée. » Elle ne s’en était pas tellement rendu compte sur l’instant, qu’elle avait choisit une robe jaune pour lui plaire, qu’elle avait attaché et détachée ses cheveux cent fois sur le chemin de la salle de bain. Qu’elle espérait trouver dans son regard quelque chose qui lui montrerait qu’elle lui plait comme ça, les cheveux détachés ou attachés. « Et puis il y a eut nos retrouvailles après la semaine à Graz. Je ne porte presque jamais de sari, parce que ça me rappelle trop ce que j’ai quitté, mais en même temps c’est mon histoire. Celle que je suis, c’est moi toute entière. » Et là il n’y avait plus de doutes. « J’avais peur, mais à ce moment là je me sentais prête à l’oublier, parce que tu étais là. Et qu’avec toi tout me semble facile. Je sais pas comment tu fais, tu dois avoir des pouvoirs magiques pour me faire oublier toutes mes craintes. Je crois que tu vas vraiment devoir te coltiner ma vie compliqué. » Maintenant il a plus le choix, elle le lâche plus.

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Gianni
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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Dim 19 Juil - 21:34

Son cœur avait raté un battement lorsque la silhouette de Roma lui était apparue, et aussitôt son regard avait autant pétillé que les couleurs de la robe qu'elle portait et dont ses yeux suivirent les lignes qui dessinaient gracieusement ses courbes. Il avait beau s'être donné du mal pour capturer ce cadre et les couleurs d'un coucher de soleil imminent, à cet instant Gianni ne voyait plus qu'elle parce que c'était elle, le cœur de ce rendez-vous. « A quelques canards près, mais ils m'ont promis de pas être trop dérangeants. » Il glissa dans un petit sourire, tournant la tête pour poser son regard sur les quelques oiseaux qu'on entendait cancaner à quelques mètres derrière eux. Il n'avait pas monnayé la privatisation de cet endroit parce que tout le monde s'était laissé convaincre facilement, mais quand bien même ça lui aurait coûté quelque chose il n'en aurait rien dit à Roma pour préserver la magie autour de ce dîner et éviter qu'elle culpabilise. Ses lèvres s'étirèrent à nouveau avec douceur, tandis qu'il lui proposa cette balade en barque qui viendrait clore cette soirée sur une note particulièrement agréable. Il n'était pas surpris que l'idée la séduise, il la connaissait assez pour savoir que ça parlerait à son coté romantique et c'est la raison pour laquelle il n'imaginait pas d'autre endroit que ce lac pour cette soirée. « Je ramerai, évidemment. » Il précisa doucement, parce que ça allait sans dire et qu'il était décidé à faire que cette soirée soit mémorable à plus d'un titre. Et si Cami était restée pour admirer le résultat de leur dur labeur elle encouragerait probablement l'initiative. « T'en profites pour me faire rougir parce que tu sais que j'ai plus l'habitude des rancards. » Les coins de ses lèvres s'étirèrent avec douceur tandis qu'il accueillit le baiser qu'elle déposa sur sa joue et laissa sa main glisser de son épaule à son bras dans une longue caresse. Ce n'était pas vraiment leur premier rancard, à tous les deux, mais c'était la première fois qu'il pouvait réellement organiser toute une soirée rien que pour elle et Roma le savait, c'était plus tellement habituel pour lui, sa dernière relation ayant été aussi longue qu'elle avait été triste sur la fin. Et c'était étonnamment agréable, de redécouvrir ces sensations à travers le regard brillant de Roma, de ressentir ces papillons dans le ventre de la savoir tout près, d'avoir cette envie de bien faire et de lui faire plaisir, surtout. Ce repas typiquement italien, c'était aussi une manière de lui ouvrir grand les portes d'une culture chère à son cœur, et qui avait pour elle d'être ensoleillée et aphrodisiaque. « Je suis entouré de filles biens. » Il finit par souffler, un sourire amusé au coin des lèvres. « Et j'espère que tu m'acceptes malgré mes défauts. » Avant de laisser glisser sa main à hauteur de sa joue, le regard implorant mais brillant de malice. Il le savait, qu'il méritait les quelques réprimandes qu'il avait déjà reçu de sa sœur au sujet de sa consommation de viande, loin d'être excessive mais qui lui vaudrait peut être de rendre quelques comptes devant l’Éternel un jour, en pêcheur assumé. Ils ne tarderaient plus à goûter le repas mais d'abord, l'heure était au toast et l'émotion qui brilla dans son regard au moment où Roma proposa de trinquer à lui, lui donnerait une petite idée de ce que ça représentait à ses yeux. Il ne s'était pas toujours senti à sa place même au sein de sa propre famille, avait toujours eu à se battre deux fois plus que les autres pour prouver ce qu'il valait sans que ça n'ait jamais eu l'air de suffire, et pourtant il n'avait qu'à plonger son regard dans le sien pour sentir que sa place, elle était ici et auprès d'elle, et que c'était une évidence contre laquelle il n'avait aucune envie de lutter. Et ça faisait bien longtemps qu'il n'avait plus éprouvé l'impression d'être exactement là où