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 21st century crooners. (lundi, 19h30)

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Costa
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Message (#) Sujet: 21st century crooners. (lundi, 19h30) — Mer 15 Juil - 1:24

@rosamie

Ils traînent dans les jardins, Rosa et Costa, alignant les pas et les sujets de conversation tantôt débiles, tantôt brusquement plus sérieux, comme à leur habitude. C'est pas pour rien qu'il l'avait désignée comme personne qui l'inspirait le plus, lors du deuxième prime. Il y a toujours eu entre eux une facilité de parler, un naturel qui le fait parfois oublier qu'elle a six ans de moins que lui. Il n'a jamais eu cette limite chelou de s'imposer de ne traîner qu'avec des gens de son âge, Costa, dans sa bande de potes, il y a de tout. Il suffit de voir Santo et leur complicité. On ne s'embarrasse pas de ce genre de détails, chez eux, et s'il y a naturellement des tendances plus nettes à se rapprocher de ce qui nous ressemble, comme son meilleur pote depuis l'enfance, Draco, avec qui il était à l'école, les liens, ils se ne se basent pas sur l'âge. ça ne veut rien dire, au regard de leur réalité à eux. Les normes elles sont totalement bouleversées, à ce niveau-là, les mômes se retrouvent à cacher des flingues et les mecs de la vingtaine à être en taule à cause d'un casier judiciaire aussi long que devrait l'être celui d'un parrain. « Je crois que j'ai pas foutu une seule fois les pieds dans cette capsule depuis le début du jeu » il note distraitement avec un froncement de sourcils quand ils atterrissent devant la capsule panoramique. Ce n'est pas tout à fait exact, parce qu'il a fait son petit tour du propriétaire dans les premiers jours mais pour une raison ou une autre, il n'avait jamais réitéré l'expérience de la capsule. Alors forcément, il pousse l'entrée pour se faufiler face à la vue panoramique. « Si on pouvait voir Naples d'ici, j'en serais jamais ressorti. » C'est plus fort que lui de toujours tout rapporter à Naples, tout simplement parce que Napule, c'est lui. Quand il évoque sa ville, quand il raconte son foyer, c'est intrinsèquement lui qu'il dévoile. Il en dit peu sur lui-même, et pourtant, il suffit de l'écouter disserter sur Naples pour piger tout ce qu'il a dans la tête. « D'ailleurs, c'était pas ça. » il l'informe en tournant vers elle un fin sourire. Son intitulé, son idée concernant leur secret. Elle devait s'en douter, vu qu'elle n'a jamais confirmé (qu'il sache, du moins) malgré qu'il ne s'agisse d'un buzz gratuit. Ils n'ont jamais tenté de la convaincre d'aller au fond des choses, vu qu'ils n'avaient rien à y gagner. Cos, il a réellement joué le jeu, pendant la confrontation, il lui a filé des tas d'infos qu'elle n'est peut-être pas encore en mesure de saisir pour l'instant mais dont elle comprendra la substance dans une semaine. Parce que c'était sa façon à lui de lui renvoyer ce qu'il pouvait, après leurs nombreux et longs échanges sur son secret à elle. La seule différence, c'est que lui attendait le parloir qu'on allait lui offrir lors du prime et qu'il n'était pas prêt de le lâcher. « Tu m'as jamais expliqué la dernière signification de ton tatouage » il pense soudainement. Celui sur la foi et l'unité. Il la devine à sa manière, mais est davantage intéressé par ce qu'elle y met, elle. Les tatouages, ils sont inexorablement intimes, peu importe qu'ils racontent une histoire commune. Ils sont intrinsèquement liés à la personne qui les porte. « Moi aussi, j'en ai quelques uns liés à mon secret » il admet avec un petit sourire. Il ne le lui avait pas dit, lorsqu'ils en avaient parlé, parce qu'il a toujours été dans un total contrôle vis-à-vis des infos qu'il distillait. Mais si elle avait déjà eu une idée sur son compte à ce moment-là, elle aurait facilement pu déceler les liaisons à établir. « Principalement celui-là. » il désigne la tête de tigre, sans lui rappeler à quoi elle fait référence. Si elle s'en souvient, tant mieux, et si non, alors elle découvrira comme tout le monde la vérité sur le prime. « Tu te sens prête à accepter tout et tout le monde ? » ça risque d'être dans toutes les têtes, cette limite jusque-là restée très floue entre ce qui est acceptable et ce qui ne l'est pas.

