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 places we won't walk (mardi - 19h)

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Lejla
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Message (#) Sujet: places we won't walk (mardi - 19h) — Mar 14 Juil - 21:00

@Costa

Lejla, elle a repéré Costa posé sur la terrasse en fin de journée et si elle fait un détour vers la cuisine, c’est uniquement pour aller y chercher quelques bières en ayant l’idée fixe d’aller se poser aux côtés de l’italien et d’enfin prendre le temps de passer un moment à deux. Cette sensation que tout avait été suspendu et qu’elle devait en quelque sorte rattraper le temps perdu la poursuivait depuis qu’elle avait remis les pieds dans le chalet dimanche. Et d’un autre côté, cette impression de n’être qu’en surface, de ne plus prendre tout à cœur la confortait dans l’idée que tout était bientôt terminé et qu’elle allait pouvoir tourner la page, sans nécessairement rien oublier. Une façon de boucler la boucle. Même si avec Costa, elle n’avait pas cette sensation qu’il y avait réellement quelque chose à boucler. Tout ce buzz autour d’eux, pour finalement pas grand-chose. Pas que ça la dérangeait. Elle avait même essayé de faire comprendre à Jill qu’il fallait que cette dernière décroche réellement de sa storyline de fanfiction, alors qu’elle lui lançait encore des sous-entendus lorsqu’elles se sont quittées dimanche. Incorrigible, cette petite. Elle se pose sans grande cérémonie aux côtés de l’italien, le regard avec la malice d’une personne qui est sur le point de sortir une phrase toute préparer d’avance. « Dis-moi de quelle façon tu décapsules ta bouteille de bière et je te dirai quelle est ta personnalité. » Quoi, c’était trop facile ? Pourtant, il y a une certaine évolution à voir dans cet exercice qu’elle lui propose, puisqu’ils sont l’un et l’autre bien plus aptes à répondre à ce petit test préfabriqué auquel elle s’amusait de jouer que lorsqu’elle lui avait balancé sa théorie du Oreo à la deuxième semaine. On pourrait lui reprocher de ne pas être assez honnête avec Costa, de ne pas avoir abordé l’intérêt qu’elle avait eu pour lui depuis les débuts. Et c’était vrai, d’une certaine façon. Mais rendu-là, elle ne voit pas ce que ça changerait, alors elle préfère balancer des questionnements faussement existentiels et s’amuser de la situation. Elle le fixe, Costa, ses lèvres s’étirant doucement pour lui offrir son meilleur sourire, celui-ci qui lui a toujours été destiné. « Je me suis dit que c’était bien de revisiter de vieux classiques, avec une nouvelle perspective. » elle s’explique avec tout le sérieux dont elle est capable, s’appropriant une bouteille, parce qu’elle ne compte pas abandonner cette idée absurde et espère que Costa, comme toujours, pourra entrer dans son délire de fin de journée. « À moi de commencer. » elle annonce avec un certain enthousiasme, déployant sa petite technique perso qu’elle avait déjà apprise à Louis dans le passé. Elle vient décapsuler sa bouteille sur le rebord de la table basse qui se trouve devant eux. « Ta-dah! » Démonstration typique de la cowgirl qui sommeille en elle. La jeune femme trop dégourdie qui a commencé à boire de la bière beaucoup trop jeune aussi, surement. Elle prend une gorgée, l’air de rien, attendant le verdict et surtout la technique de l’italien pour pouvoir s’adonner à son analyse respective. Elle se demande jusqu’à quel point Santo a parlé à son frère des confessions sur lesquelles elle s’était avancée lors de leur séjour à Linz. Elle n’avait pas la prétention de croire qu’ils avaient réellement parlé d’elle après son départ, mais elle savait aussi qu’ils se racontaient tout. Donc. Comme Costa devait se douter qu’elle avait bien avancé ses déductions sur leur secret depuis tout ce temps. Elle en a compris, des choses, Lejla. « Est-ce que c’est irrationnel de ma part, d’être un peu inquiète pour vous deux, pour la suite ? » elle change de sujet, alors qu’elle retrouve un ton beaucoup plus calme et posé en accrochant son regard à celui de Costa. Elle osait lui demander, alors qu’elle n’avait pas encore été capable de le formuler ses inquiétudes auprès de Santo, même si c’était habituellement son genre de mettre des mots sur ce genre d’émotion. Elle ne recherchait pas nécessairement à être rassurée non plus. Leurs égos allaient surfer sur ses confessions de toute façon, elle s’en doutait. Et tant qu’elle n’avait pas les détails qu’il lui manquait, tout ne serait qu’hypothèses. Et peut-être qu’elle s’inquiète plus pour Santo, que pour Costa. Et peut-être qu’encore une fois, ce n’est pas raisonnable de sa part. Elle ne peut pas trop contrôler tout ça, malheureusement.