il devait être, sans que le cadre ait tout à coup d'importance. C'était un sentiment qui l'avait déjà pris au cœur l'autre soir, dans la loveroom, et qu'il éprouvait sans doute depuis plus longtemps qu'il n'en avait conscience. Parce qu'il le sentait, que Roma n'était plus une amie à ses yeux depuis assez longtemps pour que tout entre eux ait commencé à changer au fil des semaines, pour que chaque moment près d'elle ait renforcé l'impression qu'elle allait être amenée à prendre beaucoup d'importance pour lui dans ce jeu, et finalement dans sa vie. Et bien qu'il ne saurait pas exactement dire à quel moment il avait vraiment accepté d'écouter son cœur et d'étouffer la peur qu'il avait d'abord pu éprouver de la sentir si proche de lui et si près d'abattre ses ultimes barrières, Gianni ne regrettait pas une seconde de l'avoir fait. Les choses avaient évolué d'une manière qu'il n'aurait ni pu attendre ni pu espérer, et aujourd'hui il se sentait chanceux de l'avoir laissé gagner cette place au creux de son cœur. Il n'avait plus l'ombre d'une peur en lui, non seulement parce que ce qu'il savait aujourd'hui d'elle n'avait fait que le conforter dans l'idée qu'il voulait être là quoi qui l'attende, mais aussi et surtout parce qu'il se sentait bien et que c'était un sentiment dont il ne voulait plus se priver. Aujourd'hui, il choisissait d'écrire le début de cette histoire avec Roma, et si ça voulait dire la rassurer jusqu'à tant qu'elle soit sûre qu'il avait envie d'affronter la suite à ses cotés, elle savait qu'il le ferait. Qu'il ne laisserait rien ni personne lui voler le bonheur que Roma avait tenté de construire avec ses filles, et ne lâcherait plus sa main que si elle le lui demandait. La question qu'il lui retourna du bout des lèvres flotta un instant autour d'eux, et il put lire dans le regard de Roma l'émotion qui s'y répandit. Une esquisse tendre étira ses lèvres, qui accueillirent les siennes une seconde plus tard dans un baiser qu'il prolongea avec douceur, avant de sourire contre ses lèvres lorsqu'elle reprit la parole. Il s'en rappelait comme si c'était hier, de ce moment dans la salle de bain où il s'était justement amusé de l'idée qu'elle puisse le chercher. Des mots qu'ils avaient échangé, comme de sa tenue, à Roma, ou de la manière dont ses cheveux retombaient sur ses épaules. « Et je me rappelle que je t'avais trouvée très jolie. Presque autant que ce soir. » Il remonta son regard vers le sien, glissa pour une seconde encore ses doigts dans les siens. « Mais je crois que t'as jamais eu à faire le moindre effort pour me plaire, parce que si toi tu t'habillais en pensant à moi, moi je te cherchais plus souvent du regard que tu devais en avoir conscience. Et quelque chose me manquait sans forcément que j'arrive à mettre le doigt dessus, quand mes yeux te trouvaient pas. Je crois que c'est parce que t'as commencé par être mon premier repère, ici, et qu'ensuite tu es devenue autre chose. » Que les deux sentiments s'étaient probablement confondus au départ, mais qu'il avait fini par comprendre que c'était pas juste l'attachement ou l'impression d'avoir trouvée en Roma sa meilleure alliée dans ce jeu, qui parlaient dans ces moments-là. Elle évoqua le sari qu'elle avait porté le soir où ils s'étaient retrouvés, après cette semaine de séparation. « Tu le remettrais, pour moi ? » Il demanda, dans un sourire doux. La dernière fois elle s'était changée un peu vite, parce que leurs retrouvailles s'étaient teintées de tristesse lorsque cette histoire de baiser avait éclatée. Il pourrait regretter, Gianni, mais il ne le voulait pas parce qu'il le lui avait dit, il avait pris pleinement conscience de ce qu'il éprouvait quand il avait cru la perdre et cette discussion qu'ils avaient eu ce soir-là, elle avait été précieuse à plus d'un titre. « Je sais pas si c'est magique, ou si c'est juste ma manière de te rendre un peu de ce que tu me donnes... » Il approcha son visage pour coller son front au sien un instant. « Mais je sais que je veux te faire une place dans ma vie, dehors. Et prendre celle que tu voudras bien me donner dans la tienne, parce que compliquée ou pas tu sais que ça me donnera pas envie de fuir. Qu'on serait pas là ce soir, tous les deux, si ça avait du être le cas. » Mais il avait le sentiment qu'elle le savait, et qu'elle mesurait que tout ça, c'était aussi sa manière de le lui dire. Il y aurait d'autres moments comme celui-là, parce que sa vie ça faisait un moment qu'il savait qu'il l'accepterait telle qu'elle était. « Tu te rappelles, quand je t'ai dit que je comptais aller nulle part ? » Il souffla dans un petit sourire en coin, passant un bras autour d'elle pour la rapprocher de lui. « C'est toujours le cas. Et j'ai hâte de pouvoir tout te raconter, si tu savais. » A quel point c'était important pour lui qu'il n'y ait plus de secret entre eux, plus rien pour planer au-dessus de cet après qu'il aimerait planifier plus en détails. Ça devrait attendre dimanche, juste pour qu'elle ait enfin toute l'histoire, et il avait hâte.

