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 old boy (mer. 21h30)

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Louis
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Message (#) Sujet: old boy (mer. 21h30) — Jeu 16 Juil - 11:15

@Costa
La soirée de la veille avait été exclusivement réservée à sa seigneurie Cami, s’il avait eu joie à se joindre aux autres lors des festivités de retrouvailles il s’était vite éclipsé sans que personne ne s’en étonne. Louis et Cam ils n’attendaient que ça, la reconquête de leur intimité et l’abandon de cette bienséance durement cultivée. Le français il n’était revenu que pour sa belle en guise d’engagement, scellant le pacte de la réconciliation, même la révélation de son secret il s’en foutait complètement. Devoir l’expliquer aux autres c’était presque s’il en avait la flemme, en pure contradiction avec ses intentions initiales, puisqu’il estimait que ça ne les concernait pas. Fidèle à sa guideline il n’était revenu que pour elle, ce qui constituait un prétexte parfait pour revoir certaines têtes auxquelles il s’était accroché. Ils étaient peu et d’autant plus depuis le départ de Maci, Louis il faisait rapidement du tri entre ceux avec qui il s’était contorsionné d’amabilité par principe et ceux avec qui ça avait naturellement fitté. Il ne comprenait pas pourquoi certains se prenaient autant la tête pour les relations superficielles qu’ils construisaient ici, c’était si simple de différencier le vrai du faux. Le français il avait consolidé une amitié avec Lejla et Jill à l’extérieur, emmenant leurs souvenirs dans un monde plus concret que celui d’Hallstatt, mais s’il y en avait un pour lequel l’évidence ne faisait pas de doute c’était Costa. Les deux potes ils se sont improvisés une soirée whisky comme deux darons pétés de thunes, calés dans leur grand salon à discuter futilités au rythme de la glace fondant sous l’éthanol. Y avait un truc sur lequel il tenait à revenir, le parisien, un écho à leur précédente discussion. Ses prunelles vrillent nue fraction de seconde sur les caméras qui le perturbent de nouveau après une semaine de liberté, brimé de ne pas pouvoir s’exprimer librement au cas où quelqu’un zonerait dans la salle d’observation. « J’ai pigé pourquoi t’es persuadé qu’on réagira négativement. » Il a capté Louis, c’est bon, avec du recul il trouvait ça criant. « On a tous un passé. » Il hausse les épaules histoire de faire comprendre qu’il s’en branle un peu que son pote ait été/soit un caïd. « J’ai juste envie de connaître l’histoire maintenant. » il esquisse un fin sourire, portant son verre à ses lèvres. Il voulait savoir ce qui l’avait mené là, qu’il démêle ce fameux nœud qu’ils avaient durement entretenu. « Tu peux crever ? » Il demande avec toute sa finesse comme il avait pu le faire avec Santo lors de leurs confrontations, les billes posées dans les siennes sans gravité aucune.

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bonjour bonsoir.
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Costa
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Message (#) Sujet: Re: old boy (mer. 21h30) — Mer 22 Juil - 23:03