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Costa
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Message (#) Sujet: Re: places we won't walk (mardi - 19h) — Mer 15 Juil - 12:37

Après avoir papoté pendant une heure avec Gi, Costa s'est déposé sur la terrasse pour fumer avant de manger et presque aussitôt, Lejla l'y avait cueilli, avec son sourire d'enfant espiègle. ça lui avait fait plaisir de la revoir en fin de prime, après avoir écouté les complaintes de Santo sur son départ et liké de loin ses photos sur le RS pendant deux semaines. Lejla c'était un peu la simplicité, la facilité, le naturel parfois si malmené dans un chalet où rien ne l'est réellement. C'est reposant de passer du temps avec elle, le genre de reposant qu'il recherche parfois sans même s'en rendre compte, quand il a l'esprit trop agité. Alors il l’accueille avec plaisir, en écrasant sa cigarette dans le cendrier. « Tu l'as vérifiée sur internet entre temps, la théorie des oreos ? » il s'amuse directement de son petit trip sur l'avenue des souvenirs. Probablement pas une science exacte mais si Cos a réussi à taper globalement juste avec sa petite analyse de son twist and shout, c'est qu'ils tiennent quand même un truc.  Pas un truc vraiment confirmé vu que Lejla n'y avait finalement jamais ajouté sa propre expertise pour croiser les données et les résultats jusqu'à arriver à des hypothèses solides. Première approche efficace, toutefois, puisqu'elle avait un peu donné la couleur de ce que serait toute leur amitié. « On est des adultes, maintenant. » il constate en captant son regard avec un petit sourire. Fini les bonbons. L'alcool, ça leur va probablement mieux, à l'un comme à l'autre. Cos, il a toujours eu plus d'affinités avec le shit, qui le calme, qu'avec la boisson, parce qu'il peut rapidement avoir l'alcool incontrôlable, sans pouvoir prévoir à l'avance vers quel extrême du continuum rage-bonheur il va tomber. Ici, il s'est rarement mis de vraies mines comme il aurait pu le faire à l'extérieur, parce qu'il se connait trop bien. Il se redresse quand elle amorce sa petite démonstration, les coudes sur les genoux. Il éclate de rire face à sa dextérité de rancheuse, incapable de ne pas l'imaginer au milieu de gros cowboys avec ses santiags et son chapeau, à apprendre de son beau-père à boire à dix ans. « Tu m'étonneras toujours » il résume tout son avis sur la question. « Lejla la sauvage » il souffle avec un vrai beau sourire. Lejla l’insaisissable, l'inexorable rebelle, l'indomptable sous ses airs paisibles, l'ouragan cajoleur aux traits d'ange. Lejla la sauvage dans le plus bon des sens. « Je suis sur que personne ne peut te gérer » il glisse d'un air malicieux. Dans tous les sens du termes, dans toutes les circonstances possibles. Lui y compris. Il y a un truc dans ses yeux, à Lejla, qui lui dit qu'il y a beaucoup plus qu'on ne l'imagine, derrière ses sourires apaisés et sa douceur. Elle est tout ça, bien sûr, douce et apaisante, il suffit de la côtoyer pour le sentir, mais Cos, il ne peut pas s'empêcher de la voir comme une femme qui n'accepte le bullshit de personne. Même quand c'est dur, même quand elle a envie de hurler. Le genre à trouver sa vraie force dans sa plus profonde vulnérabilité. « Moi ça dépend à quel