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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Mar 21 Juil - 23:53

Les canards pour chaperons. Ils risquaient de passer une soirée agréable. Son regard sombre s’attarde sur les oiseaux, non loin. Qui ne doivent pas se rendre compte qu’ils sont les témoins privilégiés des prémices d’une histoire qui s’annonçait belle, malgré la route chaotique empruntée. Elle avait ce sentiment qu’elle pourrait tout affronter à ses cotés. Même si elle avait toujours cette crainte au creux de l’estomac. Une crainte qui ne peut pas s’en aller complètement, parce qu’elle est causée par le faite qu’elle soit dans l’ignorance de tout ce qui se passe à l’extérieur. Et si elle pouvait encore avoir des craintes à propos de la place qu’il prendrait dans sa vie, celles-ci se dissiperont bien vites. Parce qu’elle ne peut pas y penser, quand il a organiser quelque chose de si doux et romantique. Un repas, ponctué par une balade en barque. Il savait la séduire, la surprendre et la rendre heureuse. C’était simple, elle ne s’était pas sentit aussi bien avec un homme depuis longtemps. Ou bien depuis toujours ? Parce qu’elle avait beau avoir vécu quelques histoires après Pavaan, elles n’avaient clairement pas la même saveur que celle qui s’écrit en ce moment. C’est peut-être du au cadre inédit, à cette aventure télévisuelle, ce huis-clos qui rend les choses plus intense. Mais ce dont elle est sûr c’est, que ce n’est pas à cause des caméras que son coeur bat un peu trop vite ce soir. « C’est plus sûr, je risquerais de faire n’importe quoi. » Elle annonce, n’ayant pas l’âme d’un capitaine de barque. Elle ne saurait même pas comment s’y prendre. Et puis c’est bien plus romantique n’est-ce pas ? La romantisme a ses cotés sexistes, que la féministe en elle arrive à accepter. Cami la bonne fée, aurait tendance à se transformer en sorcière avide des yeux de Gianni s’il avait fait appel à quelqu'un d’autre. Alors qu’il a de si beaux yeux. Il proteste, elle en profiterait pour le faire rougir avec ses flatteries. Lui si peu habitué des rencards. Elle affiche un doux sourire, avant de déposer un baiser sur sa joue. « Ce qui me fait le plus craquer c’est tes taches de rousseurs. » Elle s’était confié à ce propos à Elena et il lui semble qu’elle en avait profité pour rajouter quelques trucs à sa sauce, qui rendait les choses toujours plus gênantes. Aujourd’hui il ya prescription, tellement qu’elle n’arrive même plus à se souvenir de la teneur de ses ajouts sur son discours. Elle effleure du bout des doigts sa joue parsemée de tâches de rousseurs. « Des constellations. » Elle murmure, conquise par ce qu’elle voit. Le repas s’annonce délicieux, végétarien et totalement encré dans ses origines italiennes. Le genre de choses qu’elle voulait absolument partager avec lui. Qu’il lui parle de son Italie à travers des plats, des mots qu’elle ne comprend pas. Il aurait presque l’accent plus chantant au contact de cette gastronomie bien de chez lui. Au contact de sa soeur il a apprit les bonnes bases d’une cuisine végétarienne. Et si elle ne doutait pas que Ludo était une fille bien, cette nouvelle information la rend que plus intéressante aux yeux de Roma. Lui entouré de filles biens, pendant qu’il dévore de la viande de son coté. Elle esquisse un sourire tendre. « Je vais essayer de faire un effort. » Elle le taquine dans un sourire. Parce qu’elle n’est pas le genre à imposer son régime alimentaire. Elle aime en parler, poser les questions qui fâchent, essayer de faire comprendre son point de vu, mais jamais elle n’impose. Et le connaissant elle est déjà quasiment sûr qu’il en consomme de manière raisonnée, encore plus maintenant qu’elle sait qu’il a une soeur parfaite qui lui inculque les bons gestes. Après tout, elle-même elle cuisine encore de la viande pour ses filles. Ayant à coeur de ne pas leur imposer un régime alimentaire qui ne leur conviendrait pas. La question qu’elle lui pose les plonge dans les souvenirs des débuts. Et les mots qu’il choisit l’émeut réellement. Il a le don de la désarmer, de faire battre un peu plus son coeur et de chatouiller son ventre dans une envolée de papillon. Leur histoire avait été plutôt simple si on exclu le moment avec Aera. Parce qu’ils avaient depuis le départ été sur la même longueur d’onde. Leurs discussions étaient évidentes et l’envie de partager plus avec lui était venu assez rapidement. Sans pour autant qu’elle mette de mots là dessus. Elle était simplement dans l’optique de passer du temps avec lui, parce qu’il était ce repère dont elle avait parlé, puis ensuite un allié, un ami, un confident. Elle n’avait pas fait qu’effleurer les choses avec lui, elle lui avait partagé des choses qu’elle n’avait jamais osé dire à voix haute. Il avait été le premier au courant de son mariage, ici. Ça non plus quand elle y pense aujourd’hui ce n’était pas tellement anodin. Après l’émotion de ses mots à lui, elle l’embrasse pour simple réponse. Parce qu’elle ne trouve pas les mots. Parce qu’il sait l’émouvoir et qu’il sait tout apaiser chez elle. Un regard, quelques mots, un sourire et elle pouvait tout affronter. A elle de s’étendre sur la question. Elle lui rappelle la salle de bain. Et aujourd’hui elle a un regard différent sur son comportement. Sur la robe qu’elle avait choisit, sur ses cheveux qu’elle avait coiffé et décoiffé au rythme de ses pas. Elle l’avait cherché, parce que c’était l’envie du moment. Celle de partager un moment avec lui, même fugace autour d’une double vasque. Et si sur le moment elle n’avait pas tellement cherché à savoir si dans son regard quelque chose montrait qu’il avait apprécié sa tenue, sa coiffure ou autre, elle croit qu’aujourd’hui elle reconnait les signes. Et il l’avait trouvé jolie. Presque autant que ce soir. Son sourire s’agrandit. C’est vrai qu’elle n’avait pas conscience qu’il la cherchait du regard, peut-être parce qu’elle ne voulait pas le voir. Qu’elle avait réussit à se convaincre qu’une amitié était suffisante, quand son coeur lui s’ouvrait de plus en plus à l’idée