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Rosamie
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Message (#) Sujet: Re: 21st century crooners. (lundi, 19h30) — Mer 15 Juil - 22:07

c'est un moment sans prétention, qui vous ressemble bien finalement. vous profitez juste de la compagnie de l'autre, vous profitez du temps qu'il vous reste ensemble pour faire ce que vous faites le mieux : discuter. c'est agréable, c'est simple, évident. ça l'a toujours été et t'espères sincèrement que ça le sera toujours. t'as été très émue par le fait qu'il t'ai invité, tout comme Santo avant lui, à venir les voir à Naples. c'était tout ce que tu voulais entendre de la personne dont tu te sens finalement la plus proche ici. alors tu profites de ce moment, où seulement quelques centimètres vous séparent encore. plus tard, ce seront des milliers de kilomètres qui vous sépareront, beaucoup plus difficiles à parcourir. sa remarque te fait sourire, parce que toi, t'as passé de super moments dans cette capsule suspendue au dessus des collines, avec vue sur la montagne, la végétation. faut remédier à ça !, tu lâches en lui emboîtant le pas dans la capsule. alors que tu passes le seuil, tu ajoutes c'est l'endroit où j'ai eu ma première vraie conversation avec Santo. tu t'en souviens comme si c'était hier. j'ai tout de suite capté que c'était quelqu'un de vraiment cool. et c'est vrai. il voulait en savoir plus sur ton pays, n'arrivait pas à se le représenter et vous avez démarré votre petit jeu de questions-réponses sans même vous en apercevoir à partir de ce jour-là. juste pour apprendre à vous connaître. c'est dingue, ça fait déjà deux mois que vous êtes en colocation tous ensemble, le temps est passé vite et pourtant, certains moments t'ont parus être interminables. sa remarque t'arraches un rire. j'en doute pas. d'ailleurs... tu montres un point lointain, entre les montagnes, de ton doigt. c'est pas Naples qu'on voit, là ?, tu demandes pour la rigolade en tournant ton regard vers lui, un sourire amusé sur les lèvres. alors que tu t'assois d'un côté de la capsule, en déposant tes pieds sur le banc d'en face, il t'annonce que ton intitulé était faux. tu peux pas t'empêcher de te marrer. je le savais avant d'entrer dans le confessionnal. et tu sais qu'il sait ça. ça se sentait dans tes gestes, dans ta voix. tu savais que tu t'engageais sur une fausse piste et pourtant, t'as buzzé quand même parce que t'avais envie d'avoir cette discussion avec eux. tu n'as absolument pas été déçue de ce que tu as trouvé dans ce confessionnal, tu n'es absolument pas déçue de ce moment qui n'appartient qu'à vous. ça sortait de nul part, y'avait pleins de choses qui collaient pas. tu reconnais ça, sans le moindre problème. tu sais exactement quelles étaient les faiblesses de ta théorie. il embraye sur ton tatouage, c'est vrai que t'en as jamais trop dit. tu retires ta veste pour laisser apparaître le fameux tatouage pendant qu'il t'annonce que quelques uns de ses tatouages sont liés à son secret. tu poses ton regard sur lui, un sourire sur les lèvres. je m'en doutais. tu souffles. il te désigne le tigre dont vous aviez déjà parlé à la piscine et ton sourire s'élargit. tes frères. tu te souviens très bien de la signification que ça a pour lui. ce sont ses potes. ça ne m'étonne pas. grosse partie de sa vie, et Costa t'a déjà dit que son secret, c'était toute sa vie. alors que ses potes soient liés à ça, ça ne te semble pas déconnant ou illogique en soi. ce sont eux qui te donnent de la puissance ? le pouvoir, dont tu parlais l'autre jour., tu demandes, en référence à ce que tu interprètes de ce symbole. tu étires ton bras sur le côté pour lui montrer le fameux tatouage dont il faut que tu parles. c'est le deuxième tatouage que j'ai fait. j'ai eu envie de le faire très vite après être partie. en vérité, on a quitté l'île en sachant pertinemment qu'on laissait des gens qui allaient être en grande difficulté derrière nous et je me sentais coupable d'avoir cette chance-là., tu commences en passant ton doigt délicatement sur le dessin. ce tatouage là, il est presque plus symbolique que celui qui honore ta grand-mère et ton frère. je ne savais pas si les personnes qu'on a laissé derrière nous allaient survivre et comment elles allaient survivre. et honnêtement, même avec une foi effritée par tout ça, j'ai vraiment prié, espéré qu'ils s'en sortent. on était une petite communauté, l'île était pas bien grande et on laissait des personnes forcément très proches de nous. des voisins, des cousins, des amis aussi... et ce tatouage là, c'est vraiment pour eux. ça symbolise l'espoir qu'ils s'en sortent, le fait que nous demeurons une communauté à mes yeux et que si je peux concrètement les aider un jour, je le ferai. la foi, l'union, l'unité. et eux, ils sont forts. ils sont restés soudés et c'est exactement ce que j'espérais qu'il arriverait. tu souffles dans un sourire en relevant la tête vers Costa. la question de Costa, elle est dans le cheminement logique de votre discussion. ce sujet, il est dans les esprits depuis que le secret de Carl a été en partie dévoilé. tu étires un sourire. c'est une question générale ou t'as peur de ma réaction face à ce que vous allez dévoiler ? tu demandes en haussant un sourcil, sa réponse t'intéresse particulièrement. Costa, il est certainement la personne la mieux placée dans ce chalet pour prédire à l'avance tes réactions face à pas mal de sujets. il commence à te connaître, après quelques semaines d'aventure et de nombreux sujets évoqués. tu sais qu'il sait que tu es plutôt tolérante et que t'essaies au moins de comprendre avant de juger. dans la plupart des situations, du moins. je dors avec Carl et ça me pose pas de problème... alors j'imagine que je ne devrais pas voir mes relations beaucoup évoluer., tu souffles dans un sourire amusé. parce que ça, c'était le secret qui te concernait personnellement et qui était problématique et pourtant, t'as réussi à pas trop mal t'en sortir finalement. y'a eu des hauts et des bas, vous avez eu des discussions difficiles et houleuses mais au moins... tu l'acceptes comme il est maintenant et t'as compris qu'il ne représentait pas un grand danger pour toi.