point je suis défoncé » il tease un peu en attrapant une deuxième bouteille et en ressortant son briquet pour la décapsuler avec le mouvement distrait conféré par l'habitude. ça, c'est le level un, quand il est totalement sobre de quoi que ce soit. Classique, efficace. Pratique plus qu'impressionnant. Puis quand il a fumé ou qu'il a bu, il abandonne rapidement le briquet pour utiliser les dents, comme le teubé inconscient qu'il peut être. dans le fond, ça le fait marrer que personne ici n'ait vraiment connaissance de ce Costa-là. Il redresse la tête quand elle change de ton, Lejla, pour poser sur elle un regard scrutateur, secoué de vagues d'émotions conflictuelles qui le hantent depuis la fin du prime. « Non, t'aurais raison » il répond sans détour. Inutile de lui mentir, d'essayer d'arrondir les angles pour la rassurer. ça serait lui manquer de respect et il ne peut s'y résoudre. Lejla, elle en sait beaucoup sur eux, à travers ce qu'elle sait de Santo. Elle en sait suffisamment pour avoir peut-être compris le genre de problèmes qu'ils auront à gérer en sortant d'ici, un peu comme lui a pigé que si elle est rentrée en Bulgarie et pas aux Etats-Unis, ça n'est pas par hasard. Comme toujours, il est claquemuré par les obligations qui l'incombent encore vis-à-vis de son secret, Costa, malgré l'impossibilité pour les autres de le buzzer cette semaine. Il voudrait lui en dire plus, mais il ne peut pas. Pas encore. « Mais je ne laisserai rien lui arriver, même s'il doit me haïr d'avoir magouillé dans son dos. » Il ne parle pas de lui, parce qu'au fond, Lejla, elle s'en branle probablement un peu, au regard de son affection pour Santo. Et lui, c'est pareil. Il s'en branle pas mal de ce qui peut lui arriver à lui. ça n'a jamais été une question, une inquiétude, il n'a jamais pris ce paramètre-là en compte. Cos, il est de ces éternels romantiques qui vivent pour ce qu'ils aiment. Il a d'abord ses propres intérêts, son propre besoin viscéral d'importance, de pouvoir, de reconnaissance, son inclination naturelle pour l'ici et maintenant, pour le bonheur douloureux à tout prix, pour la vie à l'infini, sans se poser de questions. C'est ce qui l'anime, en permanence. Ce qui a toujours rendu tout le reste un peu superficiel. Pour ça, il aurait tout donné. Il serait mort mille fois. En dehors de son propre mythe qu'il se construit pierre après pierre depuis l'âge de six ans, il y a peu de choses au monde qui sont à ce point importantes pour lui, mais Santo, Giu, Elle, ce sont autant de choses pour lesquelles il serait prêt à tout. Sa vie à lui, son propre bonheur, lui paraissent tellement dérisoires en comparaison. « Sa vie m'importe plus que son amitié » il continue à souffler sans réfléchir, dans ces moments ténus où il abandonne tout calcul pour laisser parler son impulsivité, le Vésuve enragé qui bout en fond de son ventre et qu'il garde sous contrôle armé, préférant subir l'implosion ponctuelle d'un trop plein que les explosions constantes qu'il avait quand il était plus jeune et plongé dans son environnement dysfonctionnel, toujours prêt à le faire vriller. Et Santo, c'est un catalyseur autant qu'un déclencheur. Concentré sur le bonheur de son frère, son avenir, sa vie toute entière, il parvenait à se cadrer, Costa.