de lui trouver une place. Et elle croit bien qu’elle faisait la même chose. Le cherchait du regard sur les moments de groupes, les primes, les soirées. Etirait un sourire au son de sa voix. « Tu sais que tout le monde semblaient au courant avant nous ? » Peut-être parce que eux voyaient les regards, les sourires plus marqués, les rires partagés. Alors qu’eux se contentaient de chérir les moments sans se poser de questions. Elle évoque son sari, qu’elle avait enfilé pour lui. Et finalement retiré bien vite, parce que la soirée avait été bien plus triste qu’elle ne l’aurait imaginé alors qu’ils s’étaient retrouvé dans une étreinte. Ce soir là, elle l’avait encore une fois cherché du regard, attendu avec impatience. Mais à ce moment là, elle savait mettre les mots dessus. Elle hoche la tête à la positive. Bien sûr qu’elle le remettrait pour lui. « Il faudra que tu m’aide à l’enfiler, je t’expliquerais. » Parce qu’elle avait mit une éternité à se souvenir du nouage et à le faire toute seule. C’était toujours plus simple à deux. Habituellement elle n’avait qu’à demander à sa mère ou bien à ses soeurs. Lui et sa magie devrait bien pouvoir l’aider là dessus. Puisqu’il arrive à faire tant de choses pour elle, des choses aussi compliquées que d’éteindre ses craintes. Un sari ce sera finalement plutôt facile. « Moi je dis que c’est magique. » Parce qu’elle a le coeur et l’imagination qui va avec. Et que si elle avait qualifié Cami de magique elle trouve qu’il l’est tout autant, voir plus. Et ce qu’elle lui donne, elle le fait avec le coeur. Elle aurait pu penser qu’il ne serait pas prêt à lui laisser une place dans sa vie, au regard de son expérience amoureuse, de son ex, de son pas si ancien statut de fiancé. Mais elle sait qu’ils ne seraient pas là aujourd’hui si ce n’était pas le cas. Elle a confiance en lui, malgré tout ce qui a put être inventé et grossis autour de sa personnalité de latin lover. Elle n’a vraiment douté de lui qu’une fois et cette histoire est derrière eux. Mais l’entendre dire que sa situation ne le fera pas fuir ça reste important à ses yeux. « Je suis prête à te faire une place dans ma vie depuis longtemps. Et ça me rassure que tu te sente prêt à tout ça, parce que ce sera pas facile tu sais ? » Oui il sait. Mais c’est bien d’en parler, de mettre des mots dessus. Il sera certainement amené à rencontrer Pavaan, vu qu’il souhaite l’accompagner dans l’après. Et cette rencontre risque de ne pas être de tout repos. Déjà qu’elle n’ose imaginer ce qu’il pense de cette histoire qui s’écrit sous ses yeux impuissant. Elle hoche la tête à la positive. Elle s’en souvient. Et elle laisse tomber sa tête contre lui, le coeur pincé d’impatience. « Raconte moi tout, on s’en fout des règles. » Elle plaisante qu’à moitié, ayant elle aussi très envie qu’il puisse se confier, se raconter. Parce que c’est important pour lui, ça l’est donc pour elle. Dans un cadre de vie normal, elle n’aurait pas fait preuve d’impatience, le laissant aller à son rythme. Mais ici c’est difficile de ne pas penser à ces secrets à longueur de journée. Et le sien intact est sur toutes les lèvres depuis que Santo s’est lancé dans la chasse de celui-ci. Roma elle ne craint pas sa découverte. « Tu es prêt à en parler ? » Elle demande alors, parce que ce qui compte vraiment c’est bien ça. Qu’il puisse en parler au bon moment. Que ce soit parce que quelqu’un le découvre ou parce qu’on arrive à ce fameux prime des révélations. « Tu pourras être fier de l’avoir conservé jusqu’au bout en tout cas. » Tout comme une grande majorité des demi-finaliste finalement. Et elle est fière de lui d’être aller aussi loin avec son secret. Terminant son verre de vin elle se redresse tranquillement. « Alors tu me fais goûter ta cuisine ? » Il parait que c’est à ce moment là que la fille elle tombe amoureuse du garçon dans les films.

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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Jeu 23 Juil - 9:10

Ce lac et son cadre idyllique, ces quelques canards pour troubler la tranquillité de l'instant et cette balade en barque qui viendrait parfaire cette soirée sous un ciel crépusculaire. Ça semblait presque irréel, et c'est pour ça qu'il avait voulu soigner chaque détail en pensant que ce serait l’occasion pour Roma de se changer les idées et d'abandonner pour quelques heures les craintes qu'elle pouvait avoir autour de l'après. Il savait combien ça pouvait la travailler, il restait parfois éveillé tard dans leur chambre juste pour s'assurer qu'elle finirait par s'endormir et ne plus penser à ce qui nourrissait déjà son inquiétude le reste du temps. Et ce soir, il avait juste envie que sa nuit soit plus douce, et son cœur plus léger d'avoir pu partager ces moments-là loin du reste. C'était rien de moins que ce qu'il voulait faire pour elle, pas seulement ici mais aussi dehors, lui prouver qu'à présent qu'il était là il ferait en sorte qu'elle ait toujours une raison de sourire, toujours une raison de se sentir heureuse, protégée et désirée. C'était peut être sa vision un peu clichée des relations amoureuses, mais il était incapable de s'investir à moitié dans quelque chose et il avait su dès qu'il s'était confié à Roma sur ce qu'elle représentait pour lui qu'il n'y aurait pas de retour en arrière. Qu'il se lancerait dans cette histoire corps et âme, avec ce soupçon d’inconscience qui le caractérisait bien, peu importe que la route soit sinueuse ou les obstacles potentiellement nombreux. Il aurait reculé depuis longtemps si ça avait eu la moindre chance de lui faire peur, et Gianni n'était rien sinon incapable de reprendre son cœur dès qu'il commençait à l'offrir. Il en était tellement incapable qu'il aurait pu passer d'autres longues années auprès d'une femme qu'il n'aimait plus, s'il n'avait pas ouvert les yeux sur ce que leur coûtait à tous les deux de rester ensemble pour de mauvaises raisons. Alors quand il organisait tout ça, c'était sa manière de lui dire qu'elle n'était plus seule et qu'ils étaient deux, maintenant, à partager les meilleurs moments