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Costa
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Message (#) Sujet: Re: 21st century crooners. (lundi, 19h30) — Jeu 23 Juil - 1:20

Ils s'engouffrent naturellement dans la capsule panoramique et Costa, il se prend rapidement au jeu, à balayer du regard l'étendue qui s'offre à eux, fasciné par un monde qui lui parait si loin, hors de leur petite bulle. Maintenant qu'il y pense, il y a des endroits comme ça, qu'il a très peu investis pendant toute la durée du jeu, comme d'autres où il a passé le plus clair de son temps, à la manière d'une salle de sport, du restaurant d'altitude et autres. Le genre dont il va réellement se souvenir une fois sorti et retourné dans sa vie à lui. « Bof, il est un peu lourd, non ? » il réplique aussitôt, avec un fin sourire, quand elle évoque sa première conversation avec Santo. Costa, c'est le premier à tailler un peu son petit frère, qui le lui rend bien, mutuellement amusé par à quel point l'autre se prend au sérieux. Mais si qui que ce soit prenait le risque de dire de lui qu'il est lourd, Cos ça serait le premier à sortir le 9mm pour en finir avec l'outrage fait à son frère. Il y a des choses qu'il n'accepte pas et, parmi ça, les paroles douteuses à l'encontre de Santo. C'est le genre de padre à péter un câble pour le moindre mot maladroit, bien trop fier de son môme. Il lui balance un coup de coude gentil dans le flanc quand elle fait mine de se foutre de sa gueule, avant de la provoquer à son tour, avec une évidence qu'elle a dû comprendre d'elle-même, vu qu'elle est allée jusqu'à ne pas valider un buzz gratuit. « Il y avait des trucs qui collaient aussi, t'étais pas complètement à côté de la plaque » il s'amuse pour la taquiner. Son idée, l'air de rien, elle était loin d'être conne et sa réflexion loin d'être réellement à l'ouest. Bien sûr, elle était dans les faits loin de leur secret mais au regard de ce qui a déjà été balancé sur eux, elle avait emprunté des chemins intéressants, avait mené ses idées correctement pour élaborer une hypothèse déconnante mais pas tant que ça. ça l'avait même un peu étonné, Costa, venant d'elle. Pas qu'elle se montre maligne sur certains points, mais le sens dans lequel elle avait choisi de prendre leur histoire. De la part de Rosa, bisounours un brin naïve, il se serait attendu à un intitulé lui donnant un meilleur rôle. « T'as failli cerner un événement important de notre histoire que personne n'avait encore cerné jusque-là. Pas même Santo. » il sourit. Maintenant qu'il ne risque plus d'être buzzé avant la révélation officielle de son secret, il lâche un maximum de leste sur les infos qu'il donne, Costa. Même si, en l'occurrence, elle n'aurait rien pu faire de concret avec ça, parce que ça reste un événement et pas son secret en tant que tel. Mais après deux mois d'amitié, ça le ferait chier de pas souligner le positif dans son petit parcours réflexif sur le cas Napule et, surtout, de ne pas lui rendre un peu de ce qu'elle lui a donné. Il a horreur d'avoir des dettes, Costa, même s'il estime que la bonne dizaine d'indices qu'elle a sur eux compensent pas mal. Au fond, leur amitié, c'est pas juste une histoire de secret, même si ça a pas mal aidé à les souder, du moins, dans sa tête à lui. Parce qu'ils ont cherché à se