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Lejla
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Message (#) Sujet: Re: places we won't walk (mardi - 19h) — Ven 24 Juil - 7:07

Elle débarque avec ses idées de grandeur Lejla, comme s’ils se retrouvaient aux premières semaines de jeux et que le seul enjeu qu’ils avaient en tête était encore d’apprendre à connaître et développer des liens avec tout le monde. C’est quand elle jette un coup d’œil au-dessus de son épaule qu’elle se rend compte qu’ils en ont fait du chemin depuis tout ce temps. Ça parait si près et si lointain à la fois. Cette époque où elle se sentait intimidée par un Costa mystérieux qu’elle avait abordé avec une théorie foireuse s’appliquant sur la dégustation d’oreos. C’était enfantin et puéril, surement pas le genre d’approche qu’on conseillait d’avoir comme première vraie discussion avec un inconnu, pourtant ça lui plaisait bien de voir que ça avait défini les courbes de leurs relations, à Costa et Lejla. Rien de bien sérieux, unique, mais surtout, sincère. « Nan. Je préfère conserver nos propres déductions comme réponses absolues à cette théorie. » elle n’allait pas s’embêter à savoir ce qu’un loser sur internet a décidé de donner comme définition lorsqu’une personne décide de manger un oreo d’une seule bouchée ou non. Dans le monde de Lejla, cette touche de mystère et d’inconnu était bien un attrayante que ce que ce pouvait apporter une triste réalité beaucoup trop rationnelle. « Et ça me permet de continuer à dire que t’es un peu un psychopathe. » elle souffle tout en légèreté, bien plus malicieuse qu’elle ne le devrait face à ce genre d’accusation. Il savait bien qu’elle plaisantait au fond, elle ne balancerait pas une allégation de la sorte si elle le pensait réellement. Si elle prenait la liste de termes qu’on associait réellement à un psychopathe, Costa ne cocherait pas les prérequis, elle en avait l’impression. À moins qu’il s’était joué d’eux de A à Z et qu’il n’était pas celui qu’il prétendait être. D’une certaine façon, avec le temps, elle avait cette sensation qu’il jouait dans la retenue et qu’il n’était pas 100% lui-même ici. Elle ne peut pas lui en vouloir, par moment, elle s’est demandé si les caméras n’atténuaient pas sa personnalité. Mais quelque chose lui dit, encore une fois, que ce n’est pas une question de caméras pour le napolitain. « On joue dans la cour des grands. » l’ouverture d’une bouteille de bière, c’est la deuxième étape fictive dans les échelons relationnels à gravir. Il faut être patient pour pouvoir atteindre un niveau supérieur avec elle, mais Costa il avait mérité cette petite place à ses yeux. Et c’est exactement ce que veut signifier le sourire qu’elle lui offre sans aucune retenue alors qu’elle se lance dans sa petite démonstration perso qu’elle maîtrise à la perfection. À croire qu’elle a fait ça toute sa vie, ce qui n’est pas complètement faux. C’est rustique, ça manque clairement de classe et de finesse et ça lui convient amplement. Pas de chichi ni de bonnes manières avec Lejla. Un geste brusque, mais habile, qui compétitionne avec la douceur qu’elle représente. Elle se satisfait de la réaction de Costa, un sourire en coin qui prend possession de ses lèvres. Quelques mots qui résumaient ce qu’elle avait l’impression d’être. « Douce rebelle. » elle ajoute, en complément, d’une voix semi-lointaine. « C’était les deux qualificatifs que j’ai utilisé lors des castings pour me représenter. » elle précise tout en se remémorant ce moment marquant, et surtout décisif qui avait scellé en quelque sorte son avenir. Dans l’histoire de sa vie, il y aurait le avant et le après TD. « Certains ont réussi, pendant un moment. » à la gérer. À l’encadrer. À la faire marcher dans les sentiers battus, alors qu’elle, elle ne voulait que déroger du chemin prédéfini. Mais elle comprenait le sens qu’il voulait donner à cette phrase. Dans un terme plus grand que la simple définition qu’on lui accordait. « Mais finalement, t’as peut-être raison. Je fais ce que je veux. » comme elle le veut, dans la limite du possible. Et elle sait qu’elle l’a franchi, cette limite et qu’elle ne peut plus revenir en arrière maintenant. Elle s’attarde finalement à la technique de Costa, s’attendant à quelque chose qui