qui s'offriraient comme ceux où les doutes seraient plus difficiles à chasser. « Alors c'était pas une invention d'Elena ? » Il souffla dans un petit sourire amusé et conquis, lorsqu'elle mentionna ses tâches de rousseur, repensant à cette réponse qu'elle avait donné à la chroniqueuse quelques semaines plus tôt. Avec du recul, il n'était pas surpris que ce soit quelque chose qu'elle ait pu dire, et le contact de ses doigts contre sa joue parcourut son échine d'un doux frisson. « Mes sœurs s'amusaient parfois à les compter, quand on était petits. Mais elles se décourageaient à chaque fois. » Une anecdote qui lui revint naturellement, dans une esquisse d'une infinie tendresse, tandis qu'il reposa son regard dans le sien. Ludo, surtout, n'était pas connue pour être patiente mais avait en revanche toujours eu ses convictions pour elle, que Gianni avait toujours encouragé à sa façon. C'était sa grande sœur, quand bien même c'était lui le seul garçon de la fratrie et celui qui avait toujours veillé sur elles deux comme sur la prunelle de ses yeux. Et c'était pas anodin pour lui qu'elle partage cette particularité avec Roma, parce que ceux qui le connaissaient savaient combien sa famille avait pu le marquer, faire de lui celui qu'il était devenu,et qu'inconsciemment ces valeurs qu'il avait toujours trouvé inspirantes il avait toujours apprécié de les retrouver chez les autres. Roma avait un cœur énorme, une personnalité lumineuse et une tendance à lui donner irrésistiblement envie de sourire, sans jamais rien faire de particulier pour ça. C'était impossible de ne pas se sentir bien auprès d'elle, tant elle vous faisait vous sentir spécial rien qu'en posant les yeux sur vous. « Et moi je sais m'adapter, c'est un truc qu'on nous apprend dès le départ en cuisine. Et au pays des pâtes, les recettes végétariennes c'est pas ce qui manque. » Il glissa avec malice. Parce que quelques décennies en arrière il aurait été impensable de revisiter quelques uns des plus grands classiques de la gastronomie italienne, mais qu'aujourd'hui les mentalités avaient changé, et même un pays encore très traditionaliste sur certaines choses pouvait évoluer. Il aimait la cuisine, la préparer autant que la déguster, et c'était pas lui qui irait se plaindre de pouvoir toucher plus de monde avec ses recettes, et surtout pas une Roma qui il le savait n'avait pas plus envie de le changer que lui ne le voulait de son coté. Les différences, c'était probablement ce qu'il y avait de plus stimulant dans une relation, et il n'était jamais capable de lâcher autant de lest que quand il se sentait bien avec quelqu'un. Comprendre l'autre, l'écouter, montrer son intérêt pour ses combats, pour ce qui l'animait, c'était sa vision d'une relation épanouissante et il savait qu'il ne serait pas resté aussi longtemps avec son ex s'ils n'avaient pas été capables de s'apporter cette compréhension là. Avec Roma, ils avaient commencé à se découvrir dans un contexte qui avait facilité certaines confessions et les avait aidé à percevoir cette compatibilité avant même de poser l'un sur l'autre un regard moins platonique. Et pourtant le seul fait de replonger avec elle plusieurs semaines en arrière lui faisait réaliser qu'il n'avait probablement pas voulu voir, au départ, combien il se sentait déjà différent quand elle était tout près. Et que ça n'avait rien d'anodin, d'avoir cherché après elle plus souvent qu'il ne se l'était avoué, et d'avoir éprouvé ce manque indescriptible lorsque ses yeux ne l'avaient pas trouvée ou qu'il avait espéré lui faire partager une pensée, même futile, et qu'elle n'était pas là. Repenser à ce moment partagé dans la salle de bain lui avait tiré un sourire infiniment doux, alors qu'aujourd'hui beaucoup de choses faisaient sens, comme la manière dont il ne l'avait jamais perçue comme les autres ici, dès leur première soirée ensemble. Alors peut être qu'elle avait raison, et qu'il n'y avait eu qu'eux pour ne pas voir au départ ce que tout le monde semblait avoir compris. « Et moi qui t'avais dit que je ferai en sorte d'éviter qu'on t'associe à un mec. » Il souffla, une lueur malicieuse et amusée dans le regard, et parce qu'avec du recul c'était parfaitement illusoire de penser qu'une relation comme la leur, qui était née sous les yeux des autres, ne ferait pas parler d'elle. Et aujourd'hui il s'en fichait pas mal, parce qu'il savait que c'était pas seulement ce qu'on retiendrait de l'aventure de Roma, que cette histoire qu'ils écrivaient tous les deux ne lui volerait jamais son identité auprès des autres, du public surtout. Parce qu'elle avait été un million de choses au cours de son aventure, et que ça lui allait très bien, à lui, d'être le seul à la regarder avec ces yeux-là. « Pourtant, j'ai tenu ma promesse. Notre relation, j'en ai fait notre jardin secret même lorsque j'ai su ce que tu représentais vraiment pour moi. » C'était peut être pas une vraie promesse, ce soir-là sur la mezzanine, mais c'était tout comme lorsqu'il le lui avait dit avec ces mots-là et parce qu'il avait toujours voulu protéger Roma, son intimité, ses filles, et ses propres sentiments aussi qui lui inspiraient souvent une pudeur qu'il n'avait vraiment abandonnée qu'avec elle. Il n'avait jamais évité de répondre à une question qui la concernait, mais il n'avait jamais mis le sujet délibérément sur le tapis ou n'avait jamais confié plus que ce qu'il était capable de livrer sur elle et sur eux. Encore aujourd'hui, il chérissait d'avoir pu partager ces moments à l'abri des regards, pour lui dire et lui exprimer les choses. « J'apprends vite. » Il retrouva un plus fin sourire, glissant une main dans ses cheveux qu'une légère brise s'amusait à balayer. Ce sari, il aimerait la revoir dedans mais uniquement si ça avait un vrai sens pour elle de le remettre, auquel cas il se montrerait aussi attentif qu'il savait l'être au moment de l'aider à l'enfiler. Sa prochaine remarque fit briller son regard d'une lueur plus vive, tandis qu'il lui confia n'avoir aucun doute sur la place qu'il était prêt à lui offrir dans sa vie. Parce