comprendre mutuellement. Machinalement, il porte les doigts sur la tête de tigre qui orne son épaule, en sentant presque le picotement du manque sur son épiderme. Il hoche la tête avant d'étirer un fin sourire. Elle a bonne mémoire, Rosa. Il n'avait pas vraiment réagi ce jour-là, quand elle avait parlé de puissance, pourtant elle avait tapé complètement juste. « C'est du partage. On est forts ensemble. On est une famille. » Il pourrait qualifier d'indicible la relation qui le lie à ses meilleurs potes depuis des années maintenant, mais rien n'est aussi beau et aussi profond que ce seul mot : famille. Au regard de son éducation, de ses valeurs, de l'importance des liens, à Naples, il ne pourrait les élever plus haut que ça. « Ma vie n'aurait aucun sens sans eux. » C'est doux mais sans appel. La vie de Costa, elle n'est pas composée d'une succession de rencontres, d'événements, de choses. C'est un seul nœud, un étendard unique aux couleurs de son cœur, de son âme et qui bat au vent napolitain. Rien ne peut être pris séparément ou indépendamment du reste.  Quand il lui dit que son secret, c'est toute sa vie, il ne déconne pas, Costa. Il pose les doigts sur l'encre qui décore le bras de Rosamie, probablement habituée aux contacts à présent, en l'écoutant raconter une histoire qui fait écho à ce qu'il a déjà entendu à Graz. « T'avais besoin d'exorciser ? » il demande simplement, quand elle évoque son empressement à graver son histoire sur sa peau. Comme une façon de rendre réelle la douleur, de la faire partir, de se marquer pour toujours de souvenirs, d'une appartenance. « Vous ne les avez jamais revus, depuis ? » Il redresse la tête pour capter son regard. Il suppose que non mais s'abstiendra de poser la question suivante, celle qui fâche. Au lieu de ça, il l'interroge sur sa potentielle réaction face aux révélations. C'est certainement ce qui est sur toutes les lèvres, en ce moment. Les masques vont prétendument tomber et s'il n'a pas la sensation de dévoiler quelque chose de fondamentalement différent de ce qu'il a toujours présenté, il sait aussi que le Costa d'ici et le Costa de dehors, de Naples, n'évoluent pas dans la même ligue. Ici, il est maîtrisé, contenu, conditionné. Le même, mais une version plus contrôlée, face au Costa intenable et indomptable de son environnement créé pour ça. Il étire un sourire. « J'ai pas peur, Rosa. Je sais que tu voudras comprendre et voir au-delà, même si tu ne cautionneras pas et on ne vous demande pas de le faire. » A vrai dire, qu'ils acceptent ou pas, il s'en branle un peu Costa. Il sait très bien que ça relève de l'impossible et que faudrait qu'ils soient complètement allumés pour accepter. Surtout, ce n'est pas comme si ça allait changer quoi que ce soit. Son secret vaut plus que tous les candidats réunis multiplié par infini, à ses yeux. « Si vous pigez d'où on vient et pourquoi on est là, c'est déjà bien. Nous, on ne pensait pas repartir d'ici avec des potes. » il admet. C'était acté dans leur tête qu'une fois leur secret dévoilé, ils auraient probablement une toute autre image dans le jeu et dans l'Angleterre plus globalement.  « On s'est fait un peu avoir » il se marre en posant sur elle un regard affectueux. Ils se sont clairement plus attachés que prévu.

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