la surprendrait, elle aussi. Le regard qu’elle lui porte lui crie de l’étonner en retour. Mais il y va avec la sobriété, puisque comme il vient de le mentionner, il n’est pas assez défoncé pour lui offrir autre chose. « Boriiiing. » elle s’énonce, pour marquer sa déception et surtout le piquer pour qu’il récidive d’une façon différente. Allez, Costa, c’est pas satisfaisant ça. « Je veux la version non censurée. » le real, ce qu’il ferait s’il était avec ses potes dans les rues de Naples à vivre au rythme de soirées délirantes. Elle veut qu’il se laisse un peu aller, c’est bientôt la fin, il peut bien se le permettre, non ? « Je dois aller chercher quelque chose de plus fort pour le voir, le vrai Costa ? » elle ajoute en douce provocatrice pour essayer de retirer quelque chose à analyser. Elle casse finalement le rythme, pour redevenir un peu plus sérieuse, une gorgée de bière après, elle souffle ses inquiétudes au napolitain, ayant l’impression qu’elle peut toucher le sujet, qu’elle a pourtant de la difficulté à frontalement aborder avec Santo. Elle apprécie l’honnêteté dont Costa fait preuve, en ne prenant aucun détour pour lui confirmer ce qu’elle craignait déjà. Elle le détaille du regard, examinant chaque trait de son visage pour y détecter un indice dissimulé, alors qu’ils ne sont pas, encore, en mesure de parler librement. C’est que ça commence à peser lourdement, ce poids des secrets à quelques jours du dévoilement officiel. Elle voudrait tout savoir maintenant, autant qu’elle veut repousser le moment à bout de bras. Pas parce que ça viendra moduler sa perception d’eux, elle en doute fortement rendu à ce point-ci et face à ce qu’elle a fini par comprendre. Mais plus parce qu’elle sait que le dénouement approche et qu’il marquera la fin de quelque chose. Elle ne sait même pas exactement quoi, mais elle la sent, la fin. « Je doute qu’il te laissera faire. » elle n’a pas besoin de lui rappeler qu’il est aussi obstiné que téméraire, Santo. Elle ne connait pas la forme de leurs plans ni ce qui les attend exactement, mais elle a cette sensation qu’ils sont prêts à se tirer dans le pied de chacun, juste pour être celui qui sauvera l’autre. C’est imagé, et peut-être loin de la réalité, mais si Costa lui dit ça pour la rassurer, ce qu’elle ne lui demande aucunement, ça ne fonctionne pas. Elle a cette boule au ventre, Lejla. Elle s’est beaucoup trop laissé emporter dans cette histoire, ce tableau napolitain qui ne la concerne aucunement. Elle devrait regarder dans la direction opposée et s’occuper de ce qui l’attend elle, une fois les révélations et l’émission bouclées, dimanche prochain. Mais elle est incapable. Et la dernière phrase qui franchit les lèvres de Costa la happe encore plus violemment, ressentant l’impulsivité et la franchise de ses paroles. Elle l’a saisi depuis longtemps, que l’amour qui reliait Santo et Costa était bien plus ancré en eux que ce qu’ils étaient eux-mêmes capables de le démontrer. Elle voulait du vrai, un peu plus tôt. Elle l’avait devant elle, maintenant. Et malgré les traits calmes de son visage, elle se sentait tiraillée de l’intérieur. Elle vient glisser sa main contre son dos, dans une douceur qui se voulait apaisante du mieux qu’elle le pouvait, même si elle ne savait pas si c’était ce dont il avait besoin. « Et la tienne ? Ta vie à toi ? » est-ce qu’elle lui importe ? Elle demande en jonglant avec les émotions et perspectives qui lui traversent par la tête tout en repassant des conversations qu’elle avait eues avec Santo en boucle. « Y’a pas moyen de sauver sa vie et votre amitié ? » elle ajoute, comme si elle allait pouvoir avoir des réponses à ses questions alors qu’elle sait d’avance que ça va bloquer dans l’entonnoir des confessions. « Il t’aime tellement. T’es tout pour lui. » elle souffle finalement, à demi-mot, s’interposant dans une narrative où elle n’avait pas sa place. Il comprenait ce qu'elle voulait dire. Évidemment, il y avait Miki, Lucia, sa mère dans l'équation. Mais elle réentend les paroles que Santo lui avait glissées lorsqu’ils étaient à Linz. Et c'était ça qu'il avait dit. Costa, c'était tout pour lui. Elle est trop à fleur de peau face à cette histoire, elle ne peut pas rester silencieuse.
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