qu'il ne l'aurait jamais laissé prendre autant d'importance à ses yeux s'il avait du hésiter ou redouter l'après. « Je le sais. » Il lui assura, dans un souffle, ses lèvres imprimant un baiser à la naissance de sa mâchoire. « Et toi tu sais que je ferai mon possible pour te faciliter les choses, que ce soit avec Jessminder et Sonja, ou bien Pavaan. Que je me ferai discret au début s'il le faut, que je vous laisserai vous retrouver sans chercher à prendre plus de place que ce qu'on sera prêt à m'offrir. Parce que le plus important pour moi c'est que ça se passe bien. » Pour elle, pour ses filles, et par rapport à son ex-mari qui aurait sûrement envie d'avoir des explications, et parce que chercher à l'en priver ne serait bon pour personne et qu'il ne voulait pas de ça pour elle et pour sa famille. « Je serai là, et ça vaut autant pour tes filles que pour toi, mais je lui donnerai pas une autre raison d'être remonté, je te le promets. » Il pouvait absolument pas prédire la façon dont ça se passerait avec cet homme, mais il prendrait sur lui aussi fort qu'il en serait capable quoi qu'il arrive. Pour Roma, et parce qu'il oubliait pas que dans cette histoire il y avait deux parents, les deux personnes les plus importantes dans la vie de ses filles. Il l'accueillit plus près de lui et resserra leur étreinte au moment d'étirer un petit sourire amusé. « Mais on a patienté jusqu'ici, c'est pas quelques jours de plus qui vont nous faire peur, pas vrai ? » Pourtant, il n'avait qu'une envie, c'était de pouvoir tout lui raconter. Répondre à des questions laissées en suspend, et faire qu'elle ait toutes les cartes pour le comprendre. « Je suis prêt depuis que je suis ici. Mais j'ai jamais été aussi prêt que maintenant. » Parce qu'aujourd'hui les enjeux étaient différents, que son histoire pourrait impacter ceux de qui il s'était rapproché, et Roma tout particulièrement. Ça ne changerait rien, elle le savait déjà et n'avait sans doute plus besoin qu'il la rassure à ce propos, mais c'était pas anodin pour lui, ça l'avait jamais été. « Toi, t'es prête à l'entendre ? » Il demanda tout de même, en la caressant du regard. Elle avait déjà certains bouts du puzzle, mais il avait bien souvent lutté contre l'envie de se livrer complètement à elle, ces dernières semaines, frustré par ce cadre et finalement impatient d'en finir pour enfin tout lui dire. Il hocha doucement la tête. « C'est ce que je me dis, même si ça tient surtout à ma chance avec le grimoire. » Il se fendit d'un sourire, parce qu'à ce stade c'était le résultat qu'il retenait et que c'était l'un de ses objectifs de départ, d’emmener son secret le plus loin possible tout en le mettant consciemment en danger, comme avec Santo. « Tu te sens plus sereine, de savoir que t'auras pas à prendre la parole dimanche ? » Probablement, même si sereine Roma ne l'était pas depuis sa révélation et qu'il le constatait chaque jour avec le même pincement au cœur et l'envie de l'apaiser, ne serait-ce qu'un peu. Elle reprit la parole et il prit un petit air malicieux, se penchant pour se saisir d'une fourchette qu'il ramena vers le plat de spaguetti alla puttanesca pour y enrouler plusieurs brins de pâtes. « Ferme les yeux. » Il souffla tout bas, lui intimant d'ouvrir la bouche pour porter la fourchette à ses lèvres et lui faire goûter à ces saveurs inimitables. « Tu la sens, l'Italie ? » Ses lèvres étirèrent un sourire qu'elle ne pourrait pas voir, sur le coup, simplement parce que c'était pas un plat anodin, comme ce moment ne l'était pas lui non plus. « J'ai usé d'un ingrédient secret, tu gagnes le droit de repartir avec le cuisinier si tu trouves lequel... » Il attendit qu'elle rouvre les yeux pour croiser son regard avec malice, et rapprocher son visage du sien pour lui voler un baiser.

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Message (#) Sujet: Re: the shelter of your arms (mercredi, 20h00) — Jeu 23 Juil - 22:44

L’atmosphère était légère et romantique. Il avait tout planifié pour lui faire plaisir et la soirée s’annonçait plus que bonne. Elle a envi de flirter, de lui montrer à quel point il lui plait. Elle parle d’abord de ses yeux, ce regard clair qui contraste avec celui de Roma. Mais ce sont ses tâches de rousseur qui ont le don de la faire craquer et ce depuis le départ. Si dans les discussions entre fille elle le citait toujours comme la gars au physique le plus charmant, c’est principalement pour cette constellation qui parsème son visage. Bien que tout chez lui est charmant. Elle pianote tendrement sur sa joue, comme pour les compter. Elle relève son regard vers lui. Bien sûr il se souvient de ce qu’avait mentionné Elena, ils n’en avaient pas parlé, ce fut le fameux prime de la séparation en deux villes. Et après il y avait eut bien plus important qu’un compliment partagé avec la diablesse des chroniqueuses. Qu’elle avait eut loisir d’agrémenter de sa petite touche personnelle. Elle lui fait non de la tête, élargissant un sourire sincère. « Non, pas une invention. »  Pas sur ça en tout cas. Elle avait réussit à tourner sa phrase comme quelque chose d’assez gênant, mais dans les faits elle avait vraiment dit que ses petites tâches de rousseur la faisait craquer. « Laquelle se décourageait la plus vite ? »  Elle demande pour se faire une idée du caractère de chacune. Après tout elle sera certainement amené à les rencontrer, du moins elle aimerait bien. Observer Gianni à travers le regard de ses soeurs. Leur demander des petites anecdotes compromettantes pour pouvoir lui rappeler sans cesse qu’elle est au courant de ses petits secrets d’enfant. Ce qu’elle sait des soeurs de Gianni, c’est surtout ce qui concerne Ludo. Et maintenant elle sait aussi qu’elle partage son désamour de la viande. Contrairement à Gianni qui en consomme. Est-ce qu’elle pourrait lui pardonner cet énorme défaut ? Pas sûr. Elle le taquine bien sûr, parce qu’elle n’imposerait jamais son régime alimentaire. Il y a bien des choses qu’elle ne peut pas accepter en amour, mais le faite qu’il mange de la viande n’en fait pas parti. Et puis