Cos, il pensait pas être aussi heureux de retrouver Louis. C'est con parce que depuis le début du jeu, il met un point d'honneur à être amical mais pas trop impliqué, présent mais toujours distant. Il fait ce qu'il faut pour être apprécié tout en n'ayant pas à trop gérer les retombées des déceptions, des incompréhensions, de l'éloignement. Dans son imaginaire, il ressortait du jeu avec Santo sous un bras et la victoire sous l'autre mais rien de plus, peu désireux de s'embarrasser d'amitiés nouées à la va-vite dans une compétition basée sur le mensonge et la stratégie. Naturellement, il a fini par s'attacher à des personnalités, des dynamiques et des habitudes, par se laisser atteindre et toucher par des histoires et des sourires. Avec Louis, c'était encore tout autre chose. C'était juste de ces petites évidences qui ne soulèvent pas de question, de ces feelings instantanés qui te donnent l'impression de connaître la personne avant même d'avoir réellement appris à la connaitre. Quand il est réapparu dans le chalet, à la bourre et avec son sourire de petit con, il s'est même pas étonné, Cos. Il a juste attendu que Loulou ait plié ses affaires avec Cam pour finalement le réquisitionner au pied de la cheminée, armés de leur verre chacun. « Vous seriez cons de réagir autrement » il note direct avec un fin sourire, plus pour la provoc. Costa, il s'est jamais présenté comme un type bien. Il a toujours mis en avant sa moralité largement ambiguë et sa manière de prendre ce qui l'arrange, y compris et surtout dans les principes. Il a grandi sans aucune notion du bien et du mal, si ce n'est celle taillée par son quartier, sur laquelle il a calqué celle qu'il s'est construit lui-même. Il sait qu'il a fait énormément de choses horribles, et pour lui, c'est pas si grave. C'est la vie. Mais selon les standards globaux, il a tout du parfait enfoiré. « C'est quoi ton passé douteux, à toi ? » il demande tranquillement, en levant son verre jusqu'à ses lèvres, le regard posé sur lui. Loulou, il le sait terriblement impulsif, le genre à se foutre dans la merde avec les mauvaises personnes juste pour le kif d'une bonne soirée. Il l'observe une seconde. C'est la phase cheloue et tout en latence où Costa n'a plus de secret à défendre, et pourtant, il a toujours un secret. Et Louis, il ne le connait toujours pas, malgré les jours passés à l'extérieur. Il sait pas trop ce qu'il peut dire ou pas à son pote, mais vu le mal qu'il s'est donné pour les faire chier, il se permet un sourire. « Tu la connais déjà en grande partie, l'histoire » il glisse. Mais ça, il doit l'avoir pigé, Louis, parce qu'il est loin d'être con, et s'il a cerné globalement son passé et à quoi s'attendre dans l'avenir, il a peut-être aussi compris là où il s'était fait avoir. Le truc qu'il a laissé passer alors qu'il n'aurait pas du. « T'es juste allé chercher beaucoup trop loin, pour trouver des détails dont t'avais pas besoin dans l'absolu. » Son intitulé, à Costa, il est d'une simplicité enfantine. Il est à se péter le cul de rire, il va soulever des tas de sourcils le soir de la révélation. Et pourtant, c'est juste la réalité. Il tient en six mots. Six mots alambiqués d'un lyrisme qui leur correspond, alors que la réalité qui se cache derrière, Louis, il l'a pigée depuis des semaines et des semaines. ça a été leur grosse erreur à tous, ils ont cherché à capter chaque petit élément d'une histoire qui a commencé il y presque trente ans et qu'ils cherchent toujours à faire vivre comme ils peuvent. Il ne bronche pas, Costa, quand Louis lui balance cash la petite conclusion qu'il s'est imaginé pour sa vie. La mort, c'est pas un sujet qui le heurte. Pas la sienne, en tout cas. Pire, il témoigne d'une indifférence assez alarmante, pour quelqu'un qui est constamment écartelé entre une témérité et une inconscience maladives et un mastermind de la survie perpétuel. « Y'a des chances, on s'est fait pas mal d'ennemis, là-bas » il acquiesce, sans chercher à embellir la réalité. C'est un truc qu'il a jamais dit explicitement mais qu'il glisse pourtant discrètement dès qu'il le peut. ça ne sert à rien de s'attacher à lui. Il sait pas s'il pourra revoir quiconque à la sortie. Il se fait chier à mettre de la distance. La fin du parcours, elle est quasiment inévitablement merdique, que ça prenne cette tournure-là ou une autre, qui le rendrait tout aussi prisonnier. Il a toujours parlé de l'imprédictibilité de son avenir. Mais ils ont tous préféré ne pas voir ce qu'ils n'avaient pas envie de voir. « Mais je m'en fous pas mal de mourir. A dix ans, j'étais persuadé de jamais passer la vingtaine. » il hausse les épaules, déshumanisé. C'est juste une réalité, pour les types comme lui. On vit vite, on crève jeune. C'est un peu un miraculé dans son genre, Costa. Il a toujours été préparé à l'éventualité de la mort, et elle ne lui a jamais fait peur, parce que déjà enfant, il a choisi la liberté au détriment de la vie. « Peu importe comment ça se termine, je le referais mille fois » il assure en plantant son regard dans celui de Louis. Peu importe ce qu'il pense avoir compris, c'est essentiel pour Costa qu'il intègre ça. Il ne regrette rien. Il n'est passé au-dessus de rien. Sa vie, c'est ça et il ne veut pas qu'il en soit autrement. « Le seul truc important, c'est qu'il n'arrive rien à ma famille et à Santo. » Sa mère, Giulia, ses frères, Santino. Son père, aussi. Et Cece. Même s'il ne fait plus partie de sa vie et qu'elle préférerait sans doute crever que d'accepter son aide. Quand il lui a dit qu'il n'était pas certain qu'il la reverrait un jour, cette fois-là, dans la salle de bain, il n'avait pas compris, Louis, que c'était pas une question d'envie. « Je vous mettrai sur mon testament, t'en fais pas » il s'amuse. Cos, il n'a pas de problème d'argent, même si tout ce qu'il a gagné dans sa vie est destiné à pas mal de choses déjà préétablies. Mais il aura toujours une petite pensée pour son petit couple préféré. « Ta motivation en arrivant ici, t'as laissé tomber, j'imagine ? » il songe en suivant le fil de ses pensées. Costa, il est persuadé d'avoir globalement pigé ce qui se joue entre Cam et Louis. Pas tout, clairement pas tout, mais une partie. Principalement parce qu'il part du principe qu'il a pigé le secret de Cam et qu'il a articulé celui de Louis autour d'un indice qu'ils ont reçus sur lui, chez les Adler.

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