si elle peut sans trop le vouloir lui faire adopter de bonnes habitudes c’est pas une mauvaise chose. Il est adorable à penser déjà aux nombreux plats végétariens qu’il pourrait lui faire. Et ça la plonge dans un futur qu’elle pensait encore incertain. Avec lui aux fourneaux pendant qu’elle le regarde faire, apprenant ici et là quelques recettes de son Italie natale. « Il y a beaucoup de plats en Inde avec de la viande, surtout le poulet. Je pourrais te faire un poulet tandoori ou tikka masala. »  Parce qu’elle a beau ne pas en consommer, elle peut sans problème faire l’effort d’en cuisiner. Surtout si c’est pour faire plaisir. Elle aussi, elle s’adapte. Elle aimait cette idée qu’ils puissent se compléter, apprendre l’un de l’autre, ne rien s’imposer. Et elle aurait tendance à penser que ce genre de début de relation était plutôt de bonne augure. Il ne l’a jamais forcé à parler de choses délicates, lui a toujours laissé le temps d’être prête. Ça résume bien leur relation qui s’est installé en douceur, sans qu’ils ne s’en rendent vraiment compte. Pendant que tout la chalet devait faire des paris sur quand ils allaient débuter une histoire qui sortirait de la pure amitié ou bien de l’alliance. Il était allés à leur rythme, surtout parce que tous les deux avaient un gros bagage émotionnel autour de l’idée de se mettre en couple. Qu’ils ne partaient pas forcément sur une histoire simple. Et que dès les premières semaines on les avait assez facilement associé. Ce qui avait au départ rendu mal à l’aise Roma, avant qu’elle ne décide de ne plus trop s’en faire à ce sujet. C’est vrai que l’idée qu’on se souvienne d’elle dans cette aventure comme la meuf qu’on associe au beau gosse de la saison, ou même l’idée de réduire Gianni à ce dom Juan qu’il n’était pas, ne leur avait pas forcément facilité la tâche. C’était plus simple d’apparaitre comme de bons amis, sans pour autant garder ses distances. Plutôt que de laisser place à quelque chose de différent. C’est ce qu’elle pense avec le recul. Elle rigole à son petit commentaire. « Et toi alors ? On t’as associé à beaucoup de meufs ici. »  Elle siffle l’air malicieux. Il n’avait pas été en reste niveau étiquette sur le front. Et clairement il n’avait pas à s’en vouloir, les choses se sont faites naturellement. Et elle ne pense pas qu’on retiendra d’elle uniquement cette histoire naissante entre eux. Elle a montré d’autres choses. Mais ce qu’il dit ensuite est emprunt de vérité. Leur relation avait été dans le domaine du privé. Et lui comme elle, n’avaient pas donner de quoi alimenter les rubriques ou faire naître des rumeurs folles. « Aujourd’hui j’ai envie que tout le monde sache à quel point tu me plait. »  Un crie du coeur. Même si elle savait que ça pouvait ne pas être raisonnable au regard de ce qui l’attend dehors. Mais elle était si bien avec lui, que parfois elle en oubliait tout ça. « Même si ce n’est pas forcément raisonnable. »  Elle tempère se rendant compte que ça pouvait être délicat pour les filles, pour Pavaan. Mais elle avait envie d’être égoïstes et de penser à son bonheur, leur bonheur. Et s’ils devaient passer par une histoire sans pudeur ? « Je veux dire, je suis trop bien avec toi, j’ai pas envie qu’on pense sans cesse à l’image que ça donne pour certaines personnes à l’extérieur. »  Ses filles principalement. Mais il a raison c’est plus simple comme ça, de cultiver la pudeur. Parce qu’elle pense aussi à la belle famille, à Pavaan, qui pourrait facilement se servir de cette relation pour obtenir la garde des filles. Prouver images à la clé que leur mère n’est pas vraiment une bonne mère, si elle préfère s’afficher avec un homme qui n’est pas son époux à la télé, plutôt que de s’occuper de ses filles. Bien sûr qu’elle y pense. Elle y pense tous les jours à ce cas de figure. Mais ça a quelque chose de frustrant, bien qu’elle chérissait ses moments volés aux caméras. En ce qui concerne le sari, bien sur qu’elle pourrait le remettre pour lui. Pas seulement, parce qu’il y a certaines occasions où elles en mettent avec ses filles. Elle s’est coupée de la tradition, n’a pas tout ce qu’une « bonne famille indienne » devrait avoir chez elle. Mais il y a certaines choses qu’elle garde, le bon notamment. La célébration de certaines fêtes et puis quelques nouvelles traditions qu’elle a instauré au sein de sa petite famille. Honorer les ancêtres par exemple. Et ça passe souvent par le faite de revêtir une tenue à l’indienne. Pas forcément le sari cependant. « On verra bien. »  Elle le taquine, parce que c’est assez sportif. « J’ai hâte de partager ce genre de moments avec toi. »  Trouver une normalité. Trouver leur normalité. Ça prendra certainement du temps. Mais elle espère qu’ils en viendront à ces moments là. Des trucs simples. Mais comme elle le prévient, sans avoir vraiment à le faire, ce sera compliqué. Elle sait qu’il ne sera pas un obstacle. Qu’au contraire il sera un soutien. Et elle se rend de plus en plus compte que c’est ce dont elle avait besoin. Elle croit bien qu’elle s’interdisait d’aimer, de plaire, de désirer parce qu’elle n’était pas vraiment libre. Qu’elle attendait un divorce qui ne viendra peut-être jamais pour se laisser aller à ce genre de choses. Aujourd’hui elle ne veut plus attendre. Elle est attendrit d’entendre le prénom de ses filles dans sa bouche. « Je sais oui. »  Qu’il sera patient. Elle caresse sa main avec tendresse, parce que comme toujours il sait apaiser des craintes qu’elle n’a même pas encore eut le temps d’avoir. « Je t’avoue que je ne sais pas comment il pourrait réagir. »  Pavaan. Pas de manière violente c’était sûr, parce qu’il n’a jamais été ce genre d’homme. Mais il pourrait être mesquin, réagissant comme l’homme blessé qu’elle l’imagine être. A-t-il refait sa vie depuis ? Rien n’est moins sûr. Il devait certainement espérer un jour retrouver sa femme et ses filles. Elle n’en sait rien. « Pour les filles… » Là ça se corse, parce qu’elle est quasi certaine que ça ne se passera pas aussi bien qu’elle pourrait l’espérer. « Jessie va faire la gueule. Je suis pas sûre qu’elle t’apprécie beaucoup au départ, du moins c’est ce qu’elle montrera. »  Parce qu’elle sait Roma, qu’elle a toujours fantasmé le retour de leur père dans le cercle familiale restreint. Sonja elle sera plus facile. Elle ne veut pas mettre un nuage au dessus de leur tête, ça lui semble juste important d’en parler, même brièvement pour qu’il sache à quoi s’attendre. Même si ce ne sont que des « si ». Elle connait tout de même assez bien sa plus grande pour pouvoir anticiper avec bien 90% de certitude sa réaction. « Je sais qu’elle rêve toujours de me revoir avec Pavaan. »  Elle explique alors sur son ton doux habituel. Elle en parle sans trop savoir comment leur vie allait s’articuler. Elle ne fait que répondre à des questions en attente, tout en faisant émerger tout un tas d’autre. Peut-être que ça ne va pas tellement avec le cadre romantique et la lueur orangé qui colore par touche l’eau du lac ? Mais ils peuvent se parler de tout. Comme de la révélation imminente du secret de Gianni. Elle aimerait qu’il puisse tout lui dire là maintenant. Se confier, se raconter. Qu’il n’y ait plus ce gros secret entre eux. Elle a l’impression qu’aujourd’hui il sait tellement de choses d’elle, alors que de son coté il reste toujours ce point d’interrogation. Bien sûr ce n’est pas de son fait, ce sont les règles du jeu. Mais s’il pouvait lui murmurer au creux de l’oreille ? « Si tu me le dit au creux de l’oreille personne n’en saura rien. »  Elle invite sur un caprice imaginaire. Bien sur ce n’est pas quelque jours qui vont changer quelque chose. « Tu sais tout de moi. »  Ou presque. Elle annonce, comme pour mettre en évidence cette injustice. « Je veux connaitre tous tes secrets. »  Elle ajoute la tête toujours lové contre son coeur. Est-il prêt à en parler ? Et notamment à ce qu’elle l’entende. Une amorce de sourire se dépose sur ses lèvres. « Oui, je suis prête. »  Elle n’a pas peur de l’entendre. Elle ne connait pas la teneur de son secret, bien qu’elle peut en dessiner les contours. Elle sait d’avance que ce ne sera pas évident. Mais bien sûr qu’elle est prête. Elle veut tout savoir de lui, le bon comme le mauvais. Et si malgré tout ce qu’il a traversé il est toujours aussi lumineux, ça ne peut présager que de bonnes choses. En tout cas il peut être fier de l’avoir conservé aussi longtemps. Même si ça tient de sa chance au grimoire. Elle ne sait pas avec le recule si elle aurait aimé se trouver dans la même situation que lui, devoir se raconter dimanche en plein prime. Parce qu’il n’y aura pas que son secret de révélé et qu’il pourrait se perdre au milieu de tout ça. Pas aux yeux de Roma, bien entendu. Mais après tout elle était venu pour une audience, c’est peut-être pour ça qu’elle pense ainsi. « Je ne sais pas si je suis plus sereine. » Parce qu’elle ne l’est plus depuis quelques semaines maintenant. « Mais c’est sûr que je vais aborder le prime avec peut-être un peu plus de décontraction que si j’avais du révéler mon secret. » Avec cette effervescence qui caractérise si bien ces soirées, elle ne sait pas si elle aurait pu se raconter sans être totalement bouleversée. « Mais j’ai surtout hâte de savoir si on avait raison sur Felicity. » Elle blague l’air rieur. Parce qu’ils s’étaient dit qu’elle avait certainement le secret le plus dingue. Bien sûr elle s’intéresse d’avantage à celui de Gianni, ou à tous ceux qui sont encore en jeu. Et cette cuisine alors ? Il se saisit d’une fourchette pour lui faire goûter le premier plat, lui demandant de fermer les yeux. Elle s’exécute, bien sûr elle entrouvre un peu un oeil. Elle triche, parce qu’elle est impatiente. Mais elle le fait avec la plus grande discrétion possible, sachant très bien qu’il doit s’en rendre compte et ça la fait rire en plus. Elle ouvre la bouche pour déguster les spaghetti et cette fois elle ferme réellement les yeux pour s’imprégner des saveurs, portant sa main à sa bouche. Est-ce qu’elle la sent l’Italie ? C’est délicieux et elle est juste capable de le lui dire oui en hochant la tête. Elle réouvre les yeux quand il lui demande de trouver l’ingrédient secret, gagnant le droit de repartir avec le cuisinier. Elle éclate d’un petit rire, alors qu’il lui vole un baiser. « Je croyais que j’avais déjà gagné le droit de repartir avec lui. » Elle dit, faussement outré de se rendre compte du contraire. « Moi je dis c’est trop bon doit y avoir un peu de magie là-dedans. » Elle reprend son sérieux. « J’ai besoin d’un indice. » Est-ce qu’elle en demande trop ? « De l’ail ? » Elle tente tout de même pour la forme, bien qu’il lui semble que ça fasse parti de la recette original. « C’est une épice ? Un condiment ? Ou peut-être que c’est une herbe ? » Il la lance dans un jeu qu’elle a envie de gagner. Elle qui se targue si souvent d’avoir un palais assez développé. Mais là elle sèche. « Un seconde bouché et je tombe amoureuse. » Elle le prévient alors su un ton amusé, parce que ce serait peut-être l’idée pour qu’elle finisse par trouver ce fameux ingrédient secret. Elle le dit avec légèreté Roma. Mais l’amour elle sent qu’il est pas loin, sans en avoir la certitude. Parce qu’elle connait pas. Mais elle n’a jamais ressenti ce qu’elle ressent pour Gianni, c’est ce qui la met sur la voie. Mais elle le dit avec légèreté, parce qu’il y a déjà le poids de son secret autour de leur relation. Elle ne voudrait pas ajouter des sentiments peut-être trop hâtif. Parce qu’il semble pouvoir surmonter ce qui les attend à l’extérieur. Mais comment réagirait-il si elle lui disait aujourd’hui qu’elle croit l’aimer ? « Je sais ce que je vais te dessiner. » Elle sort cette réflexion de son chapeau, lui montrant du regard le carnet qu’elle ne quitte jamais et le crayon qui dépasse de celui-ci. D’ailleurs ce sera plus une inscription qu’un dessin, ou une inscription dans un dessin, elle hésite encore.

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“Holy as the sunrise Clear as the water. I was so naive To think a man could be stronger than me. I am stronger, stronger.”
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